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Krach flow

Telle une grenade dégoupillée dans un pétrolier, l’analyse-gestion simplifiée des risques inhérents aux produits dérivés trop complexes a enflammé le système financier mondial.

Finance low-fi

À mesure que le monde s’enfonce un peu plus dans une crise probablement historique, de nombreux observateurs omettent grandement des facteurs primordiaux : entre des produits dérivés extrêmement sophistiqués et une évaluation des risques dangereusement simpliste, l’analyse-gestion financière high-tech devient nettement moins efficace que le simple bon sens d’un conseiller bancaire de banlieue.

Du fait de leur sophistication intrinsèque, les systèmes d’analyse-gestion des risques financiers déclenchent perpétuellement des alarmes a fortiori lorsqu’ils concernent des volumes stratosphériques d’emprunts sécurisés et de produits dérivés infiniment complexes. Afin de minimiser les alertes (justifiées ou non) à répétition, les sociétés financières préfèrent très souvent paramétrer leurs systèmes en « mode simplifié » ou « optimistic mode » dans le jargon financier anglo-saxon. En plus clair, emprunts sécurisés et produits dérivés sont régulièrement inputés/outputés après lissage ou élimination d’une pléthore d’incidences peu probables. En phase terminale, leur inhérente analyse-gestion des risques sera à peine plus poussée que celle d’un bon à taux et à durées fixes.

Peut-on humainement blâmer de telles pratiques ? Derrière les merveilleuses machines, sont assises de pauvres entités biologiques qui n’auraient guère le temps de farfouiller minutieusement autant de données, a fortiori dans un marché financier où les taureaux prennent vite de l’avance sur les ours en empruntant davantage pour maximiser les profits, amplifiant consécutivement les risques d’erreurs ou de biais dans leurs analyses-gestions à moyen/court terme. Espérant optimiser ces mêmes profits à travers des produits de plus en plus dérivés, les établissements financiers enlèvent de facto tout sens à l’expression « emprunts sécurisés ».

Tant que les marchés demeurent aussi stables ou résilients qu’ils le furent en 1998-2006, le système financier perdure avec autant de vices de forme dans une relative tranquillité. Ces simplifications analytiques accumulées ont significativement contribué à l’attractivité croissante du marché des subprimes. Mais, quand les choses se détériorent comme en 2007-2008, impossible aux docteurs financiers d’établir des diagnostics fiables quand leurs patients ont triché depuis belle lurette avec leur propre santé... Pour peu qu’ils sachent encore de quoi ils souffrent.

Chaque crise financière n’a-t-elle pas eu sa faille critique ? En 1987, les logiciels de trading automatisé accélérèrent les erratiques mouvements du marché et généralisèrent la panique au nez et à la barbe de leurs donneurs d’ordres. En 1998, le derivative trading mena le génialissime LTCM au bord de la faillite : au départ fort de positions équivalentes à 1 200 milliards de dollars (la moitié du PIB français de l’époque !) et réalisant des gains nets entre 17 % et 4 % pour la seule période 1994-1997, son plan de sauvetage engloutit 110 milliards de dollars et menaça sérieusement les marchés d’une crise systémique heureusement évitée de justesse.

Aujourd’hui, simplification computationnelle dans l’analyse-gestion des risques et sophistication constante des produits dérivés composent les cocktails Molotov autrefois réservés aux spéculateurs patentés, aujourd’hui dissimulés derrière les écrans plats de l’investisseur et de l’assureur.

Déflagrants délires

« Par définition, les nouveaux produits dérivés comportent de nouveaux risques supplémentaires. Les modèles analytiques devront pénaliser les produits trop complexes, trop incompréhensibles et trop peu négociés », explique Leslie Rahl, présidente de Capital Market Risk Advisors, vivant depuis l’été 2007 entre deux aéroports. Au cœur du cyclone financier, un surnombre d’institutions financières sollicite activement les services de son cabinet de consulting afin de maîtriser des produits incessamment dérivés en leur sein.

Un exemple typique de « dérivé de dérivés » : les CDO (collateralized debt obligations) ou titres garantis par des créances. Selon le dictionnaire financier Lexinter, « il s’agit de produits de crédits structurés, composés d’un portefeuille d’actifs à revenus fixes ou variables. Ces actifs sont divisés en diverses tranches hiérarchisées (notées AAA), mezzanine tranches (AA to BB) and equity tranches (unrated). [...] Les CDO ont pour objet de vendre à l’investisseur un produit à risque qui serait déterminé, découplé de celui des actifs sous-jacents, avec une palette de produits. Les actifs sous-jacents sont des prêts divers consentis à des particuliers ou à des entreprises par des banques ou d’autres investisseurs. Des prêts de risque de défaut divers peuvent être mélangés, les moins risqués tonifiant les plus risqués [...] Diverses catégories de CDO ont été créées : cash CDO, synthetic CDO, hybrid CDO. »

Traduisons et réactualisons cette brillante et barbare définition. L’emballage : un mix d’emprunts sécurisés et d’emprunts non-sécurisés, le contenu : un pack d’emprunts contractés dans l’immobilier, dans l’automobile et dans des secteurs plus orthodoxes comme la production cinématographique, le marché des arts et les locations d’avions commerciaux. Étroitement associés à la crise des subprimes car très prisés par les fonds de pension, les fonds d’investissement et les compagnies d’assurances : les CDO de CDO de CDO ! Selon Securities Industry and Financial Markets Association, 249,3 milliards et 448,6 milliards de CDO de différents niveaux ont été émis respectivement en 2005 et 2006 dans le monde entier. Ce marché fut d’abord alimenté par les hedge funds alléchés par ces produits peu risqués aux gains élevés, puis par les banques qui s’engouffrèrent aussitôt dans la spirale, tous persuadés par leurs systèmes high-tech d’analyse-gestion que le marché des emprunts ne les embusquerait point.

Question : comment des concepts aussi imbuvables ont-ils essaimé sur les marchés ? Réponse : à cause des quants. Ach ! Was ist das  ?

Physiciens des marchés

Dans le jargon financier, le « quant » est d’abord un technicien d’arrière-garde pourvoyant massivement les banques en analyses quantitatives. Celui-ci perçoit le marché à travers une lentille purement mathématique et hautement numérique. D’une certaine façon, si le trader est plutôt flamboyant et intuitif, le quant est plutôt maîtrisé et réservé ; il est à la finance ce que le geek est à l’informatique. Son obsession : compiler et analyser des années de données boursières et financières afin de produire des algorithmes de trading exécutables en quelques millisecondes. Émigrée des plus prestigieuses universités scientifiques (mathématiques, physique quantique, physique des fluides, microbiologie, stochastique, Harvard, Yale, Oxford, Stanford, etc.), la première grosse vague de quants déferla sur les berges bancaires au début des années 80. À l’ère du reaganisme triomphant, le MIT bâtit son usine à quants : le MIT Financial Engineering Laboratory

Dans cet immense club plutôt austère, voire mystérieux – les établissements financiers veillant jalousement à ce qu’il en soit ainsi –, on y trouve quelques cash stars comme James Simons, mathématicien et physicien de classe mondiale issu des rangs de Berkeley, très connu dans les milieux scientifiques pour ses immenses contributions dans la géométrie différentielle et dans la théorie des cordes (cf. la théorie de Chern-Simons). Une bête de science dans toute sa splendeur. Depuis sa création à la fin des années 80, Janes Simons Renaissance Technologies détient plus de 30 milliards de dollars d’actifs et réalisait en 2007 des gains nets annuels d’environ 30 %, son président-fondateur a déjà accumulé plus d’1,7 milliard de dollars de fortune personnelle.

Parmi les associés dirigeants de LTCM, trônent les prix Nobel d’économie Myron Scholes et Robert Merton. Ancien élève de l’économiste nobelisé Paul Samuelson au MIT, ensuite professeur dans ce même établissement puis à Harvard, Robert Merton est lui aussi un quant de renom qui appliqua les mathématiques aléatoires en temps continu (le calcul d’Itô) à l’analyse financière. Son binôme Scholes et lui obtiendront leur récompense en 1997 pour leurs nouvelles méthodes d’évaluation des produits dérivés. Avec leur trinôme Fischer Black – mathématicien et actionnaire à Goldman Sachs qui aurait dû être nobelisé avec ses compagnons, mais mourut peu avant l’attribution du prix – ils élaborèrent le fameux modèle de Black-Scholes, grandement inspiré du mouvement brownien décrivant le mouvement aléatoire des particules et partant du principe suivant : la valeur d’un titre varie pour des raisons prévisibles d’une part, et à cause de circonstances aléatoires d’autre part (St : valeur initiale du titre, dSt : variation du prix du titre, μStdt = valeur du titre après variations prévisibles et aléatoires) ; le facteur aléatoire étant désigné par « volatilité ».

La valeur du titre est d’autant plus sujette à une chute brutale lorsque les facteurs aléatoires afférents et donc sa volatilité sont élevés. Dès lors, ce titre représente une option onéreuse et/ou risquée. Depuis, le modèle de Black-Scholes a été perfectionné et raffiné grâce à la puissance computationnelle indéfiniment accrue des modélisations financières, fournissant ainsi de meilleures évaluations des fluctuations de titres sur les marchés réels. Il ne restait plus qu’aux quants à intégrer des éléments additionnels comme les variations sur le marché des changes et maints facteurs macroéconomiques.

Du fait de ces modélisations drastiquement améliorées, l’innovation en produits dérivés a littéralement explosé depuis la seconde moitié des années 90, drainant investisseurs et spéculateurs vers les CDO – purs produits de quants – à flots continus. Malheureusement, les subprimes entraînèrent immédiatement les CDO dans leurs descentes aux enfers. Les investissements massifs dans ces dérivés de dérivés ont coûté très cher à AIG... Autrefois compagnie d’assurances ?

Tel un météore s’écrasant dans le Yucatan, l’onde de choc s’étendit rapidement aux titres financiers de sociétés (equities), envoyant ensuite le système financier mondial au tapis et infligeant un sévère KO à la communauté des quants. Au final, en plus de brouiller les radars ultra-perfectionnés des sociétés financières, la complexité croissante des produits dérivés a sournoisement interconnecté des marchés auparavant séparés et irrémédiablement déconnecté prêteurs et emprunteurs... Ces derniers payant toujours leur innocence ou leur distance au prix fort.

Quelles premières leçons éclair tirer de tout cela ? Primo : le comportement humain n’est guère quantifiable ou prédictible en termes mathématiques. Secundo : ne placez pas votre argent (ou celui de votre client) dans un produit auquel vous ne comprenez pas grand-chose.

En savoir plus :

  1. Agoravox : Année noire, épilogue, par Forest Ent

  2. Financial Times : The boring is biting with vengeance

  3. Bits  : How Wall Street Lied to Its Computers

  4. Telos-eu  : Crise financière : Achille et la tortue, par Marc Onado

  5. Le Figaro : Ce que nous révèle la financiarisation sur l’économie, par Philippe Lentschener, Yann Moulier-Boutang et Antoine Rebiscoul

  6. L’Expansion  : Ce petit génie a perdu 600 milliards



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79 réactions à cet article    


  • saint_sebastien saint_sebastien 30 septembre 2008 12:33

    Mais c’est de la sorcellerie !!! ;)

    Merci pour cet article.


    • Mescalina Mescalina 30 septembre 2008 12:35

      Excellent article, cela fait plaisir sur le sujet, et les derniers conseils sont avisés.... Néanmoins 95% des épargants s’arreteront au livret A... D’ou l’importance de la confiance et des moyens de contrôle, et tout cela est à revoir.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 septembre 2008 16:14

        @ Mescalina.

        Le probleme est que l’épergnant de chosit plus vriaiment son livret. Directement ou indirectement, un "portfolio manager" l’investit dans tou et surtout dans des produist intangibbles qui n’ont plus AUCUNE autre valeur que la confiance qu’on y met... et à la limite celle de la confiance en l’État dont les décisions sont devenues la seule variable déterminante. Le capitalisme aux USA s’est muté en un nouveau animal qui est une totale fusion entre le povoir financier et le pouvoiir politique. Tou ca est expliqué ICI

        Perre JC Allard

        http://les7duquebec.wordpress.com/2008/09/29/la-crise-dans-le-miroir/

        http://nouvelleswociete.org/5142.html


      • Mauvaisens 30 septembre 2008 12:41

        Ben voila une bonne explication rationnelle, Elle. Merci


        • morice morice 30 septembre 2008 12:54

           En résumé les softs d’analyse sont faits par des individus convaincus des vertus du capitalisme, et infoutus d’imaginer que ça puisse s’effondrer. Amusant.

          quand à la phrase "ne placez pas votre argent (ou celui de votre client) dans un produit auquel vous ne comprenez pas grand-chose." elle s’applique aussi à la politique : remplacez produit par Président et argent par confiance, et vous avez la situation politique française : personne ne comprend ce qu’il fait. Pas même lui, en fait...


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 30 septembre 2008 13:37

            Hi Charles,

            Une question sérieuse, qu’aurais-tu voté si tu avais été représentant au Congrès, pour ou contre le plan Paulson

            Une remarque légère. Si je comprend bien, les gens de la finance ont appliqué un principe vieux comme le monde. Par exemple, une blonde qui n’y connaît rien à la mécanique va chez le garagiste pour un problème de bougies et elle repart avec le moteur tout neuf, et une belle facture


            • Charles Bwele Charles Bwele 30 septembre 2008 14:06

              Hi Bernard,

              En voilà une colle !  smiley J’aurai voté "oui" au plan Paulson mais en l’assortissant de lois sociales emp^chant par exemple les épargnants et les endettés de passer 2008-2009 dehors, et d’une réglementation drastique forçant les banques soit à ramener progressivement leurs actifs = fonds propres ou à augmenter leur capital. Ensuite, j’aurais monté une savante propagande Bush histoire de canaliser l’opprobe populaire pendant que je tripatouille en coulisses... smiley

              Y en a qui disent que c’est la fin du capitalisme. J’adhère pas trop à cette idée. La crise actuelle est en train de faire le nettoyage des banques complaisantes, d’autres plus avisées apparaîtront... Feront les mêmes erreurs dans X décennies et ainsi de suite. Suis un peu Kondrattief dans l’âme.

              Loin d’être ultra-libéral, je suis tout de même de ceux qui pensent qu’il faut humaniser le capitalisme et mettre la mondialisation au service des hommes plutôt que les dénigrer. Pour cela, il faut des états plus intègres pas nécéssairement "garants" mais disposant de lois-cadres leur permettant d’intervenir aussi sec tels des commandos quand une alerte avancée siffle, puis de rentrer dans leurs casernes qd tout revient à la normale

              Mais, je rêve peut-être un peu...

              Amicalement smiley


            • Avérroès Avérroès 1er octobre 2008 10:44

              Bravo Charles !
               Pour cet article de fond, bâti sur un argumentaire solide et surtout très clair.
              J’attendais avec impatience ta réplique à ceux qui te dénigraient un peu trop méchamment.
              Elle fut cinglante de sincérité et de pertinence.
              D’accord avec toi sur la nécessité d’un capitalisme public et je souligne après toi : éclairé !

               La preuve, c’est le livret A, c’est-à-dire l’épargne populaire qui viendra au secours des banques privées ou semi publiques pour siphonner leurs actifs toxiques.
              Sans un état intègre, fort, intelligent et humain, point d’espoir.
              Enfin, le maitre mot pour sortir de l’ornière : la confiance entre les peuples, les élites et les gouvernants.


            • Charles Bwele Charles Bwele 1er octobre 2008 11:02

              Thanks a lot, Averroès smiley

              PS : Rassure-toi, Dugué ne me dénigrait pas, nous avons de bonnes relations. Avec Lyon, c’est tout autre chose : j’apprécie tout autant mais différemment. smiley


            • erdar 30 septembre 2008 13:44

              Merci à l’auteur,

              Je me suis posé la question de savoir qui est ce qui a mélangé les valeurs à risque avec celles plus stable, d’ou l’article qui enfin apporte une réponse.

              Il semblerait que des personnes aussi avisé ne pouvait prévoir la réaction que cela pouvait enclencher dans la machine. Ils ont intégré un cheval de troie dans le système, et maintenant il serai intérressant de savoir qui sont les gros poissons qui ont secoué le cocotier, c’est à suivre apparement dans les bourses asiatiques.

              Erdal


              • Zalka Zalka 30 septembre 2008 13:47

                Bonjour Charles,

                Bon article, et surtout original car c’est bien l’aspect technique qui a permis le "raffinement" mortifère des produits financiers modernes.


                • ash ash 30 septembre 2008 13:56

                  Bravo et Merci : autant pour sa forme que le fond, cet article est d’un interet vulgarisateur incontestable... Ca repose. Enfin... Façon de parler.
                  Car quoi penser de la foi inconsidérée dans les modèlisations (mathématiques ?) : c’est bien signe que beaucoup n’appréhendent pas le gap entre théories et pratique de la vie, et qu’il va nous falloir reprendre certaines bases essentielles, dès l’école... Pierre-Gilles de Gennes, reviens nous !


                  • Charles Bwele Charles Bwele 30 septembre 2008 15:53

                    @ Demian,

                    Incroyable... Ca n’a pas marché pour toi sur Cent¨Papiers ou quoi ?  smiley Te souviens-tu du tube datant des 90’s du groupe Pet Shop Boys titré : "Go West " ?  smiley
                    Au fait, quelle relation entre tes lignes (que t’aurais pu rédiger comme article AV ou insérer dans un blog) et l’article ci-dessus ?

                    Amicalement, DW  smiley


                  • Cug Cug 30 septembre 2008 15:55

                     Ben perso je trouve qu’il y a de bons articles sur AV.
                     En plus ça me change de l’opinion de la plupart des journaleux qui ne sont pas plus informé que moi et qui oeuvrent dans des rédac sous influence.



                  • wangpi wangpi 30 septembre 2008 15:16

                    demian west est l’illustration quasi-parfaite de la LQR (lingua quintae republicae) : vocabulaire approximatif, syntaxe débile, sens retourné.
                    en fait, demian west est très utile au fascisme dominant.



                      • frédéric lyon 30 septembre 2008 15:33

                        Voici un paragraphe relevé au hasard dans l’article de notre "journaliste citoyen" :

                        Du fait de leur sophistication intrinsèque, les systèmes d’analyse-gestion des risques financiers déclenchent perpétuellement des alarmes a fortiori lorsqu’ils concernent des volumes stratosphériques d’emprunts sécurisés et de produits dérivés infiniment complexes. Afin de minimiser les alertes (justifiées ou non) à répétition, les sociétés financières préfèrent très souvent paramétrer leurs systèmes en « mode simplifié » ou « optimistic mode » dans le jargon financier anglo-saxon. En plus clair, emprunts sécurisés et produits dérivés sont régulièrement inputés/outputés après lissage ou élimination d’une pléthore d’incidences peu probables. En phase terminale, leur inhérente analyse-gestion des risques sera à peine plus poussée que celle d’un bon à taux et à durées fixes.

                        ..............................

                        Bravo si vous êtes parvenu à lire ce charabia du premier coup, sans sauter un mot ou une ligne. Que signifie tout cette loghorrée prétentieuse ?

                        Et bien la réponse est très simple : Très peu de chose. Pratiquement rien.

                        Tout au plus peut-on estimer vaguement que l’auteur s’en prend aux outils d’analyse que les traders utilisent pour les aider à prendre leurs décisions lorsqu’ils sont en salle des marchés.

                        Bien.

                        A présent lisons le CV de notre auteur, tel qu’il l’a rédigé lui-même :

                        Concepteur-Designer multimedia, consultant TI et analyste en technostratégie
                        Auteur du blog technologique et cyberculturel Electrosphère.
                        Passionné de Géocéonomie, de marketing, de prospective, de musiques électroniques, de pop rock indé, de soul 70’s et de jeux vidéo.

                        Parfait.

                        Que pouvez-vous déduire de la nature des activités de notre ami en lisant sa propre description ?

                        Et bien la réponse est toujours aussi simple : Pratiquement rien.

                        Il nous fait penser à un balayeur qui répondrait : "technicien de surface" lorsqu’on lui demanderait quelle est sa profession. Nous avons seulement la confirmation qu’il aime mélanger des mots pseudo-savants à des phrases totalement dénuées de sens pour avoir l’air très intelligent.

                        Et maintenant pourrait-on expliquer aux lecteurs que nous sommes, quelles sont les compétences de Charles Bwele qui lui permettrait d’énoncer une critique autorisée et argumentée des systèmes d’analyse mathématique des évolutions des cours de Bourse, qui sont conçus par des mathématiciens de premier ordre, sortis des meilleures Universités du monde ou des meilleures Instituts de mathématiques du Monde ? 

                        Ces systèmes sont effet des modèles mathématiques complexes, qui font appel aux recherches les plus avancées dans des domaines des mathématiques extrèmement ardus.

                        Je serais curieux de le savoir.

                        Le comité de Rédaction a-t-il conscience qu’il se ridiculise, et qu’il ridiculise Agoravox, lorsqu’il laisse publier de telles niaiseries ?

                         


                        • Charles Bwele Charles Bwele 30 septembre 2008 15:46

                           smiley  smiley  smiley
                          Je ne pensais pas qu’un jour, je finirai par m’attacher à F. Lyon...
                           smiley  smiley  smiley


                        • TToon 30 septembre 2008 15:54

                          Aucun problème de compréhension pour moi. Mais bon, d’un autre côté, j’suis vachement intelligent. 


                        • Zalka Zalka 30 septembre 2008 15:56

                          Frédéric Lyon relance la chasse au négro !! Un black fait forcément un travail secondaire.

                          Votre méthode est absolument immonde. Vous isolez un paragraphe un peu plus compliqué (mais pas au point d’être incompréhensible) pour décréter que cela ne veut rien dire.

                          Le reste n’est que dénigration d’un auteur. Vu votre penchant pour l’insulte systématique envers les noirs et les arabes, on comprend que ce qui vous gène ce n’est absolument pas les compétances réelles de l’auteur.

                          Retournons donc votre argument. Il y a peu, vous avez prétendu que le fait d’avoir travailler dans la banque pendant quelques années vous permettait d’avoir une expertise plus valable que la moyenne sur la crise qui secoue actuellement le monde de la finance. Pourtant, vous aviez affirmé au printemps que la crise était terminée. Amusant quand on sait que traitiez de médiocre toutes personnes pensant le contraire.

                          Vous disiez que les banques allaient se débarrasser de leurs actifs pourris ? De quelle manière ? En les refourguant à plus con ? En les faisant disparaitre ? Vous n’en avez aucune idée, pas plus que vous n’en avez sur la durée de la crise, ses retombées ou ses sursauts.


                          Maintenant, vous doutez des compétances de Charles Bwele sur les modèles utilisés par des mathématiciens, et bien je vais pouvoir vous aider. Fort de mon Master en mathématique appliquées, modélisation et statistique, je sais une chose fondamentale : une modélisation n’est pas la réalité. Tous les modéles utilisés restent approximatifs et ne prédisent en aucun cas la réalité mais donnent uniquement des probabilités. De fait, si vous choisissez de trop lisser vos modélisation, et d’ignorer des alertes, vous ne voyez qu’un bénéfice possible en sous estimant le risque réel. Comme ces différents modèles tiennent tous comptes des même indicateurs financiers, mais jamais de l’attitude des concurrents, un déséquilibre de crée. Et quand cela pète, tout le monde se casse la gueule. En particulier quand les agences de notations ne comprennent rien aux produits qu’elles sont sensés notés.


                          Avant de parler de la médiocrité des autres, pensez à la votre.


                        • oncle archibald 30 septembre 2008 16:03

                          @ frédéric lyon : j’adore votre commentaire, les pieds bien ancrés dans la réalité de notre condition de citoyen lambda.

                          Effectivement l’article m’a fait penser aux logorrhées verbales des AG d’étudiants en mai 68... avec pour réponse imparable à toute demande d’emploi d’un vocabulaire plus simple et de phrases construites : si tu ne comprends pas, tu n’as rien à faire ici ....

                          J’avais compris depuis longtemps que ces Messieurs de la haute-finance des bourses internationales faisaient du fric avec rien et que ca ne pourrait pas durer éternellement. Je ne me leurre pas sur ce qui nous attend, qu’on le veuille ou non, d’une façon ou d’une autre, c’est nous les citoyens lambda qui paierons leurs gabegies.

                          L’argent n’a de valeur que s’il est le fruit d’un travail, pas d’une jonglerie de banquiers.


                        • Yvance77 30 septembre 2008 16:11

                          Et devinez avec quoi cela rime frédéric lyon ... avec gros ...

                          A peluche


                        • oncle archibald 30 septembre 2008 16:19

                          @ zalka : ainsi d’après vous il suffit de ne pas être d’accord avec un noir ou un arabe pour être raciste. Vos sous entendus sont dégueulasses ! Je ne trouve pas cet article très explicite et j’en retiens plus simplement que les banquiers traders et autres manipulateurs d’argent ont tellement mélangé leurs produits et brouillés leurs pistes que plus personne ne sait ce qu’il achète en bourse... Ca n’est pas très nouveau et dit en trois lignes ca n’aurait pas pu faire un article.


                        • chris11 30 septembre 2008 23:23

                          F.Lyon a ses nerfs car il a paumé beaucoup , lui le "spécialiste" qui n’a rien vu venir !!!! ;°)))))


                        • Avérroès Avérroès 1er octobre 2008 10:51

                          Désormais, tu n’es plus seul Charles
                          D’où cette demande pressante très amicale à l’ami Frédéric Lyon :
                          éclairez nous !


                        • Zalka Zalka 1er octobre 2008 15:35

                          Oncle Archibald : non, il suffit que la personne mette en doute de manière systématique les articles des auteurs noirs, dénie toute légitimité à un candidat politique noir sans aucun arguement et enfin, ai tenu par le passé des dizaines de propos ouvertement racistes contre les arabes et les noirs.

                          Vous avez raison sur un point, ce commentaire en lui même n’est pas nécessairement raciste. En revanche, une fois remis dans le contexte "frédéric lyon", il pue une idéologie de merde.


                        • Sinbuck Sinbuck 30 septembre 2008 15:44

                          C’est bien un problème de quantification de la "variable homme" dans les équations économiques qui rend instables les prévisions financières.
                          Même si les "physiciens des marchés" essayent de modéliser le comportement ératiques des flux financiers, les modèles sont limités par la notion de partage non-intégrée et cela, un simple paysan peut aisément l’extraire avec du bon sens, de la problématique actuelle du système économique mondial.
                          En plus, on ne joue pas avec les principes d’incertitude, de la mesure a-causale et délocalisée... car à la fin on ne sait même plus si le chat est mort ou vivant et on supperpose les états, ..., le chat se retouve "à la fois mort et vivant".


                          • Yohan Yohan 30 septembre 2008 16:03

                            Intéressant, mais vos êtres biologiques qui s’activent derrière leur écran de fumée sont fort bien payés pour ce qu’ils font, que je sache. Moi, ce qui me scandalise, ce n’est pas tant la glorieuse incertitude de la finance, mais l’incertitude permanente du sort du quidam lambda qui fera seul les frais de la socialisation des pertes, le même à qui son banquier laisse à comprendre qu’il n’est qu’un con doublé d’un petit misérable, que l’on soit patron ou salarié d’une PME, TPE


                            • Yvance77 30 septembre 2008 16:09

                              Bonjour,

                              Cela devient une bonne habitude c’est toujours aussi bon smiley

                              Cela me fait remonter en mémoire un épisode des guignols, ou dans une salle de conférence l’on avait tous les tenors du libéralisme et de la finance (Messier, le type du Medef j’ai oublié son nom et Madelin alias mange-boules etc ...)

                              Et le commandant Sylvestre les interroge tout à tour pour savoir comment faire de la monnaie.

                              Tous se lancent dans des diatribes intronchables pour le commun des mortels quand tout à coup il (Sylvestre) demande à Rachid qui est en coulisse, de venir sur l’estrade et d’expliquer comment lui ferait.

                              Rachid qui tient une épiceri,e lui dit qu’il achète simplement un produit un franc et le met à la revente 2 ... Résultat on se retrouve avec des têtes d’oeufs estomaquées et le Rambo goguenard

                              En gros nous en sommes là, des gars ont perdu pied et ont sombré corps et âames dans les méandres de la mathématique financière, incapables qu’ils sont d’estimer l’ampleur du désastre....et la ménagère de 50 piges qui connait le prix du pain.

                              A peluche


                              • frédéric lyon 30 septembre 2008 16:10

                                J’ai peur que la réponse de notre ami "passionné" de géocéonomie, de prospective et de marketing (? !) soit un peu courte.

                                Quant à Zalka, "fort de son master en mathématiques", il sera bien gentil de considérer que je ne l’ai pas sonné.

                                Les modèles mathématiques ne donnent que des prévisions ! En effet, car s’il donnaient des résultats vrais, on appellerait ces modèles : réalité !!

                                Ils sont des aides à la décision, et personne ne prétend qu’ils permettront de donner une décision gagnante à coup sûr, par conséquent on ne voit pas bien les raisons de les critiquer.

                                Surtout lorsque la critique nous vient d’un "passionné", qu’il soit de "prospective" ou de marketing", qui ne saurait pas nous résoudre une équation du second degré !

                                Tout ceci n’est pas sérieux.


                                • frédéric lyon 30 septembre 2008 16:21

                                  Oncle Archibald :

                                  "L’argent n’a de valeur que s’il est le fruit d’un travail, pas d’une jonglerie de banquiers".
                                   
                                  ....................

                                  Je vous remercie de votre commentaire, qui me change un peu des insultes, et je vous répondrais par une question, si vous me le permettez.

                                  Qu’appelez-vous travail ?

                                  Car c’est bien le fond du problème.

                                  Et je vais sans doute vous choquer un peu : En ce qui me concerne, je considère qu’une femme de ménage qui se borne à passer une serpillière sur le sol ne fait aucun travail. Car elle n’a pas besoin d’avoir une cervelle pour faire ce qu’elle fait, et un robot un peu sophistiqué pourrait faire la même chose sans réclamer ni logement, ni prestations sociales, ni retraites.

                                  Je crois que vous pensez que les banquiers, et bien d’autres encore, "jonglent" et ne travaillent pas. Parfait, mais peut-être est-ce tout simplement parce que vous ne comprenez pas ce qu’ils font.

                                  D’ailleurs, lorsqu’on lit les âneries qu’on peut lire partout aujourd’hui à l’occasion de la crise actuelle, lorsqu’on lit le présent article et les trois-quart des commentaires postés sur ce fil, on se rend compte que vous n’êtes pas le seul !

                                  Et ceci est très insufisant pour vous permettre de porter un jugement.


                                • Eloi Eloi 30 septembre 2008 18:14

                                  Sûr, Lyon, que les banquiers travaillent.

                                  Et leurs propriétaires ?


                                • oncle archibald 30 septembre 2008 19:34

                                  @ Mr Lyon : La vision que j’ai du travail honorable englobe bien sur le travail intellectuel, y compris celui qui intrinsèquement ne produit rien de tangible, par exemple un commentateur qui ne produit rien qui soit matériellement utilisable, mais rend un service en éclairerant l’opinion de ses concitoyens. J’oppose aux fruits de ce travail honorable quel qu’il soit, le fruit de la simple manipulation d’argent. Si un banquier gagne sa vie, pardon, procure du bénefice à ses actionnaires, en prétant à 18% l’argent des épargnants qui lui font confiance et qu’il rémunère à 4,5%... ca n’est pas peut être pas très moral, mais il rend concrètement service à deux personnes, c’est un travail honorable dans la limite des taux d’intérêts appliqués.

                                  Quand il prête de l’argent à une entreprise pour lui permettre de se développer il fait un acte utile à un grand nombre de personnes qui vont être rémunérées soit pour travailler dans cette entreprise soi pour recevoir une part du bénéfice que l’argent qu’elles ont prêté a permis de réaliser.

                                  Quand en revanche il vend et revend des « produits » qui ne sont pas assis sur un service tangible mais qui néanmoins, par de simples manipulations de chiffres qui sont des actes de simple spéculation, ont permis à quelques « initiés » de fabriquer du revenu avec rien d’autre que des achats à un instant T et reventes à un instant T’ d’un produit dont personne ne sait exactement ce qu’il représente, je dis que cet argent la n’est pas honorable et que ce système est non seulement immoral à mes yeux mais certainement voué à sa perte, ce qui semble se vérifier ces jours ci.

                                  Et tant pis si ma « démonstration » vous parait quelque peu simplette, comme le travail très honorable d’une femme de ménage ou de l’aide soignante qui peut être un jour aura à faire votre toilette... Pourquoi les travaux les plus ingrats sont-ils aussi les plus mal rémunérés ? A votre avis seuls le travail intellectuel devrait permettre de vivre décemment ? Vous préféreriez une société « robotisée » dans laquelle les moins doués ne trouvant pas d’emploi seraient rémunérés à ne rien faire, juste pour qu’ils puissent consommer ? Beurk !


                                • NOUGATINE 30 septembre 2008 16:10

                                  Bonjour les amis !

                                  Comment l’Etat français pourrait-il renflouer les banques vu que ses caisses sont vides ?

                                  Quelqu’un a une idée sur la question ?

                                  Merci pour vos réponses


                                  • Lartiste Lartiste 30 septembre 2008 16:43

                                    ""Quelles premières leçons éclair tirer de tout cela ? Primo : le comportement humain n’est guère quantifiable ou prédictible en termes mathématiques."" Bon Article ! Merci Charles. Mais n’oublions pas que les Quants sont non seulement des Savants mais aussi des Sages ! Et comme tel, il préfèrent renoncer au Pouvoir, pour favoriser le Savoir. Le Nasdaq devrait permettre de Tirer Tout cela vers le Haut... Le Temps d’amorcer la Mutation de la Définition des Marchés et des Valeurs... avec à la Clé les restructurations Industrielles indispensables. Pas de Panique, Rien de Nouveau... Comme d’Hab, il y a ceux qui savent, ceux qui ne savent pas encore et ceux qui ne sauront Jamais.


                                    • Forest Ent Forest Ent 30 septembre 2008 18:18

                                      Ah oui, je n’avais pas pensé à ce rôle de la techno dans la crise. smiley

                                      Il est vrai que l’analyse du cas LTCM aurait du suffire à éviter un grand nombre de conneries. Mais l’avidité est ce qu’elle est...

                                      En dehors du côté gameboy qui a dû surviriliser certains investisseurs et leur faire perdre le contact avec la réalité, il y a dans les deux cas des principes simples qui ont été oubliés, entre autres :

                                      en finance :
                                      les arbres ne montent pas au ciel
                                      il faut maîtriser son leverage global

                                      en probas :
                                      l’écart-type d’une loi non gaussienne ne donne pas d’info sur sa dispersion
                                      l’examen du passé ne représente pas nécessairement le futur

                                      etc... Mais tout ça en supposant que les joueurs étaient honnêtes. Autre conseil aux investisseurs : ne confiez pas votre pognon à quelqu’un qui ne perd rien si vous perdez tout.


                                      • impots-utiles.com 30 septembre 2008 18:37

                                        Dans l’entourage du chef de l’Etat, on convient que, même si "le système bancaire français est plutôt mieux protégé que les autres", "la situation a changé".
                                        "Des banques sont en difficulté en Allemagne, en Belgique, en Grande-Bretagne, on commence à se sentir un peu encerclés", admet-on...

                                        http://www.impots-utiles.com/reunion-de-crise-a-l-elysee-avec-sarkozy-les-dirigeants-des-banques-se-veulent-rassurants.php


                                        • Annie 30 septembre 2008 19:03

                                          Je trouve que c’est un article très convaincant pour la néophyte que je suis, qui ne comprend pas grand chose à l’économie, mais qui comprend tout de même la complexité des produits dérivés, la modélisation des risques et l’élimination de ceux qui sont les moins susceptibles de se produire.
                                          Une question tout de même, tous ces prix Nobel, ces économistes et surtout ces mathématiciens qui trouvent des formules mathématiques applicables à l’économie, qui possède à part eux suffisamment d’intelligence pour en juger ? (je sens qu’avec cette question, je viens de perdre des points !!)
                                          Mais merci pour l’article.


                                          • Charles Bwele Charles Bwele 30 septembre 2008 19:14

                                            @ Annie,

                                            Très heureux (et touché !) que cet article vous soit accessible.  smiley
                                            Réponse claire à votre question : je ne sais pas, en tout cas certainement pas moi...  smiley
                                            Et pourquoi pas de l’analyse financière 2.0... afin d’introduire un peu plus de chaos dans le système ?  smiley

                                            Cordialement smiley


                                          • Forest Ent Forest Ent 30 septembre 2008 19:36

                                            qui possède à part eux suffisamment d’intelligence pour en juger ?

                                            Le marché, c’est à dire la réalité, au bout d’un temps.

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