Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Krach ou chantage boursier ? Les dessous d’un 11-Septembre (...)

Krach ou chantage boursier ? Les dessous d’un 11-Septembre financier

Ce billet tente un point de vue décalé sur cette crise boursière déjà annoncée comme la plus grave depuis 1945 par un certain Georges Soros, mais en est-on certain ?

Vent de panique ce 21 janvier 2008, les rédactions affolées, Le Monde sur son site internet met une info majeure à 17 h 50, promettant des informations supplémentaires d’ici quelques minutes. Le Cac 40 perd près de 7 points, plus que lors du 11-Septembre 2001. Plus exactement 6,87 %. Il est assez étrange de se mettre dans la position du journaliste chargé de rédiger le papier où l’on est censé trouver des informations supplémentaires. Quel scoop, quelle révélation subite va nous proposer notre chroniqueur dans cette configuration des plus délicates, où il faut affoler un peu le lecteur, mais pas trop et trouver matière à écrire un commentaire, une analyse substantielle ou apporter des faits nouveaux. Hélas, la bourse a clôturé et le chiffre est définitif. C’est plus confortable quand il y a un attentat. Après l’annonce, on donne le nombre de victimes et puis, quelques heures plus tard, nouveau papier avec un bilan alourdi et quelques revendications sur les commanditaires de l’attentat et puis, le lendemain, des détails sur le déroulement des enquêtes, les indices, etc. Mais là, la bourse a chuté de 7 points et il n’y a aucune revendication. Mystère.

Pourtant, en filigrane, l’on suit les commentaires de DSK et de la presse, on apprend, d’un air distrait, que les marchés n’ont pas apprécié le plan de relance proposé par G. W. Bush. Sans porter un crédit particulier à cette conjonction de deux faits. Pourtant, un enquêteur scrupuleux mènera son investigation et se demandera par quel mécanisme cette chute s’est produite. Les analystes financiers sérieux y voient une sorte de purge effectuée dans le système, à l’instar d’un liquide de refroidissement qu’on purge de ses éléments gazeux pour qu’il retrouve son efficacité. Ainsi, des titres douteux auraient été balancés et bradés au bénéfice d’une moralisation financière. De plus, il est bien connu que les bourses se réajustent après des périodes euphoriques. C’est arrivé à plusieurs reprises, notamment en 1987 et, plus récemment, après la frénésie de la Net économie où des start-up avaient atteint des cotations déraisonnables eu égard à leur potentiel de profit. Justement, les institutions financières ont bien profité ces dernières années, avec des marges de profit démesurées si bien qu’un réajustement semblait nécessaire selon les analystes, comme au bon vieux temps de 1987 et une fois la bulle purgée, l’économie va repartir, lentement, mais sûrement, pour de nouveaux records d’ici cinq ou dix ans.

Cela n’empêche pas la presse d’évoquer une inquiétude des marchés et des investisseurs quant à une possible récession de l’économie américaine. Et, là, cette affaire vire au vaudeville économico-politique. C’est incroyable, aujourd’hui, toutes les places financières, tous les investisseurs ont découvert quelques menaces de récession américaine et se sont donné le mot ou, plutôt, le change. Les cours ont baissé. En vérité, les investisseurs attendaient de Bush une annonce miracle. 140 milliards de dollars a-t-il mis sur la table. Une paille. Pourtant, les banques centrales avaient déjà réagi pour la crise des subprimes, mais en vain. Pas de miracle. Quand le système est vérolé de l’intérieur, on ne peut pas traiter le mal. Mais c’est à se demander si ces financiers ne prennent pas les politiques pour des larbins. Faute de pouvoir dégager suffisamment de profits et de faire surchauffer l’économie pour des rendements substantiels, ces gens-là espéraient que Bush, en grand sorcier de la première puissance, fasse pleuvoir les dollars. C’est un peu se foutre du monde. Du coup, il n’y a pas eu de panique, mais sans doute une fronde, peut-être inconsciente. Tels des gamins capricieux qui n’ont pas eu les jouets qu’ils avaient commandés et qui ont chahuté toute une journée, les investisseurs auraient joué le jeu de la fronde et se seraient « employés » à faire baisser les cours pour signaler à G. W. Bush que celui-ci est leur larbin, à leur service, et qu’on ne se moque pas des gens qui ont l’argent du beurre et le beurre. Du coup, ils ont vendu leur stock de beurre ranci et voilà le fin mot de l’histoire.

La suite est connue. La bourse va se ressaisir et coller un peu plus à l’économie réelle. Cela prendra du temps mesurable comme la durée du fût du canon qui refroidit. Les interventions des Etats moduleront légèrement le processus. Et comment dire, ce krach tombe à pic pour expliquer les difficultés des ménages et toutes ces politiques qui rament. Quelque vent de crainte souffle sur les populations. Rien que de la propagande ordinaire. De quoi calmer les gens. Du reste bien préparés. On leur a prédit, ce krach de 1929. Alors ils sont prêts et ils y croient. Ainsi fonctionne ce doux système des affects et émotions médiatiquement propagés avec peu de recul critique.

Quels enseignements et conclusions à tirer de cet épisode. De deux choses l’une. Les marchés sont inquiets et ont réagi à la baisse. Les marchés sont insatisfaits et ont réagi à la baisse. Mais une chose est acquise, le dévoilement d’une connivence entre les Etats et la finance mondiale. Il se pourrait bien qu’un philosophe perçoive Dostoïevski dans les bourses, en Europe et en Asie, captant ce nihilisme financier qui, si on ose invoquer la présomption de chantage, aurait orchestré, sans complot ni organisation, sur un coup de tête synchronisé, ce 11-Septembre boursier où les indices s’effondrent à l’instar des tours jumelles. Ce qui dévoile quelques similitudes dans les structures mentales des gens concernés, le financier n’ayant, comme Ben Laden, aucun souci des populations. Mais gare à l’amalgame, le premier fait des affaires et la société en profite quand le deal est équilibré, alors que le second veut dominer l’Occident, voire l’anéantir parce qu’il ne convient pas à ses critères idéologiques. Le chantage est en usage. La puissance des financiers leur offre les moyens d’exercer quelque pression sur les Etats qui, eux, ont certainement les moyens de contrer cette voracité du profit (via une réelle politique monétaire), mais, hélas, ces Etats jouent perso (concurrence fiscale notamment) et, de ce fait, étant divisés, ils offrent aux investisseurs le levier pour lancer quelques nuages sur l’économie mondiale à l’occasion de ce krach du 21 janvier qui s’avère vain. Car l’économie a ses règles.

La presse aura beau dire que ce krach va avoir des incidences sur les économies et la vie des gens, ce n’est pas exact. Le krach n’est pas une cause en lui-même, mais un résultat, celui de l’inconséquence des marchés boursiers et financiers dont les pratiques douteuses et spéculatives remontent à des années et se sont accumulées. Ce sont donc ces opérations qui, dans le temps, obèrent l’économie mondiale et mettent en péril la possibilité d’un développement plus équitable des nations avec un système qui répartit de manière moins inégalitaire les biens.


Moyenne des avis sur cet article :  3.82/5   (68 votes)




Réagissez à l'article

107 réactions à cet article    


  • morice morice 22 janvier 2008 10:29

    Manque peut être un petit couplet sur la planche à billets américaine et ceux qui détiennent les stocks d’or actuellement dans le monde (Russie et Chine). Cela fait plus de 40 ans que les USA ont reconnu ne pas avoir la convertibilité de ce qu’ils impriment. Quarante ans de monnaie de singe, ça finit un jour par ne plus rien pouvoir acheter avec. A se demander si les attaques frontales contre certains (Irak, Iran) ne sont pas dues à ça essentiellement : Saddam Hussein était le premier à avoir évoqué la possibilité de faire régler son pétrole en euros. Disons qu’il n’en a pas eu beaucoup le temps. Les seconds à emboîter le pas c’est l’Iran... étranges coïncidences, non ?


    • C.Laborde 22 janvier 2008 23:31

      Il y a pire monnaie de singe que le dollar, ce sont les produits dérivés. On estime que 90% des flux financiers sont virtuels. C’est de là que provient la crise actuelle. Les "subprimes" n’ont été que le détonateur.

      Le problème est que plus personne ne sait quels sont les produits qui ont encore une valeur et laquelle. D’où les révisions déchirantes de bilans auxquelles on assiste. Contrairement à ce que dit cet article, ce n’est pas une bulle qui crève, c’est tout l’édifice de la finance mondiale qui vacille.

      Evidemment les sommes en jeu sont telles que personne ne peut renflouer ce Titanic. Seule la méthode Coué reste. C’est la raison de tous ces propos qui se veulent rassurant.

      Quant au fait que cette crise était imprévisible, lire : Une économie d’apprentis sorciers


    • Christoff_M Christoff_M 23 janvier 2008 15:16

       et j’emboiterais le pas à Morice, en disant que Saddam avait commandé une centrale aux français et qu’il voulait déja à une époque lointaine avec Khadafi, et des Sud américains se passer del’Opep qui n’est qu’une organisation de relai des américains comme de nombreux organismes mondiaux....

      se passer des américains ou de leur monnaie ou de leurs groupes qui pratiquent le lobbying est tout de suite sanctionné on l’a vu Saddam mort et Khadafi bombardé par des crooiseurs américains, il a perdu un de ses enfant et cela l’a converti par force à se ranger derrière "l’ordre établi" par les dirigeants de se monde....


    • ZEN ZEN 22 janvier 2008 10:30

      Un billet on ne peut plus d’actualité.

      Forest Ent nous avait prévenu. Tout cela était prévisible. L’hyperfinanciarisation, la Bourse-casino, le manque d’investissement des entreprises obligées de servir en priorité les actionnaires, le comportement coupable des grandes banques, la dette abyssales des USA...tout cela va se payer. Et qui va payer ? Devinez...

       

      « Un mélange de laisser- faire et d’incompétence »
      "...Parce que le capitalisme est aujourd’hui placé sous le règne de la valeur actionnariale, caractérisée par une répartition salariale très inégalitaire au profit d’une petite élite. Les salaires ne croissent pas aussi vite que la productivité. On augmente donc l’endettement des ménages pour maintenir la consommation. La très haute rentabilité à deux chiffres exigée aux entreprises interdit tout investissement substantiel. Elles délocalisent donc, s’endettent pour racheter des actions ou d’autres entreprises. Et tenir les niveaux de dividendes exigés par les actionnaires...
      ...Chauffée à blanc par les dogmes libéraux, la profession financière a récusé toute tentative de régulation, expliquant que le divin marché trouverait en lui-même les remèdes à ses déséquilibres. Or la seule médication qu’il a pu produire, comme dans toutes les crises spéculatives, c’est le krach. Nous y sommes. La chose serait supportable si elle ne touchait que le monde irrationnel de la finance, confronté à une sévère correction sous la forme de baisse des cours et de pertes en capital. Mais l’abstraction de l’argent réduira très concrètement l’activité et l’emploi..."
      Ceux par qui la crise est arrivée (génèse d’une crise)
      Une crise financière inquiétante


      • Forest Ent Forest Ent 22 janvier 2008 11:32

        Effectivement, le moins que je puisse dire est que je ne suis pas surpris. J’avais même joué l’air d’ouverture :

        http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=34406

        Précisons quand même pourquoi le krach a eu lieu ce jour-là et pas un autre.

        Il faut suite au plan de relance de Bush, qui n’a convaincu personne. Il consiste à diminuer les impôts, donc à remplacer l’endettement privé par de l’endettement public, mais ne change rien au fait qu’il y a déjà trop de dette, surtout de mauvaise dette, et que plus personne ne veut prêter. Ce que veulent les gens, c’est pouvoir continuer à emprunter comme avant.

        La raison de ce jour, c’est qu’il y a eu un plan fiscal et pas une baisse des taux de la Fed.

        Pourquoi n’y a-t-il pas eu une baisse des taux de la Fed ?

        Parce que cette société privée a compris qu’elle n’en avait pas les moyens, qu’elle ne pouvait pas couvrir un spread de 1% entre ses prêts et les interbancaires, et créer ainsi de la monnnaie à la vitesse vertigineuse à laquelle les établissements financiers la détruisaient : déjà quelques centaines de milliards USD.

        C’est une crise de solvabilité : les US sont surendettés et il n’y aura plus de prêteurs, juste des usuriers.

        Maintenant, au tour des européens. Voyons voir les anglais, irlandais et espagnols en premier.

        Ce n’est pas charitable, mais je n’ai pas fini de me marrer en relisant Thomas qui nous expliquait il y a 4 mois qu’un krach était impossible.

         


      • Fred 22 janvier 2008 15:18

        "Pourquoi n’y a-t-il pas eu une baisse des taux de la Fed ?"

         

        La Fed vient de baisser de 3/4 de points à 3.5% et les bourses sont en train de remonter.


      • Forest Ent Forest Ent 22 janvier 2008 16:13

        Remonter ?

        Dernière cartouche tirée.


      • morice morice 22 janvier 2008 10:38

        Faisons confiance à la GRANDE spécialiste : Christine Lagarde. La reine du traject direct dans le mur. "En France, le chômage baisse". Le mode de calcul aussi, et d’efficacité y semble. "Ce n’est pas parce que ça tangue un peu" dit-elle. Elle est trop jeune pour avoir connu 1929, il est vrai... et "les banques françaises sont solides", tellement qu’elles ont toutes plongé dans le piège des subprimes. Mais elle a la parade "En économie, il n’y a pas de miracle. Il faut travailler". Toujours la même depuis son apparition remarquée à l’Assemblée. Travailler dans le vide d’une économie ou plus rien ne vaudra grand chose, ça s’appelle comment ?? Y croire bêtement ? Selon elle, Bush doit "aller plus loin"... jusqu’en Iran, je parie....


        • nounoue david samadhi 22 janvier 2008 19:10
          travaillez plus pour detourner plus !

          En France, la corruption siphonne des dizaines de milliards d’euros chaque année, de quoi renflouer tout le système de protection sociale, caisses de retraite comprises. Cet ouvrage nous fait pénétrer dans les coulisses du pouvoir politique et économique pour nous révéler comment les corrupteurs manipulent les décideurs. Ces acteurs de l’ombre ne sont pas de simples " porteurs d’enveloppes " contrairement à une croyance commune. Ce sont de véritables corrupteurs professionnels. Dans cette enquête, Roger Lenglet nous dévoile leur activité quotidienne et leurs méthodes concrètes. Ces corrupteurs de métier interviennent partout : dans les mairies des grandes villes et des petites communes, dans les administrations et les entreprises privées, etc. Il dénonce aussi les conséquences insidieuses et souvent catastrophiques de ce phénomène, notamment dans des secteurs sensibles comme les soins médicaux et la sécurité sanitaire. C’est un appel pour que tous les citoyens exigent une loi sur la corruption à la hauteur des enjeux et des urgences.

           

          Roger Lenglet est philosophe et journaliste d’investigation. Spécialiste du lobbying et de la corruption, il est l’auteur de nombreux ouvrages et d’enquêtes retentissantes publiées dans Charlie Hebdo, Marianne, Politique Santé...

          Je vous laisse devinez comment sa ce passe en Chine, free tibet 2008, boycotte JO pekin !


        • Cascabel Cascabel 22 janvier 2008 10:55

           

          @ ZEN

          En effet, le crash nous y sommes. Depuis déjà un certain temps, et tout les jours on s’y enfonce un peu plus ; progressivement.

          Chacun chacun l’interprète à sa sauce. Les uns dénoncent la logique du marché, les autres l’hyper étatisme, d’autres encore y voient un appauvrissement voulu. Pour ma part je penche pour celle de l’hyper étatisme + conjoncture naturelle (surpopulation mondiale). Un cataclysme, franc permettrait de sortir de l’impasse, du moins pour les générations futures. Cela remettrait les pendules à l’heure. Cela donnerait un bon coup de balai et permettrait l’émergence de nouvelles idées, de nouvelles institutions, de nouvelles générations.

           


          • Black Ader 22 janvier 2008 11:50

            "Mais une chose est acquise, le dévoilement d’une connivence entre les Etats et la Finance mondiale."

             

            Je ne vois pas de "connivence". L’Etat emprunte auprés de la bourse, il a donc tout interet à ce qu’elle ce porte bien. L’économie vie de la bourse, elle à donc tout interet à ce qu’elle se porte bien. Bref, il n’y a pas "connivence", mais interet bien compris, surtout si l’Etat, donc l’electeur, veut qu’on lui préte de l’argent du fait de la nulité de sa gestion (surtout la France, pour la nulité). Bref, le fonctionnaire français vie de la bourse.

             

            Par ailleur, vous vous trompez. La bourse n’a pas baissé à cause du plan Bush, mais parce que certaine banque n’ont pas encore donné leur résultats, ce qui inquiéte à cause des subprime.

             

             

            " Le krach n’est pas une cause en lui-même mais un résultat, celui de l’inconséquence des marchés boursiers et financiers dont les pratiques douteuses et spéculatives remontent à des années et se sont accumulées."

             

            Affirmation gratuite. S’il y a krak, c’est surtout parce que l’économie mondial à explosé comme jamais depuis 1992. Forcément, les gens sont plus riche et il y a plus d’entreprises et de frics dans les tuyaux. Donc ca monte. Mais le ralentissement US, évidement, fait d’avance baisser la bourse. C’est assez normal et banal. C’est une simple correction, comme on en a connu tant et parfaitement normal.


            • Zalka Zalka 22 janvier 2008 13:53

              Comme la famine quoi... Tout allait bien, les gueux se sont reproduient comme des fennechs, et puis boum, une simple correction banal et normal. On peut aussi le faire avec une épidémie...

              Il y a donc un krach parce que tout va bien... Hum... Ca c’est puissant !


            • Cascabel Cascabel 22 janvier 2008 16:48

              @ Zalka

              Vous n’avez rien compris.

               Les famines arrivent quand on est trop et les krach quand tout va mal. Mais si le krash ne se produit pas, c’est encore pire car la situation morose s’éternise indéfiniment. On finit par s’y habituer et faire avec, sans jamais rien changer.

              Nous somes dans la situation de grenouilles que l’on cuit à petit feu, on s’y fait. Un bon coup d’eau bouillante, tuerait certes nombre de grenouilles, mais permettraient à d’autres de sortir instantanément du bain et de se refaire une vie, libre et heureuse.

              Pour aussi surprenant que cela puisse paraître nous avons besoin de catastrophes. Pour que les uns naissent, d’autres doivent mourrir. La vie est dynamique, pas statique.

               


            • Black Ader 23 janvier 2008 09:01

              "Il y a donc un krach parce que tout va bien... Hum... Ca c’est puissant !"

               

              Absolument. C’est le fonctionnement normal du capitalisme.

               

               


            • pallas 22 janvier 2008 12:16

              Bonjour,

              Comme toujours le citoyen lambda avec ces minimes connaissances parlent de krach, d’apocalipse sans rien savoir en le comparant a 1929, le jeudi noir. faisons cas de 1929 et comparons a aujourd’hui. A la sorti de la premiere guerre mondial, les pays européens dont l’allemagne, ruinés, emprunterent tous aux USA, donc les USA etaient les crediteurs et l’Europe etait l’emprunteur, de plus de sa, a l’epoque, la zone euro n’existait pas, chaques pays avait un taux de change different de ces voisins ce qui ne créeai pas d’harmonie financiere, c’etait le chacun pour soit. le jour de la crise en 1929, L’europe etait asphyxier par la crise boursiere aux usa, car celle ci etait dependante du flux financier des Etats Unis, car il fixait le taux de pret et a qu’elle montant. A cette epoque, ce jour J la, les usa n’etaient plus en moyens de preter son argent ce qui plongea les d’europes dans une crise gravissime, pas de moyens financier et un remboursement important a faire. c’est comme si vous aviez fait un pret a votre banque de 50 000 euros et que celle ci vous demandai de lui rembourser immediatement et que votre compte en banque auquel vous aviez pu mettre quelqques sous de coté fut bloqué. Aujourd’hui, les USA sont passé de la situation de banque mondial a celui d’emprunteur, les pays asiatiques pretes de l’argent pour permettre a la devise Dollars de ce maintenir a flot, pourtant, depuis quelques temps, l’Euro, est une monnaie forte et qui fonctionne bien et de plus en plus pays veulent passer de la devise Dollars a celui de l’Euro. La crise actuel, n’affecte que les USA, a l’heure j’ecris ce texte, la Zone euro est la premiere a etre sorti de la crise et la bourse repart vert les haut, car la situation financiere européenne est en excellente forme, les pays asiatiques, voyant les etats unis tombé, et le capital risque trop important, les pays emergents vont investir dans la monnaie de l’UE. Ce n’est pas un krach ou un chantage boursier, c’est un redressement des valeurs monetaires dont le seul perdant sont les USA qui des lundi, sont passé d’un statu de super etat economique a celui d’etat moyen, la super puissance vien de perdre son statut, dans se jeu, l’Europe a enormement a y gagner, ainsi que les pas asiatiques et ceux de la coalition des pays non aligné. Un nouvel Echiquer ce met en place, c’est ce que craignai le plus les USA et cela a deja commencer. Il ne faut pas s’inquieter de l’avenir en Europe, car la monnai Euro est en train d’y gagner en puissance et d’influence internationnal dans les echanges boursieres. J’ai terminé.


              • pallas 22 janvier 2008 12:20

                Je prefere le precisé a nouveau, la Bourse européenne est reparti a la hausse, la crise en Europe est passé, c’est extremement important a dire comme point de detail, l’article est maintenant deja obsolete. Dsl cher Auteur, il aurait fallu attendre un tout petit pour parler de Krach boursier ou de chantage.


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 janvier 2008 12:31

                avant de parler de lambdattitude à mon égard, renseignez-vous, j’ai écrit deux articles pour dénoncer le faux spectre de 1929 avancé par un Attali ou un Rocard

                Quant à la remontée, elle était prévisible. Elle ne rend pas obsolète l’article, il y a eu un plongeon, si, c’est vrai


              • impertinent3 impertinent 22 janvier 2008 12:35

                @pallas, les bourses européennes se redressent ? Vous prenez vos désirs pour des réalités. Parce qu’en ce qui concerne la boures de Paris (le 22.1.2008 à 10h02) : le CAC lâche encore 2,61%, toutes les valeurs dans le rouge.

                 


              • Gandalf Tzecoatl 22 janvier 2008 12:40

                @Pallas,

                Attendez de voir les bourses américaines ouvrir (comme elles étaient fermées hier), les voir plonger pour peut-être s’ajuster sur toutes les autres places, et voir ces autres places s’aligner à la baisse sur ce diapason, comme des moutons vont à l’abattoir.


              • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 22 janvier 2008 12:26

                Bjr Bernard,

                Ta réflexion montre surtout qu’en économie, rien n’est tangible. En bourse et dans le monde de la finance, tout est affaire de psychologie de masse : le comportement moutonnier dans la formation d’une bulle spéculative, la même attitude lors de l’éclatement de ladite bulle, la " perte de confiance " des marchés, le plan Bush " qui n’a pas convaincu " (pour reprendre l’expression utilisée dans les médias)...

                Non, définitivement, les marchés n’ont pas besoin d’économistes qui se hasardent en prédictions plus fausses les une que les autres, mais plutôt d’une thérapie de groupe et de fins psychologues...


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 janvier 2008 12:35

                  Bonjour Yves,

                  Effectivement, il est question de psycho. Une précision sur ce billet et l’allusion à Dostoïevski à Wall Street. Ceux qui se souviennent auront vu en filigrane une allusion à un bouquin de Glusksmann, le nouveau copain de Sarko, qui voyait le nihilisme de Ben Laden. D’où mon hypothèse d’un soubassement nihiliste aussi présent dans la finance. Je peux me tromper mais il me semble qu’il y a eu quelque chose de ce genre dans cette baisse subite de 7 points. Et donc, l’Occident n’est pas seulement menacé par l’intégrisme islamique mais aussi par les jeux nihilistes de la finance


                • grangeoisi 22 janvier 2008 12:36

                  12:36 ici, 20:36 à Tokyo. Les Bourses asiatiques sont fermées voici les résultats des 3 plus importantes :

                   

                  Tokyo : - 5,36%

                   

                  Hong Kong : - 8,65%

                   

                  Shanghai : -7,22%

                   

                  Plus près de nous :

                   

                  Dubai : -12% sur quelques jours

                   

                  Ryad : - 8% sur quelques jours.

                   

                  Attendons la suite du côté de Wall Street.

                   

                  Le krach est bien là. Quant à la correction et le retour à un niveau de marché plus sain, ceci est valable quand la principale référence monétaire demande juste un ajustement. Hélas, mille fois hélas le Dollar ne vaut plus rien.

                   

                  Le marché boursier va s’écrouler, espèrons que l’économie se sortira de ce guêpier. Beaucoup à craindre côté "stabilité" au moyen-orient, la krach boursier fait faire reculer les Etats-Unis dans leur politique internationale.

                   

                   

                   


                  • grangeoisi 22 janvier 2008 12:53

                    C’est bien la méthode Coué  !

                     


                  • pallas 22 janvier 2008 12:48

                    Mr Impertinent, je ne sais pas vous, mais moi je consulte le journal, j’attend pas les infos de TF1, Le cac 40 est reparti a la hausse, la crise boursiere ne touche pas la zone euro, vous voulez un krach ? c’est dommage, il n’y en aura pas, pas la peine de crier au loup quand celui ci n’est pas la. Il n’y a ques USA qui sont touchés, pour les bourses asiatiques, leurs cours sont en chute car ils ont preter de l’argent aux USA, maintenant l’europe est bel et bien sorti de la crise boursiere, d’un autre coté, les valeurs des matieres premieres en terme d’achat ont toutes baissé. Un exemple le prix du barril du petrole qui a touché les 100 dollars est passé de nouveau a 90 Dollars le barril, c’est un réequilibrage et non une crise. Les USA sont les grands perdant car leurs economies etaient fondé uniquement virtuellement car tous leurs secteurs economiques sont en piteux etats et immateriel, l’industrie européenne, tel EADS marche tres fort, que sa soit en vente d’avions ou dans l’aerospatial, l’industrie japonaise avec toyota qui est devenu le premier constructeur mondial, etc etc etc. C’est un réequilibrage et non un Krach boursier, les Etats Unis sont ruiné et les investisseurs quittent en masse pour aller acheter en Europe, les bourses asiatiques chutes, car les actifs americains sont mis a la sellette, le Dow Jones, chute, pendant que la CAC40 monte. Je ne ment pas, il suffit de regarder les cours boursier sur le journal Le Monde ou dans un autre site en ligne. L’europe n’est pas en Krach, dsl de vous contre dire, mais la Réalité me donne Raison contrairement a vos Speculations Fondée sur Le Neant Absolu.


                    • Redj Redj 22 janvier 2008 13:30

                      Alé Pallas, repète encore une fois : il n’y a pas de crise, il n’y a pas de crise, il n’y a pas de crise, il n’y a pas de crise...

                      Peut-être que tu arriveras à t’en persuader, mais ça ne changera pas la réalité. Il y a une crise financière, on verra bien jusqu’ou elle va nous mener...


                    • tvargentine.com lerma 22 janvier 2008 13:19

                      Comment un anarchiste comme vous,qui passez à détuire tout,pourrez t-il analyser une situation économique en rejetant l’économie dans laquelle nous vivons

                      Pour comprendre l’économie,il faut déjà l’accepter

                      Cette crise est avant tout spéculative car avec la crise boursières des années de la net-économie 2001,les milieux spéculatifs se sont déplacés du marché boursier au marché des matières premières et les banques ont recherchées de leur coté à écouler leur stock d’immobilisation qu’elles ne pouvaient plus écouler.

                      d’ou l’invention du crédit des pauvres ! et ce cycle qui se termine par ce qui était prévu depuis le début

                      LA FAILLITE ANNONCEE

                      D’ailleurs,la spéculation est identique en France et nous aurons le même résultat car qui peut aujourd’hui acheter sans crédit ?????

                      Qui peut accepter de payer 70% de son salaire dans des mensualités ?

                      Le résultat de la politique spéculative en France est le résultat de la politique des présidents de régions (à majorité socialistes) qui auront recherché à faire de l’argent plutot qu’à faire ce que les citoyens voulaient

                      TOUT SIMPLEMENT SE LOGER

                      Et ce process que nous amis "socialistes" qu’il convient d’appeler plutot social-libéral,il l’on mis en application dans d’autres domaines qui touche aussi bien le transport,les infrastructures payants.....

                       

                       

                       

                       

                       

                       


                      • Redj Redj 22 janvier 2008 13:35

                        N’importe quoi et hors sujet !!!

                        Tu passes ton temps à gueuler sur les TSS, mais tu ne vaux pas mieux et ton commentaire ici le prouve !!!

                        Je ne vois pas ce que les regions françaises ont à voir avec une crise financière dûe à l’éclatement de la bulle immobilière américaine. C’est totalement stupide !!!

                        D’autant plus qu’en France, l’immobilier à commencer son ascension bien avant les régionales. Après l’éclatement de la bulle internet, les investisseurs ont préféré revenir à la pierre...

                        Pitoyable !!!


                      • luklamainfroide 22 janvier 2008 15:02

                        MR lerma ce type n’a rien d’un anarchiste, auqu’un anarchiste digne de se non n’écrirai de pareille fadaise .Et ne vous déplaise MR lerma VIVE L’ANARCHIE !


                      • grangeoisi 22 janvier 2008 13:32

                        J’aime bien ce logiciel ! Ou du moins ce qui en tient lieu ! Si on regarde l’heure du postage on n’est pas dupe mais on peut se demander le bien fondé de ces déclassements horaires. N’importe quoi !


                        • pallas 22 janvier 2008 13:38

                          Et bien mr Lerma pour votre reponse, je n’aime guere m’amuser avec un jouet cassé, donc, je peut vous parraitre compliqué, je n’aime pas ce systeme, mais sa me fait passer le temps, il est encore un peut tot pour l’enterré, d’ailleurs vous ne savez meme pas comment il va etre cassé, en mille morceaux, en miette, sa sera tres beau a voir, un systeme planetaire planté totalement, d’un coup sec, laissant sur le carreaux tout le monde. Pour l’heure se n’est pas une crise, juste un reajustage, il faut etre patient, Mr Lerma, le systeme va perdurer et se renforcer, devenir encore plus puissant et grand, seulement les USA ne seront plus la mega puissance tenant le monde a la main mise, les acteurs nombreux, tel que l’europe, les pays asiatiques vont participer au jeu, ainsi que la Russie. Il est encore un peut tot pour crier au loup, donc non je ne veux pas la mort du systeme je suis pour qu’il devienne bien plus fort.


                          • pallas 22 janvier 2008 13:40

                            Redj ce n’est pas une crise, sinon, tu serai deja a la rue, les magasin fermer, le coup de toutes les matieres premieres auraient augmenté d’un coup sec, devenant hors de prix, hors, la c’est l’inverse, le coup du petrole et des matieres premieres baisses, donc c’est rentable financierement pour l’industrie, sauf aux usa, ou tout coute extremement cher meme l’essence a la pompe.


                          • Redj Redj 22 janvier 2008 15:47

                            Je n’ai pas dit qu’il y avait une crise économique mondiale, je mets juste l’accent sur la crise financière que les bourses mondiales traversent actuellement. Ce n’est pas pareil. Vous parlez de réajustage, c’est vrai ça en est un, mais il ne va pas s’arrêter là à mon avis...

                            Ensuite il faut attendre, ce n’est pas parce que la bourse de Paris rebondit que l’heure suivante elle ne va pas plonger...Surtout qu’ici on est plus ou moins protégé par rapport au marché asiatique.

                            Pour l’instant tout ce que je vois ne va pas dans votre sens, aucune bourse à l’heure actuelle ne sait sur quel pied danser. J’espère simplement me tromper et que vous ayez raison..

                             


                          • brieli67 22 janvier 2008 13:38

                            http://de.news.yahoo.com/ap/20080122/tbs-berg-und-talfahrt-am-deutschen-aktie-f8250da_1.html

                             

                            dans les bajoues

                             

                            nikkei moins 17 depuis début de l année hier 3,9 aujourd hui 5,9

                            australie du jamais vu 7,1 en un jour

                            a Bombay moins 9,1 à l’ouverture suspension de séance pendant une heure

                             

                            A


                            • brieli67 22 janvier 2008 20:13

                              la SEITA ou ce qu il reste des Gauloises des Gitanes des Royales.....

                              vendue aux ANGLAIS après une OPA contresignée par les états ESPAGNE et FRANCE

                               

                              Ils devront s’adresser où tous ceux qui ont commencé à fumer des GauloisesTROUPES au service militaire ?


                            • Asp Explorer Asp Explorer 22 janvier 2008 13:40

                              Ouais, bof. Ça monte, ça descend... ça se passe comme ça depuis la Rome antique, c’est la bourse. C’est aussi immuable que le cycle des saisons ou les marées d’équinoxe. Il est vain d’y chercher des enseignements philosophiques sur l’état de la société et les vilains financiers pas beaux qui veulent qu’à gagner de l’argent (ce qui est, il faut quand même le rappeler, ni plus ni moins que leur boulot). L’essentiel, c’est d’être liquide quand ça se casse la gueule et d’avoir les couilles d’acheter quand c’est le bon moment.

                              Et comment on sait que c’est le bon moment ?

                              Ben, quand on commence à lire des articles comme celui-ci...


                              • Forest Ent Forest Ent 22 janvier 2008 14:09

                                Tout à fait vrai. Mais là c’est encore trop tôt. "On ne ramasse pas le fer à repasser au moment où il tombe brûlant de la table. On attend qu’il soit par terre." (vieux proverbe boursier)


                              • Asp Explorer Asp Explorer 22 janvier 2008 15:41

                                Et les achats stop, c’est pour les chiens ?

                                On dit aussi "il ne faut jamais rattrapper un couteau qui tombe", ce à quoi je rajoute "sauf si on veut gagner de l’argent". J’ai bien retenu la leçon de septembre 2001 où j’ai presque gagné de l’argent à m’en faire péter les veines du portefeuille. Le "presque", c’est que j’avais la bonne analyse, la bonne anticipation, le timing, les couilles de le faire, tout... sauf les liquidités. On ne m’y prendra pas deux fois.


                              • donino30 donino30 22 janvier 2008 16:54

                                Vendre quand les autres achètent, acheter quand les autres vendent... Même si je suis globalement d’accord avec Asp explorer, attention il est très facile de presque gagner de l’argent à posteriori. En 2001, à chaque fois que les valeurs techno étaient divisées par deux tout le monde disait qu’il était impossible de descendre plus bas et les malheureux boursicoteurs rachetaient, et chaque semaine elles étaient encore divisées par deux etc... Tous ceux qui ont voulu attraper le couteau et moyenner à la baisse ont bouffé tout l’argent qu’ils ont pu, jusqu’à leur chemise, achat stop ou pas. Les professionnels, eux, étaient partis depuis belle lurette se réfugier sur le marché de l’or et des devises, en refilant sournoisement leurs titres aux particuliers déboussolés.

                                 

                                Le seul moyen de gagner sa vie en bourse sur le long terme, c’est d’être un professionnel et d’effectuer des centaines de transaction par semaine, pour que les probas prennent le dessus, avec une méthodologie et des outils béton. Sans quoi on s’en remet à son intuition que l’on croit toujours plus fine que celle des autres tant que la chance suit. C’est un peu comme le Texas Hold’em. Et à terme la sanction est là...


                              • Forest Ent Forest Ent 22 janvier 2008 18:52

                                Entre 2000 et 2003, le CAC40 est passé d’un peu plus de 6000 à un peu moins de 3000 en un peu moins de 3 ans. C’est très long. Et cette crise a des chances d’être plus durable.

                                Il y a parmi nous des gens avec plus de feeling, heureusement, mais très honnêtement, si je vous dis que j’ai toujours fait des bons placements, eh bien c’est ... euh ... presque vrai. smiley


                              • yoda yoda 23 janvier 2008 01:43

                                @ forest ent

                                Je vous croyais farouche et lucide pourfendeur du capitalisme financier et voila que j’apprends que vous spéculer... Ne seriez vous pas schizophrene ? 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès