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L’acquisition par des ressortissants chinois des bars tabacs à Paris

Depuis plusieurs années, le rachat de bars tabac par des personnes physiques ou des sociétés chinoises s’accélère, notamment, dans la région parisienne. Dans certains quartiers, une majorité est désormais aux mains de ressortissants franco chinois. A Paris, ils représenteraient déjà un quart des buralistes. Cette situation suggère des commentaires contrastés allant de l’incrédulité jusqu’à la franche hostilité comme en témoignent les relevés des débats de certains Conseils de Quartier[1].

Quelles sont les raisons qui concourent à l’engouement des chinois au rachat de brasseries ? Quels sont les mécanismes sur lesquels s’appuient financièrement ces opérations de rachat ? Quels en sont les résultats ?

[1] Les conseils de quartier sont des structures associant des habitants d'une ville à la gestion municipale.

Fort du dynamisme de son économie, la Chine dispose d’une capacité financière presque illimitée. Si les institutions et les entreprises s’enrichissent, des fortunes privées se constituent rapidement. Le taux de l’épargne des ménages s’est accru significativement, évalué en 2011 autour de 30 % du revenu disponible dans les villes[1].

Si traditionnellement l’investissement chinois concerne essentiellement le développement industriel et commercial de la Chine ou les marchés boursiers locaux, outre encore l’achat de bons du trésor ou d’obligations de pays occidentaux, l’acquisition de biens à l’étranger est également prisée.

Au delà du rachat de sociétés, les choix des investisseurs chinois se portent également sur le marché immobilier des grandes villes, cette situation favorisant l’augmentation des prix dans certaines capitales européennes[2].

A ces disponibilités financières, se superpose un climat d’inquiétude indissociable à la volatilité des monnaies et des marchés boursiers.

Chez les particuliers, cette crainte conduit à une diversification des actifs, notamment, en direction d’achat de produits à revenus permanents et peu cycliques comme c’est le cas pour les bars tabac.

S’ajoute enfin un problème structurel. Compte tenu de la nature du régime en Chine, des décisions autoritaires peuvent être prises du jour au lendemain, comme cela été le cas dans la lutte contre la spéculation immobilière à Shanghai où l’augmentation de la taxation de sociétés étrangères. Dès lors, certains nourrissent le projet de disposer de réserves ou d’actifs à l’étranger.

Origine des acquéreurs

La majorité des acquéreurs sont originaires de Wenzhou, ville de la province de Zhejiang et comptant avec une population de 8 millions d’habitants. Dans les années 80, une immigration soutenue de chinois des « Wenzhou rén” s’est dirigée vers la France. Selon le Ministère de l’intérieur, près de 37 000 personnes auraient migré en France entre 1980 et 2000.

Une fois établie sur place, cette communauté a montré un dynamisme commercial époustouflant. Reprenant d’abord les restaurants chinois du quartier de la rue d’Ivry (13ème arrondissement), ils ont ensuite remodelé le quartier de Belleville, désormais deuxième quartier chinois de Paris. De surcroît, ils ont créé la première plateforme commerciale chinoise en Europe à Aubervilliers. Cet activisme commercial est à l’origine d’un enrichissement sans précédent des « Wenzho rén » dont la plupart disposent de la nationalité française.

Quel mode de financement ?

L’acquisition d’un fonds de commerce libellé « Bar Tabac-Française des Jeux » à Paris n’est nullement à la portée de tous. Selon l’emplacement et le chiffre d’affaires, le coût varie entre 200 000 à plus de un million d’euros, voire plus.

Généralement, l’apport minimum doit être de 33% du fond de commerce en cas de reprise d'une activité tabac et 25 % du besoin en financement total, ce montant incluant les frais notariés, les stages, la première commande tabac, le stock et le fond de roulement.

Si traditionnellement les acquéreurs doivent constituer des plans financiers particulièrement rigoureux pour obtenir des prêts bancaires et lesquels sont le plus souvent adossés à des cautions (souvent des hypothèques), le montage financier poursuivi par les acquéreurs chinois est tout à la fois plus complexe et plus efficace.

Rarement les acquéreurs enregistrés[3] sont les seuls pourvoyeurs de fonds. Rarement ces derniers ont-ils aussi recours à des emprunts bancaires[4].

Selon le Bureau des Echanges internationaux de Wenzhou[5], l’acquéreur nominatif intervient rarement au-delà de 10 % du montant de l’acquisition, même pour l’apport initial.

Dans la plupart des cas, les montages financiers sont organisés selon le mode de la tontine. Plusieurs acheteurs chinois se regroupent pour participer à l’achat des fonds de commerce, d’abord la famille élargie[6] mais aussi des personnes privées extérieures, des sociétés, voire des collectivités territoriales. En moyenne, chaque rachat implique une quinzaine de personnes alors même qu‘un seul acquéreur apparaît nominativement sur les registres du commerce en France.

Toutefois, le tour de table est mouvant, tenant rarement au delà d’une année.

Dûment consignées en Chine, les parts de titres de propriétés sont négociables et se revendent sur un marché dit « off » lequel s’appuie sur les fondamentaux de commerce considéré mais également sur la demande estimée. Or, celle ci est croissance continue. Inévitablement, cette pratique favorise des opérations de concentration. Via le truchement d’une société off shore, un district de Wenzhou serait propriétaire de 25 % des bars tabac à Paris gérés par des chinois.

Selon le Directeur du Bureau des Echanges internationaux de Wenzhou, les montages financiers trouvent toujours preneurs ! » « Je crois, assure-t-il, que si nous demandions le quintuple de nos besoins réels pour investir dans l’acquisition des commerces à Paris, nous raflerions aussitôt la mise ! De fait, nous pourrions acquérir d’un seul jet l’ensemble des brasseries parisiennes mais, ajoute-t-il, les autorités nous freinent. » Selon ce dernier, l’investissement déjà réalisé atteindrait déjà 160 millions d’euros.

Du coup, avec les chinois, les négociations sont plutôt rapides alors qu’elles auraient tendance à s’éterniser avec d’autres types d’acquéreurs, faute souvent d’un dossier solide de financement.

Encadrement officiel

Cette remarque n’est nullement innocente. Comme d’autres actifs, l’achat de fonds de commerce est discrètement suggéré et orchestré par les autorités chinoises et, de surcroît, peu ou prou par son bras actif en France, l’Ambassade de Chine en France.

L’objectif est louable. L’achat massif de bons du trésor des Etats Unis comme des dettes des pays occidentaux étant sujet à caution, une diversification est indispensable pour décongestionner le trop plein financier.

Dès lors les autorités chinoises entendent encadrer cette orientation, notamment, à travers la mise en place d’un relais bancaire officiel. C’est ainsi qu’une filiale de la banque Chinoise, ICBC[7], s’est installée en France en 2010. En apparence, celle-ci a pour rôle de jouer un rôle de trait d‘union entre les grandes entreprises ou les institutions financières françaises et chinoises mais sa présence est également motivée pour la nécessité de structurer ce flux.

Cette démarche vise, d’une part, à diminuer les lancinants soupçons de blanchiment d’argent et, d’autre part, à organiser les rétributions au profit des véritables propriétaires directement en Chine.

La recette win-win

En Chine, pour attirer les investisseur, les autorités ont un maitre mot, le win-win, une formule d’usage selon laquelle l’investisseur occidental tout autant que son partenaire chinois seraient gagnants dans le cadre d’opérations conduites ensemble, notamment, dans le cadre de Joint Venture. Dans la réalité, comme l’affirment de nombreux occidentaux, la partie chinoise tirerait davantage profit de cette pratique, emportant un double gagnant de son côté, le transfert technologie et le marché, pour ne laisser que cette seule part de l’autre côté et celle-ci selon des conditions de plus en plus draconiennes.

C’est une recette identique que les chinois s’emploient à conduire en France.

Selon le même Directeur du Bureau des Echanges internationaux de Wenzhou, la première étape consisterait à acheter des fonds de commerce.

La deuxième étape viserait au regroupement de l’ensemble de ces activités, d’une part, autour de services intégrés : formation du personnel, centrale d’achat, logistique, comptabilité. Outre une réduction des couts, cette démarche permettrait de créer une dépendance accrue entre ces commerces, rendant, d’une part, plus difficile d’éventuelles velléités d’indépendance des propriétaires nominatifs et, d’autre part, de valoriser le cas échéant des produits ou des services ciblés.

Qui plus est, une Agence de communication chinoise siégeant à Shanghai aurait été mandaté pour construire une stratégie de communication commune à l’ensemble du réseau. Outre des objectifs commerciaux, cette démarche serait destinée à des investisseurs chinois, ces derniers devant se rendre compte de l’opportunité d’investir dans ce secteur. Si donc ils s’accomplissaient, ils s’acquitteraient alors d’un Droit d’entrée[8] imposé directement en Chine sur le marché dit « Off » (cf. en section 2).

Blanchiment d’argent

En toile de fond, revient de manière lancinante la question du blanchiment d’argent. Comme il a été rapporté plus haut, les autorités chinoises veillent à diminuer le soupçon de blanchiment mais celui se maintient dans l’esprit des habitués des bars tabac.

Les anecdotes ne manquent pas.

Beaucoup de fumeurs expriment des doutes sur le contenu de certains paquets de cigarette. Certaines marques ne sauraient que des enrobages astucieux, le goût étant sans rapport avec le modèle d’origine. D’autres rapportent que des montants gagnés au Loto, même ceux d’un montant important, seraient réglés en liquide. Cependant, il s’agit que de rumeurs. Sauf quelques cas d’infraction isolés, pour le service de la répression des fraudes[9], aucune généralisation ne peut être fait.

Chiffre d’affaire en régression

Un bémol à cette stratégie les bars tabac gérés par des chinois présenteraient une régression du chiffre d’affaire de l’ordre de 10 a 20 %.

Au delà d’une restriction du l’usage de tabac ou de la multiplication des jeux d’argent sur Internet, la raison tiendrait principalement à un problème culturel. D’une part, les chinois éprouvent une certaine de difficulté à proposer une restauration de type Française ad minima, comme le réclament les clients, dans le genre saucisson beurre cornichon. Ne prisant guère la cuisine hexagonale, certains commerçants vont jusqu’à sous traiter cette activité pour le déjeuner.

En outre, les chinois n’éprouvent guère d’inclination à participer aux inévitables débats dits « du café de commerce » qui émaillent la vie de ce genre d’établissement. Or ce type de commerce doit beaucoup à une clientèle d’habitués, prompts à découdre sur n’importe quel sujet. Déçus par l’ambiance, certains se réorientent alors vers d’autres établissements à l’accueil plus chaleureux ou rechignent à venir.

Dès lors, les bars tabacs rachetés par des chinois s’apparentent davantage à des points de vente Buraliste et Française des Jeux qu’à un lieu de convivialité et, de surcroit, de restauration.

A terme, cette situation peut être critique, car la surface acquise est sans lien par rapport à celle réellement productive. Pourquoi acquérir des m2 en nombre alors que seule une partie d’entre eux est réellement productive ? Enfin dans l’éventualité d’une vente, faute d’un portefeuille stable de clients, la valeur à la revente du fonds de commerce du bail pourrait être singulièrement amputée.

Conclusion

Au regard des dernières observations, sauf à considérer une formation du personnel aux besoins spécifiques d’une clientèle, il n’est pas acquis que cette stratégie se poursuive. Comme en témoigne la fermeture de nombreux restaurants chinois, l’acquisition de bar tabac pourrait aussi marquer le pas. Comme dans d’autres secteurs d’activités, la donne culturelle est essentielle pour maintenir le cap et rencontrer le chemin de la réussite.


[1] En France, aux alentours de 13 %

[2] En 2010, les chinois représentaient pas moins de 0,5% des acquéreurs à Paris, un chiffre en constante hausse.

[3] Eux mêmes ou à travers leurs familles

[4] Toutefois, ce chiffre est en progression

[5] Bureau of Foreign Trade & Economic Cooperation

[6] En Chine, la famille intègre aussi les amis proches mais toutes les personnes en relation d’affaire avec celle-ci.

[7] L’ICBC pèse plus de 240 milliards de dollars ! Le 18 janvier 2010, 300 personnalités étaient conviées par M. Jiang Jianqing, président de la puissante banque chinoise pour célébrer en grande pompe l'ouverture de sa succursale française. 

[8] Bouquet financier

[9] Si le soupçon de travail au noir est souvent questionné selon la règle du 1 pour 3, les services de l’URSSAF n’ont pas produit de note particulière concernant ce secteur et cette communauté.


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29 réactions à cet article    


  • chapoutier 10 septembre 2011 10:46

    cela fait déjà plus de dix que les triades ont fait main basse sur les tabacs parisiens et de banlieues. les triades ont également pris possession des tripots du quartier Pigalle.
    il s’agit de milliers de petites mains qui blanchissent l’argent des mafias.
    l’ensemble des mafias investissent annuellement l’équivalent de 2% du PIB mondial dans l’économie mondiale
    mais que fait la police ?


    • chuppa 11 septembre 2011 17:37

      Triades par ci triades par là : vos sources sont elles dans les polars de gares ? Les chinois ont depuis des millénaires ce que peu d’entre nous possèdent : esprit de famille, abnégation dans le boulot, un mental en « béton armé », une philosophie anté Christ. et j’en passe.


    • asterix asterix 10 septembre 2011 10:57

      La Chine nous a piqué le capitalisme et nous a laissé le social.
      En l’occurrence, je me demande si les buralistes chinois n’ont pas trouvé le moyen de copier les clopes, bandelette d’accises comprises.
      Là, ce serait du 1.000 % assuré !


      • Tarouilan Tarouilan 10 septembre 2011 11:28

        C’est quoi, ce nouveau brûlot antichinois...... un de plus et par une personne qui se fait subventionner...... par une ville chinoise...... Il serait certainement très intéressant de creuser un peu les réseaux (officiels et français) dans lesquels cet individu...se vautre... et trouve son inspiration..........

        Si les autorités chinoises avaient un peu d’à propos, il serait pertinent d’extraire ce furoncle de la ville de Tianjin, avant qu’il continue sur sa lancée !


        • Gabriel Gabriel 10 septembre 2011 12:07

          D’accord avec Tarouilan, Monsieur a fait un article à la limite raciste. C’est pas beau de cracher dans la soupe chevalerie, voilà un patronyme qui ne va pas trop avec votre attitude qui, elle, n’a rien de chevaleresque ...


          • Axel de Saint Mauxe Axel de Saint Mauxe 10 septembre 2011 12:53

            A la limite raciste ?


            Je ne vois pas.

          • foufouille foufouille 10 septembre 2011 13:06

            critiquer les etrangers est raciste
            sissi


          • Gabriel Gabriel 10 septembre 2011 14:38

            Monsieur Gelone votre pensée est tellement orientée FN que tout dialogue est effectivement difficile. Cela est très facile de critiquer l’étranger, dans votre parti politique vous vous en êtes fait une constante voir une spécialité car il est tellement plus aisé d’accuser les autres de ses propres manques et insatisfactions que de se remettre en cause. Le vivre ensemble, voilà ce qui sauvera nos société. Exacerber le communautarisme nous conduira irrémédiablement à des conflits.  Etant universel, je ne me savais pas atteint de xénolâtrie, ravi de l’apprendre quant à la coterie à laquelle j’appartiens elle est très en manque de bonnes volontés et se nomme aide aux personnes en difficultés quelque soit leurs origines. Vous y êtes le bienvenue.


          • Tarouilan Tarouilan 10 septembre 2011 15:36

            Franchement ignoble cet article, des affirmations de ce genre sont particulièrement mal venues....... >>>« orchestré par les autorités chinoises et, de surcroît, peu ou prou par son bras actif en France, l’Ambassade de Chine en France » .

            Et si l’on parlait avec autant d’assurance, de la France totalement phagocyté à l’extrême, par des entités communautaires, ....... ha, la, on n’a pas le droit du tout, ……il y a des sanctions pénales redoutables……, par contre taper sur la Chine, c’est un nouveau sport, conseillé par qui au fait, … ?

            Par des relations à M. Chevalerie, … des créatures qui s’occupent de distiller des rumeurs depuis des bureaux glauques de quelque ambassade à l’étranger…… pour qui roule ce monsieur… ?

             

             


          • arobase 10 septembre 2011 21:05

            on a souvent lu ici que ce gélone est un facho italien adorateur de mussolini sans d’ailleurs qu’il ne démente. quand il parle de s« desouche », ça fait un peu rigoler !


            les gaulois étaient italiens ? smiley

          • Ouallonsnous ? 11 septembre 2011 23:19

            Qu’étaient donc les tribus lombardes, piémontaises ?


          • amipb amipb 12 septembre 2011 07:06

            @Gabriel : cet article me semble, au contraire, de bonne fois. J’ai moi-même vécu dans le XIIIè et suis très proche des différentes communautés asiatiques qui font la richesse culturelle de Paris, mais les pratiques des commerçants chinois dans certains autres quartiers me semblent très franchement limites.

            Un exemple : dans un quartier près de Bastille, certains chinois (je ne dis pas « les chinois » pour ne pas mettre tout le monde dans le même sac) achètent le commerce à un bout de la rue, puis le commerce à l’autre bout. Ensuite, ils effectuent des livraisons à longueur de journée et bloquent ainsi quasiment totalement la rue.

            Suite à cela, les commerces situés entre les 2 extrémités voient l’affluence diminuer fortement et commencent à péricliter : ils sont alors rachetés un à un par ces commerçants sans scrupules.

            Et je ne parle pas des ateliers clandestins créés dans les appartements, avec mise en panne du digicode afin de faciliter les livraisons, ou travail la nuit dans des conditions déplorables.

            Ce qui se passe dans ces quartiers me semble nettement différent de la relative tranquilité du XIIIè arrondissement.


          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 10 septembre 2011 13:11

            Très intéressant cet article factuel, merci.


            • Meunier 10 septembre 2011 13:30

               

              Je ne vois pas de racisme dans cet article, pas davantage une quelconque hostilité à l’égard des chinois.

              En revanche, il est vrai que dans certains quartiers existent un certain climat d’incompréhension qui a peut être partie liée avec une différence culturelle.

              Les bars tabac ou mieux nommés les bistrots représentent un aspect bien particulier de l’atmosphère pittoresque de Paris comme le sont les trattoria a Rome ou les Tapas en Espagne.

              Les bistrots sont souvent des lieux de brassage culturel où l’on discute beaucoup au zinc en s’abreuvant de café ou de liqueurs. L’ambiance est généralement chaleureuse.

              Souvent, il existe une sorte de fraternité entre le tenancier et la clientèle laquelle s’exprime dans d’interminables discussions sur tout ou rien, le sport aussi mais aussi des sujets politiques.

              En somme, un lieu de démocratie active ou rien n’est vraiment tabou, c’est donc bien cela l’esprit du café du Commerce.

              Selon mon expérience dans le XIeme arrondissement à Paris, les chinois sont peut être moins ouverts à ce genre d’habitude comme l’étaient naguère les auvergnats ou le sont aujourd’hui les kabyles.

              Sans doute, n’ont-ils pas toujours tort car il n’est pas toujours favorable pour la bonne marche des affaires d’avoir à faire a une clientèle d’habitués s’éternisant dans les lieux et qui dépense au final peu.

              Il est vrai aussi que parler de tout et de rien peut être aussi laissant.

              Mais tout cela devrait évoluer.


              • sparte sparte 10 septembre 2011 14:09

                Les Chinois se spécialisent dans toutes les activités qui drainent du cash et peremmttent de travailler en famille : restoration, taxi, bar tabac pmu, etc.
                Les jaunes travaillent ... « au black »
                 


                • easy easy 10 septembre 2011 14:32

                  L’article peut sembler raciste par le fait qu’il ne montre pas d’avantages pour les Français à cette mainmise, organisée ou non, des Chinois sur « nos » bars tabacs.

                  Mais sortons de la polémique raciste pas raciste et critiquons sans arrières pensées.


                  Concernant les bars tabacs, il y avait eu la mainmise des Auvergnats et elle était simultanée avec leur mainmise sur le bois de charbon (qu’ils produisaient et qu’ils transportaient par rivières et canaux vers Paris)
                  Producteurs de bois, producteurs de charbon, transporteurs Loire Paris donc également transporteurs de vins, les Auvergnats devinrent les rois des cafés, du chauffage et par extension, des restaurants et même des hôtels.

                  Les Bretons, des Alsaciens, des Lyonnais, des Bordelais se sont ajoutés, comme autres diasporas à celle des Auvergnats pour tenir ce secteur CHR.
                  Ce qui a engendré les guinguettes, les brasseries à choucroute sur les gares de l’Est et du Nord et les crêperies à Montparnasse.

                  Ce qui, via les chauffeurs et cheminots, a beaucoup joué sur le plan du syndicalisme à la fois patronal et ouvrier


                  Concernant les Chinois qui occupent effectivement de plus en plus nos bars tabacs, il est un fait que sur le plan des échanges interculturels directs (papotages, discussions, sexage, mariages), ça frôle le zéro.

                  Mais indirectement, ce que démontrent ces Wenzhou et que nous pourrions bien retenir, c’est le principe de la tontine qui est fondamentalement un système économico financier alternatif

                  Ce n’est pas tant ce en quoi consiste la tontine qui est intéressant que le fait qu’elle représente une autre solution et que cette autre solution, non institutionnelle au sens où nous entendons ce mot ici depuis1789 , est viable.

                  Une des plus grandes curiosités de notre monde français ou américain post 1789, c’est qu’il ne sait rien faire ni concevoir en dehors soit de l’individualisme soit des institutions formelles.
                  L’éducation scolaire devant se réaliser, quasiment pour tout le monde, par le biais unique de l’Ecole officielle, par exemple. La santé, la retraite, la justice, l’assurance, idem.


                  Dans d’autres endroits, des gens envisagent des mécanismes fondés sur des systèmes moins administratifs, moins étatiques.

                  Ici, « l’économie parallèle » est automatiquement péjoré. Ici, c’est mal de faire quelque chose en dehors de la voie officielle. Ailleurs on n’est pas aussi rigide ni planificateur. Ailleurs, il n’y a pas forcément besoin de permis pour construire, conduire, soigner.

                  Il est donc possible que si les étrangers qui pratiquent la tontine réussissent (il n’y a pas que les Wenzhous à la pratiquer) que les Français s’y remettent aussi (car ils l’avaient beaucoup pratiquée avant 1789, avant l’étatisme absolu)


                  C’est de cet esprit qui admet à la fois l’Etat et la tontine que jaillit cet étrange communisme libéral qui est pratiqué en Chine et au Vietnam.


                  Dans le Monde, il est possible que ce soit la tontine qui prévale pour plus de la moitié des gens. Mais ici, républicanisme oblige, nous la péjorons.

                  L’Inde, qui serait la plus grande démocratie non issue d’un républicanisme antiroyaliste, pratique couramment la tontine




                  • amipb amipb 12 septembre 2011 07:11

                    Vous avez raison, Easy, mais ce système a également le défaut de pouvoir financer des organismes mafieux sans le moindre contrôle. Or une économie sans contre-pouvoir permettant de la réguler se transformera très vite en pouvoir de quelques uns sur tous les autres.

                    Evidemment, nos démocraties modernes tombent dans le même piège, en raison d’un système de vote biaisé, d’une oligarchie très présente et de la mise à bas récente des éléments permettant de garder l’équilibre. Mais le système de la tontine ne me semble pas être une alternative viable.


                  • King Al Batar King Al Batar 10 septembre 2011 14:40

                     Ben voila on retourne toujours dans le même schema...
                    Le lobby untel, le lobby trucmush etc...
                    OUi les chinois rachètent les tabac un par un et oui ils ne se servent pas de nos banques pour monter leur financement ce qui crée plus d’opacité dans les opérations...
                    Est ce illégal ? A défaut de connaitre la provenance des fonds, on ne peut pas le determiner.
                    Néanmoins si les fonds proviennent d’autres revenus commerciaux, il n’y a rien d’illegal. Il existe des entreprises qui se regroupent pour acheter ensemble et concurrencé les grandes surfaces. Etc...
                    Les vrais lobby ne sont pas ethniques, ni politiques, le soit disant lobby chinois ou le lobby juifs n’ont pas l’influence que ceux qui en fantasment les attribuent.
                    En revanche il existe quand même des lobby qui sont dangereux, et qui sont bien plus difficilement identifiable.
                    Quand on me parle de lobby pharmaceutique, de maladie soit disant incurable dont on a le remède mais qu’il n’est pas commercialisé. Il en va de la santé publique, la c’est dangereux.
                    Quand on parle de lobby petrolier. Quand toutes les société d’eau minérale choisissent encore et toujours des bouteilles en plastiques alors qu’elle pourraient en fabriquer avec de la canne à sucre, bien plus écolo, pour bien moins cher... On est en droit de se demander la puissance d’un tel lobby, et d’essayer d’evaluer les eventuels nuisance de son influence.
                    Que des particuliers chinois s’unissent pour vendre des clopes, qui auraient de toutes façon été vendues par un autre (auvergnat, juif ou reubeu...) Bon ben c’est pas méchant, c’est la loi du marché, c’est de bonne guerre j’ai envie de dire.

                    Et enfin pour finir, vous qui critiquez les banques, et à juste titre d’ailleurs, sachez que la communauté commercante chinoise est l’un des seule groupe d’individus qui ne dépend pas des banques. En effet, le mode de fonctionnement est simple, ils déposent jsute de quoi faire en sorte que le compte ne soit pas en débit, après le reste ils le gardent en especes. Si nous avions tous procédé comme cela nous ne serions pas (citoyens lambda comme politicien) esclave de ces organismes.


                    • pigripi pigripi 10 septembre 2011 17:01

                      Je trouve cet article d’autant plus intéressant que, en tant que fumeuse, j’ai pu observer la rapide progression de la cessation d’activité d’européens au profit d’asiatiques. En effet, ce n’est pas parce qu’un personne est de type asiatique qu’elle est forcément de nationalité chinoise.

                      Les nouveaux tenanciers des bars tabacs parlent parfaitement le français, sont le plus souvent de nationalité française ou nés en France et contrairement à ce qui est dit dans cet article, ils sont aimables, souriants, affables et accueillants.

                      Malgré tout, il me semble que l’auteur connait très mal la population asiatique parisienne.

                      Pour ce qui est de qualifier de Wenzhous tous les repreneurs de cafés tabacs, j’ai un doute. En effet, l’immigration wenzhou qui s’est installée à Belleville depuis une vingtaine d’années est essentiellement d’origine paysanne et peu éduquée, victime plus que les autres de passeurs esclavagistes. Je les vois mal travailler au grand jour derrière un comptoir de bar tabac prompts à comprendre et servir les clients et tenir la caisse.

                      Dire que les Chinois du XIIIème sont des Wenzhous est faux. Ce sont majoritairement des Chinois de la deuxième génération qui ont émigré en France en deuxième ou troisième temps après avoir quitté « Mainland China » pour le Cambodge, le Laos et tous les autres pays limitrophes de la Chine continentale. Ils y sont installés depuis plus de 40 ans ayant profité du massacre urbain du 13ème pour investir les tours que personne d’autre ne voulait habiter.
                      Heureusement qu’ils étaient là nos amis Chinois pour occuper ces logements vides ....


                      Je me base sur mon expérience personnelle en particulier dans les 19ème,20ème, 10ème et 9èmes arrondissements.

                      Je trouve d’ailleurs ces asiatiques souvent plus affables que les Kabyles qui ont le monopole des bistrots en particulier dans les 19ème et 20ème et qui, pour la plupart ne servent pas de sandwiches ni aucune alimentation.

                      Pour ce qui est de la fréquentation, j’observe que le mélange des populations est plus marqué chez les asiatiques que chez les Kabyles qui servent essentiellement des Kabyles et des Maghrébins.

                      Quant au système d’acquisition, il n’a rien à envier au monopole des Auvergnats en particulier celui de Richard qui non seulement forme et fournit les produits de base mais aliène les bistrotiers par un système de prêts et d’exclusivité. (cafés Richard, Vins Richard, plats conditionnés Richard, etc.
                      Car il ne faut pas s’y tromper, la plupart des repas servis dans les bistrots « bien de chez nous » sont préparés à l’avance dans des ateliers industriels, surgelés ou conditionnés sous vides. Même les restaus de la chaîne Flo ne sont plus que des ouvreurs de sachets ou de barquettes en plastique.

                      Tout ça pour dire que les commerçants« chinois » et leurs systèmes ne sont ni pires ni meilleurs que tous les autres.

                      •  C BARRATIER C BARRATIER 10 septembre 2011 19:25

                        Bravo les chinois, ils bossent, ils se libèrent de la dépendance des banques par une solidarité entre commerçants. Devrait on d’ailleurs dire chinois ? Ils sont français pour la plupart dit l’auteur. On ne dit pas les bretons, les italiens, les occitans, les arabes...on dit les restaurateurs, les bars tabacs...Les meilleurs gagnent comme partout, et ici sans violence, sans colonisation armée, sans conversion obligatoire à une religion comme d’aucuns l’ont fait.
                        Ces immigrés là apportent à la richesse du pays.
                        Il y a toujours des leçons à prendre quelque part.
                        N’oublions pas que les Français réussissent souvent à l’étranger, parfois en changeqnt de nationalité, et avec des méthodes semblables. Tout le continent américain qui réussit plutôt bien a été construit par des "immigrés (au CAVADA, aux USA, au BRESIL, au MEXIQUE, etc...
                        Un peu comme si les immigrés avaient plus de punch que les autochtones.
                        Les persécutions religieuses en FRANCE ont produit des émigrations bénéficues aux Pays Bas, en Allemagne, en Suisse, etc, provoquant un développement économique qui du coup ne se faisait pas chez nous.
                        Vivent les échanges, moteurs du progrès.


                        • sparte sparte 11 septembre 2011 11:13

                          Les persécutions religieuses en FRANCE
                          ________________________________
                          vous avez dit « persécutions » sans doute est ce ... involontairement ,


                        • COVADONGA722 COVADONGA722 10 septembre 2011 20:27

                          Yep ils font ce que faisaient les auvergnats et d’autres avant eux , ils payent leurs taxes
                          et respectent la loi oui bon ben alors ! no comment
                          j’ai vecu 15 ans en bordure 12/13 ardt paris forte colonie asiatique sont ni pire ni meilleurs
                          que d’autre ah si une constante ILS FOUTENT UNE PAIX ROYALE A LEUR VOISINAGE !
                          perso quitte à cohabiter je les prefererais plus nombreux ici à marseille ;


                          • arobase 10 septembre 2011 21:16

                            il y a des villages français déjà acquis à 100 % par des belges, des allemands, des anglais.... l’argent n’a pas de nationalité. bientôt ils vont rebaptiser les rues.


                            dire que beaucoup craignent l’invasion islamique !! avec quel argent ?

                            quand sarkosy verse des aides (nos impôts) aux grosses entreprises, ce n’est pas le produit d’un accroissement de leurs ventes qui va dans la poche des actionnaires étrangers mais ces aides puisque la balance de l’exportation est déficitaire alors que les profits de ces messieurs augmentent.

                            quand ils ont fini de piller ou que l’état cesse ses aides, ils ferment les usines et délocalisent vers des lieux plus propices !!

                            la France est à vendre. comme la grèce.

                            • condor condor 10 septembre 2011 22:21

                                il ne faut trop s’inquiéter pour les patrons des tabac bars , ils sont beaucoup 

                                    mieux dans leurs nouvelles maisons à MARRAKECH  .


                              • condor condor 10 septembre 2011 22:26

                                il ne faut pas trop s’inquiéter pour les patrons des tabac bars ,ils sont beaucoup mieux dans leurs nouvelles maisons à MARRAKECH


                                • Yohan Yohan 10 septembre 2011 22:56

                                  Les chinois ne se mettent pas au RSA, bossent et prennent des risques. On ferait bien de prendre exemple sur eux. En bas de chez moi il y a un bar tenu par des chinois. C’est le plus franchouillard du quartier. En plus, ils sont souriants et n’ont pas les mauvaises manières de nos loufiats. Je vote chinois, ça va sans dire....


                                  • sparte sparte 11 septembre 2011 10:39

                                    Beaucoup de hoax ici :

                                    car les Chinois sont fiers de leur race : ils ne prennent pas la nationalité française ... prennent juste les allocations , la sécu etc.

                                    ils ne s’intègrent pas  : gardent leurs langues et continuent à l’apprendre aux enfants

                                    notre naïveté les hallucinent ...

                                    Ils font appel aux banques françaises ... le taux est tellement bas que les parrains préfèrent investir ailleurs leurs capitaux, la tontine c’est fini depuis longtemps, et les indépendants ne pas dépendre d’une mafia

                                    et les triades préfèrent aussi avoir des ouvriers chinois qu’ils exploitent
                                     : rien à voir avec la solidarité des auvergnats c’est le cas dans les taxis : les gars sont ouvriers et non proprio de leurs plaques ; rendez vous dans des parkings pour manger le bol de riz du boss apportée par autos ... au passage : ramassage de la « monnaie »

                                     « pour les resto c’est idem Flo
                                     » il y a beaucoup de faux la dedans : à part des chaines qui ont leurs centrales d’achat et qui en sont revenus de la cuisine centrale ( les contrôles de la Concurrence et des Prix ont agi et c’est bien ) la restauration française est authentique ; mais les canards laqués des banlieues sont fabriqués dans des cuisines centrales souvent dissimulées dans des appartements ... TVA à 0 % les serveurs sont des ouvriers d’une autre ethnie ... mal payés !

                                    s’ils choisissent des commerces où le cash circulent c’est pour faire du BLACK d’autant plus facilement et ne pas payer la « sécu » : Ils travaillent « en famille », quitte à faire venir des « frères et soeurs » de Chine qui évidemment ne sont pas déclarés : allez vérifier lors d’un hypothétique contrôle d’USSaf que la Chinois qui tient la caisse « juste pour dépanner ma soeur qui est partie chez les enfants à l’ecole » et on a droit aussi au baratin  : " moi habite dessus chez famille « 

                                    le Chinois peut travailler au black et être inscrit au chômage en même temps , ( le paki et le nord africain aussi ) ça le dérange pas 

                                    TOUJOURS quand ils acquièrent un bar tabac ou il y a des serveurs et employés français ( cuisiniers etc.) les Français sont virés rapido
                                    ... bienvenu à Pole Emploi finis le plat du jour tradi français ...

                                    tout ça c’est du vécu pas de l’ idéologie

                                     » vive les échanges moteur du progrès " comme disent les ignorants

                                    et hop là !

                                    et


                                    • Erik 12 septembre 2011 10:19

                                      La question essentielle est la suivante :
                                      Existe-t-il oui ou non une concurrence déloyale entre le quidam francais et les chinois désireux, tous deux désireux d’acquérir des bars tabacs ?
                                      (1) Rarement les francais disposent de soutien financier (genre tontine) et donc ils sont bien obligés de s’en remettre aux Banques pour pouvoir lever des fonds afin d’acquérir ces fonds de commerce. Compte tenu de la situation bancaire générale, cet objectif est presque irréalisable. Toutefois, pour cet aspect, nullement est ce la faute des chinois de disposer de cet atout, les francais devraient être plus solidaires, plus ingénieux pour lever des fonds.
                                      (2) Plusieurs mails abordent cette question : les chinois acquittent-ils toutes les charges sociales requises pour la gestion de ce genre d’établissement ? Il est vrai que les doutes ne manquent pas sur ce point
                                      C’est cette question qui mérite d’être posée et approfondie. Que dit l’URSSAF ?
                                      Dispose-t-on d’une étude détaillée sur le sujet et les impacts possibles ?


                                      • sparte sparte 12 septembre 2011 16:28

                                        Petite réponse ( il se trouve que j’ai une expérience de ces questions, pas une posture idéologique ) :

                                         1 ) lire mon commentaire précédent !

                                         2 ) il n’y a plus guère de « tontine » ; les clans chinoiscréent des « succursales » avec des ouvriers ; la tontine c’était bon au début pour s’entraider

                                        une famille chinosie peut développer son commerce en commençant petit et en se soustrayant à l’impôt et aux charges sociales : c’est pourquoi elle se met dans une activité à « espèces » comme la restauration, mais vous ne la verrez pas dans la teinturerie par exemple  ; une fois dégagée une somme suffisante, on peut vendre et acheter plus grand, comme un bar tabac : et là les banques prêtent ; le black accumulé sert alors pour financer les travaux, les frais de démarrage etc .
                                         
                                         2 ) non : les Chinois fraudent la sécu , comme les paki etc. ils n’ont pas cette « culture sociale » que nous avons. L’ URRSaf s’en fiche et elle n’ose pas débarquer dans ces commerces ; les contrôles se font sur « rendez vous » ... ou exceptionnellement ... mais que répondre à : c’est ma soeur que j’héberge et ma cousine qui est en visite ?

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