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Accueil du site > Actualités > Economie > L’Allemagne sauvera-t-elle le monde ?

L’Allemagne sauvera-t-elle le monde ?

A l’heure où les responsables américains s’interrogent quant à la poursuite des baisses de taux quantitatives pour tenter de relancer une économie qui ne parvient toujours pas à se rétablir, l’Allemagne affiche pour sa part une croissance impressionnante de 2.2% au deuxième trimestre 2010. La "locomotive de l’Euro" - expression empruntée au Financial Times - ainsi alimentée par un secteur à l’exportation hyper compétitif devrait rétablir une Union Européenne à la traîne et, par delà notre continent, cette solide machine devrait tirer l’ensemble de l’Occident hors de la dépression en exportant vers le reste de l’univers... Et tant pis si cette croissance (en base annualisée) de près 9% représente un chiffre tout à fait inhabituel pour une nation riche à l’économie moderne et intégrée évoluant en outre dans un contexte de crise globale. En fait, une croissance si impressionnante devrait inquiéter les allemands. 

Les écarts enregistrés par les statistiques économiques de ce pays sont-ils souhaitables ? Une croissance qui excèdera 3% sur 2010 après une contraction légèrement inférieure à 5% en 2009 et une évolution imprévisible pour 2011 est-elle saine alors même que cette locomotive allemande est conduite selon des décisions prises hors du pays ? Car ce triomphe allemand est entièrement redevable aux stimuli mis en place au sein des économies développées et à des taux d’intérêts très bas générateurs d’immenses liquidités stimulant la consommation des pays émergents. Si la question de la pérennité d’une telle croissance est pertinente, il est aujourd’hui fondamental pour les allemands de se rendre compte que leur niveau de vie est totalement dépendant de l’appétit de consommation de nations souvent situées à des milliers de kilomètres de leur pays ! 

L’Union européenne offre du reste un contraste saisissant entre une Allemagne au centre de toutes les attentions et un pays comme la France dont l’activité économique bénéficie d’une reprise solide et régulière en toute discrétion... La comparaison des chiffres bruts de croissance entre ces deux nations ne serait certes pas tout à fait significative au vu de leur conjoncture démographique différente. En effet, les retombées d’une population allemande stagnante et d’un dynamisme des naissances français (permettant de situer à un avenir plus ou moins proche une France plus peuplée que l’Allemagne réunifiée) seront incontestables du point de vue de leur performance économique respective au cours des décennies à venir. Pour autant, l’économie française a d’ores et déjà constamment surpassé l’économie allemande en terme de croissance du P.I.B. ces dix dernières années. De plus, et c’est là une différence quasiment vitale entre les deux pays, l’économie française - qui tire certes également profits de ses exportations - bénéficie par ailleurs d’une demande intérieure dynamique enviable. Une consommation intérieure autonome est en effet un précieux facteur de stabilité économique à long terme d’un pays car le paysage global actuel est composé de nations qui n’ont d’autre alternative que d’opérer des relances à l’exportation les rendant tout à la fois dépendantes du bon vouloir des acheteurs étrangers et de manipulations de leurs taux de change...

Cette stabilité - et sérénité - économique française s’est ainsi traduite par une contraction (-2.6%) moins importante en 2009 que celle d’une économie allemande (-4.7%) qui se redresse évidemment de manière nettement plus spectaculaire en 2010 à la faveur d’un bond de ses exportations. Cet équilibre inhérent à l’économie française lui permet du reste de vivre en dépit d’un déficit commercial, il est vrai relativement faible, lui-même facteur de croissance Européenne et internationale puisqu’il reflète un secteur des importations dynamique. En comparaison, l’Allemagne serait au bord de l’implosion si elle n’enregistrait que deux mois de déficit commercial !

Pourquoi est-ce donc la France qui est continuellement sous le feu des critiques et qui est quotidiennement exhortée à réduire ses déficits pendant que la locomotive allemande, elle, ne cesse d’être encensée ? Les déficits français ne contribuent-ils pas directement à soutenir la production allemande ? Par ailleurs, les endettements public et individuel français n’ont jamais hypothéqué la capacité de remboursement d’un pays dont le secteur bancaire est, de surcroît, resté sobre durant les années de forte expansion. L’Allemagne, dont les banques ont pris tous les risques en Europe centrale et de l’Est, ne saurait en dire autant... C’est pourtant la France qui semble constamment sur la sellette, critiquée par la Commission Européenne et par le F.M.I. pour miser sur une croissance de 2.5% en 2011 qui lui permettra de résorber son déficit de deux points. Prévisions (tout récemment ramenées à 2%) qui ne sont en rien irréalistes en cas de reprise de l’activité globale sachant que c’est la croissance mondiale (et pas seulement la française !) qui serait affectée par une aggravation éventuelle de la crise.

Les performances économiques de la France restent très stables puisqu’elle croît de l’ordre de 2% l’an sur le long terme alors même que la croissance allemande moyenne ne cesse de diminuer depuis le début des années 90 (tout en connaissant des soubresauts volatils) et que sa production souffre d’une évolution irrégulière. C ’est donc plutôt la situation allemande qui devrait être l’objet de préoccupations car c’est ce pays qui devra à moyen terme régler sa dépendance à ses exportations tout en affrontant des défis démographiques.


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19 réactions à cet article    


  • Dzan 11 octobre 2010 12:02

    Cocorico
    Plus on pédale moins vite, moins on avance plus vite !

    Nous n’avons plus d’industrie lourde,
    Plus de fabricants de motos, de gardening ( motobèche, tondeuses, etc...) de voitures de luxe,Plus d’optique ( où sont passées les firmes Beaulieu, Angénieux) de machines-outils.( nous avions Ernault Somua, les fraiseuse Rouchaud, etc...)

    Et nous sommes meilleurs que les Allemands ?

    Croissance de 2,5% ? alors qu’avec le rabotage des « niches » fiscales genre isolation des maisons, et développement du photovoltaïque, vont plomber les entreprises ?

    Quand l’Allemagne, vend son TGV Siemens, la clique de l’Elysée crie au scandale.
    De quel droit.

    800 millions d’ Euros vont ètre donnés au tricheur de Corbeil Essonne pour sa danseuse aérienne invendable.

    Ainsi va la France de la Tsarkozie, et vous la située, meilleure que la solide Allemagne. ?
    C’est une plaisanterie, ou je suis ignare.

    Ce qui est possible, je n’ai pas fait les grandes écoles.


    • Diablo150 11 octobre 2010 12:51

      On ne peut pas juger de l’économie d’un pays de plus de 60 millions d’habitants en ciblant quelques secteurs en particulier.

      Personnellement je suis dans la construction métallique, ce que je vois c’est qu’une bonne partie de nos machines outils viennent de l’étranger (principalement d’Italie), de même que l’outillage (Hilti, Makita, ), même si il y a Facom...acheté par des américains...

      Mais il y a également des contres exemples avec des entreprises mondiales dans le BTP comme Vinci et Bouygues.

      Il faudrait pas grand chose pour dire exactement le contraire de ce que tu avances en prennant un exemple bien ciblé.


    • Proudhon Proudhon 11 octobre 2010 18:46

      @dzan

      Je ne sais pas pour les autres, mais Angénieux existe toujours. Il a été racheté en 1998 je crois par le groupe Thales et est devenu Thales-Angénieux.

      Il fait encore quelques zooms télé et pas mal de zooms cinéma dont le fameux 24X290, la coqueluche des cinéastes. Le Grand Angle 17X80.
      Des zooms cinémas prévus au départ pour la caméra RED, 16X42 et 28X76, moins chers que les 30X80 et 15X40 originaux. L’étude de zooms pour le Cinéma 3D est aussi en action.

      Et du côté défense, différentes jumelles de visions nocturnes et quelques zooms pour la surveillance militaire.


    • Odal GOLD Odal GOLD 11 octobre 2010 22:46

      Je crois que Michel Santi roule pour les banques et les multinationales, c’est à dire en fait pour un Tiers-monde à l’échelle de la planète. Définition du Tiers-Monde : quelques très rares ont l’argent, donc la justice, la santé et jouissent en plus de la misère extrême matérielle et intellectuelle des multitudes. Ces multitudes connaissent aussi facilement les douceurs et les bonnes manières des flics style Zimbabwe par exemple.

      Les 3/4 des articles de Michel Santi relèvent d’une germanophobie (comme une idée fixe) qui, d’après lui peut-être (?), devrait le rapprocher de tout le reste du monde. Il est vrai que dissoudre l’Allemagne (qui est le centre de l’Europe) aboutirait logiquement à dissoudre enfin pour de bon les autres nations européennes, toute autre valeur, et toute notre mémoire - autre que les notions d’argent et celles propres aux multinationales.

      Nos politiques de droite comme de gauche sont devenus les VRP et les kapos des multinationales et des banques. Dans la hiérarchie du milieu, Michel Santi a certainement un galon de plus que nos politiques, pourtant tous bien accros à cette drogue dure.

      Dans la vidéo ci-dessous, on peut entendre Michel Rocard (PS) à l’université d’été du MEDEF proférer doctement :

      « Le seul milieu qui connaisse quelque chose au monde extérieur, ce n’est pas vraiment les journalistes ; ce n’est pas les hommes politiques, ils ne sont référés qu’à leurs seules traditions ; ce n’est pas le monde salarial et ses syndicats ; ce n’est pas les intellectuels, trop sensibilisés à leur langue et à leur culture ; c’est vous les patrons. »

      Puis :
      « Et l’urgence c’est qu’il va falloir finir par tomber d’accord pour dire que les souverainetés nationales ont dépassé leur stade d’efficacité, elles entrent dans la période de la nuisance. »

      >>>  Socialistes et patronat unis pour le mondialisme et les multinationales

      Pour donner un simple exemple de la dépendance, des hallucinations et autres ravages que peut entraîner cette drogue dure qu’est le rêve ultra-libéral, ainsi : plus des 3/4 des américains sont réellement persuadés de devenir eux-même, un jour, des millionnaires !! !!!


    • isabellelurette 11 octobre 2010 13:01

      J’ai un peu de mal à prendre tous ces chiffres officiels, de croissance, de chômage, ... pour de l’argent comptant.
      J’ai un peu de mal à accorder du crédit aux analyses et réflexions basées sur ces chiffres.


      • plancherDesVaches 11 octobre 2010 14:32

        Hé bien, très chère, nous sommes dans un monde capitaliste. (sauf la Corée du Nord, et encore...)
        Donc, tout ce qui compte au monde est le fric, le flouze, l’oseille, l’artiche, le pécule, le grisbi,...

        L’humain compte donc en fonction du fric qu’il possède et ce fric fait commettre tant d’assassinats et de corruption que ça en devient presque marrant.

        Ce système est très efficace. La preuve, il a tellement bien fonctionné que les peuples se sont vus endetter pour plusieurs (voire des dizaines comme en Islande) générations...

        Alors, évidemment, chaque pays truque ses chiffres pour commercialement dire qu’il a la plus grosse. Croissance...
        Un truc de mec, je reconnais. Mais bon, au niveau mensonge, il est clair que les femmes ont deux paires de lèvres dont une pour mentir, et une autre pour se faire pardonner.

        Vous aurez donc beau retourner le problème dans tous les sens, le fric s’imposera à vous quelque soit la volonté ou même l’inaction que vous aurez.
        Car, avec l’inaction, les intérêts courent...

        Lorsque Lordon parle de prise en otage, ce que j’écris depuis plus de deux ans maintenant en commentaires, il vient simplement de réaliser et le dit aux autres...


      • Marquis d'Anteaux Marquis d’Anteaux 11 octobre 2010 17:29

        La différence, entre la France et l’Allemagne, c’est qu’un €uro versé à l’impôt est un €uro réellement mis au profit du bien collectif.

        En Allemagne, on paie beaucoup d’impôts sur le revenu (beaucoup plus qu’en France) et moins de charges salariales. Ce qui est bien, c’est que l’on voit que cet argent est bien utilisé. Routes bien entretenues, centre-ville propres, etc.
        J’ai passé 3 ans en Allemagne. Je n’ai jamais regretté de payer mon impôt au vu de ce qu’on en faisait.

        Par contre, quand on paie son impôt en France, on se demande où il part. Pour ce qui est de la valeur morale et du respect du bien collectif, nos chers homme politiques (de droite comme de gauche) feraient bien d’aller prendre exemple du côté de l’Allemagne.

        L’été dernier, Ulla SCHMIDT, Ministre de la Santé a créé un véritable scandale politique lorsqu’on a appris qu’elle avait abusé des deniers publics. Son crime ?
        Être partie en congés en Espagne avec son véhicule de fonction...
        Montant du forfait : environ 1000 € de carburant

        Ce respect du bien public se retrouve à tous les niveaux.
        Il n’est pas rare de voir des fleurs ou des citrouilles toutes seules au bord des routes.
        Si on veut en prendre, on met quelques pièces dans une boîte et on part avec ce que l’on a payé. Tout le monde respecte la règle.
        Du coup, on paye les articles bien moins cher car on ne majore pas le prix pour rémunérer un clampin à surveiller la marchandise.

        Ce respect, pris dans la globalité, enrichit la population.
        Car la collectivité n’a pas à payer les incivilités (réparer des abris bus brisés, repeindre des murs taggés, etc.).
        Car les magasins ne majorent pas les prix pour compenser les vols à l’étalage. Comparez le prix du même chariot de courses en France et en Allemagne.

        Il faut bien comprendre que si je cherche à tirer profit de la collectivité par un moyen illégal (je pique dans un magasin, j’arnaque mon assurance, je vole des fleurs sur un rond-point, je me fais plaisir en casant un abri-bus), je vais peut-être m’enrichir à titre personnel.
        Mais là où je vais gagner 100, la collectivité perd dans sa globalité 100 + x.
        Chaque acte d’incivilité appauvrit la collectivité.

        Les Allemands l’ont compris depuis belle lurette.
        Et cela participe grandement à leur niveau de vie !


        • plancherDesVaches 11 octobre 2010 18:00

          Dire que l’Allemagne s’est quasiment fait rasée en 1945..

          Ca donne envie aussi de se faire raser pour reconstruire...

          Et, de plus, les Allemands ont ELU un dictateur qui dépasse de loin notre président actuel...

          Te dire comme ils sont bien dociles et n’ont jamais eu un 1789... On leur a fourni un aussi bien.

          Tu connais beaucoup d’Allemands, ceci dit.. ???
          Et bien .. je vais te dire, je préfère un Allemand qui, comme un Belge, préfère faire la fête hors de son boulot car là, il ne plaisante pas, qu’un rétréci de l’esprit comme toi.


        • plancherDesVaches 11 octobre 2010 18:02

          Dedieu : je n’ai pas retrouvé cet article de début 2009 où la Chancelière avait calculé que si l’évasion fiscale n’existait pas, son pays n’aurait plus de déficit au bout de DEUX ANS...

          Civilité de mes couilles. C’est bon pour les pauvres.


        • ARMINIUS ARMINIUS 17 octobre 2010 09:31

          Bien vu marquis, je ne pourrais qu’ajouter que les chefs d’entreprise allemands ont un sens aigu de leurs responsabilités vis à vis de leurs collaborateurs, à cette fin l’entreprise doit rester pérenne et tout le monde se retrousse les manches en cas de coup de tabac, depuis longtemps on a fait comprendre à chaque employé, du bas au haut de la chaine , que son rôle est aussi indispensable quelque soit son niveau...et ça marche J’étais en Allemagne le jour ou Tapie racheta Adidas, jamais je n’ai ressenti une aussi grande inquiétude, chaque Allemand se sentait concerné, d’autant que mes réponses à leurs questions n’étaient pas rassurantes... on est loin de connaître cela au(pourtant) pays des trois mousquetaires...


        • plancherDesVaches 11 octobre 2010 18:16

          Ne nous cassons plus le tronc, chers pauvres, il suffit de lire :

          http://contreinfo.info/

          Les capitaleux sont morts.


          • pmxr pmxr 11 octobre 2010 19:03

            « tout en affrontant des défis démographiques » ... ca résume !


            • Daniel Roux Daniel Roux 11 octobre 2010 19:44

              La différence entre les Allemands et les Français ne sautent pas aux yeux. Des 2 côtés de la frontière, les gens se ressemblent assez. En proportion, il y a autant de types sympas et autant d’imbéciles avec toute la gamme entre les extrêmes.

              La différence fondamentale se situe dans le caractère des élites.

              Par exemple, les hommes politiques allemands ne donnent pas l’impression de haïr le peuple. Ils en seraient même plutôt fiers. En fait, ils se ressemblent. Ce qui ne veut pas dire qu’ils sont tous formidables mais ils se trouvent formidables. Un autre exemple, « Le gouvernement allemand estime prudente la prévision de croissance de 1,2% pour 2010 », en réalité ce sera beaucoup plus. On gère dans la prudence quand on a l’honneur d’être un élu du peuple.

              Par contre, en France, les élites détestent le peuple et lui trouvent tous les défauts. Beaucoup ne cessent de voler, de frauder le fisc, de trafiquer les influences, de s’entendre illégalement, de mentir, de manipuler, d’empoisonner même avec leurs saloperies chimiques, mais cela ne les empêchent pas de juger les Français qui n’en peuvent plus de leur arrogance « revendicatifs ». Les élites Françaises n’ont pas hésiter à voter les pleins pouvoirs à Pétain en 40 puis après leur retour sous Pompidou, à fraterniser avec l’ennemi économique anglo-saxon jusqu’à imposer leur système destructeur pour mieux punir les Français de leur avance sociale.

              Et oui, nos pires ennemis sont nos dirigeants, rancuniers qui n’ont jamais pardonné le succès en 1936 du front populaire, les congés payés, les 35 heures, les retraites, la Sécu et tout ce qu’ils essaient de détruire depuis si longtemps.

              Ne votez plus pour les collabos.


              • Gandalf Tzecoatl 11 octobre 2010 20:01

                La bonne question qu’il aurait fallu se poser est :


                « L’Allemagne détruira-t-elle le monde ? »

                Car sa volonté d’obtenir les meilleurs comptes possibles, qu’ils soient publics, déstabilisent les comptes publics de ses partenaire européens. Qu’ils soient commerciaux, permettent à la Chine de poursuivre sa politique d’acquisition des produits manufacturiers allemands afin d’inonder la planète de ses produits de consommation et de déstabiliser les autres grands comptes commerciaux de la planète.

                Bref, ses succès qui engendrent son conservatisme libéral, son aura que les idiots se complaisent à vanter (ouf, Santi n’est pas de ceux-là), et son pouvoir dans les négociations, ne permettent qu’aux autres de continuer à générer de de la misère afin de tenir des comptes tout aussi misérables.

                Nous avons encore pour quelques mois une BCE qui rachète de la dette publique des PIGS, assurant le service minimum. Si celle-ci revient dans le giron allemand, qu’adviendra-t-il ?

                Faudra-t-il que tout l’Europe s’aligne sur les salaires minimaux allemands, à savoir aucun ?

                • Augustule pipo 11 octobre 2010 21:56

                  L’Allemagne n’est ni plus ni moins que le bras armé (économiquement) des USA en Europe.
                  Ca fait 50 ans qu’on nous bassine avec le modèle allemand et le fameux couple franco-allemand, qui n’existe pas !

                  La question est qui gouverne réellement l’Europe ?

                  La réponse est ici !


                  • fifilafiloche fifilafiloche 17 octobre 2010 18:39

                    Les Allemands sontt exemplaires par la capacité des générations les plus âgées à comprendre sa réalité démographique et à en accepter les efforts budgétaires. Il semble que le niveau d’éducation économique et la conscience de solidarité intergénérationnelle y soit plus développée.


                    Si les chiffres du second trimestre montrent que le choix du chemin le plus difficile porte ses fruits, il ne faut pas oublier que l’Euro sur la période a perdu 25% de sa valeur, (1,51 à 1,18 USD) ce qui aurait un effet dopant sur n’importe quelle économie exportatrice. On ne peut donc en tirer des conclusions de moyen terme.

                    Le résultat de cette conscience supérieure est une influence toujours accrue des Allemands en Europe, alors que nous nous déclassons toujours plus vers les wagons de queue des pays méditerranéens dont la solvabilité dépend des liquidités émises par la BCE : Portugal, Grèce et Italie.



                    • moebius 17 octobre 2010 22:57

                      efforts budgétaires ? je ne crois pas a cette logique perverse de l’effort« et du »serrez vous donc davantage la ceinture" cette logique est plus géographique que strictement laborieuse et morale. On sait l’importance de la proximité dans les échanges commerciaux et on a eu tentance a les souséstimer., L’Allemagne c’est une orientation économique et politique vers l’immensité orientale, c’est l’ouverture de l’Europe dans ce sens géographique et que c’est plutot bouché et lointain a l’ouest et que le sud et le pourtour méditerraneen et au dela n’est pas encore une zone stable d’investissement mais pour nous qui avons le cul géographe entre deux chaises ce sera une priorité...


                      • moebius 17 octobre 2010 22:59

                        Marseille donc...


                        • COVADONGA722 COVADONGA722 17 octobre 2010 23:19

                          yep
                           Angela Merkel a estimé : « Nous n’avons pas besoin d’une immigration qui pèse sur notre système social ».« Nous nous engageons pour la culture de référence allemande et contre le multiculturel. Le Multikulti est mort ».


                          hé , hé hier la hollande la suede aujourd’hui l allemagne , demain la france ?


                          le dormeur c’est éveillé !

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