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Accueil du site > Actualités > Economie > L’Angleterre choisit le nucléaire : fin de la psychose Fukushima (...)

L’Angleterre choisit le nucléaire : fin de la psychose Fukushima ?

Le Parlement britannique a voté lundi en faveur du développement de l’énergie nucléaire. Une décision à contre-courant de la psychose post-Fukushima (qui a conduit l’Allemagne à sortir du nucléaire) et qui préfigure la construction de nouvelles centrales outre-manche.

« No panic ! » Le flegme britannique aura eu raison du vent de peurs anti-nucléaires qui s’était levé en Europe depuis l’annonce par la chancelière Merkel de l’abandon du nucléaire dans la première puissance européenne.

Flegme britannique et raisons structurelles

Si les militants écologistes et anti-nucléaires rêvaient à un « grand-soir de l’atome » après la catastrophe de Fukushima, la Grande Bretagne a non seulement confirmé son programme nucléaire (comme l’a à plusieurs reprises le gouvernement français), mais a fait un choix beaucoup plus radical.

Le National Policy Statement for Nuclear, voté lundi par le Parlement britannique prévoit la poursuite de l’exploitation des installations nucléaires en activité, mais annonce également la construction de nouvelles centrales nucléaires à travers le pays (sans en préciser le nombre).

De la fin du nucléaire civil à son retour en grâce, le retour de balancier aura été plus rapide qu’escompté, mais est finalement logique dans le contexte anglais au regard de données structurelles à long-terme.

Les réserves pétrolières de la mer du Nord n’étant pas éternelles (et montrant déjà des signes de faiblesse), le Royaume-Uni est (à l’image de la France) une puissance économique et industrielle pauvre en ressources naturelles pour alimenter son économie.

Angela Merkel : un choix politicien ?

Et comme l’économie anglaise est gloutonne en énergie, que les contraintes environnementales et de lutte contre le réchauffement climatique ne favorisent pas l’utilisation d’énergies fossiles pour produire de l’électricité… les alternatives ne sont pas légions.

Si le retrait allemand avait été un signal fort de l’évolution des mentalités outre-rhin et avaient fait pensé à une nouvelle donne nucléaire en Europe, le choix du développement fait par les Britanniques semble démontrer que les puissances européennes (et mondiales) se dirigent plutôt vers le statu-quo.

Au point de se demander quelles raisons ont poussé Angela Merkel a faire un choix aussi radical dans l’urgence et l’émotion d’une situation exceptionnelle. Le gouvernement allemand a-t-il obéi à des logiques politiques (ou politiciennes) en revenant sur le choix de l’atome sous la pression d’une opinion populaire choquée par le drame de Fukushima.


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77 réactions à cet article    


  • tchoo 20 juillet 2011 11:23

    Le plus embêtant, c’est que vous ne compreniez pas pourquoi les allemands ont décidé d’arrêter, les pragmatiques dans l’affaire ce sont plutôt eux !


    • NîmoisNiToi 20 juillet 2011 11:28


      Je me permets de rectifier les fautes de frappe dans le titre :

      L’oligarchie britannique relance le nucléaire : fin de la prise de conscience Fukushima ?

      • Gabriel Gabriel 20 juillet 2011 11:47

        Money is money, it’s purely British. Le gouvernement anglais est formé de libéraux purs et durs donc, la dangerosité, la qualité de vie et l’avenir : NOTHING TO DO !!! Dés l’instant ou cela rapporte …. Des singes sans cervelle qui sont corrompus jusqu’à l’os et aussi bêtes que méchants. Reiser avait raison, il ne mérite même pas la bombe qu’ils vont se foutre sur la gueule ….


        • Ferutif 20 juillet 2011 11:50

          Il n’y a qu’une seule chose que je trouve bizarre de la part de nos voisins anglais, c’est qu’ils fassent confiance à une entreprise en déclin comme EDF. Alors que si ils voulaient faire appel au savoir faire et à l’expertise française,ils feraient mieux de faire confiance à GDF-Suez.


          • Rodac93 20 juillet 2011 13:05

            EDF, entreprise en déclin ? lol

            EDF a construit et exploite 58 réacteurs depuis plus de 30 ans. Le savoir faire de cette entreprise est largement supérieur à GDF-Suez qui ne dispose que de quelques réacteurs en Belgique...

            Combien GDF-Suez a construit de réacteurs ? Zéro (à t=20/07/2011 13:02)

            Le choix anglais est très pertinent !


          • joelim joelim 20 juillet 2011 14:24

            Ferutif a peut-être des nactions GDF-Suez à faire fructifier (sur le dos de l’intérêt général) ?... 


          • JL JL 20 juillet 2011 14:31

            Ferutif ?

            Le Don Quichote des pastèques ?


          • CrabAtome CrabAtome 21 juillet 2011 09:53

            @ Rodac93


            GDF Suez est infiniment plus compétent dans le nucléaire que vous le dites :
            D’une il maitrise quasiment tout le cycle du nucléaire et les corps de métiers qui y sont liés grace à ses filiales : Synatom, Tractebel, Tecnubel, Transnubel, Coynes et Belier, Endel, Fabricom, Electrabel...

            De deux il n’exploite « que » 7 réacteurs en Belgique. Mais la comparaison avec la france est très intéressante. La sûreté des réacteurs Belge est bien plus avancée que celle des réacteurs français : Système à 3 trains complets 100% au lieu de deux, mise en place de système de replis de second niveau bunkerisé à 2 ou 3 fois 100% en cas de perte de toutes les alimentations électriques et diesel (Fukushima) et de la source froide (Fukushima).
            Les réacteurs Belges ont un niveau de sûreté presque équivalent à la 3ème génération. 
            Et pour avoir étudié de près des réacteurs d’à peut près toute l’europe, ils sont loin devant !

            De trois, EdF ne serait rien sans Areva qui détient clairement le savoir technique des unités nucléaire contrairement à ce qui est vendu. EdF n’est plus qu’exploitant et ces capacités d’ensemblier sont à reconstruire (c’est en cour), comme pour tous les industriels du milieux. (sauf les chinois !).

          • Ariane Walter Ariane Walter 20 juillet 2011 12:35

            hé l’auteur, vous êtes au courant de ce qui se passe chez nos amis Anglais ???? La fuite des 80 e-mails dont parle ORION, preuve de collusion entre gouvernement et lobby nucléaire, ne semble pas être parvenue à vos oreilles...
            Vous êtes sourd et aveugle, soyez muet , ce sera parfait !


            • Fananas 20 juillet 2011 19:10

              Jawohl ! Frau Walter
              Danke schön für diesen kommentar !


            • Harfang Harfang 20 juillet 2011 12:40

              And the show must go on !


              • Pyrathome Pyrathome 20 juillet 2011 12:51

                Quelle belle preuve de non démocratie.....dans les milieux autorisés, on s’autorise plein de choses que le peuple n’a aucun mot à dire... où sont les référendums ?
                Moi j’appelle ça, le fascisme et le totalitarisme....c’est bien simple !!


                • joletaxi 20 juillet 2011 13:33

                  Quel scandale !!


                  Les émails du climategate...oups, les émails sur le nucléaire.

                  Il me semble que lorsque l’on s’avisait d’évoquer les révélations des manipulations scabreuses de certains climatologues,révélées par les émails du climategate ,on se faisait traiter de négationniste ?
                  Mais là, pas de problème,c’est un scandale.

                  Je vous signale que les anglais se sont lancés à fond dans un programme qualifié d’ambitieux sur le renouvelable à coup de milliards £.
                  Ils se proposent de produire 25% de leur énergie par ce moyen d’ici 2025.
                  Le seul problème, car s’ils sont « spéciaux », ils ne sont pas complètement à la masse,c’est qu’ils savent pertinemment que l’énergie nécessaire au « baseload » ne viendra jamais de ces filières.
                  Or, les anglais assistent éberlués à la délocalisation de leur industrie en raison de la politique restrictive sur le CO2.
                  Il était donc impossible de recourir aux fossiles pour combler le trou béant dans le mix énergétique,causé par cette politique, d’où la reprise du nucléaire.
                  Quand les écolos se mettent tout seul au coin... ;

                  • asterix asterix 20 juillet 2011 13:41

                    L’égoïsme congénital des Roosbeafs n’a d’égal que celui de la bande à Sarko.
                    Tous les pays un tant soi peu sensés lâchent le nucléaire .
                    Bonne affaire ! On pourra leur vendre de l’énergie à profusion.
                    Mais ...mais elle est empoisonnée votre énergie !
                    Pour ce qu’on en a à faire...


                    • Tonton de La Baffeteuse 20 juillet 2011 13:56

                      C’est le bon sens même.

                      Entre le risque d’un tsunami sur la Tamise et le réchauffement climatique, ya pas photo.

                      Pour l’Allemagne, ce sont les Russes qui seront contents de leur vendre des gigatonnes de gaz pour produire leur électricité.
                      Et vas-y que je t’enfume ... en 2050, on se déplacera en chameau à Berlin.

                      • centurie 20 juillet 2011 17:46

                        Entre le risque d’un tsunami sur la Tamise et le réchauffement climatique, ya pas photo.

                        D’après vous, nous n’aurions le choix qu’entre l’enfumage ou les nucléides ?
                        Vous ne devez pas connaitre les énergies renouvelables et les dernières innovations en matière de géothermie ?
                        Le coût de l’énergie nucléaire est prohibitif, comporte trop de risque grave, une gestion des déchets impossible et des coûts de démantèlement mêmes pas chiffrés, les Allemands l’ont bien compris et ont fait le bon choix, c’est une décision courageuse et de bon sens !


                      • Tonton de La Baffeteuse 20 juillet 2011 18:11

                        d’après ce que j’ai lu il y a quelques temps déjà, l’Allemagne devra recourir au gaz et au charbon pour la majorité du nucléaire supprimé

                        c’est donc bien une décision politicienne basée sur la science des élections
                        le genre de science dont les forces de la nature n’ont que faire



                      • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 20 juillet 2011 15:43

                        Un très mauvais article. En effet, les autorités de Grande-Bretagne se sont contentées de dire, en substance, que « ce serait bien de faire de nouveaux réacteurs ». Mais il n’y aura pas un penny d’argent public pour ces projets qui ne seront donc pas rentables (le nucléaire n’est jamais rentable sans des milliards d’argent public  !)

                        Du coup, il est très peu probable que EDF - qui s’est déjà ruinée en achetant British energy 15 milliards en 2008... juste avent l’effondrement des cours !!! - fasse réellement de nouveaux réacteurs en Grande-Bretagne.

                        En résumé, c’est du bla bla

                        A noter aussi : la France va être en très grande difficulté après la fermeture de 8 réacteurs en Allemagne : en effet, depuis 2004, c’est bien la France qui est IMPORTATRICE d’électricité depuis l’Allemagne. Pire : tous les hivers, les allemands alimentaient des millions de chauffages électriques français : ce ne sera plus possible désormais. Le système débile « nucléaire + chauffages électriques » imposé en France nous mène tout droit au black-out…

                        Cf : http://www.observatoire-du-nucleaire.org


                        • Bulgroz 20 juillet 2011 15:52

                          Mensonges habituels de Stéphane Lhomme.

                          La France est exportatrice nette. Une part de ce qui va en Allemagne est exportée via la Suisse .

                          Au fait, l’observatoire du Nucléaire ? on dit que vous êtes 3.

                          et quand vous vous présentez, vous dites sans rire : « Stéphanne l’homme, président de l’observatoire du nucléaire ».

                          Il ne suffit pas d’observer, il faut comprendre.

                          On peut rester des journées à observer un feu et ne rien comprendre au phénomène de la combustion.


                        • CrabAtome CrabAtome 21 juillet 2011 09:55

                          Le blabla M. Lhomme, c’est votre éternel discours :)


                        • Sunshine78 21 juillet 2011 10:17

                          Bonjour à tous,

                          J’ai été moi même étonné des propos de Stéphane Lhomme à propos de l’importation d’éléctricité Allemande en France. Après quelques recherches j’ai trouvé ce lien :

                          http://observ.nucleaire.free.fr/importations-fra-all.htm

                          La question ne semble donc pas aussi simple....


                        • CrabAtome CrabAtome 21 juillet 2011 11:35

                          Le site que vous citez est le site de M. Lhomme !!!


                          Et il ne faut pas confondre les importations et exportations globale d’un pays par rapport à un autre et les échanges avec une frontière.

                          En effet, l’électricité qui va de france en allemagne peut passer soit pas la Belgique, soit pas la Suisse et n’est alors pas prise en compte ici.

                          Depuis le mois de Mars en tout cas, la france est exportatrice nette vers l’allemagne. Et ce n’est pas près de changer !

                        • Linz 21 juillet 2011 14:14

                          A BULGROZ


                          « La France est exportatrice nette. Une part de ce qui va en Allemagne est exportée via la Suisse . »

                          Quelle est selon vous cette part ?
                          Il parait curieux que le RTE dans son bilan import export avec l’Allemagne impute à la Suisse ce qui serait livré à l’Allemagne et la facture peut être aussi !!


                        • Bulgroz 21 juillet 2011 14:29

                          Linz,

                          Ce qui rentre en Suisse, entre en Suisse, ce qui en sort (Italie, Autriche, Allemagne) est l’affaire des entreprises Suisses. Il est impossible de tracer le chemin de l’électricité EDF une fois entrée dans un réseau.

                          Je signale que parmi les entreprises Suisses qui achètent de l’énergie à EDF, il y a une filiale d’EDF.

                          On peut tout aussi bien acheter en Suisse de l’électricité venue d’EDF via l’Allemagne ou l’Italie.

                          Cela dépend des disponibilités de transit.


                        • Linz 21 juillet 2011 15:09

                          A. Bulgroz

                          Je repose ma question : quelle est dans les exportations de la France vers la Suisse la part qui revient à l’Allemagne. La situation que vous nous décrivez est tellement embrouillée que je m’étonne que vous puissiez en déduire que le solde export import de la France est positif.
                          Ou alors citez nous vos sources indiscutables.
                          Autre remarque :
                          si comme vous le dites le courant français transite par la Suisse, il n’est peut être pas exclus que le courant allemand à destination de la France transite lui aussi par la Suisse venant alors grossir la part allemande dans les échanges France Allemagne. Qui sait ?


                        • Bulgroz 21 juillet 2011 16:54

                          Linz

                          Les données dont on parle sont les échanges physiques entre pays, or, pour faire venir de l’énergie d’un pays à un autre, il y a plusieurs transits possibles.

                          Ce qui compte ce sont les contrats commerciaux et là, les soldes sont exportateurs nets pour la France. Ce sont les données douanières qui confirment cette position nette exportatrice vers l’Allemagne. Même en 2009 et 2010, contrairement à ce que mentionnait Stéphanne Lhomme qui répète les mêmes mensonges.Si des échanges commerciaux sont négociés entre 2 pays, le trajet physique de l’électricité peut passer par d’autres frontières.

                          Ex : L’Italie peut vendre (et a vendu) de l’électricité à la Hollande en exportant à la Suisse. Il suffit des payer les droits de transit correspondants, sans que pour autant aucun électron italien n’arrive jamais en Hollande.

                          http://investigationfin.canalblog.com/archives/2011/06/08/21347626.html


                        • Linz 21 juillet 2011 18:20

                          A Bulgroz

                          Désolé mais nous n’avons toujours pas de réponse précise quantifiée. La réference que vous signalez est des plus ambigues et n’apporte aucune réponse précise. Elle ne fait que mentionner la complexité des parcours physiques de l’électricité en Europe. Dans ces conditions je ne vois aucune raison de ne pas faire confiance aux données de RTE qui montrent sans discussion possible que le solde PHYSIQUE des échanges avec l’Allemagne est défavorable à la France.


                        • Bulgroz 21 juillet 2011 18:50

                          Linz,

                          Page 12 de ce document :

                          https://www.entsoe.eu/fileadmin/user_upload/_library/publications/entsoe/Sta tistical_Yearbook/101124_SYB_2009.pdf

                          vous trouverez sur le schéma graphique les données physiques (puisque vous y tenez tant) pour 2009 :

                          Export FR -Allemagne :10607
                          Export Allemagne -FR :1435

                          donc même en physiques, la France a été exportatrice nette en 2009..


                        • Linz 21 juillet 2011 21:29

                          A BULGROZ

                          En 2009 peut être mais en 2010 et selon RTE :

                          Export : 9,4 Twh
                          Import:16,1 Twh

                          Après cette constatation, je crois qu’on peut en rester là et pour finir et en conséquence traiter Stéphane Lhomme de menteur n’est pas le signe d’une grande élégance.


                        • Bulgroz 21 juillet 2011 22:31

                          Linz,

                          Stéphane Lhomme est un menteur et vous un peu lourd.

                          et vous vous gardez bien de donner une quelconque source.

                          De toute manière, ce débat est dépassé, le solde net des échanges en données annuelles de la France avec tous les pays limitrophes connectés est largement exportateur.

                          Depuis longtemps et encore plus chaque jour.


                        • Linz 22 juillet 2011 18:49

                          A.Bulgroz

                          On attend toujours de vous des données precises quantifiées et de source sure plutot que des invectives rageuses. .
                          Si je suis lourd ,vous êtes vous très leger dans votre argumentation.

                          C’est beau l’attitude d’un croyant


                        • Bulgroz 20 juillet 2011 15:45

                          A l’heure où je vous parle, nous consommons en France 52997 MW.

                          Les éoliennes produisent 1075 MW (2% de ce que nous consommons).

                          Nous exportons :
                          Allemagne : 2016
                          Angleterre : 642
                          Belgique : 916
                          Suisse : 2962

                          et nous importons 300 MW d’Espagne.

                          Notons qu’entre 0:00h et 15:40, la consommation a augmenté de 40% et que la production des éoliennes a diminué de 31%

                          Le rendement des éoliennes oscille entre 12 et 24% de la capacité installée.

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Etienne Marlles


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