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Accueil du site > Actualités > Economie > L’après Cantona : comment pousse la monnaie ?

L’après Cantona : comment pousse la monnaie ?

Vous croyez que la monnaie est créée par l’Etat ?
 
Vous vous trompez : ce sont les banques privées qui créent la monnaie et qui en perçoivent les intérêts. Si c’était l’État qui créait la monnaie comme ce fut le cas après guerre, il pourrait l’investir directement lui-même sans devoir payer le moindre intérêt jusqu’au remboursement. On a appelé cette période : les trente glorieuses  Mais depuis il y a eut des réformes….
 
En 1971 R. Nixon abandonne l’étalon or, il n’y a plus de contrepartie métallique à la monnaie émise. L’argent n’aura dorénavant que la valeur de la confiance qu’on lui accorde ! En 1973 V.G.D’Estain et G. Pompidou réforment la banque de France en lui interdisant toute possibilité d’avance au trésor, la banque de France perd alors son rôle de service public. En 1976 R. Barre décide que l’état payera les intérêts de sa dette au delà du taux d’inflation. En 1993, F. Mitterrand et J. Chirac en application du traité de Maastricht décident que l’état doit obligatoirement passer par les banques privées pour se financer : pour elles c’est le jackpot !
 
La grande majorité de l’argent existe seulement sous forme de chiffres dans des comptes bancaires. Par la loi, ces chiffres ont la même valeur que des billets de banque et des pièces de monnaie. Une petite réserve d’argent réel suffit pour faire face aux besoins courants. La loi stipule le minimum des réserves que les banques doivent maintenir. C’est souvent quelque chose comme 10 % à 20%. Lorsque vous allez faire un emprunt dans une banque, le banquier ne regarde pas s’il a de l’argent à vous prêter : il le crée à la demande. L’argent n’est donc pas fonction de richesses produites mais de crédits, donc de dettes. Si toutes les dettes étaient remboursées en même temps, il ne resterait donc dans les banques que le minimum prévu par la loi. Mais avec les intérêts, il faut rembourser plus que l’argent mis en circulation.
 
Ce qui est terrible, c’est qu’au bout de quelques années l’intérêt à payer est supérieur au capital. L’État doit donc s’endetter sans cesse, et il n’est pas besoin d’être économiste pour comprendre que ce système est sans fin !
 
L’Etat (c’est-à-dire nous tous) a perdu le droit de créer la monnaie et ce sont des banques privées à qui nos "représentants" ont abandonné ce pouvoir décisif, qui encaissent les intérêts. Ce système permet aux rentiers de s’enrichir sur le dos de ceux qui travaillent, ils peuvent ainsi léguer à leurs descendants des revenus substantiels, tandis que les autres hériteront des dettes !
 
La force du système monétaire actuel est que tout le monde croit que c’est le gouvernement qui crée la monnaie, et que les banquiers prêtent l’argent qu’ils ont dans leur coffre. Il est grand temps de se réapproprier le droit de créer la monnaie, pour que l’argent puisse servir au bien commun et non seulement à des intérêts privés.
 
conscience citoyenne responsable
 
http://2ccr.unblog.fr/
 

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35 réactions à cet article    


  • jef88 jef88 8 décembre 2010 12:28

    Trés bon article !
    Vous oubliez néanmoins que c’est sous Giscard-Barre que les salaires ont du OBLIGATOIREMENT être versés par chèques ou virements.
    De ce fait TOUT l’argent en circulation dans le pays passait entre les mains des banquiers.


    • LE CHAT LE CHAT 8 décembre 2010 12:44

      quand l’état a seul le droit de battre monnaie , c’est pas non plus la panacée !
      voyez l’exemple de notre bon roi Philippe le Bel , il y avait déjà tout à l’époque , dévaluation , fausse monnaie , spéculation .... smiley


      • Amada 8 décembre 2010 12:45

        Bonjour,


        merci de rappeler les FAITS. Pour être plus précise, 1992, Maastricht, article 104, devenu, je crois, le 123 dans celui de Lisbonne.
        Qu’aucune personne publique n’en parle (médias, politiques, partis, syndicats, etc) me sidère. Ignorance ou cynisme ? Les deux sans doute...
        Un site qui expose la question et y réfléchis depuis des années :
        Cordialement
        Amada

        • Cocasse cocasse 8 décembre 2010 15:44

          Si, certaines personnes en parle.
          Va sur youtube ou dailymotion, tape « marine le pen loi 1973 » en recherche.
          Elle s’exprime presque systématiquement là dessus à chaque fois qu’elle passe sur un média.
          Si j’avais su, j’aurai pas perdu mon temps chez les alter-écolos...


        • Amada 8 décembre 2010 12:47

          Re-bonjour,


          j’oubliais : deux personnes en ont parlé (ou ont tenté de) sur le plateau de « Ce soir ou jamais »
          d’hier soir, mardi 7. Une première !
          Cordialement
          Amada

          • JL JL 8 décembre 2010 13:13

            De fait, comme vous dites : « En 1976 R. Barre décide que l’état payera les intérêts de sa dette au delà du taux d’inflation. En 1993, F. Mitterrand et J. Chirac en application du traité de Maastricht décident que l’état doit obligatoirement passer par les banques privées pour se financer : pour elles c’est le jackpot ! »

            Et depuis, la dette augmente, augmente ...

            Ceci explique cela ! Et c’est un système diabolique
            .


            • Petitpois Petitpois 8 décembre 2010 14:16

              Très bon article, très (trop ?) facile à comprendre pour le débutant que je suis.

              Aux US, les activistes veulent abolir la FED (banque centrale américaine, en réalité un cartel de banques privées pour la plupart européennes) accusée de tous les maux car c’est la FED qui crée la monnaie sans en créer les intérêts à rembourser, ce qui a comme effet (but ?) d’appauvrir l’Etat et ses citoyens.

              http://www.silverbearcafe.com/private/blueplate/billions_contents.html

              Propriétaires de la FED :

              - Rothschild Bank of London

              - Rothschild Bank of Berlin

              - Lazard Brothers of Paris

              - Israel Moses Seif Banks of Italy

              - Warburg Bank of Amsterdam

              - Warburg Bank of Hamburg

              - Lehman Brothers of New York

              - Kuhn Loeb Bank of New York

              - Goldman, Schs of New York

              - Chase Manhattan Bank of New York

              Ces grandes banques d’affaires ne sont pas les banques dans lesquelles le commun des citoyens américains a son compte. 

              Or nous avons retiré hier notre argent des banques telles que la Société Générale, le Crédit Agricole, etc. Ce sont ces dernières qui sont en France mises en accusation. 

              Il me semble que le terme de « banque privée » utilisé un peu partout est trompeur, car trop vague.

              Questions : 

              - Qu’en est il de la BCE, sachant qu’elle me semble être l’équivalent européen de la FED ? 

              - Qui en est propriétaire ?

              - Qu’elle est sa part de responsabilité dans la crise, et ne se trompe-t-on pas de cible en accusant les banques dans lesquelles sont versés nos salaires et dorment nos maigres économies ?


              • Cocasse cocasse 8 décembre 2010 16:00

                Bonjour, pour ce que j’en sais, la BCE est semblable à la FED, c’est un établissement financier privé, rendant bénéfices à ses actionnaires.
                La BCE met l’argent en circulation à destination des banques secondaires tel « crédit agricole », « société générale », etc, qui elles font les crédits aux particuliers et PME.
                Il y a donc un taux d’intérêt sur l’argent que prête la BCE aux banques, qui elles mêmes ajustent leur taux d’intérêt en fonction.


              • gnarf 8 décembre 2010 14:41

                « C’est souvent quelque chose comme 10 % à 20%. Lorsque vous allez faire un emprunt dans une banque, le banquier ne regarde pas s’il a de l’argent à vous prêter : il le crée à la demande. »


                Faux. La banque doit avoir l’argent qu’elle vous prete, et en plus conserver 10% a 20% en reserve.
                Je me demande combien de Francais croient qu’un banquier peut preter de l’argent qu’il n’ a pas...c’est vraiment inquietant.
                Vous rendez-vous compte que si c’etait comme vous le dites, il ne faudrait pas une semaine avant que tout s’effondre ?

                • Alpo47 Alpo47 8 décembre 2010 14:50

                  Je crois que vous êtes mal informé.
                  Il y a longtemps que cela ne fonctionne plus ainsi.
                  Les banques créent l’argent grâce au crédit, et celui ci dépasse très, très largement la somme des dépôts.


                • Cocasse cocasse 8 décembre 2010 15:52

                  Cette histoire de réserves fractionnaires est très confuse, et je ne suis pas sur de l’exactitude du film. « l’argent dette de paul grignon ».

                  La loi de 1973 / 93, OUI, ça c’est du solide.

                  Ce que j’ai appris, c’est que la réserve est le pourcentage (exemple 8%) devant rester à disposition, tout le reste pouvant être prêté, donc sur un exemple unique, le dépôt fait le crédit.

                  Mais ce système en soi est déjà complètement fou, car le crédit ira alors gonfler l’argent dans un autre établissement financier, et augmentera alors sa capacité de prêt.

                  On a donc bien cette cascade de prêts, mais dire qu’il s’agit de création « ex-nihilo » est une tournure de langage. Dans cette sarabande infernale, c’est le crédit qui fait le dépôt.

                  Dites moi si je me trompe...


                • gnarf 8 décembre 2010 17:05

                  Voila vous avez raison. Les banques ne creent pas d’argent ex-nihilo comme il est ecrit dans ces articles idiots (desole, je suis oblige de le dire c’est idiot).


                  C’est le depot qui fait le credit. Pour qu’une banque vous fasse credit de 100 euros, il faut qu’elle ait recu ou emprunte par exemple 110 euros. Elle garde 10 en reserve et vous prete 100.

                  Mais il n’y a pas creation de monnaie sans contrepartie...a chaque fois il y a une creance en face. La nuance a l’air petite mais elle est fondamentale. 

                  Prenons un exemple plus complet.
                  Une banque A possede 100 euros sur un compte en depot. Je peux donc lui emprunter 90 euros (elle doit garder 10% en reserve). 
                  Avec ces 90 euros j’achete un produit a une entreprise, qui depose ces 90 euros sur son compte en banque a la banque B.
                  La Banque B a donc maintenant 90 euros en depot.

                  Alors forcement, si on regarde les releves de comptes...le premier compte en depot (banque A) affiche 100 euros, le compte de l’entreprise a la banque B affiche 90 euros donc on pourrait croire qu’il y a maintenant 100+90 euros mais c’est absolument faux les releves de comptes ne s’ajoutent pas sinon on compte plusieurs fois la meme chose (votre releve de compte ne vous dit pas ou est votre argent dans le cas present, les 90 euros du compte A sont dans le compte B et oui). 

                  Si on regarde combien il y a vraiment d’argent en circulation :
                  Des 100 euros affiches sur le releve du premier compte, 90 sont immobilises dans un credit dont l’argent s’est retrouve dans le compte de la banque B. Seuls 10 sont disponibles pour retrait immediat.

                  La quantite totale d’argent reel disponible a la fin est la meme qu’au debut....la banque A ne possede que 10 euros, la banque B a 90 euros. Meme si le total des releves de compte indique plus.

                  Nuance fondamentale, et ceux qui disent que les banques creent de l’argent ex-nihilo par le credit ne realisent pas que si c’etait le cas, il y aurait une inflation annuelle a 4 zeros ou plus.

                • Antidote Europe 8 décembre 2010 17:44

                  Vous êtes mal informé. Les banques ne sont tenus que de détenir 4% de fonds propres en réserve, plus différents ajustements qui nous font du 8% de fonds réels. C’est une réglementation internationale décidée à Bâle en Suisse. En outre avant le début de la crise, ce taux de réserve était encore plus bas, fixé à 2%.
                  Ce qui signifie que pour 8% pour cent de dépôt, la banque peut en créer ex nihilo 92% par inscription comptable ( création par anticipation au remboursement complet d’un crédit) pour des particuliers, entreprises, collectivités publiques. « Incroyable mais vrai ». C’est la raison pur laquelle le système bancaire est fragile.
                  En outre la Fed aux Etats-Unis est contrôlée par des banques privées mais peut utiliser la planche à billet contraire à la BCE qui dans ses statuts ne le peut pas. Avec l’effet domino, la situation pourrait vite devenir explosive dans la zone euro. C’est pourquoi les officiels s’acharnent à rassurer et à minimiser la participation au Cantona Krach qui en réalité a pu accentuer une tendance lourde.    


                • Cocasse cocasse 8 décembre 2010 17:56

                  Exactement Gnarf.
                  Cependant, ce système est générateur de problème en soi en raison du très faible pourcentage des réserves fractionnaires. Ce qui est généré « ex-nihilo », c’est le crédit.

                  Exemple avec 10% :
                  Banque A a 100 : garde 10, prête 90 (qui va vers banque B).
                  Banque B a 90 : garde 9, prête 81 (qui va vers banque C).
                  Banque C a 81 : garde 8, prête 73 (qui va vers banque D)......

                  et ainsi de suite, il y a donc rien que là, 244 de crédit, pouvant atteindre beaucoup plus si le cycle se poursuit (j’ai pas fait le calcul).
                  Physiquement, il s’agit toujours des mêmes 90 d’origine qui transitent, mais la quantité d’argent prêtée est beaucoup plus importante, ce qui implique qu’un défaut de remboursement se répercutera sur tout le cycle, chacune des banques n’ayant pas suffisamment de fonds propres.
                  On voit dans ce système qu’une somme minime (ici 100) permet de prêter, de spéculer abusivement. Chaque prêt étant censé générer des intérêts. Les intérêts s’accumulent et peuvent dépasser d’ailleurs ce montant d’origine.

                  Exemple pour le premier mouvement :
                  Banque A a 100 : garde 10, prête 90 (qui va vers banque B).
                  La banque B devra rembourser 90 + des intérêts.

                  Si la banque « inventait » l’argent, cela donnerait avec 10% de réserve :
                  Banque A a 100 : garde 100, prête 1000 (qui va vers banque B).
                  Banque B a 1000 : garde 1000 , prête 10000 (qui va vers banque C).
                  Banque C a 10000 : garde 10000 , prête 100000 (qui va vers banque D)......
                  Ce qui, on le voit, serait un véritable « big bang » monétaire.

                  Je ne suis pas spécialiste, alors merci de commenter cela, au cas où ma démonstration contiendrait des erreurs.
                   


                • Croa Croa 8 décembre 2010 22:16

                  Gnarf,

                  Admettre que d’aussi grossières escroqueries soit la règle, cela parait idiot en effet....

                  C’est pourtant vrai ! smiley

                  D’ailleurs sans création monétaire par le crédit, pas de bulles... Or les bulles sont bien là !


                • kiouty 9 décembre 2010 11:20

                  Les banques ne créent pas d’argent ex-nihilo !
                  Il faut absolument que tous les lecteurs du blog monnaie et tou sles visionneurs de la video de Grignon lisent le livre « L’argent mode d’emploi » de Jorion.

                  Une banque prête l’argent de ses déposants. Elle ne le crée pas. Il est vrai qu"’on a l’IMPRESSION d’une création de monnaie à l’ouverture d’un crédit, mais c’est parce que le déposant et l’emprunteur CONSIDERENT que le même argent leur appartient a tous les deux, alors que c’est faux : la banque dit que l’argent est disponible pour les deux, ce qui est faux, car cet argent n’est pas mobilisable SIMULTANEMENT par les deux. Sur un grands nombre de personnes, la loi des grands nombres fait qu’il y aura toujours assez d’argent chez les déposants pour financer les prêts et mobiliser une somme minimale par ailleurs pour les besoins quotidiens liquides des utilisateurs.

                  Bref, j’explique avec mes mots, mais toute la réfutation de ces théories de création ex-nihilo sont infirmées.

                  Le coup des réserves fractionnaires qui permettent de démultiplier l’argent prêté n’est que purement théorique : il suppose que tous les emprunteurs laissent a leur tour l’argent sur un compte ou il sera a nouveau disponible pour la banque, en le laissant dormir et en payant des interets.
                  Et si les réserves fractionnaires sont déclarées nulles un jour, le coefficient multiplicateur tend vers l’infini, ce qui est stupide : il n’y aura pas de création infine de monnaie et rien n’aura changé à la surface de la terre le lendemain.

                  Si les banques pouvaient créer de l’argent à volonté, elles n’auraient aucun problème à financer leurs pertes dans les subprimes. C’est complètement idiot, deja, de ce point de vue.

                  Mais encore plus fondamentalement, si il n’y a pas de principe de conservation des quantités, et bien il n’y a plus de monnaie non plus, car celle-ci n’aurait alors plus aucune valeur.

                  Il faut cesser de répandre ce mensonge de création ex-nihilo, car il est utilisé par les banques pour attirer l’attention sur elles et éviter de pointer le doigt sur ce qu’elles veulent vraiment cacher : qu’elles prêtent l’argent des déposants et font de confortables bénéfices en profitant du fait que l’argent n’est pas là ou il se trouve à cause de l’organisation de la société qui profite d’abord aux capitalistes-investisseurs, aux patrons au détriment des salariés.


                • Mr Mimose Mr Mimose 9 décembre 2010 12:48

                  Alors Gnarf vous etes plus instruit que notre seul prix nobel d’économie qui déclare :

                   Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents » ( Maurice Allais, Prix Nobel de Sciences Économiques 1988).

                • piroliat 8 décembre 2010 15:19

                  @ gnarf
                  quand vous aurez compris vous serez dans le groupe de tête
                  à courir retirer votre argent de la banque.
                  que le meilleur gagne !
                  cordialement


                  • ELCHETORIX 8 décembre 2010 15:38

                    bonjour et bon article , sauf que c’est inexact de dire que le citoyen ne connait pas qui crée la monnaie , la plupart des gens avertis le savent , sauf peut-être une majorité d’ adolescents qui n’auraient pas de compte en banque !
                    Donc pour restaurer le pouvoir d’émettre de l’argent à l’état donc la Banque de France , il faut que les citoyens élisent des représentants qui prônent celà , la nationalisation des Banques de dépôts et des sociétés d’assurances et un contrôle draconien des banques d’affaires .
                    Ainsi les politiciens sont responsables de cette situation d’asservissement à ce système !
                    Il faut donc , changer de système économique et balayer ce système capitaliste financier !
                    Que se vayan todos ces sbires de ce mondialisme et donc du nouvel esclavage de tous les citoyens des peuples de la planète , pas seulement en FRANCE ou en EUROPE !
                    RA .


                    • Croa Croa 8 décembre 2010 22:43

                      Ce qui est inexact c’est de prendre les français (et autres européens) pour des citoyens !

                      La création monétaire n’est pas au programme des cours d’économies, volontairement simplistes au collège (où un prêt n’est qu’une mise à disposition de l’argent du coffre), ou au contraire très confus voire fumeux au delà (où on vous dit que le système repose sur la confiance mais sans vous dire pourquoi !) Les médias ne veulent pas connaître le rôle des banques et un interlocuteur invité chez eux qui s’aviserait de prétendre expliquer cela est systématiquement disqualifié ! 


                    • ELCHETORIX 8 décembre 2010 23:25

                      CROA , pour le terme citoyen c’est vrai , c’est un peu inaproprié , je voulais dire le peuple , citoyen consommateurs et producteurs de richesses !
                      Quant à la croissance surtout celle engendrée par l’économie de guerre elle doit ralentir quitte à baisser un peu le niveau de vie de tout un chacun , en commençant par ceux du haut de la pyramide sociale jusqu’à ceux la base de cette pyramide !
                      RA .


                    • iris 8 décembre 2010 15:40

                      et si personne ne prends plus de crédit ??


                      • Morpheus Morpheus 8 décembre 2010 16:44

                        Bon article, qui œuvre à faire prendre conscience et à informer sur les principes du système bancaire.

                        J’irais plus loin encore dans l’analyse, en affirmant que cette mise sous tutelle des états par le biais de la dette publique n’a pas pour seul objectif de faire du fric. L’argent est le pouvoir, et l’accroissement de dettes des états envers des organismes privés (banques et multinationales déjà beaucoup plus puissantes et riches que les états eux-mêmes) permet à ces derniers de contrôler et diriger la politique des états. Ce sont ces mêmes banques qui ont encouragés tous les états et leurs dirigeants à tabler sur l’emprunt. Exactement comme les banques et organismes financiers encouragent la consommation par le crédit.

                        Le but est de mettre les états en faillite et sous tutelle, pour imposer dans un premier temps des politiques de « réforme » (le FMI et la Banque Mondiale - deux instrument puissants avec l’OMC, et qui sont les armes des banques contre les états), des politiques de réduction budgétaire (des états) ayant pour intérêt, d’une part, privatiser, d’autre part rendre de plus en plus inefficace et médiocres les services publics.

                        Rendus ainsi inefficaces, médiocres et impuissants aux yeux des citoyens, il sera aisé de venir proposer une gouvernance mondiale (souvenez-vous des discours de Sarkosy et de Bush père et fils concernant le « Nouvel Ordre Mondiale que personne ne pourra empêcher »).

                        Mais ne vous y trompez pas : cet ordre mondial sera (est déjà) dictatorial. Il sera déguisé en démocratie, mais une démocratie de façade.


                        • epapel epapel 8 décembre 2010 17:06
                          Création monétaire par le système bancaire et financier  De la monnaie scripturale bancaire 

                          La monnaie banque centrale déposée sur un compte bancaire reste utilisable aussi facilement que si elle était en poche : lorsqu’un client A, disposant d’un compte dans un établissement financier F, souhaite verser de l’argent à un autre client B, il lui suffit d’informer la banque (par un chèque, une communication électronique par carte bancaire, ou tout autre moyen) qu’elle doit diminuer le compte de A et augmenter le compte de B de la même somme. La compensation permet au mécanisme de fonctionner aussi si B est client d’un autre établissement financier G.

                          Tout se passe comme si le droit de tirage que l’établissement F accorde à son client A était une monnaie distincte, mais de même valeur, que la monnaie banque centrale.

                          À partir de là, on voit que la création de monnaie scripturale est très simple : c’est un simple jeu d’écriture comptable d’augmentation des sommes au crédit du client A, légitime dès lors que les règles comptables sont respectées. La destruction de cette monnaie est tout aussi facile.

                          Création de monnaie scripturale par les dépôts, destruction par les retraits 

                          Un simple dépôt de billets dans une banque crée de la monnaie scripturale, pour le montant ajouté au crédit du client.

                          Or, dans ce cas, les billets de banque de la banque centrale qui ont été déposé n’ont pas disparu pour autant. La quantité de monnaie totale en circulation a doublé. La banque peut utiliser comme elle l’entend les billets qui sont en dépôt chez elle, pour autant qu’elle respecte la possibilité pour le client de retirer son argent dans le délai convenu (à tout moment et immédiatement pour un dépôt à vue, notamment).

                          Inversement chaque évènement qui réduit le montant du compte d’un client sans augmenter celui d’un autre (un retrait d’argent par exemple) détruit la monnaie scripturale pour le montant correspondant.

                          Création de monnaie scripturale par les emprunts, destruction par les remboursements

                          Lorsqu’une banque reçoit un dépôt de monnaie banque centrale, elle inscrit la somme au crédit de son client et parallèlement elle augmente son crédit , les deux opérations signifiant d’un point de vue comptable que la banque a une dette envers le client et les moyens de le rembourser.

                          Mais le mécanisme fonctionne toujours si le client, au lieu de faire un dépôt de monnaie banque centrale, dépose n’importe quel autre bien de valeur : actions, compte d’assurance-vie ou dans un autre compte bloqué dans un autre établissement financier, titre de propriété foncière, or, bijoux, stock commercial, etc. tout bien peut convenir. Il suffit à la banque de compter la somme au crédit et d’inscrire le bien déposé en garantie à son passif. Moyennant certaines précautions, la banque peut même accepter en garantie un bien qui n’existe pas encore, par exemple une maison à construire, une créance sur une opération commerciale encore non dénouée, ou une récolte future. Ou encore le simple engagement de la part d’une personne qu’elle estime fiable (caution)

                          La monnaie correspondante disparaît au fur et à mesure que le compte du client diminue suivant l’échéancier de remboursement prévu, tandis que parallèlement le montant inscrit au passif de la banque diminue.


                          Ceci était un extrait issu de  : http://fr.wikipedia.org/wiki/création_monétaire&nbsp ;

                          Actuellement la limite est donnée par les accords de Bâle : les fonds propres d’une banque doivent représenter au moins 4% des encours en crédit (10% en constatés en pratique).

                          A l’origine, les billets de banque étaient simplement une reconnaissance de dette de la banque par rapport à leurs détenteurs, la monnaie officielle en circulation étant les pièces métalliques frappées par les Etats. La situation actuelle est équivalente :

                          - pièces métalliques d’autrefois (en or ou argent) = monnaie fiduciaire moderne (billets émis par la banque centrale)

                          - billets de banque d’autrefois = montants inscrits sur les comptes bancaires

                          De la même façon, autrefois les banques pouvaient émettre plus de billets qu’elles n’avaient de dépôts en monnaie métallique et les gager avec n’importe quel effet pourvu qu’il soit valorisable. C’était techniquement possible et peu risqué du fait de deux mécanismes :

                          - il n’arrive jamais (sauf panique bancaire) que tous les déposants viennent réclamer simultanément le remboursement des billets de banque (ou de nos jours fermer leur compte)

                          - les débiteurs et les créanciers ont pris peu à peu l’habitude d’effecteur les règlements directement en billets de banque sans en produire ni exiger la contre-partie, la garantie de la banque émettrice étant jugée sûre (c’est ce qui se passe de nos jours quand on paie par chèque ou carte bancaire)

                          C’est également exactement ce que font les banques centrales vis à vis du système bancaire pour le refinancer : elles émettent de la monnaie en contre-partie d’effets mis en dépôt par les banques bénéficiaires. Les banques sont obligées de se refinancer pour rétablir leur capacité de crédit quand leurs ratios ne sont plus respectés ou quand elles ont essuyées des pertes importantes ce qui a le même effet. Pour çela, il y a deux solutions :
                          - procéder à une augmentation de capital ce qui suppose la confiance des investisseurs
                          - obtenir un prêt de la banque centrale ou d’une autre banque en échange d’un dépôt d’actifs ou d’une reconnaissance de dettes (qui suppose également la confiance)

                          Le problème de la crise financière actuelle est que la contre partie des milliers de milliards de dollars émis ce sont des actifs dits toxiques qui n’ont aucune valeur et donc plus personne ne veut souscrire à une augmentation de capital ni même prêter aux canards boiteux qui n’ont plus que leur banque centrale pour les secourir. Comme les actifs en dépôt n’ont aucune valeur il ne pourront jamais être revendus à leur prix d’acquisition d’où la nécessité absolue pour les banques concernées de faire de gros profits afin de rétablir le bilan des banques centrales sans quoi c’est le système financier mondial qui s’écroulera. C’est pour cela que le contribuable et le client n’ont pas fini de payer pour les banques


                          • jef88 jef88 8 décembre 2010 17:36

                            Tout à fait d’accord !


                          • ddacoudre ddacoudre 8 décembre 2010 18:37

                            bonjour gil

                            bon plaidoyer pour que la BCE retrouve le pouvoir régalien de battre monnaie et sauver l’EU de l’éclatement, ensuite ce sera aux peuple de se choisir une orientation politique.

                            la monnaie n’est que de la dette et seulement cela, qu’il y ait de l’or de l’argent ou du coquillage, ce n’est que la confiance réciproque qui compte et c’est elle qui donne une valeur à des choses qui n’en ont pas tel l’or et tout le reste. la formation de la valeur et subjective et repose sur la rareté, un bien abondant n’est pas désiré. aujourd’hui l’air est disponible personne n’en vend qu’il deviennent pollué et donc rare alors il aura un prix et un marché.

                            un individu possédant tous les biens à le choix soit les distribuer ou se les faire voler.
                            nous avons fini par nous émanciper de cela par le troc et enfin la monnaie d’échange qui ne fut qu’une reconnaissance de dette de ceux qui n’avaient rien ou pas suffisamment à échanger contre le nécessaire voire le superflu pour vivre.
                            le propriétaire de la reconnaissance de dette peut se la faire rembourser au risque de ne rien recevoir si le débiteur est insolvable ou l’échanger contre des biens que lui même désire voir de la cumuler pour se faire un capital.
                            dans tous les cas il n’a pas intérêt à se la faire rembourser en biens ou services dont il ne serait que faire à moins de repartir dans un processus commercial de revente de ses surplus contre le risque d’être envahie par d’autres biens et services en échange.
                            il est plus profitable et plus pratique d’échanger les reconnaissances de dette, qui passant de main en main se détruise par usure du support, d’ou la nécessité d’en faire de la monnaie ,ce dont ce chargea le pouvoir après que les hommes eussent inventé une valeur refuge désirable que furent les monnaies d’argiles, de bronze de cuivre etc ; jusqu’à l’or indestructible.

                            ainsi grâce à la monnaie nous avons pu émerger de la limite qu’imposait le troc, et en arriver a notre développement. avons nous besoin de monnaie pour y parvenir, non. c’est seulement nos comportements ataviques qui la rendent nécessaire.

                            est t’il judicieux de rembourser la dette des états non, la prochaine guerre viendra détruire ces dettes. le conflit ne sera pas du à la dette mais à l’évolution de la population et à la raréfaction des ressources.
                            notre problème actuel n’est qu’un combat des chefs, et il serait tant que les peuples disent dans les démocratie qu’il détiennent le pouvoir, mêmes s’ils ont besoins des élites.

                            sauf que ces dernières dans leur ensemble l’on trahi par peur du communisme, par peur qu’effectivement le pouvoir soit détenu par le peuple dont ils font parties bien évidement, bien que je ne pense pas qu’il y ai une opposition entre la sphère privé et la sphère collective qui peut se décliner de deux à tous, entre les deux il y a de la marge pour éviter l’erreur de l’individualisme qui se structure en oligarchie de possédant et le communisme absorbeur des individualités. c’est l’individuation.
                            http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=85399.
                            cordialement.


                            • yvesduc 8 décembre 2010 20:57
                              Votre article a le mérite d’ouvrir le sujet, que je trouve d’ailleurs très difficile d’accès. Jusqu’ici je n’ai trouvé personne qui explique la création monétaire d’un bout à l’autre.

                              Dans « Mais où va l’argent ? » de Marie-Louise Duboin, par exemple, l’auteure dénonce qu’en ayant supprimé le droit de l’État de battre monnaie, on « [condamne...] les contribuables à verser une rente considérable au privé. » (p. 142). Mais le livre n’établit pas que les sommes remboursées vont au privé ! En fait, il n’en parle même pas ! Car les banques de détail empruntent elles-mêmes à la banque centrale, si j’ai bien compris (« refinancement »), et se paient sur la différence des taux, mais que fait la banque centrale des capitaux et des intérêts remboursés ? Les détruit-elle ? Je veux bien que tout soit possible dans ce capitalisme débridé et décomplexé mais j’ai quand même du mal à imaginer un banquier central accumulant tout cet argent, ou même seulement les intérêts. Ça représente des sommes énormes.

                              Le caractère a-démocratique de la banque centrale et de sa politique des taux ne fait en revanche aucun doute.

                              Autre exemple, dans « La dette publique, une affaire rentable » de Holbecq et Derudder, se trouve un graphique montrant la dette française si l’État avait conservé son droit de battre monnaie. En effet, la dette française converge alors vers zéro... Mais les auteurs ne font pas la différence entre l’endettement relevant de la création monétaire et celle relevant des dépenses publiques « classiques » !

                              Bref, la création monétaire semble être le secret le mieux gardé qui soit.

                              • kéké02360 9 décembre 2010 11:05

                                Pourquoi continuer le bank run !!

                                lire les deux pages :

                                http://www.mediapart.fr/article/offert/32bea9e8352c9e40470fff1f2752266f

                                 


                                • JennyJen JennyJen 9 décembre 2010 16:32

                                  Pour ceux qui ont la chance d’avoir encore de l’argent à la banque et qui ne veulent pas voir réduit à néant tous les efforts qu’ils auraient pu fournir à économiser des sous, fruit de leur travail, tout au long de leur vie, un conseil, retirer votre argent des banques n’est pas suffisant, il faut commencer à le changer en or, une chose qui ne perdra pas sa valeur en cas de nouveau krach...


                                  • Sergueï Sergueï 10 décembre 2010 10:26

                                    Question bête : l’Etat est-il obligé d’emprunter (que ce soit aux banques centrales ou aux banques privés) pour remplir ses fonctions ?

                                    Car si l’Etat n’as effectivement pas assez d’argent pour remplir son rôle, soit il rentre dans son budget, soit il augmente les impôts (qui sont déja énormes dans un ratio /citoyen).

                                    Je ne comprend pas ce « besoin » absolue de dépenser plus que l’on a, surtout quand on est pas responsable de payer les dettes et ses intérêts (cf mandat de 5 ans)


                                    • GéraldCursoux AnnO’Nyme 12 décembre 2010 09:56

                                      Cantona a tiré à côté : Ce ne sont pas les institutions financières qu’il faut attaquer mais ceux qui les ont conduits à la crise. Sont coupables les mandataires sociaux, les présidents, directeurs généraux et directeurs financiers des banques, compagnies d’assurance et autres organismes financiers, ainsi que l’immense population de leurs administrateurs. Ceux-là doivent virés. Il n’est pas trop tard pour décapiter le secteur car une bande de babouins n’aurait pas fait les dégâts qu’ils ont causés... Alors il ne faut pas hésiter : virés ad nutum les mecs en costar cravate sur mesure : saut dans le vide sans parachute... Ils doivent être mis en examen pour délits d’incompétence, d’abus de biens sociaux, de vol etc., etc., et leurs biens confisqués. Infamant traitement pour des gens dont l’escroquerie ou l’imbécillité est infamante pour le genre humain. Et puis il y a les comptables, tous ces artistes du bilan et du compte d’exploitation qui ont additionné des chiffres sans savoir ce qu’ils représentaient ; ces experts comptables, ces fiscalistes, et surtout ces si mal nommés « commissaires aux comptes » qui ont validé sans une hésitation des bilans mêlant le vrai et l’illusoire ; il y a encore ces analystes d’agences de notation et d’organismes chargés du contrôles des opération de bourse qui ont approuvé, du haut de leur splendeur et de leur science, ces comptes bidons. Tout ce monde du compte devrait rendre ce qu’il a pris – honoraires faramineux, notes de frais etc.,et être poursuivi en justice pour « usurpation de savoir ». Ils devront porter un bonnet d’âne sur la tête, et ne percevoir que le Smic quand ils seront autorisés, après rééducation, à reprendre leur travail Jadis sur les billets de banque il était écrit que le contrefacteur serait puni de la peine de mort. On aurait bien envie d’en pendre quelques uns, c’est vrai !


                                      • GéraldCursoux AnnO’Nyme 12 décembre 2010 09:59

                                        Sur la réappropriation de la monnaie on a un exemple historique : Charles VII étant incapable de rembourser les sommes immenses que lui vait prêté Jacques Coeur, a fait srrêter ce dernier, et lui a confisqué sa fortune.


                                        • armand armand 12 décembre 2010 10:47

                                          Certes, certes....
                                          Mais rappelons aussi le contexte - la sortie de la Guerre de Cent Ans.
                                          Et malgré les dévaluations (réduction du poids, léger ajout d’alliage) la monnaie de l’époque était encore saine car fondés exclusivement sur l’or et l’argent.


                                        • zelectron zelectron 12 décembre 2010 12:39

                                          Je ne comprend pas le sens de l’article.
                                          On prend des graines de monnaie du pape (Lunaria annua) et on les sème, puis on les récolte et on les fait sécher. Voilà, à vot’service « msieudam ». (voir)

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Robert GIL

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