Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > L’argent-dette : conférence de Louis Even en 1962

L’argent-dette : conférence de Louis Even en 1962

Le scandale de la dette publique des Etats, décrypté et dénoncé par le philosophe Louis Even (1885-1974) en 1962, Breton ayant émigré au Canada en 1907.

Extrait de sa conférence : « L’argent est basé sur la capacité de produire de la population. Cette capacité de produire appartient à la population. Il y a bien le crédit personnel d’un ouvrier, le crédit personnel d’un autre, mais s’ils travaillaient isolément, sans rapport les uns avec les autres, chacun essayant de faire tout pour lui-même, il y aurait beaucoup moins de production. Ce beaucoup plus de production c’est cela qui est le crédit de la société, c’est le crédit social.

« Or, les financiers, plus particulièrement les banquiers, ont pris pour ainsi dire la propriété de ce crédit social. Ils transforment eux-mêmes en argent. Ca n’est même pas le gouvernement qui change ce crédit de la société en argent, ça n’est pas nous, ça n’est pas la population ni nos représentants, ce sont les banquiers seuls qui ont le pouvoir, parce qu’on leur a donné ce droit-là, ils ont le pouvoir légal de changer le crédit de la société en argent. Et quand ils l’ont changé, ils prêtent cet argent-là. A qui le prêtent-ils ? Aux propriétaires du crédit social. Ils le prêtent aux producteurs pour produire. Ils le prêtent à la population pour faire des choses. Et après l’avoir prêté, ils disent vous le rembourserez, et vous me paierez de l’intérêt encore pour avoir pris votre crédit puis pour l’avoir prêté. « Peut-on imaginer quelque chose de plus absurde ? Et le résultat de tout cela, c’est que la production et les producteurs sont à la merci de ceux qui prêtent le crédit de la société.


Moyenne des avis sur cet article :  4.76/5   (17 votes)




Réagissez à l'article

45 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 26 janvier 2012 08:30

    pour aller plus loin, de la creation monétaire jusqu’a la dette de la France en passant par des monnaies alternatives, voici une serie d’articles et de PPS pour se faire une idée :

    http://2ccr.unblog.fr/category/finance/


    • JL JL1 26 janvier 2012 10:33

      @ FrancePittoresque

      Ce système n’est en soi pas forcément mauvais. Ce sont les abus qui sont mauvais. Et ces abus sont des abus de pouvoir, qui vont aujourd’hui jusqu’au terrorisme dont l’expression « too big too fail » est le nom.

      La première mesure est de séparer les banques d’affaires des banques de dépôt. Et cela n’est qu’une question de volonté politique. Même le PS l’a compris. Je crois que Nicolas Sarkozy est plus un ignorant qu’un traitre, mais un ignorant que le pouvoir a rendu fou, au point d’être persuadé que ses conseillers, des personnes très gentilles avec lui, détenaient le savoir et la vérité.

      Il y a deux choses dans cette affaire : la première je l’ai dite à l’instant.

      La deuxième, c’est l’idée répandue que les traités européens obligent les États à se financer auprès des marchés financiers. Cela est une mystification entretenue par ceux qui veulent ne voir dans les États que des entreprises comme les autres. Une conception absurde, puisque l’État est précisément l’émanation de la population, celle qui garantit l’argent par sa capacité à produire. Le Front de Gauche l’a compris, et Asselineau, Le Pen, Dupont Aignan nous mentent.

      copié collé d’un ancien post :

      Pourquoi l’État emprunte-t-il sur les marchés financiers à des taux exorbitants, au lieu d’emprunter à 0.02 % aux organismes publics de crédit, lesquels peuvent emprunter à 0,01 % à la Banque européenne d’investissement (BEI) ou à la Caisse des dépôts ? (1)

      Réponse : parce que l’idéologie libérale imprègne tous les imaginaires (2) : dans la logique libérale, les États sont considérés comme des entreprises soumises à la concurrence. Et dans le dogme de la concurrence libre et non faussée, ils doivent donc emprunter sur les marchés financiers au même titre que leurs concurrents. En outre, last but not least, s’ils ne le faisaient pas, cela occasionnerait un manque à gagner pour les investisseurs saturés de pognon ! La double peine pour les rois du monde !

      Il n’est donc pas nécessaire de s’exonérer des règles de l’UE pour se dégager de l’emprise des marchés financiers et des banques : il suffit d’en avoir la volonté et d’appliquer les règlements. Qu’on se le dise.

      (1) « Il faut en finir avec le deux poids, deux mesures : en nous inspirant de ce qu’a fait la banque centrale américaine pour sauver le système financier, nous proposons que la « vieille dette » de nos États puisse être refinancée à des taux proches de 0 %. Il n’est pas besoin de modifier les traités européens pour mettre en œuvre cette idée : certes, la Banque centrale européenne (BCE) n’est pas autorisée à prêter aux États membres, mais elle peut prêter sans limite aux organismes publics de crédit (article 21.3 du statut du système européen des banques centrales) et aux organisations internationales (article 23 du même statut). Elle peut donc prêter à 0,01 % à la Banque européenne d’investissement (BEI) ou à la Caisse des dépôts, qui, elles, peuvent prêter à 0,02 % aux États qui s’endettent pour rembourser leurs vieilles dettes. » (Larouturou et Rocard)

      (2) « Le libéralisme économique préside tous les imaginaires » (Edouard Glissant) / nb. Le Pen, Dupont Aignan et Asselineau nous mentent.

      « On peut cacher une chose à quelqu’un tout le temps. A tout le monde longtemps. Mais pas à tout le monde tout le temps. Vient un jour le temps de la vérité. »


      • Rounga Roungalashinga 26 janvier 2012 10:43

        La deuxième, c’est l’idée répandue que les traités européens obligent les États à se financer auprès des marchés financiers.


        Cette « idée répandue » correspond aux faits, quand même, il ne faut pas l’oublier. Depuis la loi de 73 entérinée par Maastricht et Lisbonne, les Etats se financent sur les marchés financiers. C’est comme ça. Le fait que le financement via le prêt aux organismes publics de crédit soit autorisé n’a pas mené à l’application de cette possibilité. Pourquoi ?


        Cela est une mystification entretenue par ceux qui veulent ne voir dans les États que des entreprises comme les autres. Une conception absurde, puisque l’État est précisément l’émanation de la population, celle qui garantit l’argent par sa capacité à produire.


        Comme je viens de le dire ce n’est pas une mystification mais un état de fait. La conception absurde de l’Etat-entreprise, c’est justement celle de ceux qui ont tant vanté l’efficience des marchés financiers, et qui leur ont offert le privilège (de fait, je le souligne encore) de la création monétaire. Il serait naïf de ne voir en eux que des idéologues, et pas des intéressés.


      • JL JL1 26 janvier 2012 11:08

        Rounga,

        sauf erreur, nous disons la même chose, non ?

        Vous préférez vos mots ? Faites !


      • JL JL1 26 janvier 2012 11:09

        Allez,

        pour être sûr que nous disons la même chose, bis repetita :

        Le Pen, Dupont Aignan et Asselineau nous mentent.


      • Rounga Roungalashinga 26 janvier 2012 11:24

        Vous parlez d’une « idée répandue », sous-entendant ainsi qu’elle serait fausse.
        Or je constate plutôt qu’elle correspond aux faits.
        Même si sur des points techniques et théoriques cette idée n’est pas tout à fait exacte, sur le plan du réel elle l’est.

        La question à se poser, à supposer que le seul problème avec l’UE soit celui du financement (c’est loin d’être le cas, puisqu’il y a aussi le problème du libre-échangisme à marche forcée, des réglementations absurdes, de la divergence des intérêts des pays membres, de l’inféodation des dirigeants non-élus à des organismes financiers privés, les exigences d’harmonisation des acquis sociaux qui feront monter l’âge de la retraite à 65 ans, etc.), c’est dans quelle mesure un gouvernement national pourrait appliquer cette possibilité de financement via les organismes publics de crédit. Qui nous dit qu’un commissaire européen n’interviendrait pas pour exiger le financement via la Banque ? De plus je ne sais pas d’où sort le chiffre de 0,01%, qui au passage reste toujours supérieur à zéro.


      • Mor Aucon Mor Aucon 26 janvier 2012 13:36

        JL, je note une évolution dans votre vision de la crise que je salue. Je suis tout à fait d’accord avec ce que vous dites et notamment «  La première mesure est de séparer les banques d’affaires des banques de dépôt. ». Je suis d’accord aussi avec « Le Pen, Dupont Aignan et Asselineau nous mentent.  »

        Que la finance ultralibérale considère les États comme des entreprises me semble une conséquence directe du fait que le libéralisme considère le capital comme un bien comme un autre en ce qui concerne le droit de propriété, tout en lui attribuant la capacité de générer des bénéfices par des prêts à l’emprunt dirigé à créer des fonds financiers : c’est le principe des hedge-funds ( qui se tournent, maintenant, vers la législation européenne pour défendre leur droit de propriété ) et l’intronisation du principe de la cavalerie ( faire rouler la dette en empruntant pour ne payer qu’à peine l’intérêt ) comme principe financier. Il me semble donc évident que les mesures suivantes ( juste après la séparation des activités financières des banques ) devraient être dirigées à réduire l’éventail des inversions possibles du capital pour n’en conserver que les formes de financement de projets économiques concrets c’est à dire, dirigées à instaurer un passage obligé du capital par la case production, posant par là des limites à la liberté économique parfaitement compatibles avec les limites reconnues par la législation internationale à la liberté individuelle.

        Tant que le système de titrisation sans contrôle, d’assurances en cascades et de notation, partiel puisque provenant d’acteurs intéressés, et surtout subjectivement erroné puisque les modèles mathématiques sont totalement hors critères scientifiques ( cf Taleb, Le Cygne Noir ; Soros, La Crise du Capitalisme ), les budgets des États seront menacés par l’arme de la dette de la même manière qu’ils le sont ( le furent pour la zone euro ) par celle du taux de change entre les monnaies.

        Après, reste le problème de la correction de la distribution du pouvoir d’achat par le crédit ( qui est le véritable problème que ces concepts foireux et inexistants d’argent-dette et de création monétaire privée s’entêtent à masquer ). Tout un chapitre...


      • rastapopulo rastapopulo 26 janvier 2012 15:18

        Cheminade le dit depuis 20 ans (avec la spécificité de dédier le crédit publique au productif pour créer la confiance dans la monnaie tout en finançant le concret). Merci de le reconnaître !

        D’ailleurs donner moi un document plus complet que ceux qu’il a édité sur le GlassSteagall :

        http://www.solidariteetprogres.org/Eric-Verhaeghe-la-loi-Glass-Steagall-pour-la-France_07888

        Parce les récupérations de dernière minutes oublient que les plus grand to big to fail sont français ! Si vous ne mettez pas de coté vos idéologies qui interdisent les référence aux 30 glorieuses, pourtant période du crédit publique sous sa forme la plus noble (sans dettes publiques) grâce aux plans industriels et au GlassSteagal, vous aurez donné raison à la City avec un marasme assuré. 


      • Mor Aucon Mor Aucon 26 janvier 2012 16:31

        Chuminada ment aussi, sauf que ses mensonges ne sont que de pâles copies de ceux de Larouche.


      • rastapopulo rastapopulo 26 janvier 2012 17:40

        Chacun ses arguments monsieur « il faut scinder les activités bancaires comme Roosevelt (mais Larouche est vilain parce qu’il a été méchant méchant avec mon chouchou keynes) ».

         

        hahaha 


      • Mor Aucon Mor Aucon 26 janvier 2012 18:58

        Non, les théories de Larouche, donc aussi celles de Cheminade, sont tout simplement stupides. Elles ne méritent pas plus que le coup d’œil suffisant à en capter toute la profondeur.


      • JL JL1 26 janvier 2012 19:51

        « JL, je note une évolution dans votre vision de la crise que je salue. » (MAC)

        Vous êtes sûr que ce n’est pas vous qui comprenez enfin, ce que je dis avec des mots qui ne sont pas ceux que vous attendez ?


      • Mor Aucon Mor Aucon 26 janvier 2012 20:09

        Je l’ai peut-être exprimé de façon maladroite mais, pour moi, vous avez modifié votre vision. Je n’ai pas trop envie d’embrayer sur une polémique sur ce sujet, donc c’est comme vous voulez. Je peux me tromper.


      • JL JL1 26 janvier 2012 20:23

        MAC,

        je me moque de ce que vous pensez de ma pensée qui s’exprime.

        C’est clair ?


      • nobody 26 janvier 2012 23:38

        @JL1

         Au sein de l’UE on ne peut pas agir en solo, il faut l’accord des partenaires, à commencer par celui de l’Allemagne. La BCE ne bougera pas, ci dessous un extrait d’un article de la Tribune :

        "Du point de vue des traités, « il n’existe aucune barrière juridique à un prêt de la BCE à un établissement public de crédit », explique un fonctionnaire de la BCE. Libre à ces établissements de fixer leurs propres taux et de prêter aux États. Seule condition, ne pas pratiquer des taux moins élevés que ceux auxquels ils ont emprunté. Mais l’idée est rejetée d’emblée. « Il faut respecter l’esprit des traités », explique-t-on à Francfort, faisant écho aux propos tenus récemment par Mario Draghi. On préfère en appeler à la responsabilisation des États et on insiste sur les efforts qui doivent être accomplis. « L’austérité est douloureuse, mais elle est la seule solution viable sur le long terme », ajoute le membre de l’institution qui cite l’Allemagne en exemple."

         Le gouverneur de la Bundesbank veuille au grain…

         Le Front de gauche ne prévoit pas de sortir de l’UE, sa solution n’a aucune chance d’être mise en place (se rappeler de la proposition de taxe sur les transactions financières de Sarkozy, Merkel lui a dit NEIN.)

         La solution proposée par MLP-Asselineau-NDA est la bonne, il faut sortir !


      • c’est pas grave 27 janvier 2012 00:25

        @nobody

        si c’est à la sortie de l’Union que vous faites allusion , seul Asselineau le propose.

        ( article 50 du TUE )


      • Rounga Roungalashinga 27 janvier 2012 08:14

        Non, les théories de Larouche, donc aussi celles de Cheminade, sont tout simplement stupides. Elles ne méritent pas plus que le coup d’œil suffisant à en capter toute la profondeur.

         

        Ouais, sauf que quand j’ai découvert Progrès & Solidarité en 2003 ils donnaient déjà une description très précise de la crise que nous vivons en ce moment.


      • JL JL1 27 janvier 2012 09:07

        nobody,

        vous écrivez : "l’idée est rejetée d’emblée. « Il faut respecter l’esprit des traités », explique-t-on à Francfort« 

        Ce n’est pas parce que les gouvernements libéraux de l’UE respectent l’esprit d’une la loi qu’ils ont votée, ou bien l’interprètent à leur manière, que c’est une obligation pour tous de l’interpréter et de la respecter de la même manière.

        Nous sommes habitués, nous Français, à respecter l’esprit des lois, mais les Britanniques, pour ne citer qu’eux, font le contraire : ils interprètent »à la lette". Curieux paradoxe, d’ailleurs, puisque l’anglais est une langue moins précise que le français, en dépit de sa concision.

        Et sauf erreur, les traités sont rédigés en anglais !

        Cet argument de respecter l’esprit de la loi ne tient que pour ceux que cette loi arrange, y compris Asselineau, puisque ça lui fournit du grain à moudre, je devrais dire, de l’ivraie.


      • JL JL1 27 janvier 2012 09:18

        @ tous :

        vos interventions contradictoires ont le mérite de porter la discussion sur le sujet. Vous aurez remarqué, signe qui ne trompe pas, le silence assourdissant des grands médias comme des partis politiques de droite sur cette proposition de MM Rocard et Larouturou.

        Il est vrai que ça ferait jaser dans les chaumières de France si, après avoir bassiné le peuple avec cette dette épouvantable dont la charge ne faisait que grossir pour nous contraindre à la rigueur, si on annonçait maintenant qu’on n’était pas obligé de faire plaisir aux marchés, et qu’on pouvait emprunter à des taux 10 fois moindres !

        Ils ne le diront pas, parce que l’électorat, ceux qui votent encore, et surtout à droite, est majoritairement juge et partie : disons pour faire court, les épargnants en général. Juges et partie, parce que la rente c’est la contrepartie de la charge de la dette, et réciproquement.


      • nobody 27 janvier 2012 09:56

        @JL1


        Si la France fait ce qu’elle veut à l’intérieur de l’UE, cad ne respecte pas les traités, ni l’avis de ses partenaires à commencer par l’Allemagne, l’EURO et UE SONT de facto MORTS !

        Ce qui nous ramène à la solution MLP-Asselineau-NDA

        Le FG désire visiblement ne pas prendre l’initiative juridique de la sortie . 

        Je préfère la solution de 3 précités, qui a le mérite d’être diplomatiquement claire : on constate nos désaccords et on se quitte !






      • JL JL1 27 janvier 2012 10:30

        nobody,

        vous faites dans le sophisme et la déformation.

        Entre se soumettre ou se démettre, entre imposer et se coucher, il y a une marge : ça s’appelle se faire respecter. Ceux qui vous disent le contraire sont des losers ou des escrocs.

        Qui vous dit que la lose qui frappe aujourd’hui Sarkozy n’est pas justement due cette prise de conscience ?


      • c’est pas grave 27 janvier 2012 11:36

        @ JL1

        Merci de votre réponse (et de votre renvoi d’un autre post vers celui-ci)

        Vous ne trouvez pas curieux que Rocard ait attendu si longtemps avant de lever ce lièvre ?
        Naturellement, cela mériterait qu’on s’y penche très sérieusement, et tous les éclaircissements sur cette nouvelle providence nous seront précieux
        Mais pour ma part, je n’y crois pas
        Car cela reviendrait à faire financer nos politiques par la BCE à des taux préférentiels
        Les Allemands y seraient-ils prêts ?
        Je ne le pense pas, et rejoins en cela l’avis de Nobody

        Vous parlez de partis de droite « omertistes « 
        Cela me semble une évidence 
        Mais convenons ensemble que cela vaut également pour les Verts et le PS . 
        Dès lors, un Front de gauche qui s’apprête à donner des consignes de vote au profit du PS à l’occasion du second tour , laisse perplexe

        @ Nobody

        Je me permets de redire ici que seul Asselineau prône la sortie de l’Union.
        ....laquelle ne pourra s’opérer que par le rassemblement de toutes les forces politiques opposées au maintien de la France au sein de la construction européenne

         


      • JL JL1 27 janvier 2012 11:52

        CPG,

        vous m’opposez des arguments auxquels j’ai déjà répondu.

        Par ailleurs, vous demandez : "Vous ne trouvez pas curieux que Rocard ait attendu si longtemps avant de lever ce lièvre ?

         la réponse à cette question se trouve en partie déjà là ; le complément, c’est que Rocard n’en a aujourd’hui plus rien à foutre de dire la vérité aux Français, au contraire ! Et son avis en est d’autant plus pertinent.


      • c’est pas grave 27 janvier 2012 12:25


        @ JL1

        je viens de relire l’article en question et j’ai bien peur qu’on tourne en rond

        certes , leur papier a le mérite d’ouvrir les yeux sur la catastrophe qui se prépare
        mais la vérité est que nous ne sommes pas seuls à décider pour nous-mêmes

        les antagonismes de nos intérêts nationaux respectifs expliquent l’immobilisme général au sein de l’Union
        pour parler simplement , la volonté politique de changer les choses en profondeur ne nous échoit pas


      • JL JL1 27 janvier 2012 12:50

        De quel article parlez vous ?

        La volonté politique ne nous échoit pas ? C’est quoi la volonté politique, pour vous ?
        Vous voulez dire qu’un scélérat a déjà vendu la France ?

        Bigre !


      • c’est pas grave 27 janvier 2012 13:05


        je parle de l’article de Larrouturou

        volonté politique ?
         existe-t-il une façon réelle et sérieuse de convaincre les Allemands , les Néerlandais et quelques autres de monétiser la dette actuelle et les déficits à venir  ?
        si oui , je suis preneur


      • Mor Aucon Mor Aucon 27 janvier 2012 13:28

        «  je me moque de ce que vous pensez de ma pensée qui s’exprime. C’est clair ? »

        Non, ce n’est pas clair du tout puisque ça ne veut rien dire. Mais, bon, je vous laisse à vos amusements, je ne voudrais pas vous voir faire une apoplexie par écrit. Au plaisir...


      • nobody 27 janvier 2012 13:44

        @JL1


        Vous vous faites respecter en commençant, je pense, par expliquer votre point de vue :
        Hypothèse 1 : un accord est possible (bravo)
        Hypothèse 2 : constat de désaccord

        La probabilité en 2012 d’un accord à 27 portant sur un renversement des valeurs au sein de l’UE (que je souhaite tout autant que vous) est de quel ordre à votre avis ? Pour ma part je parierais sur l’hypothèse 2...

        En cas de désaccord il y a deux solutions
        A : vous renoncez à votre projet ?
        B : vous sortez ?

      • JL JL1 27 janvier 2012 14:27

        nobody,

        est-ce que la Pologne est sortie ?

        Je vous signale que l’hypothèse d’un éclatement de la zone euro est une chose que des analystes (économistes, chercheurs) ont étudiée et n’envisagent pas comme une calamité. La calamité c’est cette soumission des Etats au marché. Si cela est accpetable de la part d’un gouvernement de droite, cela est impensable pour un gouvernement de la vraie gauche.

        Est-ce que j’ai répondu à votre question ?


      • c’est pas grave 27 janvier 2012 15:37

        « La calamité c’est cette soumission des Etats au marché. Si cela est accpetable de la part d’un gouvernement de droite, cela est impensable pour un gouvernement de la vraie gauche. »

        Je souscris pleinement

        Mais puisque les 27 pays de l’Union ne connaîtront jamais 27 Fronts de gauche simultanément, pourquoi s’échiner à vouloir demeurer dans cette Union ?

        D’où mon renvoi, sous un autre fil, aux conclusions de Jacques Nikonoff (conclusions de 2009 )
        En gros , la sortie de l’Union est un préalable à toute véritable alternative, qu’elle soit politique, économique ou monétaire

        Et Asselineau ne dit pas autre chose

        A quand un nouveau conseil national de la résistance ?


      • nobody 27 janvier 2012 17:12

        @JL1


        Je comprends qu’in fine vous jugez qu’une sortie est préférable à la situation actuelle (je partage votre point de vue).



      • Aldous Aldous 26 janvier 2012 10:39

        Malheureusement les Canadiens ont été mis au pas par les USA et sont entrés dans l’union nord-americaine.


        Bientot ils n’auront ni frontieres ni monnaie a eux et connaitront le sort que nous subissons.

        • vida18 26 janvier 2012 10:51

          Je ne pense pas. Le projet amero qui vise à créer une UEM entre le Canada-USA-Mexique a été repoussé plusieurs fois. Toutefois, ce n’est plus qu’une question de temps pour qu’il y ait une monnaie unique en Afrique et en Amérique du Sud ainsi que dans les pays du Golfe.






        • Aldous Aldous 26 janvier 2012 17:23

          Ca ne sera pas l’Amero mais le dollar nordamericain.


          Quand au marche unique il est deja en place.

          La libre circulation des marchandises c’est fait, le reste viendra.

          Surement comme solution miracle a l’effondrement du dollar US.



        • vida18 27 janvier 2012 11:24

          Je vois mal le gouvernement canadien accepté une UEM avec les USA sachant que :

          - L’état économique est catastrophique et que le seul moyen que les Américains ont pour remboursé est de faire marché à fond la planche à billet.
          - De plus, les Canadiens sont majoritairement hostiles à une UEM (autant que les anglais le sont avec l’euro).

          Ajouté à cela que le gouvernement mexicain s’est dit plus ouvert à une UEM avec les états d’Amérique du Sud qu’avec les USA. Déjà que l’accord de libre de libre-échange nord est nuisible pour le Mexique (surtout l’agriculture et Monsanto).

        • SALOMON2345 26 janvier 2012 11:15

          — -« Donne-moi ta montre et je te »donnerai l’heure", ressemble à cette démonstration et également à une phrase citée par ailleurs sortie de la bouche d’un membre du PCF dans le passé !
          Que penser alors ?


          • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 26 janvier 2012 12:55


            Excellent article !

            Ce n’est pas une crise, c’est une escroquerie.


            • Aldous Aldous 26 janvier 2012 17:25

              Doublée d’un coup d’etat.


            • rastapopulo rastapopulo 26 janvier 2012 15:48

              Ce concept chez les catho vient de Douglas. Un pape ira même jusqu’à dire « le crédit social dépasse les valeurs chrétiennes ». Classe.

               

              Liens sans la citation (qui venait du journal des bonnets blancs, Demain ou Avance, j’ai oublié) :

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9dit_social


              • rastapopulo rastapopulo 26 janvier 2012 17:50

                C’est Vers Demain (je vous l’avais dit) !

                 

                3. Louis Even et le journal Vers Demain

                Les idées du Major Douglas furent reprises et propagées par le canadien-français Louis Even (1885-1974) qui découvre le Crédit social en 1935, en lisant une brochure intitulée From Debt to Prosperity. Il voit dans cette réforme l’application de l’enseignement de l’Eglise sur la justice sociale et une solution à la crise économique. Dès lors, toute la vie et toute l’activité de Louis Even sera consacrée à diffuser la doctrine créditiste.

                 

                http://cite-catholique.org/viewtopic.php?t=488

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès