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Accueil du site > Actualités > Economie > L’arnaque comme mécanisme de profit financier

L’arnaque comme mécanisme de profit financier

Profit, plus-value, exploitation, aliénation, voilà des notions devenues classiques dans le vocabulaire économique, notamment celui utilisé par les intellectuels se réclamant du marxisme. Cette époque semble révolue car depuis quelques temps, disons 1990 pour indication, un nouveau moyen de réaliser des profits s’est mis en place. Il s’agit de l’arnaque. Le capitalisme classique ne fournissant plus les rendements exigés par les investisseurs, d’autres procédés ont été mis en place, associant le commerce, les mécanismes mercantiles, les investissements spéculatifs, les rendements provenant du crédit bancaire, le tout avec l’assentiment des Etats et même une étroite collaboration entre les élites gouvernantes et les dirigeants de la finance.

Une formule pour saisir en un coup d’œil le ressort de ces processus. Le capitalisme classique réalise de gros profits en exploitant, aliénant, asservissant les travailleurs. Le capitalisme financiarisé transgresse les limites de l’honnêteté en jouant sur les arnaques. Un peu facile me direz-vous mais examinons quelques faits et nous verrons si l’on peut considérer qu’une portion des profits réalisés par la finance repose sur une arnaque qui en fin de compte, s’avère légale puisqu’elle s’accommode des règles instituées, y compris des non règles qu’on désigne comme dérégulation, voire déréglementation. Oser affirmer qu’il y a arnaque, c’est entériner le fait qu’il existe une sorte de supercherie, voire de tromperie mise en place par des cercles et autres réseaux pour permettre au système de servir une classe d’intérêts et les préserver alors que les mesures prises par les gouvernants sont présentées comme servant l’intérêt public. Plus généralement, l’arnaque consiste aussi à travestir les chiffres, à pratiquer quelques combines, à s’arranger entre amis, à s’attribuer des revenus et autres prébendes sans que ce soit légitimé par un travail conséquent.

L’essence est vendue actuellement autour de 1.50 euros. On a pu entendre quelque journaliste en place annoncer, comme si c’était une évidence, que la faiblesse de l’euro explique ce prix à la pompe. Or, en comparant les données actuelles avec celles du pic pétrolier de 2008, on constate que le compte n’y est pas. Pendant l’été 2008, le baril était au dessus des 130 et même 140 dollars, avec un euro à 1.50. Actuellement, l’euro est à 1.30 c'est-à-dire pas vraiment faible et le baril à 90 dollars. L’essence est donc plus chère qu’en 2008, rapportée au prix de la matière première. Les raisons ? Il faudrait voir les détails. Deux mécanismes semblent se combiner, d’une part les taxes supplémentaires pour les collectivités locales et d’autre part, une augmentation du prix de vente par les compagnies pétrolières, rendue presque invisible après les quelques centimes gagnés pendant la fausse pénurie de novembre 2010 sur fond de fronde contre les retraites. Les gens ont été habitués à une essence plus chère et le fait accompli a été pratiqué par les groupes pétroliers sans que des voix ne s’élèvent. Il faut dire que nos chers journalistes, payés 15 000 euros par mois, ça ne les concerne pas, ces petits détails de la vie des gens ordinaire. Les arnaques sont fréquentes et parfois, portent sur des sommes considérables. On ne lésinera pas à rappeler avec insistance le scandale du Lyonnais jamais élucidé, avec un coût faramineux pour les contribuables et bien évidemment, des anonymes qui ont empoché la contrepartie des pertes réalisées par cet établissement bancaire autrefois nationalisé. Le principe de Lavoisier (transposé) s’applique en pareille occasion. Les profits réalisés par les arnaqueurs se font aux dépends des arnaqués. L’arnaque est présente dans tous les rouages de la société. Y compris dans le monde des produits culturels. Un ancien présentateur de JT peut faire du profit en publiant sans en avoir les compétences une biographie de Hemingway écrite par un nègre et qui n’apporte rien de plus à la connaissance, mais apporte quelque notoriété à celui qui met son nom sur la couverture de l’ouvrage. Voilà donc un exemple d’arnaque tout ce qu’il y a de plus légal. Autre procédé, celui de ces jeux télévisés où il faut répondre à une question de neu neu pour gagner 500 euros en téléphonant à un numéro surtaxé. Nul ne sait combien se font piéger mais en admettant que 5000 téléspectateurs jouent le jeu moyennant deux fois 0.50 euros la surtaxe, cela donne au final 500 euros pour le gagnant et 4500 euros de bénef pour la chaîne. Pas mal comme arnaque, un jeu où un dixième des gains est redistribué au gagnant.

Mais ces petites entourloupes ne représentent rien par rapport à la plus grosse arnaque de tous les temps, enfin, disons que c’est relatif, il faut du recul pour analyser avec tous les éléments ce qui s’est passé depuis cette année 2007 où déjà, se dessinait la crise financière. Bien peu étaient au courant. Un chroniqueur d’Agoravox évoquait alors une année grise. Puis en 2008 une année noire. Et maintenant, nous en savons un petit peu plus, notamment grâce à un câble de Wikileaks commenté avec sagacité dans Le Monde. Une info très importante, majeure même, eu égard aux problèmes de notre époque, mais noyée dans la platitude des événements qui font tâche sur les médias, comme la guéguerre des primaires au PS ou le consensus sur les otages du Niger tués au nom de la raison d’Etat mais sans que cette raison ne soit invoquée. C’est là une autre arnaque. Je reviens sur ces informations qu’on peut résumer simplement. La crise financière a laissé planer le doute sur une partie des dirigeants taxés d’incompétence. C’est facile comme excuse. En vérité, tous ces gens qui ont manœuvré, en usant de l’argent public, étaient des gens compétents mais soucieux de préserver des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt public. Ainsi fut gérée la crise financière, à l’insu de l’opinion publique manipulée à l’extrême et donc complètement arnaquée. Les chargés de communication peuvent bien s’en prendre aux méchants spéculateurs qui attaquent les dettes des nations européennes. S’il en est ainsi, c’est parce que les Etats ont manœuvré pour sauver la finance au dépend des populations qui, par le crédit, sont asphyxiées. En première ligne les contractants de crédits bancaires, puis en seconde ligne, la masse des contribuables dépecés de quelques euros indispensables pour remplir les caisses des investisseurs dans les dettes publiques. Comme l’indique le billet du Monde, il n’y a pas des économistes compétents et d’autres incompétents mais tous sont au fait des choses financières. La seule différence, c’est que les uns sont au service d’intérêts privés, et les autres soucieux de l’intérêt public. Et le système fonctionne grâce à l’opinion publique qui opine car elle est dans l’ignorance, les justes étant écartés des lieux où se dessine l’opinion. Mais n’est-ce pas le propre de l’arnaque que de jouer sur un travestissement ou une dissimulation de l’information. Comme dans une transaction où un vendeur sait pertinemment qu’une automobile a un défaut mais le cache. Lors de la crise financière, les ressorts et les intentions des dirigeants n’ont pas été divulgués et le clampin moyen n’a reçu que la vulgate livrée par les arnaqueurs au pouvoir.


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35 réactions à cet article    


  • FRIDA FRIDA 12 janvier 2011 10:56

    L’arnaque traduit en terme juridique est l’escroquerie, elle est punie par la loi.
    Ici, on est face à des gens qui se laissent divertir pour se faire dépouiller en trouvant cela normal.
    Qunad il n’y a pas le sentiment d’aliénation, d’injustice, de vol, il n’y a pas lieu de s’indigner ni de protester. Personne ne vous oblige par la contrainte à appeler un numéro surtaxé, ni acheter un livre qui n’apporte rien à la culture. En plus le mécontentement peut être exprimer de maintes façons, le boycotte, la désobéissance civile etc, mais non, les gens se laissent dépouillés du fruit de leur travail, le pire c’est qu’un système répressif est en train de s’installer tout doucement et personne ne branche. Pour le moment, cela ne se voit pas mais le jour ils commenceront leur politique d’exploitation à visage découvert, deux options restent pour le citoyen : ou bien la mort ou la prison ou bien l’asservissemnet et cette fois sans détours.


    • gimo 12 janvier 2011 14:03

      FRIDA JE TE++++ bien


    • gimo 12 janvier 2011 19:54

      Des bandit voleurs gouvernent des citoyens aveugles ET PEUREUX
      A force de d’obéir les citoyens se soumettent
      et pourtant c’est lui qui crée CETTE soumission et permet  avec son vote qui leur donne le droit de l’opprimer
      et le droit de leur prendre son argent et bientôt sa vie
      Quant les citoyens sont soumis un nain devient puissant
      que dire de plus


    • Gandalf Claude Simon 13 janvier 2011 17:08

      «  les gens se laissent dépouillés du fruit de leur travail »


      Je ne suis pas sûr qu’ils n’en soient pas conscients. Mais ont-ils d’autres issues ?

      Avec le cerveau lavé par le succès à tout prix (et le cerveau aime ça, surtout quand ça brille), la mise en concurrence de tout les travailleurs de cette planète, plus une formation idéologique à l’individualisme, tout est fait pour briser toute contestation dans l’oeuf.

      Maintenant, le temps de convaincre autrui d’un autre point de vue que le format écran plat ou presse people, il faut se lever de bonne heure...

    • Ferdinand_Pecora 14 janvier 2011 09:48

      En fait, on aimerait bien que quelqu’un de vraiment indépendant des intérêts financiers - et qui les a déjà affrontés sur leur propre terrain - ait les tripes de dire la vérité :

      1) Londres et Wall Street ont acheté nos gouvernants.
      2) Il y a un moyen de mettre en banqueroute organisée le système financier et monétaire international, et en hauts lieux, tout le monde le sait : c’est le Glass-Steagall global.
      3) Je prends le risque de me faire tirer dessus pour dire ça et affronter ces intérêts financiers.

      Jacques Cheminade dit exactement cela depuis sa campagne présidentielle de 1995. Et il est celui auquel tous les autres partis s’abreuvent en le plagiant (typiquement, la fameuse « séparation des activités bancaires » que tous les partis ou presque ont repris, sans savoir ce que ça implique).


    • Alpo47 Alpo47 12 janvier 2011 11:00

      L’endettement des Etats est, de toutes façons, basé sur un processus de « cavalerie » ou de la célèbre « pyramide de Ponzi ». J’emprunte à nouveau, pour payer les intérêts de l’emprunt précédent, et ainsi de suite.
      Un enfant de 11 ans, comprend qu’il y a une fin.


      • Ferdinand_Pecora 12 janvier 2011 11:14

        Et cette fin s’appelle le Glass-Steagall Global : la fin du plus gros empire financier que la terre ait jamais connu.


      • plancherDesVaches 12 janvier 2011 14:00

        Pecorra.

        Un glass-steel-truc est devenu impossible.

        En effet, l’ensemble des dérivés et autres papiers qui s’appuient sur de la dette ou des variations de cours, des « second niveau », ce que j’appelle.
        (où je place au premier niveau l’argent « liquide » ainsi que les dettes d’états)

        L’ensemble de ce second niveau donc pèse 1 400 000 milliards de dollars. (un million quatre cent mille milliards de dollars)
        Au bas mot : estimation en début 2009 d’un cabinet comptable indépendant de New-York.

        C’est en effet le plus gros empire financier de tous les temps. Virtuel.
        Mais on le remplace par quoi. Ce virtuel.. ???
        On commence une quête tout de suite.. ???

        Et vous pensez que les riches et puissants seraient d’accord.. ???
        Allooooons... Soyons clair : il faudra un 1789 pour que tout soit remis à plat.


      • Ferdinand_Pecora 12 janvier 2011 15:38

        @ Plancher des vaches

        Vous dites : « Un glass-steel-truc est devenu impossible. [...] »

        C’est ce que l’on répondait en 1941 lorsque le nom de de Gaulle était mentionné dans une France collaboratrice : réflexe d’occupé, qui croit aux rapports de force, et non à la force des idées inscrites dans l’histoire d’un peuple et réanimée par quelques hommes de caractère.

        Vous dites : « C’est en effet le plus gros empire financier de tous les temps. Virtuel. Mais on le remplace par quoi. Ce virtuel.. ??? On commence une quête tout de suite.. ??? »

        Vous tombez bien : le travail est déjà commencé :) Par quoi remplacer le plus gros empire virtuel de tous les temps ? Par l’Alliance des Quatre Puissances, proposée en 2008 au Forum pour le dialogue des Civilisations à Rhodes, et immédiatement mis en oeuvre par la Russie et la Chine. Concrètement : la Chine a investi la moitié de ses réserves en papier toilettes, pardon, en dollar, dans des centaines de gigantesques travaux d’infrastructures en coopération avec la Russie, le tout dans le cadre de l’émission de crédit productif public de type hamiltonien et dans un cadre westphalien.

        Depuis deux ans, l’Inde s’est joint à cette dynamique, qui a pour but d’unir les 4 plus grandes puissances (au sens physique (machine-outils) et géopolitique du terme) du monde (Etats-Unis, Russie, Chine, Inde) pour instaurer un accord-cadre de type Bretton Woods (parité fixes permettant de s’entendre sur 3 générations au moins pour de grands travaux d’équipement de l’homme et de la nature) grâce à l’émission de crédit productif public. Une telle Alliance réalisée avec le caractère politique d’un Cheminade ou d’un LaRouche, et l’empire financier britannique s’écroule dans l’heure.

        L’enjeu, aujourd’hui, est que les Etats-Unis réinstaurent le Glass-Steagall, ce qui aurait pour effet de faire fermer Wall Street (la fin de l’empire britannique monétariste Inter-Alpha basé sur la spéculation), ce qui est tout aussi impossible que Roosevelt le fit en 1933.

        Vous dites : « Et vous pensez que les riches et puissants seraient d’accord.. ??? »

        Parce que vous comptez leur demander leur avis ?

        Vous dites : « Allooooons... Soyons clair : il faudra un 1789 pour que tout soit remis à plat. »

        Mais nous y sommes. A vous de faire en sorte que ce ne soit pas les jacobins qui l’emportent cette fois.


      • Ariane Walter Ariane Walter 12 janvier 2011 11:10

        Avec tout ce que nous savons, nous sommes bien gentils de parler « d’arnaque ». ce sont des bandits de première.
        Et j’ai l’impression que lorsqu’ils en piquent un, c’est plus un réglement de compte entre eux qu’un moment de justice.
        Ainsi, nous savons maintenant que Lehman Brother a été balancé par Morgan Chase pour des problèmes de rivalités de personne. je suppose qu’on a eu Madoff parce qu’il n’avait pas été gentil avec sa mafia. ce sont les échos de grandes batailles de dinosaures. 

        « Arnaque », c’est mignon. Crimes, oui.


        • Ferdinand_Pecora 12 janvier 2011 11:15

          Et c’est mon ancêtre qui a punit ces crimes : la Commission Pecora mit Wall Street à genoux.


          • Ariane Walter Ariane Walter 12 janvier 2011 14:33

            A FP,
            je vous remercie de ce lien.
            je vais lire cette histoire. C’est le genre de héros dont nous avons besoin.
            je vous recommande le film sur Sybel Edmonds dans l’article de reopen de lundi 10. Quelle merveille cette femme ! Quel courage !

            Voilà ce qui réconforte et nous fait dire : Pourquoi pas nous ?


          • JL JL 12 janvier 2011 11:22

            Bonjour Bernard Dugué, 

            je trouve ce texte un peu confus mais juste et pertinent.

            Vous écrivez : « Il faut dire que nos chers journalistes, payés 15 000 euros par mois, ça ne les concerne pas, ces petits détails de la vie des gens ordinaire. » 

            Guy Bedos (?) disait : « Il y a des journalistes, on dirait qu’ils ont été formés à l’école hôtelière : ils passent les questions comme on passe les plats ».

            Vous citez Le Monde : « ..., il n’y a pas des économistes compétents et d’autres incompétents mais tous sont au fait des choses financières. La seule différence, c’est que les uns sont au service d’intérêts privés, et les autres soucieux de l’intérêt public. »

            Les économistes sont des experts comme les autres. Remarquons que l’intérêt public, ça ne paye pas beaucoup !

            « Si le monde explose, la dernière voix audible sera celle d’un expert, disant que la chose est impossible. » (Peter Ustinov).


            • Ferdinand_Pecora 12 janvier 2011 11:32

              Vous dites : « Les économistes sont des experts comme les autres. Remarquons que l’intérêt public, ça ne paye pas beaucoup ! »

              C’est mettre dans un même panier deux espèces irréconciliables : Keynes d’un part et l’économie physique de type hamiltonienne d’autre part.


            • JL JL 12 janvier 2011 12:05

              Bonjour F_P,

              si vous avez compris qu’il fallait lire « l’employeur intérêt public » n’offre pas des ponts d’or à ses serviteurs, c’est à mon tour de vous demander d’expliquer ce que vous voulez dire dans votre com.


            • Ferdinand_Pecora 12 janvier 2011 12:09

              @ JL

              Excusez-moi, mais je ne comprends pas ce que vous voulez dire.


            • JL JL 12 janvier 2011 12:22

              @ F_P, ça me paraît clair pour qui sait ce qu’est un expert.

              Les donneurs d’ordre des experts - ceux qui utilisent leurs services - attendent des analyses qui confortent leurs intérêts. Personne ne paierait un centime pour se faire délivrer un rapport d’expertise qui nuirait à ses intérêts.

              Par ailleurs, l’intérêt collectif n’est JAMAIS un donneur d’ordre.

              Enfin, un expert est par définition, un spécialiste dont le travail ne peut être réfuté devant un tribunal que par un autre expert.

              C’est plus clair ?


            • Ferdinand_Pecora 12 janvier 2011 12:56

              @ JL

              Je vais partir de votre axiome :
              « Par ailleurs, l’intérêt collectif n’est JAMAIS un donneur d’ordre. »

              Je vous recommande la lecture de « The Hellhound of Wall Street » par Michael Perino. Ce livre raconte comment, aux Etats-Unis, en janvier 1933, la veille du jour où le procureur Ferdinand Pecora fut contacté par le sénateur Norbeck pour mettre JP Morgan à genoux devant les médias du monde entier et entrainant la fermeture de Wall Street, la veille donc, l’ensemble des médias, de la population et Wall Street bien évidemment tenait votre discours : « Par ailleurs, l’intérêt collectif n’est JAMAIS un donneur d’ordre. »

              Grâce à cette action politique d’intérêt public, les Etats-Unis, grâce à l’émission de crédit productif de type hamiltonien, devinrent la première puissance économique (puis militaire pour éradiquer le fascisme européen) du monde. Prenons même beaucoup plus de recul : c’est un donneur d’ordre public, Roosevelt, qui, en soutenant la Commission Pecora, fit qu’un pays devint la plus puissante économie productive et en faveur de l’intérêt général que l’histoire de l’humanité avait jamais connue.

              Ironie de l’Histoire : c’est cette puissance publique de type hamiltonienne et d’inspiration westphalienne qui vint à bout... des donneurs d’ordre oligarchiques et schachtiens (Hjalmar Schacht, le banquier d’Hitler, fut promu par Keynes) en Europe.


            • JL JL 12 janvier 2011 13:14

              @ F_P,

              ne vous y trompez pas : quand je dis que la collectivité n’est pas un donneur d’ordre, c’est un constat, même si je le regrette. J’admets que dans les démocratie représentatives, cet intérêt collectif peut être défendu par l’Etat.

              A deux condition, évidemment :

              - que l’Etat soit dirigé par un humaniste éclairé ;

              - que l’Etat ne soit pas soumis à une oligarchie.


            • picpic 12 janvier 2011 11:54

              La publicité est de l’arnaque en sois.
              Et comme aujourd’hui tout est axé autours de la publicité...il est logique que tout ne sois qu’arnaque.
              Le publicité présentent ses produits à tous les coups sur une bonne partie de mensonge.
              Des produits à l’écran ou sur l’emballage qui n’ont que peu de rapport avec le produit réelle.
              La moindre boite de biscuit est équivoque.

              On peut aller encore plus loin en parlant de la façon dont les aliments sont modifiés pour tromper (arnaquer) les papilles...

              Le pub nous trompe sur tant de chose mirobolante à l’achat de leur produit...du bonheur pour toute la famille, de la jouissance, un plaisir intense et autres joyeuseté ovines.

              Le système est mensonge, nous sommes nous même mensonge et nous nous faisons donc en toute logique arnaquer sans cesse.


              • Ferdinand_Pecora 12 janvier 2011 12:07

                Si vous dites vrai, alors vous ne mentez pas, vous... :)


              • picpic 12 janvier 2011 12:42

                Ah, mais je mens tout le temps smiley


              • gimo 12 janvier 2011 13:52

                « seraient elles habilitées à porter de tels jugements. »" ces agences de notation

                c’est une partie de l’escroquerie du transfer (argent  publique) au privé dettes

                 Par gimo (xxx.xxx.xxx.182) 7 janvier 18:57

                marco 1960  bien vu tu fais avancer le truc !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! on brûle !!!!

                On s’approche du  Graal, le trésor des templiers
                poussons plus loin le raisonnement
                et peut être trouverons nous la véritable machine de cette escroquerie
                Voyons qui a fait l’ oeuf la poule ou l’ oeuf currieux non

                1/ pourquoi !! de banquiers mutualisent leurs pertes et privatisent leurs bénéfices
                 1. question qui sont les banquiers. !!!! Réponse à 80% ACTIONNAIRES les politiques et le ca40 qui de même sont actionnaires 
                 donc eux même aussi surprenant que cela apparait 

                2 Question 
                 !!!! pourquoi l’abandon de Base de la création monétaire ;19 73
                 Réponse !!!!! la planche a faire les billet ne rapportait rien pour eux
                car il n’y a pas une autre réponse logique et viable donc :: !!!!!cette éscroquerie
                Qui avec ce mécanisme via les dettes aux banque ils peuvent toucher le gros lot
                fin de histoire on pourrait développer plus mais le principal est la 
                et de cette manière les méchants sont les banques et finances
                et les bons c’est les politique !!!! ils sont transferer l’argent public au privé soit aà eux même

                 les politique conscients du pouvoir de décider pour eux c’est un jeu d’enfant
                personne ne c’est poser cette question POURQUOI LA DETTE CELA explique
                la GRANDE cavalerie banquière avec l’argent public IL FAUT comprendre

                que les déficits sont votés et volontaire des dépenses volontaire et paradoxales

                exemple180 million de l’avion de sarko
                 et d’autres du même bois qui n’ont pas de sens pour un pays en detté

                Mais pour eux si il y a un sens
                et tout ça ce fait en catimini les bénéficiaire les politicos et oui !!!
                 la est leur source de leur éscroqurie donc LES BANQUE leur instruments et paravent

                méditez sur cette éscroquerie 
                modoff à côté de leur éscroquerie c’est du petit lait

                un jour si les citoyen se réveillent ils verrons très clair 
                cette escroquerie de l’argent public
                 merci de cette énorme carambouillede l’argent publique
                 

                UN PROVERBE QUAND l’eau du ruisseaux manque !!!en amont d’autre la ramasse
                MEDITER C’EST GRAVE !!!!

                 !c’est pas pire que Madof qu’on a mis illico en tôle !!! par contre les banksters, nos pouvoirs politiques laissent faire (enfin ils n’ont pas le choix)

                Moi ce que j’aimerais savoir c’est "combien touchent ces « enc.... » pour cautionner cet infame holp-up sur le dos des citoyens car EN PLUS ces ’sal...." de banquiers mutualisent leurs pertes et privatisent leurs bénéfices. Le pognon rend FOU.

                • Ariane Walter Ariane Walter 12 janvier 2011 14:38

                  En voyant « inside job » ,je me suis posé la question.
                  Qui dirige :
                  l’Etat qui laisse les banquiers se gaver à condition que les banquiers partagent avec eux le fruit de leur hold-up.
                  Ou les banquiers qui sont devenus l’Etat ???? Et qui n’ont d’autre but que de thésauriser de manière criminelle.
                  Le 11 sept étant tout de même aussi une arnaque financière criminelle.


                • Ferdinand_Pecora 12 janvier 2011 15:09

                  @ Arianne Walter

                  Vosu dites : « Qui dirige :
                  l’Etat qui laisse les banquiers se gaver à condition que les banquiers partagent avec eux le fruit de leur hold-up.
                  Ou les banquiers qui sont devenus l’Etat ???? Et qui n’ont d’autre but que de thésauriser de manière criminelle.
                   »

                  Historiquement, ces deux postures sont le résultat d’un processus qui constitue la raison d’être d’un empire.

                  Le piège est de penser que l’enjeu est de faire de l’argent pour les uns, gagner des guerres pour les autres. Ces deux méthodes sont les deux instruments qui permettent à un empire d’empêcher l’espèce humaine de se développer dans un cadre de coopération westphalienne entre Républiques souveraines (la bête noire de tout empire). C’est ce que Rosa Luxemburg avait compris.


                • gimo 12 janvier 2011 15:10

                  Arian weter

                  bien vu  !!!!! un politique et l(autre banque ne font qu’un
                  un seul but voler argent des autres 
                  Ce durera tant que certains cretins se croient en démocratie


                • Ariane Walter Ariane Walter 13 janvier 2011 00:25

                  Hello !
                  J’y cours !
                  Je répondrai sur place !
                  Bonne nuit !


                • plancherDesVaches 12 janvier 2011 14:01

                  Bienvenue sur terre, Monsieur Dugué.

                  Ca change des sciences cognitives, non.. ??? smiley


                  • Pyrathome pyralene 12 janvier 2011 14:47

                    Bernard Dugué illuminé par la grâce divine......
                    Mais d’arnaque, point on ne parlera, soyons plus pragmatique et réaliste ;
                    organisation de guerres,de génocides, d’apologie de la torture, de crimes contre l’humanité, assassinats, escroqueries gigantesques, vols, associations de malfaiteurs, corruptions, mensonges, manipulations, propagandes, trafics d’influences et en tout genre y compris les plus abjects, eugénisme, science corrompue ....
                    Il y a 70 ans, ça portait au moins un nom réel ( nazisme, stalinisme, fascisme....) aujourd’hui, ils se cachent derrière la façade lézardée et décrépie de leur démoncratie à deux balles......
                    Il ne tient qu’à nous de les en débusquer et de les mettre hors d’état de nuire....
                    Nuremberg II, c’est pour quand ?????


                    • cmoy patou 12 janvier 2011 14:54

                      Les arnaques hélàs sont devenues un mode de vie dans le pays de Voltaire et touchent toutes les couches de la population.


                      La corruption règne à tous les étages y compris aux niveaux des Municipalités.

                      • pissefroid pissefroid 12 janvier 2011 18:04

                        Je pense que le système est « vérolé » dès le départ car les politiques elus le sont par l’action des financiers.

                        La démocratie est devenue l’art de faire croire au peuple qu’il a choisi ses dirigeants.
                        L’argent contrôle les urnes par l’intermédiaire de la propagande (que l’on appelle publicité).

                        Les politiques elus sont là pour aider les financiers à s’enrichir.
                        Cela se constate simplement en observant la paupérisation croissante des populations occidentales.

                        Comme je l’ai lu dans le texte, le principe de lavoisier s’applique à la finance, l’enrichissement de quelques uns se fait au détriment de la majorité de la population (moins de salaire, c’est plus de dividende). 


                        • Croa Croa 12 janvier 2011 20:12

                          « car les politiques elus le sont par l’action des financiers. »

                           smiley Tout à fait !  smiley
                          Pour être élu il suffit d’avoir les plus gros moyens. Et il y en a qui croient vivre en démocratie ! 


                        • Ferdinand_Pecora 13 janvier 2011 10:14

                          @Pissefroid et Croa

                          « c’est peut-être terrible, mais qu’y puis-je ? » Laissez-moi vous dire que cet abandon face à des choses inadmissibles est ce qui caractérise un état d’occupation. On se dit que quelque chose me tient et me paralyse, et qu’il n’y a pas de monde extérieur dans lequel ce qui est juste puisse exister de nouveau.


                        • Croa Croa 12 janvier 2011 20:21

                          Voilà qui est bien vu !  smiley

                          Toutefois si la démonstration de notre auteur débouche elle n’est pas pour autant magistrale. Il faut dire qu’après plus de trente ans d’un néo-libéralisme mafieu et ses sophismes justificatifs implacables l’épreuve était difficile. Marx lui-même n’avait jamais osé imaginer que le capitalisme tournerait ainsi à l’arnaque pure et simple !

                          Le premier paragraphe de l’article pose bien le constat mais après ça se mélange quelque peu. Oui, nous vivons bien des arnaques pures et simples, Oui, les ouvertures que permet le crédit sont exploitées à fond par de véritables escrocs et Oui la classe politique collabore à ça !


                          Par contre à propos de «  mesures prises par les gouvernements »... Quelles mesures bon sang ? La politique de cette époque et encore de l’actuelle consistant à supprimer toute mesure justement ! Les gardes-fous et autres règlements mis en place pendant la parenthèse du front populaire et à la libération avaient été fallacieusement présentés comme des carcans nuisibles à l’intérêt public (en fait des limites contrariantes pour leurs sales projets !). Je présume que c’est à ça que pense l’auteur ?

                          Par ailleurs les considération sur l’essence et autre entourloupes classiques n’ont rien à voir. C’est bien moins grave. Nous sommes là dans des dérives déjà vu au XIXe siècle et vécues par exemple dans les romans de l’époque comme "Au bonheur des Dames" par exemple.

                          « Les justes étant écartés des lieux où se dessine l’opinion. » Je présume que les « justes » sont les contradicteurs potentiels tels que certains syndicalistes et certains économistes honnêtes (rare) effectivement soigneusement longtemps tenus à l’écart des médias !

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