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L’arnaque monétaire internationale ou la face cachée de la mondialisation

“Par essence, la création monétaire ex nihilo* que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi.”

Maurice Allais, prix Nobel de sciences économiques 1988, La Crise mondiale aujourd’hui (éd. Clément Juglar 1999)

A l’heure où l’on nous rabâche à longueur de temps le problème de la dette publique, qui sert à justifier les réformes liberticides et anti-socialistes que notre cher gouvernement fait passer avec plus ou moins de tact, il importe de se poser la question : Comment un Etat souverain peut-il devoir plus de 1 000 milliards d’euros à différents créanciers ? Lorsque tous les “experts” jurent que la relance de la croissance résoudra tous nos maux en diminuant le chômage et en augmentant notre pouvoir d’achat, il est bon de s’interroger sur les fondements de telles assertions. Quand, enfin, notre modèle de société se caractérise par le flot toujours croissant de monnaie en circulation, il serait sage de se demander : qu’est-ce donc que cette monnaie et d’où vient-elle ? Cet article a pour but de dissiper certaines idées reçues et de vous éclairer sur certaines réalités habilement dissimulées par une oligarchie de la finance prétentieuse, peu scrupuleuse, avide de pouvoir et de richesse...

I - La monnaie n’est pas créée par l’Etat

Contrairement à une idée largement répandue dans le public, la monnaie n’est pas créée par un organisme de l’Etat (autrement dit du peuple).

En effet, depuis le 1er janvier 1999, la Banque centrale européenne (BCE) s’est vu transférer les compétences des Banques centrales nationales (BCN) des Etats membres. La BCE et les BCN devenues ses sous-traitants forment le Système européen de Banques centrales (SEBC).

La BCE a le monopole d’émission de la monnaie fiduciaire, autrement dit des pièces et des billets de banque. C’est une institution indépendante selon le traité de Maastricht et elle ne peut en aucun cas accorder un découvert ni aucune autre forme de crédit “ aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publiques des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite” (article 104).

“L’objectif principal du SEBC est de maintenir la stabilité des prix”. Et : “Sans préjudice de l’objectif de stabilité des prix, le SEBC apporte son soutien aux politiques économiques générales dans la Communauté, en vue de contribuer à la réalisation des objectifs de la Communauté, tels que définis à l’article 2” (article 105, paragraphe 1, du Traité). La Communauté se donne pour objectifs d’obtenir un niveau d’emploi élevé et une croissance durable et non inflationniste (article 2 du Traité sur l’Union européenne).

Autrement dit, l’Etat français doit financer son déficit en vendant aux organismes privés et à quelques riches investisseurs des bons au trésor. Il s’agit ni plus ni moins de prêts remboursables à plus ou moins long terme et auxquels sont associés des intérêts comme pour n’importe quel prêt contracté par une entreprise ou un particulier. Les détenteurs de ces bons au trésor sont donc les créanciers de l’Etat.

II - Le processus de création monétaire

Comme on l’a dit au point précédent, la BCE a le monopole d’émission de la monnaie fiduciaire. Or, on sait bien qu’aujourd’hui la plus grande partie des transactions s’effectuent en monnaie scripturale (chèques, carte bleue, virements, etc.) qui est la forme dématérialisée de la monnaie. En 2006, par exemple, il y avait 7 387 milliards d’euros en circulation (agrégat M3 - bulletin n° 153 de la Banque de France, septembre 2006) dont seulement 552 milliards d’euros de pièces et de billets.

Mais alors comment sont créés les 6 835 milliards d’euros de monnaie supplémentaire ?

Ce sont les banques privées qui créent cet argent par l’intermédiaire du crédit. Certains feront appel ici à une deuxième idée reçue pour se rassurer : “c’est l’épargne qui permet le crédit”.

Malheureusement non, le crédit n’est nullement limité par la valeur des dépôts effectifs dans une banque, comme on pouvait le lire dans un opuscule édité en 1971 par la Banque de France, La Monnaie et la Politique monétaire : “Les particuliers - même paraît-il certains banquiers - ont du mal à comprendre que les banques aient le pouvoir de créer de la monnaie ! Pour eux, une banque est un endroit où ils déposent de l’argent en compte et c’est ce dépôt qui permettrait à la banque de consentir un crédit à un autre client. Les dépôts permettraient les crédits. Or, cette vue n’est pas conforme à la réalité, car ce sont les crédits qui font les dépôts”.

Alors, comment ça se passe ?

Disons que vous avez besoin de 15 000 euros pour acheter une nouvelle voiture. Vous allez voir votre banquier qui n’a qu’à inscrire la somme sur votre compte, après vous avoir fait signer quelques papiers, vous engageant à lui rembourser le capital qu’il vous a prêté plus les intérêts convenus sous peine de saisie de vos biens. La monnaie est créée par un simple jeu d’écriture. Le banquier porte à l’actif de son bilan une créance de 15 000 euros et au passif les 15 000 euros qu’il vient de mettre sur votre compte.

Vous pouvez noter que le banquier n’a pas créé les intérêts qu’il vous demande de payer, comme nous le verrons plus loin. Si vous parvenez à rembourser votre prêt, les 15 000 euros disparaîtront de la masse monétaire. C’est pourquoi on qualifie ce type de monnaie de temporaire ou encore de “monnaie de crédit”. Seuls resteront les intérêts que vous aurez versés (souvent équivalents voire bien supérieurs au montant emprunté) et qui représentent la rémunération du banquier pour avoir créé de l’argent à partir de rien. Incroyable mais vrai, désolé.

La seule chose qui permette de limiter l’octroi par les banques de ce type de crédit est une règle prudentielle qui dit qu’une banque ne peut prêter qu’à hauteur de 98 % des dépôts qu’elle détient. Mais il faut savoir que parmi ces dépôts une bonne partie provient de crédits accordés par d’autres banques à leurs clients, selon le même procédé douteux décrit ci-dessus.

III - Le problème des intérêts

Nous avons expliqué que la monnaie n’existait aujourd’hui que sous forme de crédit et donc de dettes. Ni l’euro ni le dollar ne sont gagés sur l’or.

Imaginez un instant que tous les citoyens du monde, las de toutes leurs dettes, décident de les régler toutes en même temps. Eh bien, on peut en déduire alors qu’il n’y aurait plus de monnaie du tout !

En réalité, et c’est ça le plus incroyable, il est impossible de régler toutes les dettes puisque aucune banque n’a créé la monnaie nécessaire pour régler les intérêts demandés...

Commencez-vous à comprendre ?

Il est mathématiquement impossible de payer toutes les dettes car pour cela il faudrait plus de monnaie qu’il n’en a été mis en circulation ! Voilà la vraie raison d’être de la doctrine de la croissance. Nous devons créer toujours plus de crédits afin de pouvoir rembourser les intérêts. Mais en créant ces crédits nous engendrons de nouveaux intérêts qu’il faudra payer en faisant de nouveau crédits et ainsi de suite. C’est une spirale sans fin...

L’intérêt est la cause principale de l’inflation, puisque avec un crédit à 5 % par an par exemple, c’est le double de la somme empruntée qui doit être remboursée sur quinze ans, par le jeu des intérêts composés. L’intérêt est le premier responsable de la pauvreté dans le monde et de l’élargissement de la fracture sociale. Sachez que les prix que vous payez sont constitués à 40-45 % du seul poids des intérêts, comme l’ont mis en évidence dans leurs études Magrit Kennedy et Ralph Becker (vraisemblablement 30-40 % aujourd’hui), vous pouvez imaginer la somme colossale qui est transférée du monde de l’économie réelle au monde financier.

A l’origine les intérêts servaient à rémunérer les épargnants dont les dépôts permettaient d’effectuer les prêts, le banquier se payant grâce à la différence des taux. Mais, dans le contexte actuel, étant donné la façon dont la monnaie est créée, cela n’est plus justifié.

La société civile doit prendre conscience de cette situation aberrante, étudier sérieusement la question et réclamer la fin de ces privilèges absurdes.

Plus le temps passe et plus la finance internationale, avec un cynisme effrayant, s’accapare les vraies richesses du monde (les réserves minières, l’eau, la terre, les biens immobiliers et, depuis peu, les êtres vivants...) qu’elle achète avec de la monnaie de singe !

“Je crois que des institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos privilèges que des armées institutionnelles. Déjà ils ont élevé au sommet une riche aristocratie qui a défié le gouvernement. Le pouvoir d’émission devrait être pris aux banques et redonné au peuple à qui il appartient.

Si les Américains permettent un jour aux banques de contrôler l’émission de leur monnaie, d’abord par l’inflation et ensuite par la déflation, les banques et les sociétés qui grandiront autour d’eux priveront le peuple de toute propriété jusqu’à ce que leurs enfants se réveillent sans abri sur le continent de leurs pères.”

Thomas Jefferson, 3e président des Etats-Unis, lettre au secrétaire du Trésors Albert Gallatin (1802)

IV - Que peut-on faire ?

Pour commencer, il faudrait faire l’effort de comprendre. Les économistes prétendument experts ont bon ton de dire que tout cela est tellement compliqué qu’un non-initié ne saurait s’y retrouver. C’est une façon de dissimuler ce qui se cache derrière ce système économique d’un autre âge. Il nous faut une refonte du système économique.

Et, pour commencer, les citoyens doivent reprendre le pouvoir de création monétaire, cédé par nos “représentants” aux puissances financières alors que la monnaie est et doit rester au service du peuple. La quantité d’argent injecté dans l’économie doit être proportionnelle à l’indice de croissance, qui correspond à la valeur cumulée des biens et services échangeables dans la zone concernée. Actuellement seulement 5 % des transactions mondiales correspondent à l’échange de biens économiques réel. Le reste correspond à la spéculation boursière...

Selon A.-J. Holbecq : “Toute la monnaie nécessaire au développement de l’économie doit être produite par la BCE et confiée contre intérêts aux banques commerciales qui la distribueront aux emprunteurs en faisant payer leur travail et expertise par des honoraires. Et tous les intérêts de toute la monnaie créée dans le passé par les banques commerciales et par la BCE doivent revenir aux États de la zone euro et donc à la population... C’est certainement plus de 350 milliards d’euros par an”.

Un nouveau krach planétaire surviendra bientôt en raison de la chute programmée du cours du dollar qui, je le rappelle, sert actuellement de monnaie de réserve internationale. Ce sera le moment d’exiger de nos élus une refonte complète du système monétaire pour qu’il soit vraiment au service de l’économie et non plus l’instrument de pouvoir d’une minorité de nantis.

La démocratie restera un vœu pieu si les citoyens se laissent désinformer.

Prenez votre destin en main : informez-vous !

La liberté est à ce prix...


* ex nihilo : expression latine signifiant à partir de rien.


Références : Maurice Allais, Irving Fisher, J.-M. Harribey, Denis Clerc, A.-J. Holbecq entre autres... Merci à l’équipe de fauxmonnayeurs.org à qui j’ai emprunté quelques passages. Un grand merci à A.-J. Holbecq pour ses commentaires éclairés.


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115 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 7 avril 2008 11:49

    Bravo pour cet article bien documenté et argumenté.

    à noter que Lincoln, agacé par la vénalité des banquiers, décida de faire fonctionner la planche à billet pour financer la Guerre de Sécession.

    à noter aussi que les Etats ont un outil pour intervenir socialement


    • Internaute Internaute 7 avril 2008 16:06

      Maurice Allais a vite été oublié car il est à contre-courant de la pensée moderne.

      L’article est juste mais cependant il y a quelque-chose qui coince. Les banques crouleraient soit-disant sous le poids de l’or qu’elles reçoivent en paiment des intérêts. Dans ce cas, pourquoi y en a-t-il tant qui battent de l’aile ? Et puis les banques c’est qui ? Une bonne partie est propriété de la Caisse des Dépôts et Consignations, donc de l’Etat, donc du peuple. Une autre partie se trouve chez les petits actionnaires. Une autre encore est propriété des Caisses de retraites, donc des retraités issus du peuple. Cela fait belle lurette que le banquier aux doigts crochus n’existe plus. Ce qui est vrai c’est que le système a vu s’épanouïr une armée de jeunes cadres et traders qui ont su profiter de la bête, mais pas plus que ceux qui sont à la tête de Vivendi, Thomson, ou d’autres grosses boîtes industrielles.

      Le système doit sûrement être amélioré mais les rouages de l’économie ne sont pas aussi simples qu’on les présente en général.


    • armand armand 7 avril 2008 23:16

      Bernard :

      La planche à billet de Lincoln (ou plutôt de Salmon Chase) n’a tenu ses promesses que parce que les troupes de l’Union ont été victorieuses à partir de 1863. Les billets du Sud, ni pires, ni meilleurs, ont perdu pratiquement toute leur valeur.

      Par contre, à la fin de la guerre, le gouvernement fédéral a eu la sagesse de rétablir la convertibilité, et le greenback n’était plus qu’un type de billet parmi d’autres : convertibles en or, convertibles en argent, gagés sur les réserves des banques d’état, plus tard, billets de la Fed - qui demeurent les seuls encore en circulation.


    • ZEN ZEN 7 avril 2008 11:55

      Oui,il faut relire Maurice Allais...

       

      -Les fourmis vont payer pour les cigales :
      Martin Wolf fait un constat simple. La masse considérable des créances irrecouvrables née de la bulle financière doit être soldée d’une façon ou d’une autre. Le seul acteur qui en a le pouvoir, c’est l’état. Le seul moyen disponible consiste à socialiser les pertes des banques et des ménages en les rapatriant dans les comptes de la nation. La purge s’annonce sévère. Confronté à l’éclatement d’une bulle immobilière, le Japon a été contraint d’accroitre la dette publique de 70% à 180% du PIB.
      _- Les banques en question,
      "... les banques ont-elles oublié leur métier ? En tout cas, la supervision ne les empêche pas de sous-évaluer les risques de manière chronique et de succomber à des modes souvent catastrophiques. Prenons l’exemple de la titrisation. Le métier de base de la banque est d’évaluer les risques des prêts qu’elles accordent, et par la suite de suivre la vie du prêt consenti. La titrisation a mené à une déresponsabilisation globale des banques, au profit des techniques dont l’objectif est de transférer un risque "repackagé" par les agences de notation à des investisseurs.Triste bilan au final : près de 400 milliards de dollars de pertes, d’énormes difficultés à localiser les risques, des emprunteurs américains aujourd’hui contraints de vendre à perte leur logement décoté. La crise est à ce point sévère qu’elle est devenue un enjeu des primaires américaines, certain candidat demandant le retour à l’encadrement du crédit...Mais les ratios des banques ne devraient-ils pas davantage favoriser les activités de financement réel de l’économie au détriment d’activités comme celles du trading ? A cet égard, il est urgent de questionner le lien entre la banque et l’industrie en France, alors que l’on ne cesse de déplorer le manque d’accompagnement financier des PME-PMI..."

      Ils nous conduiront jusqu’au bord de l’abîme :
      "... Josef Ackermann, chef de la Deutsche Bank a exigé lundi dernier que le gouvernement américain intervienne sur le marché face à la crise financière déclenchée par les crédits immobiliers douteux des USA. Selon un porte-parole, Ackermann a déclaré : « Je ne crois pas ici uniquement aux forces autoguérissantes des marchés ». Ce sont ceux qui ont profité jusqu’à maintenant du marché libre qui réclament au moment de la crise le secours de l’Etat et ainsi invitent l’ensemble de la population à passer à la caisse !.."

      SYSTEME ECONOMIQUE ET BANCAIRE : La face cachée du monde :

      « Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin" . ( Henry Ford)


      • zelectron zelectron 7 avril 2008 15:41

        Vous êtes aveuglé, l’auteur de l’article exprime la dure réalité des mécanismes bancaires qui sont tout sauf honnêtes intellectuellement, en revanche légaux dans le sens ou lorqu’ils controviennent à la loi, les états les blanchissent par des "laissez faire" ou des décrets ou instructions d’absolutions de leurs malversations, rackets et autres tours de passe-passe.


      • sisyphe sisyphe 7 avril 2008 12:26

        Bravo et merci pour votre article, et votre appel à la vigilance et à la mobilisation !

        100% avec vous !


        • Roland Verhille Roland Verhille 7 avril 2008 14:23

          « Cet Article a pour but de dissiper certaines idées reçues et de vous éclairer sur certaines réalités habilement dissimulées … ». Voyons voir.

          « La monnaie n’est pas créée par un organisme de l’État … ». Ah bon, les banques ne sont-elles pas parmi les entreprises les plus soumises aux régulations étatiques ? Et voir ici tout de suite après.

          « L’État français doit financer son déficit en vendant aux organismes privés et à quelques riches investisseurs des bons du trésor. ». L’auteur est-il allé voir où arrivent en fin de circuit ces bons du trésor ? Il y en a un bon paquet dans les dossiers des banques centrales qui les achètent pour alimenter les banques en monnaie.

          « Les dépôts permettraient les crédits … pas conforme à la réalité, ce sont les crédits qui font les dépôts ». Contestation d’une idée reçue au moyen d’une autre idée reçue. C’est le chien qui se mord la queue !

          « …rémunération du banquier pour avoir créé de l’argent à partir de rien ». Ah bon, l’engagement de rembourser de l’emprunteur, ce n’est rien ?

          « … que tous les citoyens du monde … décident de les (les dettes) régler tous en même temps. Et (sic) bien on peut en déduire alors qu’il n’y aurait plus de monnaie du tout ! ». Oh malheur, qu’est devenue la monnaie obtenue en paiement de mon travail, que je n’ai pas dépensée, que j’ai économisée, et que j’ai déposée en banque pour éviter l’intrusion de cambrioleurs chez moi ? Elle s’est volatilisée ?

          « … impossible de payer toutes les dettes car pour cela il faudrait plus de monnaie qu’il n’en a été mis en circulation ! ». Oh là là ! Celui qui rembourse ses dettes, y compris ses intérêts, le fait avec la monnaie qu’il a obtenue en contrepartie du travail qu’il a fourni.

          « L’intérêt est la cause principale de l’inflation, … est le premier responsable de la pauvreté dans le monde … ». La citation de deux autres auteurs ne fonde pas ces pures affirmations. C’est l’argument dit d’autorité.

          « Les citoyens doivent reprendre le pouvoir de création monétaire … ». Pour recommencer à produire des assignats ?

          Quel tissu d’inexactitudes et de pures affirmations reprise d’autres ayant fait de même ! Ah oui, c’est réussi, la dissipation des idées reçues.

          Que vient faire sur AgoraVox une pareille litanie, chantée depuis des années, par un récitant mêlant à ses divagations des gens plus sérieux même s’ils ont pu se tromper. Où est l’information inédite, quel apport à la richesse informationnelle ? Où sont les faits vérifiables et vérifiés ? C’est un texte de désinformation caractérisée, une publication d’opinions même pas personnelles mais certainement subjectives sans que la notoriété de l’auteur fasse qu’il soit intéressant de les faire connaître.

          Cette infraction caractérisée à la politique éditoriale a-t-elle échappé au comité de rédaction et aux experts en veille et recherche d’information ? Le site n’est-il pas suffisamment pollué par des commentateurs du même acabit qu’il faille y ajouter des textes d’auteur ne faisant que les attirer ?

           


          • ze_katt 7 avril 2008 15:05

            Au lieu de crier haro sur l’auteur et la redaction, vous seriez bien avisé de démontrer en quoi l’article est faux.


          • biophile 7 avril 2008 16:22

            Bonjour Roland ! 

            Avoir été directeur financier et dire que ’les français n’aiment pas les chiffres" ne sont pas des arguments suffisants pour avoir une autorité de fait.

            Votre réfutation est très peu voltairienne car elle n’est pas argumentée .

            Le niveau (ou stade) auquel on raisonne amène la vision des choses de ce niveau :

            Raisonner en financier ou comptable à partir de la situation socio-économique actuelle implique la croyance dans le paradigme très peu connu (ou bien caché) de la création monétaire privée (ou officielle)

            Le citoyen, le politique est donc soumis à cette croyance en la rareté de "l’argent" et donc obligé de s’y soumettre d’une façon ou d’une autre.

            Raisonner en citoyen républicain remettant en cause les croyances du passé, négatives ou positives, pourrait être le premier commandement du voltarien.

            Voici deux liens qui vous permettent d’y voir clair si tel est votre souhait :

            1- http://www.fauxmonnayeurs.org/

            2- http://www.dailymotion.com/video/xztbh_le-choix-de-la-defaite_events (passage sur la banque de france notamment)

            "les crédits font les dépots"

            On intègre facilement cette affirmation que l’on apprend en "science" économique lorsque l’on comprend le processus de création de la monnaie.

            "Qu’est-ce que la tolérance ? C’est l’apanage de l’humanité. Nous sommes tous pétris de faiblesses et d’erreurs ; pardonnons-nous réciproquement nos sottises, c’est la première loi de la nature."

            Nous avons besoin d’informations constructives.

            Cordialement 

            jmw


          • Crazy Horse Crazy Horse 8 avril 2008 11:22

            Eh bien l’ami, le moins que l’on puisse dire c’est que ma contribution ne vous a pas laissé indifférent !

            Oui, il est sans doute un peu prétentieux de vouloir dissiper des idées reçues dans un domaine où l’on n’est pas spécialiste. Disons qu’il s’agit d’un abu de langage. Ma démarche est d’ouvrir le débat, d’apporter des informations inédites qui enrichissent la réflexion de chacun (je ne parle pas pour vous qui, visiblement, trempez plus ou moins dans le monde de la finance).

            Je ne cherche pas à imposer mon point de vue bien que je ne puisse m’empêcher de l’exprimer. Il me semble que c’est là une forme de subjectivité tout à fait courante et donc très humaine, non ?

            Les prétendues régulations de l’Etat m’ont paru bien minces à moi. Vous pourriez peut être nous éclairer là-dessus ?

            Sur la rémunération des banquiers, j’avoue que je frappe un peu bas...

            Le cynisme de ceux que j’ai pu rencontrer et avec lesquels j’ai échangé m’a fait froid dans le dos, c’est tout.

            Quand vous parlez de la monnaie que l’on reçoit en contrepartie de notre travail, vous oubliez de dire que cette monnaie est elle-même issue du système de création monétaire par le crédit. Voici une affirmation que je maintien, et vous êtes invité à la démonter si vous en êtes capable :

            Les capitaux créés par le mécanisme du crédit sont la seule monnaie en circulation. Celle-ci disparaît de l’économie lorsque le capital est remboursé. Les intérêts ne sont pas créés eux, et pourtant l’emprunteur doit bien les payer au banquier, ce qui peut représenter dans certains cas une somme égale voire supérieure au capital emprunté. Ainsi, si l’on peut bien sûr s’acquitter individuellement de ses dettes et payer au banquier ses intérêts (en ponctionnant de la monnaie sur le capital créé par d’autres, inévitablement), il est impossible à l’échelle globale, mondiale, que soient remboursés et la somme des capitaux empruntés de par le monde, et la somme des intérêts demandés. C’est impossible parce que cet argent n’existe pas, nulle part !

            Petit commentaire pour finir sur ceci :

            "Que vient faire sur AgoraVox une pareille litanie, chantée depuis des années, par un récitant mêlant à ses divagations des gens plus sérieux même s’ils ont pu se tromper."

            J’aurai aimé moi qu’on me chante plus souvent ce genre de "litanie", ça m’aurait permi de ne pas développer cet attroce sentiment que l’élite aussi bien politique, que financière, scientifique, intellectuelle, se paie ma tête et me trompe plus ou moins ouvertement à longueur de temps. Et grâce à des personnes comme vous, bien pensantes, cette mascarade continue et pourra continuer encore longtemps ! Effectivement je n’ai pas inventé ce que je raconte, bien vu, pas plus que vous n’êtes à l’origine de ce merdier économique, mais je ne me contente jamais de "réciter" ce que je lis.

            " Où est l’information inédite, quel apport à la richesse informationnelle ? Où sont les faits vérifiables et vérifiés ? C’est un texte de désinformation caractérisée, une publication d’opinions même pas personnelles mais certainement subjectives sans que la notoriété de l’auteur fasse qu’il soit intéressant de les faire connaître."

            Pourquoi pas qualifier cet article de pamphlet antisémite ?

            Vous devriez contacter la CIA ou le mossad. Vous faite preuve d’une remarquable mauvaise foi et vous pourriez faire un excellent agent double dans le counter gang. Qu’en dites-vous ? Infiltrer des groupes dissidents de gens sincères, quoique peut être maladroit parfois, qui exercent leur droit de parole là où c’est encore possible, qui s’efforcent d’incarner certaines valeurs, qui amène un peu de fraîcheur dans l’egrégore monolithique de la pensée unique et qui, évidemment, menacent l’ordre établi. Vils terroristes anonymes !

            La désinformation est omniprésente, je vous l’accorde, et on peut faire de la désinformation sans en être conscient, bien sûr. Mais il appartient à chacun d’exercer son esprit critique, de chercher, de vérifier autant que possible, de croiser les informations, d’effectuer des recoupements. Bref, tout ce que les journalistes des grands médias ne font plus ou peu par manque de temps et de moyens. C’est la triste réalité des journalistes aujourd’hui et ça, je peux vous l’assurer, je suis mieux placé que vous pour le dire.

             

             


          • olivier.naturavox 7 avril 2008 15:27

            Bonjour,

            Excellente réponse de Rolland Verhille sur le fondement de l’article et pour aller plus loin, quelqu’un peut-il proposer une "vulgarisation" de cette science financière ?

            Par avance Merci.

            Olivier


            • JL JL 7 avril 2008 15:59

              Bienheureux Olivier qui a compris l’incompréhensible. Je cite Roland Verhille : ""

              RV : "", les banques ne sont-elles pas parmi les entreprises les plus soumises aux régulations étatiques ? ""

              Pour RV être soumis aux régulations étatiques et être organismes d’Etat c’est pareil ????

              RV : "Il y en a un bon paquet (de bons du trésor) dans les dossiers des banques centrales qui les achètent pour alimenter les banques en monnaie.

              Et qu’est-ce que cela prouve ?? qui peut développer ?

              RV : " … Ah bon, l’engagement de rembourser de l’emprunteur, ce n’est rien ?

              l’engagement de rembourser de l’emprunteur ????? C’est quoi ce charabia ?

              RV : " … Oh malheur, qu’est devenue la monnaie obtenue en paiement de mon travail, que je n’ai pas dépensée, que j’ai économisée, et que j’ai déposée en banque pour éviter l’intrusion de cambrioleurs chez moi ? Elle s’est volatilisée ? . Oh là là ! Celui qui rembourse ses dettes, y compris ses intérêts, le fait avec la monnaie qu’il a obtenue en contrepartie du travail qu’il a fourni.""

              Voyons, sur une île déserte il y a Robinson et Vendredi. Robinson a en tout et pour tout 100 dollars. Il les prête à Vendredi avec obligation à ce dernier de rembourser 110 dollars. On fait comment ?


            • Serpico Serpico 8 avril 2008 10:21

              JL :"Voyons, sur une île déserte il y a Robinson et Vendredi. Robinson a en tout et pour tout 100 dollars. Il les prête à Vendredi avec obligation à ce dernier de rembourser 110 dollars. On fait comment ?"

               

              *************

               

              C’est l’exemple même du mauvais exemple. C’est d’ailleurs le grand défaut des raisonnements par analogie : ils créent un faux air de similitude.

               

              Pour aller au bout de l’exemple : qu’avez-vous imaginé que Vendredi ferait de l’argent ?

               


            • JL JL 8 avril 2008 19:10

              à Serpuico, je suis bien d’accord. Mais qui est l’arroseur arrosé ?


            • gdm gdm 9 avril 2008 14:05

              @olivier.naturavox

               

              Cette "science financiere" est en effet, une science, un ensemble de connaissances parfaitement logiques, comptables et commerciales. A mon avis, la premiere étape est de bien comprendre que le banquier crée la monnaie au moment précis ou il prete l’argent en échange de la creance sur l’emprunteur. Et la monnaie est detruite au moment ou l’emprunteur rembourse son pret. La créance sur l’emprunteur a plus de valeur que les billets de banque émis. C’est ainsi que le banquier gagne de l’argent.

              Ce mécanisme élementaire de la creation monétaire est bien logique et connu depuis des siecles. mais, bizarement beaucoup semblent l’ignorer.

               


            • gdm gdm 9 avril 2008 14:09

              @Serpico

              Au contraire, cette robinsonade me semble etre un excellent exemple. les 10 dollars restant seront payés en objets valant 10 dollars. ou bien alors, l’un echange des marchandises contre dix dollars pour pouvoir rembourser integralement les 110 dollars du pret.


            • Serpico Serpico 9 avril 2008 21:10

              gdm

               

              Mais ça ne me dit pas ce que Vendredi compte faire avec les 100 $...


            • gdm gdm 10 avril 2008 01:24

              @Serpico

              Un robinsonade isole un mecanisme intellectuel isolé, mais qui fonctionne avec une parfaite logique. Ainsi, Robinson prete $100 à vendredi et en attend $100. Robinson et Vendredi savent tous les deux que lorsqu’ils auront enfin trouvé un bateau pour quitter leur ile, les $100 pourront etre utilisés. Robinson et Vendredi ont chacun des interets individuels différents. Un dollar a donc, pour eux deux, de la valeur, une valeur connue et commune. La valeur des choses que Robinson et Vendredi s’échangent sont évalués en dollars. Peut-etre meme que ces cents dollars seront un jour nécessaires pour convaincre un bateau d’accepter de libérer celui qui disposera des cent dollars.

              Robinson et Vendredi sont parfaitement honnêtes. Robinson prete $100 a Vendredi. Il est convenu que vendredi remboursera $110. Le dollar est le valorimetre de la valeur des marchandises échangées sur l’ile. Chacun travaille, produit et vend à l’autre des services et des marchandises. Le dollar est utilisé comme mesure de la valeur de chcun des échanges. Un cahier de compte est établi entre eux mesurant la valeur de chacun échange avec l’autre. Le dollar devient alors équivalent à une ecriture sur le tableau de compte.

              Vendredi vendra un service ou une marchandise à Robinson pour une valeur de $10. Ainsi, Robinson disposera des $10 d’interet du pret. Meme sur l’ile de robinson, le pret avec interet est parfaitement valable.

              Robinson et Vendredi aurait pu trouver une autre monnaie que le dollar. Un coquillage rare par exemple. Le raisonement économique aurait alors été le meme. La valeur d’une monnaie mesure la valeur des marchandises. Mais inversement, il est légitime de dire que la monnaie s’achète avec des marchandises.


            • JL JL 7 avril 2008 15:36

               

              Produits financiers et économie de marché.

              "30 milliards, c’est la somme des gains encaissés par 100 courtiers qui ont parié sur la baisse de l’immobilier induite par les subprimes. 200 milliards, ce serait le total "perdu" par les banques à cause de cette même crise" (info radiodiffusée ce matin sur France Inter).

              "Les marchés de la terre, du travail et de la monnaie sont sans aucun doute essentiels pour l’économie de marché. Mais aucune société ne pourrait supporter, ne fût-ce que pendant le temps le plus bref, les effets d’un pareil système fondé sur des fictions grossières, si sa substance humaine et naturelle comme son organisation commerciale n’étaient pas protégées contre les ravages de cette fabrique du diable". (Polanyi, cité par M. Aglietta et A. Orléan in ""La monnaie entre violence et confiance", éd. Odile Jacob).

              Tout le monde s’accorde à dire qu’il n’y a pas d’alternative à l’économie de marché. Le diable aurait-il définitivement gagné ?


              • Vincent Verschoore VincentV 7 avril 2008 15:38

                Je ne comrpend pas ce qui pousse Mr Verhille à une telle violence de propos, serait-il banquier ?

                La notion de la création ex-nihilo de l’argent, générant par la suite des intérêts qui sont, eux, bien réels, est un phénomène qui existe depuis les années 70, époque ou les banques centrales (occidentales, à l’époque) ont abandonné l’idée d’un ancrage de la monnaie sur une valeur de réference objective (l’or d’abord, puis le dollar) au profit d’un taux de change flottant, dont le seul ancrage est virtuel - c’est la confiance que le "monde" place en l’économie sous-jacente à cette monnaie. Depuis lors, par définition (et sans jeu de mots..) la création de monnaie ne dépends que de la décision politique d’un pays d’utiliser ou non sa planche a billet. Il doit faire la balance entre l’accroissemernt de la masse monétaire d’une part (nécessaire pour "suivre" la demande en monnaie d’une économie en croissance) et le risque d’inflation d’autre part, qui dévalue cette même monnaie. C’est pour cela que les Etats empruntent une partie de ce qui leur faut, via par exemple des bons du trésor, car l’inflation produite par une utilisation démesurée de la planche à billets tue l’économie. C’est un jeu d’équilibrisme assez dangereux mais qui, en gros, fonctionne.

                Là ou les choses deviennent inquiétantes, c’est le cas de la BCE, ou il n’y a plus de contrôle politique de la monnaie, et qu’au lieu de créer sa propre monnaie (donc "gratuitement") il faut désormais tout emprunter à la BCE (ou ailleurs) avec remboursement d’intérêts à la clé. Intérets qui sont remboursés via les taxes perçues, donc du "vrai" argent. La logique voudrait que les prêts accordés par la BCE aux banques européennes soient avec intérêt zéro, car il n’y a pas de contrepartie (personne ne s’est démuni pour permettre à cet argent d’être prêté, il est effectivement créé sans contrepartie) et il n’y a aucune raison de payer un intérêt dessus - tout comme l’Etat pre-BCE ne payait pas d’intérêt sur la monnaie qu’il auto-produisait . Là est l’arnaque, c’est cet intérêt qui fait vivre une bonne partie du monde financier, à nos dépens. Pour en sortir, il faudrait que les pays de l’UE refusent tout simplement de rembourser ces intérêts, ce qui créerait certes un gros krach sur tous les produits financiers dérivés de ces paiements d’intérêt, mais qui n’aurait guère d’effet sur l’économie réelle, et nous ferait de l’air. Quelqu’un a t’il entendu parler d’un parti politique proposant une telle mesure ?

                 


                • Gilles Gilles 7 avril 2008 17:38

                  Vincent

                  Vous dîtes

                  "il faut désormais tout emprunter à la BCE (ou ailleurs) avec remboursement d’intérêts à la clé.....Là est l’arnaque, c’est cet intérêt qui fait vivre une bonne partie du monde financier, à nos dépens."

                  Pourriez vous être plus précis ? Où vont ces intérêts ? Quel taux ? Par quels mécanismes font-ils faire vivre le monde financier ?


                • Gilles Gilles 7 avril 2008 17:46

                  et aussi quel volume ces intérêts placés sous les produits financiers dérivés de ces paiements d’intérêts représente t-ils ?


                • Vincent Verschoore VincentV 8 avril 2008 10:56

                  Bonjour Gilles,

                  Je ne suis pas spécialiste, mais le principe est simple : la BCE crée, à partir de rien, x milliards d’euros qui sont prêtés à un Etat, avec disons 2% d’intérêt. Une fois le capital remboursé, cet argent créé ex-nihilo disparait, en fait il n’a jamais réellement existé (car sans contrepartie), par contre les intérêts, eux, existent bel et bien (ils sortent de notre poche), et ce sont eux qui permettent aux banquiers de vivre richement (via les commissions, frais de dossiers, etc...), vu que c’est tout bénéf, il n’y a pas eu d’effort à fournir ni d’investissement de départ.


                • Ceri Ceri 7 avril 2008 16:06

                  merci pour cette explication claire et concise !

                   

                  le système est effectivement très bien rôdé : les Etats s’endettent aurpès des banques, qui peuvent influer sur les politiques menées comme ce fut le cas dans les années 30 avec ’linstabilité politique de l’époque, la chute du Front populaire etc.

                  Les gouvernements devaient montrer patte blanche à la Banque de France qui pouvait refuser de prêter si la politique prévue ne lui plaisait pas.
                   

                  Aujourd’hui avec ce credo débile de limiter l’inflation par les salaires (puisque l’inflation par les prix est de toute manière inévitable aujourd’hui) la BCE impose la rigueur, la casse sociale, la vente des services publics et autres délires, le tout avec la bénédiction de la Commission.

                  Et vous avez raison, ils erait temps que les gens comprennent que les "experts" en économie qui nous rabachent leur prière sur la Croissance qu’on attend comme le messie ne sont que que oracles lisant dans les poulet, ilm n’y a rien de sérieux dans ce système économique !


                  • jetudie jetudie 7 avril 2008 16:19

                    Monsieur Verhille,

                    Vous n’avez manifestement rien compris au sens du débat. A en voir votre véhémence, je soupçonne que vous devez buzzer pour quelqu’un dont la mission est propablement de discréditer des réseaux de presse alternative comme l’est Agoravox. Mais qu’à cela ne tienne...

                    Quand on est dénué de conscience et de probité, il est tout à fait logique d’en arriver à niveler le débat comme vous le faites de manière rustre et méprisante. Comment arrive-t-on à repérer des gens comme vous dans les faits ? C’est très simple, vous répondez sans le deux poids deux mesures, vous retirez l’échelle et hop ! plus de débat. Le sophisme et sa magie dans toute son abjection !

                    Monsieur, quelqu’un qui répond en prenant des bouts de phrases (quel culot, tout de même !) et les opposent à ses petits commentaires hargneux tel un professeur exhortant ses frustrations sur ses élèves, ne peut pas vraiment être pris au sérieux. On ne peut que compatir en voyant votre tentative de supercherie : nous faire croire que la logique d’endettement des etats relève du sens commun, que le système bancaire est surveillé par les etats....

                    Quant à la vulgarisation de la science économique sollicitée par un certain Olivier, ce n’est pas idéal pour ces gens-là...Pourquoi ? Le mot « science » (attention à la novlangue et aux manipulations sémantiques) peut cacher une énorme vérité....si cette science devient accessible, la baudruche se dégonflera forcément....

                    Pourtant, cette logique est très simple : si les billets et les pièces crées ne sont plus garantis par des métaux précieux (accords de Brettons Woods) et que les banques contrôlent désormais le principe régalien à savoir la création de la masse monétaire (Reserve Fédérale 1913- Woodrow Wilson à son chevet qui se lamente d’avoir ruiné son pays en avouant avoir été contraint et forcé par les JP Morgen, Rockefeller et autres félons de voter l’amendement).

                    Il faut même remonter au 17ème siècle, précisément 1692, en Angleterre, pour constater que Guillaume III avait déjà concédé son principe régalien de battre monnaie moyennant finance aux Orfèves de la City de Londres. Mais qui sont les Orfèvres de la City de Londres ? Les saxons de Bavière, ça vous dit quelque chose ? Le but était de faire la même chose avec la Banque de France. C’est ce qu’a fait Napoléon en confiant les intérêts publics de la Banque de Françe à deux banquiers (Jean Baptise Piétré Grenouilleau fut l’un de ceux qui dirigea la Banque de France et l’amena à servir des intérêts contraires à ceux de l’organisme dont il avait la charge). On comprend pourquoi la Révolution Française fut une aubaine et que la monarchie avait tout intérêt à disparaître…..

                     


                    • biophile 7 avril 2008 16:29

                      J’ai fait une recherche sans succès sur "Jean Baptise Piétré Grenouilleau".

                      Avez-vous des liens à proposer ?

                      Merci !

                      Cordialement 

                      jmw


                    • millesime 7 avril 2008 16:35

                      C’est effectivement ainsi que les choses se passent

                      j’ai écrit un article sur mon blog sur la RESERVE FEDERALE en date du 29/09/2007 expliquant comment elle crée la monnaie.. !

                      en résumé : supposons que le congrès US a besoin d’un milliards de dollars pour payer les dépenses du jour

                      il s’adresse au Trésor, lequel répond : pas d’argent . Le Congrès le sait bien, il passe alors par l’imprimerie, (non pas pour imprimer des billets) mais plutôt des Certificats : de beaux billets ou apparait dans la partie supérieure un aigle et la mention BON DU TRESOR DES ETATS-UNIS.

                      Ce sont des reconnaisances de dettes et le Congrès espère bien qu’elles inciteront les gens à emprunter au Gouvernement.

                      Les représentant du Congrès et du Trésor se rendent alors ensembles à la FED, laquelle rédige un chèque d’un millairds de dollards, au Trésor des USA... !

                      Qui a payé ce millaird ?

                      reponse : il n’exitait pas ! de l’argent instatané .... !

                      à lire sur mon blog

                       


                      • Justin Navis 7 avril 2008 16:39

                        Crise systémique : Vers un Impact Global

                         Il est quand même invraisemblable de constater que nos médias -tous confondus, alternatifs compris- taisent à ce point, ce qui se trame en arrière fond pour sauver le capitalisme en déclin, par des manœuvres politico-financières et par la manipulation de l’information, en détournant l’attention.

                         Les subprimes et les titrisations de leurs produits dérivés, ne sont que l’effet déclencheur de ce déclin.

                        Ne nous trompons de combat, attention aux fausses mobilisations !

                         Le Tibet et les JO, Ingrid Betancourt, le Sarkoland et les débats de la vraie fausse rigueur, les gesticulations stériles d’une opposition fantoche, ne sont là que pour masquer ce qui est en train de s’organiser sous nos yeux.

                        Je veux parler ici du véritable tsunami économico-politique, énergie du désespoir des piliers de l’ordre mondial, pour laisser croire que le système n’est pas mort. Les enjeux sont énergétiques, par le maintien de l’hégémonie du modèle Américain dans le monde et la sauvegarde de la suprématie de l’étalon dollar.

                         En fait les US n’ont fait que faire marcher la planche à billet pour créer une richesse, toute virtuelle, pour favoriser leur croissance et l’heure est maintenant venue de régler l’ardoise.

                         Une seconde vague systémique est attendue cet été lorsqu’il faudra faire un appel à des liquidités gigantesques, de la première fournée des baby-boomers réclamant leurs fonds de pensions arrivés à terme.

                        L’accroissement de la dette Américaine détenue pour 30% par des fonds privés et souverains tel que L’Asie, les fonds de réserve colossaux (1.500 Mds $ de la banque centrale de la chine (CIC), laisse à penser que la FED ne maîtrise plus du rien tout.

                         La chute du dollar et son découplement par les pays producteurs de pétrole pour une valeur monétaire combinée plus stable comme base commerciale à sa transaction, fait craindre le pire de la part des US.

                         La réintégration de la France dans le commandement de l’OTAN, et la mise en place d’un bouclier anti-missile en Europe, sont des signes avant coureurs de bruits de bottes, et l’Afghanistan qu’un leurre.

                         Quand on sait que la guerre en Irak- alors que l’Amérique amorçait une récession- n’était qu’un prétexte pour relancer l’économie par l’armement et de sa main mise sur le pétrole.

                         Résultat, pas ou peu de pétrole et une dette de guerre de 3.000 Mds de $, soit 30% du PIB des US !

                        Alors oui, Iran nous voilà !

                         Mon analyse est sans doute très sommaire et incomplète car je n’ai pas le talent d’Olivier Bonnet, mais je tente de m’informer sur le net où en prenant le temps, on peut découvrir une foule d’information.

                        Aussi, je vous invite à visiter mon blog dans lequel j’ai réunis des documents financiers et géopolitique à ce sujet, fort instructif :

                         http://diablogtime.free.fr/


                        • jetudie jetudie 7 avril 2008 16:52

                          Erratum : je suis une triple buse...

                          A ceux qui veulent des liens sur ces deux banquiers parisiens, le premier s’apelle Jean-Baptiste Pérrégaux et le deuxième Jean-Barthélémy Le Coulteux de Canteleu. Napoléon leur confia la gestion de la Banque de Française à l’approche de la fin de la Révolution (si on peut appeler ça une révolution...) en 1799.

                           


                          • jetudie jetudie 7 avril 2008 16:57

                            Pour celui qui sous-entendait que le nom se rapportait au roman "Le Parfum", Pétré Grenouilleau n’est pas un personnage de fiction mais un historien.........quoiqu’aujourd’hui, on peut se demander où est la différence....


                          • Roland Verhille Roland Verhille 7 avril 2008 17:17

                            À VincentV

                            Où avez-vous vu de la violence dans mes propos ?

                            Vos propos ne sont pas de nature à convaincre de vos qualifications sur la matière du sujet traité.

                            La création « ex-nihilo » de l’argent, seulement depuis les années 70 où le dollar a rompu ses liens avec l’or ? Vous n’avez jamais examiné la proportion de l’or dans la contrepartie de la monnaie créée par les banques centrales ! C’est à cause de cette proportion infime que Nixon a été obligé de constater son impuissance à échanger les dollars contre de l’or.

                            Et l’or, une valeur de référence objective ? L’or n’a que la valeur décidée par la banque centrale (35$ l’once à l’époque ?) ou que celle attribuée par ceux qui croient qu’il en a, exactement comme pour les monnaies émises depuis les années 70.

                            Et encore, les états emprunteraient une partie de la monnaie dont ils ont besoin en émettant des bons du trésor pour éviter de créer de l’inflation ? Les bons du trésor, ensuite achetés par les banques centrales, ce n’est pas faire marcher la planche à billets ?

                            Et c’est inquiétant, le mise à l’abri de la BCE des manipulations de la monnaie par les politiciens (cas des USA depuis une trentaine d’années avec la succession des bulles et le foisonnement des activités spéculatives) ?

                            Et vous ne savez pas que certaines religions ont proscrit depuis longtemps l’exigence d’intérêts sur les prêts consentis ?

                            Tout cela vu, pas étonnant que vous ne compreniez pas ma protestation faisant suite à la lecture de cet article. J’ai même manqué de violence, car quelle violence d’abuser de l’ignorance des autres pour s’arroger la mission de les éclairer en ne faisant que les rendre encore plus ignorants. Pire qu’une arnaque !

                             


                            • Roland Verhille Roland Verhille 7 avril 2008 17:19

                              À jetudie

                              Vous me dites que je ne comprends pas le sens du débat, que j’y interviens avec véhémence, vous me soupçonnez d’être le mercenaire de quelqu’un voulant discréditer la presse alternative, que je suis dénué de conscience et de probité, que je nivelle le débat de manière rustre et méprisante, que je bloque le débat en maniant le sophisme et la magie dans toute son abjection, que je réfute ce qui est dit seulement en lui opposant un petit commentaire hargneux, en me comparant à un professeur frustré maltraitant ses élèves, que je ne peux pas être pris au sérieux avec ma tentative de supercherie, que je fais croire ceci ou cela.

                              Cette doucereuse avalanche de gentils qualificatifs et de procès d’intention élève le débat ? Vous avez montré en quoi et pourquoi chacun de mes « petits » commentaires était erroné ? Les commentaires du genre du vôtre comme les articles du genre de celui commenté ici valorisent AgoraVox ? Cela alimente un débat entre personnes se rassemblant pour essayer de comprendre les réalités ? Vous le pensez puisque vous avez choisi de ne pas vous taire et de protester, mais vous avez tout faux.

                               


                            • millesime 7 avril 2008 17:42

                              l’article n’est pas aussi mauvais que vous voulez le souligner, voyez mon blog : LA RESERVE FERERALE 29/07/2007


                            • Vincent Verschoore VincentV 8 avril 2008 11:07

                              A Mr Verhille,

                              En bas de votre article me semble t’il, et visiblement je ne suis pas le seul à le penser, mais peu importe.

                              Sur l’or : au départ les monnaires étaient convertibles en or, c’était le fondement du système, j’espère que vous en conviendrez. C’est effectivement à partir du moment ou cette convertibilité n’a plus été possible que les banques centrales se sont posé la question de comment sortir du système de convertibilité avant que tout le chateau de cartes ne s’éffondre. D’abord en passant par la convertibilité au dollar, car l’économie US d’après guerre semblait être un ancrage crédible, puis par l’abandon définitif de cette notion de convertibilité au profit de taux de change flottants.

                               


                            • Vincent Verschoore VincentV 8 avril 2008 11:19

                              Sur les bons du Trésor : ceci est comme une obligation en bourse, l’acheteur paie un certain prix basé sur sa perception de la capacité de l’Etat à honorer les bons qu’il emet. C’est donc une opération impliquant un choix (on ne paut pas avoir le beurre et l’argent du beurre). La planche à billet, c’est différent : là on a effectivement l’argent et le beurre, vu qu’il n’y a pas de contrepartie. De plus il faut distinguer entre la vente des bons de trésor à l’intérieur même de l’Etat, ce qui représente un simple transfer de dette interne au pays, et la vente à l’extérieur, ce qui représente un apport d’argent externe d’une part, mais également une dette extérieure, qui pèse sur l’économie du pays.


                            • Crazy Horse Crazy Horse 8 avril 2008 12:11

                              Désolé d’insister mais je ne cherche vraiment pas à arnaquer qui que ce soit ! J’en ai assez qu’on m’arnaque, c’est autre chose...

                              Ma mission, mon devoir, en contrepartie de la bénédiction que représent le simple fait d’être en vie, d’être sensible, d’avoir la santé et l’énergie d’explorer les phénomènes ; cette "mission" peut être résumée ainsi, en empruntant les propos de Nietsche : " Deviens ce que tu es ! "

                              Et voici ma devise : " Contentez-vous de vous améliorer. C’est tout ce que vous pouvez faire pour améliorer le monde. " (L. Wittgenstein)

                              Si avec cela vous restez convaincu que je suis un manipulateur démoniaque ou un inculte chronique, alors votre cas me dépasse...

                              Vous en faites une affaire personnelle. J’ai de la peine pour vous, l’ami, bien que dans le cadre d’un conflit je n’hésiterai pas une seconde. Et il n’y aurait là rien de personnel ; )

                              La violence n’est pas un problème, c’est l’aggressivité qui provoque toutes ces réactions. Ainsi, selon une loi universelle connue depuis des lustres, on vous renvoie de l’aggressivité en retour. Voilà qui est très humain et à la base d’une bonne partie des souffrances du monde...

                              Je suis d’accord que toutes les interventions ne visaient pas à élever le débat et que certains commentaires ne "volaient pas plus haut" si l’on peut dire que les vôtre. Mais je vous signale que d’autres vous ont invité à préciser vos propos sans aggressivité et que l’aggressivité que vous y avez vu est celle qui est logée dans votre coeur.

                              Les qualifications ? Mais de quelles qualifications parlez-vous ? Vous savez comme moi que l’habit ne fait pas le moine, et que l’obtention d’un diplôme d’Etat n’est pas un gage d’intelligence et encore moins de sagesse.

                              Le nouveau monde c’est celui du réseau SWIFT et la fin de l’empire soviétique. Tout s’accélère depuis, vous en conviendrez, et la création de monnaie ex nihilo a pu s’amplifier considérablement grâce à l’énorme apport technologique de ces super-ordinateurs. Pour qui ont été posés les premiers câbles en fibre optique ?

                              Je ne suis pas d’accord lorsque vous dites qu’emprunter de l’argent aux banques par la vente de bons au trésors revient à faire marcher la planche à billet. Lorsque, dans le temps, l’Etat avait le contrôle direct de l’émission de monnaie, il pouvait imprimer des billet à souhait sans payer d’intérêts à qui que ce soit. Quand, en revanche, il emprunte à des banques, il s’endette comme une vulgaire multinationale. Le gros problème selon moi, c’est qu’en démocratie l’Etat c’est nous tous. Un petit français qui naît aujourd’hui voit le jour avec sur le dos une dette d’une dizaine de millier d’euro. Ca commence fort pour lui !

                              Ce qui est scandaleux dans ce système, c’est le transfert de dettes privées sur le public, et l’exemple de l’Argentine est un cas d’école. Nous nous orientons vers un corporatisme de plus en plus marqué, et en tant que citoyen nous devrions nous rappeler la correspondance historique entre corporatisme et fascisme.

                              Citation :

                              " Vous avez tout faux ", voilà qui est infiniment plus constructif que tout ce qui a été dit depuis le départ...

                              Une minute de recueillement sur la misère spirituelle de ce pauvre homme.


                            • judel.66 7 avril 2008 17:57

                              ZEN......

                              juste un mot......il ne faut pas oublier qu’il y a quelques années dans les facs de sciences eco tous les pontes riaient ouvertement des théories de Maurice Allais.......(en plus pas toujours facile a lire et a comprendre en Français ! ).....

                              le jour où M.Allais a publié en Anglais ,il a été prix nobel ! ! ! ! comprenne qui pourra.....disons qu’en France nous n’avons pas ( tous )la meme façon de concevoir ""la création de monnaie""que les economistes anglo saxons.....

                              c’est interressant et sportif les commentaires ci dessus.....il y a du vrai et du faux partout......on ne peut pas ""je pense""eviter de tenir compte du contexte inflationiste ou non pour soutenir ou non certains points de vue......que serait egalement le crédit de certains etablissements Français si nous n’étions pas dans l’euro......beaucoup de théories sont a decanter a present.....ne soyons peremtoires sur rien.........

                               

                               

                               

                               

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