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Accueil du site > Actualités > Economie > L’autodafé des banquiers

L’autodafé des banquiers

Après le tremblement de terre qui avait détruit les trois quarts de Lisbonne, les sages du pays n’avaient pas trouvé un moyen plus efficace pour prévenir une ruine totale que de donner au peuple un bel auto-da-fé ; il était décidé par l’université de Coïmbre que le spectacle de quelques personnes brûlées à petit feu, en grande cérémonie, est un secret infaillible pour empêcher la terre de trembler.
Candide, de Voltaire
Eh oui, rien n’a changé depuis le XVIIIe siècle : face à une crise, le premier réflexe est de désigner des coupables. L’hebdomadaire Marianne propose en couverture d’identifier les « menteurs » et les « profiteurs », afin de mieux les opposer aux « victimes », c’est-à-dire vous et moi. Ainsi va l’air du temps : une surenchère à l’indignation, un tonnerre de vertu outragée, un concert de dénonciations. Tout y passe : les banquiers, les Etats-Unis, le capitalisme, les spéculateurs, les grands patrons, les produits dérivés, tout ce qu’on peut opposer au « vrai » peuple, victime innocente de la cupidité des grands de ce monde. 
 
Bien entendu, grand classique dans notre pays colbertiste, le libéralisme est cloué au pilori avec une ardeur redoublée. Le libéralisme, d’ailleurs, n’existe pas sans préfixe ou épithète infamant : il ne saurait être qu’ultra, néo, sauvage, anglo-saxon, que sais-je encore ! Et la cause est entendue : pour avoir régné sans partage dans notre pays depuis des décennies, il est forcément responsable de nos malheurs. Peu importe que notre président n’ait de cesse que de faire l’apologie du « volontarisme », qu’il ait proposé que l’Etat finance les investissements d’une entreprise privée (Arcelor Mittal) en échange de la garantie que ses usines ne ferment pas, qu’il se soit fait le farouche gardien de la Politique agricole commune, peu importe que son prédécesseur ait affirmé sans sourciller que « je suis convaincu que le libéralisme est voué au même échec que le communisme et qu’il conduira aux mêmes excès », la cause est entendue : Mitterrand, Chirac, Jospin, Raffarin, Sarkozy, ultralibéraux, tous, tous, et voyez où ça nous a menés, il est temps que ça change !
 
Les périodes d’anxiété et de passion sont peu propices à la réflexion, et il est prudent de laisser passer le flot, sous peine de s’y noyer. Laissons donc passer. Ensuite, analysons.
 
 
La déréglementation est-elle responsable ?
 
Au cœur de la crise, les « subprimes » américains, prêts immobiliers accordés à des ménages américains défavorisés, dont les capacités de remboursement étaient aléatoires. A l’origine des subprimes, une volonté de l’administration Clinton, dans les années 90, de favoriser l’accession des minorités ethniques à la propriété. Alors que l’Amérique semble engagée dans un processus de délitement social inexorable (explosion de la délinquance, filles mères, épidémie de « crack »), l’accession à la propriété apparaît comme un moyen d’inciter les gens à s’investir dans leur quartier et leur communauté, une aide à la constitution d’un patrimoine, et la garantie d’une certaine sécurité économique. L’outil utilisé à cet escient est une loi datant de 1977, le « Community Reinvestment Act » (CRA). Le CRA avait été vote initialement pour empêcher les banques de discriminer à l’encontre des minorités ethniques (une pratique surnommée « redlining »). A partir des années 90, à la faveur de révisions successives, le gouvernement le réinterprète de manière plus agressive : il ne s’agit plus seulement d’interdire la discrimination, mais de contraindre les banques à consentir des prêts immobiliers, même à des ménages qui n’offrent pas les garanties qui étaient jusqu’alors exigées. Désormais, les banques sont étroitement surveillées, un « rating » leur est attribué selon la quantité de prêts qu’elles allouent aux plus défavorisés, et un mauvais rating peut entraver significativement leur développement (par exemple, en leur interdisant d’ouvrir de nouvelles agences).
 
Cette politique est un succès : des millions de ménages accèdent à la propriété, les prix de l’immobilier augmentent, l’administration Bush s’engage à continuer cette politique universellement populaire… et la machine s’emballe. La hausse entraîne la hausse, la notion de risque s’estompe, et les banques n’ont bientôt plus besoin d’aiguillon réglementaire pour prêter à tout va.
 
Paradoxe donc : ce sont des lois et des réglementations qui ont amorcé la pompe aux subprimes.
 
 
Il faut encourager l’emprunt !
 
D’autant plus que la Fed (Federal Reserve Bank) y met du sien. Encouragée par une inflation faible, elle baisse les taux à des niveaux sans précédent. Pendant près de trois ans (décembre 2001 à septembre 2004), les taux d’intérêt sont égaux ou inférieurs à 1,75 %, ce qui correspond à des taux d’intérêt réels (inflation déduite) négatifs. Le président de la Fed, Alan Greenspan, le « Maestro », est encensé par les démocrates et les républicains unanimes. En Europe, même unanimité, et on se sert de l’exemple de la Fed pour mieux accuser sa contrepartie européenne, la Banque centrale européenne, de pratiquer une politique excessivement restrictive, le « sado-monétarisme ». En France, le ministre de l’Economie lance en 2005 le « prêt hypothécaire rechargeable ». L’objectif ? Faciliter le recours à l’emprunt par les propriétaires immobiliers, ce qui dynamisera l’économie, comme aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Le nom du ministre ? Nicolas Sarkozy.
 
 
Tous coupables !
 
L’historique ci-dessus n’a pas pour but de désigner de nouveaux coupables à la vindicte populaire : c’est Clinton ! C’est Sarkozy ! C’est Greenspan ! C’est Bush !
Oui, ce sont eux les coupables et, à travers eux, nous tous. Une bulle spéculative engage tous les acteurs : les banques, bien sûr, les hommes politiques, mais aussi vous et moi, en tant que citoyens et en tant qu’investisseurs. La bulle immobilière ? C’est vous, c’est votre voisin, ce sont vos parents, ce sont les magazines, c’est la télé, qui l’ont nourrie. Achetez ! L’immobilier, ça ne peut que monter ! La bulle est amorale : elle ne résulte pas d’une conspiration de quelques méchants, mais de l’aveuglement de tous.
 
La télévision nous abreuve de reportages sur des « victimes » américaines d’emprunts subprimes, dont le rêve a viré au cauchemar. Le schéma narratif est toujours le même : un innocent se fait attribuer un prêt par un banquier rapace, qu’il ne peut pas rembourser. Bien sûr, sauf que, comme disent les Américains, « it takes two to tango » (il faut être deux pour danser le tango). Les emprunteurs ont été tout aussi aveuglés que les banquiers par l’appât du gain facile. Après tout, leurs espoirs de gains étaient bien supérieurs à ceux des banques (pour la banque : le remboursement des intérêts. Pour l’emprunteur : la plus-value), et leur motivation, d’autant plus forte. Sont-ils moins responsables, parce que moins informés, moins éduqués que les banquiers ? Méfions-nous de la pente sur laquelle nous font glisser ces raisonnements : si on admet que le « peuple » est par définition ignorant, donc innocent, quels peuvent être ses droits ? 
 
Toute décision financière majeure est-elle invalide, du fait qu’une des deux parties contractantes n’est pas entièrement responsable de ses actes ? La démocratie comme l’économie de marche exigent un acte de foi : comme citoyens, investisseurs, consommateurs, travailleurs, nous sommes libres et responsables de nos choix. Nous ne pouvons pas revendiquer cette liberté et nous défausser dès que nous commettons des erreurs. 
 
 
Dites-le avec des fleurs
 
Des bulles, il y en a eu depuis toujours. La première bulle spéculative répertoriée eut lieu en Hollande, et culmina en 1636. Son enjeu : la tulipe. Progressivement, le cours des tulipes atteint des niveaux insensés. Au point culminant, un bulbe de tulipe rare pouvait être échangé contre une maison à Amsterdam. Cela peut paraître absurde : mais se souvient-on des « dotcoms » toujours plus fantaisistes auxquelles nous attribuions sans sourciller des valorisations boursières astronomiques il y a quelques années ? Elles ont fané, elles aussi, et n’en subsiste qu’un regret léger et insistant.
 
Toute société évoluée est confrontée à des défis nouveaux et essaie de les comprendre et de les anticiper du mieux qu’elle peut. De nouveaux enthousiasmes, de nouvelles passions se développent, et se propagent irrésistiblement entre des hommes qui ne craignent rien tant que d’être isolés de la foule de leurs congénères. Et puis brutalement, ils s’effondrent, et tous se demandent comment ils ont pu croire hier ce qui paraît aussi insensé aujourd’hui. La cupidité, la stupidité, la peur, l’idéalisme aussi, toutes les passions humaines y participent : « là où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie ». N’allez pas croire que ce phénomène soit spécifique aux sociétés capitalistes : les pogroms et les épisodes de chasse aux sorcières dans les sociétés féodales comme les frénésies meurtrières des régimes communistes nous montrent qu’aucune société n’est immunisée contre ces passions soudaines, et celles qui s’en réveillent avec des richesses envolées et des rêves brisés, mais sans mort d’homme, peut se considérer chanceuse.
 
 
Et ça continue, encore et encore (Francis Cabrel)
 
Alors, quelle solution à la crise ? Ah, si on savait… Jamais n’avait-on vu un tel activisme en réponse à une crise financière. En quelques semaines, les règles les mieux établies ont été balayées, chaque pays déployant des trésors d’ingéniosité pour rassurer les marchés. 
 
Cela suffira-t-il ? On verra bien. Une fois le calme revenu, nous tirerons les enseignements de cette crise, afin de ne plus refaire les mêmes erreurs. Nous en ferons d’autres ! Et nous trouverons d’autres coupables.
 
Candide fut fessé en cadence, pendant qu’on chantait ; le Biscayen et les deux hommes qui n’avaient point voulu manger de lard furent brûlés, et Pangloss fut pendu, quoique ce ne soit pas la coutume. Le même jour la terre trembla de nouveau avec un fracas épouvantable.

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59 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2008 11:50

    Ca commence vraiment à me gonfler, cette histoire de CRA. Dire que le CRA a causé les subprimes démontre simplement qu’on n’a rien compris ni à l’économie, ni aux subprimes. Ca fait plus d’un an que l’on aligne ici des milliers d’arguments pour montrer le contraire, et que je commence à en avoir marre de ressasser. C’est vrai que chacun invente son explication de cette crise genre "c’est la faute à ...". Mais franchement, M l’auteur, "c’est la faute aux noirs" n’est pas le meilleur.

    A tous les CRAistes : plutôt que de vous citer tous mutuellement, comme encore ce matin bulgroz citant un site de propagande libertarienne, apportez un seul argument réel et sérieux à l’appui de vos dires avant que, plutôt que charlatans, on ne vous traite de simples racistes.


    • ronchonaire 13 octobre 2008 12:49

      Désolé mais l’argument se tient : le CRA a été complètement détourné de ses objectifs initiaux (qui étaient en gros de faire de la "discrimination positive" immobilière) pour servir de prétexte à la dérégulation ayant conduit à la situation actuelle. Ce n’est certes pas le CRA lui-même qui est en cause, plutôt l’utilisation qui en a été faite ces dernières années. Ce n’est pas non plus la seule cause, nous sommes bien d’accord.

      L’auteur a par ailleurs raison d’insister sur un point : il est très facile de taper sur les banquiers aujourd’hui (qui ont certes leur part de responsabilité), mais il ne faut pas oublier que rien de tout cela ne serait arrivé sans la complicité des Etats, qui ont laissé faire. Les banquiers n’ont fait que profiter d’un système qui leur était extrêmement favorable ; ils auraient eu tord de s’en priver et il n’y a absolument rien de malhonnête là-dedans. Si on veut des bouc-émissaires, il faut plutôt se demander qui a mis en place ce système et qui l’a laissé partir en sucette.

      On voudrait nous faire croire aujourd’hui que personne ne savait, que ces salauds de banquiers ont menti, etc. De qui se moque-t-on ? Nous ne sommes pas en train de parler de 3 PME qui auraient magouillé dans leur coin et détourné quelques millions ; nous parlons des banques, l’institution à la base-même de notre organisation économique, la seule à être en contact direct et permanent avec les autorités (via les Banques Centrales). Il n’y a pas un secteur d’activité plus contrôlé et réglementé que le secteur bancaire ; et personne dans l’administration et parmi nos dirigeants n’aurait été au courant de leurs pratiques ? Je sais que les théories du complot sont très en vogue sur AgoraVox mais avouez que celle-ci, elle dépasse tout. Bref, si vous voulez pendre quelqu’un, commencez-donc par ceux qui n’ont pas fait leur boulot correctement ; et ce ne sont certainement pas les banques.


    • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 13:09

       Ca commence vraiment à gonfler cette volonté de dénier toute responsabilité au CRA, loi idiote et stupide. Plus la manipulation à la baisse des taux d’intérêts, plus une politique malthusienne du foncier, toutes les raisons sont là, le rasoir d’Ockam est passé, et seuls les aveugles et les démagogues continuent à nier l’évidence. Bien sur que les nouvelles techniques financières ont probablement retardé l’échéance. Mais, c’étaient bien Fanny et Freddy fausses entreprises privées, vries émanation de l’Etat US qui refinançaient tous les prêts risqués, alors que l’on arrêtte de raconter des conneries.
      Je ne dirais même pas comme Ronchonnaire que cette loi a été "détournée" de son but. C’est un effet direct de l’attitude irresponsable des hommes de l’état, qui est consubstancielle à l’irresponsabilité démocratique. C’est que , non seulement il faut payer les guerres, mais aussi il faut arroser la société pour faire croire que l’on est indispensable, et s’acheter les clientèles en vue de se faire élire, et réélire.

      Alors, traitez moi de raciste, si c’est tout ce que vous avez en magasin comme argument. C’est simplement nul.


    • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 13:15

       Pour note : l’argument "ça plus d’un an que l’on aligne les blabla...", c’est le sophisme argumentum ad nauseam, autrement dit, si vous n’avez pas tout lu, taisez vous. Nul.


    • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2008 13:37

      Je dois peut-être vous rappeller que FNM, FRE et Countrywide étaient des entreprises 100% privées ? Que le refus de vente pour raison raciale est illégal en France aussi ? Que le CRA ne prévoyait pas de sanctions ? Etc ...

      Et puis merde ... L’article contient la phrase suivante :

      Il ne s’agit plus seulement d’interdire la discrimination, mais de contraindre les banques à consentir des prêts immobiliers, même à des ménages qui n’offrent pas les garanties qui étaient jusqu’alors exigées.

      Que l’auteur démontre que l’état a contraint par réglementation une seule banque à prêter un seul prêt hors conditions de solvabilité, ou je le traite à son choix de menteur ou raciste.


    • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2008 13:50

      A part ça, je suppose que l’Etat US a obligé AIG à emettre des CDS sur des trucs qui n’ont rien à voir avec l’immobilier ? Et obligé les banques et assureurs européens à en acheter ?

      Poussez votre raisonnement jusqu’au bout. Si l’Etat a obligé les banques à prêter, personne n’était obligé de racheter ces prêts, qui se sont pourtant bien vendus, sur la planète.

      De deux choses l’une.

      Soit vous vous trompez, et le marché s’est planté tout seul.

      Soit le marché a été incapable d’évaluer, et il est dans ce cas incapable de fonctionner seul.


    • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 13:59

       Ue tournure plus exacte serait : En faisant systématiquement refinancer par Freddy et Fanny les prêts risqués, les hommes de l’état ont crées les conditions d’un emballement. En effet, il était devenu impensable de ne pas faire ce que son voisin et concurrent faisait, sous peine de disparaître. Moi, j’appelle ça une contrainte.


    • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 14:04

       Et la meilleure preuve que le marché fonctionne, c’est qu’il se venge ! Autrement dit, il contraint aujourd’hui les hommes de l’état à payer cash une politique qu’ils auraient du avoir le courage de financer par l’impôt, et non par le maniement de l’arme du crédit. Mais financer par l’impôt était impossible, car on aurait vu que le roi était nu.


    • Zalka Zalka 13 octobre 2008 14:17

      Les hommes de l’état ont bon dos...

      Evidemment, Péripate, le fait que les hommes des sociétés privées se soient rués comme des voraces sur un placement appetissant ne joue pas du tout !

      Point autre que le CRA, les normes comptables. Après le scandale Enron, tout le monde était d’accord pour la création de norme améliorant la transparence et rendant les transactions plus juste. Qu’a-t-on pris pour connaître la vrai valeur d’un actif : le sacro saint marché, infaillible comme par bulle papale.

      Résultat, lorsqu’un titre ne vaut plus rien sur le marché, peu importe s’il ramenera ou non de l’argent, la société qu’il le possède ne vaut plus rien. C’est ainsi que Lehman brother se pèta la gueule.

      Les libertariens nous affirmeront que c’est la faute aux états qui ont voulu donner un indice de comparaison pour toutes les entreprises. Moi je dis que c’est la faute aux états qui ont pris une norme basée sur le dogme débile du marché qui a toujours raison.


    • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2008 14:25

      Je répète encore une fois que FNM et FRE étaient 100% privés. D’ailleurs, AXA possédait 8% de FNM. Pourquoi AXA a-t-il investi dans un machin selon vous forcé par un Etat inconséquent de prêter sans conditions ? Je vous ai déjà posé cette question.


    • Emile Red Emile Red 13 octobre 2008 14:45

      Hallucinant, jusqu’ou iront ils pour se dédouaner ? A les lire ils sont blancs comme neige et tout ce qui les entoure, contrôle ou limite, coupables.

      Les libéraux et leurs gamins dégénérés libertariens sont d’une mauvaise fois qui ferait pâlir le conseil international des dentistes et magiciens réunis. Maintenant le pauvre gosse dormant dans un carton par leur faute impardonnable serait responsable parceque noir ou latino.
      Vont ils aller encore plus loin dans l’abject ?


    • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 14:46

       Et j’ai déjà répondu. En faisant systématiquement refinancer par Freddy et Fanny les prêts risqués, les hommes de l’état ont crées les conditions d’un emballement. En effet, il était devenu impensable de ne pas faire ce que son voisin et concurrent faisait, sous peine de disparaître.Un problème de lunettes ?

      Zalka parle de la norme comptable, et du dogme débile du marché. Okay, le marché est débile. Supprimez donc le marché. Mais qui fixera les prix ? Monsieur Zalka, du haut de sa science ? Et que viennent faire ici les normes comptables, qui n’ont que deux buts : l’un, permettre aux hommes de l’état de procéder à la spoliation légale, et l’autre de piloter l’entreprise. Pour ce qui est du deuxième but, est-ce que vous n’êtes pas libre chez vous de faire vos comptes comme vous l’entendez ? Est-ce que ce n’est pas votre problème ? Quand au premier but, perso, rien à foutre de savoir comment le vol se calcule.

      On peut aussi parler de Bale I et de Bale II, des indices prudentiels bureaucratiques imposés d’en haut, des agences de notation aux ordres qui mettent triple A à un état parce que c’est inimaginable de faire autrement. Alors, on est dans un système cadré de toutes parts, réglementé, bordé, contingenté, administré, régulé, normalisé, au point que le travail du bureaucrate est simplement de voir s’il est dans les clous de la sainte loi étatique et bourreaucratique, et vous osez parlez d’ultra néo machin libéralisme ?
      On croit rêver.



    • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 14:48

       Dans l’abject, Red sait y aller tout seul. Argumentum ad misericordiam.


    • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2008 14:57

      Ma question était : "pourquoi AXA a-t-il pris et gardé une part de capital de FNM ?"


    • Zalka Zalka 13 octobre 2008 14:59

      "Zalka parle de la norme comptable, et du dogme débile du marché. Okay, le marché est débile. Supprimez donc le marché. Mais qui fixera les prix ? Monsieur Zalka, du haut de sa science ?"

      Mais ducon, je ne parle pas de supprimer le marché. Je parle simplement de ne pas lui faire une confiance aveugle !

      Le marché réagit immédiament, hors les titres sont adossés à des actifs donc la rentabilité sera connu sur une très longue durée. En clair, la véritable valeur des subprimes a été surcôtés avant la crise et totalement sous côtées actuellement, grâce au marché. Dans les deux cas, on est loin de la réalité.

      Ces normes ne sont pas là pour spolier les intérêts privés, mais pour empêcher que certains intérêts privés en spolient d’autres, comme les dirigeants d’Enron qui ont enculé avec option gravier leurs actionnaires (petits épargnants).


    • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 15:34

       Ducon toi même.


    • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 15:41

       Pourquoi AXA etc.... ? Quel sens à cette question ? Vous y êtes vous, dans le conseil d’administration d’AXA ? Pas moi. Demandez leur donc, si vous croyez que c’est utile au débat. C’est encore l’utilisation d’un autre sophisme : je suis commis de tout expliquer, et comme, bien sûr, je ne le peux, vous, vous triomphez sans même vous appliquez à vous même la même nécessité de tout expliquer aussi.

      Gardez vos trucs pour les naïfs, Forest, ils sont nombreux ici, et ils vous citent même comme une référence. Mais, avec moi, ça ne prend pas.


    • bobbygre bobbygre 13 octobre 2008 15:47

      Honteux, simplement honteux.
      L’article et certains commentaires qui suivent.
      Navrant de mauvaise foi. J’imagine que ça vous suffira pour vous rassurer à bon compte sur vos "convictions". J’espère qu’un jour vous relirez ce que vous avez écrit et que vous vous rendrez compte à quel point c’est abject.

      ils auraient eu tord de s’en priver (en parlant des banquiers qui ont profité du CRA) AH OUI ? ILS AURAIENT EU TORT ? VRAIMENT ?
      SI vous vouliez dire, qu’ils ne pouvaient faire autrement que de s’en servir (parce que d’autres l’auraient fait de toute façon), c’est particuliérement maladroit pour le moins.

      D’autre part, ces hommes qui ont faconné ces lois, les cadors du trésor, secretaires au machin et ministres du bidule, viennent pour une grande part du secteur privé aux Etats-Unis (et beaucoup ont travaillé avant ou aprés dans ces grandes banques en train de faire faillite, on a affaire aux mêmes hommes : d’un coté, ils font faillite, de l’autre, ils se viennent en aide). Et ceux qui sont politiques ont été formés dans des universités privés et ont été élus grace aux "subventions" d’entreprises privées alors NON désolé, vous ne me ferez pas avaler que Clinton et son équipe étaient des étatistes, partisans de la contrainte et qu’ils ont FORCE les banques à prêter aux pauvres. Un accord de ce type n’aurait jamais pu être passé si les banques n’y avaient pas vu quelque interet.

      Est-ce qu’ils les ont aussi forcé à bidouiller et saucisonner ces emprunts véreux ? est-ce que ce sont eux qui ont aussi forcé les fonds de pension et autres investisseurs à exiger 10% de rendements ? est-ce que sont eux qui se sont régalés ces dix dernières années et qui aujourd’hui réclame de l’argent public pour payer l’addition ?

      Alors oui, on veut des comptes, oui, on veut des coupables, et désolé Voltaire mais on a pas affaire à un tremblement de terre mais bien à un crime économique avec des gens qui en ont profité et qui en profitent encore aujourd’hui. Faut arreter de comparer ça à une catastrophe naturelle, ça n’a RIEN à voir avec une catastrophe naturelle, par définition imprévisible et en dehors du pouvoir des hommes.


    • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2008 15:47

      je suis commis de tout expliquer

      Au moins un truc, sinon tout cela se résume à un exercice dialectique...

      En quoi y avait-il "contrainte" de déroger aux règles de solvabilité dans le CRA ?


    • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 16:41

       En faisant systématiquement refinancer par Freddy et Fanny les prêts risqués, les hommes de l’état ont crées les conditions d’un emballement. En effet, il était devenu impensable de ne pas faire ce que son voisin et concurrent faisait, sous peine de disparaître.
      C’est peut-être un problème de police ? Faut-il l’imprimer plus gros ?


    • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 16:44

       Il est parfaitement juste de noter les connivences entre tous ces gens qui gravitent autour de l’Etat. L’Etat, cette grande fiction par laquelle chacun s’efforce de vivre au dépend des autres. Frederic Bastiat.


    • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 16:47

       Et dans cet effort pour vivre au dépend des autres, bien sûr que certains sont mieux armés. Alors, on peut rêver d’en croquer aussi, ou on peut espérer plus de justice, ce qui passe au minimum par un état modeste.


    • Emile Red Emile Red 13 octobre 2008 16:49

      Forest ne l’embétez pas plus, hier il a pris son cours de latin, avant hier il était plongé dans San Antonio, ce qu’il a vaguement compris du libéralisme il le régurgite comme il régurgite l’étroitesse d’esprit de son église.
      Après tout confiance et foi ont la même éthymologie...


    • Bulgroz 13 octobre 2008 17:02

      Quand la FED approuvait et encourageait la titrisation des Subprimes et la pulvérisation des pertes en confétis pour les vendre au monde entier.

      MARCH 1994 et mise à jour 1996

      Page 21 : http://www.federalreserve.gov/BoardDocs/SupManual/cbem/200710/4000.pdf

      The federal government encourages the securitization of residential mortgages. In 1970, the Government National Mortgage Association (GNMA or Ginnie Mae) created the first publicly traded mortgage-backed security. Shortly thereafter, the Federal National Mortgage Association (Fannie Mae) and the Federal Home Loan Mortgage Corporation (Freddie Mac), both government-sponsored agencies, also developed mortgage-backed securities. The guarantees on the securities that these government or government-sponsored entities provide ensure investors of the payment of principal and interest. These guarantees have greatly facilitated the securitization of mortgage assets. Banks also securitize other types of assets, such as credit card receivables, automobile loans, boat loans, commercial real estate loans, student loans, nonperforming loans, and lease receivables.

      There are essentially five benefits that can be derived from securitized transactions. First, the sale of assets may reduce regulatory costs. The removal of an asset from an institution’s books reduces capital requirements and reserve requirements on the deposits funding the asset. Second, securitization provides originators with an additional source of funding or liquidity. The process of securitization basically converts an illiquid asset into a security with greater marketability. Securitized issues often require a credit enhancement, which results in a higher credit rating than what would normally be obtainable by the institution itself. Consequently, these issues may provide the institution with a cheaper form of funding. Third, securitization may be used to reduce interest-rate risk by improving the institution’s asset-liability mix. This is especially true if the institution has a large investment in fixed-rate, low-yield assets. Fourth, by removing assets, the institution enhances its return on equity and assets. Finally, the ability to sell these securities WORLDWIDE diversifies the institution’s funding base, which reduces the bank’s dependence on local economies.

      D’autres textes là :

      http://search.newyorkfed.org/search/search.jsp?template=BOARD&type=adv&who=patx&directory=pwall&text=securitization+of+residential+mortgages⊂mit=Search

      Oui, vous avez bien lu selon la FED, l’intérêt de la titrisation des subprimes était de les vendre ai mond entier et de ne pas dépendre des économies locales.

      C’etait effectivement bien vu.


    • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 17:04

       Tu n’as pas l’impression d’être un peu con de répéter tout le temps cette histoire d’église ou de secte ? Gâtisme ?


    • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2008 17:47

      @ Péripate

      En faisant systématiquement refinancer par Freddy et Fanny les prêts risqués, les hommes de l’état ont crées les conditions d’un emballement.

      Comment l’état a-t-il forcé FNM et FRE qui étaient deux sociétés 100% privées ? Par quelle réglementation ? (Pas la peine de répondre CRA, merci).

      @ bulgroz

      La Fed était contente qu’on ait inventé des produits dérivés ? Ce n’est pas une grande surprise. Les arguments ne sont d’ailleurs pas tous mauvais, puisqu’il y en a qui ont justifié la création de FNM publique en 1936 : la liquidité du marché. (Pour la liquidité des dérivés, on voit aujourd’hui).

      Cela dit, cela n’a toujours aucun rapport avec aucune contrainte faite aux banques de prêter aux insolvables.


    • Bulgroz 13 octobre 2008 18:38

      Forest ;

      "Cela dit, cela n’a toujours aucun rapport avec aucune contrainte faite aux banques de prêter aux insolvables."

      C’est évident que nous n’allons pas retrouver un message de la FED recommandant de prêter aux insolvables.

      D’ailleurs quand elle introduit le "adjustable rate mortgage", elle a bien mis en garde le grand public sur le risque de se retrouver insolvable et d’avoir un solde résiduel de prêt supérieur à la valeur de la maison.

      Exemple de document de la FED pour informer le public sur les risques de l’endettement immobilier :

      http://www.federalreserve.gov/pubs/arms/arms_englisadjustable rate mortgage.h.htm

      Mais, comme je l’ai montré, la FED a encouragé la titrisation qui permettait au prêteur de se refinancer même si celui qui avait accordé des prêts ne pouvait pas recouvrer auprès de propriétaires insolvables. La FED trouve même 5 bonnes raisons pour titriser dont la possibilité de vendre ces actifs pourris au monde entier !!

      Mais il y a une marge entre une bonne info de la FED que personne ne lit et les pubs des millions de prêteurs (taper "get cheap home loan" et vous verrez ce qui tombe sur l’écran !!).

      Un click et vous pouvez avoir un prêt. Même avoir 125% du prix de la maison !!

      Le problème était d’avoir laissé ce marché des prêts faciles par des boutiques peu recommandables se développer sans que la FED ne mette le holà.

      Tant que la titrisation a fonctionné et que les gogos étrangers achetaient du subprime, pourquoi se géner ?


    • Bulgroz 13 octobre 2008 18:55

      Pour résumer l’affaire de cette crise financière.

      Un organisme prêteur prête à un insolvable. Il perd du pognon.

      En temps normal, le prêteur fait faillite et ferme boutique, c’est son problème.

      Mais là, grâce à la FED, le prêteur a pu refinancer ses pertes auprés de ses gandes soeurs de l’Etat ou pas via la titrisation des subprimes pour continuer à prêter à de nouveaux insolvables.

      Le problème est bien là, le régulateur a organisé et béni la bulle et la fuite en avant.


    • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2008 20:17

      quand elle introduit le "adjustable rate mortgage"

      La fed n’a rien introduit. Elle ne fait pas de prêts hypothécaires.

      grâce à la FED, le prêteur a pu refinancer ses pertes auprés de ses gandes soeurs de l’Etat ou pas

      Pas la Fed et pas l’Etat. FNM et FRE étaient 100% privées.

      Le problème était d’avoir laissé ce marché des prêts faciles par des boutiques peu recommandables se développer sans que la FED ne mette le holà.


      Pas la Fed, la commission bancaire.

      Le problème est bien là, le régulateur a organisé et béni la bulle et la fuite en avant.

      C’est ce qu’on ce tue à dire
       : c’est un défaut de régulation. Ca n’a rien à voir avec le CRA, et encore moins une contrainte.

      Arrêtons là.

      Le rédacteur à écrit "contraindre" à des prêts insolvables. Ou bien il se justifie, ou bien c’est un menteur raciste.


    • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 21:36

       C’est parfaitement faux cul de croire s’en sortir en affirmant la bouche en cul de poule que Fanny et Freddy étaient privées, donc que les hommes de l’état n’y sont pour rien. Un grand naïf que ce Forest... On te dit qu’elles refinançaient avec la garantie de l’état us tous les prêts foireux, et toi tu dis "privé !" ! 
      Tiens, le déficit de la Sécu, ce n’est pas une affaire d’état, puisque que ce sont des caisses de droit privées, malgré les réglements qui t’obligent à être affilié à la sécu, malgré la CSG. Allez, vas-y, la ficelle est trop bonne...


    • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2008 21:48

      elles refinançaient avec la garantie de l’état us

      Quelle garantie ? Exhibez-là.

      J’ai bien compris que vous avez envie de réécrire l’histoire. Sur le site de l’UMP, ça ne devrait pas trop poser de problème.

      L’auteur a écrit "contraindre". Qu’il le justifie, ou qu’il soit menteur raciste notoire.


    • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 21:54

       C’est parce que les privilèges spéciaux de Fannie, Freddie et la HLBB ont déformé le marché du logement en leur permettant d’attirer le capital qu’elles n’auraient pas pu attirer dans les conditions d’un marché libre. Comme résultat, le capital est détourné de ses usages les plus productifs vers le logement. Cela réduit l’efficacité du marché tout entier et donc réduit le niveau de vie de tous les américains.

      Cependant, malgré les dégâts à long terme infligés par l’intervention du gouvernement dans le marché du logement, les politiques du gouvernement consistant à détourner le capital de ses autres usages engendrent une bulle à court terme dans l’immobilier. Comme toutes les bulles artificiellement créées, cette bulle des prix de l’immobilier ne peut pas continuer éternellement. Quand les prix des logements baissent, les propriétaires font face à des difficultés tandis que leur investissement est liquidé. De plus, ceux qui détiennent la dette hypothécaire subissent eux aussi une perte. Ces pertes seront bien plus grandes qu’elles auraient été si la politique gouvernementale n’avait pas activement encouragé le sur-investissement immobilier. Ron Paul, simple gynécologue juillet 2002.
      Et encore, ici it represents an important victory for a school of thought that has long hung on the margins of the economics discipline : the Austrian school of economics, whose most illustrious figures include the Nobel prize winning Friedrich von Hayek and Ludwig von Mises. Austrian economists hold that downturns are the inevitable aftermath of loose monetary policy, thus opposing explanations typically heard prior to the current crisis that attributed recessions to price shocks, underconsumption or central bank tightening of monetary policy.


    • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 22:03

       Sur le site de l’UMP ? Décidément tu n’as rien compris. Je ne suis pas socialiste, même socialiste de droite, ça devrait être clair depuis le temps, non ? La preuve ? Tu veux quoi, les textes qui régissaient le fonctionnement de Fanny et Freddy ? Il y a Google. Moi, je n’ai pas le temps, pas plus que de chercher les preuves qu’Amstrong a réellement marché sur la Lune. 


    • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2008 22:14

      Les statuts de FNM et FRE, je les avais lus avant d’écrire un article là-dessus en juillet. 

      Ils publiaient leurs comptes. Ils étaient 100% privés. Ils avaient un conseil d’administration. Dans ce conseil, il y avait des tas de gens très bien, dont deux universitaires, et puis des repésentants de banques et autres établissements financiers. Ils appliquaient un "ratio prudentiel" idiot, le loan-to-value. Ils ne s’en cachaient pas et le publiaient fièrement partout. Ils n’avaient aucune garantie d’état. Leurs actions étaient cotées en bourse. Toute la planète en avait acheté.

      Soit le marché s’est planté tout seul. Soit il est trop con pour fonctionner tout seul.

      L’auteur est menteur et/ou raciste.


    • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 22:54

       Et bien, c’est simple : le menteur, c’est Forest qui affirme qu’il n’y avait pas de régimes spéciaux garantis par l’Etat pour Freddy et Fanny. De surcroît, il est aussi raciste, puisqu’il pense que les noirs ne peuvent pas s’en sortir par eux-mêmes, et qu’il faut absolument un texte de discrimination positive pour les aider.
      Je sens que l’on va aller très loin comme ça.


    • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2008 22:58

      Voui, dans le dialogue de sourds. smiley

      Je trouve par contre curieux que l’auteur ne soit pas intervenu après 5 provocations.


    • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 23:05

       Il doit y avoir plus d’un millier d’articles sur le net, en anglais pour la plupart, qui tous, racontent la même histoire sur Fanny et Freddy. Une crée d’abord, puis "privatisée", et accompagnée de la création d’une seconde, pour l’esthétique, elles sont des Governement sponsored enterprises, des GSE. Des entreprises d’état, déguisée en entreprise privée, pour satisfaire une apparence de libéralisme. 


    • Le péripate Le péripate 13 octobre 2008 23:13

       Peut-être qu’il trouve plus commode que je me tape le sale boulot ! Bon, ce n’est pas tout ça, je ne suis pas à la retraite... 
      Au plaisir, Forest, vous avez beau être une crapule collectiviste et user de toutes les ressources de la réthorique et de la sophistique, au moins, il n’y a pas d’insultes avec vous. Respect d’un ultra-libéral à un infra-rouge.


    • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2008 23:37

      Moi non plus, je ne suis pas encore à la retraite, et mes espoirs d’y être un jour s’amenuisent. Mais il y a des jours comme ça où l’on a envie de baw-iser un peu. Aujourd’hui, j’ai séché sur un calcul qui donne pas les bons résultats et j’arrive pas à trouver l’erreur et ça m’énerve.

      Seulement j’essaie d’être un peu dispo quand un thread est affiché. C’est somme toute cavalier à l’auteur de me laisser l’engueuler sans répondre. smiley

      A la prochaine. Respect aussi. J’ai le vague sentiment que nous avons des valeurs communes, même si nous n’apprécions pas les faits à l’identique. Et on a au moins il me semble un point d’accord : l’administration Bush a fait des conneries et va continuer.


    • JONAS JONAS 13 octobre 2008 13:09

      @ M . Forest Ent,

      Vous avez pété les fusibles ? " Racisme ? ". Le grand mot est prononcé !

      Discrimination ! Égalité ! Humanisme ! Suivit de leur inséparable cortège de positif, négatif.

      Reliez l’argent au racisme, relève de l’alchimie mentale… !

      En Occident rare sont les personnes vraiment racistes, ce ne sont pas celles que vous désignez, ou alors nous le sommes tous !

      Si le fait de ne pas pratiquer la charité c’est être raciste, effectivement je n’ai pas vu beaucoup de sœur Thérésa, de père Don Bosco, ou de Dr Schweitzer parmi les citoyens.

      La réalité, c’est délocalisation et assistanat mondial ont un prix, délocalisation pour les plus riches pour conserver leurs richesses, aux détriments des citoyens autochtones.

      L’humaniste restant du domaine des politiques, qui dissimulent sont prix et le font depuis des décennies pour se faire valoir, et sans augmenter les impôts afférents, qui leur feraient perdre leur popularité.

      Alors cette crise ! Elle vient de la dogmatique mondialiste et de ces corollaires. Nous avions un volume financier, nous avons augmenté le niveau de vie des pays émergents, Chine, Inde, etc. Selon le principe des vases communicants la FED n’ayant pas augmenté proportionnellement l’émission de dollars, pour ne pas encore faire baisser son cours, nous manquons de liquidité.

      Nous allons donc payer par une nouvelle injection de dollars, les délocalisations et l’humanisme à crédit… ! Toutes les monnaies seront proportionnellement dévalué de fait et " passer muscade ! ".

      Les prêts immobiliers ne sont qu’un prétexte pour dissimuler ces vérités. Les avouer aux peuples, serait remettre en question le mondialisme, dogmatique " Maçonne " commune à toutes les obédiences.

      Bonne journée.

       

       

       

       

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