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Accueil du site > Actualités > Economie > L’autopsie de l’autopsie de l’échec de BÂLE (...)

L’autopsie de l’autopsie de l’échec de BÂLE III

Un économiste en vu faisait récemment l'autopsie de l'échec des accords de BÂLE III. Nous faisons ici l'autopsie de cette autopsie bâclée. Réguler les banquiers c'est rêver éveillé.

« Après le 15 septembre 2008, date de la faillite de la banque Léman Brothers − marquant le début de la crise systémique – de nombreux économistes ont souligné la fin du consensus de Washington, mais sont totalement passés à côté du problème financier. Je rappelle que c’est l’hypothèse de l’efficience du marché selon laquelle les actifs financiers sont voués à être valorisés à leur valeur intrinsèque qui a conduit à la suppression des contrôles réglementaires » (1).

Auscultons cet extrait d’analyse (ci-haut) afin de démontrer de quelle façon les économistes classiques parviennent à tout emberlificoter, à dire, se dédire et à médire. La soi-disant « hypothèse » de l’efficience des marchés (sic) doublée de l’hypothèse de « la valeur intrinsèque des actifs financiers » (resic) sont deux mensonges communément acceptés dans la communauté d’affaires et les milieux bancaires. La tâche de l’économiste bourgeois est de répandre ces deux fadaises parmi le public des benêts lambda qu’il nous croit.

« Que l’on soit clair dès le début, la régulation financière est une urgente nécessité et je suis un ardent défenseur de Bâle III, mais force est de constater aujourd’hui son échec bien que cet accord ait résolu le problème le plus urgent en supprimant le risque d’effet domino d’une faillite d’une grande institution en organisant le principe des chambres de compensation » (1).

Il faut être un farceur pour présenter le cataplasme des chambres de compensation – qui ne compenseront rien dès que la crise prendra de l’ampleur – comme étant la solution au problème des débiteurs insolvables. Qui l’économiste cherche-t-il à berner ?

« Cependant, le point qui n’a pas été résolu concerne le fonctionnement de la finance actuelle, je pense, en particulier aux contrats sur produits dérivés et surtout aux Credit Default Swaps (CDS) qui permettent aux banques de ne plus assumer le risque de crédit en privatisant les profits et socialisant les pertes. Le Comité aurait dû mettre en place un processus dissuasif pour les comportements dangereux, car, sur ce point précis, rien n’a changé et, plus grave encore, le danger que représentent les produits dérivés ne cesse de croître » (1)

Enfin, l’économiste, dont le rôle dans la vie est de s’étonner candidement de la « naïveté » feinte des banquiers et des fonctionnaires affrétés, accrédite la fable que cette fumisterie financière procède d’un malentendu qu’il est possible de corriger avec un peu de bonne volonté. L’économiste, parfaitement conscient du drame qui se trame, déclare :

« Comme l’illustre le graphique ci-dessous, et contrairement aux idées reçues, les volumes de ces contrats ont été très peu impactés par la crise et repartent même à la hausse depuis 2012 [puis il ajoute] d’après la BRI, la valeur notionnelle des contrats de produits dérivés sur les marchés financiers internationaux est passée de 10 000 milliards de dollars en 1986 à 693 000 milliards de dollars fin juin 2013, plus de neuf fois le PIB de la planète ! Plus inquiétants encore, ces contrats sont concentrés au sein de 16 organismes financiers, et quatre banques aux USA totalisent 219 798 milliards de $ de contrats sur produits dérivés sur un total de 237 000 milliards de $. La Banque des règlements internationaux reconnait que 7% à 8% de ces montants seulement sont utiles à l’économie réelle en permettant au marché de s’assurer contre des fluctuations de prix, le reste étant de la pure spéculation financière ! »(1)

Peut-on être plus limpide ? Que pourra faire une quelconque « chambre de compensation » le jour où l’une de ces quatre banques frauduleuses (puisqu’elles vendent du vent aux compagnies d’assurance et aux fonds de gestion des régimes de pension) fera défaut d’honorer ses créanciers pour ces « produits financiers » envolés en fumée ? Comprenez que chacune de ces banques et de ces organismes financiers sont imbriqués les uns dans les autres de manière totalement inextricable. Si en 2008 la faillite de Léman Brothers n’a pas fait s’effondrer le château de cartes financiers, c’est que les montants encourus étaient modestes (quelques dizaines de milliards de dollars).

À la lumière de ces chiffres astronomiques, il est probant que le système économique capitaliste n’est pas confronté à un quelconque dysfonctionnement sporadique et fluctuant sur lequel un comité mondial d’experts ou un organisme de régulation transnational pourrait circonvenir pour le masquer et le régler. Quand les « actifs financiers », censés concrétiser des actifs productifs réels, font dix fois la taille des biens mobiliers et immobiliers qu’ils sont censés représenter et que seuls 7% à 8% de ces montants fictifs sont réellement adossés à des valeurs tangibles et monnayables, il n’y a plus rien à dire et plus rien à faire que de laisser braire et attendre l’effondrement inéluctable.

Toute cette pyramide de Ponzi spéculative mondiale est totalement hors contrôle et ne peut pas être amendée. Si demain les directeurs d’organismes internationaux – à supposer qu’ils en obtiendraient l’autorisation de leurs patrons – les banquiers compromis et faillis – mettaient fin à la mascarade boursière délirante et rétablissait les contrôles et interdisaient définitivement ces arnaques sur produits boursiers sulfureux, c’est l’économie entière de la planète qui s’effondrerait. Ils sont condamnés à laisser-faire et leurs seules préoccupations sont de savoir comment distraire les salariés par des matchs de football et de hockey ; une crise en République Centre-Afrique, au Mali et en Libye ; un coup d’État en Égypte ; Boko Haram les sanguinaires et la révolte des Russes d’Ukraine avant l’effondrement du gouvernement mafieux, etc.

Pouvez-vous imaginer voir disparaître 600 000 milliards de dollars « d’actifs boursiers » (sic) en quelques heures ? Savez-vous, chers lecteurs, qu’une bonne partie de cette fumisterie boursière est réalisée à partir de l’argent de vos régimes de retraite et des hypothèques payés par les travailleurs (les 7% à 8% de valeurs tangibles parmi cette pacotille spéculative) ? L’économiste peut bien déchirer sa chemise et implorer le bon sens et la mansuétude des banques ! Elles sont prisonnières de cette souricière que le système – le mode de production, d’échanges et de communication impérialiste privé – leur a confectionnée.

Les lois de fonctionnement du capitalisme mènent tout droit à cette arnaque et nul ne peut enrayer ou contrevenir à ce mouvement, quand bien même tous les gouvernements de la planète le souhaiteraient. Revenons à notre économiste démuni et contrit qui constate amèrement et nous prouve par des chiffres mirobolants l’inéluctable absurdité de ce système économique en débandade. Il révèle que :

« Par exemple, JP Morgan totalise environ 70 088 milliards de $ de produits dérivés avec une exposition totale sur crédit de 303 milliards de $, soit 183 % de son capital selon le dernier rapport de l’OCC, l’Office of the Comptroller of the Currency, l’organisme gouvernemental de tutelle des banques US [de quelle tutelle parle-t-on ici ? NDLR]. Je signale qu’une partie des CDS est adossée aux crédits immobiliers qui connaissent aujourd’hui encore des taux de défaillance records avec un taux officiel de 8,2 % sur un montant global de 4200 milliards de $. A la fin du dernier trimestre 2013 aux USA, 1352 procédures de saisies immobilières étaient mises en place chaque jour. La crise est donc loin d’être terminée et le chômage continuera d’augmenter » (1).

Ces 1352 saisies quotidiennes, ce sont, la plupart du temps, 1352 familles américaines qui se retrouvent à la rue sans logement ? Chaque jour ce drame se renouvelle aux États-Unis, en Espagne, au Portugal, au Brésil et dans nombre d’autres pays à travers le monde. Vous comprendrez que les pleurnichages des « indignés », des libertaires, des altermondialistes, des éco-socialistes, des bureaucrates syndicaux, des sociaux-démocrates électoralistes, ne sont d’aucun secours pour ces miséreux. Croyez-vous sincèrement que ce système économico-politique peut continuer à sévir et à détruire nos familles et s’en tirer comme si de rien n’était ? Si vous le croyez, vous vous trompez, soyez-en assuré. (1)

 

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/bale-iii-autopsie-d-un-echec-153142

 

VIENT DE PARAITRE : MANIFESTE DU PARTI OUVRIER http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782753900073

 


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4 réactions à cet article    


  • Robert Bibeau Robert Bibeau 14 juin 2014 16:04

    @ Démosthène

    Pas de souci je me fiche totalement du « moissage » des articles.

    Pour les sources regarde l’article que je donne en référence et d’où j’ai tiré toutes les citations placées entre guillemets - Bonafi l’économiste paraît-il donne ses sources de ses données. Je constate qu’il y a deux évaluations sur l’amas 9 fois et 6,6 - cela eut dépendre d’un tas de facteurs - Ils incluent les produits dérivés ou ils ne les incluent pas, avant calcul etc. etc. Ca n’a aucune importance.

    L’important est que nous dégageons une tendance lourde et fondamentale - Le capital ne parvient plus à se VALORISER - À SE REPRODUIRE ÉLARGIE (en plus - finalité de l’accumulation) alors ce que tu appelles PONCTIONNE SES BESOINS DE CROISSANCE (de reproduction élargie que je préfère dire car c’est la stricte fonction du système).

    Je vais reformuler la règle que tu subodores de manière différente.

    Le capital productif tourne et effectue des cycles de reproduction (n’appelez pas cela des cycles de croissance car il n’y a pas de croissance au contraire nous sommes en récession) pourtant il s’effectue tout de même des cycles de reproduction du capital = la preuve certaines entreprises d production du CAC 40 font des profits et distribue des dividendes comme tu le remarques - beaucoup de profits et de grosses dividendes sur actions.

    C’est ici que les choses capitalistiques se compliquent. Que peut bien faire un actionnaire de ces dividendes reçus de sa firme préférée. a) Acheter des actions de cette même firme ? Oui ! Mais il y a fort à parier qu’elle a surcapacité de capital cette firme puisqu’étant rentable-profitable le capital a tendance à aller s’agglutiner à son anode positive. Elle n’émet plus d’action cette firme florissante et personne ne veut vendre les siennes puisqu’elles sont payantes.

    b) Notre actionnaire offre le triple de la valeur par action car vraiment il ne veut pas lâcher la poule aux œufs d’or dans cet univers de morosité financière. Ou encore il achète les actions d’une autre firme toute aussi florissante et donc très en demande et n’ayant surtout pas besoin de capital sous lequel elle croule littéralement. La aussi l’actionnaire devra offrir 2, 3, 4 fois la valeur réelle pour arrachés ces précieux titres à son détenteur légitime (sic).

    Vous venez de voir apparaitre sous vos yeux l’inflation gargantuesque du marché boursier occasionné par cette surenchère spéculative due à la trop grande profusion de capital circulant par rapport aux occasions d’affaires réelles - rentables - profitables car de l’autre côté du miroir il y a surproduction relative de marchandise par rapport aux revenus anémiés des salariés grugés par l’inflation.

    Passons à l’étape suivante du cycle économique monétaire et capitalistique. Cette entreprise dont les actions viennent soudainement de monter en flèche pas seulement les actions objet de la transaction - achat-vente mais toutes les actions de la firme. Eh oui, l’actionnaire à l’autre bout du monde qui n’a même pas regardé les cotes de la bourse depuis deux jours découvre que ses actions ont montés de prix hier matin pour rien (sans qu’il n’ait fait quoique ce soit).

    Que de capital à récupérer et à réinvestir pour acheter d’autres actions de pacotilles.... 

    Pire. La banque gorgée de ce capital - d’actifs fictifs les rassemble en paquets multiformes - multirisques l’actifs payant dissimulant les actifs déficitaires et vend ces paquets à tous ces gens qui sont plein d’argent comme des boudins et ne demandent qu’a spéculer.

    Pire, ces acheteurs -revendeurs acquièrent ces actifs sulfureux et ne les paies pas cash - ils empruntent - ils promettent de payer - ils ne les gardent pas assez longtemps pour la peine car ces actifs brulants - incendiaires - ne restent pas en place et ils circulent augmentant de quote à chaque transaction et fournissant une cote à chaque tractation. Comme le capital disponible (sous forme de CREDIT) est infini - cette mascarade spéculative peut se poursuivre à l’infini jusqu’au jour ou un très gros spéculateurs tirera le bouchon de la baignoire d’argent bidon de façon à réaliser LUI son profit, le deuxième et le troisième pourront peut-être s’en sauver s’ils sont assez rapide mais pas les dizaines d’autres arnaqueurs tous pris au piège comme en 2008 mais en mille fois pire puisque la pyramide de PONZI sera mille fois plus haute.

    La spirale folle est lancée le capital produit du capital par inflation - circulation d’actions bidons sans jamais passé par le cycle de production-reproduction capitalistique productif mais vous l’aurez noté à partir originellement d’un premier montant ($) de dividendes réelles reçu par un actionnaire concret et solvable.

    Cet actionnaire qui a débourser 100 millions de vrai actifs pour acquérir 500 millions d’actifs gonflés - fictifs se retrouvera à la fin de l’arnaque systémique avec 1000 ou 2000 $ valeur finale de son pécule spéculatif. Ceux qui ont acheté des actions NORTEL ont déjà vécu ce drame. 

     Pire encore. Le fait d’avoir acheté à prix exagéré les actions de la firme de la CAC 40 rentable à l’origine a créer une terrible pression sur l’entreprise de laquelle les actionnaires enrichis spéculativement demanderont encore plus de rendement puisque la multiplication des actions aura dilué le rendement nominal relativement. Cette firme hier prospère risque de se retrouver désavantagé par son succès boursier spontané. Les actionnaires exigeront austérité et restructuration pour maintenir espèrent-ils les rendements par action.

    ET voilà notre suces strory boursier mal engagé - tentant de se dépêtrer avec cette baisse tendancielle de taux de profit (de rendement finalement) et s’engageant dans un cycle de compression qui fera fondre sa plus value rentière (plus-value extra) comme neige au soleil. Et c’est la pente glissante de la dépréciation du titre qui s’engage.

    Le capital fuit à toute vitesse ce bateau floué et plus il fuit plus les autres cherchent à se départir de ces actifs un temps surévalués. Si un autre succes story existe à côté l’argent quittera l’anode négative de ce bateau ivre et ira s’agglutiner à l’autre anode positive de l’autre bateau en train de s’ enivrer.

    Le crash c’est quand tous ou presque les succes story filantes s’éclipsent en même temps.

    La classe ouvrière n’a aucun - aucun contrôle - aucune prise - ne comprend même pas ces choses qui se passent quelque part au firmament de la finance internationale. Elle ne fait que subir passivement ces soubresauts. Ses jobs disparaissent, son pouvoir d’achat s’étiole, son fonds de retraite s’envole et elle ne comprend pas qu’en travaillant plus elle gagne moins...

    Les conditions de la révolution s’accumule au firmament de la finance impérialiste. 


    • zygzornifle zygzornifle 15 juin 2014 09:33

      Réguler les banquiers c’est donner des légumes à un tigre......


      • Gilles 15 juin 2014 12:06

        Les montants que vous citez correspondent à des valeurs notionelles, la comparaison avec le PIB mondial n’a aucun sens. Deux remarques que j’espère factuelles et non orientée par des considérations idéologiques :

        1- le fonctionnement des marchés veut que lorsqu’un intervenant souhaite se couvrir contre un risque il doit avoir une contrepartie qui soit souhaite se couvrir contre le risque inverse (cas de figure assez peu fréquent) ou une contrepartie qui prend un risque spéculatif inverse. Une opération sur dérivé associe donc générallement un spéculateur et un intervenant souhaitant couvrir un risque. Si vous supprimez toute spéculation, il sera impossible de se couvrir contre les risque.
        2- Votre article ignore le principe des « non recourse loans » aux US. Lorsque qu’un ménage se retrouve en negative equity (i.e. la valeur du bien immobilier est inférieure au montant du prêt à rembourser) il est possible de choisir d’arrêter de rembourser son pret, de mettre les clés dans la boite aux lettre et de partir. La banque se retrouve alors propriétaire d’un bien dévalorisé et va s’empresser de le revendre, alimentant ainsi la baisse du marché. Il ne s’agit donc pas d’une saisie suite à un défaut de paiement mais d’un choix de quitter un bien car il serait financièrement préjudiciable de rembourser un prêt dont le montant est devenu supérieur à la valeur du bien acquis. Cela ne veut pas dire que la personne est dans l’incapacité de rembourser son prêt. Contrairement à la France où le remboursement d’un prêt est une obligation, certains pays admettent que les clients ne remboursent pas leur pret en échange de la réalisation des garanties.

        • Robert Bibeau Robert Bibeau 15 juin 2014 17:24

          @ Gilles

          1) Comparé le montant des sommes vaporeuses - qui circulent comme du vent de néant dans les sphères éthérées du cartel financier aux PIB c’est illustrer - donner une idée de l’immensité de la folie appréhendée - c’est souvent utile pour un lecteur de recevoir une telle image.

          2) Votre seconde remarque n’a absolument aucun intérêt = aucun = Pour ma part j’ai vu des scènes ou le chérif de la ville accompagnait le huissier sortait la famille de son foyer et déposait les électroménagers sur le trottoir (pas sur la pelouse qui appartenait à la banque comme l’ensemble de la maison - sur le trottoir. Les voisins venaient récupérer les appareils en indiquant à la famille qu’ils les entreposeraient dans leur garage pour quelques jours histoire de ne pas les laisser voler. D’autres familles anticipant ce jour fatidique - organise le déménagement de la résidence à l’avance - perde les deux ans de paiement et la mise de fonds initiale et se rendent camper dans le parc voisin en laissant les clés dans la boîte aux lettres - Ca c’est vu effectivement.

          Je ne crois pas que quiconque à part vous s’intéresse de savoir combien sont du premier ou du deuxième scénario. Me préoccupe quand à moi le fait que des êtres humains soient ainsi vider de leur foyer et qu’ils ne se révoltent pas davantage - sauf de temps à autres un gars qui prend un fusil et tire partout - et un insignifiant viendra nous dire que le problème ce n’est pas la désespérance humaine mais l’appétence pour les armes à feux.

          Pour quel cabinet d’investissement bosser vous M. Gilles ??? 

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