Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > L’aveuglement des banques françaises face à l’entrepreneuriat

L’aveuglement des banques françaises face à l’entrepreneuriat

Le 23 février 2015 Endeavor Insight a exposé les éléments d'un article scientifique destiné à dégager des leçons pour les écosystèmes entrepreneuriaux à partir de ce que la biologie et l'écologie enseignent sur les « écosystèmes ».1 Endeavor Insight est l'organe scientifique de la société Endeavor. Cette dernière représente « un exemple réussi de soutien et de promotion de l'entrepreneuriat à un niveau international. »2

L'article scientifique s'intitule Enabling Entrepreneurial Ecosystems (fr : Promouvoir les écosystèmes entrepreneuriaux). L'auteur constate que : « les gouvernements et les organisations non gouvernementales […] qui cherchent à pousser la compétitivité locale recourent de plus en plus à des interventions centrées sur l'entrepreneuriat. »3 Certaines leçons qu'il présente intéressent tous ceux qui cherchent à soutenir l'entrepreneuriat, notamment les banques.

 

1ENDEAVOR INSIGHT. Enabling Entrepreneurship Ecosystems : Lessons from Ecology and Biology [en ligne]. 23 février 2015. Ecosystem insights. <http://www.ecosysteminsights.org/enabling-entrepreneurship-ecosystems-lessons-from-ecology-and-biology/> consulté le 28 février 2015

2UMUCYO Alain-Patrick. La French Tech, un an après – 1.2 Le modèle Endeavor [en ligne]. 12 février 2015. AgoraVox. <http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-french-tech-un-an-apres-163390> consulté le 28 février 2015

3AUERSWALD, Philip E. Enabling Entrepreneurial Ecosystems [en ligne] 7 octobre 2014. Social Science Research Network. <http://ssrn.com/abstract=2508323> consulté le 28 février 2015

 

1 L'égarement des banques françaises

Endeavor Insight a relevé que : favoriser « l'entrepreneuriat ne signifie pas toujours soutenir les petites et moyennes » entreprises.1 « Les nouvelles entreprises 'Schumpeteriennes' à forte croissance débutent en tant que petites ou moyennes sociétés, mais ne demeurent pas ainsi longtemps. En conséquence, les programmes soutenant les PME pourraient en réalité défavoriser l'entrepreneuriat si ils réduisent les incitations à la croissance. »2

Cette leçon échappe largement aux banques françaises qui ont décidé de renforcer leurs relations avec les PME en lançant un site internet dédié : www.aveclespme.fr. Le site « est une initiative pédagogique de la Fédération Bancaire Française (FBF) »3 qui précise que « les 3 millions de TPE/PME sont au cœur de la stratégie des banques françaises ».4 Cependant, il n'existe aucun équivalent dédié aux entrepreneurs débutants et à ceux qui sont mobilisés pour leur réussite – tels que les incubateurs et les accélérateurs d'entreprises ou les investisseurs privés.

L'action des banques françaises se distingue comme peu concernée par l'entrepreneuriat. Elle confirme « le désintérêt des grandes sociétés françaises »5 perceptible concernant l'infrastructure de l'écosystème French Tech. Les entrepreneurs de France en sont bien conscients.

 

 

2 La lucidité des entrepreneurs de France

 

2.1 La désillusion des entrepreneurs individuels

 

Pascal L - Pas un centime aux financiers

Source : UMUCYO Alain-Patrick. La French Tech, un an après [en ligne]. 12 février 2015. Agoravox. Réactions à l'article. <http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-french-tech-un-an-apres-163390#forum4240472> consulté le 02 mars 2015

 

En 2013, deux entrepreneurs français ont raconté leur expérience.6 D'une part, Frédéric Mugnier est l'un des fondateurs de Faguo, « une marque de chaussure qui est devenue (…) une marque globale »7. D'autre part, Céline Lazorthes est la fondatrice et directrice générale du groupe Leetchi.8 Cette société édite une solution de paiement décisive dans le développement de Leetchi.com, « le service idéal pour collecter et gérer de l'argent à plusieurs »9.

Quand le récit a amené chacun des deux entrepreneurs à parler du capital de départ, Frédéric Mugnier a décoché : "N'attendez pas trop d'aide des banques. Essayez de vous débrouiller vous-même et puis vous les appellerez au bout d'un an."10 Céline Lazorthes : "Ou deux" et Frédéric Mugnier de nouveau : "Ou deux ou trois". Échange révélateur de la lucidité de ces chefs d'entreprise quant à la réalité du soutien bancaire au début de l'aventure entrepreneuriale.

Au-delà des particularités, le constat le plus édifiant concernant le désintérêt des banques françaises à l'égard de l'entrepreneuriat révèle l'absence de ces dernières sur le terrain de l'accélaration des entreprises. Ce terrain a d'abord été occupé par des initiatives privées réunissant plusieurs compétences liées, entre autres, à la gestion de projets, la relations aux investisseurs et aux clients. Désormais, il est investi par des sociétés commerciales.

 

2.2 L'aubaine pour les sociétés commerciales

De plus en plus, les sociétés commerciales comprennent l'intérêt indéniable qu'elles ont à former de futurs clients institutionnels, partenaires ou leviers d'investissements. Cela se concrétise par des structures comme MV Cube à Rennes, incubateur d'entreprises créé par une société « spécialisée en stratégie digitale »11, ou encore l' « accélérateur de start-up, basé à Nice »12 créé par la société d'assurance Allianz France.

Ces sociétés ont parfaitement intégré l'une des recommandations issues de l'article Enabling Entrepreneurial Ecosystems et présentée par Endeavor Insight : « accordez moins de privilèges aux acteurs déjà en place. »13 L'organe scientifique explique que « les efforts pour créer un environnement favorable aux affaires privilégient souvent les leaders du marché et en conséquence desservent l'entrepreneuriat. »14

 

Le présent article est extrait de la lettre d'information -The Series- du 02 mars 2015.

 

 

1ENDEAVOR INSIGHT. Enabling Entrepreneurship Ecosystems : Lessons from Ecology and Biology [en ligne]. 23 février 2015. Ecosystem insights. <http://www.ecosysteminsights.org/enabling-entrepreneurship-ecosystems-lessons-from-ecology-and-biology/> consulté le 28 février 2015

2Ibidem

3AVECLESPME.FR. Aveclespme.fr. [en ligne]. Aveclespme.fr. <http://www.aveclespme.fr/> consulté le 28 février 2015

4Ibidem

5UMUCYO Alain-Patrick. -The Series- L'aliénation de l'infrastructure French Tech -The Series- [en ligne] 23 février 2015. The Series. <http://us9.campaign-archive2.com/?u=a22b982bf1400ceb5ee2b8e5b&id=814444dd22> consulté le 28 février 2015

6JOB TEASER, LAZORTHES Céline, MUGNIER Frédéric. Conseils d'entrepreneurs - Leetchi.com et Faguo [en ligne]. 05 février 2013. Youtube. <http://youtu.be/P9A49f8DFX0> consulté le 19 février 2015

7JOB TEASER, LAZORTHES Céline, MUGNIER Frédéric. Conseils d'entrepreneurs - Leetchi.com et Faguo [en ligne]. 05 février 2013. Youtube. 1min03s <http://youtu.be/P9A49f8DFX0?t=1m3s> consulté le 28 février 2015

8MANGOPAY. Leetchi corp [en ligne]. Mangopay. <https://www.mangopay.com/about-us/> consulté le 28 février 2015

9LEETCHI.COM. Leetchi.com [en ligne]. Leetchi.com. <http://www.leetchi.com/> consulté le 28 février 2015

10JOB TEASER, LAZORTHES Céline, MUGNIER Frédéric. Conseils d'entrepreneurs - Leetchi.com et Faguo [en ligne]. 05 février 2013. Youtube. 5min09s <http://youtu.be/P9A49f8DFX0?t=5m9s> consulté le 19 février 2015

11MV CUBE. Présentation [en ligne]. MV Cube. <http://www.mvcube.fr/presentation/> consulté le 28 février 2015

12ALLIANZ. Allianz France lance l’appel à candidature pour la première promotion de son accélérateur de start-up, basé à Nice et spécialisé dans le big data, les objets connectés et le stade connecté [en ligne]. 19 février 2015. Allianz. <https://www.allianz.fr/v_1424366756000/qui-est-allianz/allianz-en-france/espace-presse/communique-de-presse/media2/CP_AZ_France_Appel_candidatures_accelerateur-19022015.pdf> consulté le 28 février 2015

13ENDEAVOR INSIGHT. Enabling Entrepreneurship Ecosystems : Lessons from Ecology and Biology [en ligne]. 23 février 2015. Ecosystem insights. <http://www.ecosysteminsights.org/enabling-entrepreneurship-ecosystems-lessons-from-ecology-and-biology/> consulté le 28 février 2015

14Ibidem


Moyenne des avis sur cet article :  3.29/5   (7 votes)




Réagissez à l'article

14 réactions à cet article    


  • alain_àààé 7 mars 2015 15:35

    excellent article mais j ajouterais que les banques ne jouent pas le jeu d aprés mes amis du ministére des finances les banques refusent de financer les entreprises et ce méme pour les entreprises qui existent depuis longtemps et qui ont leurs carnets de commandes remplies ?ALORS MACRON A QUOI TU SERS C EST VRAI GAGNER 2 MILLIONS CHEZ ROTCHIL CELA METS DU BEURRE DANS LES EPINARDS


    • Pascal L 7 mars 2015 17:16

      Merci pour la citation…


      J’ai largement eu le temps de méditer sur les problèmes de financement de la création de richesse et mes intuitions sur le rôle de la monnaie ont été confirmées par la lecture du livre de Steve Keen : « l’imposture économique ». Il montre bien le lien entre la variation de la dette et le chômage, ce qui ouvre des perspectives intéressantes. En gros, pour qu’il y ait une croissance de l’activité économique, il faut plus de monnaie en circulation, et la création de monnaie se faisant principalement par des lignes de crédit, il faut augmenter la dette. Les intérêts deviennent ainsi rapidement une charge très importante, les emprunteurs essaie de diminuer la dette, ce qui cause une diminution de la monnaie en circulation et une augmentation du chômage. Les arbres ne montant pas jusqu’au ciel, la crise est inévitable. La crise permet un redémarrage mais la dette augmente de nouveau et la crise suivante est plus forte et plus rapide. Nous en sommes là : 2000, 2008 n’est pas finie et la suivante est déjà en vue. Steve Keen propose alors d’annuler une grande partie des dettes. Cela créerait sans doute beaucoup de faillites dans les établissements financiers qui ont titrisé ces dettes mais obligerait les banques à s’intéresser un peu plus au financement de l’investissement.

      Le Quantitative Easing lancé par la BCE est une tentative pitoyable de l’Europe pour transférer les dettes publiques vers les entreprises et les individus afin de limiter à court terme les effets de la crise. En augmentant la dettes des entreprises, les Etats espèrent toucher plus d’impôt par le rédémarrage économique qui devrait en résulter, ce qui leur permettrait de rembourser leur dette, mais augmente inexorablement le chômage à la fin lorsque les entreprises et les individus vont essayer de se désendéter. 

      La première erreur est de faire passer ce financement par les banques qui n’ont aucune raison objective de prêter plus aux entreprises. Le Quantitative Easing aux USA après 2008 n’a pratiquement pas été utilisé… on pourrait profiter de l’expérience.
      La deuxième erreur est de continuer à financer l’économie par des prêts alors que la création de fonds propres serait autrement plus efficace. Le retour de dividendes plus tard permettrait de continuer à alimenter le financement. Il y a évidemment des incertitudes sur les chances de réussites, mais une mutualisation des projets permettrait de limiter le risque.
      Pour une start-up qui ne produit que de l’incertitude, le financement par une ligne de crédit est totalement impensable. A ce propos, la BPI qui devait relancer nos PME n’est pas une banque. Elle n’a pas accès aux capitaux M0 de la BCE et doit se financer sur les marchés de capitaux au prix fort. La BPI est une machine à fabriquer de la dette ; on marche sur la tête. 

      Malheureusement, pour faire de la création monétaire sur des fonds propres, il faut changer les règles de fonctionnement de l’Euro et faire des réformes institutionnelles du secteur financier ; ce ne sera pas facile. La décision est politique et les financiers ont un poids exagéré dans la prise de décision en Europe. Et pourtant, il est indispensable de rétablir les banques dans leur rôle de mise en circulation du capital.

      • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 7 mars 2015 23:29

        @Pascal L
        Le vrai choix se situe donc entre la dette et l’inflation...


      • JL JL 8 mars 2015 08:48

        @Renaud Delaporte

        la dette, c’est les pauvres qui la payent, et elle enrichit les riches.

        l’inflation, c’est tout le monde qui paye, et elle enrichit les débiteurs.


      • Pascal L 8 mars 2015 10:31

        @Renaud Delaporte
        « Le vrai choix se situe donc entre la dette et l’inflation… » 

        Je dirais plutôt entre la déflation et et l’inflation, mais en fait pas forcément. L’inflation arrive lorsque il y a trop de monnaie disponible relativement à l’activité économique. En France, nous avons connu l’inflation à une époque où la création monétaire se faisait sans réelles contreparties, juste parce que l’Etat avait besoin d’argent. Les économistes ont pensé avoir trouvé la martingale absolue contre l’inflation avec la création monétaire sur les lignes de crédit, mais la méthode s’avère créatrice de déflation, ce qui est pire encore.

        En faisant de la création monétaire sur les fonds propres des projets, il y a une contrepartie réelle, même si une incertitude sur le résultat final existe. Cela peut être contrebalancé par une expertise et un contrôle de l’avancement des projets comme le ferait un actionnaire ainsi que par la mutualisation. Les mécanismes de fonte de monnaies peuvent également être utilisés pour compenser les projets qui ne réussissent pas ou pour compenser l’obsolescence ou l’usure des investissements. La fonte peut être comprise comme un impôt sur les masses monétaires inutilisées. La fonte n’est pas nécessaire lorsque la croissance de l’économie compense l’augmentation de la masse monétaire. 
        Le mécanisme classique de création monétaire par ligne de crédit reste encore valable en l’absence de création de richesse.

      • JL JL 8 mars 2015 12:16

        @Pascal ,

        est-ce que vous voulez dire : ’’Le mécanisme classique de création monétaire par ligne de crédit reste encore valable même en l’absence de création de richesse.’’

         ?


      • Pascal L 8 mars 2015 18:29

        @JL
        Je dirais plutôt : le mécanisme de création monétaire par ligne de crédit reste utilisable lorsqu’il n’y a pas de création de richesse, justement pour éviter l’inflation. Les mécanismes que j’ai décrit sont efficaces pour faire de la création de richesse mais pas pour anticiper un simple transfert de richesse. Lorsque les banques faisaient des prêts en billets, il n’y avait pas de création monétaire. Aujourd’hui, avec les monnaies scripturale, la création monétaire qui accompagne le prêt n’est contrebalancé que par une anticipation sur l’activité économique. Il faut donc rapidement détruire la monnaie crée (donc lors du remboursement). Il est important de maintenir le volume des prêts à un niveau stable et faible relativement à l’activité globale. Dès que le volume des prêts devient important, il a une influence sur la variation d’activité et donc sur le chômage. 


      • JL JL 8 mars 2015 22:40

        @Pascal L

        Vous êtes banquier ?


      • Pascal L 9 mars 2015 00:03

        @JL

        « Vous êtes banquier ? » 
        non et je ne tiendrais pas ce genre de discours si c’était le cas. La citation d’un de mes précédents commentaires dans le corps de l’article est assez clair sur ma situation.

      • JL JL 9 mars 2015 08:46

        @Pascal L

        je cite : ’’le mécanisme de création monétaire par ligne de crédit reste utilisable lorsqu’il n’y a pas de création de richesse, justement pour éviter l’inflation.’’

        D’une part, je ne vois pas de différence entre la création monétaire par ligne de crédit ou par la planche à billet : l’une est virtuelle, l’autre non. Savez vous que les billets se détruisent aussi facilement que les écritures comptables ?

        Mais surtout, s’il n’y a pas de création de richesses, il n’y a pas non plus d’emplois, donc pas de demande, donc pas d’inflation. Je ne comprends pas le sens de la phrase citée ici.


      • Pascal L 9 mars 2015 16:04

        @JL
        Il y a une différence importante : lorsque la banque crée une ligne de crédit avec des billets, ceux-ci sont immédiatement donnés à l’emprunteur et ne sont plus disponibles pour la banque. Il n’y a pas de création monétaire avec ces billets. Ce n’est pas du tout le cas avec la monnaie scripturale où la monnaie est remise immédiatement dans les fonds propres du fait de son inscription sur le compte de l’emprunteur. La banque peut alors prêter plusieurs fois cette monnaie par un mécanisme de clônage avec une limite imposées par les accords de Bâle III. C’est justement à cause de ce coefficient multiplicateur que le président Obama a justifié le fait que le Quantitative Easing aille vers les banque plutôt que directement vers l’industrie. Or cela n’a pas marché du tout et les banques n’ont pas utilisé ces sommes.


        En fait, tout ceci n’est pas l’objet de mon propos : La création monétaire par le crédit doit être remplacé par autre chose à cause de la relation entre le crédit et le chômage de masse. Pour créer de la richesse, la dette doit être en augmentation constante, mais les intérêts fixent une limite qui provoque les crises. L’existence de ces intérêts fait que la banque ne s’intéresse pas du tout à la création de richesse mais aux bénéfices apportés par ces intérêts. La monnaie est actuellement fondamentalement une source de déséquilibre pour l’économie (c.f. la théorie de Minsky).

        «  Mais surtout, s’il n’y a pas de création de richesses, il n’y a pas non plus d’emplois, donc pas de demande, donc pas d’inflation »
        C’est tout à fait vrai et c’est pourquoi la technique de création monétaire par le crédit peut être conservée. On aura toujours besoin de crédit pour acheter une voiture ou une maison, mais si le crédit global devient trop important, il peut y avoir des bulles et la variation du crédit peut créer des perturbations dans l’emploi. Nous devons utiliser d’autres méthodes de création monétaire chaque fois que cela est possible.

      • JL JL 9 mars 2015 16:53

        @Pascal L

        ce que vous semblez ignorer, c’est la différence entre une banque et un particulier : une banque tient une comptabilité, et les billets y sont rigoureusement comptabilisés. La richesse de la banque, ce ne sont pas ses billets, mais ses actifs, dont les billets sont une partie.

        Mais je n’insiste pas, puisque ce n’est pas votre propos. Vous dites  : ’’(en l’absence de création de richesses) la technique de création monétaire par le crédit peut être conservée. On aura toujours besoin de crédit pour acheter une voiture ou une maison’’

        C’est quoi une voiture, une maison, sinon une richesses qui a été créée ou sera créée ?

        Je voudrais savoir ce que vous proposez comme moyen de créer de la monnaie autrement que par le crédit.


      • Pascal L 9 mars 2015 23:05

        @JL
        Si vous regardez l’histoire des monnaies, la création monétaire par le crédit est une invention relativement récente, les exemples différents ne manquent pas. L’émission monétaire sans contrepartie comme l’a pratiqué en partie la France et les républiques socialistes n’est pas non plus un bon exemple. Ce que j’ai proposé un peu plus haut dans le fil, c’est de faire de la création monétaire sur les fonds propres des projets. Dans ce cas, il n’y a aucun remboursement avant que le projet ne soit rentable et cette méthode force les financiers à faire de la création de richesse parce qu’ils ne sont plus alimenté par les intérêts.


        Par ailleurs, ce que je reproche à l’achat d’une voiture est qu’au moment de l’achat, l’essentiel de l’investissement est déjà fait et l’achat n’intervient que marginalement dans le processus de création de richesse et seulement si la voiture n’est pas terminée au moment de l’achat. Pour la maison, on pourrait faire la différence entre une maison déjà contruite et une maison à construire. L’achat de terrain n’intervient presque jamais dans la création de richesse.

      • bourrico6 9 mars 2015 10:04

        Amusant la volonté de faire passer l’économie pour une science sérieuse. smiley

        Sinon que dire.... on m’a répété à l’envie que les patrons sont pas la pour faire du social mais pour faire du pognon, pour eux et/ou leurs actionnaires.
        Ben les banques, elles sont comme les patrons, elles sont pas la pour faire du social auprès des patrons, mais pour faire de l’oseille.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès