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Accueil du site > Actualités > Economie > L’économie de Chypre en sursis : Chronique d’une banqueroute (...)

L’économie de Chypre en sursis : Chronique d’une banqueroute évitée

« Le système financier actuel privatise les bénéfices et mutualise les pertes »

Propos attribués à Joseph Stiglitz (Prix Nobel d'économie)

 Une lente agonie qui a commencé en même temps que le feuilleton grec, celui d'un coma chypriote depuis pratiquement un an. De replâtrage en replâtrage, le verdict est tombé, Chypre risque la faillite si l'Europe ne lui vient pas en aide. Etant dans la même charrette que les pays du Sud catholiques, de l'Europe, connus dit-on par leur farniente, qu'on les appelle les Arabes de l' Europe, partageant avec ces derniers, outre le climat, la paresse et l'esprit de cigale, contrairement aux Européens du Nord -généralement protestants- besogneux, durs à la tâche - symbolisés entre autres, par l'Allemagne qui donne l'impression de diriger l'Europe et d'imposer son diktat à ces pays du Sud qui tombent comme des dominos. Après la Grèce, le Portugal, l'Espagne, même l'Italie que l'on croyait insubmersible et qui est -too big too fall- risque elle aussi de subir le même sort en attendant le pays suivant immédiat...la France.

Chypre

C'est un petit pays de 9251 km2 de 885.600 habitants. Avant d'être rattaché à l'Europe par un référendum qui n'a concerné que les Chypriotes du sud de l'Ile, les Chypriotes du Sud avaient le même PIB que ceux du Nord soit environ 10.000 $/an. La machine européenne les a tirés rapidement vers un niveau de vie,ils ont doublé leur niveau de vie au point d'arriver à un Indice de développement humain : 0,810 (35e rang mondial). De part et d'autre d'une frontière qui passe au milieu d'une rue, nous avons le Moyen âge d'un côté et le XXIe siècle. Ce rêve ne devait pas durer !

Cette économie virtuelle ne crée pas de richesse. « Les bords du lac Léman accueillent les sièges des plus gros négociants de matières premières. La « petite Suisse de la Méditerranée » accueille, elle, leurs boîtes aux lettres. Certaines entreprises y recherchent une fiscalité avantageuse (5% à la ´´belle´´ époque, 12,5% aujourd'hui). Mais ´´le détour chypriote permet fondamentalement de masquer les bénéficiaires économiques des sociétés´´, explique Olivier Longchamp, responsable fiscalité et finances internationales de l'association Déclaration de Berne. En clair : offrir aux ramifications des maisons de négoce une ombre propice à l'épanouissement de leurs activités lucratives et internationalisées. » (1)

Situation actuelle

Le PIB (2011) était de 17,9 milliards euros avec un faible taux de croissance (2011) : +0,5%. Le taux de chômage (2011) : 7,7% qui a augmenté d'une façon spectaculaire pour atteindre 15% en 2013. Solde budgétaire (2011) :-6,5%. Balance commerciale (2011) : -5,9 mds euros et -10 milliards en 2013. Les principaux fournisseurs de Chypre sont par ordre : 1/ Grèce 19% - 2/ Italie 9,3% - 3/ Allemagne 8,9% 4/ Royaume-Uni 8,3%- 5/ Israël 8% - 6/ Chine 5,3% : la France est en 7ème position. Ses principaux clients en 2010 : 1/ Grèce 22,1%- 2/ Allemagne 8,4% 3/ Royaume-Uni : 8,2%. (2)

La particularité de l'économie chypriote est qu'elle ne crée pas de richesses. Ce sont les banques qui détiennent plus de 40% de son PIB. Ces banques qui ont fleuri et sont devenues le refuge de tous les requins de la finance qui ont cherché à la fois une fiscalité très faible (5%) mais aussi une complaisance pour « blanchir » des capitaux douteux. Les autorités chypriotes ont été contraintes de solliciter en juin 2012 l'assistance financière de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international, pour faire face aux besoins de leurs banques, dont 40% des engagements extérieurs concernent la Grèce, et au financement des dépenses publiques.

« Pour rappel, le calvaire Chypriote qui rappelle celui de la Grèce, a commencé lit-on dans une dépêche de l'AFP, le 25 juin 2012 : Chypre demande une aide financière, estimée à 17 milliards d'euros, à la zone euro pour contenir les risques pour l'économie du pays provenant de son secteur financier. Ses deux principales banques, très exposées à la dette grecque, ont subi des pertes évaluées à 4,5 milliards d'euros dans le cadre du plan de sauvetage conclu avec Athènes. Le 13 janvier, l'agence de notation financière Standard and Poor's fait basculer Chypre dans la catégorie ´´spéculative´´ en abaissant la note de sa dette à long terme de deux crans à BB+ 16 mars : Nicosie accepte le plan de l'UE et du Fonds monétaire international (FMI) prévoyant un prêt de dix milliards d'euros en contrepartie d'une taxe sur les dépôts bancaires censée rapporter 5,8 milliards. Pour amortir l'impact sur ses gros clients russes, Chypre répartit la taxe sur tous les dépôts (6,75% jusqu'à 100.000 euros, 9,9% au-delà), brisant le tabou de la protection des petits épargnants et provoquant une ruée sur les distributeurs des banques fermées pour un week-end prolongé. Le 20 mars : recherche d'un ´´plan B´´. La puissante Eglise orthodoxe propose ses richesses en gage. La fermeture des banques est encore prolongée. La Banque centrale européenne donne jusqu'au 25 mars à Chypre pour s'accorder avec les bailleurs de fonds sous peine de la priver de liquidités. Standard and Poor's dégrade la dette chypriote d'un cran, à CCC. Le 22 mars : la chancelière allemande Angela Merkel prévient Chypre de ne ´´pas abuser de la patience´´ de la zone euro. La taxe bancaire revient sur le tapis. »(3)

L'Accord douloureux pour les Chypriotes

L'accord mis au point prévoit des ´´décisions douloureuses pour sauver le pays de la faillite´´, a estimé le président chypriote Nicos Anastasiades en promettant lors d'une allocution télévisée que l'île méditerranéenne ´´se remettrait de nouveau sur pied´´. Le prix à payer par Nicosie est en effet très élevé. Laïki Bank (Popular Bank en anglais), la deuxième banque du pays, va être mise en faillite de manière ordonnée. Elle sera scindée entre une ´´bad bank´´, entité résiduelle amenée à disparaître progressivement, et une ´´good bank´´, où seront regroupés les dépôts inférieurs à 100 000 euros, qui bénéficient d'une garantie publique dans l'UE. Sur le site Attac, nous lisons les conséquences de cet « accord » au scalpel : « Certes, le gouvernement chypriote et la Troïka ont renoncé à taxer les petits déposants, et le sort réservé aux gros clients des banques chypriotes - qui perdront une bonne part de leurs avoirs financiers - ne mérite pas de larmes. Mais le plan, imposé par un ultimatum sans précédent de la BCE, épargne les banques européennes, en particulier la BCE, qui ont pourtant accompagné Chypre et ses banques dans l'édification d'un paradis offshore en zone euro. (...) Pour la première fois de l'histoire de la zone euro, la Banque centrale européenne a imposé ses vues à un pays souverain en le menaçant explicitement de l'expulser de la zone euro. Ce précédent est d'une extrême gravité. » (4)

« Dans un communiqué du 21 mars la BCE adressait un ultimatum au Parlement de Chypre : si vous n'acceptez pas notre plan avant le lundi 25 mars, nous coupons la ligne de crédits d'urgence qui maintient à flot vos banques. La faillite des banques et l'interruption des prêts aurait conduit l'État chypriote à devoir les recapitaliser par ses propres moyens, probablement en sortant de l'euro pour recréer une monnaie nationale. Bien sûr, le système bancaire chypriote était un refuge pour des oligarques, pas seulement russes, à la recherche d'une fiscalité complaisante. Mais l'Union européenne n'avait jamais vraiment trouvé à y redire, au nom de la concurrence (fiscale) libre et non faussée. La taxation des dépôts supérieurs à 100.000 euros, va provoquer une fuite des capitaux et un effondrement de l'économie chypriote, trop dépendante de ses banques. » (4)

Attac poursuit en prévoyant les conséquences à savoir la sortie de l'euro : « Cette mesure va aussi accélérer la fuite des capitaux qui a déjà commencé depuis les autres pays du Sud européen vers l'Allemagne, la Suisse, le Luxembourg... La crise va s'aggraver, et la sortie de Chypre de la zone euro pourrait n'être que retardée de quelques mois. La Commission ne fait rigoureusement rien pour aider les peuples des pays en difficulté, bien au contraire, puisqu'elle continue à leur imposer des programmes d'austérité sans fin destinés à satisfaire les marchés financiers. (...) Avec une annulation de la dette et une socialisation des banques, il serait ainsi possible de refonder la zone euro et lui redonner un avenir*... Tout à l'inverse des diktats de la Troïka, qui au-delà de Chypre, visent clairement à décourager tout velléité des peuples grecs, portugais ou espagnols de relever la tête. » (4)

Comment réagissent les Chypriotes ?

Le moins que l'on puisse dire est qu'ils protestent en vain. Les décisions sont prises ailleurs. La police est là pour appliquer. Loin de se réjouir du plan de sauvetage, conclu, le 25 mars, à l'arraché avec l'Union européenne, la presse chypriote dénonce les ´´diktats´´ de l'étranger et n'hésite pas, à l'instar du quotidien O Phileleftheros, d'appeler les habitants de l'île à entrer en résistance.

« Aujourd'hui lit-on sur ce journal - qui appelle à un mea culpa et à se ressaisir-, j'éprouve, écrit Emmanuil Lioudakis, le besoin, plus que jamais, d'écrire pour tenter de rassembler les morceaux de la dignité de ce peuple détruite par l'imposition de mesures inadmissibles par nos partenaires dans l'Union européenne (UE). Aujourd'hui, des milliers de personnes se sont réveillées et, au lieu de se préoccuper de leurs tâches quotidiennes, elles ont ressenti un immense vide. Car leur pays, Chypre, n'est plus. Notre île a disparu quelques semaines avant Pâques, au début du Carême, abdiquant devant les diktats de l'UE et de la Troïka (FMI, Commission et Banque centrale européennes). J'ai en moi un sentiment de dégoût, de honte et de déception. Quid de notre fierté, de notre dignité et de notre force d'opposition ? » (5)

"En fait, si nous nous sommes retrouvés au bord du gouffre, c'est en grande partie à cause de nos fautes. (..) Que vont devenir ces milliers d'employés qui perdent leur travail et dont le salaire est pris en otage par les dettes ? La plupart d'entre eux seront remerciés sans aucun dédommagement. C'est pour cela que je veux, m'adresser à mes compatriotes, aux gens simples, et leur demander d'inscrire dans leur vie cet objectif de redresser notre système bancaire afin d'obtenir le départ de la Troïka et la redéfinition de nos liens de solidarité. C'est maintenant qu'il faut montrer notre patriotisme. Il faut montrer que l'âme des Hellènes ne se soumet pas aussi facilement aux diktats étrangers. Notre âme bouillonne et nos poings sont fermés. (...) Il faut aider notre Etat à se relever. (...) Patience et bon courage à tous. » (5)

Même appréciation d'un autre journal qui dénonce le manque de solidarité au profit d'une « réalpolitik » décidée ailleurs. Nous lisons : « En imposant une taxe sur les dépôts bancaires en échange d'un plan d'aide de 10 milliards d'euros, les dirigeants de la zone euro ont commis au mieux ´´un dangereux précédent´´, au pire, ´´un chantage´´, selon la presse européenne. Sous le titre ´´L'Europe bâcle un autre sauvetage´´, le Financial Times condamne la taxe inattendue sur les dépôts, [...]. Face à un Etat membre en perdition, les dirigeants ont accroché du plomb au cou de Chypre au lieu de lui jeter une bouée de sauvetage. (..) On connaît le refrain : une fois de plus, il n'y avait pas d'autre solution. (...) Jadis, les citoyens européens avaient des droits, aujourd'hui, leurs dépôts bancaires risquent d'être imposables sans préavis, comme ce qui s'est passé à Chypre. L'arbitraire et le mépris total de l'Union européenne pour les règles et les valeurs sont devenus monnaie courante. La démocratie est maintenant une notion relative. Et le chantage a remplacé la solidarité ».(6)


Aucun état d'âme

On le voit, les hommes en noir de la troïka n'ont aucun état d'âme quand il s'agit de sauver à tout prix le système et les banques quitte à précipiter dans le désespoir des milliers de besogneux de sans-grade, qui sou après sou, pensent assurer leurs arrières en vivant une retraite dans la dignité. Rien n'y fait, les requins de la finance internationale les rattrapent et les jettent dans la détresse absolue.

La crise dit-on a du bon, car elle permet un nouveau départ. Ceci est vrai pour les riches qui s'enrichissent encore plus. « La crise, lit-on dans cette contribution qui raconte le quotidien des « petits espagnols », est une occasion, diront certains à juste titre, pour tenter de renverser les rapports de force entre les classes. Mais la crise est aussi une opportunité pour les classes dominantes. La bourgeoisie nationale et transnationale a conquis ces dernières années de plus en plus de pouvoir en profitant de la disparition des frontières au sein d'un super État européen pour porter une attaque sans précédent sur les conditions de vie des classes populaires, allant même jusqu'à rétrograder socialement les maillons les plus faibles de leur propre classe.

La majorité des Espagnols est ainsi engagée dans un processus de paupérisation - certains parlent de prolétarisation - qui semble irrémédiable. Les données publiées par l'ONG catholique espagnole Caritas parlent d'elles-mêmes. Les riches gagnent en moyenne sept fois plus que les pauvres, faisant de l'Espagne l'un des pays connaissant un des taux d'inégalité les plus élevés sur le continent européen. La fourchette entre les riches et les pauvres a d'ailleurs augmenté de 30% ces dernières années. » (7)

A propos des coupes sombres dans le social, nous lisons : « La perte du pouvoir d'achat va de pair avec les coupes claires dans le budget des services sociaux ; depuis quelques années, quantité d'hôpitaux et de centres de soins, d'écoles et d'universités, ont mis la clé sous la porte, rendant infernale la vie de millions de familles. Au dernier trimestre 2012, le taux de chômage s'établissait à 26,02% de la population active (soit presque six millions de chômeurs). Ceux qui disent que la crise est une opportunité ont raison. Mais la crise des uns n'est pas celle des autres, et force est de constater que ce sont les classes dirigeantes qui tirent jusqu'à présent les marrons du feu » (7)

Tout est dit : la machine du diable de la financiarisation broie les faibles et il est utopique de parler dans ce XXIe siècle de tous les dangers, de solidarité, d'empathie, encore moins d'amour du prochain et du secours des plus pauvres. Nietzsche avait- il raison d'écrire dans un autre contexte : « Périssent les faibles et les ratés ? » Est-on raté quand on est un besogneux ?


1. Chypre, la ´´boîte aux lettres´´ des traders de matières premières Le Monde.fr 26.03.2013

2. http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/ chypre

3. Chypre : les principales étapes de la crise financière AFP 24 mars 2013

4. La Troïka. dynamite le casino... et le peuple chypriote : Attac le 25 mars

5. Emanuel Lioudakis C'est maintenant qu'il faut être patriotes ! O Phileleftheros 25 03 2013

6. http://www.presseurop.eu/fr/content/press-review/3555371-le-chantage-remplace-la solidarite

7. http://sos-crise.over-blog.com/article-la-majorite-des-espagnols-engagee-dans-un-processus-de-pauperisation-116531017.html

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu. dz


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14 réactions à cet article    


  • BA 28 mars 2013 10:57

    Nous savons maintenant que le cinquième domino est tombé.


    Le cinquième domino, c’est Chypre.


    Nous savons maintenant que les dominos européens vont continuer à tomber, les uns après les autres.

     

    Tous les Etats européens qui ont un secteur bancaire hypertrophié vont subir le sort de Chypre.

     

    1- D’abord, il y a eu la Grèce.

    2- Ensuite, il y a eu l’Irlande.

    3- Ensuite, le Portugal.

    4- Ensuite, l’Espagne.

    5- Ensuite, Chypre.

    6- Demain, ce sera le tour de la Slovénie.

    7- Après-demain, ce sera Malte, puis le Luxembourg, puis le Royaume-Uni, puis l’Italie ...

     

    Jeudi 28 mars 2013 :

     

    Voici les dernières nouvelles du sixième domino : la Slovénie.

     

    Slovénie : un conseiller du FMI pressenti pour diriger la Banque centrale.

     

    Un conseiller du Fonds monétaire international (FMI), Bostjan Jazbec, est pressenti par les autorités slovènes pour prendre la tête de la Banque centrale, alors que le secteur bancaire est au bord de l’implosion faisant ainsi de la Slovénie un pays candidat à une aide d’urgence de l’Union européenne.

     

    http://www.romandie.com/news/n/_Slovenie_un_conseiller_du_FMI_pressenti_pou r_diriger_la_Banque_centrale76280320130038.asp ?


    • La mouche du coche La mouche du coche 28 mars 2013 11:13

      La banqueroute n’a pas été évitée mais retardée.


    • wesson wesson 28 mars 2013 17:43

      Bonjour BA,


      A mon avis, tu as oublié la Croatie. 

      Elle est pas encore dans l’Europe, mais elle l’intègre au 1er Juillet 2013. A mon avis, je la sens très bien la cata direct pour la Croatie...

    • bigglop bigglop 28 mars 2013 23:47

      Dans sa livraison du jour Bruno Bertez (le blog à lupus) a retrouvé le discours de Trichet lors de l’entrée de Chypre, en 2008, dans la zone euro.

      Vraiment savoureux !!!
      « Aujourd’hui la célébration de l’entrée de Chypre dans la zone euro est le résultat de politiques macro-économiques réussies que les autorités chypriotes ont mis en place ces dernières années. Chypre a fait des progrès significatifs en termes de convergence nominale et réelle grâce à des politiques positives : des politiques monétaires et des politiques de change combinées avec des réformes structurelles ».

      Le texte en anglais :

      « Today’s euro celebrations are the result of the successful macroeconomic policies that the Cypriot authorities have pursued in recent years. Cyprus has made significant progress in both nominal and real convergence, owing to successful policies – namely, well-managed monetary and exchange rate policies combined with a range of structural reforms. … The ECB and the Central Bank of Cyprus, together with the National Changeover Board, the European Commission and national and international authorities cooperated closely in many ways to prepare the introduction of the euro. … It included public opinion polls, advertising and direct marketing. Over 900,000 copies of different publications were distributed by the Central Bank of Cyprus – this is more than one copy per Cypriot ! … As a result of these efforts, today we can celebrate a successful cash changeover. … intimate cooperation between the members of the team, the national central banks of the Eurosystem, and the ECB is the key for the success of the single monetary policy in the euro area. »


    • ecolittoral ecolittoral 28 mars 2013 12:45

      « Les riches gagnent en moyenne sept fois plus que les pauvres,... ». Et alors ?

      Un « riche » à 7000 euros, chef d’entreprise et employant 60 ou 80 salariés...a la richesse qu’il mérite. Vous n’êtes pas de mon avis ? Si ses employés sont à 1000 euros, ils peuvent (en Espagne) vivre modestement mais ne sont pas pauvres.
      Ne pas confondre riches entrepreneurs et profiteurs parasites.

      « au point (Chypriotes grecs) d’arriver à un Indice de développement humain : 0,810. 
      De part et d’autre d’une frontière...nous avons le Moyen âge d’un côté (Chypriotes turcs) et le XXIe siècle. Ce rêve ne devait pas durer ! »

      Je conseille à l’auteur de descendre de son nuage et d’arrêter de rêver !
      L’indice de DEVALORISATION humaine ne tient pas la route. Ce « machin » n’est valable que si on ignore totalement les « autres » cultures, les « autres » pharmacopées, les « autres » moyens d’échanges. Bref, la grande majorité de l’humanité.
      Les adeptes de ce « machin » en concluent que les « autres » vivent au moyen âge, ce qui est une marque de mépris et d’ignorance. Et que les 0,810 sont développés et évolués.
      A mon avis, les 0,810 de Chypre doivent se dire que, de l’autre côté « les autres » ont bien de la chance. Et, « les autres » doivent se dire que l’Europe et l’euro, il vaut mieux s’en tenir éloigner. Avec leur IDH de 0,60 (je suppose) ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles parce que, demain, les 0,810 viendront leur demander de l’aide, si ce n’est déjà le cas et si les rivalités peuvent s’atténuer.

      • jeanpaul01fr 28 mars 2013 14:27

         

        « Les riches gagnent en moyenne sept fois plus que les pauvres,... ». Et alors ?

        Un « riche » à 7000 euros, chef d’entreprise et employant 60 ou 80 salariés...a la richesse qu’il mérite. Vous n’êtes pas de mon avis ? Si ses employés sont à 1000 euros, ils peuvent (en Espagne) vivre modestement mais ne sont pas pauvres.
        Ne pas confondre riches entrepreneurs et profiteurs parasites."

        Aujourd’hui, ne vous déplaise, avec 1000 euros, on est un travailleur pauvre. Même en Espagne. Et je pense que malheureusement, le ratio de 7 est largement sous-estimé...

        Faut aussi peut être arrêter avec ce lieu commun qui consiste à affirmer que le riche patron mérite son salaire parce qu’il emploie des salariés. Chacun à son niveau contribue à la prospérité de l’entreprise, et si une échelle des salaires est logique ( encore que...) celle-ci doit être mesurée. Et pas forcément linéaire.



      • Stof Stof 28 mars 2013 13:04

        Ici, ailleurs, partout, les pauvres deviennent de plus en plus nombreux et les riches de plus en plus riches. Alors quel est le problème ? On ne va pas pleurer à chaque fois.


        • spartacus spartacus 28 mars 2013 15:51

          Quand on cite un Keynésien qui a obtenu le Nobel par association a un groupe de travail.Et qu’on sait que c’est l’incompétent du groupe.

          Ca donne moins de valeur à ses citations.



          • soi même 28 mars 2013 19:16

             Ayons un peut de courage et de lucidité, une pluie n’a jamais déranger les canards.
            Si nous en sonnes arriver là, c’est que nous l’avons voulue.

            .


            • CN46400 CN46400 28 mars 2013 22:56

              Les guerres financières, comme les autres guerres, se préparent à l’avance. De même que Guernica préparait les « blitzkrieg » de 39 en Pologne et de 40 en France, le régime appliqué à Chypre n’est qu’un test pour d’autres opérations à venir, plus vastes, suivez mon regard.....


              • baldis30 28 mars 2013 23:15

                Le premier paragraphe de l’article est trop insultant, voire raciste, pour que j’approuve l’article en totalité. les uns sont des fainéants et les autres des vertueux . c’est moralement inacceptable.

                certes les pays de l’ex-Yougoslavie ne sont pas loin de la crise bancaire ( Slovénie, Croatie), mais on semble oublier la Bulgarie, où une crise sociale est en train de se dessiner en raison de l’enchérissement récent de l’énergie lié à la privatisation du secteur, et à son appropriation par des sociétés autrichiennes et tchèques.

                Il y a une règle en logique c’est que si le résultat d’un ensemble d’opérations est contraire aux attentes ou à la vérité alors c’est que les prémisses sont faux ( si A entraîne B alors Non B entraîne Non A ) .

                Donc il y a fausse route depuis le départ en matière européenne .... à moins d’accepter le premier paragraphe de l’article. 
                Quelle est la nature de l’Islande par rapport à ce premier paragraphe immonde ?
                Voilà un pays qui a bien compris la règle logique de base !


                • Stof Stof 29 mars 2013 06:19

                  Fausse route ? Tout dépend de l’objectif. Il n’a jamais été question d’une Europe sociale il me semble.


                  • eau-du-robinet eau-du-robinet 29 mars 2013 08:13

                    « L’économie de Chypre en sursis : Chronique d’une banqueroute évitée »

                    je dirais plutôt :

                    L’économie de Chypre en sursis : Chronique d’une banqueroute repoussé.

                    La recession guette la Chypre ... et à part de laver l’argent sale... l’économie de cette « Ile » repose sur rien d’autre.

                    Puis une information n’est pas passe dans les grands médias de télévision en France qui est portant très importante.

                    Pendant les dix jours de ferméture des banques en Chypre les filliales des banques Chypriotes à étranger, notamment à Londres sont reste ouverte ce qui à permis à beaucoup de gens notammnet des russes à transférer leur argent dans d’autres paradis fiscaux. (source ZDF - télé allemande)

                    Puis ici pour ce qui me croyent pas ... une source officièlle :

                    "Personne ne sait exactement combien d’argent est sorti des banques de Chypre, ni où il est allé. Les deux banques au centre de la crise, Cyprus Popular Bank, aussi appelée Laiki, et Bank of Cyprus, ont des succursales à Londres qui sont restées ouvertes tout au long du weekend et qui n’ont fixé aucune limite pour les retraits. Bank of Cyprus possède également 80% de la banque russe Uniastrum Bank, qui n’a pas fixé non plus de restrictions sur les retraits exécutés en Russie" explique une source à l’Express.

                    A Chypre, il y aurait deux poids, deux mesures. D’un côté, les clients chypriotes faisant des files d’attente interminables devant les banques. De l’autre, des clients VIP utiliseraient des techniques pour retirer leur argent et le placer en-dehors des banques chypriotes. Pour rappel, sur l’île les banques sont fermées depuis plusieurs jours. Des rumeurs, reprises notamment par le site belge l’Express citant Reuters, affirment en effet que de l’argent a pu sortir des banques. source

                    Donc j’en déduit que le problème Chypriote est très loin d’être regle mais justement répoussé pour sauver ... pas la Chypre .... mais l’Euro.

                    Quand les grands médias vont t’is nous informer correctement ?

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