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Accueil du site > Actualités > Economie > L’Economie, l’Empereur, le damier et l’intérêt

L’Economie, l’Empereur, le damier et l’intérêt

Pour permettre de comprendre, il faut savoir conter et illustrer.

Ne l'oublions 400.000 Espagnols, jetés à la rue, par l'effet indirect de l'intérêt. Ceci en 2012 !! Confirmé par des amis qui habitent Irun. 

L'histoire suivante narrée ci-dessous — semblable dans son ampleur à l'intérêt [dans le temps] concédé par les Banques aux divers organismes demandeurs de prêts (Etat, Entreprises, Particuliers) — démontre parfaitement l'ampleur d'une courbe exponentielle entraînant dans le cas des intérêts ses nuisances sociétales et l'appauvrissement donc des citoyens.

Un empereur perse découvrit avec enthousiasme le jeu d'échecs. Il voulut récompenser l'inventeur de ce jeu. Il décida d'exaucer son voeu.

Ce mathématicien intelligent, demanda que l'on place un grain de blé sur la première case du jeu en doublant, à chaque case suivante, le nombre de grains.

L'Empereur ravi dans un premier temps de la modestie du voeu, fut trés étonné que la production totale de blé de l'Empire ne put suffire à remplir les cases de l'échiquier. La quantité de blé à la 64ième case était égale à 440 fois la production de la planète !

 

Revenons à la courbe exponentielle de l'intérêt

D'après les recherches de Margrit Kennedy "Libérez l'argent", le tableau ci-dessous (repris par Olivier Berruyer dans son livre " STOP Tirons les leçons de la Crise") démontre l'incidence des intérêts (%) sur les prix. A votre tour appréciez le mal que fait l'intérêt à notre société. Pas un seul Economiste ne niera l'évidence et se remettra en mémoire le fait que l'Eglise, la religion musulmane, divers philosophes et tous les rois de France ont rejeté cette forme d'exploitation honteuse.

Ne l'oublions 400.000 Espagnols, jetés à la rue, par l'effet indirect de l'intérêt. Ceci en 2012 !! Confirmé par des amis qui habitent Irun. 

 . 


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17 réactions à cet article    


  • Romain Desbois 17 novembre 2012 12:26

    Comme tout le temps , il y a les résistants de la dernière heure et je voudrais que l’on n’oublie pas que parmi ces victimes , toutes ne sont pas innocentes .


    • katakakito 17 novembre 2012 19:28

      Peut-être mais beaucoup le sont.


    • alain-desert alain-desert 17 novembre 2012 18:33

      A
      intéressant vos articles qui mettent en évidence le danger des systèmes non linéaires. Mais si vous prêtez de l’argent à une banque de quelle manière souhaitez-vous être rémunéré : un taux qui baisse chaque année, pour limiter les effets d’une courbe exponentielle ?


      • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 17 novembre 2012 18:47

        Pourquoi voulez-vous prêter de l’argent à une banque ? Elle n’en a pas besoin pour prêter à un emprunteur...


      • alain-desert alain-desert 17 novembre 2012 20:06

        Je sais que vous êtes un spécialiste de la monnaie (entre autres je suppose). Il faut que je prenne un peu de temps pour lire vos articles. C’est pareil si c’est mon voisin. Quelle rémunération je demande ?


      • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 17 novembre 2012 22:45

        Votre voisin ne peut prêter que ce qu’il a épargné (et vice versa), il n’y a donc pas de création de monnaie contrairement au système bancaire. Dans ce cas l’intérêt n’est qu’un transfert dont le taux peut être justifié, en simplifiant, par l’inflation prévisible + le coût de l’assurance du risque de défaut + la croissance générale de l’économie prévisible (quand il y en a).


      • alain-desert alain-desert 19 novembre 2012 20:35

        Bonjour,
        Je crois que vous préconisez que l’état puisse emprunter directement à la banque centrale à un taux d’intérêt faible (voire nul). Si une marchandise ne coûte rien à l’usager, il y a nécessairement gaspillage et un manque de maîtrise des ressource associées. Si demain j’ai l’essence gratuite, je vais rouler sans compter au détriment de la ressource pétrole et de l’environnement. Si l’état peut emprunter sans se soucier du coût, où sont limites ?


      • testarossa 18 novembre 2012 08:51

        A la décharge de l’auteur tout cela traduit la grande misère de la pensée économique contemporaine incapable d’expliquer les bases même de l’échange que sont le profit et l’intérêt...

        Plus que les problèmes économiques actuels c’est beaucoup la pensée économique qui est en faillite...


        • Romain Desbois 18 novembre 2012 09:11

          Tout à fait d’accord avec votre analyse testarossa.

          Ce qui fait qu’à gauche, on va défendre un ISF par idéologie alors que cet impôt est inepte.
          Ce qui fait qu’à droite, on va défendre le recul du départ en retraite alors que cela bloque les promotions sociales de tout le monde tout en aggravant le chômage des jeunes.

          Et dans le domaine sociétale , c’est pareil. Même en terme de droit du travail, on voit FO faire interdire l’ouverture des Castorama le dimanche alors que 90% du personnel était pour.

          A la SNCF les syndicats ont fait interdire que les week-end soient tronqués qu’en on est en repos ces jours là. Conséquences, on a en travail posté en décalé , en 3X8, deux week-end sur cinq en repos alors que sans cette clause idiote syndicale, on aurait plus de week-end en repos.
          J’explique : Actuellement on ne peut commencer à retravailler le dimanche si on a eu le samedi en repos, alors que si on est de nuit , commencer le dimanche à 22h00 ne gâche pas le week-end.
          Egalement, quand vous travaillez du matin, vous ne pouvez pas terminer votre série un samedi, alors qu’en finissant à 14H, le week-end ne serait pas gâché.

          Il faut essayer de sortir du manichéisme et être pragmatique pour être efficace.


        • ecolittoral ecolittoral 18 novembre 2012 12:27

          Pour les espagnols, on leur a demandé de construire. Ils ont eu leur salaire. Cette bulle immobilière leur retombe dessus alors qu’ils n’y sont pour rien.

          Si demain on embauche 200 000 personnes pour construire en France, tout le monde se précipitera pour obtenir un travail...les intérêts n’ont rien à voir là dedans. Il y aura une nouvelle bulle qui s’ajoutera à cette méga bulle qu’on appelle l’argent virtuel. Ce dernier représente, quand même, 95% de « la monnaie ».

          • Romain Desbois 18 novembre 2012 12:31

            bah si beaucoup ont acheté dans l’espoir de spéculer en revendant dans quelques mois. Ils ont aussi alimentés la bulle.


          • plexus plexus 18 novembre 2012 18:06

            400 000 personnes à la rue en Espagne, ce fut encore pire aux USA.
            J’avoue ne pas comprendre, il y a des leçons qui se perdent.
            Dans les années 1970 - 1980, nombreux furent ceux qui empruntèrent à taux variable sur des prêts complémentaires pour acquérir leur « do mi si la do ré ».
            Les taux se sont élevés jusqu’à 18 % !!!
            Après une année de flottement, avec la chaîne des mises en demeure, huissier etc. ;les organismes prêteurs ont adopté la position suivante, puisqu’ils avaient affaire à une population devenue insolvable, mais de bonne volonté, a priori.
            L’impasse s’est réglée en augmentant la durée des prêts, pour la même mensualité. .
            Cette réaction m’a parue intelligente, que faire, en effet, si on fait vendre les gages, et que l’on se retrouve avec des centaines de maisons « sur les bretelles » ?
            Est-ce que les états ont mis leurs bankiers en faillite ?
            Non, c’est la même démarche, mais faut croire que c’est oublié pour certains.


          • Romain Desbois 18 novembre 2012 18:30

            Bonsoir plexus

            Vous avez tout compris à la crise. Les banques préfèrent virer les gens en espérant revendre le bien avec en prime une plus-value. sauf qu’a un moment quand il y a trop sur le marché, il s’écroule.
            A vouloir spéculer sur le malheur des gens , elles ont tué la poule aux oeufs d’or.
            C’est la crise des supprimes (la titrisation de la valeur de ces dettes a empoisonné l’économie mondiale.)
            C’est pourquoi la plus grosse connerie de Sarkozy a été de prêter aux banques pour les sauver. Plus je ne cesse de le dire , la complicité des clients qui continuent à rester client dans ces banques tout en les traitant de banksters.

            Une banque qui n’a pas de client n’a pas besoin d’être sauvée.


          • plexus plexus 18 novembre 2012 21:24

            Merci, Romain Desbois, pour votre analyse.
            Il faut aussi compter avec les juristes d’entreprise et les directeurs trouillards : on applique le règlement à la lettre !!
            C’est vrai que rèflèchir est déjà désobéir !!
            Pour le renflouement des banques, je n’ai rien pigé, d’autant qu’elles ont pratiquement remboursé tout de suite...en profitant du taux avantageux.
            C’est le pdt pompidou qui a remis les banques dans le circuit des finances publiques où elles n’avaient rien à faire.
            Récemment encore, les ministres ont voulu confier la réalisation de la banque populaire d’investissement à des banques privées, populaires, certainement....auprès d’eux !!
            Mais toutes les banques sont affiliées à l’AFB, et des parades et des contre mesures seraient vite appliquées.
            Et celles qui ne sont pas affiliées nommément font partie du pool quand même !!


            • Romain Desbois 18 novembre 2012 22:23

              Bonsoir plexus

              C’est assez irratoionel, on a saucé les banques de la banqueroute en leur prêtant de l’argent.

              Déjà là ya comme un bug, vu que c’est le boulot des banques de prêter !!!
              Mais en plus ces banques qui s’étaient ruinées en rachetant des produits liés aux maisons dévaluées de gens que les banques avaient foutu à la rue, refusent de prêter aux entreprises, mettant les PME dans la merde. Ce sont elles qui supportent toute l’économie d’un pays car elles doivent avancer l’argent en attendant d’être payées (essentiellement les boites du CAC40 qui se font des nouilles encore grace au délai de paiement).
              Donc en attendant que les grosses qui s’engraissent sur le dos des petites les payent, les PME doivent trouver de quoi payer les salariés, la matière première et les frais fixes comme les impôts, l’électricité, la sécu etc...
              C’est ce qu’elles appellent la trésorerie. Et plus les clients tardent à payer (ca peut aller jusqu’à trois mois officiellement mais c’est souvent plus long), plus la trésorerie (en fait le fond de roulement) doit être important.
              C’est une somme qui est bloquée en fait.
              et bien les banques que l’on a sauvé de la faillite due aux supprimes , refuse de prêter aux PME , sous prétexte qu’il faut qu’elles fassent attention dorénavant.
              Ainsi l’Etat va encore se substituer aux banques pour prêter aux PME !!!!! (500 millions d’euros de prévus)

              Alors qu’une simple mesure qui ne coute rien à personne peut tout débloquer. Ramener le délai de paiement à 15 jours (2mois pour les petits commerçants). En peu de temps l’argent recircule, les PME ne sont plus obligées de mendier un prêt à la banque et en plus elles font l’économie des intérêts.

              Bon je dois ne pas avoir tout compris puisque ce n’est pas ce qui se fait .


            • Romain Desbois 18 novembre 2012 22:26

              « C’est assez irrationnel, on a sauvé les banques... » Pardon mais j’ai un correcteur sauvage, comme il demande à sortir , il se venge tant que je ne lui cède passmiley


            • ecolittoral ecolittoral 19 novembre 2012 09:22

              L’empereur et le damier ! Il faut prendre le problème par les deux bouts. 

              Mon prêt immobilier est à taux fixe. Les emprunts sur les marchés sont à taux variable. Pour des revenus fixes, depuis l’invention de l’euro, mon « pouvoir d’achat », selon l’INSEE, a été amputé de 20%. Ce sont des « intérêts » que je dois payer...même si ce %age est rangé dans la case « pouvoir d’achat ». 
              La rationalisation de la production qui devait stabiliser les prix, je l’attend toujours. 
              Et, je pense que vous aussi.

              Il ne s’agit pas de damier mais d’échiquier. Dans le mot échiquier, on retrouve échec.
              Les grains de blé du royaume ; vous avez vu leur prix en ce moment ?
              Nos empereurs ont quitté le royaume depuis longtemps. Ils pensent toujours qu’en ajoutant des grains de blé virtuels, la moisson sera meilleure.

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