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Accueil du site > Actualités > Economie > L’économie sociale et solidaire et ses problèmes de communication

L’économie sociale et solidaire et ses problèmes de communication

 

On dit souvent qu’en France et en Europe, l’Economie sociale et solidaire est un géant économique mais un nain politique. Un géant économique puisqu’elle salarie 2 millions de personnes dans l’hexagone et qu’elle représente 11,7% du PIB français. Un nain politique parce qu’elle peine à se faire connaître et reconnaître. Les causes sont multiples. Le fait qu’il n’y ait pas de véritable porte-parole de l’ESS peut expliquer ce manque de visibilité et de notoriété.

L’économie sociale et solidaire est confrontée à un véritable problème de communication : trop d’acteurs prennent la parole pour en vanter les mérites, sans qu’aucun ne réussisse à se hisser au rang de représentant du secteur entier dans l’opinion publique. Résultat : un bruit… inaudible !

Le tag cloud de l’économie sociale et solidaire illustre cette situation. Constitué des noms des principaux acteurs du secteur dont la taille varie en fonction de leur capacité à se faire entendre, ce schéma révèle une belle nébuleuse. On peut y constater que les acteurs de terrain ont du mal à se faire entendre à l’exception peut-être des mutuelles et des banques coopératives, mais qui ne sont pas spontanément assimilées au secteur de l’ESS par l’opinion publique.

Il est facile de constater. Il est plus compliqué de trouver des solutions à ce problème de communication. Quelques propositions doivent cependant émerger afin de remédier à l’absence de structuration dans la prise de parole du secteur.

Vu la situation, il est urgent de créer un label “Economie sociale et solidaire” comme l’on fait les producteurs Bio ainsi qu’une plateforme de communication commune réunissant tous les acteurs du secteur (Avise, Ceges, fédérations de l’ESS, universités et grandes écoles…) à l’image de l’Artisanat de France qui a rassemblé ses interprofessions pour communiquer d’une seule voix (via artisanat.info, ou par l’intermédiaire de campagnes télés et d’événements nationaux d’envergure).

Le modèle québécois doit également être une source d’inspiration. Les acteurs de l’économie sociale de la Belle Province communiquent désormais de concert. Ils ont ainsi lancé economiesocialequebec.ca qui propose de nombreuses ressources sur l’économie sociale locale (annuaire des entreprises, offres d’emplois, informations, etc.).

Suivons ces exemples et imaginons dès maintenant le portail economiesocialeetsolidaire.fr qui serait une porte d’entrée pour les professionnels, les décideurs et le grand-public.

La plateforme de communication à mettre en place devrait également organiser tables rondes, colloques et rencontres thématiques destinés aux entreprises et entrepreneurs sociaux mais aussi à destination du grand-public. Objectif : créer une culture commune et démocratiser l’ESS. Les relations presse seraient bien entendu à mobiliser pour valoriser les initiatives de terrains et informer les médias de façon récurrente. On ne peut se plaindre de l’absence de médiatisation de nos initiatives si on ne sensibilise pas les journalistes !!

Le propos n’est pas ici de vouloir gommer toutes les particularités des réseaux de l’économie sociale et solidaire en communiquant d’une seule voix mais plutôt de bâtir une stratégie de communication structurée et efficace. En d’autres termes, construire ensemble une communication solidaire, mutualisée et unifiée qui permettrait d’augmenter la visibilité d’un secteur entier et justement d’en faire comprendre toute la richesse et la diversité.

Julien de communication-solidaire.com


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20 réactions à cet article    


  • Marc Blanchard Marc Blanchard 5 février 2009 14:15

    Bla, bla, bla, bla, ...

    Beaucoup de monde pour en parler (quoique ?), trés peu pour agir ou ne serait ce que réagir.

    Des requins sont déjà dans la place. On les appellera "Max Havelaar" en Europe et peut être "Oxfam" au Québec (et en Belgique).

    Bla, bla, bla, bla, ...


    • foufouille foufouille 5 février 2009 15:03

      ou comment permettre a des hirsch d’augmenter leurs salaires et a donner des subventions aux copains


      • Marc Blanchard Marc Blanchard 5 février 2009 15:59

        @ l’auteur

        "Quelqu’un peut il dire à Sophie Marcaux qu’elle peut voter blanc" 64 réactions.

        Si on se lance vers les sionistes, cela peut atteindre 200 réactions.

        L’accouchement de Rachida Dati peut atteindre 300 ainsi que pour dire que Sarko est nul !

        Mais là vous parlez de solidarité et d’écononomie solidaire. C’est ce que tout le monde dit souhaiter, mais ils s’en foutent comme de l’an 40.

        Vous comprenez ce que je veux dire par bla, bla,bla, ...

        Même ce trou du cul de Jean Sarkosy fait mieux en terme de réactions sur AV.

        L’économie solidaire et surtout transparente est l’avenir d’une société plus équilibrée. Apparament seuls des pays d’Amérique du Sud la prône. Vénézuéla, Bolivie, Brésil, Equateur, ... et agissent !!!

        Dans notre systéme c’est pisser dans un violon, je pense que par rapport à votre article vous pourrez vous rendre compte à quel point les gens se foutent de ce qu’ils ne cessent de réclamer.

        Bien cordialement.


        • communication solidaire 5 février 2009 16:28

          Si les acteurs de l’économie sociale et solidaire ne communiquent pas, comment voulez-vous qu’il se fasse connaître ? Vous baissez donc les bras et optez pour la statu quo sous prétexte que l’ESS ne peut bénéficier du même écho médiatique que Rachida, Sophie et Jean ???


        • Marc Blanchard Marc Blanchard 5 février 2009 17:09

          Je vous invite à consulter mon profil pour voir à quel point j’ai baissé les bras et à quel point je partage vos visions, mais il faut se rendre à l’évidence tout le monde s’en fout.
          Aujourd’hui notre commerce va bien, 80% de sous traitance pour le marché du luxe !!!

          Aucune écoute des soi disant alter mondialistes. C’est du vécu dont je vous parle.

          Cordialement


        • geko 5 février 2009 18:08

          Je suis impressionné par les chiffres !

          L’idée est bonne mais :

          1) Vous souhaitez communiquez pour quoi dire ? Avant même de créer un label il faut en définir les "critères d’admission" parcequ’effectivement les requins sont sur la brèche !

          2) Politique et communication sont 2 choses bien distinctes, non ?

          J’ai été voir le tag : HEC, Auchan, Décathlon font dans le social et le solidaire, c’est de l’humour ? Dites qu’ils travaillent leur image de marque !

          L’idée d’un portail est intelligente j’ai un ami qui développé ce site si ça vous interesse : portail développement durable

          @Marc Blanchard

          Sur les articles qui cultivent le voyeurisme malsain je pense que la rédaction d’AV s’en frotte les mains ! Ca fait tourner la machine à pognon et favorise la course aux premières places sur les moteurs de recherche. Ou comment la citoyenneté montre rapidement ses limites !
          Mais bon la "merde" attire le lecteur depuis la nuit des temps comme la rumeur salasse circule encore bien dans nos campagnes !

          "Aucune écoute des soi disant alter mondialistes."

          Vous pouvez développer SVP


        • geko 6 février 2009 00:31

          Ok Marc Blanchard Respect pour votre démarche !

          Si je peux me permettre :

          Votre site ne me semble pas très bien positionné pour vendre sur la "toile", je me trompe ?
          Il y a 2 axes : La solidarité face aux saloperies de l’esclavage sexuel et la vente....Si je cherche du prêt à porter je ne vous trouverais jamais sur la toile, je me trompe ?

          Je développerais plus tard si vous le souhaitez, il est déjà tard !

           PR : wait...  I : wait...  L : wait...  LD : wait...  I : wait... wait...  C : wait...  SD : wait...
           

        • Marc Blanchard Marc Blanchard 6 février 2009 03:12

          Par "soi disant alter mondialistes" j’entend les acteurs du commerce équitable qui ont eu à 99% une démarche de rejet à notre encontre (pour le peu qui ont régi) surtout quand je leur ai dit que notre site plafonnait les marges à un coef de 2 (ou 100% de marge).
          La démarche de décompser les prix de vente en toute transparence n’a pas été admise non plus.

          Sans compter les leader du CE qui vous demandent plein de renseignements pour savoir qui se pointe sur leur marché puis ensuite ne vous répondent plus jamais.

          Face à cela nous avons donc décidé de commercialiser directement nos produits. Nous nous sommes donc inscrit au "salon europeen du commerce equitable" qui avait lieu à Lyon l’année dernière pour nous faire connaitre du public.
          Notre participation à ce salon (organisé par les gens du club du commerce equitable) a été refusée sous pretexte que nous ne faisions pas du "Commerce Equitable" mais du "commerce solidaire".

          Il est pas beau ce mouvement du développement de l’économie solidaire ?

          Certes, il y en a quelques un de corrects et comme le souligne l’auteur à ce jour il n’existe aucun label (a part peut être IFAT) ni aucune régulation de ce qu’est le commerce solidaire. Par exemple "Max Havelaar" est labellisé FLO (Fair trade Label Organisation) FLO c’est "Max Havelaar" Pas con hein ?

          D’autre part si vous tappiez su Google " vetement equitable solidaire" vous nous trouveriez en tête de liste.


        • geko 6 février 2009 08:38

          Merci de votre réponse

          Décevant en effet !!!

          "vetement equitable solidaire" : Cette position vous amène-t-elle beaucoup de visiteurs ?

          Je reformule et pour rejoindre le "
          tout le monde s’en fout" : Je ne suis pas certain que les gens cherchant des vêtements aient le reflexe d’y adjoindre la dimension équitable et solidaire. Sauf votre respect, je ne suis pas certain que les gens associe la solidarité avec la possibilité de faire des bonnes affaires !

          Par contre quand je tape "vetement pret à porter féminin" il y a beaucoup plus de monde et je trouve 2 liens "payants" pointant sur du commerce équitable :
          www.Machja.com et www.azimuts-art-nepal.com.


        • geko 6 février 2009 08:59

          Pour les 2 liens cités ce n’est pas systématique mots clés payants oblige !


        • Marc Blanchard Marc Blanchard 6 février 2009 09:23

          C’est marrant ces 2 liens que vous avez trouvé font probablement partie des plus corrects du circuit de l’équitable.

          D’ailleurs nous produisons pour "Machja"

          Et j’ai beaucoup de respect pour "Azimut" qui même si ils s’éssouflent un peu côté social, ont un projet sain et transparent (Nous ne produisons pas pour eux, ils produisent au Népal)

          Vous avez presque trouvé le 1 % qui sont vraiment convaincus, impliqués et agissent concrêtement pour le commerce solidaire. J’en connais encore 2 autres...

          Je rajouterai que si l’on ne nous trouve pas aisément via les moteurs de recherche, ce n’est pas forcément trés grave, le bouche à oreille alimente notre activité bien mieux que Google.


        • geko 6 février 2009 09:49

          "C’est marrant ces 2 liens que vous avez trouvé font probablement partie des plus corrects du circuit de l’équitable"

          La visibilité fait partie de mon métier ! et sur le web les représentations sémantiques sont les zones de chalandise !

          "Je rajouterai que si l’on ne nous trouve pas aisément via les moteurs de recherche, ce n’est pas forcément trés grave, le bouche à oreille alimente notre activité bien mieux que Google."

          Oui, mais si vous jouez sur la synergie des 2 vous pouvez exploser votre fréquentation. Le web n’est q’un outil à réfléchir dans son "circuit de vente" et là je ne vous apprendrez rien !

          Pour en finir avec mon propos je me demande si vous n’avez pas non plus intérêt à attaquer le marché sur le prêt à porter tout court. Là le web s’avère un outil intéressant pour une petite structure capable de conncurrencer les grosses cylindrées !


        • Marc Blanchard Marc Blanchard 6 février 2009 10:22

          Merci pour ces conseils.

          Vous comprendrez mieux ma démarche de référencement sur le web si vous tappez "producteur vetement vietnam" Pays aujourd’hui mondialement reconnu pour la qualité qu’il est possibble d’y obtenir. (supérieure à l’Europe et même à la France jusque là capitale mondiale de la couture)

          Si vous voyez ce que je veux dire...

          Cordialement.


        • geko 6 février 2009 12:01

          Pas tout le monde s’en fout smiley 

          Vous mettez des chiffres sur mes mots......d’ailleurs en surfant sur Fair Fashion je m’aperçois qu’il y aussi les mots smiley

          Je dis souvent que la distribution s’est créée une situation de rente, ça me fait penser au cynique Edouard qui vient pleurer que les producteurs lui "volent" de la marge. Le web et le changement des comportements d’achat inhérent sont leur point faible smiley

          Concernant la qualité des vêtement vietnamien vous me l’apprenez, c’est vrai que je ne suis pas non plus un fana de la fringue mais voyez vous ça m’interesse parceque la qualité a globalement beaucoup baissée sur les biens de consommations ces dernières années ! La frénésie des rotations de stocks a participé au tout jetable ! Qualité va de paire avec durable !

          Je vois que vous avez des partenaires en métropole, des points de vente ou de livraison ?

          Vous êtes bien positionné sur les axes "solidarité" et "production vestimentaire", excellent pour du BtoB mais inéficient pour du BtoC me semble-t-il ! Vous travaillez surtout la soie ?

          Si vous souhaitez poursuivre la conversation je peux vous contacter via votre site web !

          Cordialement.

           PR : wait...  I : wait...  L : wait...  LD : wait...  I : wait... wait...  C : wait...  SD : wait...
           

        • Marc Bruxman 5 février 2009 20:03

          Ouais ! Auchan et Vedior Bis en social et solidaire ;) (Cf le nuage de tags). Et mon cul c’est du poulet ? 

          Si vous incluez chaque multinationale qui crée sa fondation à la con pour faire du marketing a pas cher vous n’êtes pas rendu. 

          Ah oui puis si je fais une fondation pour financer des oeuvres d’art en général je ne le fais pas pour faire du social et solidaire mais parce que je kiffe le boulot de l’artiste. 

          C’est ca le problème c’est que les gens s’en foutent du social et solidaire... 


          • geko 5 février 2009 20:53

            Je ne pense pas Bruxmann je pense qu’ils le pratique beaucoup dans la proximité mais n’en parle pas (je ne parle du désintérêt du lecteur sur AV biensur) !


          • Guillaume Chocteau 12 février 2009 13:40

            Bonjour,

            Pour moi, les soucis de communication, cela n’existe pas ! La comm, cela reste un outil au service d’un projet, d’une marque ou de je-ne-sais-quoi ! En l’occurence, pas de soucis à pouvoir communiquer sur ce qu’est l’économie sociale et solidaire (ESS) et sur ce que sont ses acteurs. 

            La difficulté est de croiser des logiques :

            - Territoire VERSUS branche ? : quand le GEMA communique sur ses valeurs, il communique sur les valeurs de l’ESS. Quand la CRES Bourgogne communique, elle fait la même chose. Sauf que le premier se trouve sur une logique de branche (l’assurance) et le deuxième sur une logique de territoire (Bourgogne).

            - Ascendant VERSUS descendant ? Quand on sous entend que l’ESS ne communique pas (bien), on sous entendu implicitement qu’il n’y a pas de porte parole unique, comme au MEDEF (Par exemple). Tout le monde a connu le baron De Seillère, tout le monde connait Mme Parisot. Sauf que, quand le MEDEF parle, via sa présidente, il n’y a pas eu de concertation large, avec les branches, les fédérations, ... Le MEDEF réagit car il est dans une logique de décision descendante, et comment dire, moins démocratique que nos organismes bien souvent. Dans l’ESS, peu peuvent se targuer de parler sans en avoir référer à leur CA, leur hiérarchique, voire leur sociétariat !

            - Marchand VERSUS non marchand ? L’association qui ne vendra rien, pourra probablement plus facilement réagir et porter UNE parole que la scop ou la mutuelle santé qui aura des effets importants sur un sociétariat beaucoup plus large, une concurrence aux aguets et des pouvoirs de tutelle par essence suspicieux.

            Alors, oui, l’ESS n’aura probablement pas de porte parole avant longtemps. Pour les raisons, entre autres, déployées ci dessus, mais aussi, ne nous cachons pas la face, parce qu’atteindre le pouvoir de porter la parole nécessiterait une reconnaissance telle, que cette prise de pouvoir serait considérer comme illégitime dès le début par une grande partie de notre secteur.

            L’ESS se porte bien, et sa communication aussi. 

             smiley 					

            Guillaume


            • Guillaume Chocteau 12 février 2009 13:46

              Et un ajout !

              Créer un label provoquerait de facto l’exclusion d’organismes qui se reconnaissent dans ces valeurs de l’ESS, qui tentent de s’en rapprocher le plus possible, mais qui, faute de moyens (humains, financiers, intellectuels, ...) n’y parviennent pas ou pas totalement.

              Le label, c’est faire un choix entre celui qui l’a et celui qui ne l’a pas.

              A l’heure actuelle, il y a une charte (Celle du CNLAMCA, ex CEGES pour faire court) qui fait toujours référence pour définir ce qu’est l’ESS. Si j’ai bien compris, elle devrait être dépoussiérée et remise au goût du jour.

              Et qui dit label, dit organisme de contrôle. Qui fera cela ? Qui viendra dire "Vous ne faites pas / plus partie de l’ESS ?"

              A bientôt


            • communication solidaire 18 février 2009 11:49

              Guillaume, j’ai du mal à croire que pour vous "la communication de l’ESS se porte bien" ! Comment expliquez-vous qu’au Royaume-Uni, le plan de relance intégre le Third Sector, qu’aux USA Obama prévoit de créer l’agence du social entrepreneurship... et qu’en France le concept d’entreprise sociale soit inconnu de près de 80% des Français ? ? ? Tout simplement parce que l’ESS peine à communiquer et à se faire connaître en tant que secteur économique à part entière ! Nous pouvons en discuter plus précisément quand vous le souhaitez.
              A bientôt !
              Julien


            • communication solidaire 17 février 2009 22:35

              Guillaume, j’ai du mal à croire que pour vous "la communication de l’ESS se porte bien" ! Comment expliquez-vous qu’au Royaume-Uni, le plan de relance intégre le Third Sector, qu’aux USA Obama prévoit de créer l’agence du social entrepreneurship... et qu’en France le concept d’entreprise sociale soit inconnu de près de 80% des Français ??? Tout simplement parce que l’ESS peine à communiquer et à se faire connaître en tant que secteur économique à part entière ! Nous pouvons en discuter plus précisément quand vous le souhaitez.
              A bientôt !
              Julien

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