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Accueil du site > Actualités > Economie > L’économie sociale fait salon

L’économie sociale fait salon

 Beaucoup de gens se demandent pourquoi l’économie sociale se fait si discrète en termes de communication. Certains suggèrent un zeste de dogmatisme anti-capitaliste, et d’autres une difficulté à trouver les bons codes de communication. Mais quand on parle d’emploi...

Alors que le gouvernement de Dominique de Villepin, au travers des actions et propos de Jean-Louis Borloo, a fait de la lutte contre le chômage sa priorité, il est intéressant de noter que les principales entreprises de l’économie sociale et solidaire ont décidé de tenir un forum de l’emploi.

Ce premier forum pour l’emploi dans l’économie sociale et solidaire est tout autant destiné à faire mieux connaître ses différences avec l’économie de marché classique qu’à rappeler qu’elle a beaucoup de postes à pourvoir dans ses entreprises.

Le forum est organisé par le CJDES, (Centre des jeunes dirigeants de l’économie sociale) et l’AFIJ, (Association pour faciliter l’insertion des jeunes diplômés), avec le soutien de l’ANPE et de la région Ile-de-France. Le forum aura lieu les 13 et 14 octobre, à "l’Usine" - Plaine Saint-Denis.

L’organisation d’une manifestation publique de ce type a pour vocation de présenter l’ensemble des métiers du secteur et de créer un véritable « salon de l’emploi ».

Coopératives, mutuelles et secteur associatif seront représentés. Des offres d’emploi issues de toutes les familles de l’économie sociale et solidaire, et pour tous les publics, y seront proposées :

Cadres et responsables de secteur, infirmiers, agents à domicile, auxiliaires de vie sociale, aides-soignants, éducateurs, assistants sociaux...

Téléconseillers, techniciens d’assurance, chargés de clientèle...

Cette initiative montre que l’emploi et la lutte contre la précarité ou le chômage ne sont pas réservés à des propos d’analystes, mais demandent une mobilisation de tous les acteurs économiques, quels que soient la nature ou le statut juridique choisi.

1er Forum national de l’emploi dans l’ESS
“ Donnez du sens à votre travail ! ”

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CJDES


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10 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 2 octobre 2006 12:41

    C’est bien de parler de ce salon mais c’est encore mieux de rappeler ce qu’est l’économie solidaire et sociale. Je me permets donc de donner ces informations permettant aux lecteurs de bien cerner le phénomène :

    - Définition : On regroupe sous le terme d’économie solidaire et sociale (ESS) le « tiers secteur », à savoir tout un pan de l’activité économique qui n’est ni une entreprise capitaliste (pas d’objectif de profit), ni une entreprise publique

    - Ampleur : En France, l’économie sociale regroupe les mutuelles, les coopératives, les associations et les fondations. Elle représente 10% du PIB et des emplois.

    - Extrait du Monde diplomatique 2000 : La création, en France, d’un nouveau secrétariat d’Etat à l’économie sociale et solidaire a mis en lumière l’existence d’un vaste domaine d’activités très diverses échappant aussi bien aux logiques marchandes classiques qu’à celles des entreprises et des secteurs publics. Pourtant, des millions de citoyens sont adhérents de mutuelles, de coopératives et d’associations, c’est-à-dire des composantes mêmes de ce secteur. Son absence de visibilité traduit la réticence de ses responsables à proposer l’économie sociale comme une solution de rechange au modèle libéral... Qu’y a-t-il de commun entre le Crédit agricole, banque qui gère quelque 1 000 milliards de francs, via 15,5 millions de comptes, et le Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine, dont les effectifs sont de 49 personnes ? Rien, sinon d’appartenir à un même secteur, celui dit de l’« économie sociale ».

    - Des expériences locales : Le site de la chambre régionale de l’économie sociale et solidaire d’Aquitaine, qui devrait servir de modèle au projet de la Dordogne. http://www.cressaquitaine.org/

    Site de l’association « les écossolies » (44) : http://www.ecossolies.fr/ecossolispip/index.php


    • JC BENARD (---.---.92.11) 2 octobre 2006 12:47

      Bonjour Poète,

      C’est parce que j’ai déjà commis quelques articles sur l’ESS dans AGORAVOX que je n’avais pas fait de rappel à ce sujet et je vous remercie de votre commentaire.

      Je consacre également un blog à l’ESS : http://ecosociale.blogspot.com

      Cordialement


    • roumi (---.---.74.206) 2 octobre 2006 13:28

      je n’avais pas fait attention a ce que regroupais le secteur de l’ess .cela ressemble a un grand « melting pot » .

      adherant a une mutuelle , je suis aller lire comment ce secteur reagissait dans le cadre europeen et je suis tombe sur cet article .

      www.legrandsoir.info/article.php3 ?id_article=4126

      monsieur bolkenstein y semble bien present ! quand le poete souligne le manque de visibilite de ce secteur la loi europeene elle est bien en route ?


      • JC BENARD (---.---.92.11) 2 octobre 2006 14:20

        (IP:xxx.x51.24.89)

        L’Economie sociale et solidaire n’a pas à prendre parti dans le débat politique à mon avis. On parle trop souvent à tord de cette économie exclusivement au travers du monde associatif et on oublie les très nombreuses entreprises qui affrontent l’économie de marché sans pour celà lui dénier son utilité.

        Le monde associatif est essentiel mais on ne doit pas limiter l’ESS à celui-ci

        Or, il n’est pas utile d’être un activiste pour travailler dans l’économie sociale où on peut croiser des tendances politiques très diverses.

        Si vous vous posez des questions, pourquoi ne pas vous rendre au forum et découvrir tous les acteurs de cette économie ?

        Cordialement


      • Antoine Christian LABEL NGONGO 2 octobre 2006 13:46

        L’économie sociale et solidaire s’applique t’elle au débat politique en cours. Il faudriat souligner que Le clivage droite-gauche n’a jamais été aussi pertinent qu’aujourd’hui, jamais aussi actuel. Comment intégrer cette idée ESS au débat actuel en France alors que les français n’ont pas l’impression d’être écouté ? Comment l’ESS peut répondre aux inquiétudes des français et leur apporter des espoirs ? smiley


        • roumi (---.---.74.206) 2 octobre 2006 14:25

          si tu arretais de HURLER ce serait bien !

          roumi


        • Marsiho Marsiho 3 octobre 2006 09:11

          « Donnez du sens à votre travail »... Bel adage, mais parfois bien loin de la réalité, ou plutôt, un adage dont certains enmployeurs abusent allégrement. Cette économie sociale, qui a souvent du mal à trouver son équilibre, place souvent les salariés dans des conditions difficiles. On fait dès lors appel à leur civisme et à la chance de faire un travail ayant du sens, pour obtenir d’eux du bénévolat, ou des salaires peu élevés. Je ne parle ici que de ce que je connais, c’est à dire le secteur associatif dans le domaine de l’animation. Un ouvrage a été réalisé sur ce sujet qui un réquisitoire impitoyable (et malheureusement exact) : « Le livre noir de l’animation socioculturelle ». Sans compter que ce secteur est le territoire d’expérimentation du libéralisme, ne proposant quasiment que des contrats précaires. Soyons clair, je soutiens cette forme d’économie, mais je ne veux pas que l’on oublie la sinistre réalité qui se trouve parfois derrière...


          • JC BENARD (---.---.92.11) 3 octobre 2006 10:25

            Marsiho,

            Votre témoignage mériterait des exemples pour étayer votre démonstration. Avez vous un lien vers des passages du livre « Le livre noir de l’animation socioculturelle » ?

            Il n’en reste pas moins que l’économie sociale et solidaire couvre de nombreux secteurs dont l’associatif n’est qu’une composante.

            Cordialement


          • Marsiho Marsiho 3 octobre 2006 12:56

            Sur cette page j’avais rédigé une note sur ce livre, avec toutes les références : http://bluespeople.viabloga.com/news/44.shtml Il faut sav oir que dans le domaine de l’économie mixte, ce lui dont dépent l’associatif, les ressources subventionnées fondent comme neige au soleil. La CAF par exemple se désengage à plus de moitié de tous les Contrats Temps Libre et autres Contrats Enfance. Mais il faut bien maintenir la qualité et respecter les réglementations en vigueur, donc impossible de licencier les salariés (cela ferait mauvais effet tout de même...). Cela dit, l’Etat vient aux secours en créant un contrat d’engagement associatif, statut bâtard qui permet d’employer avec des responsabilités n’importe quel jeune, sans le rémunérer ou alors à minima avec un forfait horaire (tu bosses huit heures, je t’en paye deux). Belle précarité... J’ai des exemples à la pelle de ce genre, mais ce livre parle mieux que moi.


          • JC BENARD (---.---.92.11) 3 octobre 2006 13:25

            Marsiho,

            Merci pour ces éléments. J’espère que des responsables associatifs souhaiteront s’exprimer sur ce sujet.

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