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L’Économiste « marxiste » et le Chef d’État

L’Occident de gauche célèbre un éphémère petit prophète-économiste du nom de Thomas Piketty, un fumiste que les médias à la solde offrent à l’attention des sous-fifres. Et pour faire bonne mesure, les plumitifs l’ont décrété « marxiste »

Le capital ne se partage pas il s’accumule

L’Occident de gauche célèbre un éphémère petit prophète-économiste du nom de Thomas Piketty, un fumiste que les médias à la solde offrent à l’attention des sous-fifres. Et pour faire bonne mesure, les plumitifs l’ont décrété « marxiste » afin de l’accrédité – alors qu’à l’évidence l’auteur du pavé de 970 pages ne connait rien à l’économie marxiste, sauf pour qui en connaît moins que lui (1). Un conseil, ne cherchez jamais d’économiste marxiste du côté de Wall Street, du New York Times, de la rue Saint-Jacques ou de la Place Vendôme (pas davantage qu’au Journal de Montréal, au Figaro, au Monde ou à Libération).

Un exégète de la vedette filante raconte : « Ces jours-ci, la publication aux États-Unis du livre Le capital au XXIe siècle, écrit par l’économiste français Thomas Piketty, a suscité un débat d’autant plus vif que cet essai s’est rapidement hissé dans le classement des meilleures ventes. Toujours est-il qu’après avoir analysé pendant des années les écarts de richesse des années 20 à aujourd’hui aux États-Unis, ce professeur à l’École d’économie de Paris a observé que la redistribution des revenus allait dans la direction suivante : des salariés vers les détenteurs de capital. Après une brève période au cours de laquelle la société des rentiers et des héritiers avait laissé sa place, au XXe siècle, à une société de cadres et d’ingénieurs, voici que nous sommes revenus au régime des rentiers ». L’économiste moins pédant dit simplement que c’est la fin de l’État providence en Occident.

Ce mouvement de concentration de la richesse, enclenché dans les années 1980 s’est accéléré avec la crise (2007-2008) et il n’y a aucune raison que cela s’arrête. Le coefficient de GINI qui mesure l’inégalité des revenus de la plupart des pays augmente aussi. Dans les pays de l’Europe, celui-ci a pris 10 % supplémentaires de 1985 à 2010. En Chine, les inégalités explosent, cet indicateur est passé de 0,412 en 2000 à 0,61 en 2010 (quand l’indicateur marque 1 c’est l’inégalité totale). Évidemment, les pleureuses de la gauche « marxiste » déclament qu’il faut repartager la richesse. Ce qui étonne, c’est qu’il y a un siècle qu’on les entend pleurnicher et le partage va de mal en pis (!)

En 2012, 155 milliards de dollars reposaient à l’abri de l’impôt canadien dans des paradis fiscaux selon le Réseau pour la justice fiscale (des économistes émulent de Thomas Piketty). Ces sommes planquées auraient rapporté 23,25 G$ au fisc canadien, si elles avaient pu être taxées, soit l’équivalent de ce que réclament les provinces canadiennes au gouvernement fédéral pour financer la santé et l’éducation ou pour distribuer des subventions aux capitalistes provinciaux. La richesse, ça se partage concluent les économistes outrés, tous groupies de Piketty. Nous, économistes marxistes, nous savons que la richesse ne se partage pas, elle s’accumule sous le capitalisme monopoliste.

Depuis l’explosion de la bulle financière à l’automne 2008, la progression des écarts de richesse constatée antérieurement n’a cessé d’augmenter ente les riches et les pauvres. À telle enseigne qu’ici et là on assure que les perversités inhérentes à ces distorsions constituent, pour reprendre les mots de Barack Obama, « Le défi d’une génération ». Un nouveau « marxiste » serait né entre Chicago et Washington – un autre groupie de Piketty qui décidément fait école parmi la grande bourgeoisie occidentale.

Lors de son discours sur l’état de l’Union en janvier dernier, Obama a déclaré ceci : « Ceux qui sont au sommet de l’échelle ne se sont jamais aussi bien portés. Mais les salaires moyens ont à peine bougé. Les inégalités se sont creusées. La mobilité ascendante est en panne ». Le chef de l’exécutif américain s’était fait l’avocat d’une hausse du salaire minimum dans tous les coins du pays. Résultat ? Il a rencontré plus de résistance que prévu quand on songe qu’un éventail d’études sur le sujet concluent que l’appauvrissement a le vent en poupe ».

« À cet égard, le cas de Wal-Mart est éloquent, et surtout révoltant. Dans tout le pays, la rémunération moyenne de ses employés est de 8,80 $ l’heure. Un taux réputé être insuffisant pour vivre décemment. Cette réalité, les patrons de la compagnie la connaissent fort bien, mais s’en moquent totalement. Et ce, parce qu’ils savent que l’État compensera sur le flanc de la nourriture en accordant des coupons alimentaires à des travailleurs pauvres peinant 40 heures semaine et davantage » (1).

Partout en Europe, mais surtout au Royaume-Uni qui est le royaume par excellence des écarts de richesse nous dit-on, le recours aux banques alimentaires est désormais si répandu que nombre d’entre elles se disent dans l’incapacité de répondre à la demande. La banque alimentaire « Enfant Soleil » de Montréal se déclare en pénurie de nourriture et réclame des dons des riches qui font la sourde oreille. Bref, la croissance de l’appauvrissement est devenue un phénomène économique prégnant et récurrent, le seul indice en hausse avec l’accumulation gigantesque des richesses entre les mains des super riches.

« Une commission chargée d’étudier la pauvreté, sous la présidence de l’archevêque de York (Royaume-Uni) a constaté que, l’an dernier, 400 000 travailleurs percevant un revenu qui les place en dessous du seuil de pauvreté avaient rejoint la cohorte des travailleurs pauvres, établissant cette dernière à 5,2 millions ou 21 % de la force de travail du pays. En France, l’ancienne patronne des patrons Laurence Parisot a jugé que la proposition formulée par son successeur, Pierre Gattaz, de créer un salaire minimum intermédiaire en dessous du salaire minimum actuel relevait de « La logique esclavagiste ». Une nouvelle économiste « marxiste » nous est née (!) Le pape doit certainement cogiter une encyclique papiste-marxiste… après tout, il ne manque que lui dans la confrérie des économistes « marxistes » (sic).

Les larmes de Piketty et de ses amis

« Quand on sait que c’est aux États-Unis, pour reprendre les mots de Piketty (le « marxiste » des salons universitaires parisiens NDLR), dans un entretien accordé au journal Le Monde, qu’a été « inventé un système de fiscalité progressif sur les revenus justement parce qu’ils avaient peur de devenir aussi inégalitaires que l’Europe », il est très étonnant d’entendre certains critiques le concernant. Parce qu’il s’attache aux inégalités, à la pauvreté, ici et là, on le taxe de marxiste. Parce qu’il ose dire que la concentration excessive des revenus et des patrimoines commande un impôt, on use à son endroit de l’anathème. Ce faisant, on oublie cet enseignement d’Oliver Wendell Holmes « lorsque je paie des impôts, j’achète la civilisation. » Wendell Holmes fut juge à la Cour suprême des États-Unis » (1). Un autre juge « marxiste » qui s’ignorait pense ce journaliste benêt.

Comme le dit si bien un véritable économiste marxiste : « Les illusionnistes de la gauche hypocrite et les naïfs pensent que le pouvoir politique, l’État des riches, peut servir d’antidote à cette injustice ostentatoire et délirante. Ils croient – ou ils espèrent – qu’un bon gouvernement de go-gauche ou de droite réactionnaire pourra faire la différence et imposer que les riches et les entreprises privées capitalistes payent leur « juste part » sociale. C’est absolument impossible. Si l’économie est en crise systémique mondiale, c’est que les capitalistes monopolistes mondiaux ne peuvent inverser cette calamité et rembourser comme par enchantement les immenses dettes souveraines que tous les pays impérialistes de la planète ont contracté auprès des banquiers et qu’ils ne peuvent rembourser. Pas un de ces polichinelles politiques n’a, ni n’aura jamais, l’autorisation, ni le pouvoir de décision sur l’État policier pour imposer que les riches et les multinationales paient leur « juste part » (slogan des fumistes). De toute façon, quelle serait, selon ces réformistes illusionnistes, la « juste part » d’une multinationale milliardaire qui exploite le travail salarié des ouvriers en soutirant du sous-sol, des rivières et des champs : du travail salarié, toutes ces ressources qu’ils ont expropriés sans payer ? »

Sous le capitalisme il n’y a pas de « bon gouvernement ». Le gouvernement – l’État des riches – c’est une bande d’employés du capital dont la couleur varie, mais dont la mission reste la même : faire payer les salariés ! Au fait, la France, les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada ont tous des chefs d’états capitalistes tout à fait normaux.


(1) http://plus.lapresse.ca/screens/4d1...


Gratuit - téléchargez : http://www.robertbibeau.ca/VolumeDe... LE DÉCLIN DE L’IMPÉRIALISME CONTEMPORAIN © Robert Bibeau éditeur. 2014. ISBN : 978-2-9813297-1-4


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72 réactions à cet article    


  • Trelawney Trelawney 5 juin 2014 10:17

    Définition du marxiste : Grand guignol de l’économie.

    Il se croit dépossédé par le « capitaliste » du fruit de son travail alors qu’il ne vaut pas plus que son salaire. D’ailleurs comme le salarié, le capitaliste ne vaut pas plus que ce qu’il gagne. Mais comme le salarié veut sa TV pour regarder la coupe du monde ou sa voiture pour partir en vacances, il est normal que s’il ne peut l’obtenir, il trouve cela injuste. Alors il fait des contorsions dans tous les sens en croyant dur comme fer que le système est à changer, alors que le système c’est lui.


    • lsga lsga 5 juin 2014 10:18

      Pikkety est Keynésien, pas Marxiste. La conclusion de son pastiche de Marx c’est : « Il faut augmenter les impôts »

       
      c’est simplement lamentable, une trahison pure et simple de la pensée Marxiste, la quintessence de l’ « extrême » gauche française. 

      • lsga lsga 5 juin 2014 10:23

        C’est quand même incroyable que ce genre d’articles nous viennent d’Amérique du Nord.

         
        Le Marxisme en France est totalement mort. Même les partis prétendus « extrémistes » comme le NPA ne sont plus que Keynésiens : ils se contentent de réclamer urgemment une « RE »distribution des richesses coloniales du CAC 40 en France, au lieu d’appeler à l’Union Mondiale du Prolétariat.
         
         

        • lsga lsga 5 juin 2014 10:25
          coquille :
          c’est par le prolétariat nord américain qu’il reviendra.

        • diogène diogène 5 juin 2014 11:10

          Le marxisme est une analyse de l’économie (exposé dans Le Capital, de Marx).

          Le communisme est un système politico-social (imaginé par Engels et Marx dans le Manifeste du Parti Communiste).

          Ce n’est pas la même chose.
          Le mouvement communiste est effectivement très faible en Europe, mais le Marxisme ne peut pas mourir : les idées ne meurent pas !
          Vous faîtes des amalgames.

        • lsga lsga 5 juin 2014 11:14

          vous n’avez visiblement pas lu le manifeste.

           
          vous devriez éviter d’en parler, ça vous éviterait de vous ridiculiser. 

        • diogène diogène 5 juin 2014 11:17

          Vous me faites rire : ce n’est pas par des pirouettes que vous dissimulerez vos contradictions et votre ignarance crasse ! !



        • lsga lsga 5 juin 2014 11:30

          Ok : envoie citation du Manifeste où le système économique communiste est décrit.

           
          Bon courage. Perso : Ma dernière relecture du Manifeste, du Capital, de l’Impérialisme Statde suprême du Capitalisme, et du Socialisme Scientifique remonte aux vacances de Noël (avec une petite biographie de Marx pour le plaisir, et l’intro à l’économie de Marx par Salama pour le plaisir).
           


        • diogène diogène 5 juin 2014 11:34

          Pourquoi me tutoyez-vous ?

          On se connait ?

        • lsga lsga 5 juin 2014 11:36

          manifique citation mon grand ! Oui je te connais : tu es le crétin qui prétend parler de Marx sans jamais l’avoir lu.


        • diogène diogène 5 juin 2014 11:38

          N’importe quoi !

          Ciao

        • lsga lsga 5 juin 2014 11:39

          oui, va lire le manifeste, ça t’évitera de raconter des conneries dessus. 

           
          Au passage : ça se lit en une après-midi, et c’est destiné à un public d’ouvrier.

        • Robert Bibeau Robert Bibeau 5 juin 2014 15:01

          @ISGA

          Vous avez tort - le marxisme n’est pas mort sur le continent qui l’a vu naître mais il est faible en terme de forces révolutionnaires militantes cela est vrai. Oubliez le NPA néo-trotskyste = rien à voir avec le marxisme.

          VOUS AVEZ raison le prolétariat d’Amérique du Nord est le prolétariat le plus avancé - le plus développé du monde - Aux USA par exemple la phase de dégénérescence de l’impérialisme est la plus avancée du monde et donc son prolétariat a commencé sa descente aux enfers de la misère - Ce dont on ne vous entretient pas du tout en Europe

          Le problème est que l’organisation révolutionnaire et les conditions idéologiques - subjectives retardent énormément par rapport aux conditions objectives qui murissent chaque jour.

          N’ayez aucune crainte l’Europe en entier suivra - et ces insignifiances à propos de voter ou pas voter aux élections européennes seront alors loin de vos préoccupations.


        • lsga lsga 5 juin 2014 15:09

          Bonjour Robert, vous lire est un soulagement (ici, l’« extrême » gauche keynésienne et nationaliste m’accuse de travailler pour la CIA).

           
          Je pense vraiment que la Révolution Socialiste nous viendra d’Amérique du Nord, précisément pour les raisons que vous avez citées. Pour tout vous dire, j’hésite à déménager à Montréal pour enfin avoir une action révolutionnaire utile. 
           
          Mais, mes instincts de petit bourgeois font que j’ai beaucoup de mal à quitter le soleil du sud de la France pour les neiges du grand nord smiley ...
           
          Plus sérieusement, jusqu’à il y a peu, je ne désespérais pas de voir le prolétariat français se réveiller. Quand je vois l’extrême gauche française sombrer dans le nationalisme : je commence à croire qu’on aura dans pas longtemps une union des deux extrêmes en France qui concrétisera le retour de la bête brune.
           
          Bref, pour les gens comme moi, il est temps de partir, sinon, je vais finir dans un camps. 

        • Gandalf Claude Simon 5 juin 2014 10:26

          L’analyse de Piketty est bonne.

          Ses solutions sont certainement moins bonnes. Je m’explique.
          Il propose une taxe mondiale de 1% sur le capital. Je suspecte que sa proposition soit applaudie par les globalistes, et surtout à des fins globalistes.

          • lsga lsga 5 juin 2014 10:29

            ah oui donc toi, tu n’es vraiment PAS DU TOUT libéral.

             
            Tu es Nationaliste. 

          • Gandalf Claude Simon 5 juin 2014 11:01

            Je m’intéresse beaucoup à l’économie. Et celle-çi n’a pas d’odeur idéologique particulière.

            Car se fier à une idéologie, c’est s’exposer à des excès qui sont mauvais pour l’économie.

            En général, mon petit doigt me signifie d’aller vers l’idéologie la plus faible du moment.

            Le globalisme est le fait de renforcer des pouvoirs politiques afin de renforcer des intérêts bancaires si l’on en croit cet article (http://www.zerohedge.com/news/2014-06-04/why-central-bank-stimulus-cannot-bring-economic-recovery-0).

            Un économiste cherchera plutôt l’équilibre des intérêts.

            Et oui, le coeur de la mondialisation, les pays dits occidentaux sont en crise. Je suis donc nationaliste en ce moment (=j’apprécie Sapir).


          • lsga lsga 5 juin 2014 11:03

            Le nationalisme n’est pas une théorie économique, mais une idéologie. 

             


          • Gandalf Claude Simon 5 juin 2014 11:17

            On est d’accord.


            Disons que les leviers d’action possibles afin de sortir du bourbier du chômage, de la récession et de la déflation, sont concrètement dans un cadre national, car il est impossible de faire accepter nos propositions à l’Allemagne par exemple (même si celles-çi n’étaient pas forcément pertinentes).

          • Gandalf Claude Simon 5 juin 2014 11:19

            Et l’Europe est construite pour la plus-value, pas pour ses peuples.


          • lsga lsga 5 juin 2014 11:27

            et tu oses appeler ça un énoncé économique ? L’UE pour la plus-value pas pour les peuples ?
             
            C’est un slogan politique et idéologique, tout au plus.
             
            Au passage, celui qui souffre de a plus-value, ce n’est pas le peuple (puisqu’il existe des personnes faisant partie du peuple et vivant de la plus-value), mais le PROLÉTARIAT. 

          • Gandalf Claude Simon 5 juin 2014 11:43

            Pas forcément, puisque je considère les différentes hégémonies (atlantisme, mondialisme, européisme, communisme) comme une menace contre les différentes cultures économiques.


            Le prolétariat international ne se soulèvera jamais, je le crains. Il n’a pas ce périmètre, ni de pensée ni d’action.
            Par contre, le pronétariat sur avox, c’est permanent.

          • lsga lsga 5 juin 2014 11:45

            les différentes « cultures » économiques ?

             
            lol : vous vous croyez à l’age féodal ? Le Capitalisme n’est pas une « culture », mais un système qui s’impose à tous. 
             
            Si vous étiez vraiment intéressé par l’économie, vous apprendriez un peu le fonctionnement du Capitalisme. Sincèrement : vous m’expliquerez comment échapper à la chute tendancielle du taux de profit dans un cadre national, ou à la concentration du Capital....
             



          • Gandalf Claude Simon 5 juin 2014 11:54

             « vous m’expliquerez comment échapper à la chute tendancielle du taux de profit dans un cadre national »

            On ne peut y échapper, mais Marx a commis une erreur : cette chute s’arrête lorsque la demande est supérieure à l’offre.
            « ou à la concentration du Capital »
            Elle s’arrête lorsque l’accumulation de capital financier n’est plus que monnaie de monopoly, la concentration ayant tuée la demande.

          • lsga lsga 5 juin 2014 11:57

            lol

             
            Donc, pour rappel, la production ne fait qu’augmenter jusqu’à la crise de surproduction. La concentration du Capital, c’est le fait que sur un marché, les PME finissent par s’agréger. 
             
            Enfermer le Capitalisme dans une Nation (c’est impossible, mais bon faisons comme si c’était le cas) : en un rien de temps vous finirez avec un très petit nombre de Bourgeois possédant l’ensemble de l’appareil de production nationale, et qui pour continuer à augmenter leurs profits, seront obligés d’investir le marché international et de délocaliser la production. 
             
            Mais rassurez vous : tout cela a déjà eu lieu il y a 200 ans. 

          • Gandalf Claude Simon 5 juin 2014 12:06

            «  La concentration du Capital, c’est le fait que sur un marché, les PME finissent par s’agréger. »

            La concentration du capital productif est essentiellement du au fait que les taux réels (coût de la monnaie déduit de l’inflation) soient positifs. Notre banque centrale qui lutte contre l’inflation garantit cela.

            Une banque centrale qui chercherait au contraire à assurer un équilibre entre revenus du secteur financier et prix des biens et services lèverait un lièvre quand à la concentration du capital de production.

          • lsga lsga 5 juin 2014 12:10

            Non : la boulangerie qui marche le mieux finira par racheter la boulangerie concurrente. 

             
            Banette, ça te dit rien ? C’est français, c’est national, c’est typique de la concentration du Capital. 
             
            Les petites épiceries qui deviennent des Carrefour Market, ça te dit rien ? C’est français, c’est national, c’est typique de la concentration du Capital. 
             


          • Gandalf Claude Simon 5 juin 2014 12:21

            Il y a effectivement d’autres raisons à la concentration de capital : la compétitivité en est une.

            L’intrusion des grosses entreprises dans la législation, les normes, la politique, en est une autre.


          • lsga lsga 5 juin 2014 12:23

            allez : essaye déroule dans ta tête ce qu’il se passe dans une nation fermée quand tu laisses tourner à plein la concentration du Capital et la baisse tendancielle des profits.

             
            Bin tu verras qu’il se passe ce qu’il s’est déjà passé : l’explosion et la mort des nations. 

          • Gandalf Claude Simon 5 juin 2014 12:35

            Se recentrer sur sa monnaie, sa fiscalité, sa gestion budgétaire ne signifie pas se fermer aux échanges internationaux.


            Il y a des alternatives afin de ne pas subir ce que j’appelle le diktat du crève-la-faim (ce que Marx appelait exploiter toute la misère du monde), qui détruit nos tissus socio-économiques

            L’euro, vu de la France et avec 20 années de franc fort/euro n’a servi qu’à la préservation de la valeur de l’épargne, de la consommation, au détriment de l’emploi.
            Les chiffres de l’emploi nécessitent un rééquilibrage en notre faveur.
            On peut attendre béatement les revalorisations des minima sociaux de par le monde, mais c’est mettre de côté nos moyens d’actions nationaux.


          • lsga lsga 5 juin 2014 12:52

            Alors : si tu es ouvert aux échanges internationaux, nécessairement, les bourgeois pourront aller produire ailleurs moins chère.

             
            HEY : CA-PI-TA-LISM
             
            Il n’y a qu’une seule sortie. 

          • Gandalf Claude Simon 5 juin 2014 13:34

            Produire moins cher ailleurs et vendre à des chomeurs, belle équation pour les bourgeois.

            Mme Janet QE Yellen l’a résolue.

          • Gandalf Claude Simon 5 juin 2014 19:14

            Dans les faits, le stalinisme a reconnu la nécessité de la contrainte par le goulag.


            Que ce soit au travail, dans l’investissement, avec l’administration, lors d’une transaction commerciale, il y en va toujours ainsi, même si cela peut être adouci, comme sur un marché libre.



          • jaja jaja 5 juin 2014 11:50

             Thomas Piketty n’est ni un révolutionnaire ni un anticapitaliste. Seule l’intéresse la solution à trouver pour éviter la crise de la société capitaliste.... Il n’est en rien un partisan de la révolution et de l’égalité sociale mais attaché à ce que les inégalités soient « légitimes ».... Piketty le dit d’ailleurs lui-même comme le rappelle mon camarade Jean-Paul Petit dans son article paru sur le site du NPA : « À propos du « Capital au XXIe siècle » de Thomas Piketty » :

            « Pour préciser le cadre théorique et conceptuel de son étude, Thomas Piketty écrit « je fais partie de cette génération qui a eu 18 ans en 1989, bicentenaire de la révolution française, mais aussi et surtout année de la chute du mur de Berlin. Je fais partie de cette génération qui est devenue adulte en écoutant l’effondrement des dictatures communistes et qui n’a jamais ressenti la moindre tendresse ou nostalgie pour ces régimes et pour le soviétisme. Je suis vacciné à vie contre les discours anticapitalistes convenus et paresseux (…). Cela ne m’intéresse pas de dénoncer les inégalités ou le capitalisme en tant que tel, (…) les inégalités sociales ne posent pas de problème en soi, pour peu qu’elles soient justifiées, c’est-à-dire fondées sur l’utilité commune (…). Ce qui m’intéresse c’est de tenter de contribuer (…) à déterminer les modes d’organisation sociale (…) les plus appropriées permettant de mettre en place réellement et efficacement une société juste, dans le cadre d’un État de droit, dont les règles sont connues d’avance et peuvent être démocratiquement débattues. » (p. 62)

            https://npa2009.org/content/propos-du-capital-au-xxie-siecle-de-thomas-piketty


            • lsga lsga 5 juin 2014 11:52

              On est parfaitement d’accord sur l’analyse.

               
              Et : ce qui est vrai de Piketty l’est du NPA. 

            • jaja jaja 5 juin 2014 12:03

              Ce que tu es en incapacité de démontrer !
              Et être d’accord sur une analyse avec toi qui est un ennemi acharné de la classe ouvrière de ce pays, « réactionnaire », selon toi est du ressort de l’impossible....
              Celui qui méprise les « manouvriers » sans diplômes ni qualification sera chassé sans ménagement de toutes les organisations révolutionnaires ...


            • lsga lsga 5 juin 2014 12:08

              la classe ouvrière, c’est l’ensemble des salariés : pas que les manouvriers réactionnaires qui votaient pour Georges Marchais le colonialiste raciste avant de voter pour Marine Lepen la colonialiste raciste. Leurs enfants seront techniciens supérieurs ou ingénieurs, et on s’en portera tous mieux.

               
              Le programme « d’urgence » du NPA est encore moins révolutionnaire que le programme économique de Piketty (interdire les licenciements EN FRANCE vs augmenter les impôts DANS LE MONDE). 
               
              (pour rappel : « Aux Capitalistes de payer leurs crises », c’est un parfait résumé de la pensée Keynésienne, c’est presque mot à mot ce que dit Piketty. )

            • jaja jaja 5 juin 2014 12:25

              Je t’ai déja dit de retirer ton vilain chapeau à cocarde tricolore de la bourgeoisie toi le « développeur Free lance » qui te veut membre du prolétariat bien qu’un artisan plombier, lui aussi à son compte comme toi, ne soit, d’après toi, qu’un petit-bourgeois... Comprenne qui pourra tes analyses de classes foireuses...

              Et apprend à faire la différence entre programme d’urgence et programme tout court....
              Sache que nous sommes nous partisans du slogan :« Prolétaires de tous les pays, unissez-vous »

              Tandis que tu n’es qu’un partisan du TAFTA arme de guerre de l’impérialisme US (tiens demande à l’auteur ce qu’il en pense lui dont l’ALENA, sa copie conforme, sévit au Canada et ruine le Mexique)... un petit sioniste qui dénonce la lutte armée des organisations palestiniennes pour recouvrer leur terre conquise par la violence de la colonisation, qui crache sur les plus pauvres des ouvriers, les « manouvriers » pour encenser les ingénieurs qui dirigent déja la production au service des capitalistes etc.

              Bref quel jeu joues-tu et au profit de qui, vu que tu ne peux te revendiquer d’aucune orga existante avec tes positions délirantes ?


            • lsga lsga 5 juin 2014 12:32

              http://www.framablog.org/index.php/post/2007/02/20/logiciel-libre-communiste

               
              VS
               
               
              D’ailleurs, Poutou est technicien supérieur, pas manouvrier raciste votant FN. 
               
              Ne pas être anti-sioniste n’implique pas d’être sioniste. Je ne suis pas « anti-France », et encore moins « franciste » (je considère que ces concepts idéalistes sont dépourvus de signification). Je suis pour la dissolution la plus rapide que possible de tous les États-Nations, Israël et la Palestine comprises. 
               
              Le NPA remet certes le Communisme au calendes grecque, mais ce que les gens entendent c’est « Nous sommes communistes : que les Capitalistes Payent leurs crises ; et augmentons le pouvoir d’achat ! »
               
              Bref, comme Piketty, votre vision réformiste (et donc, non révolutionnaire) sème la confusion entre Communisme et Keynésianisme. 
               
              Vu vos scores aux élections, vous pourriez tout à fait vous passer d’un programme « d’urgence » et vous concentrez sur la formation révolutionnaire du prolétariat. Le jour où le NPA aura une possibilité de remporter les élections, le temps de la Révolution sera venu, pas le temps de « l’interdiction des licenciements »...

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