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Accueil du site > Actualités > Economie > L’entrepreneur français est-il assez performant ?

L’entrepreneur français est-il assez performant ?

Laurence Parisot a tout à fait raison, l’entreprise a besoin d’air. Sauf que, pas de chance, c’est exactement le contraire. Ce n’est pas tant le travail qu’il faut aérer, que le capital qu’il importe de « fouetter », de « battre en neige », c’est-à-dire de monter en investissements productifs, et donc en emplois. L’analyse du fonctionnement de l’économie française est à cet égard d’une évidence aveuglante.

Rappel de la situation économique

La situation économique française est caractérisée par les faits suivants :

Croissance molle : Depuis 17 ans, hormis les années 1998, 1999 et 2000, la croissance du PIB ne parvient pas à dépasser le niveau de 2 à 2,5 % par an. Sa croissance de 2 % en 2006 met la France en 10e position de la zone Euro, loin derrière l’Irlande, l’Espagne et l’Allemagne.

Chômage important : Depuis les années 1990, le taux de chômage reste de l’ordre de 10 % de la population active.

Pauvreté durable : La pauvreté affecte non seulement les chômeurs et certains retraités, mais aussi, de plus en plus, des travailleurs précaires ou à temps partiel.

Inflation maîtrisée et euro fort : Depuis plus de dix ans maintenant, l’inflation annuelle est contenue autour du niveau de 2 %. Les taux d’intérêt fixés par la BCE se traduisent aussi depuis plusieurs années par un euro fort.

Commerce extérieur déficitaire : Pour la première fois depuis 1991, le solde des échanges extérieurs français est devenu négatif en 2005 (15,7 Mds €), et s’est encore aggravé en 2006 (25,8 Mds €). De son côté, le commerce extérieur allemand continue à être largement excédentaire.

L’entrepreneur français est trop rare

Cette insatisfaisante situation durable résulte d’abord d’une insuffisance quantitative d’entreprenariat.

Déficit d’entreprises : En France, plus de 40 % des créations d’entreprise sont réalisées par des chômeurs, et deux tiers des créations concernent le commerce, la construction ou les services aux entreprises (Passet, du Tertre, 2005). Ainsi, le nombre de créations d’entreprises innovantes est faible, et la mortalité précoce des entreprises créées, élevée. Il pourrait en résulter un certain déficit numérique d’entreprises, difficile à comparer avec d’autres pays, sans doute inexistant par rapport aux USA, mais important par rapport au Royaume-Uni (Baverez, 2006). En tout cas, ce n’est pas le dispositif légal de création d’entreprise qui pourrait être en cause, car très comparable au dispositif américain (Estay, Tchankam, 2003).

Désert de moyennes entreprises : Par contre, les différentes études s’accordent à reconnaître que, dans la pyramide des tailles, ce sont les moyennes entreprises qui manquent le plus. Le contraste est particulièrement grand avec l’Allemagne, où les moyennes entreprises sont nombreuses et performantes. Contrairement à ce pays et aux pays anglo-saxons, les diverses structures sectorielles sont ainsi plutôt déséquilibrées en France, avec de grands groupes privés et publics, dominant une multitude de petites entreprises. Le pouvoir de marché de ces groupes rend difficile l’émergence de moyennes entreprises indépendantes (Passet, du Tertre, 2005).

Blocage de l’accès aux marchés : Ces groupes "champions nationaux" pratiquent en effet une classique stratégie d’entreprise "leader", en élevant des barrières à l’entrée de leurs secteurs respectifs, comme par exemple contrôle des innovations, intensification capitalistique ou souplesse commerciale, et au besoin rachètent leurs concurrents performants. Cette stratégie est particulièrement efficace en France parce qu’elle est favorisée par l’Administration, à travers aides, commandes (Passet, du Tertre, 2005), réglementations et "pantouflage" des hauts fonctionnaires : 60 % des premiers dirigeants des entreprises françaises du CAC 40 sont anciens élèves de l’X et de l’ENA. Elle est aussi renforcée par un traitement préférentiel de la part des institutions, banques (CNCT, 1999), organismes professionnels et syndicats (Briche, 2005). Ce genre de corporatisme "colberto-féodal", même si maintenant moins direct, reste une entrave bien française à la libre entreprise. Il est assez dissuasif pour la création d’entreprise, et surtout peu incitatif pour le développement des PME.

Concentration de la richesse : En France, comme dans d’autres pays tels que l’Allemagne, le Royaume-Uni et les USA, la concentration des capitaux dans la population est extrême. L’essentiel de l’économie française serait ainsi sous le contrôle de 0,15 % des ménages (Pinçon, 2005). Même le développement du microcrédit ne semble pas pouvoir remédier à l’incapacité d’autofinancement qui en résulte pour la très grande majorité de la population. Une telle concentration, liée au corporatisme précédent, ne favorise ni le dynamisme de l’entreprenariat ni l’expression optimale des talents divers du pays.

Contrôle des innovations : Les circuits de développement, de diffusion et de mise en oeuvre des innovations technologiques, comme par exemple les Centres techniques, les CRITT et les Pôles de compétitivité, sont trop dominés par les grandes entreprises. Un tel contrôle, décisif pour le maintien de leurs positions, est bien sûr lié à la concentration des richesses, au corporatisme et au déséquilibre structurel des secteurs d’activité. Il ne favorise ni la plus grande production d’innovations, ni leur meilleure exploitation par un large accès protégé aux projets innovants.

L’entrepreneur français est trop inefficace

Mais la situation économique française est aussi le résultat d’une insuffisance qualitative de l’entreprenariat.

Faible production d’innovations : Si l’innovation commerciale et organisationnelle est trop souvent hors de portée des petites entreprises, c’est l’innovation technologique qui fait le plus défaut à l’ensemble du tissu économique. La France est en effet globalement peu inventive, et malgré la loi sur l’innovation de 1999, trop peu d’innovations technologiques arrivent à être disponibles pour son entreprenariat. Selon l’OMPI, elle dépose 3,4 fois moins de demandes de brevet que l’Allemagne, et 13,5 fois moins que les USA, sans parler du Japon ! En tenant compte de la taille et de la richesse des pays, la valorisation industrielle de la recherche française reste bien inférieure à l’allemande, l’américaine ou la britannique, et cela même par rapport aux moyens mis en oeuvre. En dehors de certains domaines "nationaux", comme le nucléaire ou l’aérospatial, la recherche publique est très insuffisante et, à part de notables exceptions comme le CEA, l’INRIA ou l’école des Mines, entretient de trop rares liens avec le tissu économique (IGF - IGAENR, 2007). Cette rareté est aussi en rapport avec la persistante faiblesse globale de la R&D du secteur privé, liée au manque d’entreprises moyennes. En effet, très concentrée dans les grands groupes, la recherche privée intègre l’exigence de rentabilité à court terme, et tend alors à utiliser la recherche publique et ses "jeunes pousses" pour externaliser les risques.

Fiscalité insuffisante : La fiscalité française ne parvient pas à assurer le financement d’une recherche publique plus innovante, tout en satisfaisant les besoins républicains du pays (éducation, santé, justice ...), car la collecte fiscale est à la fois inefficace et dissuasive (Saint-Etienne, Le Cacheux, 2005). Cette insuffisance fiscale est directement liée au trop petit nombre de contribuables effectifs, trop souvent acculés à la fraude ou à l’exil, c’est-à-dire liée à l’extrême concentration des richesses dans la population.

Rentabilité fondée sur le taux de marge : La rentabilité économique d’une entreprise a deux composantes : le taux de marge et la productivité du capital. Or la rentabilité des entreprises françaises reste acceptable grâce au taux de marge, c’est à dire à la part de la valeur ajoutée qui va à la rémunération des capitaux (Picart, 2004). En effet, sur le demi-siècle écoulé, le partage de la valeur ajoutée s’est nettement déformé depuis 1986 en faveur du capital, et au détriment de la part du travail (graphique 1). Par contraste, les entreprises américaines, dans le même contexte de mondialisation, n’ont pas eu besoin du recours "facile" à une telle déformation pour assurer leur rentabilité (graphique 2).

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Graphiques 1 et 2

Insuffisante productivité du capital : La productivité du capital investi mesure sa capacité à générer de la valeur ajoutée. Aux variations de la combinaison capital/travail près, cette capacité est d’autant plus grande que les investissements sont plus "chargés" d’innovation répondant mieux aux besoins du marché, aspect décisif et "difficile" de l’entreprenariat. Malgré un certain flou des interprétations, les études s’accordent à montrer qu’en France la productivité du capital ne contribue pas, pour le moins, à une amélioration sensible de la rentabilité économique des entreprises, sur pratiquement toute la période 1965/2000 (Sylvain, 2001 - Picart, 2004 - Passet, du Tertre, 2004). Cette réalité contraste fortement avec les USA, où les entrepreneurs augmentent la rentabilité de leurs entreprises grâce à une tendance générale à la hausse de la productivité du capital, de 1959 à 2001, avec peut-être un palier entre 1965 et 1983 (Sylvain, 2001 - Passet, du Tertre, 2004). Cette insuffisance française de la productivité du capital est en rapport avec la fiscalité inefficace entraînant une recherche faible et peu innovante, d’une part, et avec le corporatisme entraînant un manque d’entreprises moyennes, d’autre part. L’ensemble de ces déficiences est finalement la conséquence de l’extrême concentration des richesses, en discordance avec la spécifique ambition républicaine du pays.

Conclusions

La rareté et l’inefficacité des entrepreneurs français se traduisent par un manque de dynamisme des investissements en France, observé en tendance sur toute la période 1978 à 2005 (graphique 3), en contraste avec les USA où ce dynamisme s’accélère nettement de 1993 à 2000, en particulier dans les NTIC et les biotechnologies, avant de s’effondrer finalement en 2001 avec l’éclatement de la bulle Internet (graphique 4). Ce déficit d’investissements productifs en France entraîne croissance molle, chômage, pauvreté, ainsi que déficit du commerce extérieur récemment. Ce n’est effectivement pas son modèle social qui plombe la France, mais bien son modèle économique (Phelps, 2006). Dans ce contexte, la qualité et la productivité du travail français soulagent plutôt la gravité de la situation.

Word - 395 ko
Graphiques 3 et 4

Toute l’analyse précédente peut être résumée en une formule malicieuse : Dans la République française, il y a beaucoup trop peu de riches ! Afin d’améliorer la performance des entrepreneurs français, il convient en premier lieu de libérer largement l’entreprenariat, en assurant aux développeurs de PME en particulier, mais aussi aux créateurs, une plus grande disponibilité des moyens de base que sont les fonds propres et les différentes innovations.

Références

  • Baverez Nicolas (2006). "Que faire ?", Editions Perrin.
  • Briche Nicolas (2005). "La représentativité des organisations patronales", mémoire de Master Droit Recherche, mention Droit du travail, Ecole doctorale n° 74, Université Lille 2.
  • Conseil national du Crédit et du Titre (1999). "Le financement de l’entreprise", Banque de France.
  • Estay Christophe, Tchankam Jean-Paul (2003). "Les dispositifs légaux de la création d’entreprise aux USA et en France", Revue des sciences de gestion, mars-avril 2003.
  • Inspection générale des finances - IGAENR (2007). Rapport sur "la valorisation de la recherche publique".
  • INSEE, Comptes nationaux annuels, base 2000.
  • Passet Olivier, du Tertre Renaud (2004). "La rentabilité des entreprises, de l’euphorie boursière à la crise financière", Commissariat Général du Plan.
  • Passet Olivier, du Tertre Renaud (2005). "Promouvoir un environnement financier favorable au développement des entreprises", Commissariat général du Plan.
  • Phelps Edmund (2006), Professeur d’Economie Politique, Université de Columbia. Site internet du 27 juin.
  • Picart Claude (2004). "Evaluer la rentabilité des Sociétés non Financières", INSEE, Economie et Statistique.
  • Pinçon Michel (2005), CNRS. "La voie de la fortune", Journal du Net du 3 juin.
  • Saint-Etienne Christian, Le Cacheux Jacques (2005). "Croissance équitable et concurrence fiscale", Conseil d’Analyse Economique.
  • Sylvain Arnaud (2001). "Rentabilité et profitabilité du capital : le cas de six pays industrialisés", INSEE, Economie et Statistique.
  • US Bureau of Economic Analysis (BEA). National Income and¨Product Accounts.

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29 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 28 juin 2007 10:57

    Quand vous etes une petite entreprise vous n’avez aucune chance aujourd’hui de répondre à des appels d’offre de grosses sociétés,car les critères de selection de ces grosses sociétés sont de mettre en sortlist des entreprises sur des critères de richesses (chiffre d’affaire,nombres de salariés minimum...) ce qui permet ainsi de faire pression sur ces sociétés afin d’obtenir des prix par le bas

    Les grosses entreprises s’en servent comme une sorte de deuxieme banque virtuelle qui leur permet de compresser tres facilement des coûts.

    Le petit,même avec un tarif interessant ne rentre pas dans cette logique économique,car il est difficilement compressable


    • Darkfox 28 juin 2007 11:15

      Bon article , vous oubliez quelques manettes de base :

      Tout dabord une réglementation du marché français bloquant beaucoup d’entreprises ( norme CEE parfois au limite du ridicule, protection de la marque sur certains pays, norme ISO 14001 voir plus coutant extremement cher en temps et en argent)

      De plus, la création d’entreprise moyenne demande des capitaux, hors les banques ne prennent aucun risque et comme vous le citez, une grosse partie de l’économie française est centralisée. On se retrouve bloquer dans un scénario de petite entreprise qui ne peut pas emprunté car il faut prendre un risque mais personne ne veut se mouiller.

      Enfin vous oubliez que les taxes et impots sur les moyennes entreprises sont extrèmements élevés. autant les PME de moins de 10 salariés peuvent être compétitives autant dès que l on dépassé certains seuil , on s’apercoit que l’on a des trou d’air...

      Enfin cela reste une bonne analyse


      • Yann Riché Yann Riché 29 juin 2007 09:58

        Le manque de capitaux... Attention il ne faut pas confondre le capital qui est un des éléments des fonds propres et l’intervention bancaire.

        La plupart des créations d’entreprise souffrent de sous-capitalisation et/ou d’un manque de fonds propres pour se développer.

        Les banques que je ne souhaite pas défendre plus que cela par ailleurs ne doivent pas non plus être un bouc émissaire commode.

        Elles sont un des facteurs de l’économie, mais pas le facteur prépondérant, plus de culture économique pour nos chefs d’entreprise et plus de culture de l’entreprenariat pour les autres seraient le bienvenue.

        Cordialement,


      • Yann Riché Yann Riché 29 juin 2007 10:01

        L’article est d’excellente facture...

        Questions subsidiaires : Comment augmenter/améliorer la rentabilité de nos TPE/PME et PMI ?

        Comment faire grossir nos TPE ?


      • ExSam 28 juin 2007 11:41

        Comme dirait Fabius smiley, cet article fait un constat assez juste et pose les bonnes questions, mais apporte de très mauvaises réponses.

        Pas étonnant quand on laisse traîner sur sa table de chevet les « déclinologues », les plus en cour. Parenthèse : non mais vous avez la gueule de Baverez ?..Ca fait peur.

        Ces types souvent bien au chaud dans une Université de ce service public qu’ils ne cessent de vouloir détruire, ne regardent pas la réalité profonde que décrit par exemple - et l’auteur le cite - Pinçon-Charlot dans « Les grandes fortunes », ou un Sapir qui critique lucidement les fondements de l’économie dans « Les trous noirs de l’économie », particulièrement ce dogme que les entrepreneurs (gros) et politiques, sont les premiers à violer : la concurrence.

        Ou encore un Harribey, un Lordon qui nous expliquent livre après livre, combien on nous leurre sur la dette - cette invention des financiers pour nous obliger à la fermer sur les salaires, les prestations, enfin tout ce qui permet de vivre et de rester dans une collectivité plutôt qu’opter pour la jungle ; sans oublier que ces mêmes financiers riches se gorgent des remboursements.

        Comme l’auteur mais en plus développé, naturellement sur l’espace de livres, ils révèlent combien les salaires ont chuté, combien la Bourse draine le Kapital et combien elle rémunére très bien ses gros investisseurs qui préfèrent spéculer qu’investir à terme, à risque dans l’entreprise...

        Les petites ont donc du mal à trouver des financements. Ce qui n’empêche pas la santé du haut du panier - les grosses et une bonne part des PME - d’être en excellente santé.

        Accessoirement, si les entreprises relançaient au moins les salaires, donnait un coup d’arrêt à la flexibilité, on pourrait voir une reprise de la consommation au moins pour un temps.

        Ce qui donnerait bcp d’air et aux ménages et aux entrepreneurs. Mais pourquoi se séparer d’un dogme quand on vit si bien en le prêchant ?..

        A noter qu’une politique Keynésienne ne règlerait pas les défaillances systèmiques de cette économie complètement asymétrique.

        En attendant que Keynes soit dédiabolisé, que Marx le soit également - à ce propos, voir un article dernièrement de Bernard Maris qui réhabilite Marx. De sa part, c’est étonnant -, les anti-douleurs, c’est mieux que rien.


        • tmd 28 juin 2007 12:33

          « Accessoirement, si les entreprises relançaient au moins les salaires, donnait un coup d’arrêt à la flexibilité, on pourrait voir une reprise de la consommation au moins pour un temps. »

          Euh ... non ! si les entreprises relançaient les salaires, elles seraient tout de suite moins compétitives à l’export, ce qui affaiblirait la balance commerciale encore plus qu’elle ne l’est. De plus la consommation supplémentaire générée irait principalement aux produits peu chers, et donc importés, amplifiant encore plus le phénomène.


        • NPM 28 juin 2007 11:52

          Bon, personne ne va investir dans une PME pour payer de l’ISF !

          Quand à la recherche public, elle est sans interet.

          Les entreprises françaises font leur recherche aux USA, comme tous le monde. La recherche public, c’est des travaux sur Hegel, le patin à roulette dans le 93 ou la langue Maya, fort interessant mais pas pour l’économie.

          D’ailleur les entreprises du CAC40, qui ne sont plus vraiment française, se porte bien grâce à l’internationale (d’ou d’ailleur la baisse de répartition travail/capital, car elles rapatrie leur bénéfice fait à l’étrangers).

          Maintenant, dire que le probléme n’est pas social mais économique, ca laisse perplexe. Ou part l’argent d’aprés vous, si ce n’est dans le modéle social, socialo-communiste, avec des millions de fégnaces inutile payé à rendre des services pourries ? A votre avis, loger un immigrés, c’est gratuit ? Le logement, et donc le capital necessaire, tombe du ciel ?


          • Gilles Gilles 28 juin 2007 18:27

            « Bon, personne ne va investir dans une PME pour payer de l’ISF ! »

            T’as peur de l’ISF ? Les montants sont ridicules pour les fortunes moyennes.

            Le taux le plus bas est de 0.8% alors que tout investissement rapporte au mini mini 3%. Plus les niches déductibles....

            Sarko possède 2 millions d’euros de « richesses » et il ne paye que € 2000. Vraiment dissuasif, vraiment !


          • faxtronic faxtronic 28 juin 2007 18:40

            Tý connais que dalle mon ami en recherche.


          • NPM 29 juin 2007 07:48

            « T’as peur de l’ISF ? Les montants sont ridicules pour les fortunes moyennes. »

            C’est toujours ridicule quand ce sont les autres qui paye !

            Oui, l’ISF est trés cher, désolé de te l’apprendre. Il est même spoliateur, d’ou les gens qui sont obliger de quiter leur pays pour pouvoir survivre.

            « Le taux le plus bas est de 0.8% alors que tout investissement rapporte au mini mini 3%. Plus les niches déductibles.... »

            Bein voyons ! Ah AH AH ! On voit que vous planez sérieusement, hun. Déja, imaginez vous que pour payer vos 0.8%, va falloir en gagner du pognon ! Bien taxer ! Avec de belle cotisations ! TOus ca pour rien, puisque l’ISF ne taxe pas le revenu, mais la propriété. Ca ne vous choque pas de devoir payer pour simplement conserver ce qui vous avez ??

            « Sarko possède 2 millions d’euros de »richesses« et il ne paye que € 2000. Vraiment dissuasif, vraiment ! »

            Oui, sauf que c’est faux. Surtout qu’en plus ca s’ajoute à tous les autres impots.

            Au reste, si l’ISF est si begnin, pourquoi les socialiste ne l’ont ils pas étendu à tous le monde ? A votre avis ?

            « Tý connais que dalle mon ami en recherche. »

            Si, des fégnace de fonctionnaire payé à rien foutre (il doivent rendre une page A4 tous les 3 ans pour rester). Seul la recherche privé, type Université US est productive.


          • Nicolas L Nicolas L 29 juin 2007 10:04

            NPM> « Oui, l’ISF est trés cher, désolé de te l’apprendre. Il est même spoliateur, d’ou les gens qui sont obliger de quiter leur pays pour pouvoir survivre. »

            Bien plus mal loti que le SDF, celui qui paie l’ISF. Faut pas non plus charrier... Quand à votre diatrybe sur les fonctionnaires, vous y repenserez quand vous aurez besoin des services publiques.

            C’est à cause de gens comme vous que le libéralisme a mauvaise presse...


          • mat 2 juillet 2007 13:16

            npm, je vais finir par croire que vous êtes un modérateur d’agoravox qui cherche à dynamiser les forum, tellemment vos propos sont caricaturaux et donc générateurs de polémiques. Merci de donner des vrais exemples pour étayer vos propos, ça n’est pas très crédible sinon...

            Concernant les « fainéants » de fonctionnaires de la recherche publique, avez vous déjà tenté de contacter un labo sur un de vos problèmes ? Vous ont ils jeté à la porte ? Ils existent bien des « cellules innovation » qui essayent de contacter les entreprises à ce sujet, mais elles ne sont pas infaillibles. Je doute fort que les labos de chimie, de physique, de sciences pour l’ingenieur ou d’informatique soient si peu enclin à monter un partenariat avec une entreprise locale ! (note : eviter de se presenter dans ces labo comme npm le maitre du monde qui sait tout, face à vous, « fegnace » (sic) de fonctionnaires. )

            Mais peut-être êtes vous assis, plein de rancoeur, derrière votre Pc à geindre sur vos problèmes d’ISF...C’est tellement plus facile et agréable de se plaindre.

            Vous oubliez en outre que l’ANR dirige ces mêmes labo vers un pilotage de la recherche publique par projets.

            Vous oubliez aussi que les entreprises françaises n’ont pas non plus toutes cette culture de l’innovation. J’ai vu des entreprises considérer les labos comme un service gratuit de résolution de leurs problèmes techniques ; sans même la volonté de prendre un malheureux stagiaire chez eux.

            Ou encore comme le souligne l’article, essayer d’externaliser les risques sur de jeunes chercheurs sortant de post doc.

            La recherche publique a t-elle une mission de recherche ou juste de prestations de services aux entreprises locale ?


          • NPM 2 juillet 2007 13:24

            « Bien plus mal loti que le SDF, celui qui paie l’ISF. Faut pas non plus charrier... »

            Le SDf français, ou le SDF africain ? Au fait, depuis qu’il y a l’ISF, il y a des SDF, vous faites le rapport, ou ca vous passe au dessus de la tête ?

            « Quand à votre diatrybe sur les fonctionnaires, vous y repenserez quand vous aurez besoin des services publiques. »

            Au prix qu’il me coute, je ne vois pas trop de ce que vous voulez dire (? ?)

            « Merci de donner des vrais exemples pour étayer vos propos, ça n’est pas très crédible sinon... »

            Ba, disons que lorsque le CNRS finance 3 projet de recherche sur le même sujet en même temps par 3 équipe différentes, chez moi ca s’appel du gaspillage. Tout de même lorsque le travail d’un an d’un chercheur se limite à une bande vidéo de 5 minute sur le skate board dans le 93...

            « Mais peut-être êtes vous assis, plein de rancoeur, derrière votre Pc à geindre sur vos problèmes d’ISF...C’est tellement plus facile et agréable de se plaindre. »

            Car bien sur, seul les planqués des services publics ont le droit de se plaindre ?

            « J’ai vu des entreprises considérer les labos comme un service gratuit de résolution de leurs problèmes techniques ; sans même la volonté de prendre un malheureux stagiaire chez eux. »

            Vous avez vu les impots qu’ils payent ? Désolé, mais pour la pluspart des gens, ce service est un DU.

            « La recherche publique a t-elle une mission de recherche ou juste de prestations de services aux entreprises locale ? »

            La recherche public doit être démentelé : le CNRS est une copie du systéme de recherche soviétique, trés efficace, comme on sait..

            A la plce, il faut importer le systéme non public (ils ont aussi copier le CNRS) américain.


          • marc berger marc berger 28 juin 2007 13:45

            Bonjour

            Je vais vous poser une question, quand vous regardez autour de vous, que consomme les gens ? quel est la part de produits français ? Commencez par acheter des marques françaises , de manger plus sainement et vous relancerez l’économie française.

            Arrêtons cette hypocrisie , il faut peut être arrêter de penser en terme d’exportation, d’actionnariat. Et au contraire ne plus oublier son marché intérieur ! Que l’Etat investisse dans cette voie, dans la recherche, dans l’aide aux entreprises françaises et nos produits seront plus compétitifs et de meilleurs qualités.

            Notre économie est de notre responsabilité. Si on prend l’exemple des voitures c’est encore plus flagrant, on va entendre certaines personnes dire qu’il faut trier ses ordures , investir dans le solaire etc... et par contre ils rouleront en 4x4 toyota ! Il faut peut être arrêter de dire « faites ce que je dis et pas ce que je fais ».


            • Vilain petit canard Vilain petit canard 28 juin 2007 14:09

              Bravo et merci de démontrer que le fameux coût du travail (censé être prohibitif) ne fait que masquer l’incurie de trop nombreux dirigeants, ou, plus précisément, leur manque de courage.

              En France, via le MEDEF, et sous couvert de valoriser le risque, les compétences et les payes monstrueuses des grands dirigeants, comme le montre votre article :

              - > on n’investit pas
              - > on ne cherche pas et donc on n’innove pas
              - > on ne vend pas à l’étranger (trop dur)
              - > on rémunère plus le capital et moins le travail
              - > on ne redistribue pas les fruits de la maigre croissance
              - > on capte les subventions au détriment des PME

              ... bref, on se comporte comme un rentier retraité égoïste.

              Et c’est ça, être entrepreneur ? Tout ça manque un peu de courage, si vous voulez mon avis. Et ça, même avec un hyperprésident comme le surnaturel Nicolasarkozy, le courage (pour ne pas dire les c...), on le fait pas repousser...


              • Philippe D Philippe D 28 juin 2007 16:43

                Vous pouvez lire mon post plus bas pour trouver d’autres raisons du manque d’entreprises et d’entrepreneurs, mais vous me donnez l’occasion d’en pointer une ou deux de plus :

                Croyez-vous que dénigrer les entrepreneurs et dévaloriser l’entreprise, soit le meilleur moyen pour remonter la pente ?

                Avez-vous une quelconque expérience dans le domaine de l’exportation ? Moi oui, jusqu’à 60% de CA à l’export, avant de perdre tout le marché américain pour cause de répression douanière américaine à cause du protectionisme français sur la banane des antilles (Banana Tax : 100% de taxe à l’import US pendant 3 ans sur des produits de luxe ou d’édition culturelle n’ayant rien à voir avec les bananes).

                L’export est difficile. l’export est passionnant. Mais pour pouvoir exporter encore ne faut-il pas que l’état français ne vous glisse trop de peaux de bananes sous les pieds !

                Croyez-vous qu’agiter en permanence les rémunérations de quelques voyous du CAC ne soit autre chose que pure démagogie, évitant à bon compte de se poser les vraies questions ?


              • Vilain petit canard Vilain petit canard 28 juin 2007 17:32

                Ne nous trompons pas de cible : je dénigre les pantins lamentables qui « défendent les entreprises » au nom d’une idéologie de rentiers aigris et souffreteux. Heureusement que des vrais patrons sont là, et je regrette qu’il n’y ait pas assez de « grosses PME » dynamiques pour faire la nique aux gros-gras du CAC40.

                J’ai passé vingt ans en entreprise, et à l’international, je connais bien les problèmes de l’export. Ce qui vous est arrivé est malheureux, mais ça arrive tous les jours. J’ai perdu des marchés à cause de déclarations malheureuses de Chirac sur l’Iran ou le Moyen-Orient, d’autres à cause de la reprise des essais nucléaires dans le Pacifique. Si l’Etat français taxe certains produits, c’est très bête, mais c’est aussi, je vous le rappelle, l’arme favorite des Américains dès qu’ils veulent protéger telle ou telle de leur production.

                Plus on libère les circulations de biens, plus les Etats organisent des barrières douanières ou technologiques, à grand coup de normes et de cahiers des charges. Je suis en ce moment en plein dans un problème dans ce genre, avec les normes alimentaires coréennes, on sait très bien que c’est un dossier politique, mais on ne va pas déclarer la guerre à la Corée, au motif qu’elle ne nous arrange pas les affaires.

                Et la France n’est pas la pire dans le genre, croyez-moi. J’ai déjà marre des rentiers déguisés en patrons, j’en ai également marre d’entendre tous les jours que l’Etat français est la cause de tous les maux.

                Quant à stigmatiser les voyous du CAC, eh ben non je continuerai, parce que zut, faut quand même pas éxagérer, et en plus ils décrédibilisent tous les entrepreneurs. Et je ne prétends pas apporter de solutions à moi tout seul à tout ce bazar, juste dire ce que j’en pense, sans la langue de bois habituelle.


              • Gilles Gilles 28 juin 2007 18:34

                @ philippe

                « à cause du protectionisme français sur la banane des antilles »

                Bon il aurait fallut la faillite des producteurs de bananes des antilles, production représentant une part primordiale de leur PIB. Ensuite, financer les chômeurs par l’aide sociale.

                Comme ça on aurait eu des bananes d’Amérique Centrale produites par les majors US exploitant des enfants (encore dernièrement ils se sont fait attaquer la dessus), payant des salaires de misère, corrupteurs professionnels, et à l’occasion fomentant des coups d’état (Guatemala...) contre des gouvernement locaux suspect de penser à accorder des droits aux cueilleurs de bananes.

                Bref, le libéralisme poussé au combe de l’horreur ! Même l’Europe n’a pas voulu en arriver là, et heureusement. Un minimum de bon sens et de morale qu’il faut préserver, me^me au détriment de la baisse du CA de certaines entreprises françaises.


              • NPM 29 juin 2007 07:52

                « Quant à stigmatiser les voyous du CAC »

                 ??? Vous êtes bourré ?

                En plus vos histoire de patron rentier ne tiennent pas une minute.

                « Même l’Europe n’a pas voulu en arriver là, et heureusement. Un minimum de bon sens et de morale qu’il faut préserver, me^me au détriment de la baisse du CA de certaines entreprises françaises. »

                Et bien sur du pouvoir d’achat. Je propose de faire cela pour tous nos produits, comme ca 50% du revenu des ménage passera dans la bouffe, le reste dans les impots et le peuple sera heureux.


              • Philippe D Philippe D 29 juin 2007 11:15

                @ Gilles

                BANANA TAX : A titre personnel je suis de votre avis sur la position française et européenne sur la banane.

                Au titre de mon entreprise ce sont des années d’effort pour pénétrer un marché qui ont été perdues en 6 mois. De quoi se décourager un peu (beaucoup), quand pendant ce temps tous vos concurrents américains, anglais, allemands... récupèrent toutes vos parts de marché.

                PEAUX DE BANANES : Quant aux peaux de bananes que l’état français glisse sous les pieds des exportateurs, je ne parlais pas de la « Banana Tax » mais bien des fiscalités plus lourdes et autres 35 heures qui ont fait perdre beaucoup de terrain aux entreprises françaises face à leurs concurrentes étrangères.

                L’entrepreneur français, sans toutes ces embuches, serait largement aussi performant que ses concurrents. Souhaitons que les nouvelles orientations politiques permettent de récupérer un peu du terrain perdu.


              • tchoo 28 juin 2007 15:38

                par tmd (IP:xxx.x5.19.11) le 28 juin 2007 à 12H33

                «  »Accessoirement, si les entreprises relançaient au moins les salaires, donnait un coup d’arrêt à la flexibilité, on pourrait voir une reprise de la consommation au moins pour un temps.«  »

                « Euh ... non ! si les entreprises relançaient les salaires, elles seraient tout de suite moins compétitives à l’export, ce qui affaiblirait la balance commerciale encore plus qu’elle ne l’est. De plus la consommation supplémentaire générée irait principalement aux produits peu chers, et donc importés, amplifiant encore plus le phénomène. »

                c’est pas là que surgit la TVA sociale ????


                • Philippe D Philippe D 28 juin 2007 16:09

                  Ce constat réel est la résultante de nombreuses années de dérives, qui, ajoutées les unes aux autres ont conduit à la situation actuelle.

                  En vrac quelques mesures sans relation les unes avec les autres qui ont elles aussi contribuées au déficit d’entreprises, d’entrepreneurs et de recherche de pointe ( c’est une liste non-exhaustive )

                  - L’Abandon du secteur des machines-outils (laissé aux Allemands, Italiens, Américains et Japonais) Ce secteur est primordial pour l’industrie et la France était pourtant un pays de pointe en ce domaine. C’est aussi un domaine où l’on trouve des entreprises de taille moyenne, justement la taille des entreprises qui manquent le plus en France. En cause également l’erreur de positionnement qualitatif de la production : Les allemands ont défini des critères de qualité supérieurs aux nôtres et privilégié le haut de gamme, secteur le plus rentable(idem pour industrie automobile), les italiens ont attaqué le créneau plus bas de gamme et sont restés hypercompétitifs grâce à leurs nombreuses dévaluations successives. Quant aux américains, la taille de leur marché leur garantissait une diffusion et donc un amortissement et des coûts de revient sans comparaison avec le nôtre. Les japonais sont intervenus plus tard sur ces secteur avec des innovations technologiques et grâce au secteur électronique qu’ils avaient particulièrement bien développée.

                  - La plannification de l’économie : La France d’après guerre a privilégié les grands projets, ce qui en soit n’est pas condamnable, sauf que cela s’est fait au détriment du tissu des entreprises traditionnelles.

                  - Les différentes politiques fiscales (Impôt sur les sociétés, patente, charges salariales...) qui ont toujours été menées au détriment des entreprises françaises par rapport à leurs concurentes étrangères. Elles ont survécu un certain temps sur le marché français mais n’avaient souvent pas les moyens de lutter sur les marchés d’exportation. Leurs concurentes étrangères ont pu dépasser la taille critique, et pas ou peu les françaises.

                  - La politique culturelle et notamment la défense de la langue française, qui a eu de nombreux effets pervers par exemples sur les normes françaises (ex. système PAL-SECAM) Un autre effet pervers est l’indigence de l’apprentissage de l’anglais dans tout le cursus scolaire. Le constat est établi depuis plus de 40 ans que les jeunes français parlent beaucoup moins bien les langues étrangères (et l’anglais, la langue rivale) que tous les autres jeunes européens. Je considère qu’à ce niveau les politiques et le corps enseignant ont pensé privilégier la culture francophone en enseignant volontairement très mal l’anglais. Pas ou peu d’apprentissage oral, labos de langue etc... Comment exporter ensuite en parlant si mal l’anglais ? Et cela continue encore actuellement, c’est une honte nationale.

                  - Evidemment les 35 heures, encore un joli savonnage de planche de nos entreprises. J’avais eu l’occasion de dire à l’époque au député venant ’’vendre’’ les 35 heures à quelques chefs d’entreprises (par parenthèse le député en question était Eric Besson !) que cette mesure allait affaiblir toutes les entreprises exportatrices et favoriser les concurrents étrangers. Je lui avais conseillé de garder cela pour les coiffeurs, par exemple, qui n’étaient pas en concurrence avec les anglais ou les américains... Idiotie et idéologie mélangée.

                  - La fiscalité des individus qui a contribué à l’expatriation de nombreux jeunes surdiplômés. A terme ce mouvement se transformera peut-être en effet positif pour l’économie française. Mais en attendant de nombreux chercheurs français cherchent, et trouvent, ailleurs.

                  ...


                  • danielrh 28 juin 2007 16:24

                    Je suis entrepreneur et je travaille a l’etranger, et ce qui me freine, reléve de plusieurs causes : la lourdeur de l’administration des impots et du commerce qui reclament des statistiques, des declarations... le manque de soutien des banques je m’en suis toujours passé par obligation mais je ne developpe pas.

                    la gestion des salariés en France est un vrai casse tete,

                    Mon temps est mobilisé a 100% pour le travail, adieu les 35h, les vacances, les spectacles, la famille tout pour les clients, C’est efficace et rentable.Je n’ai jamais pointé au chomage ni en maladie, mais j’ai divorcé 2 fois et mes enfants ne m’ont pas vu souvent.

                    C’est vrai il faut avoir envie pour se bouger, ou la necessité, il n’y a pas de facilité, par contre en tant que salarié, apres le boulot la liberté, la securité, les vacances Si effectivement les fonds de pension ont 30% de rentabilité des capitaux investis, pourquoi essayer de faire des benefices qui sont ponctionnés par le fisc, la securité sociale, et les diverses assurances, sans compter les controles fiscaux (2 en 10 ans).


                    • vilrockerdefer 28 juin 2007 16:58

                      Je dirige également une micro-entreprise. Etant amené à faire appel à des métiers très différents, (des intermittents, des auteurs, des journalistes), je suis confronté à un casse-tête quotidien : savoir combien je dois à quel tiers (organismes de congés, de retraite, etc), et c’est cela qui empoisonne l’activité productive de la manière la plus destructrice, car il accapare la richesse la plus essentielle au travail productif, le temps.


                    • Esteban Manchego Esteban Manchego 29 juin 2007 10:53

                      Tout d’abord, bravo pour la qualité de votre article qui rehausse le niveau général, souvent cantonné aux querelles partisanes.

                      Votre analyse est plutôt iconoclaste et raffraîssante dans un contexte où c’est surtout le travail qui est stigmatisé à longueur de journée (les français ne travaillent pas assez, le travail est trop taxé...).

                      Il aurait été intéressant d’approfondir sur la fiscalité (peut-être un prochain article). De quelle fiscalité parlez-vous : la fiscalité globale ou seulement l’impôt sur les sociétés, comme le laisse entendre votre raisonnement ? Ne s’agit-il pas plutôt d’un problème de répartition de la fiscalité existante (pas assez pour la recherche).

                      Je suis par ailleurs tout à fait d’accord avec le diagnostic sur la trop grande concentration du capitalisme à la française, mais comment y remédier ? Pourquoi ne pas mettre en place une fiscalité progressive comme pour l’impôt sur le revenu, pour favoriser les PME ?

                      Au plaisir de vous relire,


                      • Claude 1er juillet 2007 00:55

                        j’aime bien cet article,il explique dans sa conclusion une des ameliorations fondamentales a apporter au systeme . une des comparaisons classiques est celle entre le modele economique Francais et celui Americain . la productivite du travailleur Francais est de loin la meilleure et pour des raisons liees a la formation generale en grande partie. la specialisation a outrance constatee outre atlantique si elle a un effet positif sur le taux de chomage alourdit la charge de l’unite de travail productif. Il y aune extreme flexibilite de la main d’oeuvre ce qui ameliore quelque peu le resultat. En ce qui concerne l’acces a l’autre facteur essentiel de production :le capital ,il est vrai que tout est entierement different. En FRANCE le banquier est celui qui vous prete apres s’etre assure que vous n’avez pas besoin d’argent c’est a dire que vos actifs et vos capacites de remboursement sont plus que suffisantes. EN D’AUTRES TERMES il a horreur du risque . La conception Americaine serait plutot que sans risque il n’y aurait pas d’entreprise et donc pas besoin de banquier. donc le banquier va se donner des criteres lies a votre comportement celui ci etant enregistre par differentes agences externes qui suivent la facon dont vous payez vos factures,le type de credits que vous avez,si vous avez des impayes et toutes sortes d’autres informations permettant de se faire une idee sur votre credibilite. des lors que vous etes classe vous representez un risque plus ou moins grand auquel on associera le taux d’interet et la ligne de credit qui vous correspond. Evidemment personne ici ,dans le public n’a d’argent donc les raisonnements se font en termes de flux et il est plus naturel de penser a augmenter un cash flow que de constituer une capitalisation. en toute logique le capital etant une denree rare on pense a en rendre la diponibilite plus aisee car sans cela la machine se bloque et plus personne n’a son cash flow. Autre difference et non des moindres le capital prive qui rassurez vous existe aussi s’emprunte assez facilement pourvu que votre projet ait un sens car le preteur est souvent plus interesse a devenir un partenaire car il aura outre son taux d’interet une participation a vos benefices. donc pour revenir a cet article on peut en effet dire qu en france il y a beaucoup trop peu de riches mais aussi qu’avec une meilleure gestion du capital existant on pourait le faire participer mieux a la production savoir d’ou il vient est tout a fait secondaire. Cette fluidite aurait un impact sur l’innovation et donc sur la productivite du couple capital-travail.

                        L’ENTREPRENEUR FRANCAIS EST UN HEROS dans son environnement mais l’histoire des peuples avance de plus en plus vite. Si la chine a adopte l’economie de marche je pense que notre Francais a un bel avenir

                        CLAUDE WWW.USATAV.COM

                        l


                        • Internaute Internaute 2 juillet 2007 13:33

                          Il y a peut-être un facteur psychologique important dans le manque actuel de PME. L’ambiance est à la sécurité et à la culpabilisation des masses. Il suffit de voir le nombre de cellules d’aide psychologiques que l’on met en oeuvre à tout bout de champ. Je me demande si dans ce contexte d’éducation les gens ont le courage de quitter le nid pour aller voler de leurs propres ailes. Ce n’est pas un hazard si tant de jeunes souhaitent devenir fonctionnaires.


                          • chmoll chmoll 2 juillet 2007 18:13

                            peut pas ètre performant les entrepreneurs français,ils sont ratatinés,broyés par les taxes et impots divers,par l’administration,(à s’propos faudrait leur supprimer leur oeillières)

                            des milliers d’emplois ne sont pas crées par les petits artisans, et pour cause !!

                            honnét’ment creer son entreprise en france, faut ètre kamikaze,p’t’ètre mème inconscient

                            ont assiste en se moment une migration petites,moyennes entreprise ,artisans,vont creer leur entreprise,ou la déclarer dans les pays frontaliers

                            j’ai essayé de creer une micro société dans vote pays,je n’avais aucun concurent au alentour,après une étude de marché,j’étais certain de réussir mais quand je suis passé par l’administration urssaf ect ect ,j’ai arrèté net


                            • slide 5 juillet 2007 14:49

                              Une partie des possibilités de réponse aux problèmes que vous soulevez se trouvaient dans le programme présidentiel de M. Bayrou.

                              Par contre lier brevets (= verrouillage administratif d’innovation) et recherche est un amalgame qui gêne l’informaticien (domaine heureusement non brevetable) que je suis. Toutes les études concernant brevets et dynamisme de R&D ont montré jusqu’ici que le brevet est un obstacle clair à l’innovation. Il correspond toutefois bien au besoin des grands groupes à verrouiller leurs marchés.

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