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Accueil du site > Actualités > Economie > L’esbroufe de la régulation financiére...

L’esbroufe de la régulation financiére...

JPEGVous avez remarqué que les grandes envolées sur les paradis fiscaux sont tombées dans l’oubli, toutes ces déclarations tonitruantes n’étaient bien évidemment que de l’esbroufe. Rien n’a réellement été fait pour combattre le blanchiment de l’argent sale. La finance mondialisée brasse l’argent sale (organisations criminelles, drogue, dissimulation et évasion fiscale, commissions occultes, corruption…) comme jamais, et couvre ses exactions en plaçant ses sbires aux plus hauts postes des Etats et de l’Europe. Dans les instances européennes jusqu’au sein des Etats, de nombreuses personnalités sont d’une manière ou d’une autre proche de Goldman Sachs la célèbre banque d’affaires américaines ou d’autres organismes financiers.

Tout est décidé par les banquiers, c’est un gouvernement de l’ombre qui ne rend aucun compte et qui bien sûr n’est pas élu ! En clair : c’est le Cartel bancaire qui gouverne officieusement les pays de la zone européenne, c’est à dire que les peuples sont soumis à la dictature de la finance. La finance ne veut plus être relayée par des politiciens professionnels, elle veut diriger directement les pays. Son programme est de tout privatiser et de saigner le peuple à son seul profit, en soumettant les nations à son dictat. Cela va générer une récession et une perte de souveraineté des Etats, qui grossira les rangs de l’extrême droite nationaliste. Et l’extrême-droite est assez habile pour détourner la colère des peuples sur des bouc-émissaires. Nulle part en Europe l’extrême droite n’est au coté des travailleurs en lutte, toujours absente des combats ouvriers. L’extrême droite, ici comme partout, est bien du côté des puissants, des financiers, des exploiteurs et ses discours ne servent qu’à faciliter leur tâche, en divisant les victimes de leur crise pour ensuite appliquer les pires politiques de privatisation, de baisse des salaires, de suppression d’emplois.

La fameuse dérégulation financière a assuré l’indépendance des banques centrales, visant à soustraire les monnaies du contrôle du pouvoir politique et en ouvrant la porte à la dictature des marchés. Les marchés n’ont donc pas pris le pouvoir, les politiques le leur ont donné. La domination des marchés n’est donc que la conséquence d’une manipulation et d’une démission du politique. Le gaspillage des ressources publiques, les privatisations, la destruction du programme du CNR, tout le dépeçage de l’Etat était programmé. Patiemment la finance a mis ses pions en place depuis longtemps, rappelez-vous Georges Pompidou, ex-fondé de pouvoir de la banque Rothschild, devenu président de la république !

Quant aux agences de notation qui menacent les Etats avec leur triple A, ces agences qui surévaluaient les notations durant la folie boursière des années 1990, ces agences qui n’ont anticipé aucune des crises d’Enron ou de Parmalat, ces agences qui n’ont pas vu venir la crise des subprimes en 2008, ces agences qui donnaient de bonnes notes à des entreprises super-endettées, ces agences de notation qui ont le pouvoir par un simple communiqué de presse d’accroitre les dettes d’un Etat, juste en dégradant sa note, ces agences, à qui appartiennent-elles ? A quels contrôles sont-elles soumises ? A qui rendent-elles des comptes ?

Qui dit crédit, dit taux d’intérêts, lesquels sont déterminés en fonction du risque. Donc plus le pays est en difficulté et plus les taux d’intérêts sont élevés. Mais plus le taux d’intérêt n’est élevé, et plus le pays a du mal à rembourser, on entre ici dans le domaine de la spéculation ! Après une première offensive sur l’Irlande, le Portugal, la Grèce, l’Espagne, l’Italie, Chypre… a qui le tour ? Parce que rien ne les arrêtera ; dans une deuxième phase ils s’acharneront sur les pays déjà au sol en resserrant doucement leurs filets sur ceux qui pensent bêtement passer à travers les mailles !

Une sortie de la crise n’est possible que par un changement complet de nos relations à l’argent, à la propriété privée et aux biens publics. Les banques, les grandes entreprises et les immenses fortunes privées doivent être expropriées, soumises au contrôle démocratique et consacrées à servir la société dans son ensemble. Les besoins sociaux doivent prendre le dessus sur la course au profit.

Sur Conscience Citoyenne Responsable

http://2ccr.unblog.fr/2013/04/08/la-finance-nous-dicte-sa-loi/

Lire également : CE QUI NOUS ATTEND


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8 réactions à cet article    


  • mac 23 avril 2013 09:58

    Evidemment que c’est de l’esbroufe. De types qui n’ont cessé de diminuer leur pouvoir au profit de la sphère financière jusqu’à privatiser certaines nos routes n’ont évidemment presque plus aucun levier entre les mains. Des pantins que l’on laisse gesticuler à la télévision comme des « stars » de la télé-réalité.


    Si le peuple ne reprend pas son destin en main en reprenant le pouvoir rien ne changera.

    Or la reprise du pouvoir ne se fera pas dans la rue mais par les biais des urnes et ça prendra un peu de temps.

    Ce qu’il faut ce n’est pas s’indigner mais se présenter à commencer par les élections municipales. Cela portera éventuellement pouvoir autre chose que des politiciens professionnels qui pourront non seulement mettre fin à certaines magouilles à l’échelle des communes mais cela constituera un corps de grands électeurs qui pourront s’unir pour agir à l’échelle nationale en donnant par exemple leurs signatures à d’autres personnalités que celles de l’UMP ou du PS.

    Présentez-vous !





    • mac 23 avril 2013 10:05

      J’ajoute que dans notre système « démocratique », on incite toujours les gens à aller voter mais presque jamais à se présenter !


      Présentez-vous !

    • BA 23 avril 2013 10:55

      Mardi 23 avril 2013 :

       

      Ainsi les trois premières banques françaises capitaliseraient à elles seules plus des deux tiers des titres STEP avec un total de 190 milliards d’euros d’encours. BNP en serait le plus important détenteur avec 44,5 milliards d’euros d’obligations. Société Générale et Dexia en détiendraient pour 35 milliards d’euros chacune, Crédit Agricole 27 milliards d’euros, Crédit Mutuel 25 milliards et Natixis 21 milliards.

       

      On sait que la BCE avait fait état, sans jamais révéler son nom, du fait qu’une grande banque française était au bord de la faillite en raison de sa trop forte exposition au risque. Outre-Rhin, on pense qu’en acceptant de faire entrer ces titres dans la catégorie des titres éligibles au refinancement de l’Eurosystème, la BCE a donné à la France, et aux autres pays dont le système bancaire montre certaines faiblesses, la possibilité de stabiliser leurs propres banques sans que l’Allemagne ne puisse s’y opposer en attendant la mise en place de l’union bancaire. En attendant de voir plus clair dans cette affaire, on peut déjà constater que les banques françaises ont entre les mains des titres dont personne ne connaît la valeur réelle.

       

      Romain Renier.

       

      http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130422trib000760997/la-bce-aurait-elle-perdu-le-controle-de-la-creation-monetaire-en-zone-euro-.html

       

      « On sait que la BCE avait fait état, sans jamais révéler son nom, du fait qu’une grande banque française était au bord de la faillite en raison de sa trop forte exposition au risque. »

       

      C’est laquelle ?

       

      Quelle grande banque française est au bord de la faillite ?

       

      Vous le saurez dans le prochain épisode.

       

      (Quel suspens ! Mais quel suspens !)

       


      • babeuf babeuf 23 avril 2013 11:04

        il faut interdire les banques françaises , d avoir des filiales dans les paradies fiscaux !!!!!!!!!!!
        la bce doit être dépendantes des états , non l inverse , oui a un pôle bancaire pubic, mais pour cela il faut une france souverainiste !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


        • ecolittoral ecolittoral 23 avril 2013 11:19

          Parceque vous croyez, qu« aller voter une fois tous les cinq ou six ans fera changer les choses !

          Ce qui inquiète ces dirigeants, c’est le nombre ET la qualité des dissidents qui ne sont pas des contestataires politiques, pas plus que des adeptes de la révolution.
          Tous ces individus qui se regroupent pour faire autrement, posent de plus en plus de problèmes !!! La crise les obligent à une socialisation de survie SANS en référer aux autorités compétentes(sic). Réunis plus ou moins en réseaux, ils sont internationaux.
          On les trouve dans tous les milieux, toutes les catégories sociales...y compris dans le monde de la finance et de la politique !!!
          Evidemment que voter est utile, mais ce n’est qu’un accessoire dans le dispositif.
          J’essaie (difficilement) de suivre le mouvement 5 étoiles en Italie...et je ne suis pas surpris d’y trouver des juristes, employés de banques, chefs d’entreprises...

          La régulation financière, la standardisation, la confiscation des monnaies (qui ne vaudront plus grand chose dans quelques temps) nous obligent à réagir et à nous organiser.
          Les marchands de bonheur et de globalisation voient leurs pouvoirs remis en cause et leur échapper. Ils ne peuvent »taper" sur personne puisqu’il s’agit d’une nébuleuse humaine.
          On ne doit pas sous estimer les capacités de l’humain.
          On ne doit pas sur estimer les pouvoirs de certains.

          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 23 avril 2013 12:29

            Bonjour RG,

            Quel peut être le rapport entre l’élite oligarchique financière et les hordes de cranes rasés, si ce n’est que la première offrira aux seconds des strapontins pour s’en servir de tampons hygiéniques contre le peuple en cas de besoin. La première produit des armes, les seconds feront office de gâchettes. Évidemment que si le pouvoir quitte le double rail du clivage partisan, c’est la guerre immédiate pour les perdants, et cela à cause du gagnant, quel qu’il soit, extrême droite ou gauche ! Tout extrêmes qu’ils sont, ils ne le sont néanmoins pas autant que l’élite financière qui a tout à perdre.


            • COLLIN 23 avril 2013 12:46

              « . Les banques, les grandes entreprises et les immenses fortunes privées doivent être expropriées »

              Commençons par nationaliser les banques,et toutes les activités financières,car c’est là le coeur du sujet.

              L’argent,la monnaie,sa création,sa gestion,sont du plus haut intérêt national,et doivent être sanctuarisés.

              Et comme il est de plus en plus évident que ce contrôle ne pourra jamais se faire sur l’Euro et la BCE,ré-approprions nous notre devise nationale.

              Autres secteurs d’importance stratégique pour la nation,l’énergie,ainsi que la distribution de l’eau.

              Enfin,reprenons la maitrise de notre politique extérieure.

              Donc,sortie de l’Euro,de l’UE,ainsi,bien sur,de l’organisation criminelle de l’OTAN.


              • herbe herbe 23 avril 2013 19:03

                Je vais juste réagir sur le point spécifique des agences de notation.


                Si la fiche Wikipedia suivante est juste (et je pense que oui) :

                Je suis alors très étonné du caractère contraignant et coercitif que la notation peut avoir sur certains états, entreprises etc... (vous aurez remarqué que certains justement n’en ont rien « à carrer » et se rapproche justement de l’usage de ce qui est appelé opinion)

                Voici un extrait pour ceux qui ne vont pas ouvrir le lien :

                « Les agences de notation financière insistent sur le fait que leur notation est une opinion. Outre que ceci leur assure une certaine protection légale du fait du premier amendement de la constitution américaine (liberté de parole), les agences ne garantissent rien à personne et s’estiment être exonérées des conséquences de décisions prises d’après cette opinion. »

                Un autre extrait pour tenter de cerner la validité de cette opinion dans le passé :
                « 
                Rôle dans l’évaluation d’Enron
                Si les investisseurs sont censés être attentifs à la notation, la question de la validité de cette opinion, de son sérieux, de son indépendance peut donc effectivement se poser… : Les agences de notation ont maintenu une bonne notation pour Enron jusqu’à quatre jours avant la faillite. L’importance de l’événement amène le congrès américain à enquêter sur la question de savoir si les agences doivent ou non être réglementées »


                Et on peut continuer à lires les autres critiques instructives...



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Robert GIL

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