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Accueil du site > Actualités > Economie > L’Etat en faillite, ou la faillite d’une politique (...)

L’Etat en faillite, ou la faillite d’une politique ?

Puisque nos dirigeants nous ont répété à l’envi qu’il n’y avait aucune marge de manœuvre dans le budget, que l’Etat était en "faillite" ; à cause du déficit et de la dette, et ont entamé, en conséquence, une politique de : démantèlement des services sociaux (Sécurité sociale, santé, médicaments), de déconstruction du Code du travail, de démolition de la durée légale du travail (feu les 35 heures), de stagnation des salaires, de rallongement de la durée du travail pour les retraites, de chasse aux RMIstes, aux chômeurs, aux pré-retraités, aux petits délinquants financiers, et dorénavant aux cadres, voyons ce que cache cette politique, et l’ensemble de ces mesures.

Tout d’abord, il faut rappeler que les richesses produites par les travailleurs français n’ont jamais été aussi importantes. Le PIB de 2007 est d’environ 1 800 milliards d’euros, en progression de 2,2 % par rapport à 2006 (progression certes inférieure à la moyenne européenne, comme depuis 2002).
Progression certes moins importante que lors des "Trente Glorieuses", mais progression tout de même constante, même depuis les 35 heures tant décriées.
On pourrait donc penser que, l’un dans l’autre, notre pays ne va pas si mal que certains l’annoncent, et que chacun devrait pouvoir tirer les profits de cet enrichissement global.

Mais, parallèlement à cette croissance des richesses produites, s’est développée une explosion de la dette extérieure, variable selon les années et les gouvernements, comme on peut le voir sur ce tableau (on en profitera pour noter le degré de compétence des gouvernements qui se sont succédé).

Or, d’où vient cette dette ?
Comme l’expliquait Logan, dans son excellent article sur Agoravox, essentiellement du fait que, depuis 1973, le système global de mondialisation ultralibérale (sous l’impulsion des théories de Milton Friedman et sa fameuse bande de Chicago boys), a changé la donne, pour la fabrication de la monnaie.
Depuis, en effet, "le pouvoir de création monétaire est détenu principalement par les banques commerciales privées, par le mécanisme des crédits, ou par les banques centrales (pouvoir qu’elles n’utilisent que très rarement en cas de crise financière), l’Etat n’a plus le droit de créer de la monnaie en France.

Comme l’explique Logan dans son article,

"C’est une version transformée à la sauce européenne de ces théories par certains théoriciens du FMI, dans le cadre de la construction européenne et du marché commun, qu’ils ont peu à peu mis en place.

Dans cette réforme, en 1973, ce qui nous intéresse particulièrement , est l’interdiction pour la banque de France de prêter de l’argent à l’Etat ou tout organisme public."

Or, cette interdiction est justement la cause de l’explosion de notre dette publique.

"Après 1973, l’Etat ne pouvait plus emprunter à sa banque centrale. Pour financer ses politiques publiques, l’Etat doit désormais emprunter à des acteurs économiques privés (banques/assurances/organismes financiers/rentiers) et doit, depuis, payer des intérêts.

Les conséquences de ce bouleversement sont évidentes, depuis cette date les intérêts à payer se sont accumulés, jusqu’au moment où le budget de l’Etat est entré en déficit, ce déficit alimentant la dette et perpétuant ainsi un mécanisme vicieux qui a fait exploser la dette jusqu’à 1 200 milliards d’euros en trente ans."

On a privatisé la création monétaire, mettant ainsi les Etats à la merci de prêteurs privés qui détiennent, aujourd’hui, le véritable pouvoir sur les politiques menées par les Etats.

Cette privatisation a été officialisée à l’échelle européenne grâce au Traité de Maastricht, article 104 :
"21.1. Conformément à l’article 104 du traité, il est interdit à la BCE et aux banques centrales nationales d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite."

Et cette interdiction a été reprise dans tous les autres traités et est actuellement l’article 101 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (2e partie du Traité de Lisbonne).

On a ainsi pu voir de quelle façon le FMI et la Banque mondiale ont profité des situations de difficultés financières de certains Etats trop endettés, pour leur imposer des politiques de libéralisation forcenée, qui ont plongé de nombreux peuples dans la misère et leur économie dans le chaos : notamment, l’Argentine et toute l’Amérique latine, dont les pays semblent avoir été les meilleurs élèves des institutions de Bretton Woods. Mal leur en a pris : de tous les pays émergents, ce sont ceux qui ont connu les taux de croissance les plus faibles et les plus volatils, les inégalités sociales les plus fortes, l’insertion dans les échanges commerciaux internationaux la moins réussie.

Le monde étant ainsi sous la coupe réglée d’organismes privés dans un système global ultralibéral totalement dérégulé, où les Etats se sont vus totalement dépossédés de leurs prérogatives légitimes, la France n’a pas échappé à cette véritable mainmise sur sa richesse produite, d’acteurs non productifs, qui a entraîné l’explosion de la dette, le déficit du budget, et la politique sociale brutale que l’actuel gouvernement est en train de conduire.

Mais, au-delà de la dette, ce qu’il faut également savoir, c’est que la politique globale du système libéral a, également, provoqué, le transfert, vers les revenus du capital, d’une énorme part des revenus du travail.
En un peu plus de vingt ans, comme le constate la Banque des règlements internationaux (BRI : une institution qui réunit chaque mois, à Bâle (Suisse), les banquiers centraux afin de « coordonner les politiques monétaires » et d’« édicter des règles prudentielles ») : « La part des profits est inhabituellement élevée à présent (et la part des salaires inhabituellement basse). En fait, l’amplitude de cette évolution et l’éventail des pays concernés n’ont pas de précédent dans les quarante-cinq dernières années. »

Entre 1983 et 2006. D’après la Commission européenne, au sein de l’Europe cette fois, cette part a chuté de 8,6 %. Et, en France, de 9,3 %.


En évaluant ce transfert de richesses, le PIB de la France s’élevant à près de 1 800 milliards d’euros. « Donc il y a en gros 120 à 170 milliards d’euros qui ont ripé du travail vers le capital », calcule Jacky Fayolle, ancien directeur de l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES). Soit, même avec des estimations basses, plus d’une dizaine de fois le déficit de la Sécurité sociale (12 milliards) et une vingtaine de fois celui des retraites (5 milliards).

Il est donc tout à fait clair, mathématiquement, que la politique libérale imposée au monde entier, n’a pu avoir, comme effet, qu’une aggravation des inégalités, une redistribution des richesses produites de plus en plus injuste, de plus en plus dirigée vers les forces non productives (banques, organismes financiers, spéculation, fonds de pension, assurances, etc.), au détriment des forces productives (salariés, cadres), des systèmes sociaux, et entraîné le chantage à l’emploi et aux salaires et la formidable entreprise de démolition du travail auxquels nous assistons depuis de nombreuses années, et que le gouvernement actuel ne fait qu’aggraver (blocage des salaires, précarisation du travail, démantèlement du Code du travail, disparition de la durée légale du travail, allongement de la durée du travail, délocalisations, licenciements ; on en passe, et des pires...)

En outre, le chantage au chômage aidant, les salaires réels ont stagné : « Le revenu salarial net n’a pratiquement pas augmenté depuis ces vingt-cinq dernières années », précise le quotidien Les Echos (5). Les approximations optimistes concèdent 16 % d’augmentation seulement entre 1987 et aujourd’hui. C’est aussi en 1987 que naissait le CAC 40, avec un indice 1 000. Il cotait 5 697 points le 11 décembre dernier : + 470 %, donc.

La « flexibilité » aussi a fait plonger les salaires, en les rendant plus irréguliers. Depuis 1980, « la proportion des travailleurs à temps partiel est passée de 6 % à 18 % de l’effectif salarié total, et celle des autres formes d’emploi atypique (intermittence, intérim, etc.) de 17 % à 31 % du salariat (6)  ». Devenu jetable, malléable, sur mesure, l’emploi s’est ajusté aux besoins variables des entreprises.

Enfin, on a rogné sur les à-côtés du salariat : il faut désormais cotiser plus et plus longtemps pour des retraites plus faibles, verser la contribution sociale généralisée (CSG) et des franchises médicales pour que les remboursements diminuent toujours, etc. « La masse salariale a deux composantes, nous explique Michel Husson, économiste à l’IRES : le salaire direct et les cotisations. Dans un premier temps, le salaire net a fait baisser la part salariale à un niveau qu’on ne peut plus faire trop descendre. Dans un second temps, la part des cotisations prend le relais. »

En fait de "valoriser le travail", ce gouvernement, en bon valet zélé des forces libérales, continue à sa dégradation totale, sur tous les plans : rétribution, conditions d’exercice : il s’agit, désormais, de "travailler plus pour gagner moins", vu que, devant la crise financière provoquée par les subprimes et ses conséquences, il y a, comme toujours, dans tout bon système libéral, " privatisation des bénéfices, et socialisation des pertes" : les Etats, déjà privés de leur prérogatives, pris à la gorge par la "main invisible du marché", se voient, de plus, obligés de renflouer (à travers les Banques centrales), les pertes des banques ou organismes financiers privés.

Ce gouvernement a donc choisi d’appliquer à la France les méthodes les plus libérales, pour tenter de réduire son déficit.
C’est un choix éminemment politique, on peut même dire idéologique.

Quels pouvaient être les autres choix possibles ?

D’abord, on rappellera, juste pour mémoire, le montant annuel de la fraude fiscale des entreprises : 40 milliards d’euros : soit l’équivalent du déficit.
On sait que le gouvernement a décidé une chasse impitoyable aux... petits fraudeurs (RMI, chômage, Sécu), quand cette part de la fraude ne représente qu’une part infinitésimale de la fraude globale :
A titre de comparaison, en 2006 : le montant total des fraudes à la CAF a été évalué à 35 millions d’euros (60 millions d’opérations de contrôles pour 3 654 malversations constatées), celui des fraudes à l’Assedic à 41 millions d’euros (30 000 procédures engagées), et les actions anti-fraude de la Sécu - qui ne portent pas seulement sur les arrêts - lui ont permis d’économiser 200 millions d’euros en 2006 et 2007. Une casse limitée à 276 millions : on est loin du milliard des 200 "évadés"… encore plus loin des 40 milliards annuels !

En revanche, pour ce qui est des gros fraudeurs, soit ce que l’on peut appeler "la délinquance en col blanc" ; on rappellera que M. Nicolas Sarkozy, en 2004, alors ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, avait décidé de supprimer la rétribution des « aviseurs » (terme de la DGI pour « indics »). Orientation réaffirmée lors de sa visite en août 2007 à l’Université du Medef, lorsqu’il fustigeait les « lettres anonymes », avec un drôle de parallèle avec la période de l’Occupation… Selon le Syndicat national unifié des impôts, toujours en 2004, Nicolas Sarkozy a édicté une trentaine de règles tendant à « protéger » les contribuables, en fait à compliquer les contrôles, et à réduire les amendes des entreprises.

Depuis, il a prévu mieux : il a confié à Rachida Dati, comme promis au Medef, le projet d’une loi de "Dépénalisation du droit des affaires", pour lequel la ministre de la Justice a mis en place, le 4 octobre 2007, un groupe de travail, dont le rapport (rapport Coulon) a été rendu le 20 février 2008 ; Mme Dati s’engageant à "en reprendre la quasi-totalité des trente propositions" (créant ainsi, selon le Syndicat de la magistrature "de nouvelles citadelles d’impunité").

Enfin (et pour éviter de faire trop long), on notera la possibilité qu’avait, également, le gouvernement, de récupérer la part des 50 milliards d’euros annuels soustraits à l’Etat, par les 400 niches fiscales, et notamment celles profitant aux contribuables les plus aisés

Dette due à la privatisation de la monnaie, transfert des richesses salariales vers les richesses du capital, démantèlement du travail, impunité accordée à la délinquance en col blanc, démantèlement du système social, dégradation des salaires, privatisation du bien public : on voit que tout ceci est le résultat d’une politique libérale cohérente dûment assumée et appliquée par l’actuel gouvernement Sarkozy/Medef, au profit des puissances financières, et au détriment de la très grande majorité des citoyens.

A un moment où les excès catastrophiques de la totale dérégulation du marché global est remise en question, même par les tenants du libéralisme pur et dur (comme le signalait, dans un autre article, un lien donné par Zen), le petit autocrate de l’Elysée et sa clique de néocons à la française, eux, continuent à foncer droit dans le mur, persuadés d’avoir "gagné la bataille idéologique" (sic Fillon), fiers de leur entreprise de démolition et de transformation de la France en société anonyme, et de la mise à genoux de la très grande majorité du peuple français, au profit d’un système semant l’injustice, la misère, l’aggravation des inégalités, la précarisation de tout un peuple.

Jusqu’à quand et jusqu’où les citoyens français accepteront-ils de se laisser ainsi dépouiller de leurs richesses et de leurs droits ?

Jusqu’à quand l’Europe libérale de Barroso pourra-t-elle continuer sa casse sociale, en s’alignant sur un modèle libéral que tous les analystes compétents savent désormais définitivement nuisible ?

Quelles explosions va-t-il encore falloir : exodes massifs, émeutes de la faim, insurrections des peuples contre la pauvreté, la misère, guerres civiles ; pour qu’enfin, la voix de quelques sages soit entendue, et qu’une régulation vienne enfin mettre un terme définitif à cette mise à sac du monde, pour que soit définitivement mis fin à l’étranglement des 3/4 de la planète par la main invisible d’un marché semeur de mort ?

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L'Etat en faillite, ou la faillite d'une politique ?

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133 réactions à cet article    


  • sisyphe sisyphe 15 juillet 2008 10:32

    On notera, pour compléter le tableau, que les effets de cette politique sont probants :


    la croissance continue à être au dessous de la moyenne européenne
    (l’estimation haute pour cette année est de 1,7%)

    - Le déficit du commerce extérieur de la France s’est accru en mai à 4,738 milliards d’euros, un montant supérieur aux attentes, contre 3,739 milliards d’euros le mois précédent, selon des données corrigées (CVS/CJO) publiées ce mercredi par les Douanes.





    • sisyphe sisyphe 15 juillet 2008 10:37

      Par ailleurs, sur les effets de la mondialisation, on notera l’analyse de Patrick Artus ; "Le pire est à venir"

      Extrait :

      "Comment en sortir, s’interroge Artus  ? Il faudrait, préconise-t-il, remplacer les institutions internationales nées dans l’après guerre par de nouvelles organisations ayant en charge la régulation des «  biens publics mondiaux  » que sont l’environnement, la monnaie, les matières premières et les règes sociales.

      Perspective peu vraisemblable, à laquelle les états préfèreront sans doute les solutions individuelles, ou régionales. Dans ce cas, «  le pire est à venir  », conclut-il."



      • morice morice 15 juillet 2008 10:38

         Saisissant, merci pour cet article salutaire. 


        • sam turlupine sam turlupine 22 décembre 2010 16:32

          D’accord avec morice 


        • tvargentine.com lerma 15 juillet 2008 10:38

          La semaine passée vous avez manipulé les lecteurs en faisant croire que vous quittiez la France avec comme argument du genre anti-sarkozy primaire

          Aujourd’hui ,(vous n’etes donc pas parti !) vous recommencez à deverser vos flôts haineux d’arguments basic anti-sarkozy

          " le petit autocrate de l’Elysée et sa clique de néocons à la française"

          Vous n’avez aucune crédibilité à vous exprimer ainsi,car ce n’est pas une analyse c’est tout simplement de la haine,Monsieur le manipulateur qui n’a pas eu le courage de "quitter la France "


          • Zalka Zalka 15 juillet 2008 11:04

            Et en haine, tu t’y connais, mon coco.


          • kotodeuxmikoto kotodeuxmikoto 15 juillet 2008 12:10

            ferme,ta gueule !


          • kotodeuxmikoto kotodeuxmikoto 15 juillet 2008 18:41

            lerma,bien sur.


          • Belle lurette 15 juillet 2008 23:18

            pour lerma

            "les personnes insignifiantes aiment que leurs actes soient bruyants"
            Lao She

            cette pensée te va bien


          • Belle lurette 15 juillet 2008 23:36

            a sisyphe
            merci pour cette article sur la mainmise des richesses par des acteurs non productif Quelques fois j’aimerais lire des articles de presse sur l’économie, malheureusement je n’y comprend rien, celui ci est clair avec une explication simple sur les banques privées


          • Francis Francis 16 juillet 2008 19:47

            Quelle contre-argumentation saisissante, c’est bleuffant !


          • sisyphe sisyphe 15 juillet 2008 10:58

            Petite rectification : le tableau indiqué plus haut  ne fait évidemment pas état de la dette extérieure, mais du déficit budgétaire ( I apologize)..


            • Castor 15 juillet 2008 11:06

              bonjour,

              juste en passant...ça


            • sisyphe sisyphe 15 juillet 2008 11:13

              Merci pour la rectification : effectivement, envi, dans ce cas, ne prend pas d’e : mes excuses.


            • tvargentine.com lerma 15 juillet 2008 11:13

              Vous avez écrit un article la semaine passée en expliquant que vous quittiez la France

              QUESTION

              Pourquoi avez vous instrumentalisez un article sur ce sujet ?

              Qui vous donne les passes droits sur AGORAVOX pour diffuser des articles mensongers et manipulateurs ?

              Merci de répondre car il n’y a rien de pire sur un "journal citoyen" que savoir que vous écrivez des choses fausses !


              • sisyphe sisyphe 15 juillet 2008 11:21

                Mon brave Lerma, comme je l’ai déjà signalé dans un post précédent, où vous posiez la même question, je vous invite à relire le sujet auquel vous faites allusion : "Quitter la France" : où vous pourrez constater (si votre niveau d’intelligence vous le permêt) que je pose cette possibilité comme une opportunité, pour de nombreuses catégories de citoyens français, mais que je n’y évoque à aucun moment, MON propre départ.

                Ensuite, pour ce qui est de moi, je me réserve, effectivement, le fait d’effectuer ce choix, mais vous permettrez que j’en fixe moi-même les modalités et le moment, étant le seul décisionnaire à ce sujet.

                D’ici là, n’ayez aucune inquiétude, je ne manquerai pas une occasion de dénoncer la politique menée par votre kondukator chéri, et sa clique de néocons à la française.

                Maintenant, si vous avez d’autres commentaires à faire sur ce fil, concernant LE SUJET de l’article, vous êtes le bienvenu. Si  ce n’est que pour exprimer vos éternelles jérémiades plaintives contre les TSS, totalement hors sujet, n’exprimant que vos frustrations et votre servilité, je joindrai ma voix à celles de tous ceux qui vous le demandent sur tous les tons : LERMA, TA GUEULE !

                Votre obligé Sisyphe


              • kotodeuxmikoto kotodeuxmikoto 15 juillet 2008 12:12

                lerma,ta gueule !


              • RilaX RilaX 15 juillet 2008 14:01

                Lerma ... ta gueule !


              • ZEN ZEN 15 juillet 2008 11:24

                Excellent article , Sisyphe...

                Marx parlait de la baisse tendancielle du taut de profit , mais il n’avait pas envisagé la concentration du capital et la financiairisation déconnectée de l’économie réelle à ce point (quoique..)

                Bonne nouvelle : l’industrie de luxe fait un boom inédit . Jamais on n’avait autant vendu de yacht et de rollex..

                Certains libéraux ou ex-conseillers bancaires en arrivent à faire le même constat que toi (contre-feux ?)

                www.betapolitique.fr/Le-nouveau-mur-de-l-argent-Essai-01012.html


                • Olga Olga 15 juillet 2008 11:28

                  Tout cela est tellement vrai :
                  Les politiques mises en oeuvre sont de plus en plus libérales.
                  Les institutions financières privées créent la monnaie  à la place des états et produisent automatiquement la dette qui va avec la création de cette monnaie, sur le dos des peuples (qui se trouvent endettés à leur insu).
                  Tout est fait pour que les plus riches le deviennent encore plus (cadeaux fiscaux, dépenalisation du droit des affaires, privatisations...).
                  Les faibles revenus subissent tous les désagréments : inflation, cotisations en hausse, baisse de certains remboursements, stagnation des salaires, difficultés pour se loger, pour emprunter, etc.

                  Les pays à "tradition sociale", comme la France, sont en train de revenir en arrière, au profit d’une classe aisée. Et les pays émergents vont directement passer au modèle libéral, sans connaître le modèle "social" qui aura bientôt disparu. Si on ajoute au tableau, la crise alimentaire, énergétique et climatique, il faut s’attendre à des lendemains difficiles...


                  • ZEN ZEN 15 juillet 2008 11:29

                    J’ai bien aimé cette analyse


                      • NWN NWN 15 juillet 2008 11:32

                        Excelent article qui éclaire les intérets de l’anti-libéralisme, et qui nous amène au bord du complot mondial sous-jacent avec lequel vous auriez pu faire le lien .....

                        Car comment croire que ces hommes si intelligents, ne savent pas ce que vous dénoncer ?

                        L’article est assez élloquant pour ne pas être obligé de l’illustrer en parlant de Sarkosy, qui certe n’est qu’un pion dans ce jeu, et rend de fait tout jugement à son encontre, primaire effectivement !

                        Vous pouviez éviter également l’aspect personnel, qui se rajoutant a l’illustration primaire, reste la seule chose sur laquelle peuvent s’arquebouter les adorateurs propangandistes .

                        Un petit détail à penser dans un prochain article qui sera parfait .
                        Que l’évidence soit totale

                        je sais ! c’est pas facile, mais le combat a bien lieu au-delà de Sarkosy .


                        • JL JL 15 juillet 2008 11:57

                          Ce commentaitre de NWN est sybillin à souhait, et j’aimerais que ceux qui le plussent m’expliquent ce qu’ils y ont cru comprendre !


                        • RilaX RilaX 15 juillet 2008 14:29

                          De ce commentaire, j’ai compris que cette crise mondiale etait prévisible et prévu.
                          Qu’il n’etait nul besoin d’y parler de Sarkosy, qui n’etant qu’un pion sur l’echiquier géant du monde, ne fait que donner du grain a moudre aux adorateurs du petit sus-cité, et permet aux instigateurs de cette crise prévu un joli bouclier.

                          Je suis pas tres fan des theorie du complot en général, mais il faut bien avouer que cette crise avait été prévu de longue date, et que tout a été fait pour l’amplifier plutot que pour la maitriser. Ca me fait me poser des questions.


                        • Vincent Perrier-Trudov Vincent Perrier-Trudov 15 juillet 2008 11:34

                          Encore un article pétri de contre-sens économiques. Vous feriez mieux de lire ceci


                          • Olga Olga 15 juillet 2008 11:42

                            Vincent

                            Je me permets de recopier une partie du commentaire de RST qui vous a répondu sur votre blog :

                            " Comme l’a dit H.Ford : “Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin ”
                            Comme je le dis dans le billet (que vous n’avez pas lu, je pense) référencé dans mon premier commentaire : “l’urgence, la seule et unique urgence aujourd’hui est de rendre à l’Etat, ce pouvoir de création monétaire que nos dirigeants ont abandonné aux banquiers” ".



                          • Gilles Gilles 15 juillet 2008 11:57

                            Vincent

                            "Encore un article pétri de contre-sens économiques
                            "

                            je suis allez voir ce blog Nouveau Centre....un constat, des encouragements mais aucune analyse qu’elle quelle soit.

                            Encore un qui veut faire son entrée en politique......politicienne

                            Alors monsieur, SVP, critiquez utilement, répondez par une analyse....


                          • Vincent Perrier-Trudov Vincent Perrier-Trudov 15 juillet 2008 16:25

                            Cela fait le x-ième article que je vois ici sur le mode "La dette c’est de la faute de la création monétaire par les banques". Il y a un moment où le matraquage doit cesser.

                            C’est faux, complètement-archi-faux.

                            La dette, c’est la somme des emprunts dus aux déficits successifs depuis 30. Point à la ligne.

                            Je n’avais pas beaucoup de temps pour répondre, donc j’ai fait un lien vers mon article sur le sujet de la dette, et si vous aviez lu les débats avec RST dans les commentaires, vous verriez qu’il y a des arguments de chaque côté.

                            J’attends d’ailleurs sa réponse cette semaine sur la question de la valeur d’une monnaie.

                            Tant que l’on n’aura pas appris à prévoir et réaliser des budgets en équilibre, on ne s’en sortira pas. Dire que si l’Etat est en déficit ce n’est pas pareil ce n’est pas grave est un mensonge éhonté.

                            Parce qu’il y a toujours quelqu’un pour payer la facture, on le voit avec les subprimes. Lorsque la dette augmentait sous Jospin, sous le seul prétexte que le PIB augmentait plus vite, on entendait "la dette baisse"

                            C’est faux ! La dette continuait à augmenter, et au lieu de profiter de ce moment favorable pour mettre faire des budgets équilibrés ou excédentaire, on continuait à faire du déficit.

                            Et tout le monde en coeur se réjouissait de "La Cagnotte" !!! "Comment va-t-on dépenser la Cagnotte ?" "Qui va profiter de la Cagnotte ?" "Il faut redistribuer la Cagnotte" Que n’a-t-on pas entendu à cette époque.

                            Franchement, quand je vois ça, j’ai l’impression qu’on est vraiment des Shaddocks...


                          • sisyphe sisyphe 15 juillet 2008 16:47

                            par Vincent Perrier-Trudov (IP:xxx.x06.120.8) le 15 juillet 2008 à 16H25

                             
                            La dette c’est de la faute de la création monétaire par les banques".

                            C’est faux, complètement-archi-faux.

                            La dette, c’est la somme des emprunts dus aux déficits successifs depuis 30. Point à la ligne

                            C’est vous qui avez tout faux.
                            Si ces emprunts avaient été faits à des organismes non-privés, sans taux d’usurier, la dette serait des dizaines de fois moins importante ; c’est une évidence que vous ne pourrez pas réfuter.

                            D’autre part, je vous trouve assez gonflé de parler de la dette sous Jospin, puisque chacun peut constater, dans le tableau que j’ai publié, que ça a été la période où elle a le moins augmenté.

                            Si vous voulez argumenter, revoyez votre copie et vos chiffres.

                          • ronchonaire 15 juillet 2008 17:03

                            Effectivement, c’est la période où elle a le moins augmenté...mais elle a augmenté quand même, avec des taux de croissance du PIB à 4% par an ! Et comme le rappelle Vincent Perrier-Trudov, cela n’a pas empêché Jospin de présenter, chaque année, un déficit budgétaire. Ne pas être foutu d’équilibrer son budget dans un tel contexte macroéconomique, ce n’est plus de l’incompétence, c’est carrément du sabordage.


                          • Fred 15 juillet 2008 17:46

                            En passant on rappelera que c’estJospin qui a le record en termes de privatisation pour réduire la dette, privatisations que l’on critique à tout va aujourd’hui (notamment les fameuses autoroutes dont les privatisations ont commencé sous le gouvernement jospin).

                            Les 35h aussi ne sont entrées en vigueur qu’en 2000 pour les entreprises donc les 16 milliards de réduction de charges ne sont entrées qu’en 2001 dans les budgets, on remarque d’ailleurs que la dernière année du gouvernement Jospin l’endettement est reparti à la hausse.

                            Après effectivement Jospin a su gérer la croissance mondiale un peu mieux que les autres gouvernements.


                          • masuyer masuyer 19 juillet 2008 12:28

                            Euh pour la dette et ceux qui aiment les comparaisons Etat/entreprises.

                            L’Etat doit-il établir son budget prévisionnel en tenant compte des impayés ?


                          • JPL 20 juillet 2008 14:10

                            A Vincent Perrier-Trudov 

                            1) le procédé qui consiste à diriger les gens vers votre blog, pour faire votre marketing politique, au lieu de répondre sur le fil par des commentaires factuels et argumentés n’est pas pas correct voire malhonnête. Soit vous avez le temps et écrivez, soit vous vous abstenez. Au demeurant vous semblez avoir du temps à consacrer à la fois sur ce fil et sur votre blog qui fait
                            en plusieurs occasions une promotion assez servile de M Sarkozy. Je doute donc que le temps vous ait tant manqué au départ, qui plus est en semaine et pendant les heures de travail. 

                            2) Vous mettez spécifiquement en cause le gouvernement de M. Jospin concernant l’accroissement de la dette. C’est la encore malhonnête (et - puisque vous osez parler de matraquage - il y a un vrai matraquage de la droite depuis quelques années là-dessus, auquel en bon petit politicien, de droite, vous joignez votre voix sans plus de réflexion ni d’apport) :
                             - d’abord parce que les périodes de plus fort accroissement historique de la dette ont eu lieu avec des gouvernements de de droite  (et M Sarkozy était le ministre du budget dans le cas du record historique : 1993 - 1995), cela mériterait d’être discuté non ?
                             - ensuite parce qu’il ne suffit de pas de dire que M Jospin aurait dû profiter de la croissance (quand même pas comparable à celle des trente glorieuses...) pour réduire la dette tout en exonérant les gouvernements qui lui ont succédé de ne pas l’avoir fait ou au moins de ne pas avoir accrû la dette, alors que le différentiel de croissance annuelle d’avec les années du gouvernement Jospin est de 1% en ordre de grandeur. Pourquoi ont-ils fortement augmenté la dette au lieu de la réduire ?

                            - et enfin parce que, cela a été soulevé par biens des analyses, la croissance française a été meilleure que celle des ses partenaires de la zone euro pendant le gouvernement Jospin : dit autrement la politique suivie n’a pas diminué la dette mais cela a aussi eu pour effet de gonfler notabement la croissance. On peut être ou non d’accord avec l’abritrage retenu à l’époque, mais certainement pas comme beaucoup de petit perroquets de droite clamer que M. Jospin a bénéficié d’une croissance entièrement venue d’ailleurs et n’a pas su en tirer parti.

                            3) concernant l’argument relatif à la dette publique vous êtes confondant dans votre absence de remise en cause de dogmes, dans votre absence de curiosité intellectuelle.
                            On peut contester l’idée qu’il aurait fallu ou non maintenir la possibilité de financer l’état par création de monnaie (au détriment de la valeur de cette monnaie).
                            Mais on ne peut certainement pas contester le fait que ce mode d’absorption de déficits induit une dette publique qui n’est pas alourdie d’intérêts perçus par des banques privées, sachant que l’on parle là de montants considérables au regard du déficit des comptes de l’état. Comme le disait le rapport Pébereau, le paiement des intérêt de la dette (totale) consomme davantage que le produit de l’impôt sur le revenu.
                            Cela mérite d’être discuté, les choix politiques sont aussi là. Je ne suis pas favorable à cette option, mais votre réponse n’en est franchement pas une.


                          • tvargentine.com lerma 15 juillet 2008 11:36

                            Jamais un journal en France sur le net ou en papier n’accepterait d’accorder encore sa "confiance" à un rédacteur qui manipule les lecteurs en instrumentalisant des peurs ou en surfant sur le TSS d’une partie de l’extrème gauche (comme cherche aussi à le faire Ségolène Royal)

                            C’est une honte pour AGORAVOX ,quand à votre réponse elle démontre bien que vous n’avez pas beaucoup de respect pour l’information et les personnes qui n’approuvent pas vos manipulations visant à faire peur en France


                            • Olga Olga 15 juillet 2008 11:54

                              Lerma

                              S’il y a un camp qui cherche constamment à manipuler l’opinion en jouant sur les peurs, c’est à l’évidence le vôtre. La quasi totalité des médias joue le jeu de votre camp et ce n’est que justice d’avoir des avis différents sur un site comme Agoravox. Qui vous permet également de vous exprimer, malgré votre TSS (Tout Sauf Ségolène) incessant et souvent hors de propos...


                            • K K 20 juillet 2008 16:26

                              c’est certain que la presse refuserait de passer un article qui s’éloigne des pensées du président : tous les journaux appartiennet à ses amis ou presque


                            • JL JL 15 juillet 2008 11:49

                              Merci Sysiphe pour cette réflexion et ces infos.

                              Je voudrais soulever une question au sujet de cette phrase : ""Dans cette réforme, en 1973, ce qui nous intéresse particulièrement , est l’interdiction pour la banque de France de prêter de l’argent à l’Etat ou tout organisme public.""

                              Cette interdiction n’est-elle pas un corollaire à la privatisation de la monnaie ? En effet, que se passerait-il s’il n’en était pas ainsi ? Que se passerait-il si l’Etat pouvait emprunter auprès de la BDF ? Je n’ai pas de réponse, mais il me semble que cette question mérite réflexion.


                              • ZEN ZEN 15 juillet 2008 11:59

                                Inutile de d’acharner sur Lerma, qui n’a d’existence que fictive
                                C’est un robot élyséen , maladroit, mais obéissant...


                              • boby 15 juillet 2008 12:33

                                pour se faire une idée , demander la contribution de Filloche au congrès du PS

                                urgence .

                                redistribuer les richesses

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