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Accueil du site > Actualités > Economie > L’Etat français en faillite : la spécificité française (...)

L’Etat français en faillite : la spécificité française (IV)

La France vient de franchir le seuil fatidique de 1700 milliards d’euros d’endettement : elle est en faillite, sinon aujourd’hui, demain, inexorablement.

Cette série d’articles vise à démontrer la spécificité de la dette française quant au cumul de la dette avec l’impôt (I), quant au volume hors contrôle de la dette (II), quant à la structure insoluble de la dette (III) et enfin quant à la philosophie de la dette (IV) qui sont les quatre raisons de son impossible apurement

IV LA PHILOSOPHIE DE LA DETTE

Qu’est ce que la philosophie de la dette ?

Dans un premier article, il a été soutenu que la dette, pour être cumulée avec des taux d’imposition a maxima, était devenu un brasier hors contrôle. Dans un deuxième article que ce brasier avait une croissance exponentielle. Dans un troisième article, que ce brasier était définitif à cause de la persistance des handicaps organisationnels d’un État obèse et de l’addiction de la classe politique au recours au prêt.

Où est la philosophie dans tout cela ?

Partout.

Et où est "la spécificité" française de "sa philosophie" ?

Juste dans une toute petite différence de lectureA mais qui fait toute la différence.

La philosophie de notre enrichissement et de notre endettement.

Lorsque la dette devient un brasier, c’est la moindre des choses que de s’interroger sur ses causes et les mécanismes qui l’ont faite s’enflammer, et au-delà, sur les valeurs morales et les paradigmes idéologiques qui l’ont provoquée. Ou alors, disons tout de suite que la dette ne nous intéresse pas, préférant ainsi en mourir demain que de la combattre dès aujourd’hui.

La philosophie de la dette ne rappelle qu’une seule chose : quand on est malade on se soigne.

C’est ce qu’essayent avec courage les U.S.A. avec la Commission Angelides et c’est évidemment sur AGORA VOX que vous en trouverez le compte rendu le plus détaillé, intelligent et constructif qu’il ait pu en être fait jusqu’ici sous la brillantissime plume de notre incomparable Cheminade http://www.agoravox.fr/tribune-libr...

Lequel, avec la rigueur et l’humour qu’on lui connait, n’a pas oublié, par comparaison, de donner un petit coup de patte mérité à la commission d’ enquête de l’Assemblée nationale sur le même sujet, qualifiant son rapport de "grisâtre", une litote polie pour dire que l’Assemblée, par solidarité corporatiste avec ses ainés, nous avait encore gratifié d’un pavé illisible, un non rapport, sur une dette phénoménale provoquée par leur incurie, soit l’examen le plus complet des non causes d’une dette que l’on ne veut pas voir, non plus que de ses mécanismes, qu’il ne faut surtout pas comprendre, sauf à prendre le parti de reconnaitre trente ans de ses propres fautes.

Lisons bien Cheminade.

La philosophie de la dette depuis Cro-Magnon était assez simple, quoique théorisée bien après sa naissance : elle est l’inverse de la philosophie de l’enrichissement

La philosophie de l’enrichissement c’est :

1 : Le Travail est source de toute richesse 2 : Car c’est lui qui créé l’Épargne. 3 : C’est l’épargne qui finance le Capital. 4 : Et c’est le Capital qui finance et permet le Travail.

Vous pouvez discuter de l’organisation collective (les Mayas) ou non du travail (le libéralisme). Des titulaires sociologiques de l’épargne (Les Laboratores sous l’Ancien régime, les bourgeois au XIXe siècle ; non il y a une différence…et pas à l’honneur de la république).

Vous pouvez, par une politique de taxation ou non de l’épargne inerte, celle thésaurisée, la diriger ou non vers son objet, le capital d’entreprise (taxation des transactions sur l’or).

Vous pouvez à la rigueur discuter du contenu et du périmètre entrepreneurial ou non du capital, en partie ou presque totalité. Vous pouvez même discuter de la propriété collective ou non de ce capital selon que vous estimez que ce mode d’organisation et de répartition serait le plus à même de servir le travail (Union soviétique, politique de la NEP).

Vous pouvez entre ces trois notions inventer toutes les notions intermédiaires, dirigistes ou non, qui vous paraitront les mieux à même de servir le cycle "Travail Épargne Capital Travail" (capitalisme d’État de Colbert, interventionnisme de Roosevelt, politique keynésienne de relance etc.)

Mais vous ne pouvez pas, de l’extrême droite à l’extrême gauche, remettre en cause cette trilogie, la Sainte trinité de l’Économie, qui se réduit à cet aphorisme :

Le Travail pourrait encore tout sans le Capital. Alors que le Capital ne peut rien sans le Travail et l’Epargne.

Aboutissant à cette Valeur unique : Le Travail, source de toutes richesses.

La philosophie de l’endettement.

L’histoire dira que lorsque les trente glorieuses furent épuisées, soit après la crise pétrolière, nous sommes rentrés dans une période de saturation progressive des marchés contre laquelle nous avons lutté à force d’innovations technologiques, de conquêtes de marchés extérieurs, de relance de la consomation, de concentrations capitalistiques. Mais toujours à un coût croissant pour une baisse tendancielle du taux de profit.

L’idée germa alors que si nous pouvions disposer d’une masse monétaire inépuisable ce kérosène dans le carburateur ferait immanquablement repartir le moteur. L’idée était très simple et apparemment judicieuse :

- depuis 1933, aux États-Unis, la loi Glass-Steegall avait interdit, par prudence et parce que chat échaudé craint l’eau, que les banques de dépôt (qui ont les sous) fassent le métier des banques d’affaires (qui ont le savoir faire de la spéculation). Et réciproquement, que les banques d’affaires fassent et utilisent des prêts c’est-à-dire le métier des banques de dépôt. Un apartheid professionnel pour que tout le monde vive en paix. Tout le monde s’en était satisfait aussi longtemps que chacun trouvât suffisamment d’herbe bien grasse dans son champ. http://www.une-opinion.com/?p=136

- Mais lorsque les marchés commencèrent à saturer de partout, peut-être par keynésianisme mal compris, ou appât du gain, on fit sauter l’interdiction : les banques de dépôt eurent le droit de faire le métier des banques d’affaires et les banques d’affaires de faire celui des banques de dépôt. En termes plus clairs : on mettrait de la spéculation jusque dans les prêts (les subprimes) et des prêts dans la spéculation (les effets de leviers). Mieux : on permettrait à toutes les banques de faire tous les métiers de banques, et à tous de spéculer.

Ce qui revenait à dire qu’on mettrait artificiellement une exponentielle à tous les métiers et les amateurismes de la finance.

Eh bien, d’un point de vue financier, ça a très bien fonctionné et pour vous en convaincre il suffit de reporter un œil sur les cours de bourse de la période, l’abolition de la séparation étanche entre métiers de dépôt et métiers de spéculation datant de la présidence Clinton en 1999 :

Vous voyez bien la saga internet à partir de 1995 sur un CAC 40 à 2000 pts. puis la flambée des cours en 1999 avec l’abolition de la loi Glass-Steegall à 4500 pts et le sommet à 6600 pts en un temps record. L’effondrement des cours. jusqu’à 2650 pts ; La remontée jusqu’à 6000 en 2008 ; puis la nouvelle crise...Moralité : la bourse exagère tout mais finit toujours par vous dire la vérité

Que retenir de l’abolition de la loi Glass ? D’un point de vue économique et social il faut dire que ce fut une erreur tragique puisque cette réforme a plus sûrement cassé l’outil et les emplois que la simple mondialisation.

Surtout, du point de vue idéologique l’abolition a substitué une société où la sainte trinité était de tout temps :

Travail-Epargne-Capital

En société aux valeurs inverses :

Oisiveté- Spéculation- Endettement.

Il fallait spéculer pour gagner plus facilement de l’argent, puisque le travail était de plus en plus difficile et de moins en moins bien rémunéré ; pour spéculer il fallait s’endetter et utiliser les effets de levier indispensables à la spéculation, jusqu’à cinq, pour les professionnels dix fois la mise. Des quantités pharaoniques de kérosène ont été ainsi injectées sur tous les marchés. Même immobiliers. Tout a été financiarisé. Une économie de bilans. A partir de là, il ne servait plus à rien de travailler ou faire travailler : trop de soucis, pas assez rémunérateur ; sous traitons plutôt aux Chinois, moins chers ; et spéculons : à outrance.

Voilà : le moteur a lâché.

Et nous n’avons pas fini de nous en apercevoir.

Le travail, en même temps que la civilisation, a ainsi changé d’océan : il est passé de l’Atlantique au pacifique.

Car quels sont ceux qui ont tiré les marrons du feu de cette bérézina de l’économie occidentale ?

Les Chinois, l’Asie. Seulement eux.

Pour une raison parfaitement logique, une démonstration in situ de la véracité de la thèse : ils sont restés fidèles à la Trinité idéologique de l’Économie bien qu’il leur en coûtât car il leur en coûta : au moins les efforts pour y parvenir ( le "coûtât, coûta" je l’ai fait exprès c’est pour Cheminade qui se plaint de l’appauvrissement de la grammaire et du vocabulaire en France : on ne parlerait plus que "koi-koi" couramment) :

Travail-Épargne-capital.

Vous croyez que les hérauts de la spéculation sont riches ? Ils sont ruinés. De General Motors à la City Bank. Vous pensez que la B.N.P., la Société générale sont saines ? Elles sont vermoulues.

Pour avoir mis de la spéculation, de l’endettement, et donc de l’oisiveté partout, jusqu’à subventionner cette dernière pour s’en excuser, nos sociétés sont au dernier stade de la tuberculose de leur endettement.

Quand Bush, Ouistiti ou Strauss-Kahn vous disent "la croissance de demain épongera le prêt d’aujourd’hui" ils spéculent encore sur demain et vous endettent toujours depuis hier.

Ne les croyez jamais ; ces faux prophètes de la prospérité nous tuent en même temps qu’ils se ruinent.

La spécificité française.

Vous vous rendez-compte : il va falloir tout reconstruire, rapatrier nos usines, rembourser nos prêts. Un chantier de trente ans de sueur pour dix ans d’illusions.

Et du côté français,en plus, trente ans d’atermoiements.

Car il y a une petite différence entre les Français et les Américains. Pas de vertu, loin s’en faut. Ou pas à notre avantage.

Mais de départ et d’ordre de lecture.

Dans le cycle proprement démoniaque, l’inverse de notre idéal civilisationnel :

Oisiveté-Spéculation-Endettement,

Les Américains ont commencé leur lecture à "Spéculation" ; donc ils se sont endettés ; donc ils ont abandonné la valeur travail. Mais dans ce schéma, il faut le relever, "l’Oisiveté" n’est pas une vertu proclamée mais une simple conséquence subie.

Sans doute regrettée.

Ce qui veut dire que chez les Américains, in fine, le Travail est resté une valeur. leur valeur. Malgré leurs spéculations outrancières

Sans doute ce qui les sauvera et tous ceux qui les imiteront.

Les Français n’ont pas cette chance. Ils ont commencé leur lecture des valeurs inversés, bien avant les Américains, et n’ont pas fait porter le centre de gravité de leur erreur sur la Spéculation mais sur l’Oisiveté qui, chez eux, plus tôt et plus fortement que tout autre en occident, a été organisée et financée comme une Vertu.

Un dogme.

Cause philosophique unique de tous leurs endettements.

Partout : de l’école (abandon des notations) à l’entreprise (les 35 heures, la retraite anticipée ou obligatoire). Le tout gratuit pour tous (A.M.E) ; la médiocrité, l’abandon est assistée, excusée, subventionnée, encouragée.

Les vernis idéologiques, d’ailleurs contradictoires, qu’il fallut passer sur les réformes pour les justifier n’ont aucun intérêt : outre qu’elles sont évidemment fausses, en plus de se contredire, le fait est que vous pourrez justifier comme il vous plaira l’oisiveté puisqu’une fois installée, elle est.Tout simplement.

Infiltrée partout. Partout chez elle.

Une maladie sanguine du corps social..

C’est pour la financer que nous sommes endettés et pour rembourser nos prêts que nous sommes initiés à la spéculation : une lecture en sens inverse d’une trinité inversé.

Un comble.

Ca sauvera peut-être la B.N.P. de la faillite.

Mas pas la France de l’endettement.

Lui, l’endettement, ira en empirant, aussi longtemps que nous idolâtrons l’Oisiveté.

La société d’assistés.

A commencer par nos politiques.

Mais bien sûr qu’ils ne produisent plus rien et ne sont plus qu’attachés à leurs protections d’assistés.

Les premiers et les plus assistés avant tous.

Depuis toujours.

Puisqu’ils n’ont promu l’oisiveté pour leurs électeurs que pour mieux se la garantir à eux-mêmes.

N’est-il pas ?

La spécificité de la philosophie de la dette française : définitivement insoluble…

François DESVIGNES


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24 réactions à cet article    


  • ali8 12 mars 2011 12:50

    le travail vous y croyez ??!!

    travaillez plus pour gagner plus vous y croyez ??

    après toutes les augmentations pour réduire la dette constituée par nos dirigeant et pour gagner moins les Mutuelles Maladie vous informent de nlles augmentations telles que la création d’impôts sur les cotisations des adhérents, la baisse prochaine de 35 à 30% des remboursements des vignettes bleues et de 65 à 60% celui des dispositifs médicaux ; et lac contribution grippe H1N1 ; car un ministre est responsable et non coupable donc fait payer aux autres ses conneries

    je m’engage à voter pour Marine Le Pen au 1er et au 2ème tour, car il faut virer ces UMPPS et le seul moyen pour en finir eh bien c’est le FN smiley


    • xray 13 mars 2011 11:20


      Le capital de la dette publique 

      Vos chers élus se moquent bien de vous. Ils ont bien raison. 
      Certains vous le disent :  « Vous êtes des cons ». 
      Les élus ne sont que des marionnettes d’un grand guignol. 
      Le pouvoir est dans les mains de ceux qui contrôlent le capital de la Dette publique. (Pour la France, six fois le budget net de l’État.) 

      Le « capital de la Dette publique » est entre les mains de gens qui vivent de la misère qu’ils produisent et qui gagne à pourrir la vie du plus grand nombre. C’est de cette façon que ce capital s’est construit. (Misères et maladies) 

      Le capital de la Dette publique est entre les mains de ceux qui bénéficient de la loi 1905. La loi 1905 défiscalise les immenses revenus des « curés ». 


      L’EUROPE des CURÉS 
      http://mondehypocrite.midiblogs.com 

      Le bourbier européen 
      http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com 

      Se sortir de l’Europe ! Et, vite ! 
      http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2010/06/30/se-sortir-de-l-europe-et-vite.html 



    • Ouallonsnous ? 13 mars 2011 14:32

      Vous oubliez Ali8 que ces UMPPS, il faut les nommez des UMPSFN car ce sont les mêmes !


    • francois DESVIGNES francois DESVIGNES 12 mars 2011 13:04

      Voilà bien dit !

      Vive Marine, c’est un royaliste qui vous le dit !

      Pourquoi ? because elle pense comme nous elle. Et elle fait pas la grimace dégoutée quand elle nous regarde.

      Moi je l’aime bien parce qu’elle est pas hautaine .

      une brave fifille.

      N’empeche que pour éponger la dette (c’était le sujet de l’article) va falloir changer de clé de sol et se remettre au turbin : en commençant par virer tous ces cons qui vous ont foutu dans la merde.

      Et c’est là qu je vous rejoins avec Marinette adorée.

      PS : faut la surveiller quand meme. Pas sur qu’elle soit bien entouré. Son père. un peu gâteux et quelques gros bras......

       


      • foufouille foufouille 12 mars 2011 13:55

        1 : Le Travail est source de toute richesse 2 : Car c’est lui qui créé l’Épargne. 3 : C’est l’épargne qui finance le Capital. 4 qui est multiplie par 12 : Et c’est le Capital qui ne finance pas le Travail.

        le bankster qui prete de l’argent fictif est donc pas responsable
        le petit vieux qui se fait arnaquer par le VRP, est aussi responsable


        • Robert GIL ROBERT GIL 12 mars 2011 13:56

          Pour comprendre la dette voici un petit article tout simple....mais que l’on ne vous dira pas sur TF1 ou les autres medias :

          http://2ccr.unblog.fr/2010/10/16/la-dette-de-la-france/


          • cathy30 cathy30 12 mars 2011 14:10

            Bonjour M. Devignes
            après avoir lu cet article sur l’oisiveté (j’ai bien failli m’endormir du coup) je vais aller faire une petite siestounette, fin de semaine oblige.


            • francois DESVIGNES francois DESVIGNES 13 mars 2011 03:40

              Faites votre sieste Cathy, je vous en prie.

              Ce la vous ressemble si bien.


            •  C BARRATIER C BARRATIER 12 mars 2011 15:51

              C’est du Cheminade...hélas.
              Mais on fait sans lui, heureusement
              USA ? L’exemple à ne pas donner.Dette + dette, même la Grèce ne fait pas pire ! Mais la Grèce avec sa dette n’a pas fait de porte avions.....Elle ne peut rien imposer.
              Sarko/cheminade/ et tous les libéraux : à genoux devant les USA


              • titi 12 mars 2011 21:27

                « Grèce avec sa dette n’a pas fait de porte avions.....Elle ne peut rien imposer. »
                Merci de rappeler cette réalité.


              • Le péripate Le péripate 12 mars 2011 22:06

                Tout à fait d’accord avec votre philosophie de l’enrichissement. Par contre, amha, avec Cheminade et trop d’importance accordée au Glass steagal Act, vous vous égarez quelque peu.

                Permettez moi de vous suggérer une piste... monarchiste.

                L’homme politique, en régime démocratique, n’est pas propriétaire de l’État, c’est une chose qui lui est confiée provisoirement et en alternance avec des concurrents, mais dont le capital lui échappera toujours. Hélas il est presque normal que l’on néglige ce dont on n’est pas responsable. C’est la tragédie des biens communs.

                Dès lors que l’augmentation des taxes et impôts rencontrent une limite, non celle de Laffer, mais bien celle de la réélection, la dette est la solution de l’irresponsabilité engendrée par la démocratie.

                Si j’étais monarchiste, c’est ce que je dirais.


                • francois DESVIGNES francois DESVIGNES 13 mars 2011 03:38

                  Si ce que vous dites est vrai, les rois ne se seraient pas endettés puisque non dépendants de l’élection

                  Or ils se sont endettés principalement d’ailleurs pour financer des conflits. Ou leur osiveté.

                  Concernant le financement de leur oisiveté, Louis XVI avait raison en bon royaliste (notion que je vous recommande distinguer de la monarchie) de reprocher à son frère le futur Charles X de toujours faire dépendre ses pensions de ses besoins et non de caler ses besoins sur le montant de ses pensions.

                  Ce que j’aurais donc à notre meilleur roi, Louis XVI est ceci : son frère trouvait normal d’endetter l’Etat pour ses pensions qui à ses yeux devaient toujours être plus importantes que ses besoins pourtant insqtiqbles car il n’entendait pas travailler c’est à dire d’une manière ou d’une autre mériter ses pensions.

                  La classe politique,les medias, ces nouveaux ordres privilégiés de la république fonctionennt sur ce modèle encore plus quand ils se prétendent républicains et encore plus quand ils se prétendent de gauche ; avac cet avantage sur Charles X que ce dernier n’avait pas osé théoriser pour la justifier sa paresse autant que sa gloutonnerie alord que nos politiques si : en nous présentant comme vrai ce qui est faux que l’oisiveté créérait richesse et liberté alors qu’elle n’est que la porte ouverte à l’esclavage.

                  Ce pourquoi je en déespère qu’un jour, vous dont l’honnêteté intellectuelle n’est pas douteuse, vous redeveniez un jour royaliste.

                  A défaut de devenir monarchiste.

                  Ce que ni nos rois ni notre peuple n’ont jamais été : nous n’avons jamais été pour le pouvoir d’un seul contre tous car nos rois travaillant en leur Conseil, ont toujours travaillé avec le peuple.

                  Sarko, ceux qui l’ont précédé et ceux qui le suivront : jamais.


                • Le péripate Le péripate 13 mars 2011 08:23

                  J’avoue mon ignorance en ce qui concerne la distinction royaliste versus monarchiste.

                  Cependant, je voulais simplement dire qu’un roi endetté se mettait lui- même ainsi que ses héritiers en mauvaise posture, à la différence de l’avocat ou du fonctionnaire qui retourneront sans dommage à leurs activités à la fin de leur mandat quelques aient été leurs erreurs.

                  Mais à vrai dire la question de l’origine du pouvoir est secondaire par rapport à la question de sa limitation.


                • COVADONGA722 COVADONGA722 13 mars 2011 08:28

                  la seule monarchie supportable est celle qui est tempérée par le regicide !


                • raoul coutant 13 mars 2011 01:31

                  Quel toupet  !
                  Tenter d’étaler le maximum de citation d’économistes pour faire croire que son idéologie est une science économique rigoureuse et incontestable !
                  Alors que, par définition même, l’économie est soumise aux aléas du comportement imprévisible (et intelligent...) des acteurs que nous sommes tous... Et, particulièrement quand on parle de dette.
                  La dette n’est-elle la preuve de ce que quelqu’un me fait confiance ? La preuve de ce que j’ai été (et que je suis toujours) crédible ?

                  Et à notre petite échelle française, si nous revenions à démocratiser l’accès au crédit, pour redonner à chacun un minimum de crédibilité ??
                  Donner à chacun sa « carte vitale de crédit » ?
                  Allez sur ce site de doux jeunes économistes français :

                  http://nous-utiles-et-solidaires.blog4ever.com/blog/lirarticle-294976-11...

                  L’accès au crédit pour les individus ou les petits entrepreneurs doit être comme l’accès aux soins : ce n’est pas parce que vous avez accès aux soins que vous n’avez pas le droit de mourir...
                  Ainsi les banquiers prêteront à taux zéro aux individus petits entrepreneurs et s’ils se plantent, c’est pas grave, c’est comme tomber malade après être aller voir un médecin (gratuitement..).
                  • - inscrire l’accès au crédit (= la crédibilité ! ) comme une des branches de la sécurité sociale avec une « carte vitale de crédit » donnée à chacun, et le remboursement des « soins financiers » donnés aux individus ou aux petits entrepreneurs par certains « médecins-banquiers » conventionnés... Le recours à des "médecin-banquiers spécialistes passant par la consultation préalable d’un « médecin-banquier » spécialiste !

                  ET n’allez pas me dire que ces jeunes économistes ne sont pas sérieux !!!


                  • JL JL 13 mars 2011 09:13

                    Les créanciers versent à flot continu des larmes de crocodiles sur une charge de la dette qui n’est rien d’autre qu’un tribut qui leur est versé ! Allez comprendre !

                    En somme, ils voudraient une chose et son contraire.

                    Les cons ça ose tout, c’est bien connu.


                    • francois DESVIGNES francois DESVIGNES 13 mars 2011 09:43

                      Comme vous dites


                    • JL JL 13 mars 2011 09:20

                      Je voudrais bien que l’équipe Agoravox m’explique pourquoi on publie ici les articles d’un « royaliste exilé en Malaisie » qui expose des propos limites entre la confusion mentale et l’ultralibéralisme le plus délirant, des articles que n’oserait pas publier le site de Démocratie libérale de peurs de se dicréditer auprès de ses fidèles.

                      Ces articles sont des chevaux de Troie destinés à pourrir les sites ennemis, et Avox en les publiant, se fait doublement l’hôte d’un diner de cons il organise et est le con invité !

                      Désolé !


                      • francois DESVIGNES francois DESVIGNES 13 mars 2011 09:47

                        Vous tournez en orbite comme aurait dit Audiard ?

                        Ou vous êtes surmené ?

                        Car je ne vois pas ce que vous auriez à reprocher à Agora vox qui n’a fait que permettre la publication d’articles plébicités par les modérateurs, courtoisie et intelligence que je cherche encore chez vous.


                      • JL JL 13 mars 2011 10:09

                        D’intelligence vous en feriez preuve en ne mélangeant pas les genres : l’animosité et l’intelligence ne sont pas incompatibles. En revanche, votre dépit ne vous rend pas intelligent.


                      • DG. DG. 14 mars 2011 10:17

                        très bon article mais pourquoi n’avoir pas commencer par celui-ci !!

                        je vous remercie aussi de m’avoir donner raison, implicitement, quand vous écrivez, dans votre commentaire plus haut :
                        "Concernant le financement de leur oisiveté, Louis XVI avait raison en bon royaliste (notion que je vous recommande distinguer de la monarchie) de reprocher à son frère le futur Charles X de toujours faire dépendre ses pensions de ses besoins et non de caler ses besoins sur le montant de ses pensions."
                        c’est exactement ce que j’écris, dans mes commentaires, vous expliquant les principes des budget prévisionnel et sa combinaison avec la loi de 1973 (voir vos artcile précédant)

                        ps : le lien vers l’article de cheminade introuvable.


                        • francois DESVIGNES francois DESVIGNES 14 mars 2011 12:03

                          @ DG

                          le lien que vous cherchez est : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/rapport-angelides-une-arme-pour-un-89572 Si ca ne fonctionne pas sur votre moteur de recherche faites : « cheminade+angelides+agoravox ». ca devrait tomber tout seul.

                          pourquoi avoir terminé avec cet article ? parce que les premiers sous couvert de mettre en évidence les causes spécifiquement françaises de la dette, la quantifie. alors que le dernier article, sous couvert du même objet « chercher les causes spécifiques » donne la cause des causes : si on se remettait à restaurer la valeur travail, la question de son montant ne serait plus une question insurmontable.

                          mais à votre place je ferais un autre reproche à desvignes : pourquoi avoir arrêter votre saga sur la dette là où vous auriez du la commencer ?

                          En effet, maintenant que la valeur travail est identifiée comme étant la solution à notre bourbier de la dette, pourquoi ne pas avoir vérifié cete thèse en déroulant toutes les conséquences de la restauration de cette valeur dans notre droit avec ses gains consécutifs en économie.

                          1 er Réponse du cancre : parce que c’était trop de travail.

                          2 ieme réponse : si on fait cela on arrivera aux mêmes conclusions que Huntington http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Choc_des_civilisations et aux mêmes conclusions que Chesnais http://www.canalacademie.com/L-Europe-ou-l-illusion-de-la.html?var_recherche=d%E9mographie ;

                          Et je pense que ces solutions alternatives à la mondialisation, au métissage universelle, solutions dont je tiens à rappeler comme le fait Chesnais qu’elles sont abandonnées de tous sauf de l’Europe, ne correspondent pas au sentiment dominant sur agora vox.

                          Et donc, encore moins un royaliste, qui plus est exilé, serait recevable de suggérer de telles pistes même si, en fait de pistes, ces protectionismes continentaux sont d’ores et déjà un fait de plus en plus avéré, partout dans le monde : sauf en Europe !

                          D’autant que, comme vous l’avez peut etre remarqué, les articles ont été classés dans la rubrique « économie » alors que comme vous pouvez le constater les solutions sont bien plus larges que celles de l’économie, et en tout cas pas toutes quantifiables en points de PIB.

                          Enfin concernant cette crème d’homme de Louis XVI (inventeur du système métrique) et ce bon à rien de Charles X (néanmoins excellent chasseur) je suis content qu’ils nous aient réconciliés en levant les derniers qui pro quos entre nous.

                          Cordialement,

                           

                          FD


                        • DG. DG. 14 mars 2011 19:28

                          « pourquoi avoir arrêter votre saga sur la dette là où vous auriez du la commencer ? »

                          le problème étant que votre saga s’arrete au meilleur moment, vous avez vu le virage mais n’osez vous y engager plus avant. je peux le comprendre, cela supposerait quelque correction de vos article précédant, voir un tournant a 180°.
                          vous n’allez pas au bout en esquivant la question de la liaison de la technique (budgétaire) et de la culture/philosophie ( oisivité)..
                          et d’ailleurs, a propos, il eu été fort intéressant de faire le lien entre dette et publique et financiarisation de l’économie. quelque graphique suffise a observer un curieux parallèle, et toujours en rapport avec cette perte de valeur travail, et la responsabilité politique associée.


                          • francois DESVIGNES francois DESVIGNES 15 mars 2011 03:32

                            Mais je vous en prie,

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