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Accueil du site > Actualités > Economie > L’euro face aux fous furieux et à la farce pas tranquille des (...)

L’euro face aux fous furieux et à la farce pas tranquille des gouvernants

Marine le Pen et quelques économistes recommandent de sortir de l’euro comme solution permettant d’en finir avec la crise des dettes. Un jour, j’ai entendu un observateur évoquer ces fous furieux qui veulent sortir de l’euro. J’adhère à ce jugement et donc affirme que ceux qui pensent à une sortie salutaire de l’euro sont des fous furieux, des Néron européens et des gens indignes de l’héritage européen des lumières, des fossoyeurs de la raison, des escrocs populistes, des ignorants de l’économie. Ce propos paraîtra sévère mais il est à la hauteur des enjeux contemporains et je rappellerai aux intéressés cette vieille formule d’un autre âge qui a encore tout son sens. Extrait de la déclaration de 1789 : L’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements.

Nous vivons une crise de l’ignorance qui produit une ignorance de la crise

Ceux qui pensent que la crise actuelle en Europe est causée par l’euro ne sont pas sérieux. Soit ils délirent gentiment, soit ils arnaquent un peu méchamment les citoyens en servant un discours en forme de soupe intellectuelle populaire. C’est de circonstance me direz vous, la soupe populaire pour nourrir les SDF et la soupe intellectuelle pour le bon peuple qui se plaint de la baisse du pouvoir d’achat et à qui on livre un bouc émissaire, l’euro, ou parfois, la Grèce. L’euro n’y est pour rien dans cette crise. Ce n’est juste qu’une monnaie, un fluide qui circule. Un touriste qui perd son souffle lorsqu’il marche en altitude ne va quand même pas se plaindre de l’oxygène. L’euro a même servi à protéger les pays de la zone euro d’une crise bien plus grave. Qu’on se souvienne de la crise asiatique de 1997, causée entre autres par la bulle financière en Thaïlande. Les bulles et les dettes sont des deux facteurs de crise. Le bath thaïlandais, alors adossé au dollar, commença à chuter. Les autorités on alors dépensé leurs dollars pour racheter du bath mais rien n’y fit et cette monnaie fut dévaluée. Et comme les monnaies sont flottantes, la chute du bath entraîna celle d’autres monnaies asiatiques, aux Philippines, en Indonésie, en Malaisie. Verdict final, les capitaux ont fui les pays asiatiques et les économies des tigres et dragons se sont rétractées, la Corée, Taïwan, Singapour et même Hong Kong ayant été touchés. Il suffit d’imaginer une configuration similaire en Europe, le drachme étant le premier sur la liste, puis l’escudo, la peseta, la lire et pour finir le franc. Dans une telle hypothèse, on peut penser à un renchérissement du mark. Mais globalement, on aurait assisté à une fuite des capitaux plaçant les pays du sud européen dans une sacrée mouise. Ceux qui accusent l’euro de tous les maux sont des ignorants.

Autre mensonge à combattre, cette farce intellectuelle des dirigeants qui se rejettent la responsabilité. Les Etats accusent les banques de légèreté spéculative, alors que ces mêmes banques accusent les Etats d’indélicatesse avec les finances publiques. En vérité, les deux sont complices comme des larrons en foire, pour preuve les subprimes qui furent encouragées par GW Bush et que Sarkozy voulait introduire avant la crise de 2008. Ou alors la banque Dexia, modèle édifiant de la responsabilité commune des gouvernants et des financiers. On assiste hélas à une manipulation sémantique grotesque. D’aucuns évoquent les banques comme les victimes de la crise. D’autres comme Sarkozy parlent de la France comme une victime potentielle de la crise. C’est un peu osé car ni les Etats ni les banques ne sont les victimes de la crise car ce sont les responsables de la crise. Et l’euro n’y est pour rien.

Parlons vrai, les victimes de la crise, ce sont des gens, les travailleurs de chez Conti, les sous-traitants de l’automobile, les licenciés économiques en masse mais diffus, dans les milliers de PME et TPE qui déposent le bilan, les jeunes, diplômé ou non, qui n’entrent pas dans un parcours professionnels, les suicidés pour raison économiques, les sdf, les précaires. Et les causes de la crise, ce sont les disparités de revenus. Ce n’est pas la crise qui cause la précarité, c’est l’inverse, c’est l’assèchement des bas revenus qui engendre la crise. Si les Etats sont endettés, c’est parce qu’ils n’ont pas entré assez de recette. Si la France perd son triple A, c’est à cause notamment de toutes ces niches fiscales. La vérité, c’est que le monde est corrompu et vénal, que les riches pratiquent un hold up légal, trichent avec les règles d’équité, avec les valeurs, déteignant sur des classes moyennes prises en tenaille entre les penchants du vice et la docte acceptation du système. Mais les vrais responsables de ce merdier, ce sont en dernier ressort les gouvernants, et les citoyens qui les ont élus. Et s’il faut recapitaliser, eh bien recapitalisons les pauvres avec la monnaie éthique et le RCC monéthique.

Le sommet européen de ce mercredi ne sera qu’une scène de plus de cette pièce de théâtre politique qu’est la farce pas tranquille de l’Europe, avec les moquerie de Sarko et Merkel, et Berlu qui boude non sans quelques raisons et cette piètre comédie d’un président français qui cherche à dorer son image, car son ego narcissique ne supporterait pas de se voir dans un miroir tel un caniche. On voit tous ces dignitaires de l’Europe défiler, adoptant la posture du capitaine barrant le navire continental de la zone euro. Ils viennent se donner en représentation et ce cirque médiatique a tout d’une farce pas très tranquille. Le monde entier serait suspendu au sommet européen. En fait, le monde est parsemé de nihilistes, de crétins, d’apprentis sorciers, de peuples crétinisés par le système médiatique, de profiteurs, de corrompus. Quand l’homme décidera d’être intelligent et vertueux, le monde changera.


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50 réactions à cet article    


  • Obïoxoïdo Obïoxoïdo 26 octobre 2011 10:11

    Moins 50% sur la dette grecque pour sauver l’euro mais aussi une technocratie à la dérive, l’heure des soldes a sonné mais aussi celle des comptes. De plan de sauvetage en recapitalisation, les solutions proposées consistent à compenser les investissements effectués par le système financier, au moyen essentiellement de fonds procurés par la création de nouveaux impôts et/ou la diminution des dépenses publiques. En vérité, nous assistons à une sorte de « chaîne de Ponzi » institutionnelle. Ne pouvions-nous pas rester à l’ECU (European Currency Unit) qui était l’unité de compte de la communauté européenne avant l’adoption de l’euro ? En toutes choses, il existe des avantages et des inconvénients mais à l’évidence un système de changes flottants auraient évité bons nombres de déboires. Les bâtisseurs européens n’admettrons jamais que leur architecture ne repose sur de bonnes fondations. Langue de bois et mensonges font l’apanage de ces incapables au service d’une caste de vampires apatrides.


    • Kevorkian 26 octobre 2011 10:12

      « ceux qui pensent à une sortie salutaire de l’euro sont des fous furieux, des Néron européens et des gens indignes de l’héritage européen des lumières, des fossoyeurs de la raison, des escrocs populistes, des ignorants de l’économie »

      Rien que ça ! :) Le paragraphe se terminant sur une citation de la déclaration des droits de l’homme érigée en modèle indiscutable, je me suis arrêté là, merci au revoir.


      • Alpo47 Alpo47 26 octobre 2011 10:19

        Nous sommes dans le Titanic et l’iceberg est droit devant.

        L’europe est avant tout, pour ne pas dire uniquement, une construction pour les « marchands », dans ce cas au détriment des peuples. Ce modèle, basé sur la consommation et le crédit, a ses limites et nous sommes en train de les toucher. Rappelons tout de même son énorme déficit démocratique, elle a été imposée et on a obligé certains à revoter jusqu’à ce que le vote convienne. Actuellement, la confiscation de la démocratie s’accentue de la part des dirigeants et de la commission. Une vraie tragédie.
        On constate donc l’installation d’un système totalitaire, qui se met en place en catimini, en trompant les peuples, chaque jour un peu plus. Hélas, G.Orwell et quelques autres étaient bien des visionnaires.

        Et là, on doit logiquement se demander : Pourquoi donc ? Quel but visent ils ?
        Réponse logique : confisquer le pouvoir aux peuples pour le concéder à une fraction qui pense savoir ce qui est le mieux pour les peuples.

        Pour ce qui est de l’euro, il aurait sans doute pu être une bonne chose s’il avait respecté des règles économiques minimales pour sa mise en place. En attendant , tous ceux qui font leurs courses savent que son adoption a coïncidé avec une inflation réelle qui n’a rien à voir avec l’officielle. 
        Je ne crois pas qu’il survive à la crise actuelle, je crois même que c’est l’Allemagne qui va s’en retirer, lassée de devoir payer pour les autres, et qui entrainera sa fin.

        Il n’y a guère de d’hypothèse d’avenir qui se conclue par une sortie de crise facile ... pour les peuples. En fait, nous n’en sommes qu’au prémices et la suite probable est tragique pour les 99%.


        • thomthom 26 octobre 2011 11:24

          " En attendant , tous ceux qui font leurs courses savent que son adoption a coïncidé avec une inflation réelle qui n’a rien à voir avec l’officielle. "
          Vous avez raison sur ce point, mais cela ne prouve en rien que l’euro soit la cause de cette inflation officieuse. Je fais partie de ceux qui sont convaincus que ça aurait été bien pire sans l’euro.

          Par contre, alors que j’ai assez longtemps défendu l’idée d’une politique menant à un euro fort, il me semble qu’aujourd’hui, nous devrions voir ce qu’on peut faire pour faire baisser la valeur de l’euro, qui est trop élevée pour la majorité de pays de la zone euro (hormis l’Allemagne), et plombe notre compétitivité.

          Et qu’on ne me parle pas de baisse des taux d’intérêt, car ça ne sert qu’à alimenter les bulles !

          Nous avons, j’en reste convaincu, besoin de l’euro, mais nous avons probablement besoin d’un euro moins fort.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 octobre 2011 11:38

          L’inflation a été réelle mais limité aux débuts de l’euro

          Tout dépend des produits, les ordi et tout ce qui est soumis à une forte concurrence a baissé
          un CD de Naxos coûte 6.5 euros chez un disquaire
          Je payais le café 10 francs en 1998, maintenant, je dépense 1.30 à 1.60 pour ce même café
          Par contre, les parfums de marque on doublé pendant la même période
          Tout dépend ce qu’on achète et vu la parité de l’euro, les consommateurs sont gagnants mais les Français sont des râleurs
          Quant aux marchés, c’est grâce à eux que des millions de Français engrangent des profits avec les assurances vie
          Alors, que Mélanchon et le Pen ferment leur gueule d’andouille et cessent de nous prendre pour des cons


        • webrunner webrunner 26 octobre 2011 17:35

          10F le café en 1998 ? ?? avec le sucre alors...


        • Talion Talion 26 octobre 2011 18:52

          « Quant aux marchés, c’est grâce à eux que des millions de Français engrangent des profits avec les assurances vie »

          Ah ! Ah ! Ah !... Ah... Le bouffon !...  smiley

          Tiens... Un point de vue quelque peu différent : www.abwtrad.com/blog/risques-assurance-vie.mp3

          Ah oui, au fait !... En cas de défaut d’un grand pays (l’Italie par exemple), le crash assuranciel n’est pas loin grâce au mécanisme des CDS.
          Et au fait... Le fond de garantie des assurances n’a provisionné que 700 millions d’euros pour faire face à un crash.

          Passes une bonne journée surtout... Tant que l’orchestre continue à jouer...  smiley


        • logan 26 octobre 2011 20:55

          faut comparer ce qui est comparable

          vous ne pouvez pas attribuer les fluctuations de prix des biens à forte valeur ajoutée comme le matériel informatique avec les prix des biens à faible valeur ajoutée comme les produits de première nécessité

          les produits à forte valeur ajouté subissent toujours une baisse dès lors qu’ils ont été largement déjà été « écoulés » et qu’il faut désormais liquider les stocks parce qu’ils sont dépassés et que des produits de nouvelle génération viennent les remplacer, et ces produits subissent encore plus les aléas de la spéculation sur les matières premières, on peut voir le prix d’un composant informatique faire le yoyo selon les envolées du prix du cuivre ou du silicium sur les marchés ...

          bref, si on veut voir l’inflation réelle ce n’est pas sur ce genre de produits qu’il faut se fier mais sur les produits de première nécessité qui eux sont immédiatement consommés


        • LE CHAT LE CHAT 26 octobre 2011 10:19

          regarde le bien cet euro en illustration de ton article , il vit ses derniers jours ;
           si ceux qui veulent revenir au franc sont des fous furieux , ceux qui ont crée l’euro sont des cyniques aux mains des financiers et des inconscients !


          • Talion Talion 26 octobre 2011 18:58

            Évites de tenter de raisonner les ayatollah de la monnaie unique, s’il te plaît !... Il n’y a pas de chaloupes de sauvetage pour tout le monde...

            Laisses-les continuer à écouter l’orchestre et viens plutôt m’aider à mettre ce radeau de survie à l’eau en silence !


          • Furax Furax 26 octobre 2011 11:49

            Le « fou furieux » Charles De Gaulle vous aurait botté le cul avec entrain !


            • lambda 26 octobre 2011 11:49


              @ l’auteur

              Avant de penser (vous en avez le droit !!!) que sortir de l’euro serait une idée de « fous furieux » et de là à mélanger Marine Le pen - il n’y a pas qu’elle- à cela, je vous invite à écouter la vidéo ci-dessous proposée sur le cas de la Suède qui a subi l’assaut propagandiste des Européistes pour voter oui et qui malgré cela a voter non à la monnaie unique à 57%

              Ce qui est intéressant dans la vidéo c’est le détail du déroulement de la propagande 

              La Suède a un taux de croissance aujourd’hui 3 à 4 fois celui de l’Europe et de la France avec sa monnaie nationale

              L’Argentine après faillite de ses banques, perte sèches pour les épargnants a pu retrouver la prospérité parce qu’elle a renvoyé le nFMI et le dollar chez eux - le Brésil idem

              aujourd’hui, J’apprends que la France va en Chine demander de l’aide !!!!!!!!!!!
              aujourd’hui j’apprends que le FMI va soutenir la BCE - c’est la mise complète en esclavage de l’Europe, certains diront c’est juste une tutelle !!!!!!!!!

              et moi sans être « fou furieux » je prétends que notre salut passera par la sortie de l’Euro et surtout que chaque pays garde sa souveraineté nationale

              Aujourd’hui un sondage RMC a donné 77% de OUI pour sortir de l’Euro

              Je vous rappelle NON à 55% des francais au traité de Lisbonne
              à voir absolument
              http://www.dailymotion.com/video/xkhm38_2-4-f-asselineau-faut-il-avoir-peur-de-sortir-de-l-euro_news













              • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 octobre 2011 12:08

                L’Argentine a retrouvé la prospérité est une illusion d’optique, disons qu’elle a retrouvé un dynamisme en remontant de très bas. Ce n’est pas en envoyant bouler le FMI mais en sortant du currency bord et avec la dévaluation de sa monnaie, ainsi qu’avec une négociation de la dette qu’elle a remboursé partiellement comme le fera la Grèce ; mais elle a subi 10 ans de marasme. Elle a autant sinon plus de pauvres maintenant qu’avant la crise de 2000.

                Pour ma part, j’ai cessé de m’en prendre à quelques boucs émissaires, l’euro, le FMI

                Le problème c’est la commission bureaucratique de Bruxelles qui n’a rien de démocratique et la connerie généralisée des citoyens européens associée à la vénalité des plus riches


              • lambda 26 octobre 2011 19:34

                 et j’ajoute ceci

                ce soir ils nous assassinent
                Jovanovic a trouvé la bonne chanson -
                écoutez là, c’est le chant des esclaves - ici-
                http://www.youtube.com/watch?v=pfatVEqlwfs et ça tombe bien c’est une Grecque qui la chante !!!


              • Scual 26 octobre 2011 12:46

                Oui l’euro n’est qu’une monnaie, pas de problème.

                Bon il faut radicalement changer la manière dont il est géré et ses objectifs par contre. Il est déjà trop tard pour qu’il puisse nous protéger de la crise créée par les banques... qui signifie que l’Euro ne vaut peut-être même pas la moitié de sa valeur. Mais quitte à ne plus rien pouvoir faire, autant que la relance se fasse avec un bon euro plutôt qu’avec une bonne monnaie nationale forcément plus faible.

                Cela dit, une bonne monnaie nationale est toujours mieux qu’une mauvaise monnaie internationale... et c’est pour l’instant exactement dans cette situation que nous sommes. Si en réalité l’Euro n’est pas mauvais en soi, la politique de la BCE est infecte. Tant que nous ne l’aurons pas autorisé à prêter à taux zéro directement aux États, et que son but ne sera pas passé de la lutte contre l’inflation à la lutte contre la récession, le chômage et la paupérisation, n’importe quelle monnaie nationale serait mieux.

                La situation ne parait pas encore aussi catastrophique que je viens de la décrire n’est-ce pas ? Tout du moins pas encore en France... Pourtant la situation ne manquera pas de révéler son vrai visage, celui d’une Europe trop pauvre pour ne pas éclater politiquement, d’États incapables de suivre le racket que constituent les taux d’intérêt usuraires de banques privées en réalité ruinées par leurs actifs toxiques encore cachés... dont font partie ces mêmes emprunts usuraires que les Etats ne peuvent pas rembourser etc

                En réalité, cette bulle du crédit usuraire « garanti » par les Etats finira par éclater et emporter tout le système. C’est une pyramide ou deux acteurs s’échangent les rôles en espérant finir au sommet. Les États prêtent aux banques qui prêtent aux états qui prêtent aux banques etc... avec des sommes de plus en plus grosses et des taux de plus en plus élevés et au final puisqu’il n’y a aucune relance de l’activité, bien au contraire, c’est juste du papier !!!

                Voila ce que les plus abrutis des idiots appellent, « gestion responsable », « voie de la raison » et autres stupidités, en répétant comme des perroquets les mensonges éhontés des salops qui veulent cacher la réalité sous le tapis en gonflant la bulle jusqu’aux prochaines élections, histoire d’être réélus... plus dure sera la chute !

                Enfin la notre bien sur ! Eux ils sont blindés...

                Il n’y a aucune monnaie au monde qui peut nous sauver de cette catastrophe. Il est clair que ce n’est pas l’Euro mais la politique qui est responsable. J’aimerais bien qu’on puisse sauver l’Euro et en faire une bonne monnaie, mais elle a été trop longtemps trop néfaste pour que ça me paraisse réaliste, même si on la changeait dès demain.

                L’Euro ne nous aura pas protégé. Il aura même été à travers la BCE, un des principaux responsables. Il restera surement dans l’histoire comme une des pires choses qui soient jamais arrivé à notre continent... à la place des politiques qui sont les vrais responsables de sa gestion calamiteuse et des ses status irréalistes. Les diktats de la Troika CE, BCE, FMI seront à ce siècle, ce que le diktat de Versaille fut au précédent.


                • Scual 26 octobre 2011 14:49

                  Oui les subprimes et les actifs de la bulle immobilière et ce n’est pas fini à mon avis. Il reste des tas d’actifs pourris. Toutes ces maisons vides aux US que personne ne peut acheter et qui ne sont là que pour justifier des chiffres irréalistes et surévalués dans les comptes des banques en sont la preuve.

                  Et cette crise là n’est que la première étape des crises du crédit facile américain ! L’autre jour j’ai lu un article (sur Agoravox je crois...) qui parlait des crédits pour financer les études aux US. Il était question de mille milliards de dollars qui bien sur ne peuvent pas être totalement remboursés même avec un croissance acceptable et le plein emploi, alors en pleine récession avec un taux de chômage élevé et des emplois de toute façon très mal payés...

                  Là aussi comme pour les crédits de la bulle immobilière, ces actifs ont été revendus, camouflés en les adossant à d’autres et toutes les banques du monde en possèdent plein. Peut-être sans même le savoir etc

                  Et il y a probablement d’autres secteurs ou les crédits faciles américains se révèleront irrécouvrables...


                • Caleidoscophase Caleidoscophase 26 octobre 2011 12:54

                  Si l’euro avait eu les vertus que vous lui attribuez , cela se saurait ! et nous ne serions peut-étre pas là ,à en parler !
                  tout ceux qui ont pu tirer parti et o combien, du passage à l’euro l’on fait et de manière outrancière ; et en dehors du fait, que nous serions probablement dans le mème embarras si nous étions restés au franc indexé au mark à sa valeur d’avant 2001 , je vous demande ce qu’il a changé à part permettre à certains de se gaver éhontément sur le dos des autres !
                  Et encore ,ce n’est mème pas sur ,puisque ,il semble que les britaniques aient conservé leur livre tout en échangeant également en euro ; ce qui aurait d’ailleur pu se faire ici !
                  Non, non , destruction systématique du Franc , brulage dans les fours de la banque de France , et tout le tsoin tsoin à grand frais et production d’Euro à grands frais également !

                  Et sans parler de cette parité complètement délirante calquée sur le dollar (négation du positionnement économique des pays de l’Europe ) ,c’est de l’aveuglement à ce stade ,comment concilier la puissance économique de pays comme l’Allemagne , la France ,l’Italie avec celle de pays comme la Grèce, le Portugal , etc...
                  Lorsque ,l’Euro s’est fait jour autant que l’Europe dans son acceptation actuelle , j’ai eu du mal à comprendre à quoi jouaient nos dirigeants ,c’est du simple bon sens ,et maintenant que la crise prend de l’ampleur (recession ) , on nous demande de payer pour renflouer des banques qui ont joué au casino , des pays qui n’arrivent plus à suivre le mouvement européen , et donc de soutenir à bout de bras une monnaie bien trop surrévaluée pour les prévisons de croissance de la zone euro !

                  Vous étes pas un peu dérangé Dugué , de dire « Ceux qui pensent que la crise actuelle en Europe est causée par l’euro ne sont pas sérieux. Soit ils délirent gentiment, soit ils arnaquent un peu méchamment les citoyens en servant un discours en forme de soupe intellectuelle populaire »

                  Et quand bien mème l’euro serait considéré comme un bienfait, la deuxième partie de votre article prouve que non , l’euro a un défaut prénatal et lorsque vous parlez et des dirigeants et des banques ,vous dites implicitement que l’Euro a nécessairement abouti à l’état de fait actuel dans le cadre d’une Europe non fédérée ,non fédéraliste avec des frontières linguistiques et des intérèts divergeants . L’euro ,ce n’est pas tant le problème ,c’est l’Europe ,ses représentants ainsi que la multitude de postulats décidés ces dernières années face à l’impossibilité de fédérer des peuples aussi divergents . Nous en sommes à la mutualisation des dettes , à l’effacement de la dette de pays souverain , et vous venez nous dire que l’Europe marche à plein et que l’euro n’est pas responsable de la situation , mais plutot le penchant de chacun à tirer parti de la loi et des situations , bravo , nous découvrons que les gens(certains) sont cupides et opportunistes mais qu’avec l’euro tout est pour le mieux !!!

                  la deuxième partie du délire est bien meilleure ,mais franchement , vous appuyez votre jugement sur un semblant de prise en compte du malheur du petit peuple et vous dites :
                  Et les causes de la crise, ce sont les disparités de revenus. Ce n’est pas la crise qui cause la précarité, c’est l’inverse, c’est l’assèchement des bas revenus qui engendre la crise. Si les Etats sont endettés, c’est parce qu’ils n’ont pas entré assez de recette. Si la France perd son triple A, c’est à cause notamment de toutes ces niches fiscales.

                  et là vous dites quoi finalement , que l’euro n’a pas tenu ses promesses ,que l’Europe lamine les peuples et que leurs dirigeants ont trop mutualisé leur pensée de gouvernants inféodés à l’Europe afin de masquer leur incompétence à diriger de manière réaliste autant qu’au fait qu’ils n’ont plus les mains libres pour prendre quelque décision objective dans le cadre de l’intérèt public de leur pays respectif !


                  • BA 26 octobre 2011 13:19

                    Mercredi 26 octobre 2011 :

                     

                    L’Italie émet 10,5 milliards d’euros d’obligations, forte hausse des taux.

                     

                    L’Italie a émis au total mercredi 10,5 milliards d’euros d’obligations dont les taux d’intérêt ont une nouvelle fois augmenté, signe de la méfiance des investisseurs, a annoncé la Banque d’Italie.

                     

                    Dans le détail, le Trésor italien a émis 8,5 milliards d’euros d’obligations à six mois et 2 milliards de certificats du Trésor zéro-coupon à deux ans, atteignant ainsi son objectif grâce à une demande soutenue qui s’est élevée au total à plus de 17 milliards d’euros.

                     

                    Mais la péninsule a dû concéder une nouvelle fois une hausse des taux d’intérêt en raison de la méfiance des investisseurs.

                     

                    Les taux des titres à six mois ont fortement progressé à 3,535 % contre 3,071 % lors de la précédente émission similaire le 27 septembre, tandis que les taux des certificats à deux ans ont augmenté à 4,628 % contre 4,511 %.

                     

                    http://www.romandie.com/news/n/_L_Italie_emet_105_mds_EUR_d_obligations_for te_hausse_des_taux261020111110.asp

                     

                    Plus les jours passent, plus l’Italie emprunte à des taux de plus en plus exorbitants.

                     

                    Plus les jours passent, plus l’Italie se rapproche du défaut de paiement.

                     

                    L’Italie sera le quatrième domino à tomber.


                    • Talion Talion 26 octobre 2011 19:18

                      « L’Italie sera le quatrième domino à tomber. »

                      Et là ça va faire mal !...  smiley

                      Pas sûr qu’on puisse sauver les banques françaises lorsque cela arrivera...

                      Tiens, juste pour info, l’exposition du Crédit Agricole à la dette italienne est de 83,5 milliards d’euros (pour la Grêce, c’est 27 milliards).
                      Un air-cut de 20% là dessus fera des dégâts.

                      Pour ceux qui veulent le détail des expositions de chacune des banques suivantes aux différentes dettes souveraine, c’est en page 6 :
                      BNP
                      Crédit Patates
                      BPCE
                      Société Générale

                      Je vous laisse ensuite comparer avec les déclarations à ce sujet de Mr Christian Noyer, le Directeur de la banque de France (il dit que l’exposition totale des banques françaises à la dette grêque est de seulement 8 milliards... Je vous laisse faire l’addition) :
                      http://www.youtube.com/watch?v=oUhdxr2Oaws

                      A votre avis... Menteur ou incompétent ?...  smiley

                      Vous voulez un conseil après ce bel exemple d’enfumage ?... Commencez à paniquer !


                    • Maurice Maurice 26 octobre 2011 14:27

                      Bonjour l’auteur,

                      Il faut toujours se demander à qui profite le crime. Je pense que la question de l’euro doit être prise dans une vue d’ensemble. On pourrait penser, si l’on est court termiste, que l’euro est une nécessité dans les guerres monétaires euro-dollar-yuan.
                      Néanmoins vous devez placer votre compréhension de l’euro dans l’ensemble européen. Si vous reprenez l’histoire de la construction européenne, par qui elle a été faite, pour qui, comment certaines personnes (nous) ont imposé leur vision, vous verrez que l’Europe actuelle est le trou que nous sommes en train de creuser pour placer notre cercueil.
                      Si vous prenez une vision encore plus large de l’Histoire, vous verrez que jamais, je dis bien jamais, une monnaie plurinationale n’a fonctionné. Tout comme les tentatives d’un faire un ensemble, un Empire plutôt, européen.
                      Il faut remonter les ficelles, regardez le CV de nos dirigeants européen, regarder leurs accointances avec les américains, et surtout les milieux financiers anglo-saxons.

                      Un point où je suis entièrement d’accord avec vous c’est le déloyauté de nos élites, ces brigands ! Ils préfèrent vendre leur peuple et faire allégeance aux intérêts mondialistes financiers.

                      La question que l’on devrait se poser n’est pas si l’euro va subsister, mais quand est ce qu’il disparaitra ?


                      • Marc P 26 octobre 2011 14:32

                        Bonjour Bernard,

                        Votre candidature intéresse peut être cette jeune ONG :

                        http://bankwatch.org/

                        Cdlt.

                        Marc P


                        • Marc P 26 octobre 2011 14:39

                          autant pour moi, si ce n’est lui ce’st donc son frère et bien lui dont il s’agit...


                          http://www.finance-watch.org/



                          • gaspadyn gaspadyin 26 octobre 2011 15:48

                            L’auteur me semble être de l’UMPSEVMODEM, càd dire un fana de l’eurokrature.

                            Entout cas il fait incontestablement partie ( tant mieux pour lui) des gens qui gagnent leur vie au moins décemment ( càd 1500€ pour une personne seule) sinon confortablement voire tyrès confortablement.

                            Je ne connais PERSONNE à petits et très petits revenus qui accepte l’€ et trouve que c’est une bonne chose.

                            Parce que tous les prix ont augmenté au passage du F à l’€, et a fortiori depuis les convulsions successives de la crise, et l’€ en fait directement partie puisque nous subissons des contraintes de l’eurokrature.

                             

                            On dépense des milliards par centaines pour faire « converger » des pays du tiers monde vers les exigences eurokratiques ( Grèce, Bulgarie, Roumanie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Tchékie), puis pour « sauver l’€ », cet emblème et pilier du digme fou de l’eurokrature.

                            Au lieu de dépenser pour investir et donner du travail, permettre aux gens de se faire soigner, de ne plus crever ds les rues...

                            D’ailleurs les pays hors €zone ( UK,Danemark, Suède qui ont bénéficié de « réserves » particulières, et la Tchékie+ la Pologne qui pourraient adhérer ) ne sont pas pressés de monter dans le manège des tarés.

                             

                            Au lieu de pondre un papelard de propagande en faveur de l’eurofacsisme, l’auteur devrait avoir le courage et l’honnêteté ( envers ses opinions) de se rendre sur les marchés, dans les cités miséreuses, les bistrots, et en Suède, au Danemark, en Pologne, en Tchékie, au UK pour blablater sa défense de la monnaie d’occupation des fricnanciers.

                            CHICHE ?

                             


                            • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 26 octobre 2011 15:51

                              @ Bernard Dugué

                              Félicitation pour votre billet, même si je ne le partage pas dans son intégralité.

                              Vous avez parfaitement raison d’affirmer que l’Euro sert de bouc émissaire aux politiques nationales, aux responsables qui s’en servent à des fins de politique intérieure, pour tenter d’ouvrir un contre-feu à leurs problèmes en quelque sorte ..

                              Cela dit je ne partage pas ceci :

                              « Si les Etats sont endettés, c’est parce qu’ils n’ont pas entré assez de recette. »

                              Non, si les Etats son endettés c’est avant tout parce qu’ils ont vécu au-dessus de leurs moyens, tout simplement.
                              On peut évidemment équilibrer un budget de deux manières :

                              • soit en augmentant les recettes, mais cela ne se décrète pas, malheureusement ...
                              • soit en réduisant les dépenses ...

                              Augmenter les recettes, c’est « taxer les riches », expression populiste et démagogique s’il en est et ceci tant que l’on ne définira pas ce qu’est « un riche ». Et puis « taxer les riches », c’est aussi risqué puisque rien n’est plus mobile qu’un « patrimoine mobilier », par définition ! C’est donc prendre le risque de les faire fuir « ces riches ».

                              Réduire les dépenses en revanche, c’est couper dans le budget et s’assurer l’impopularité, ce qui est mortel pour une réélection, même si ce serait sagesse ...
                              Si la croissance économique est au rendez-vous, un déficit budgétaire « raisonnable » n’est pas une catastrophe, mais force est de constater que tel n’est pas le cas. Malheureusement !

                              L’accumulation de budgets déficitaires durant de nombreuses années et l’absence de croissance économique ont aggravé les dettes publiques des États ...

                              L’Euro n’y est pour rien, il ne sert que de « punching ball » pour des candidats en mal d’élection !
                              J’allais écrire ... en mal d’érection ... c’est dire, surtout pour MLP  !  smiley


                              • Mor Aucon Mor Aucon 26 octobre 2011 17:35

                                Pour que les cultivateurs de l’ignorance relèvent la tête du guidon et cessent de croire en les premières balivernes populistes venues, quelqu’un devrait proposer la sortie de la planète. Peut-être qu’alors, ils se rendront compte de l’icommensurable capacité de nuisance de la bêtise humaine.
                                Merci à l’auteur pour cet article salutairement colérique. Mes condoléances aux fous furieux.


                                • Mor Aucon Mor Aucon 26 octobre 2011 18:52

                                  Exact. Le merveilleux résultat de tous nos pairs, nationalistes fanatiques déguisés en souverainistes anachroniques inclus, ceux-là même qui nous ont fait écrire les plus belles pages de massacres de l’Histoire.


                                • docdory docdory 26 octobre 2011 18:29

                                  @ Bernard Dugué

                                  Vous êtes tellement à court d’arguments sérieux que vous commencez la discussion par ce qui est décrit par Schopenhauer dans son ouvrage « l’art d’avoir toujours raison ou le dialectique éristique » comme l’ultime argument, utilisé par ceux qui ont totalement perdu tout espoir de l’emporter dans la discussion, compte tenu de la faiblesse de leur argumentation , c’est à dire l’invective contre les contradicteurs. .
                                  Votre technique argumentaire y est parfaitement décrite...
                                  Cela dit, il n’est pas besoin de fous furieux ou de Nérons tels que moi ( puisque c’est ainsi que vous me décrivez ) pour sortir de l’euro. L’euro va tomber tout seul, ça va être aussi spectaculaire que la chute d’un château de cartes.L’euro est déjà en coma dépassé, ne manque plus que l’arrêt cardiaque.
                                  Je pronostiquerai même que c’est l’Allemagne qui reviendra en premier au mark ( selon certains bruits internétiques dont je ne me risquerai pas à affirmer qu’ils soient totalement fondés, elle serait en train d’en faire réimprimer confidentiellement une énorme quantité... )
                                  Au fond, dans deux ou trois ans, je pense que vous jubilerez secrètement d’avoir de nouveau des francs en poche, et de pouvoir enfin reparler de « balles » et de « sacs » !

                                  • TigerSean TigerSean 26 octobre 2011 19:16

                                    Je n’avais pas lu votre commentaire avant de poster le mien... je vous remercie de m’avoir précédé.


                                  • Gandalf Claude Simon 26 octobre 2011 18:31
                                    Et ouais, il faudrait remoraliser l’étatisme avant de pérorer de remoraliser le capitalisme. 

                                    • TigerSean TigerSean 26 octobre 2011 19:15

                                      A l’auteur,

                                      En fait, vous basez toutes vos affirmations sur quoi ? Vous écrivez, écrivez, écrivez... on attend des preuves, une argumentation solide, un éclair de génie, mais ce que j’ai lu là est digne d’un ado en bac médico-social.

                                      Rappel : Il y a des raisons pour sortir de l’Euro, d’autres pour y rester : vous n’aborder ni l’un ni l’autre. Vous vous contentez de prendre parti pour la cause de l’euro, ce que je ne déplore pas, en dénigrant les gens qui pourraient éventuellement être opposés à votre point de vue. Selon votre propre argumentaire, des économistes aguerris, des professeurs en université, des financiers compétents seraient des « fous furieux ». Pourtant vous faites des erreurs d’analyse de base, que nous servent tous les jours nos politiciens : vous comparez l’incomparable, dans votre cas, en mettant sur le même plan l’Asie du sud Est, L’amérique du sud et l’Europe, pour en tirer une vérité commune et faire quelques supputations saugrenues.

                                      Je peux faire comme vous, regardez, c’est simple :

                                      L’Euro est responsable de la crise car est latente depuis la mise en circulation de la monnaie : si les salaires n’ont pas bougé, l’inflation elle, est bel et bien là. La plupart des choses qui coûtaient 10 francs à l’époque, sont aujourd’hui à 2 €. Toutes les couches de prix ont ainsi évolué, juqu’au plus symptomatique d’entre eux : l’immobilier. Le marché de l’immobilier est lié étroitement aux banques et leurs prêts pour y accéder. Des sommes de plus en plus importantes sont demandées à des gens dont le salaires n’a pas vraiment évolué. Le recouvrement plonge les citoyens dans une névrose, et les taux d’intéret, eux non plus, n’ont pas baissé. Les schéma est alors simple : Euro -> inflation ->endettement->crise.

                                      Bon je m’arrete là, mais voyez comme cela peut être facile de dire tout et n’importe quoi sans apporter de preuves, sans argumenter, sans idées...


                                      • spartacus spartacus 26 octobre 2011 19:25

                                        Comme contradicteur l’auteur explique que ceux qui ne pensent pas la même chose sont des « fous furieux » ça c’est de l’argumentation !

                                        A noter aussi l’utilisation des mots insultants et méprisant à longeur de texte de l’auteur comme crétins, profiteurs etc...

                                        Et si l’auteur appliquait à lui même sa conclusion ?

                                        Quand l’homme décidera d’être intelligent et vertueux, le monde changera.

                                        • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 26 octobre 2011 21:07

                                          Bon article qui ose dénoncer l’hypocrisie des râleurs français cherchant à tout prix un bouc émissaire.

                                          Oui, nous sommes environnés de profiteurs et de corrompus, avides et qui ne supportent pas qu’on les dénonce : voir la proportion de votes « non » à cet article, très révélatrice.


                                          • logan 26 octobre 2011 21:07

                                            je crois sincèrement que de dire que sortir de l’euro serait une catastrophe est aussi absurde que de dire qu’y rester serait une catastrophe

                                            il faudrait en finir avec ce genre d’argumentations destinées à faire peur

                                            il y a des raisons qui me poussent à penser qu’il ne faut pas sortir de l’euro, parce que cela ne résoudrait rien, et parce que les solutions pour résoudre cette crise ne nécessitent pas la sortie de l’euro par exemple
                                            mais en même temps si l’euro nous protège ou nous apporte qqchose, pour l’instant, c’est juste d’être protégés de la spéculation sur la monnaie, mais en même temps le système monétaire européen introduit la spéculation sur les financements publiques donc ce n’est pas mieux
                                            on ne perdrait pas grand chose à sortir de l’euro, on ne gagnerait pas grand chose non plus

                                            donc comme c’est une opération lourde et qu’un gouvernement n’a pas à perdre son temps à faire des choses inutiles, je suis contre la sortie de l’euro

                                            ceux qui croient à un eldorado retrouvé en récupérant notre monnaie nationale alors que tous les pays du monde qui ont une monnaie nationale subissent les mêmes maux ( chomage de masse, inégalités et dictature de la finance ) que nous, ça me fait bien rire


                                            • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 26 octobre 2011 21:27

                                              Voyons voir, d’après ces gens, l’euro a été source d’une inflation délirante (d’après une folle furieuse rencontrée sur le net, avec l’euro, les prix auraient été multipliés au moins par trois, mazette !).

                                              Prenons les tarifs officiels d’expédition d’une lettre simple de moins de 20 grammes, facilement consultables par tout un chacun (on en trouvera une partie ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89volution_du_prix_du_timbre)

                                              13 janvier 1969 = 0,40 francs
                                              1er octobre 1979 = 1,30 francs
                                              augmentation = 225 %, plus que triplé.
                                              Aucune révolution en France, aucun hurlements de « pouvoir d’achat », mais lutte contre les gaspillages (« chasse aux gaspis »)

                                              1er octobre 1979 = 1,30 francs
                                              11 janvier 1990 = 2,30 francs
                                              augmentation = 77 %, presque multiplié par deux.
                                              Aucune révolution en France, pas de hurlements « pouvoir d’achat », etc...

                                              11 janvier 1990 = 2,30 francs
                                               31 décembre 2001 = 3,00 francs
                                              augmentation = 30 % seulement.
                                              Aucune révolution, etc... etc...

                                              1er janvier 2002 = 0,46 euro (3,02 francs)
                                              aujourd’hui = 0,60 euro
                                              augmentation = 30 % seulement, comme pour la décennie précédente, avant l’euro.
                                              Et augmentation toujours bien plus faible que pour les décennies précédentes ; alors ?

                                              Sans oublier qu’il est maintenant facile de profiter (je n’aime pourtant pas ce mot) d’une connection internet gratuite grâce aux services associatifs de nombreuses municipalités (ou d’entreprises) afin d’envoyer et de recevoir des mails... gratuitement.

                                              Tous les gens qui prétendent une quelconque explosion des prix à cause de l’euro sont des menteurs.


                                              • logan 26 octobre 2011 21:47

                                                d’abord vos histoires de % n’ont aucun sens comparatif vu qu’ils font référence à des valeurs différentes 30 % de 100 n’est pas plus élevé que 25% de 200 vous comprennez ?

                                                ensuite comparer les inflations à des époques différentes n’a aucun sens si vous ne les rapportez pas aux revenus de ces époques différentes

                                                dans les années 60 les revenus ne faisaient qu’augmenter, ils étaient même indexés sur l’inflation, alors l’inflation était indolore, le pouvoir d’achat était au minimum conservé, au mieux augmentait

                                                aujourd’hui les revenus stagnent et l’inflation continue, les revenus ne sont plus indexés sur l’inflation, alors forcément ça se ressent sur un pouvoir d’achat à la baisse


                                              • mimi45140 26 octobre 2011 22:22

                                                Bonjour monsieur vos chiffres ne sont peu être pas contestable , mais sachez que par hasard et curiosité j ’ ai regardé l ’ évolution d ’ un salaire de la même personne au même poste entre les périodes 1977 / 1987/1997/ 2006 et je peux vous assurer que les augmentations de la poste étaient pour lui beaucoup plus supportable dans les années 1977/1987 , regarder l’ ’évolution des prix sans celle des salaires n ’ apporte pas grand chose , sauf à ceux qui vivent de la rente et non de leur travail .


                                              • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 26 octobre 2011 21:34

                                                En 1970, un album de BD traditionnel (Astérix, Tintin, Gaston) coûtait une dizaine de francs.

                                                Dix ans plus tard, son prix avait plus que doublé (1982 = 27 francs pour un album cartonné Dupuis).

                                                En 1990, on approchait les 40 francs.

                                                En l’an 2000, on dépassait allégrement les 52 francs (7,93 euro).

                                                Aujourd’hui, un album Dupuis coûte 10,40 euro (hors réduction loi Lang 5 %).

                                                Où se situe cette fameuse envolée des prix causée par l’euro ?


                                                • COVADONGA722 COVADONGA722 26 octobre 2011 21:40

                                                  11 janvier 1990 = 2,30 francs
                                                   31 décembre 2001 = 3,00 francs
                                                  augmentation = 30 % seulement.
                                                  Aucune révolution, etc... etc...

                                                  1er janvier 2002 = 0,46 euro (3,02 francs)
                                                  aujourd’hui = 0,60 euro
                                                  augmentation = 30 % seulement, comme pour la décennie précédente, avant l’euro.
                                                  Et augmentation toujours bien plus faible que pour les décennies précédentes ; alors ?

                                                  sauf que un euro valant 6,56 francs vos 30% VALENT
                                                  60ct de francs d’augmentation dans un cas
                                                  et 1,57 francs dans l’autre vous ne pouvez comparez des pourcentage en francs avec des pourcentage en euros 


                                                  • COVADONGA722 COVADONGA722 26 octobre 2011 21:43

                                                    En l’an 2000, on dépassait allégrement les 52 francs (7,93 euro).

                                                    Aujourd’hui, un album Dupuis coûte 10,40 euro (hors réduction loi Lang 5 %).

                                                    10,40 e = 68.22 francs
                                                    68-52= 16 francs ya pas d’envolée donnez nous le prix de vos lunette nous gagnerons du temps


                                                    • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 26 octobre 2011 21:58

                                                      Tous les gens qui critiquent
                                                      - l’euro,
                                                      - les banquiers,
                                                      - les actionnaires (qui sont plus de six millions de personnes en France, rappelons le - voir ici : http://www.actios.org/htfiles/opcvm-statistiques.html),
                                                      - les patrons,
                                                      - les commerçants,
                                                      enfin, toute la planète entière, sauf eux-mêmes,

                                                      sont des personnes vraiment étranges, à tendances schizophréniques quand même.

                                                      Certaines sont plutôt détestables car elles sont totalement transparentes dans leur discours maladroit teinté d’idéal « révolutionnaire » : leur seul désir n’étant pas le bien-être commun mais tout bonnement de prendre la place des personnes qu’elles jalousent férocement (voir liste ci-dessus) afin de tenter de satisfaire leurs besoins boulimiques.

                                                      Des gosses mal élevés, réclamant des gâteaux jusqu’à l’étouffement, voici le portrait de beaucoup de français du XXIe siècle, finalement.

                                                      Solidarité ? Equité ? Redistribution ? Oui, dans les esprits, dans les paroles mais pas dans la réalité !

                                                      Vous voulez chasser une « élite », croyant pouvoir prendre sa place ?
                                                      Faites gaffe, la compétition règne !

                                                      L’homme est un loup pour l’homme.

                                                      « Quand l’homme décidera d’être intelligent et vertueux, le monde changera. »

                                                      C’EST PAS DEMAIN LA VEILLE !!!

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