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Accueil du site > Actualités > Economie > L’euro portait-il en lui les germes de la crise ?

L’euro portait-il en lui les germes de la crise ?

Tous les économistes s’accordent aujourd’hui sur un point : l’euro est une construction imparfaite dont les vices de forme appellent au moins à la prudence. Ses effets bénéfiques – renforcement du marché européen, disparition des coûts de change et de l’incertitude attenante – se trouvent en effet largement contrebalancés par les déficiences qu’il occasionne. La monnaie unique ne devait pas faire un pli ; elle met pourtant à mal les économies méridionales, altérant leur compétitivité, alourdissant leur taux de chômage et creusant mécaniquement leurs déficits.

 

Athènes et Berlin dans un mouchoir de poche

C’est peu dire que l’introduction de l’euro a induit des bouleversements considérables dans nos économies. Ces reconfigurations soudaines auraient en toute logique dû mettre la puce à l’oreille des responsables politiques du vieux continent. Mais les quelques cris alarmistes étaient alors couverts par des salves prolongées d’applaudissements et un optimisme à toute épreuve. Pourtant, les premiers signes avant-coureurs n’ont pas tardé à poindre. Les taux d’intérêt des pays périphériques se sont progressivement rapprochés des taux allemands, la référence absolue en termes de gestion saine des comptes publics. Devenus amnésiques, ou presque, les marchés financiers ont gobé chacune des vagues promesses engendrées par la monnaie unique. Les traités ratifiés devaient suffire à prévenir n’importe quelle crise et à garantir la stabilité de la zone euro. Mieux, les incertitudes quant à la fiabilité des économies méridionales se sont évaporées, comme par enchantement. N’ayons pas peur des mots : à cette époque, d’aucuns ont pris Athènes, pourtant dispendieuse et inapte à lever l’impôt, pour Berlin. En quelque sorte récompensé pour son intempérance, le Sud a pu, durant presque dix ans, dépenser sans compter. Alors même que tous les indicateurs viraient au rouge, les pays périphériques ont conservé une capacité d’emprunt digne des États les mieux gérés. Et, pour couronner le tout, l’excédent d’épargne du Nord est venu alimenter les bulles spéculatives y sévissant. Les transferts financiers se chiffraient alors en milliards d’euros. C’est ainsi que l’Espagne et l’Irlande ont enregistré un boom immobilier aussi brutal qu’artificiel.

 

Les zones monétaires optimales

L’économiste canadien Robert Mundell, lauréat du prix Nobel, est le père de la théorie sur les zones monétaires optimales. Ses travaux s’avèrent d’autant plus précieux qu’ils éclairent avec maestria la crise que traverse actuellement la monnaie unique. Ainsi, si l’on en croit les conclusions auxquelles il est parvenu, l’adoption de l’euro nécessitait, au préalable, une forte mobilité des travailleurs et une homogénéité des fondamentaux économiques. Prenons Mundell au mot : quand la conjoncture s’assombrissait pour les Grecs, les Irlandais, les Espagnols ou encore les Portugais, ces derniers auraient alors dû massivement s’exiler en Allemagne, en Autriche ou aux Pays-Bas, où les perspectives demeuraient bien plus encourageantes à moyen comme à long terme. Or, cela ne s’est nullement produit. Pourquoi ? On peut en réalité l’expliquer par les barrières culturelles et linguistiques qui désunissent le vieux continent et empêchent la délocalisation de la main-d’œuvre. Quid alors de l’« homogénéité des fondamentaux » ? Les chocs asymétriques n’en finissent plus de pulluler. Ils opposent un Nord compétitif et bien géré à un Sud pris en tenaille entre une monnaie surévaluée, des salaires trop élevés et des déficits abyssaux. Alors qu’on l’espérait dûment ajustée, l’Europe apparaît plus que jamais fracturée. Conclusion : à moins de soutenir à la fois la thèse et l’antithèse, la zone euro semble bien peu optimale…

 

Où placer le thermostat ?

Rendons à César ce qui est à César. On doit la métaphore du « thermostat unique » au journaliste économique français François Lenglet. Dans un essai intitulé Qui va payer la crise ?, il défend l’idée suivante : la zone euro s’apparente à une maison de dix-sept pièces où le thermostat serait placé dans la plus grande d’entre elles, à savoir l’Allemagne. La BCE, à qui incombe la charge de réguler la température ambiante, ne se fierait qu’aux seuls intérêts teutons (le climat berlinois) au moment d’arrêter ses lignes directrices, sans se soucier le moins du monde des risques de chaleur excessive au grenier ou de gel à la cave. L’image se veut limpide au possible : dans une zone intégrée hétérogène, les ajustements monétaires mis en œuvre – taux directeurs, masse de monnaie, inflation – ne peuvent tout au plus profiter qu’à quelques-uns. Il s’agit, au mieux, d’un jeu d’équilibriste voué à l’échec. Dans les faits, les uns se retrouvent avec une devise sous-évaluée, tandis que les autres souffrent d’un euro trop fort, inadapté à leurs fondamentaux économiques.

 

L’impératif de l’intégration budgétaire

Peter Kenen, économiste de Princeton, a en son temps mis en exergue l’importance de l’intégration budgétaire. Quand un État américain rencontre des difficultés économiques, il peut toujours se reposer sur le filet de sécurité fédéral – les allocations sociales, les mécanismes de garantie – et implorer la bienveillance de Washington. Face au risque d’aller à vau-l’eau, il pourra, au besoin, se réfugier derrière le bouclier protecteur de la Constitution. Pour les Européens, en revanche, la donne est tout à fait différente. L’Union ne dispose d’aucun budget propre. Elle ne peut lever l’impôt et doit compter sur les contributions nationales pour engranger des ressources. Il n’existe pas plus de sécurité sociale à l’échelle du vieux continent. Disons-le autrement : les Allemands ne cotiseront jamais pour les retraites des pensionnés grecs, les Français n’interviendront jamais pour sauver l’industrie portugaise et les Autrichiens ne financeront jamais les investissements espagnols. Les États de la zone euro, en plus de ne pas contrôler leur monnaie, ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour affronter les crises. Or, pour reprendre l’exemple des États-Unis, l’argent versé par le contribuable new-yorkais peut très bien servir à indemniser les chômeurs du Wisconsin ou à alimenter un plan de relance national. Une intégration budgétaire qui a le mérite de tempérer les bourrasques conjoncturelles.

 

La fin des dévaluations monétaires

L’Italie a longtemps été championne en la matière. Quand sa balance commerciale se dégradait et que ses indicateurs passaient au rouge, elle procédait volontiers à une dévaluation de la lire en vue de redresser ses comptes publics. Mais, depuis l’avènement de l’euro, les États membres ont perdu toute prérogative concernant leur monnaie. La BCE se montre d’ailleurs tout bonnement intraitable : calquée sur le modèle de la Bundesbank, la Banque centrale allemande, elle s’attache en toute circonstance à préserver une indépendance absolue et poursuit avec détermination l’objectif d’une inflation modérée, sans complaisance ni laxisme. Aussi, en l’absence de politique monétaire accommodante (souvenez-vous, le « thermostat unique » est en Allemagne), les Méridionaux se voient contraints de recourir à la dévaluation interne. Autrement dit, ils cherchent à contracter leurs salaires en vue de soutenir la compétitivité et de restaurer les soldes extérieurs. Le hic, c’est qu’il existe de fortes résistances à l’atteinte au pouvoir d’achat. Il s’agit d’un processus long et complexe, qui met parfois en péril les gouvernements nationaux, accusés de faire le jeu de l’ultralibéralisme. C’est peut-être la raison pour laquelle Hans-Olaf Henkel, l’ancien président du patronat allemand, défend une ligne à tout le moins radicale. Il se hasarde en effet à promouvoir la scission de la zone euro, matérialisée par la mise en circulation de deux monnaies communes. L’une serait adaptée aux fondamentaux du Nord, tandis que l’autre répondrait aux problèmes de compétitivité du Sud. Entre la théorie et la pratique : des considérations techniques et des effets indésirables que d’aucuns jugent indépassables.

 

 

Lire aussi :

Le Parlement européen est-il en crise ?

UE : l’austérité, un épouvantail contre-productif

Dijsselbloem, l’encombrant compromis franco-allemand

 


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22 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 30 novembre 2013 10:48
    L’euro portait-il en lui les germes de la crise ?...Ce son les « BANQUIERS » qui ont les germes de la crise pour avoir jouer avec cette monnaie...Ils sont les responsables (avec les consentement des politiques).. !

    • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 30 novembre 2013 11:15

      LES GERMES DE LA CRISE UNE EUROPE DES BANQUIERS AVEC LEURS VALETS SCHULZ BARRRROSO LE MAFIEUX ... LA BARONNE ASHTON ... VAN RAMPUY  ET MUTTER MERKEL meneuse de la revue" esclaves des pays de l est REJOIGNEZ NOUS


      UNE ANNEXE DE LA CITY  : L UE

      -pas d’europe sociale pas de smic de sécu...de retraite ni d’accidents du travail LE SALARIE ESCLAVE A 500 EUROS    :   LE SALARIé DETACHé
      - pas d’europe militaire le plus con y va et les autres ne partagent meme pas les frais....par milliards
      - et le salarié en bave... VIVE L EUROPE DU POGNON  

      UN GRAND RETOUR DE LA MAFIA BANCAIRE

      • Robert GIL ROBERT GIL 30 novembre 2013 12:01

        A l’époque du franc, les augmentations étaient de 5 à 10 centimes. Aujourd’hui les augmentations du pain, des péages, ou du carburant sont de 10 à 30 centimes d’euros, soit de 65 centimes à deux francs ! C’est à dire qu’une hausse du prix en euro, équivaut en moyenne à 12 augmentations du temps des francs. Et les augmentations n’en sont pas moins fréquentes...

        voir : SORTIR DE L’EURO


        • claude-michel claude-michel 30 novembre 2013 12:49

          Quelques exemples de prix des produits....



          • claude-michel claude-michel 30 novembre 2013 12:51

            1 ltre de gasoil en 2002........5,05........en 2013...8,79

            1 baguette de pain   2,80.............................6,23
            5 Kg de pommes deterre....1,50....................32,27..............etc !

          • Stof Stof 30 novembre 2013 19:19

            En fait c’est moins une crise de l’euro que le résultat des divers dumping sociaux et fiscaux. Si le nord payait pour être solidaire du sud, alors l’Europe existerait véritablement comme un pays ou une fédération. Idem pour la fiscalité et les charges sociales.

            En instaurant un Revenu Universel en euro, de la même somme du nord au sud, on égaliserait la compétitivité, les revenus et les prix.

            • christian pène 30 novembre 2013 20:54

              il faudrait commencer par voir que l’Union européenne ne comporte pratiquement aucun germe d’unité : chaque pays fait sa politique économique et sociale , se moque éperdument des injonctions de Bruxelles

              ainsi chaque pays s’endette à outrance sur le dos des autres.....toutefois il est risible d’entendre dire par DES parlementaires que l’euro est trop fort alors que la France ne travaille ni assez ni assez longuement.....quand ça va mal, certains pleurnichards déversent leur complainte alors qu’il faudrait inciter les gens à travailler plus ....

              Se souvenir que le régime a tout fait pour nous persuader de l’intérêt de l’€ alors que Philippe Séguin y était o^pposé , et on voit maintenant qu’il avait raison....

              quant à la crise , il faut dire qu’il faut commencer par mettre de l’ordre dans la maison , ce que les partis de gouvernement n’ont pas voulu faire , au contraire , ils n’ont cessé d’accentuer les désordres pour financer le clientélisme faute d’intelligence et d’honnêteté : le peuple ne les intéresse que pour lui voler de l’argent ; pour cela , il faut mentir, mais faute d’intelligence ils ne savent pas mentir intelligemment et cultivent les haines....

              Mercredi soir sur France 2 , Moscovici n’arrivait pas à cacher qu’il ne cessait de mentir donc pour tromper les Français , étant en outre un communicateur médiocre ; Montebourg est un communicateur de talent si on n’y prête garde , parce qu’il parle CREUX, du vent....il nous parle de quelques redressements de situation sociale douloureuse mais ne dit pas par quels moyens..... : ceux-ci ne doivent sans doute pas être sus....des situations en sursis ? .

              Il ne faut donc pas croire que ce sont les banquiers qui ont fait mal à la France , mais ses dirigeants depuis 1945 époque du CNR......la reconstruction a été menée dans le délire monétaire où le franc a énormément perdu de sa valeur....et a été lourdement dévalué : une certaine dévaluation a été de 45% d’un coup du temps d’une inflation à 70%.....c’est la faute à qui ?

              quand le nouveau franc a été dévalué de 17% après 1968, à qui la faute ? aux banquiers ? allons donc....


              • Stof Stof 1er décembre 2013 09:31

                Que les gens tyravaillent plus ? A salaire égal j’imagine. Ce qui permettrait de supprimer quelques centaines de milliers d’emplois au passage.
                C’est vrai que la France manque de chômeurs...
                CE ne serait pas plutôt le fait que les chinois travaillent trop et à un salaire de misère le problème ?
                Tout dépend si l’on se place du point de vue des gagnants de la mondialisation (les banques, les riches, les grands patrons) ou de l’ensemble de l’humanité.
                La monnaie n’est qu’un outil. Si on donne cet outil à l’oligarchie, rien d’étonnant que ça leur profite essentiellement à eux seuls.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 novembre 2013 20:59

                L’euro n’est pas la seule cause de la situation.
                Les théories imbéciles et criminelles des économistes de l’école de Chicago qui ont présidé à la rédaction des Traités européens sont tout aussi responsables.

                Lire ou relire « La stratégie du choc » de Naomi Klein.

                Mais la même monnaie appliquée à des pays qui n’ont pas la même économie, pas la même histoire, la même culture, la même langue, ne fait qu’aggraver la situation.

                « La tragédie de l’euro »


                • Onecinikiou 30 novembre 2013 23:51
                  En 2002 déjà, un homme d’Etat - un vrai - prédisait contre toute l’intelligentsia unanime les conséquences inévitables de l’Euro :

                  http://www.prechi-precha.fr/en-2002-j-m-le-pen-proposait-la-sortie-de-leuro-et-predisait-deja-lausterite-video/

                  Quand va-t-on décider de donner prime à la compétence... ?

                  • BA 1er décembre 2013 06:09
                    Samedi 30 novembre 2013 :

                    Le magazine « Observer » publie un sondage sur la Grande-Bretagne et les autres pays de l’Union Européenne. L’étude a porté sur plus de 2.000 personnes interrogées en Grande-Bretagne, et plus de 1.000 dans chacun des autres pays, France, Allemagne et Pologne.

                    - 62 % des Polonais pensent que l’Union Européenne est une bonne chose
                    - 55 % des Allemands pensent que l’Union Européenne est une bonne chose
                    - 36 % des Français pensent que l’Union Européenne est une bonne chose (je dis bien : 36 % des Français !)
                    - 26 % des Britanniques pensent que l’Union Européenne est une bonne chose

                    Ce sondage est historique.

                    Ce sondage montre qu’aujourd’hui, en France, seule une petite minorité soutient encore l’Union Européenne.

                    Les résultats des élections européennes de mai 2014 seront intéressants à observer.

                    Lisez cet article :

                    Europe : l’écart se creuse entre la Grande-Bretagne et le reste de l’UE.

                    Les Britanniques sont une minorité à penser que l’Europe est une bonne chose, selon un sondage, dans le même temps les pays de l’UE estiment de plus en plus que la Grande-Bretagne apporte peu de bénéfices au reste de l’Union.

                    L’écart se creuse entre la Grande-Bretagne et les autres pays de l’Union européenne, selon un sondage réalisé dans quatre pays et publié samedi 30 novembre.

                    L’enquête du magazine Observer réalisée par l’institut de sondage Opinium en Grande Bretagne, France, Allemagne et Pologne, montre que les Britanniques ont une vision de l’UE qui se dégrade.

                    Seuls 26% des Britanniques pensent que l’UE est une « bonne chose »

                    Dans le même temps, les pays de l’UE estiment de plus en plus que la Grande-Bretagne apporte peu de bénéfices aux 28 pays de l’Union. Le Premier ministre britannique David Cameron a promis un référendum sur l’adhésion du pays à l’Union européenne avant la fin 2017, s’il devait être réélu en 2015.

                    L’enquête montre également que seuls 26% des Britanniques pensent que l’UE est une « bonne chose », contre 62% de Polonais, 55% d’Allemands et 36% de Français. 



                    • Mortargent 1er décembre 2013 06:43

                      Je ne comprends pas pourquoi vous parlez de la construction de l’euro qui comportait les germes de la crise comme étant une « surprise ».

                      Je suis sans doute manichéen, mais je pense sincèrement qu’on savait très précisément au moment de la création de l’euro qu’on finirait droit dans le mur. Qu’on avait parfaitement prévu les bulles, les catastrophes financières, les crises succéssives en fonction des pays atteints. Que tout cela était déjà programmé à l’avance.

                      N’oublions pas que l’euro a été construit par des économistes et des financiers. par conséquent des gens qui avaient suffisemment de connaissances pour savoir que mettre 12 pays avec des lois, des économies, des modèles de vie complètement différents sous l’égide d’une même monnaie ne pouvait que conduire dans un mur.

                      Par conséquent, si ils le savaient à l’époque et qu’ils l’ont constitué comme cela, c’est pour une/des raisons parfaitement valables. La première d’entre elle étant de mettre toutes les nations sous le contrôle absolu des banques. Une fois les crises financières déclarée, il suffisait de faire mumuse avec les taux d’intéret en collaboration avec les agences de notation pour s’en mettre plein les poches.

                      Et je suis intimement persuadé que tout cela était prévu de longue date. La spéculation, les magouilles financières, les soit disant controles des agences de notation qui ont tout fait pour pousser au plus haut avant de tout laisser s’écrouler.

                      Et chez nous en France, les prémices de tout cela étaient en route depuis 1973 ( loi rotschield-pompidou-giscard ) puis se sont accélérés en 1993 avec masstricht et finalisés avec le fameux référendum Sarko de 2005. Ou comment dépouiller les nations de leur libre arbitre, de leurs richesses et de leurs économies au profit d’une élite d’économistes/banquiers/financiers/politiques.


                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er décembre 2013 17:47

                        Montargent,

                        Si vous voulez comprendre comment tout cela a été organisé, un petit livre l’explique : « Les Evangélistes du marché » de Keith Dixon.


                      • Arnaud69 Arnaud69 1er décembre 2013 12:48

                        L’Euro ne porte pas les germes de la crise, il est l’outil savamment développé pour créer la crise des états de l’ancien continent et à terme détruire toute notion d’état et de peuple.
                        Il fallait à tout prix détruire ces cultures millénaires pour parvenir à imposer le nouvel ordre mondial.

                        Afin que tous nous devenions des bêtes de somme apatrides, sans histoire, sans passé, sans avenir commun, les parfaits petits robots pour l’oligarchie. Esclaves internationaux et anonymes errants !

                        Sans peuple pas d’union, sans union pas d’organisation donc pas de revendications et chacun pour soi !


                        • le crocodile 1er décembre 2013 13:18

                          +1000
                          Oui , c´est exactement ça et ce qui est le plus triste c´est que la plupart ne comprennent pas vers quelle galère nous sommes en route . La pire dictature que le monde ait jamais vu , avec des moyens de contrôle et de répression de plus en plus sophistiqués et ça se rapproche à pas de géants !!


                        • Arnaud69 Arnaud69 1er décembre 2013 13:44

                          @ Le Crocodile

                          Sur mon profil vous trouverez des liens vers des vidéos qui devraient vous intéresser, le savoir est une arme, la plus parfaite et impitoyable de toutes. L’arme de force d’inertie imparable...


                        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er décembre 2013 17:51

                          Arnaud 69,
                          Vous confondez inertie et manipulation de l’information et des masses.
                          Il faut faire de la pédagogie et de l’information, c’est ce que fait Asselineau inlassablement :

                          « Le Partis politiques respectent-ils l’intelligence des Français ? » Partie 1

                          « Partie 2 »

                          « Partie 3 »


                          • Arnaud69 Arnaud69 1er décembre 2013 17:57

                            @ Fifi

                            Votre nuance est pertinente et Asselineau très pédagogue pour ce qui devrai ou aurai pu être.
                            Cependant je n’ai pas l’impression que nous ayons le choix que de sortir si nous voulons devenir libres.

                            Si la France sort les autres suivront c’est mécanique, l’oligarchie devra multiplier par 26 ses petits soldats, ce qui ne l’arrangera pas.


                          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er décembre 2013 18:05

                            Arnaud,

                            Et alors ? Probablement l’ Union européenne éclatera, c’est le meilleur service que nous puissions rendre aux pays du Sud , en particulier à la Grèce qui est exsangue...


                            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er décembre 2013 18:07

                              Voici ce qu’écrivait en 2002 le Ministre de l’ Economie Argentin :

                              « Nous avons sauvé les gens, pas les banques »

                              Il conseille aux Grecs d’en faire autant.


                              • BA 1er décembre 2013 22:25

                                Samedi 30 novembre 2013 :

                                 

                                Le magazine « Observer » publie un sondage sur la Grande-Bretagne et les autres pays de l’Union Européenne. L’étude a porté sur plus de 2.000 personnes interrogées en Grande-Bretagne, et plus de 1.000 dans chacun des autres pays, France, Allemagne et Pologne.

                                 

                                - 62 % des Polonais pensent que l’Union Européenne est une bonne chose

                                - 55 % des Allemands pensent que l’Union Européenne est une bonne chose

                                - 36 % des Français pensent que l’Union Européenne est une bonne chose (je dis bien : 36 % des Français !)

                                - 26 % des Britanniques pensent que l’Union Européenne est une bonne chose

                                 

                                Ce sondage est historique.

                                 

                                Ce sondage montre qu’aujourd’hui, en France, seule une petite minorité soutient encore l’Union Européenne.

                                 

                                Les résultats des élections européennes de mai 2014 seront intéressants à observer.

                                 

                                Lisez cet article :

                                 

                                Europe : l’écart se creuse entre la Grande-Bretagne et le reste de l’UE.

                                 

                                Les Britanniques sont une minorité à penser que l’Europe est une bonne chose, selon un sondage, dans le même temps les pays de l’UE estiment de plus en plus que la Grande-Bretagne apporte peu de bénéfices au reste de l’Union.

                                 

                                L’écart se creuse entre la Grande-Bretagne et les autres pays de l’Union européenne, selon un sondage réalisé dans quatre pays et publié samedi 30 novembre.

                                 

                                L’enquête du magazine Observer réalisée par l’institut de sondage Opinium en Grande Bretagne, France, Allemagne et Pologne, montre que les Britanniques ont une vision de l’UE qui se dégrade.

                                 

                                Seuls 26% des Britanniques pensent que l’UE est une "bonne chose"

                                 

                                Dans le même temps, les pays de l’UE estiment de plus en plus que la Grande-Bretagne apporte peu de bénéfices aux 28 pays de l’Union. Le Premier ministre britannique David Cameron a promis un référendum sur l’adhésion du pays à l’Union européenne avant la fin 2017, s’il devait être réélu en 2015.

                                 

                                L’enquête montre également que seuls 26% des Britanniques pensent que l’UE est une « bonne chose », contre 62% de Polonais, 55% d’Allemands et 36% de Français.

                                 

                                http://www.rtl.fr/actualites/info/international/article/l-ecart-se-creuse-entre-la-grande-bretagne-et-l-europe-continentale-7767489613



                                • Langlemort Bonneteau 3 décembre 2013 11:52
                                  C’est article, c’est du mauvais copié collé de concepts qui sont désormais non seulement bien compris, mais vulgarisés (au hasard, Jacques Sapir). Pourquoi « mauvais » ? Plusieurs exemples :

                                  « signes avant-coureurs n’ont pas tardé à poindre. Les taux d’intérêt des pays périphériques se sont progressivement rapprochés des taux allemands, la référence absolue en termes de gestion saine des comptes publics. »

                                  C’était exactement l’objectif recherché, et l’Euro avait été vendu comme tel, il n’y a donc pas lieu de parler de signes avant coureurs, mais de signes trompeurs. 

                                  « Prenons Mundell au mot : [...] »

                                  Justement, c’est ce qu’on a fait, puisque, paradoxalement (à postériori), il était pour la monnaie unique !

                                  « Mais les quelques cris alarmistes étaient alors couverts par des salves prolongées d’applaudissements et un optimisme à toute épreuve. »

                                  En lieu de cet hyperbole, il y aurait eu là suffisant matière à piquer la curiosité des lecteurs et justifier la publication de cet article...

                                  Même si l’on est pas versé en économie, il y a des signes avant coureurs, justement, que l’auteur de cet article ne l’est pas non plus, ne seraient-ce que certaines figures de styles un peu pompeuses. 

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