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Accueil du site > Actualités > Economie > L’euro survivra-t-il au laxisme français ?

L’euro survivra-t-il au laxisme français ?

Nicolas Sarkozy traverse une mauvaise passe. Difficile d’avoir le moral quand on vient de subir une cuisante défaite électorale, qu’on perd le contrôle des déficits publics, et que l’entente de façade de l’Europe est en train de se fissurer. Les députés de la majorité commencent à gronder, conscients du risque que Sarkozy soit battu en 2012 et, surtout, que la gauche prenne alors leur siège. Pour les Français, la désillusion est tout aussi cruelle au terme de ses trois années de pouvoir. Brillamment élu comme réformateur de choc, celui qu’on présentait comme un grand libéral s’est révélé un petit caporal autoritaire et sans vision. Il a multiplié les réformes incohérentes et commis de graves erreurs stratégiques. Seule une catastrophe plongeant la zone euro dans la crise pourrait lui offrir l’opportunité politique d’échapper à la débâcle électorale prévisible.

L’euro devait être un modèle de vertu à sa création, imposant une rigueur monétaire et budgétaire à ses pays membres. Avec le recul, il faut se rendre à l’évidence. Cette monnaie commune a encouragé le vice. Arrimés au roc allemand comme tant d’autres, les grecs se sont endettés comme les autres PIGS, en bénéficiant de taux d’intérêt exceptionnellement bas. Comme eux, chaque membre de la zone euro a pu se payer la belle vie à crédit, sans contrôle ni risque de sanction en cas de dépassement des critères de Maastricht. Après 30 ans de déficits publics ininterrompus en France, Nicolas Sarkozy n’a hélas pas non plus saisi l’intérêt de changer de trajectoire. Avec la crise, le dérapage habituel des déficits publics s’est brutalement transformé en chute libre. La Grèce, premier pays à se trouver en difficulté, s’est principalement tournée vers l’Allemagne, pays sain de la zone, pour lui demander d’alléger la facture. Elle a bien entendu lutté contre le renflouement des erreurs et des mensonges de la Grèce, malgré la pression incessante de la France. En l’absence d’une institution européenne de contrôle des déficits, ce sont les marchés financiers qui ont fait le sale boulot que les gouvernements n’osaient pas assumer. Ils ont progressivement sanctionné les plus mauvais élèves, à commencer par la Grèce, en leur imposant des surcoûts d’endettement beaucoup plus en ligne avec leurs déséquilibres structurels.

Un autre vice a été mis en lumière dans ce contexte de fragilisation de l’Europe. En mettant fin au jeu des dévaluations, l’euro ne permet plus de compenser arbitrairement les artifices des gouvernements. En France, l’Etat décide des augmentations de salaire d’un salarié sur trois via le salaire minimum légal. En Allemagne, les salaires sont librement négociés par les partenaires sociaux. Alors que les gouvernements successifs ont arbitrairement augmenté le coût du travail en France, les acteurs économiques allemands ont choisi la modération. De 1996 à 2006, le coût du travail moyen d’un salarié allemand est ainsi passé de 107,1 % de son équivalent français à 91,5 %. Ne pouvant plus compenser ces hausses électoralistes par des dévaluations comme au temps du franc, la France a subi une dégradation de sa compétitivité et de sa balance commerciale. Au lieu d’encourager le retour de la France à la vertu, la Ministre de l’Economie, de l’Emploi et de l’Industrie Christine Lagarde, a préféré critiquer l’Allemagne pour son excès de compétitivité dans le Financial Times.

Avec la dégradation de la situation française, cette arrogance cavalière passe de plus en plus mal. Cet incident a rappelé le clivage qui sépare la zone euro en deux. D’un côté se trouvent rassemblés les drogués de la dette et les alcooliques des déficits publics. En général, les salaires y ont été artificiellement augmentés dans des proportions excessives, et les réformes repoussées. De l’autre, les pays prévoyants ont engagé la réforme de l’Etat, des retraites et de la modernisation du marché de l’emploi en maintenant une stabilité salariale. Depuis son arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy est resté dans le camp du vice, s’inscrivant pour l’essentiel dans le sillage de ses prédécesseurs tant critiqués. Jusqu’ici, Sarkozy a surtout accru les déficits publics en maintenant le pied sur l’accélérateur du budget, et préservé des situations de rente choquantes. Résultat, la France paye son laxisme budgétaire chronique et son absence de réformes majeures par des indices de confiance des ménages au plus bas et un taux de chômage proche de 10 %, alors que l’Allemagne traverse mieux la crise, avec un taux de chômage limité à 7.5 % (6.2 % si on ne prend que l’Allemagne de l’Ouest). Mais les Français sont lucides.

Le 21 mars dernier, 11.5 millions des électeurs qui avaient voté pour Sarkozy en 2007 ont choisi l’abstention, déçus et inquiets pour l’avenir. Ils n’ont pas tort, la cure de désintoxication va être rude. La France va devoir regagner sa compétitivité à la force du poignet. Avec une pression fiscale proche de 44 % du PIB et une dépense publique déficitaire de 150 milliards d’euros en 2009, les prochaines années exigeront une politique de rigueur et des réformes difficiles pour les Français. Plus le virage tarde, plus le choc sera rude. Et si rien n’est fait, le scénario grec pourrait devenir celui de la France, avec des baisses brutales de salaire. Pire, la survie de l’euro pourrait être remise en question par l’excès des dettes publiques, des politiques interventionnistes nocives et la pression croissante mise sur la BCE pour qu’elle relâche sa rigueur monétaire.

Devant ces périls, l’Allemagne commence à manifester des signes de lassitude vis-à-vis de ses partenaires insuffisamment responsables, notamment la France. Sans efforts consistants et visibles de ses partenaires et notamment de la France, les Allemands pourraient bien choisir de sortir de l’euro. Ce jour-là, le coût du redressement sera infiniment plus douloureux pour les Français qu’avec la protection de l’euro. Avant d’en arriver là, souhaitons que la multiplication de pays de la zone euro en réelle difficulté ouvre les yeux de Nicolas Sarkozy et l’incite à ne plus reculer devant les bons choix. Espérons surtout que ce jour-là, l’Allemagne ait toujours envie de jouer la carte de l’euro.
 

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54 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 5 mai 2010 10:12

    priez le dieu pognon !
    agenouillez vous devant l’autel CAC40 !
    ecrasez vos ennemis et regardez leurs femmes et leurs enfant pleurer !
    donnez votre argent a l’eglise des saints milliardaires repentis !
    collaborez avec votre GentilPatrons (tm) pour grimper dans la hierarchie !
    denoncez vos collegues qui dorment plus de quatre heures !
    devenez superieur  !
    devenez libertaryen !



    • geo63 5 mai 2010 10:26

      Comment le pouvoir en place qui a montré une terrible incompétence et une arrogance difficilement supportable peut-il du jour au lendemain devenir le sauveur de notre pays ?
       J’ai bien peur qu’il ne reste finalement que des cendres qui vont se mêler au cendres naturelles des volcans.
      Nous voyons ce que le dieu pognon cité par foufouille et adoré par les Sarkoko est en train de faire, peut-être s’agit-il d’un tournant de civilisation et nous sommes en mai...


      • verdan 5 mai 2010 18:33

        Bonjour ,

        Détrompez-vous, ils sont compétents, ils savent où ils nous mènent....

        Ils agissent à dessein,pour eux la ouate , pour nous la fosse commune....

        ils nous emmerdent sciemment !!!

        cordialement


      • Basepam 5 mai 2010 10:36

        Je ne pense pas que vous décrivez la bonne situation.

        Pourquoi croyez vous que l’Allemagne a laissé les autres états Européens s’endetter ?
        Ils étaient d’excellent clients.

        L’Allemagne est la nation qui a profité le plus de l’Euro mais elle a toujours besoin que son industrie tourne donc elle paiera.

        Pour votre information : http://fortune.fdesouche.com/17563-grece-quand-lallemagne-met-sa-propre-economie-en-danger


        • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 5 mai 2010 11:07

          l’Allemagne a peut etre « laissé » les autres états Européens s’endetter mais ce sont les entreprises allemandes qui ont des clients, pas l’Allemagne

          Les gens achetent Allemands pas uniquement pour des raisons de competitivite prix mais aussi pour des raisons de competitivite hors prix

          FR
          http://www.hypercasse.fr/images/vehicule/CARDIFF_HYPERAUTO_10164_1.jpg
          DE
          http://photos.autoexpress.co.uk/images/front_picture_library_UK/dir_567/car _photo_283563_25.jpg

          (le trait est volontairement forcé au niveau du choix des images, j en conviens)


        • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 5 mai 2010 12:06

          typique de libéraux,toujours la comparaison qui arrange leur point vue,même si c’est malhonnete..


        • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 5 mai 2010 12:08

          On aurais pu dire,pour soutenir l’automobile frrançaise,qui gagne le championnat du monde de rally depuis 7ans ??


        • Axel de Saint Mauxe Nico 5 mai 2010 19:09

          Plûtot que de critiquer les autres (surtout ceux qui font mieux que nous), on ferait mieux de se demander pourquoi l’on est mauvais.

          C’est ce que fait cet excellent article.

          J’ajouterai que l’Euro (et ’Europe !) sont des mirages derrières lesquels les politicards se sont cachés pour éviter de tenir un discours de vérité.

          Le jour où les français comprendront que leur « niveau de vie » est purement virtuel, il sera trop tard.

          En ce moment, les grecs sont en train de le comprendre à leurs dépens.

          Quant à l’avenir de l’euro, il est des plus compromis, cette création idéologique, qui devait nous protéger de tous les malheurs du monde (souvenez vous du référendum sur Masstricht) montre son inefficacité et surtout sa grande fragilité.


        • Lemiamat 6 mai 2010 16:20

          Heureusement, je ne serai plus là pour voir le carnage....
          Dans le sang et les larmes çà va finir...

          Un bien triste destin pour un peuple fier....


        • JL JL 5 mai 2010 10:42

          « A partir de 1995, dans la plupart des démocraties occidentales, le discours politique était saturé d’allusions au mur de la dette et à un effondrement économique imminent. On réclamait des compressions plus draconiennes et des privatisations plus ambitieuses. Pendant ce temps-là, les « think thanks » de Friedman brandissaient le spectre de la crise. Les institutions financières les plus puissantes de Washington étaient disposées à faire croire à l’existence d’une crise grâce à la manipulation des médias, certes, mais elles prenaient aussi de mesures concrètes pour créer des crises bien réelles » (Naomi Klein, p 313, « La stratégie du choc »)

          Dans les années 2000, les gouvernements de ceux que les néolibéraux appellent les PIGS, mais aussi d’autres pays d’UE dont la france ont accordé des allègements d’impôts pour les plus riches et ont largement dépensé les finances publiques pour permettre aux entreprises de payer les dividendes exhorbitants exigés par les actionnaires, les fonds de pension entre autres : ce faisant, que faisaient-ils, sinon mettre leurs pays en situation de crise ?

          Tous ces dirigeants sont coupables du crime de haute trahison.


          • Aurelien Aurelien 5 mai 2010 10:46

            L’Allemagne est économiquement liée au reste de l’Europe, mais n’oublions pas que son taux de chômage n’est « que » de 7.5 % contre 10 % en France. Et 6 %, si on retire l’ex Europe de l’Est. Pour le moment, elle est loin de vivre la crise que nous subissons en France et dans le sud. Surtout, elle a une capacité de remboursement de sa dette qui rassure nettement plus les marchés que la France.


            • foufouille foufouille 5 mai 2010 10:50

              en france 5000 000 de chomeurs
              en allemagne, salaires tellement bas que meme les polonais veulent pas y bosser, du coup importations des esclaves de l’est
              va bosser pour 2€ faignasse !


            • spartacus1 spartacus1 5 mai 2010 11:36

              Foufouille, absolument pas d’accord avec toi. Je parle couramment allemand et je vais souvent en Allemagne, je reviens d’ailleurs de quelques jours passés la-bas.

              Si les salaires allemands sont effectivement à peine plus élevés que les salaires français, par contre le cout de la vie est bien plus bas (ce n’est pas pour rien que les français proche de la frontière font leurs courses en Allemagne).
              Au total, le niveau de vie des allemands est infiniment plus élevé que celui des français et, contrairement à une idée reçue, ils travaillent moins d’heures (en valeur annuelle) que les français.

              Je ne dis pas que tout est rose en Allemagne, mais la vie y est tout de même plus facile qu’en France (hormis le climat).


            • foufouille foufouille 5 mai 2010 14:44

              tu as beau y aller souvent les salaires a 1, 2, ou 3€ existent
              comme hartz IV


            • Denje Denje 6 mai 2010 08:15

              Tout est question de reflexion, d’implication et de courage.
              Je ne dis pas qu’un métier dit « ingrat » (mais pas sot, comme on dit !) où il serait question (par pur exemple) de balayer la rue peut-être récompensé par un excellent salaire, mais j’ai un exemple concret d’une personne vivant en Alsace qui travail en Allemagne :
              30min de trajet pour y aller, salaire (brut) meilleur que pour un travail équivalent en france, et exonération des charges patronales (une grande partie en tout cas).
              Donc non seulement il a su négocier un meilleur salaire brut, mais en plus celui-ci est beaucoup moins taxé !
              Il faut arrêter de se laisser aller au gré du fleuve, qui va se finir par une cascade mortelle. Il faut parfois savoir taper dans la but, et c’est cette capacité, que les citoyens ont perdu, qui les plonge dans un laxisme aberrant.

              Nous avons peur de perdre ce que nous avons acquis, mais qu’avons nous acquis ?
              La sureté d’avoir un Salaire Minimum : à quoi bon si on est au chômage, le pôle emploi faisant tout pour ne payer personne ?
              La sécurité sociale : La seule maladie à soigner en France ne possède pas de remède remboursable !
              La retraite : au train où la réforme va, au gré des libertés laissées au gouvernement, nous cotisons alors que nous n’en profiterons pas !

              Alors, surtout, ne changeons rien, car à défaut d’être mieux : ça pourrait être pire !
              N’est-ce pas ?


            • ZEN ZEN 5 mai 2010 10:53

              Attention aux images d’ Epinal qui courent sur l’Allemagne

              Il y a un envers du décor, souvent mal connu
              La précarité existe, les inégalités se creusent et chômage est croissant


              • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 5 mai 2010 11:01

                En fait, l’euro est mort en Septembre 2004 http://www.cae.gouv.fr/spip.php?article52 , quand la France a decidé unilateralement de se moquer du pacte de stabilite est de croissance, brisant ainsi le seul outil de coordination economique. Dur, ensuite, d aller donner des lecons !


                • finael finael 5 mai 2010 11:28

                  Encore une idée reçue !

                  Et pourtant démentie par les chiffres. Ce n’est pas parce que le Medef et Christine Lagarde cherchent à provoquer l’impression que les français sont « trop payés » et que la France est laxiste en n’imposant pas des salaires à la chinoises que c’est vrai pour autant/

                  « La Tribune » qui montre que le coût du travail est plus élevé en Allemagne qu’en France serait-elle un journal gauchiste ?

                  Si les cotisations sociales sont moins élevées en Allemagne, le salaire moyen - et le niveau de vie - le sont nettement plus ! :

                  « <I>Les Allemands ont toujours été mieux payés que les Français. En 1975, le salaire horaire ouvrier était de 4,52 dollars ici, de 6,31 dollars là-bas. En 1999, l’écart était passé de 21,10 ici à 26,18 là-bas. Aujourd’hui, le salaire annuel moyen dans l’industrie et les services est de 28 800 euros ici, pour 40 375 euros en Allemagne.</I> » (Challenges)

                  On peut aussi lire « Le Monde » sur le sujet.

                  Ou encore ceci !

                  Le « laxisme français » insufflé par vos maîtres à penser, est un mythe destiné à nous faire avaler de nouvelles couleuvres et rien d’autre que du vent !


                  • Aurelien Aurelien 5 mai 2010 11:51

                    Vous prenez des chiffres qui concernent un secteur, l’industrie, et qui sont calculés par heure de travail. Il faut voir quelles charges sont prises en compte dans le coût du travail. Et en effet, la productivité horaire des Français est très élevée. En revanche, la productivité annuelle est faible car nous travaillons un nombre d’heures très inférieur au nombre d’heures travaillées chez nos voisins.

                    Il faut ajouter que nous excluons un grand nombre d’individus de l’emploi par le seuil du SMIC et par les complications du code du travail, par le coût du travail (global). En limitant l’emploi au mieux formés et aux plus « rentables », nous bénéficions d’un atout sur nos voisins qui, eux, permettent à tous d’avoir un emploi. Pour être cynique, vive le chômage, ça aide nos salariés à être plus productifs que les pays qui ont la malchance d’avoir le plein emploi.

                    On fait dire beaucoup de choses aux chiffres. Voyagez en Allemagne, surtout de l’ouest, et vous constaterez que l’enseignement n’y est pas mauvais, que le coût du logement y est beaucoup moindre. Globalement, le coût de la vie y est plus modéré qu’en France.


                  • finael finael 5 mai 2010 12:00

                    Non monsieur,

                    Il s’agit des moyennes nationales de l’industrie et des services (comme précisé dans l’article de « Challenges ») soit plus de 90% de l’emploi salarié.

                    Mais vous tenez tant à votre « laxisme » que cela vous a échappé


                  • dhbasse dhbasse 5 mai 2010 12:09

                    "la productivité annuelle est faible car nous travaillons un nombre d’heures très inférieur au nombre d’heures travaillées chez nos voisins."

                    cette affirmation ne me semble pas très réaliste... voire un rien malhonnête...

                    http://minilien.com/?LdOnxacVH6


                  • foufouille foufouille 5 mai 2010 14:46

                    "l faut ajouter que nous excluons un grand nombre d’individus de l’emploi par le seuil du SMIC et par les complications du code du travail, par le coût du travail (global). En limitant l’emploi au mieux formés et aux plus « rentables », nous bénéficions d’un atout sur nos voisins qui, eux, permettent à tous d’avoir un emploi. Pour être cynique, vive le chômage, ça aide nos salariés à être plus productifs que les pays qui ont la malchance d’avoir le plein emploi."

                    va bosser pour 2€ !
                    tu peut aussi faire des camps ca sera plus rentable !


                  • xa 5 mai 2010 15:48

                    dhbasse

                    Relisez l’auteur : "la productivité annuelle est faible car nous travaillons un nombre d’heures très inférieur au nombre d’heures travaillées chez nos voisins.« 

                    Vous avez raté le »annuelle".

                    Les francais travaillent dans les 1550 heures par an. Les allemands sont à 1700 heures par an. Soit un mois de Mai de production supplémentaire chaque année (ou un treizième mois de production par rapport à nous)

                    Le cout du travail en Allemagne reste plus élevé qu’en France. Les salaires restent, en moyenne, plus élevés qu’en France. Mais l’écart se ressert depuis une 10aine d’années


                  • Mycroft 5 mai 2010 17:17

                    En même temps, si le but est de donner un emplois coûte que coûte, même si l’empois ne permet pas à l’employé de vivre décemment, comme le fait l’Allemagne ou l’Angleterre, alors il s’agit bien, non pas de responsabilité, mais d’esclavage par violence économique (la violence étant par définition l’abus d’un rapport de force unilatérale). Un modèle qui ne profite qu’à ceux qui ont de l’argent sans avoir besoin d’en gagner. Ou qui sont dans une situation bénéfique, comme par exemple les ingénieurs informaticiens de maintenant (mais, contrairement aux rentiers, le système peut parfaitement se retourner contre eux en quelques années). En effet, en favorisant de manière complètement démesuré le client contre le producteur, via la concurrence libre, on ne favorise que la petite minorité qui a suffisamment d’argent sans travailler.

                    Ces pays (Allemagne et Angleterre, ainsi que les USA) pratiquent un darwinisme social des plus problématique. Si on pouvait s’isoler, il ne serait pas une gène, on n’aurait qu’à laisser rentrer les gens de ces pays chez nous, pour leur donner une situation vivable. Seulement voilà, les scientifiques ont réduit les distances de manière considérable. On ne peut les en blâmer, c’est leur job, et le gain potentiel, si le monde avait su s’organiser était considérable. Mais au lieux d’en profiter pour mettre en place un véritable droit du travail international, on a laissé les banquiers et financier de plus en plus libre, et résultat, ils se retrouvent avec une arme économique considérable, à même de faire couler un pays.

                    Le comportement de la Grèce n’est pas plus irresponsable que celui des USA,de l’Angleterre ou de l’Allemagne. Le travail n’est bon que s’il profite aux autres et permet de vivre decement soit même, ni plus, ni moins. L’allemagne préfère capituler face aux possédants ? Ce n’est pas une preuve de responsabilité, juste de lacheté.

                    Il est peut être temps d’avoir un vrai président, qui soit près à risquer la fin du monde pour éviter d’avoir un monde de merde. Nous n’avons pas grand chose à perdre, mieux vaut partir debout qu’a genoux. De toutes façon, il faut bien mourir un jour, autant que ce soit pour une raison valable. Et les possédants perdront infiniment plus que nous.


                  • Bulgroz 5 mai 2010 11:39

                    Moi aussi, j’ai réussi à expliquer la crise dans ce court article antisarkoziste. Serai je publié ?

                    Nicolas Sarkozy ,mauvaise passe, cuisante défaite électoral , perte de contrôle des déficits publics, désillusion cruelle au terme de ses trois années de pouvoir, petit caporal autoritaire et sans vision, réformes incohérentes et graves erreurs stratégiques , débâcle électorale prévisible. arrogance cavalière, camp du vice...

                    Résultats de Sarkozy : Le 21 mars dernier, 11.5 millions des électeurs déçus et inquiets pour l’avenir ont choisi de crier très fort leur opposition farouche par une abstention massive et brutale. Oui, ce jour là, 11,5 millions d’électeurs ont pris leur destin en main et ont choisi, malgré des occupations familiales très difficiles (pêche, visite à la Fnac, tennis, brunch et repos au plumard) de se rendre courageusement aux urnes pour un message clair et sans appel : Ras le bol de la crise sarkoziste.

                    Vous voyez, tout comme Aurélien, moi aussi, j’ai réussi à expliquer la crise et offrir des solutions simplistes pour en sortir.

                    Serai je publié ?


                    • bonsens 5 mai 2010 11:46

                      le probléme en france n’est pas tellement que les salaires seraient trop bas , mais plutôt que la vie y est devenue TRES chére . Ce n’est pas exactement la même chose quand on y réfléchit au dela des apparences


                      • Alpo47 Alpo47 5 mai 2010 11:49

                        Si j’ai bien lu l’auteur, les déficits sont ESSENTIELLEMENT dus aux « laxisme salarial » et à l’endettement public.
                        Rien sur les exonérations de charges des entreprises (des dizaines de milliards annuels) , totalement inutiles, sur les niches fiscales qui voient les plus haut revenus avoir un taux d’imposition bien moindre que les classes moyennes. Rien sur l’évasion fiscales de nos grands groupes qui déclarent la plus grande partie de leurs revenus dans les paradis fiscaux ... etc ...etc...

                        Evidemment, dans la continuité de ses écrits précédents, l’auteur fait porter tout le poids des efforts à venir sur les salariés et retraités.

                        Délirant ? Oui, et pas vraiment. Ce n’est qu’une « ode » supplémentaire au libéralisme de la part d’un auteur qui s’enfonce dans ses « certitudes ».

                        Se remettre en cause n’est certes pas chose facile, on en a ici la démonstration.


                        • Bulgroz 5 mai 2010 12:28

                          A fin mars 2010, la dette nette de la France est de 258 milliards d’Euros inférieur de 29 Milliards par rapport à fin 2008.


                          • Bulgroz 5 mai 2010 14:17

                            Pasou,

                            Je maintiens et confirme que la France est débitrice de 258 Milliards. Cette somme étant le solde entre ce que la France doit au monde extérieur (4658) et ce que le monde extérieur doit à la France (4340) (net external position).


                          • fwed fwed 5 mai 2010 12:52

                            Article ecrit par quelqu’un qui n’a pas l’air d’avoir compris que le credit c’est d’abord de la creation monetaire.
                            ininteressant et dangereux


                            • kataroff kataroff 5 mai 2010 12:56

                              Bravo, bel article. Je suis epate par la mauvaise foi des antiliberaux. Pinailler sur des details et faire des proces d’intention, la il y a du monde. Pour ce qui est de discuter du fond de l’article raisonnablement, plus personne...


                              • cathy30 cathy30 5 mai 2010 13:40

                                incroyable ce que je viens de lire. article digne de canal +, genre, on fait un peu de casse sur sarkosy et on fait passer nos idées libérales, les gusgus non avertis n’y verront que du feu. Chaque phrase vaut son pesant d’or. (l’auteur n’a pas pu s’empêcher tout de même d’enscensé son idole sarko sur quelques passages).

                                Mon prix revient sans doute à celle où les banques ont fait le sale boulot, là grosse crise de rire.
                                Allez vade retro satanas et revient plus.


                                • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 5 mai 2010 13:44

                                  « Nicolas Sarkozy traverse une mauvaise passe. »

                                  C’est pas comme le musulman Ribéry ...


                                  • Jimmy 5 mai 2010 14:36

                                    Je pense que ce genre d’article va se multiplier sur Agoravox, en effet la vérité se fait peu à peu jour, à propos de la crise, sur le rôle des banques et sur leur prétention à réduire le monde entier en esclavage

                                    De plus en plus en plus de gens se demandent pourquoi ils devraient payer pour enrichir toujours plus cette clique

                                    Le qualificatif de « Bankster » est de plus en plus utilisé

                                    On se demande pourquoi faire des sacrifices pour rembourser les banques quand en 2008 on les a renflouées en échange de rien

                                    J’ai même lu des cris de révolte dans les commentaires d’articles du Figaro

                                    Si les gens ouvrent les yeux le pouvoir des banques peut tomber du jour au lendemain

                                    Donc ils allument des contre-feux comme ils peuvent dans la presse alternative, je ne sais pas si cela aura un effet positif pour eux mais c’est le signe au moins de leur perplexité

                                    Peut-être ne faut-il pas désespérer


                                    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 6 mai 2010 12:11

                                      On se demande pourquoi faire des sacrifices pour rembourser les banques quand en 2008 on les a renflouées en échange de rien


                                      En l’echange d un taux de 8% et de benefices au profit de l’Etat.
                                      Et en vertu des preceptes interventionnistes ultra socialistes qui gouverrnent ce pays.

                                      les liberaux etaient et sont contre toute forme d’aide a n’importe quelle entreprise, y compris les banques, mais les autres, PS, UMP, vous etes ok pour laisser une banque faire faillite ?


                                    • fifilafiloche fifilafiloche 5 mai 2010 15:38

                                      Si j’en juge au nombre d’émigrants allemands vers le Paraguay, Alchimie, l’optimisme ne prédomine pas. Ils sont conscients qu’ils sont enchaînés aux pays laxistes de l’arc méditerranéen (dont la France) et n’envisagent pas un avenir prospère pour leurs enfants. Ils vont le chercher sous d’autres cieux.


                                      Si l’émigration francaise au Maroc était proportionellement équivalente à celle des allemands ici, il y aurait déjà eu une réacion de rejet. Le Chaco est déjà presque entièrement germanophone, les indigènes y apprennent prioritairement cette langue par rapport à l’espagnol.

                                      L’Allemagne paie déjà depuis 10 ans son association contre nature avec la France. Elle aurait mieux fait de choisir l’Angleterre, avec qui elle partage une « saxonnité » commune. Les salaires y sont désormais moins élevés qu’en France et l’honnêteté intellectuelle allemande a empêché d’utiliser l’effet de levier de la bulle immobilière pour doper la croissance de la consommation : les taux d’intérêts immobiliers y sont restés proportionnels aux risques, 50% plus élevés qu’en France.

                                      L’Euro devrait se scinder en deux, l’Eurofranc sous le contrôle de la France, court termiste, keynesien et démagogue pour le bassin méditerranéen , condamné à la dévaluation perpétuelle, et l’Euromark, attaché à des principes vertueux., pour l’Europe du Nord. Il n’est pas normal que notre irresponsabilité entraîne ces pays dans les conséquences de nos faiblesses.

                                      • finael finael 5 mai 2010 15:55

                                        J’aimerais bien savoir d’où vous tenez vos affirmations.

                                        Si vous nous parlez du Paraguay, l’allemand n’y est parlé que par 0,87% de la population (le Guarani 36% et l’Espagnol 47%)

                                        Quant au Chaco il est partagé entre l’Argentine (Espagnol 91%, le reste en langues indigènes), la Bolivie (Espagnol 43%, Quechua 36,4%, autres langues indigènes 19%) et le Paraguay.

                                        Le mensonge n’est effectivement pas une vertu


                                      • fifilafiloche fifilafiloche 5 mai 2010 16:43

                                        Je les tiens du Paraguay, en live direct (cf IP).


                                        Les statistiques que vous citez, je les connais, elles ne sont plus d’actualité pour plusieurs raisons :

                                        - Tout comme l’Argentine, le Paraguay ne possède pas de système statistique fiable, par faute de moyens.
                                        - Ces statistiques reprennent donc uniquement les colonies stables mémonites installées à partir de 1920 dans le Chaco (région qui porte ce nom à l’Est du Paraguay en frontière avec la Bolivie). Ces pionniers ont posé les bases d’une présence allemande en pays latin, en créant une infrastructure économique et logistique propice à l immigration germanophone. Les germanophones résidant dans la capitale sont ignorés de ces chiffres, et les indigènes automatiquement assimilés à des hispanophones.
                                        - La crise énonomique et la contraction forte du PIB allemand l’année dernière a accélé le phénomène d’expatriation, non plus pour des raisons religieuses, mais cette fois économiques, or vos statistiques datent d’avant la crise.

                                        Je suis toujours étonné de constater sur ce forum des « généralistes » prétendant mieux connaître les réalités de pays qui leur sont totalement étrangères que les autochtones eux mêmes. Un effet pervers de la virtualité sans aucun doute. 


                                      • fifilafiloche fifilafiloche 5 mai 2010 17:12

                                        Petite coquille : le Chaco est à l’Ouest, tout comme la Bolivie.Pour vous aider : http://www.worldatlas.com/webimage/countrys/samerica/py.htm


                                      • finael finael 5 mai 2010 17:37

                                        S’il n’y a pas de statistiques fiables, comment pouvez-vous vous montrer aussi affirmatif ?

                                        Dites simplement que c’est votre opinion.

                                        Pour faire changer les données démographiques (elles datent en réalité de 2004), il faudrait une émigration germanophone de plusieurs centaines de milliers de personnes par an vers l’Amérique latine.

                                        A mon avis on en parlerait au moins en Allemagne, mais ce n’est pas le cas.

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