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Accueil du site > Actualités > Economie > L’euro, un bouclier contre la crise ? Mon oeil !

L’euro, un bouclier contre la crise ? Mon oeil !

Dans la zone euro, l’organisation de la politique macroéconomique - indépendance de la Banque Centrale Européenne vis-à-vis du politique et pacte de stabilité - est marquée par la méfiance envers les gouvernements démocratiquement élus. Il s’agit de priver les pays de toute autonomie en matière de politique monétaire comme en matière budgétaire. Aucune politique conjoncturelle commune n’est mise en œuvre au niveau de la zone, aucun objectif commun n’est défini en termes de croissance ou d’emploi . Les différences de situation entre les pays ne sont pas prises en compte, puisque le pacte ne s’intéresse ni aux taux d’inflation ni aux déficits extérieurs nationaux ; les objectifs de finances publiques ne tiennent pas compte des situations économiques nationales. 
Nous dirigerons-nous vers un régime monétaire intra-européen en cas d’implosion de l’euro ?

Une politique unique, des spécificités nationales

L’Europe sociale est restée un vain mot, seule l’Europe de la concurrence et de la finance s’est réellement affirmée, assure le manifeste des économistes atterrés. Il est généralement admis que l’euro aurait dû être un facteur de protection contre la crise financière mondiale. Après tout, la suppression de toute incertitude sur les taux de change entre monnaies européennes a éliminé un facteur majeur d’instabilité. Pourtant, il n’en a rien été : l’Europe est plus durement et plus durablement affectée par la crise que le reste du monde. Cela tient aux modalités-mêmes de construction de l’union monétaire.

Depuis 1999 la zone euro a connu une croissance relativement médiocre et un accroissement des divergences entre les États membres en termes de croissance, d’inflation, de chômage et de déséquilibres extérieurs. Le cadre de politique économique de la zone euro, qui tend à imposer des politiques macroéconomiques semblables pour des pays dans des situations différentes, a élargi les disparités de croissance entre les États membres. Dans la plupart des pays, en particulier les plus grands, l’introduction de l’euro n’a pas provoqué l’accélération promise de la croissance. Pour d’autres, il y a eu croissance mais au prix de déséquilibres difficilement soutenables. La rigidité monétaire et budgétaire, renforcée par l’euro, a permis de faire porter tout le poids des ajustements sur le travail. On a promu la flexibilité et l’austérité salariale, réduit la part des salaires dans le revenu total, accru les inégalités.

Cette course au moins disant social a été remportée par l’Allemagne qui a su dégager d’importants surplus commerciaux au détriment de ses voisins et surtout de ses propres salariés, en s’imposant une baisse du coût du travail et des prestations sociales, ce qui lui a conféré un avantage commercial par rapport à ses voisins qui n’ont pu traiter leurs travailleurs aussi durement. Les excédents commerciaux allemands pèsent sur la croissance des autres pays. Les déficits budgétaires et commerciaux des uns ne sont que la contrepartie des excédents des autres... Les États membres n’ont pas été capables de définir une stratégie coordonnée.

Le paradoxe européen

La zone euro aurait du être moins touché que les États-Unis ou le Royaume-Uni par la crise financière. Les ménages sont nettement moins impliqués dans les marchés financiers, qui sont moins sophistiqués. Les finances publiques étaient dans une meilleure situation ; le déficit public de l’ensemble des pays de la zone était de 0,6% du PIB en 2007, contre près de 3% aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou au Japon. Mais la zone euro souffrait d’un creusement des déséquilibres : les pays du Nord (Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Pays Scandinaves) bridaient leurs salaires et leurs demandes internes et accumulaient des excédents extérieurs, alors que les pays du Sud (Espagne, Grèce, Irlande) connaissaient une croissance vigoureuse impulsée par des taux d’intérêt faibles relativement au taux de croissance, tout en accumulant des déficits extérieurs.

Alors que la crise financière est partie des États-Unis, ceux-ci ont tenté de mettre en œuvre une réelle politique de relance budgétaire et monétaire, tout en initiant un mouvement de re-régulation financière. L’Europe au contraire n’a pas su s’engager dans une politique suffisamment réactive. De 2007 à 2010, l’impulsion budgétaire a été de l’ordre de 1,6 point de PIB dans la zone Euro ; de 3,2 points au Royaume-Uni ; de 4,2 points aux États-Unis. La perte de production due à la crise a été nettement plus forte dans la zone euro qu’aux États-Unis. Le creusement des déficits dans la zone a été subi plutôt que le résultat d’une politique active.

En même temps, la Commission a continué de lancer des procédures de déficit excessif contre les États-membres de sorte qu’à la mi-2010 pratiquement tous les États de la zone y étaient soumis. Elle a demandé aux États-membres de s’engager à revenir avant 2013 ou 2014 sous la barre de 3%, indépendamment de l’évolution économique. Les instances européennes ont continué de réclamer des politiques salariales restrictives et des remises en cause des systèmes publics de retraite et de santé, au risque évident d’enfoncer le continent dans la dépression et d’accroître les tensions entre les pays.

Cette absence de coordination, et plus fondamentalement l’absence d’un vrai budget européen permettant une solidarité effective entre les États membres, ont incité les opérateurs financiers à se détourner de l’euro, voire à spéculer ouvertement contre lui.

Pour que l’euro protége les citoyens européens de la crise nous mettons en débat trois mesures :

Assurer une véritable coordination des politiques macroéconomiques et une réduction concertée des déséquilibres commerciaux entre pays européens ;

Compenser les déséquilibres de paiements en Europe par une Banque de Règlements (organisant les prêts entre pays européens) ;

Si la crise de l’euro mène à son éclatement, et en attendant la montée en régime du budget européen, établir un régime monétaire intra-européen (monnaie commune de type « bancor ») qui organise la résorption des déséquilibres des balances commerciales au sein de l’Europe.


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27 réactions à cet article    


  • ja.poirier 19 janvier 2011 11:52

    pourquoi vouloir sauver l’euro ....

    abroger la loi de 73 en France et redonner la direction aux états souverains
    avant que les non élus fassent couler ce qui reste !!!!

    • Ferdinand_Pecora 19 janvier 2011 12:37

      Vous avez (presque) tout dit !

      Il faut en effet rajouter l’absolue nécessité de la réinstauration du Glass-Steagall rooseveltien à l’échelle globale, dans le cadre d’un nouveau Bretton Woods (parités fixes). Sans quoi l’émission de crédit productif public (loi de 73) ne servirait pas à grand chose.

      Après le samedi 22 janvier, beaucoup de choses risquent, espérons-le, de basculer enfin.


    • Sergueï Sergueï 19 janvier 2011 18:29

      pourquoi vouloir sauver l’euro ....

      abroger la loi de 73 en France et redonner la direction aux états souverains
      avant que les non élus fassent couler ce qui reste !!!!

      Vous savez que si la France repasse au Francs et que la banque de France commence a imprimer du papier monnaie, la France sera ruinée.

      Hyperinflation nous voila ! (notez que l’Europe à déja commencé a le faire avec l’Euro)


    • gimo 19 janvier 2011 19:25

      r Sergueï

      mais l’inflation a toujours été depuis 10 ans seule ment l’euro la cachait ’ simulation
      sinon les spéculateurs ne pourrait pas gagner tant d’argent


    • Ferdinand_Pecora 20 janvier 2011 13:14

      Le retour au franc se fera en étant adossé à l’émission de crédit productif public pour la réalisation de grands travaux de type westphaliens.


      • Ferdinand_Pecora 19 janvier 2011 13:01

        En 1989, les flics n’ont pu contenir la révolte du peuple de RDA... et quantitativement, ce n’était qu’un quart de pays, à peine.

        A l’échelle globale, tout l’or du monde ne met personne à l’abri.


      • Alpo47 Alpo47 19 janvier 2011 13:40

        Si on en croit Paul Jorion, dont les analyses passées ont été vérifiées par les faits, les jours de l’euro sont désormais comptés.

        http://www.pauljorion.com/blog/?p=20559#comments

        Sauve qui peut !


        • Ferdinand_Pecora 19 janvier 2011 15:50

          Contrairement à un système de crédit de type hamiltonien, tout système monétariste est voué à l’échec : un empire, ça meurt, qu’on le veuille ou non.

          L’enjeu est de ne pas mourir avec lui. C’est tout l’intérêt de l’Alliance des Quatre Puissances, qui se met en place depuis 2 ans entre la Russie, la Chine, l’Inde et les Etats-Unis (une fois qu’Obama ne sera plus au pouvoir, évidemment).


        • JL JL 19 janvier 2011 13:45

          Il est clair que cette UE a été bâtie par et pour le pouvoir financier et contre le pouvoir politique, c’est-à-dire contre les peuples.

          L’autre pilier de cette casse des nations européennes a été la propagande néolibérale anti-Etat, des Etats accusés dans les mass média d’être responsables de tous les maux : « l’Etat n’est pas la solution, mais le problème », « TINA », etc.

          Leurs médias n’ont pas besoin d’en faire trop, il leur suffit d’assurer l’élection de l’un des leurs à la tête des nations en usant de la rouerie atavique des prétendants politiques intéressés uniquement par leur enrichissement personnel.


          • tmd 19 janvier 2011 13:51

            Pour la coordination des politiques macro économiques, cela existait. Ce s’appelait le pacte de stabilité, vous savez, les 3% de déficit maximum, et 60% de dette maximum. Il suffisait de l’appliquer au lieu de laisser les États le brûler les uns après las autres.

            Les déséquilibres de paiements sont déjà largement compensés. L’Allemagne finance les autres pays depuis des années. Depuis l’introduction de l’euro en 1999 en fait. Le problème se pose depuis 2009 car l’Allemagne n’arrive plus à compenser toute seule face au nombre croissant de pays qui laissent aller leurs déficits.

            La crise de l’Euro amènera à son éclatement, c’est la seule chose qui soit sûre. Reste à savoir quand. Un signe précurseur peut-être. Angela Merkel a « exclu catégoriquement une réintroduction du Mark en Allemagne » ...


            • labulle 19 janvier 2011 15:55

              Chapeau Angela ! Ca doit être pour cela que la banque centrale allemande a déterminé une parité entière entre le Mark et l’Euro : 2 Marks = 1 euro !


            • rastapopulo rastapopulo 19 janvier 2011 17:12

              L’Allemagne ne finançait rien.

              Elle profitait de l’€ trop faible (pour elle) pour exporter beaucoup sans que sa monnaie se renchérisse et se retrouvait donc avec des excédent commerciaux = rien avoir avec un financement, c’est de l’enrichissement pure.

              Maintenant elle voudrait bien gardé son € trop faible (pour elle) donc joue le jeux du « ça va cracker » en même temps que le « l’€ est garanti » ce qui implique de temps en temps de participer à un fond de sauvetage.

              Dernier point d’achoppement, comment sans plan industriel avec un crédit publique sans intérêts pour l’investissement qui redonne un rôle dynamique aux nations comme pendant les 30 glorieuses voulez vous éviter les déficits ?

              Ici en Belgique, ils ont vendu les bâtiment publiques pour la plus-valu momentané et se retrouve maintenant à louer !!!  


            • tmd 20 janvier 2011 09:44

              La parité entière entre le Mark et l’Euro, c’est complètement faux : 1 euro = 1,95583 mark.

              L’Allemagne profite de l’euro faible, c’est tout à fait vrai. Par contre, elle ne s’est pas enrichie. Ses surplus de devises et d’euros qui sont arrivés dans le coffres de la Buba ont été transférés aux banques centrales des autres pays, les PIIGS notamment et la France. Ces pays auraient été en cessation de payement vis à vis de l’étranger depuis bien longtemps si la Buba, n’avait pas compensé leurs besoins.

              On peut estimer grosso modo que depuis l’euro en 1999, les allemands ont travaillé (produit de la richesse) pendant 1 an pour les autres pays de l’euro, sans en profiter eux-même donc. Vont-ils continuer ?

              Quant-au crédit public sans intérêt, il a pour conséquence l’inflation. Et si on laisse faire les politiques, cela finit toujours comme ça.


            • rastapopulo rastapopulo 23 janvier 2011 21:34

              Zut j’ai manqué de continuer ce fil de discussion.

              Vous confondez imprimez de la monnaie et crédit sans intérêts, un comble pour un spécialiste non ?

              La nation remboursera l’argent MAIS sans les intérêts !!! C’est pas compliqué mais cela demande de redonner un rôle dynamique aux nations, ce qui apparemment est bien verrouillé par votre idéologie soi-disant neutre mais en fait anglosaxonne anti-nation (dans la tradition du contrôle militaire et financier de l’empire anglosaxon).

              Regarder la réalité en face au lieu de répéter des diatribes, ce n’est pas le crédit sans intérêts qui crée l’inflation.


            • millesime 19 janvier 2011 15:17

              le « Cartel bancaire » est à l’origine de ce chaos monétaire et financier pour imposer SA manière de concevoir le monde « d’après » et les Sarkozy, Fillon, Merkel, Barroso, Attali et tant d’autres sont de connivence.
              http://millesime.over-blog.com


              • millesime 19 janvier 2011 15:18

                il est fort possible que ce chaos (voulu par le cartel bancaire) passe par une crise alimentaire mondiale.. !


              • Ferdinand_Pecora 19 janvier 2011 15:52

                Tant qu’à faire, autant donner son nom, à ce « Cartel bancaire » : le groupe britannique Inter-Alpha.


              • labulle 19 janvier 2011 16:05

                Les conséquences actuelles de la crise sont les crises politiques dans le mahgreb et au moyen orient par le biais des difficultés alimentaires de leur peuple : les USA mettent la touche finale à leur projet de Grand Moyen Orient annoncé par Walter Bush. La démocratie est imposée à ces pays en utilisant la spéculation comme arme. Egalement l’Iran est visé par cette déstabilisation économique basée sur la raréfaction des ressources de première nécessité.
                Méfiez-vous de Janus : Obama, l’homme aux deux visage dévoile peu à peu sa face cachée.


                • Ferdinand_Pecora 19 janvier 2011 16:21

                  Vous dites : « Méfiez-vous de Janus : Obama, l’homme aux deux visage dévoile peu à peu sa face cachée. »

                  Sa face n’est pas cachée du tout : l’homme d’Etat américain rooseveltien Lyndon LaRouche dénonce depuis un an et demi l’intention d’impérialisme britannique sous-jacente de Barack Obama.


                • Alpo47 Alpo47 19 janvier 2011 18:15

                  @Pecora,

                  Je pense que votre militantisme pro-Larouche, commence à être un peu trop « envahissant » dans ce site d’échange de points de vue ???


                • gimo 19 janvier 2011 19:33

                  pecora 

                  il serait intéressant que pour une fois vous pensiez un peu par vous même
                   merci

                   et non en porte« pancarte »


                • Ferdinand_Pecora 20 janvier 2011 00:39

                  @ Alpo47 et gimo

                  Concernant la crise du système monétariste, tous les économistes se réfèrent explicitement ou implicitement à la théorie monétariste de Lord John Maynard Keynes, qui nous a mené depuis 1971 (fin des accords de Bretton Woods) et nous mène toujours droit dans le mur.

                  L’homme d’Etat américain Lyndon LaRouche est le seul économiste au monde qui se réfère à la vision d’un système de crédit intrinsèquement anti-monétariste que défendit en 1944 Franklin Roosevelt, à Bretton Woods, par la voix de Harry Dexter White et qui fut adoptée contre la vision monétariste impérialiste défendue par Keynes.

                  N’y connaissant rien en économie, lorsque j’ai découvert que c’est sur la base de cette différence que se fondent les propositions de MM. Cheminade et LaRouche, j’ai tout d’abord étudié dans le texte la théorie de Keynes ainsi que la proposition de Roosevelt pour le monde d’après-guerre. J’ai ainsi pu juger par moi-même de la différence entre ce qui est enseigné dans n’importe quelle Ecole d’Economie (Keynes) et ce qui sert de base à ce que propose M. LaRouche (Roosevelt).

                  Ce n’est pas par provocation, mais je pose la question suivante : sachant cela, qui pense par soi-même ?


                • sdzdz 19 janvier 2011 16:29

                  Merci de ne parler que de l’Union européenne, pas de l’Europe où certains pays libres résistent encore et toujours aux envahisseurs ! Rien de pire que d’être dirigés par des larbins de la finance, multinationales et banques... Et Sarkozy va tomber de haut quand il sera ramené à la dimension qui est la sienne, avec les premières salves qui sont parties de « son propre camp » il y a déjà longtemps.

                  Franc-Or et Franc courant, voilà pour le découplage entre budget de l’Etat central et monnaie nationale susceptible d’être attaquée. Il ne faut pas revenir à un système classique puisque nos adversaires ont bâti un système qui se veut inextricable, donc sans poids décisionnel accordé à tel ou tel gouvernement.

                  http://www.la-france-contre-la-crise.over-blog.com


                  • Laury 19 janvier 2011 18:16

                    Bonsoir moi je ne voie aucune utilité d’une banque « Central » qui ne peu frapper la monnaie ???
                    Apprêt avoir interdit aux pays de l’union de le faire il aurait été normal que ce soit la banque central
                    qui le fasse et non les banques privé mais apparament tout ses « politicards » était d’accord ???
                    Donc si nous voulons garder une monnaie Européenne s’est la seule solution où alors les banques
                    sont toutes nationalisés


                    • millesime 20 janvier 2011 10:05

                      art 104 du traité de Mastricht...(tout comme la loi Pompidou/Giscard et Cie de 1973)
                      le problème est que pour revenir sur ce traité, il faut l’unanimité, de sorte que c’est pratiquement impossible,
                      Ainsi il n’y a que la possibilité de voir les Etats-Unis revenir sur la loi (comme le souligne Pecora) pour qu’en Europe, comme nous ne sommes que des suiveurs, nos politiques reviennent sur ce traité.
                      http://millesime.over-blog.com


                    • xray 20 janvier 2011 14:11


                      La misère est le fondement de la société de l’argent ! 
                      (Le malade, l’industrie première.) 

                      Les
                      Français sont revenus à la situation du début des « années 40 ». 
                      Ils sont soumis à : 

                      - Une monnaie d’occupation ; 

                      - Des journalistes d’occupation ; 

                      - Des mœurs judiciaires dignes du nazisme ; 

                      - Des collabos financés et au service de qui ? L’Europe,  les Américains, ou le Vatican ? 

                      Se sortir de l’Europe ! Et, vite ! 
                      http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2010/06/30/se-sortir-de-l-europe-et-vite.html 


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