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Accueil du site > Actualités > Economie > L’Europe : combien de divisions ?

L’Europe : combien de divisions ?

L’Europe a été mal conçue. Chacun des gouvernements de l’Union est capable de se financer par le biais de l’émission d’obligations cédées à des banques qui, à leur tour, empruntent à la BCE en garantissant ces mêmes bons issus des divers Trésors Européens. Ces Banques commerciales réalisant au passage d’intéressants profits consistant en la différence entre le coût très faible perçu par la BCE et l’intérêt du prêt consenti à un Etat bien heureux de pouvoir ainsi financer ses déficits publics... Pour autant, chaque pays Européen ne peut échapper à son obligation de repayer sa dette ou, à tout le moins, de stabiliser ses déficits même si l’accession au sein de la zone Euro a permis à nombre d’Etats de faire bénéficier leurs établissements financiers d’argent facile et à prix modique.

Ces facilités sans précédent accordées aux nouveaux arrivants dans la famille Européenne - combinées à la quasi certitude du soutien de la jadis omnipotente BCE en cas de tempête financière - furent interprétées comme un blanc seing par des Banques (Irlandaises, Espagnoles ...) qui se lancèrent donc à corps (et à fonds) perdus dans la spéculation immobilière (par l’octroi de prêts tous azimuts), dans divers investissements spéculatifs et dans une expansion immodérée vers l’étranger. En somme, la manne offerte par la BCE permettait de multiplier à l’infini les bilans de ces Banques avec des crédits qui, aujourd’hui, contribuent massivement à mettre en péril ces mêmes nations ! Pourquoi s’étonner, dans ces conditions, du succès réjouissant de l’élargissement Européen ? ... et qui s’étonnera aujourd’hui du risque d’implosion causé par ces papiers valeurs de pays en voie de cessation de paiement détenus par les Banques Européennes ? 

Les Allemands hantés comme on le sait par l’inflation du temps de Weimar autoriseront-ils pour autant la BCE à procéder à la seule mesure susceptible de sauver la Grèce (et d’autres) de la faillite, à savoir le rachat en nombre de ces obligations émises par ces pays au bord du gouffre ? En dépit des dénégations de son Président, la BCE sera en finalité bien forcée par les marchés d’arroser de liquidités ces pays par le biais d’une razzia généralisée sur leurs papiers valeurs zombies. Malheureusement pour la BCE, pour l’Allemagne et pour l’Union qui n’ont pris de décisions jusque là que le couteau sous la gorge, les marchés ont cette caractéristique d’être pro actifs, c’est-à-dire d’appuyer systématiquement sur les points sensibles et névralgiques. Et le marché a d’ores et déjà dépassé le stade de la Grèce et même du Portugal car il se tourne actuellement vers l’Espagne et vers l’Italie dont les obligations se retrouvent progressivement projetées sur le devant de la scène.

En fait, le cauchemar est tout à venir car les investisseurs internationaux se rendent compte que ces papiers valeurs émis par l’Etat Espagnol et naguère considérés comme l’équivalent du cash peuvent parfaitement se déprécier, voire ne plus avoir aucune valeur ! L’Espagne et son chômage de 20%, son déficit budgétaire de 11.2% de son P.I.B. (comparé aux 13.6% de la Grèce et aux 9.4% du Portugal), cette Espagne au taux de change pour le moins peu compétitif ne devrait-elle pas rémunérer les investisseurs ayant encore le courage de la financer par les circonstances actuelles à hauteur de plus que les 5% qu’elle paie actuellement sur ses Bons ? De fait, les marchés se rendent aujourd’hui compte que les risques de prêter à l’Espagne (et à l’Italie) sont démesurés en regard des rendements offerts par ces pays. Les valorisations des actifs de ces pays sont donc condamnés à se déprécier tout comme leur système bancaire est-il sur le point de traverser des tourmentes telles qu’il devra encore rationner les crédits et subir des fuites de capitaux... 

En finalité, les rendements toujours plus hauts promis par ces pays en difficultés et qui ne satisferont plus les investisseurs traditionnels (fonds de pension, banques commerciales) peu enclins à des risques exagérés mettront Madame Merkel et M. Trichet face à des problématiques que eux-même ne pourront plus résoudre. Car l’Union Européenne aura cessé d’exister ce jour où l’Espagne et l’Italie ne parviendront à se financer qu’avec difficultés ! 

En réalité, les seules solutions qui permettront à l’Union d’éviter l’implosion pure et simple sont les bonnes vieilles formules utilisées régulièrement par ... les pays émergents ! Dépréciation massive de la monnaie, restructuration des règlements fiscaux et monétaires, apport en liquidités (en provenance de l’étranger et notamment du F.M.I. !) de l’ordre de 800 milliards d’Euros équivalents à trois années de paiement de leur dette souveraine par la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Italie... Montants qui pourraient en fait s’avérer inférieurs si l’Euro décrochait jusqu’à la parité contre le billet vert.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus de sauver la Grèce ou même des banques importantes de certains pays fragilisés : c’est les fondements même de l’Union qui sont menacés. 


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42 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 10 mai 2010 10:59

    Non, la seule solution, en tout cas la plus importante, serait que les Etats reprennent leur droit régalien à « battre monnaie ».
    Une étude récente de l’INSEE démontre que depuis la décision de confier la création monétaire aux banques (1973), l’Etat Français s’est endetté d’environ 1500 milliards. Or, si l’ancien système avait perduré, nos comptes ( pour ne considérer que la France) seraient positifs d’environ 100 milliards.

    Là est la « grande tromperie », et là est également la priorité des priorités ... enfin si nous voulons survivre économiquement.
    Evidemment, les politiques actuels n’oseront pas seuls, d’ailleurs le veulent ils ? Cette décision devra leur être imposée par les peuples.


    • Alpo47 Alpo47 10 mai 2010 12:10

      Et n’oublions pas qu’en fait, réduire les déficits pourrait être très simple, on essaie ?

       - Environ 70 milliards de niches fiscales, qui sont autant de cadeaux, sans aucun effet positif sur l’investissement, la consommation ...
       - Encore 70 milliards de cadeaux aux entreprises, sous formes essentiellement d’exonérations, dont plus aucun économiste ne s’essaie à trouver des effets positifs (?).

       Pas mal, non ? Bon, même en n’économisant que 50% de ces « cadeaux », nos comptes se porteraient bien mieux. Et, est ce que ce n’est pas mieux pour la consommation, les salariés, retraités... bref, la majorité d’entre nous ?

      Etonnant, pourquoi donc aucun politique, économiste... ne le propose ?
      La réponse sera évident à tous ...


    • Zevengeur Zevengeur 10 mai 2010 15:16

      Je suis d’accord avec vous et je développe le pourquoi et le comment sur cet article (bientôt proposé ici) :

      Traité de Lisbonne, article 123 : le coup d’état de la finance


    • Internaute Internaute 10 mai 2010 20:50

      On peut rajouter les 60 milliards annuel du coût de l’immigration. Si on arrivait à exporter nos droits de l’homme notre balance commerciale serait largement excédentaire.


    • BA 10 mai 2010 11:20

      Voici ce qui a été décidé lundi 10 mai 2010 :

      - 1- Première étape : les Etats d’Europe du sud doivent emprunter sur les marchés internationaux des centaines de milliards d’euros.

      - 2- Deuxième étape : les banques privées achètent ces obligations des Etats d’Europe du sud. C’est le marché primaire.

      - 3- Troisième étape : la Banque Centrale Européenne va racheter aux banques privées ces obligations des Etats d’Europe du sud. C’est le marché secondaire.

      - 4- Bilan de l’opération :

      - Les banques privées vont gagner des milliards d’euros.

      - La Banque Centrale Européenne va devenir une gigantesque fosse à merde.

      - Dans le bilan de la Banque Centrale Européenne, les obligations pourries des Etats d’Europe du sud seront stockées pendant des années.

      - Les CONtribuables paieront la facture.

      - CONtribuables, préparez vos chéquiers.

      A 09H52 (07H52 GMT), le CAC 40 gagnait 238,09 points (+ 7,02 %) à 3.630,88 points dans un volume d’échanges déjà fourni de 2,551 milliards d’euros.

      Le marché parisien était tiré par les valeurs bancaires qui gagnaient plus de 15 % et effaçaient leurs fortes pertes de la semaine passée.

      Crédit Agricole gagnait ainsi 20,54 % à 39,49 euros, et Société Générale gagnait 19,37 % à 10,81 euros.

      http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=7e95ebd137191e5d996f6b0e9081d1ea


      • Internaute Internaute 10 mai 2010 20:52

        Que la fête continue ! Les milliards jetés en l’air ne retomberont pas dans la rue. Ils resteront dans les banques qui vont forcément les réinvestir dans les produits financier. La bulle du Cac40 (car c’est bien une bulle) va continuer et celle des matières premières va redémarrer.


      • sisyphe sisyphe 10 mai 2010 11:20

        Un article de « solidarité et progrès », qui montre ce qui se joue actuellement.

        Soit le système reste le même, et les « marchés » financiers gagneront la guerre qu’ils ont déclaré aux états, qui seront obligés de continuer leurs coupes sombres dans tous les services publics, les systèmes sociaux, le gel des salaires, le chômage, les délocalisations, la paupérisation croissante de la majorité des populations, et transformer l’économie en un énorme jeu de casino, avec spéculation ; aujourd’hui sur les dettes des pays, tout à l’heure sur les denrées alimentaires, et tous les biens nécessaires à la survie, mettant les citoyens du monde à genoux,

        soit les politiques décideront, enfin, de reprendre la main, au delà des rodomontades, par une véritable REFORME MONÉTAIRE, qui supprime le pouvoir de création d’argent ex-nihilo aux banques et organismes financiers, et le redonne aux banques centrales, sous contrôle des états et des citoyens, et l’économie pourra repartir, comme pour les « trente glorieuses », débarrassée des spéculateurs, et orientée vers la progression du pouvoir d’achat des citoyens, et le progrès pour le bien commun.

        Il est quand même stupéfiant de lire, aujourd’hui, après la réunion extraordinaire des ministres des finances de la zone euro, hier, que les fonds abondés par les Etats européens (soit environ 750 milliards d’€), pour prévenir la spéculation contre l’€uro, et contre les pays de la zone €uro endettés, sera « emprunté » aux marchés ! Hallucinant !
        Pour essayer de contrecarrer l’opération de prédation et la guerre déclenchée par les « marchés », il n’y a d’autre solution que de leur emprunter de l’argent, quand la véritable arme, pour se défendre de leurs agression constante, serait, évidemment, de leur retirer l’argent (sa création), et de la restituer aux Etats, qui n’auraient ainsi, qu’à s’emprunter à eux-mêmes, sans taux d’intérêt, coupant leurs moyens de prédation aux organismes financiers.

        Ce système est vraiment un suicide des États et des citoyens, face aux mafias financières, à qui on a donné toutes les armes pour assassiner définitivement les démocraties, et les biens publics.

        Extraits de l’article :

        Les principes oubliés de l’antifascisme économique

        Les femmes et les hommes du monde qui ont combattu et vaincu le fascisme dans les heures les plus sombres de notre histoire, ont non seulement compris qu’il trouve toujours son origine dans le corporatisme financier, mais que pour s’assurer qu’il ne ressurgisse jamais, la dignité et le travail humain doivent être le motif directeur de toute politique économique.

        En mars 1944, notre Conseil national de la Résistance (CNR) affirmait le « droit au travail » et à un salaire qui « assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine » ; « un plan complet de sécurité sociale » ; « une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours » . Ces principes se retrouvent institutionnalisés dans le Préambule de 1946, repris aujourd’hui dans notre Constitution en vigueur.

        Au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique, Franklin Roosevelt avoue à son peuple, le 11 janvier 1944, que « la recherche du bonheur » , clé de voûte de la Constitution américaine, n’est plus rien s’ils n’adoptent pas une « deuxième déclaration des droits » fondamentaux garantissant « le droit à un travail utile et rémunérateur », « le droit à des soins médicaux adéquats et la possibilité de jouir d’une bonne santé », « le droit à une protection adéquate contre les incertitudes économiques de l’âge, de la maladie, des accidents et du chômage » et « le droit à l’éducation ».

        Réunis le 10 mai 1944, la Conférence internationale du travail adopte sa « déclaration de Philadelphie », refondant l’Organisation internationale du travail et s’adressant « à tous les humains  ». Elle affirme : « Le travail n’est pas une marchandise », « la pauvreté, où qu’elle existe, constitue un danger pour la prospérité de tous », « une paix durable ne peut être établie que sur la base de la justice sociale », « tous les êtres humains (…) ont le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales »  ; cela « doit constituer le but central de toute politique nationale et internationale ». On retrouve aussi dans cette déclaration tous les droits sociaux proclamés par le CNR et Roosevelt sur la santé, l’éducation, les loisirs, la sécurité sociale et bien sûr le travail. Et il y a là une source d’inspiration profonde pour nous aujourd’hui : il faut assurer « l’emploi des travailleurs à des occupations où ils aient la satisfaction de donner toute la mesure de leur habileté et de leurs connaissances et de contribuer le mieux au bien-être commun ».

        Mais l’avertissement le plus cinglant pour la France d’aujourd’hui est délivré par le CNR qui veut « la possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui ont les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires ».


        • ploutopia ploutopia 10 mai 2010 14:12

          Hallucinant en effet. Après la faillite des banques, des assureurs puis des Etats, on prépare celle d’un continent ! La démesure et les inégalités vont atteindre des sommets. Gates, Buffet, Slim, Sorros à droite et le reste (6,7 milliards d’individus) à gauche... Le plus affligeant, c’est qu’un bonne partie de la gauche raisonne comme la droite (travailler plus pour gagner plus, moins d’impôts, combattre l’inflation, des banques indépendantes, de la croissance svp !)

          Déjà terrassés par la mégalomanie financière, petites communautés, peuples d’Amérique Latine et du Japon expérimentent des alternatives monétaires, ferment d’un futur plus équitable...

          http://ploutopia.over-blog.com/article-30384163.html


        • appoline appoline 10 mai 2010 19:17

          Oui très cher, le bilderberger a encore de beaux jours devant lui et ce n’est pas notre Dominique nique nique qui va le démentir.


        • Le péripate Le péripate 10 mai 2010 21:23

          Solidarité et Progrès. Cheminade. Larouche........

          Tu vires fasciste mon Sisyphe ?

          Je ne suis pas surpris.

           smiley


        • pmxr pmxr 10 mai 2010 11:34

          Bref ! Reculer pour mieux sauter ! smiley


          • sisyphe sisyphe 10 mai 2010 11:55

            Mettre les banques au pas et redonner le la
            LE GLASS-STEAGALL GLOBAL
            ET LE PRECEDENT FRANCAIS

            Il y a de constant dans les scandales financiers et les affaires d’Etat qui surgissent aujourd’hui, un dégoût prononcé de la vérité. Un Glass-Steagall global, c’est regarder en face l’escroquerie financière qu’est devenue notre économie. Les invocations à la régulation, à la moralisation et aux renflouements n’expriment que la résignation.

            Pourtant la France fut bien dotée après-guerre : du combat contre le fascisme est né un système de crédit dirigé, dans lequel on ne cédait pas à la dictature de l’instant et de l’argent facile. Dès 1945, les banques ont été mises au service d’un avenir commun : c’était le Glass-Steagall français et son dispositif d’émission de crédit public. Face au péril, nous devons en raviver l’esprit.

            C’est quoi d’abord, un Glass-Steagall ?

            C’est l’un des instruments clés du dispositif de Franklin Roosevelt, qui permit de castrer légalement Wall Street et d’ouvrir la voie à une relance massive de l’économie physique américaine. Dès sa victoire présidentielle de novembre 1932, Franklin Roosevelt donna son appui à la Commission bancaire du Sénat pour faire juger Wall Street sur la place publique. En missionnant auprès de la commission le procureur de New-York Ferdinand Pecora, les représentants du peuple disposaient soudain des pouvoirs judiciaires nécessaires à une investigation méticuleuse. Les révélations furent stupéfiantes : les banques new-yorkaises s’étaient infiltrées au plus haut niveau de l’Etat, elles finançaient les régimes fascistes en Europe et leurs pratiques financières avaient délibérément provoqué le krach de 1929 et la misère et la faim qui s’abattaient sur le peuple américain. Ce fut un pari gagnant pour Roosevelt : en faisant connaître la vérité au peuple, il avait désormais la pleine légitimité pour remettre Wall Street à sa place. Promulguée le 16 juin 1933, la loi Glass-Steagall permit de briser les oligopoles bancaires et de dresser un coupe-feu entre activités de banque et spéculation. Elle établit une séparation stricte entre les banques d’affaires et les banques de dépôt.

            1945, le Glass-Steagall français

            « Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine » , le gouvernement provisoire avait les coudées franches pour mettre à bas la « dictature professionnelle » qui avait dominé l’économie, donc la politique française. Le 2 décembre 1945, la loi 45-15 relative à la nationalisation de la Banque de France et des grandes banques et à l’organisation du crédit, venait concrétiser les résolutions prises sous l’occupation par le Conseil national de la Résistance. [*]

            Cette loi définit clairement « trois catégories de banques : les banques de dépôt, les banques d’affaires, les banques de crédit à long terme et à moyen terme »  ; institue un Conseil national du Crédit, représentatif des forces vives de la nation, aux pouvoirs réglementaires et non simplement consultatifs ; établit un dispositif sérieux de « contrôle des banques d’affaires » en nommant pour chacune d’elles un commissaire du gouvernement, muni de pouvoirs d’investigation et chargé de veiller à la régularité de leurs opérations et à leur conformité avec « l’intérêt national ». Ce Glass-Steagall français est à l’opposé de ce qu’on appelle aujourd’hui « régulation ». Il ne s’agit pas d’une simple surveillance a posteriori des organismes de crédit, comme il est d’usage aujourd’hui, mais d’une réglementation intégrale des activités bancaires afin que l’allocation du crédit privé s’adapte aux lignes fixées par le Plan.

            Les pouvoirs magiques du Glass-Steagall


            Pris comme une simple mesure technique, séparer les banques ne sert à rien. Si le dispositif créé par la loi du 2 décembre 1945 a pu engendrer les Trente Glorieuses, c’est qu’il a créé les conditions d’un véritable système de crédit productif, implicitement anti-monétariste. En nationalisant la Banque de France, le gouvernement a pu déclencher une politique de crédit public sans précédent, en utilisant pour l’équipement à long terme la capacité du Trésor public de présenter ses effets à l’escompte de la Banque de France à des taux préférentiels. Il s’agit pour le Trésor (au nom du gouvernement), dans le cadre de la planification et d’une politique cohérente de développement du territoire, d’obtenir en création monétaire auprès de la Banque de France, l’équivalent des richesses futures que créera l’utilisation de ce crédit. Pour la première fois dans notre histoire, l’Etat put devancer le développement économique, assurant ainsi un cycle long de croissance physique.

            D’ailleurs, nous devons bien avoir conscience que ce mécanisme vertueux ne pouvait avoir lieu que dans le cadre du système de taux de change fixe établi à la conférence de Bretton Woods, en juillet 1944. Des taux de changes flottant au bon gré des spéculateurs ne permettent pas de politique d’investissement à long terme. Le Glass-Steagall global de demain ne peut qu’aller de pair avec un nouveau Bretton Woods protégeant les systèmes de crédit au sein de chaque économie nationale.

            L’esbroufe de la banque « universelle »

            Aux Etats-Unis, la loi Glass-Steagall fut abrogée en 1999, par l’entremise du secrétaire au Trésor de l’époque Larry Summers (aujourd’hui conseiller économique en chef de Barack Obama), avec les conséquences que l’on connaît. La France, quant à elle, avait déréglementé bien plus tôt. C’est sous l’égide de Jacques Delors, ministre de l’Economie et des Finances de François Mitterrand, que la loi bancaire 84-46 du 24 janvier 1984 (dite de « modernisation » !) abrogea la loi du 2 décembre 1945. Elle fit disparaître la distinction fondamentale des activités bancaires sous un titre unique, les « établissements de crédit » , les libérant ainsi de toute contrainte sur l’origine et l’investissement de leurs ressources. C’est ce qu’ils nomment fièrement « banque universelle » . A la tribune de l’Assemblée nationale, Delors avait prétexté la nécessité de s’adapter à l’environnement international pour justifier la création d’une véritable « communauté bancaire » au nom de « la liberté d’association » (sic) . La séparation « entrave le développement d’une saine concurrence » , disait-il. On a vu le résultat. Aujourd’hui, la banque française est devenue un véritable oligopole contrôlé par les « quatre gros » (ils ont tout avalé) : BNP-Paribas, Société générale, Crédit agricole et Caisse d’épargne-Banque populaire.

            Investigation et mise en règlement judiciaire

            Le premier scandale de la banque universelle fut probablement l’affaire du Crédit lyonnais. Ses activités financières hasardeuses entre 1988 et 1993 la menèrent à une faillite retentissante qui aurait vu disparaître les dépôts des épargnants si l’Etat n’avait injecté 130 milliards de francs (20 milliards d’euros). L’obsession financière et anti-économique de la banque universelle s’est encore affichée au grand jour depuis deux ans : des dizaines de milliards d’euros d’actifs dépréciés avec la crise des subprimes, le vacillement de la SG après l’affaire Kerviel (5,5 milliards de perte sèche), la très « familiale » Caisse d’épargne qui perd 700 millions sur des paris spéculatifs, etc. Nos prestigieuses banques « universelles » ne doivent leur salut qu’à l’aide accordée en 2008 par l’Elysée, au recyclage des actifs toxiques organisé par la BCE, au contribuable américain (elles ont touché 25 milliards dans le renflouement d’AIG organisé par Goldman Sachs) et à une comptabilité probablement très créative. Aujourd’hui encore, le mystère demeure sur l’état réel de leurs comptes. En février, Société générale a évacué vers une structure de défaisance (fosse septique) près de 45 milliards d’euros de titres toxiques.

            Les partisans de la « régulation » n’ont plus le choix. Nous devons mobiliser l’opinion en constituant une commission d’enquête parlementaire sur la crise financière, dotée de pouvoirs judiciaires. L’on pourra réquisitionner temporairement les banques pour aller librement éplucher leurs comptes et leur bilan. Fort des vérités qui auront été dites, il faudra profiter de l’élan pour rétablir un système de crédit productif, seul capable de servir le travail et l’équipement du territoire. Sans cela, les niveaux de vie continueront de baisser, durement et sûrement, et nous n’aurons plus qu’à planter des bananiers sur ce qui a failli être une république.


            • appoline appoline 10 mai 2010 19:23

              Les gouvernements en place ont la capacité de juguler les spéculateurs mais le peuvent ils, ça c’est une autre paire de manches. La pieuvre a tant oeuvré qu’elle s’est incrustée dans les plus petits rouages de l’état. Maintenant la situation s’est tellement dégradée qu’il va y avoir le feu au lac. Naturellement qui va trinquer ? le petit ? Dans un premier temps certainement mais à la longue ce n’est pas dit qu’il y ait un petit peu de rififi car « la masse » se pose quand même quelques questions. Serait ce qu’elle aurait enfin compris ? 


            • Il est leurre Il est leurre 10 mai 2010 12:07

              M. Santi, d’après le site dédié à la communauté européenne, 80 % des fonds sont gérés par les gouvernements nationaux eux-mêmes.

              N’est il pas un peu facile d’accuser l’Europe, en tant qu’entité, de tous les maux, alors que dans les faits ce sont nos gouvernants qui sont « responsables » ? 


            • Michel Santi Michel Santi 10 mai 2010 12:10

              Mais l’Europe n’existerait pas sans ces même gouvernants...
              Actuellement très cher nous n’avons face à nous que l’Europe des dirigeants qui font totalement abstraction de l’Europe des peuples.


            • PhilVite PhilVite 10 mai 2010 16:22

              Mmouai, y’a très longtemps, on pensait ça...


            • Néo-Résistant Néo-Résistant 10 mai 2010 16:51

              Mais si, les financiers et les grands responsables des multinationales font aussi partie du peuple et c’est même ceux qui pèsent le plus lourd en Euros, donc, c’est le peuple et la France d’en bas n’a plus aucun poids : taillable et corvéable à merci... astiquons la guillotine, je crois qu’elle va resservir !

               « La lutte des classes existe, et c’est la mienne qui est en train de la remporter. »
              Warren Buffet, milliardaire.

              http://www.everyoneweb.fr/marredelagauchecaviar/


            • appoline appoline 10 mai 2010 19:27

              @ Chantecler,


              Ca fait belles lurettes que nos dirigeants ne nous représentent plus. Des pantins, voilà ce qu’ils sont. Il m’arrive d’en rencontrer quelque uns, je peux vous assurer qu’ils sont complètement déconnectés de la réalité. Je ne cite pas de noms mais dans le coin de La Rochelle, vous aurez vite fait le tour. Certains ont plus de verve quand ils sont en loge.

            • John Lloyds John Lloyds 10 mai 2010 12:23

              500 milliards mis sur le tapis cette nuit à Bruxelles, sans compter le FMI qui en sera, de quoi rassurer les marchés. Mais juste les marchés. C’est clairement la tiers-mondialisation de l’Europe qui vient d’être annoncée, car ce pognon qu’ils n’ont pas, ils iront le chercher dans nos poches. Un plan d’austérité sur toute l’Europe est donc imminent, c’est bien en faisant crever les gens la gueule ouverte qu’ils vont se financer, le syndrome grec de strangulation des citoyens va déferler sur toute l’Europe, avec sa répression totalitaire en prime.


              • appoline appoline 10 mai 2010 19:33

                Salut Johnny,


                Tu comprends pourquoi il y a tant de dossiers d’endettement et de sur... chez nous, les français aussi dépensent le pognon qu’ils n’ont pas ; après tout, ils suivent l’exemple des dirigeants. Voilà l’exemple qu’ils donnent à leur citoyens, bravo. 
                Du coup je vais peut-être me mettre à jouer au casino, j’en ai trois sous la main, qu’est ce que tu veux on spécule avec ce que l’on a smiley

              • sisyphe sisyphe 10 mai 2010 12:44

                Les résultats de la réunion extraordinaire des Ministres des finances de la zonz €uro, et leur décision d’injecter 750 milliards ; SOI-DISANT pour sauver l’€uro et les pays endettés :

                Bourse : les valeurs bancaires et de l’assurance s’envolent

                Fortement malmenées la semaine dernière, ces valeurs financières enregistrent une progression à deux chiffres ce lundi, rassurées par le plan massif de soutien mis en place par les ministres des finances européens ce week-end.

                Le soulagement en Bourse prend la forme d’une forte progression des actions sur le marché parisien, avec même des hausses à deux chiffres au sein du Cac 40. Ces hausses sont réalisées par les valeurs du secteur financier qui, ce lundi, décollent par rapport au reste du marché.

                Résultat : on a renforcé les armes des assassins, qui se frottent les mains, et vont pouvoir continuer, plus que jamais, leur action prédatrice !!

                Merci pour eux !


                • mariner valley mariner valley 10 mai 2010 13:10
                  L’Europe : combien de divisions ?
                  A ce rythme bientôt 27  smiley

                  • Il est leurre Il est leurre 10 mai 2010 13:10

                    M Santi, " Mais l’Europe n’existerait pas sans ces même gouvernants...

                    Je lie volontairement votre réponse à celle de Chanteclerc :

                    "Assez juste ! Mais nous pensions que nos dirigeants représentaient les peuples !

                    En ajoutant que nous étions même nombreux à le penser.

                    Il serait donc sans doute temps de mettre à la porte ces personnes censées nous représenter, mais qui en fin de compte ne font que se présenter aux diverses élections en vue d’occuper une place enviable.

                    Ce n’est nullement la faillite de l’Europe, mais de ces personnes qui occupent depuis bien trop longtemps tant les premières places que les affiches « people »

                    Redonner, ou donner le pouvoir au peuple est la seule solution. Il sera au moins responsable de son avenir et ne pourra s’en prendre qu’à lui même.

                    D’autant plus que quand on regarde les résultats, on peut se demander si, même sans aucune connaissance particulière, tout le monde n’est pas capable de faire aussi mal.


                    • mariner valley mariner valley 10 mai 2010 13:17

                      L’Europe ne marchera jamais tant que les pays ne verront l’Europe que en tant qu’entité donnant des subventions.

                      On a voulu faire les USA d’Europe ca ne marchera jamais. Il y a pas d’esprit européen, il n’y a que des identités nationales.

                      Nous sommes en compétition économiques avec les USA, la Chine.....mais avant tout nous le sommes entre nous....

                      L’Europe n’est vu de l’extérieur que comme un marche par les USA et la Chine entre autres et non pas comme une entité politique qui tienne la route, capable d’offrir un alternative.


                      • Imhotep Imhotep 10 mai 2010 15:40

                        Ce qui est genant c’est cette légende que les marchés aient raison comme le dit l’auteur : le marché met le doigt là où ça fait mal. Tiens donc. Le marché est irrationnel, spéculateur, avide d’argent, incompétent en économie et en création de richesse. Il ne met aucun doigt nulle part à part dans le cul des épargnants. Le marché n’est que de la spéculation. C’est tout. Il décrète que là ça va mal ou que ça va bien. Ce ne sont que des postulats. Ensuite le marché joue la baisse ou la hausse en fonction des postulats décrétés. Et quand il se trompe (9 fois sur 10) il refourgue ses erreurs aux épargnants, sinon il gonfle artificiellement les ventes ou les achats pour les masquer.


                        Prenons la Grèce : elle a deux économies : celles qui paye des impôts et crée des déficits, et celle qui triche et ne paye pas d’impôt. Ce qui compte c’est le solde du travail au noir, des circuits parallèles et des circuits officiels.

                        Avec quelques règles simples et internationales on aurait beaucoup plus de stabilité :
                        1- interdiction de vente à découvert. Là cela calme.
                        2- impôt de 95 % sur les plus values des allers retours, 75 % dans la semaine etc. plus un impôts de friction sur le montant de la transaction qui s’applique quand les achats et les ventes d’un même tire se fait dans la semaine, pertes ou gains peu importe.
                        3- aucune distribution des Multinationales de cash pour les dividendes. Obligation de distribution d’actions gratuites ce qui aurait pour effet de désendetter les entreprises, de diminuer la spéculation sur les titres par diminution des liquidités néfastes et obligerait à garder ses titres plus longtemps.

                        • PhilVite PhilVite 10 mai 2010 16:43

                          Il y a un signe qui ne trompe pas : « les marchés » sont enthousiasmés par les mesures annoncées ! (dixit « Les Echos » du jour)
                          C’est la preuve éclatante que le bon peuple est encore en train de se faire trombiner sauvagement !


                          • sisyphe sisyphe 10 mai 2010 17:15

                            @ alchimie

                            La solution « planche à billets » fonctionne pourtant parfaitement, sous la forme de l’argent créé ex-nihilo par les banques.
                            Les nouveaux 750 milliards € abondés dans le nouveau plan seront bien entièrement créés par les banques.
                            Le problème, c’est que cette « planche à billets » là (virtuelle, mais pourtant opérante), ne profite qu’à ceux qui la font marcher (banques, assurances, organismes financiers), au détriment du fonctionnement des états, et des citoyens.
                            Et engendre et fnourrit la spéculation, qui met l’économie et les citoyens à genoux.

                            Alors, je serais effectivement curieux de lire une dénonciation d’un système qui, avant les accords scélérats de 1973 et 1976, a parfaitement fonctionné, permettant le formidable essor économique des « trente glorieuses », et permis aux pays de se développer, sans dette...

                            On attend ... smiley


                          • sisyphe sisyphe 10 mai 2010 17:18

                            pour info ; si vous lisiez correctement les interventions... (je recopie) :

                            Pris comme une simple mesure technique, séparer les banques ne sert à rien. Si le dispositif créé par la loi du 2 décembre 1945 a pu engendrer les Trente Glorieuses, c’est qu’il a créé les conditions d’un véritable système de crédit productif, implicitement anti-monétariste. En nationalisant la Banque de France, le gouvernement a pu déclencher une politique de crédit public sans précédent, en utilisant pour l’équipement à long terme la capacité du Trésor public de présenter ses effets à l’escompte de la Banque de France à des taux préférentiels. Il s’agit pour le Trésor (au nom du gouvernement), dans le cadre de la planification et d’une politique cohérente de développement du territoire, d’obtenir en création monétaire auprès de la Banque de France, l’équivalent des richesses futures que créera l’utilisation de ce crédit. Pour la première fois dans notre histoire, l’Etat put devancer le développement économique, assurant ainsi un cycle long de croissance physique.

                            D’ailleurs, nous devons bien avoir conscience que ce mécanisme vertueux ne pouvait avoir lieu que dans le cadre du système de taux de change fixe établi à la conférence de Bretton Woods, en juillet 1944. Des taux de changes flottant au bon gré des spéculateurs ne permettent pas de politique d’investissement à long terme. Le Glass-Steagall global de demain ne peut qu’aller de pair avec un nouveau Bretton Woods protégeant les systèmes de crédit au sein de chaque économie nationale.


                          • sisyphe sisyphe 10 mai 2010 17:55

                            Par alchimie (xxx.xxx.xxx.192) 10 mai 17:34

                            @ Sysiphe,

                            Je vois déjà que vous ne comprenez pas bien la solution planche-à-billets qui consiste pour un état à créer de la monnaie sans aucune contrepartie ; il ne s’agit pas des banques.

                            Oui, oui, je sais parfaitement faire la différence. 

                            Justement.

                            En l’occurence, c’est vous qui n’êtes pas capable de me dire en quoi la création d’argent ex-nihilo par les banques est autre chose qu’une « planche à billets » bancaire, profitant uniquement aux banques et organismes financiers, et endettant les états jusqu’à la faillite, quand ceux-ci pouvaient faire profiter leur économie de LEUR création d’argent.

                            Et pas d’argent « sans contrepartie » ; c’est une malhonnêteté de votre part de dire ça, puisque c’était pour avancer les richesses (infrastructures, grands travaux, etc...) qu’ils créaient, et que cet argent correspondait donc aux richesses créées.

                            Laisser la parole aux « économistes », c’est, aboutir à la situation où nous sommes ; c’est à dire la pire crise jamais créée depuis la création du capitalisme, la loi des « marchés » qui mettent l’économie et les états à genoux.

                            Par ailleurs, il y a économiste et économiste ; je ne saurais trop vous recommander la lecture d’économistes clairvoyants, et qui ne sont pas n’importe lesquels ; tels que Maurice ALLAIS, ou James ROBERTSON, qui prônent, depuis des années, l’indispensable REFORME MONETAIRE, qui aurait permis d’éviter la situation catastrophique dans laquelle l’actuel système plonge le monde, les états, l’économie et les citoyens.


                          • sisyphe sisyphe 10 mai 2010 20:11

                            Par alchimie (xxx.xxx.xxx.192) 10 mai 18:37

                            Non vous ne comprenez pas ce que veux dire ici sans contrepartie.

                            Emprunter sans contrepartie signifie que la création monétaire n’a aucun coût (pas d’intérêt, pas de contrainte) ; Donc au final on peut créer la monnaie de manière illimitée, ce qui revient à dire que la monnaie ne vaut rien.

                            Les banques, elles, « paient » la création monétaire, en particulier par le taux de refinancement auprès de la banque centrale et par les réserves obligatoires.

                            Désolé, mais non.

                            Je parle de l’argent que les banques créent, ex nihilo ; non de celui qu’elles « empruntent » aux banques centrales, et qui ne représentent, en gros, que même pas 10% (réserves obligatoires) de la masse monétaire (virtuelle), qui leur sert à spéculer.

                            Vous n’êtes pas au courant ?


                          • BA 10 mai 2010 17:16

                            Les opérations de rachat d’obligations d’Etats européens, décidées dans le cadre de mesures exceptionnelles visant à calmer les marchés, ont commencé « ce matin », a indiqué lundi le président de l’institut d’émission européen, Jean-Claude Trichet.

                            La BCE est restée « totalement indépendante » et n’a pas subi de « pression » pour lancer ces mesures exceptionnelles, a assuré M. Trichet lors d’une conférence de presse à Bâle au siège de la Banque des règlements internationaux.

                            Il a également indiqué qu’il était « absolument crucial » que les gouvernements européens atteignent leurs objectifs fiscaux, malgré le plan de soutien sans précédent lancé dans la nuit de dimanche à lundi.

                            http://www.romandie.com/ats/news/100510125012.p35cwp4s.asp

                            Le serpent « ZONE EURO » avait faim.

                            Le serpent « ZONE EURO » était en train de mourir de faim.

                            Alors, le serpent « ZONE EURO » a commencé à se dévorer la queue lundi 10 mai 2010.

                            Le serpent « ZONE EURO » est rassasié momentanément : il ne mourra pas tout de suite.

                            Mais il mourra bientôt.

                            L’opération « Ouroboros » continue.


                            • frédéric lyon 10 mai 2010 19:21

                              « Tous les partis corrompus se valent. Ils vous ont tous volés, ruinés, trahis [...].
                              Si vous voulez voir des scandales nouveaux empester le pays, si vous voulez être écrasés par la dictature des banksters, [...] suivez alors, comme des moutons, les politiciens profiteurs ! Vous aurez, vous-mêmes, signé votre condamnation à mort. »

                              — Léon Degrelle, Le Pays réel.


                              Ce Leon Degrelle quel génie tout de même !!!


                              • gimo 10 mai 2010 20:00

                                quand je pense qu’il ya des super cons qui voteet- croient au vote 

                                «  » un petit bonbon voooooooila  !!!! «  »mon pauvre citoyens il avote
                                 pour arriver là  merde  c’est pisser sur ,un violon pour jouer merde ²² ,

                                des malades vous dis je !!!!!!!
                                -


                              • BA 10 mai 2010 20:58

                                Mise à jour, lundi 10 mai 2010, à 21 heures :

                                - 1- Première étape : les Etats d’Europe du sud doivent emprunter sur les marchés internationaux des centaines de milliards d’euros.

                                - 2- Deuxième étape : les banques privées achètent ces obligations des Etats d’Europe du sud. C’est le marché primaire. Pour pouvoir acheter ces obligations, les banques privées empruntent à la Banque Centrale Européenne à un taux très faible  : les banques privées empruntent à 1 %.

                                - 3- Troisième étape : la Banque Centrale Européenne va racheter aux banques privées ces obligations des Etats d’Europe du sud. C’est le marché secondaire.

                                - 4- Bilan de l’opération :

                                - Les banques privées vont gagner des milliards d’euros.

                                - La Banque Centrale Européenne va devenir une gigantesque fosse à merde.

                                - Dans le bilan de la Banque Centrale Européenne, les obligations pourries des Etats d’Europe du sud seront stockées pendant des années.

                                - Les CONtribuables paieront la facture.

                                - CONtribuables, préparez vos chéquiers.

                                 

                                Résultat des banques privées à la Bourse de Paris aujourd’hui :

                                Société Générale  : + 23,89 %,

                                BNP Paribas  : + 20,90 %.

                                Crédit Agricole  : + 18,65 %.

                                Natixis  : + 18,49 %.

                                Dexia  : + 17,27 %.

                                http://www.boursorama.com/tableaux/cours_az.phtml?MARCHE=1rPCAC


                                • Le péripate Le péripate 10 mai 2010 21:27

                                  La nouvelle d’aujourd’hui, c’est quand même la BCE qui garantit les dettes des états européens. Les gauchistes voient leur rêve réalisé. J’espère qu’ils vont être contents.... des billets comme s’il en pleuvait.... C’est parti, tous dans les starting-blocks pour ramasser la manne divine, pardon étatique.


                                  • Jacques Jacques 11 mai 2010 00:24

                                    >Résultat des banques privées à la Bourse de Paris aujourd’hui :
                                    >...

                                    Sur les dessous de bruxelles, le modus operandi du juteux hold-up des marchés financiers :
                                    http://ellynn.fr/dessousdebruxelles/spip.php?article118


                                    • gimo 16 mai 2010 08:47

                                      ce qui serait  normal  !!!!!!!!! vu la surévaluation de euro !!!et sa matera les bankers


                                    • pmxr pmxr 11 mai 2010 10:23

                                      retour de l’inflation ? ... j’ignore !? ...au grand dâme de Mme MERKEL !


                                      • millesime 11 mai 2010 10:46

                                        l’euro n’implosera pas certes.. ;mais
                                        nos leaders politiques et économiques ne veulent pas d’une réforme du système monétaire international.... ;( et pourtant elle s’imposera à eux )
                                        quant au fonds d’aide européen :
                                        ce dispositif « novateur » est financé entièrement par des emprunts des ays membres et en situation de déficit public très élevé.
                                        Donc des Etats dépensiers empruntent pour permettre aux Etats encore plus dépensiers d’emprunter plus...
                                        Il s’agit de creuser un trou pour en reboucher un autre (tout en creusant en même temps d’autres trous pour financer les innombrables déficits publics existants en parallèle)
                                        heueeee , wouaaaaahhhhhh
                                        et derrière se profil le problème des USA et du Royaume Uni dont les médias (surtout anglo saxons) tentent de masquer la réalité des besoins financiers... !
                                        la véritable crise reste à venir... !
                                        http://millesime.over-blog.com

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