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Accueil du site > Actualités > Economie > L’Europe est l’Homme malade du monde

L’Europe est l’Homme malade du monde

Trente milliards ou cent milliards n’y changeront rien car le ver est dans le fruit et les investisseurs du monde entier devraient s’attendre à un dénouement catastrophique de la tragi-comédie Européenne qui se joue sous nos yeux ! Peut-on encore parler et employer le terme de "sauvetage" alors que tout ce qui a été jusque là tenté par les autorités Européennes a été mal conçu, mal géré, mal communiqué, bref a été marqué du sceau d’un amateurisme inqualifiable ayant progressivement asséché la confiance en la Zone Euro.

Savez-vous que le Portugal - dont la notation internationale vient d’être dégradée - devra ainsi aux termes des savantes combinaisons (ou combines ?) Européennes prêter à la Grèce 774 millions d’Euros sur 3 ans à un taux de 5% alors que lui-même se refinance sur les marchés à ... 5.6% ? Les marchés spéculatifs eux-mêmes y regardant aujourd’hui de beaucoup plus près dès lors qu’il s’agit de prêter à la Grèce puisque le bon grec à 2 ans est vendu à 75% de sa valeur démontrant effectivement que même les parieurs internationaux escomptent ne récupérer que 75% de leurs placements grecs... Dans un contexte où il est quasiment sûr que les dizaines et les centaines de milliards prodigués aujourd’hui à la Grèce tourneront la tête à des marchés trop heureux de s’attaquer au prochain pigeon (Portugal ou Espagne), ne vaudrait-il pas mieux laisser la Grèce faire faillite et pouvoir ainsi redresser son économie (et ses finances) par une dévaluation massive de sa monnaie tout en punissant des spéculateurs trop heureux de festoyer sur les restes de sa dépouille ? 

En dépit des comparaisons certes tentantes effectuées ces dernières semaines entre la déroute grecque et la faillite de Lehman Brothers, ces situations sont pourtant fort divergentes, en tout cas du point de vue qualitatif : Les autorités Américaines avaient autorisé la plus grosse faillite de l’Histoire de leur pays afin d’offrir un sacrifice expiatoire à des marchés où la notion de "moral hazard" s’était terriblement diluée... Quelle leçon magistrale fut ainsi infligée aux marchés, aux spéculateurs et à la corporation des Banquiers prêts à tous les risques car persuadés que le sauvetage par l’Etat était un acquis ! Et quelle différence avec l’attitude actuelle des dirigeants de l’Europe qui, loin d’un Darwinisme financier indispensable quoique bien-sûr douloureux, en sont toujours à l’épisode du sauvetage (inutile) de Bear Stearns qui fut, en Mars 2008, une mise en bouche ou une répétition générale avant le drame de l’automne suivant ! 

En réalité, l’analogie avec les maladresses du sauvetage de Citigroup par le Gouvernement US serait nettement plus appropriée. La Trésorerie Fédérale n’avait-elle pas effectivement et par trois fois recapitalisé cet établissement entre 2008 et 2009 tant et si bien qu’elle avait fini par en être le propriétaire ? Pour autant, ce qui se révèle aujourd’hui être une affaire fructueuse pour le contribuable Américain qui revend avec bénéfices ses participations dans Citigroup risque de tourner en une opération calamiteuse pour l’Union Européenne qui, au final, devra débourser des sommes plus proches du plan TARP Américain (700 milliards de dollars !) si elle prétend tirer d’affaire certains pays du Club Med Européen... En fait, les subsides de 100 milliards d’Euros accordés à la Grèce dans le cadre de ses dernières déclarations d’intention en date autoriseront l’Union à posséder virtuellement la moitié du P.I.B. de ce pays ! 

Est-ce là le grand projet Européen que nombre d’Euro-enthousiastes (dont je faisais partie) avions appelé de nos voeux ? La réalité est que cette Europe ne fait plus rêver et pour cause du reste puisqu’elle n’offre plus qu’une croissance misérable à ses citoyens qui devront se contenter d’un maigre 1% cette année alors que (selon le F.M.I.) la croissance mondiale sera de plus de 4%. Le Japon lui-même fera mieux que nous en 2010... 

Que font nos politiques et comment nos autorités nationales et Européennes réagissent-elles pendant ce temps ? Ils blâment des agences de notation accusées d’aggraver la crise : Il est vrai qu’il est tellement plus facile et opportuniste de tirer sur le messager que de remettre en cause les dogmatistes Keynésiens accrochés à leurs certitudes selon lesquelles les ennuis grecs se résument à des problématiques de liquidités qui seront solutionnées par des apports en liquidités... Ne soyons donc pas choqués par les prochaines dégradations de notation de pays Européens, inévitables du fait d’une croissance condamnée à rester mièvre à cause d’un modèle Européen structurellement déficient.

L’expérience réjouissante du lancement de l’Euro et de l’Union Monétaire de ces dix dernières années a vécu en dévoilant aujourd’hui ses points les plus vulnérables. Alors que les Etats-Unis croissent à un rythme dépassant les 3% et que les pays émergents s’enrichissent selon des proportions encore supérieures, l’Europe est l’Homme malade du monde. 


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61 réactions à cet article    


  • ddacoudre ddacoudre 4 mai 2010 10:34

    bonjour michel

    assez d’accord avec toi nous sommes devant un problème politique et non un problème financier.
    la poursuite du dogme libéral qui a transféré le pouvoir des peuples vers quelques oligarchies systémiques financières, n’est pas en soi une vérité inaliénable, et se réformera dans la douleur très certainement. pour l’instant, cette organisation financière va nous apporter la récession et aucun colmatage n’y changera quoi que ce soit, nous sommes entré dans une troisième phase du développement du capitalisme, j’ignore l’aspect qu’il prendra car ils se construit sur la base des dégâts qu’il engendre en fonction de la réponse politique que peuvent y apporter les populations qui subissent ses méfaits. c’est pour cela qui faut réformer les traité européen qui ont été construit pour le marché financier

    Par le traité de Rome se poser la première pierre d’une espérance, celle que par le commerce, des peuples antagoniques par leur histoire se réunifient pour vivre en paix.

    Mais nous étions en 1957 et il y a long temps que tous ceux qui présidaient à cet esprit ne sont plus.

    Le temps les a remplacés par des marchands, de plus financiers. Cette construction d’une Europe des peuples n’a trouvé que des représentations symboliques au travers du parlement européen. Tout n’est pas négatif loin de là, mais d’évidence durant toute cette période, c’est une Europe des marchands qui c’est construite avec une gestion entrepreneuriale.

    Il a fallut cette la crise financière pour que tombent les illusions. Durant des années nous avons été nourris de la prospérité qu’apportait à tous les pays membres le marché européen dans la compétition mondiale.

    Quand nous en suivons les vertus aux travers de l’endettement des états, c’est la prospérité des marchands que l’on constate et non celui des populations.

    Le choix politique de donner le pouvoir au marché financier au détriment des peuples, fut un choix dogmatique, non un choix incontournable, et ce choix conduira l’Europe vers la récession face au marché mondial dont la Chine est devenu un acteur incontournable

     

    La crise grecque, n’est que le début irréversible d’une situation qui va inévitablement s’étendre à tous les états, car la croissance nécessaire pour sortir des déficits ne sera plus jamais au rendez. En conséquence de quoi il faut repenser les marchés financiers et la création de monnaie, dans une économie qui se recentre sur des productions « propres » et de nouvelles énergies pour palier à la cherté de celles actuelles qui se fera jour. Un challenge qui va demander des années et des années sans être assuré de nous apporter la croissance nécessaire à la réduction des déficits.

    Il va donc de soi que tour à tour tous les états mettront en place des mesures d’austérités.

     

    L’interdiction faite à la BCE par les traités, de venir en aide à un état en difficulté est le symbole même de la puissance du marché face au pouvoir des peuples. Un état souverain se trouve ainsi réduit au rend d’une simple entreprise dont l’avenir dépend, non des décisions que peut prendre ses citoyens, mais des prêts que peuvent consentir des banquiers, parce que les « marchands » ont imposé une rentabilité du produit financiers au détriment du travail, qui est la source de presque tous les financements. Il devient donc facile de comprendre que si leurs parts diminuent, les activités ou les services qui s’appuient sur eux se trouvent en difficultés.

     

    Cette incapacité de la BCE est conséquente au fait de l’inexistence d’un Europe politique, d’une Europe du pouvoir de ses peuples. Si le fait que les états aient renoncé individuellement à émettre de la monnaie fut compensé par ce pouvoir remis aux mains de la BCE d’y pourvoir, la situation de la Grèce en eut été tout autre.

    Mais il ne sert à rien de pleurer sur ce qui n’existe pas, mais de comprendre la fabuleuse escroquerie dont sont victimes les populations, non de l’Europe voulu en 1957, mais de celle construite depuis 1973.

    La France (pour ne parler que d’elle) va donc emprunter sur les marchés financiers de la monnaie à un taux faible pour la prêter à un taux plus élevé à l’état grec, mais moins que ce que le feraient le marché s’il prêtait directement la monnaie à la Grèce.

    .

     

    Voilà donc un acte de solidarité politique exemplaire entre les peuples, (et notre gouvernement s’en félicite) et en plus sous réserve que l’état grec applique des mesures d’austérités seulement supporteront par sa population. Ce sont donc bien des marchands.

    Ce sont ces mêmes dirigeants qui nous assurent que c’est de l’Europe qu’il faut attendre notre prospérité, et d’elle de recevoir une augmentation de notre pouvoir d’achat.

    Les masques sont enfin tombés et ce n’est pas une mauvaise chose en soi.

     

    Je ne vois pas pourquoi les marchés financiers s’arrêteraient en si bon chemin, compte tenu que tous les états sont endettés. Personnellement je verrais cela d’un bon œil, car la situation obligerait les états à donner à la BCE un pouvoir politique de création de monnaie.

    Mais j’ai bien peur que les marchés soient assez futés pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or.

     

    Ce premier Mai il n’y a pas eu grand monde dans les rues, j’ai bien peur qu’un jour nous le regrettions, sinon espérer un miracle.

    cordialement.


    • fred 4 mai 2010 19:15

      @ddacoudre : vous avez raison dans l’ensemble. Je voudrais juste ajouter une chose sur un extrait :
      "Le choix politique de donner le pouvoir au marché financier au détriment des peuples, fut un choix dogmatique, non un choix incontournable, et ce choix conduira l’Europe vers la récession face au marché mondial dont la Chine est devenu un acteur incontournable« 

      Là je ne vous suit pas. Comme l’immense majorité des gens, vous ne VOULEZ PAS voir la face cachée de la lune ou supposer qu’elle existe en ce sens que :

      • il existe des mauvaises personnes ;
      • celles-ci savent très bien ce qu’elles font et à quelle rythme : elles suivent une STRATEGIE bien établie ;
      • nous assistons à un démontage en règle pour qu’il en suive une guerre.
      Quel est le point commun entre notre époque et le début du XXème ? Le Reichstag et les attentas du 11 septembre. L’incendie du Reichstag a eu lieu en 1933. 7 ans plus tard, c’était la guerre. Entre-temps, la crise avait bel et bien mobilisé les énergies autour d’une guerre à venir.

      Depuis 2001 (et même un peu avant), les USA ont petit à petit déboulonné les garde-fous laissés par les gens de bonne volonté dont vous parlez et qui ne sont plus parmi nous. Bush a outrepassé l’avis de l’ONU pour entrer en Afghanistan et en Irak, Clinton avait autorisé les banques d’affaires et de détail à fusionner, on a tout fait pour favoriser au niveau législatif l’apparition des subprimes et j’oublie certainement une énorme quantité d’autres verrous qui ont sauté : à commencer par les verrous moraux de notre société.

      Bref, arrêtez de vous plaindre et regardez en face : si les USA ont mis un agent à la tête de la France et de tous les postes à responsabilité en Europe dans le privé comme dans le public, ce n’est pas pour rigoler.

      Et si vous (tous) continuez à nier cet état de fait, oui, je le crains, cette guerre économique dégénèrera en guerre tout court.

      Nous devons désamorcer la bombe le plus vite possibe. Je le hurle depuis la première seconde où »les avions« ont »percuté" les tours jumelles.

      A bon entendeur...


    • ddacoudre ddacoudre 5 mai 2010 09:39

      bonjour fred

      sans être de nature « complotiste », il existe des cercle de grand stratège et autres j’ignore leur porté véritable, et les états aussi font des projectives. les conséquences du 11 septembre ne sont plus a mettre en cause tant elles ont bouleversé nos comportements sécuritaires, et nous ont fait entré dans l’acceptation de la vie sous surveillance, et fut a ce titre un crédo politique pendant que l’économie restait la chase gardé des investisseurs financiers qui ont fait démanteler tous les systèmes de régulation qu’ils ont pu. nous risqu’on effectivement de nous trouver devant une possibilité d’affrontement avec certains pays dit voyous, et a mon sens c’est le seul élément qui manque pour que nous nous retrouvions dans une situation fascisante pire que celle que nous avons connu, car elle n’auront en commun que les mécanismes d’élaborations qui se sont mis en place.
      c’est un peu long a résumer, Robert Paxon a fait un excellent ouvrage sur le sujet concernant les divers visage de la fascisation et les mécanismes de son élaboration.
      http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=67013

      cordialement.


    • Johnny Ryall 4 mai 2010 11:06

      « ne vaudrait-il pas mieux laisser la Grèce faire faillite et pouvoir ainsi redresser son économie »
      -> Mais si, bien sûr, laissons tous les fonctionnaires sans revenus pendant quelque mois, laissons les hôpitaux en jachère et les gosses dans les rues. Ca leur fera bien les pieds « aux spéculateurs ».


      • Kelson 4 mai 2010 11:08

        Personne ne trouvera une solution combinant croissance forte (>3%) et respect de l’environnement et du contrat social pre-existant en Europe. Donc, il faut revoir le dogme de la croissance et envisageait un vivre ensemble sur un autre modèle... Au lieu de cela, l’article nous occupe l’esprit avec des micro-évenements.


        • Bruno R. Bruno. 4 mai 2010 15:14

          Vous devez être devin pour pouvoir prédire de tels constats à l’irréfutable fatalité.
          Il est vrai que la forte diversité des contrats sociaux existant en Europe est une difficulté supplémentaire à la cohésion européenne, mais celle-ci ne me semble pas impossible.
          Vous soulignez la nécessité d’un vivre ensemble sur un autre modèle. Le problème est justement l’absence de modèle unique en Europe. Chaque pays ayant sa propre histoire et ses propres acquis sociaux, personne ne peut imposer en toute légitimité son modèle aux voisins.
          Là est tout le problème d’une Union d’États : voulons-nous une Europe fédérale ou plutôt une Europe des nations ? La réponse ne semble pas si évidente, surtout au vu du comportement que nos chefs d’États ont montré ces derniers temps.

          Concernant la croissance économique et le respect de l’environnement, bien entendu que ces notions peuvent s’accorder. Déjà, le terme même de croissance économique est malheureusement tronqué : il ne prend pas en compte les externalités négatives de nos activités, ce qui est une aberration sans équivoque. Une autre croissance, plus écologique, est possible si celle-ci utilise des critères adaptés à notre époque. N’oublions pas que le marché écologique, le marché « vert », est un incroyable générateur de richesse et donc de croissance.


        • Kelson 5 mai 2010 09:46

          "Concernant la croissance économique et le respect de l’environnement, bien entendu que ces notions peuvent s’accorder."

          Croissance = plus de consommation de matières premières d’énergie

          Personne ne sait comment arriver à faire cela sans augmenter l’impact sur l’environnement, c’est à dire la pollution.

          Les améliorations en terme de pollution que l’on observe actuellement sont à la marge... et ce n’est sûrement pas elles qui vont tirer tout une économie vers 3% de croissance : ce n’est pas un domaine d’activité, même si il est florissant, qui tire des économies entières telles que celles que nous avons en Europe.


        • JL JL 4 mai 2010 11:12

          Bonjour Michel Santi, vous écrivez : « ne vaudrait-il pas mieux laisser la Grèce faire faillite et (...) par une dévaluation massive de sa monnaie (...) »

          Vous pouvez nous expliquer comment cela serait possible ? 


          • Michel Santi Michel Santi 4 mai 2010 11:55

            une bonne dévaluation de la Drachme pour relancer les exportations et une faillite, cad un abandon de leurs créances par les emprunteurs étrangers 


          • JL JL 4 mai 2010 12:07

             ??????

            La Drachme ? La Grèce n’est-elle pas dans l’euroland depuis le 01/01/01 ?


          • JL JL 4 mai 2010 13:20

            Tant pis si je suis lourd : si la Grèce peut dévaluer la drachme, est-ce que cela veut dire que la France pourrait dévaluer le franc ?

            J’y perds mon latin !  smiley


          • Michel Santi Michel Santi 4 mai 2010 13:44

            Vous avez bien compris : moyennant une sortie de l’Europe évidemment ... puisque l’Europe n’accepterait pas - pour ce qui lui reste de prestige - qu’un pays qui fasse faillite reste en son sein.
            Ne me faites donc pas plus bête que ce que je ne le suis déja car, quand j’évoque une dévaluation massive de sa monnaie, il va de soi que le préalable est la sortie de l’Euro...


          • JL JL 4 mai 2010 13:51

            @ Michel Santi, si vous me permettez : cela va mieux en le disant.


          • JL JL 4 mai 2010 13:54

            Ceci étant, vous dites : « l’Europe n’accepterait pas qu’un pays qui fasse faillite reste en son sein. »

            Ha bon ? Et pourquoi alors, accepte-t-elle de faire appel au FMI ?


          • Michel Santi Michel Santi 4 mai 2010 14:03

            très bonne remarque en effet qui démontre toute la contradiction entre une Europe encore prétentieuse, voulant faire illusion, et une réalité lamentable


          • Johnny Ryall 4 mai 2010 11:13

            Et au posteur précédent : « la poursuite du dogme libéral etc... »
            Je crois que vous n’avez pas bien saisi où l’auteur veut en venir.
            Des termes comme « Club Med européen’ ou »Darwinisme financier"

            C’est pas parce que quelqu’un râle sur les dirigeants qu’il ne dit dit pas des âneries.


            • jef88 jef88 4 mai 2010 11:59

              Une seule solution !
              Mais pas politiquement correcte : M...rde à la mondialisation et protectionisme européen.
              En plus taxer trés fort la spéculation....


              • Geneviève 4 mai 2010 20:08

                Voir aussi les banderoles que les Grecs déployaient aujourd’hui, à l’attention de « tous les peuples »...

                Cela suffit de dresser les fonctionnaires contre les privés, les retraités contre les actifs, les salariés contre les chômeurs etc... Nous sommes tous dans la même galère, victimes d’un système absurde : le Veau d’Or broie l’être humain.

                Ce que je souhaite, c’est que cette dégringolade de la Grèce soit un vrai tsunami. Seule solution pour reconstruire un nouveau monde.

                Dans la douleur... 


              • alberto alberto 4 mai 2010 13:14

                Bonjour, M. Santi :

                Mais franchement, ne croyez-vous pas que tout ce bordel à un petit air de piège à cons organisé à l’aide des lois imposées par le monde financier (cf l’article 123 du TCE, notamment) pour continuer de tondre à son profit le bon peuple ignorant ?

                Bien à vous.


                • Michel Santi Michel Santi 4 mai 2010 13:47

                  Il y a aussi de cela ... c’est pourquoi le scénario le moins mauvais pour les populations _ grecques et Européennes - serait une faillite grecque.
                  Refilons le bébé (déja mort) des dettes aux financiers ayant jusque là bien gagné leur vie en spéculant sur la Grèce 


                • dom y loulou dom 4 mai 2010 13:27

                  ainsi l’europe payerait les pots cassés US tandis que les US auraient une croissance de 3% ? Et la grande bretagne c’est la fée Perlimpimpim ?

                  c’est une blague j’espère

                  car si telle croissance il y a elle ne pourra durer que une semaine... ou deux ? Ou... combien de jours avant que 200’000 milliards seront encore nécessaires in extremis sous peine d’effondrement général ?

                  nécessaires tout le temps de nouveau pour couvrir leurs dépenses pharaoniques de guerre ?

                  Quelle nouvelle entreprise à abattre ? Les concurrents tels Lehman brothers n’existent plus... alors les nations maintenant ? Les nations concurrentes bien sûr...donc les pays les plus démocratiques on note... les plus critiques envers la politique des assassins sionistes siègeant à la maison blanche qui passent d’abord à la caisse.

                  La Suisse, voie médiane et indépendante. Foutue sur une liste noire comme un criminel.
                  La France, berceau de la déclaration universelle des droits de l’homme, colonisée, laminée.
                  L’Irlande, berceau et mémoire vive des celtes, obligée de se vassaliser.
                  Notez l’Islande qui a choisi une voie paralelle à la CE. Punie.
                  La Grêce, berceau de la démocratie européenne, punie.
                  Le Portugal, progressiste avec la locomotive Espania à aprofondissement européen... punis. 
                   
                  à qui le tour ?

                  Quand c’est la GB et les USA qui doivent être déclarés faillite et laissés à leur sort aprs des siècles de malversations et d’alliances mensongères !!!


                  non... leurs alliés supposés sont juste bons à payer la gabegie de ces pourritures de banquiers sionistes !!

                  la loi de croissance exponentielle de 7% annuels est-elle prise en compte maintenant ?

                  vous rigollez ? Ils sont tellement supérieurs, ils savent tout, maîtrisent tout... et tout ce casse la gueule... et ils continuent !!!

                  Quel pilier de civilisation n’ont-ils pas déjà sabordé ces assassins divinement supérieurs en cols blancs rutilants ?

                  les US sont faillite, les nations regardées comme des entreprises qu’on sauve ou qu’on jette... et les citoyens ? ils continuent à croire à cet édifice navigant à la gloire de toutes les perversions ?

                  les citoyens sont regardés comme des marchandises dont les no d’AVS servent en garantie de remboursement à la bourse !!!

                  veuillez en urgence comprendre ce que cela signifie chers amis.

                  Ils voudraient qu’en définitive... on paie les dettes EN NATURE.

                  on vous explique depuis des lustres maintenant que ces gens vont vous ramener dans les camps de travail pharaoniques, à poil et enchaînés. C’est leur vision idyllique pour l’humanité depuis toujours !!!

                  ...

                  Arbeit macht frei !!! Voilà le credo... et dire que nombre l’a adopté et ne peut même pas concevoir un autre fonctionnement !!!

                  Une telle société est vouée à une disparition rapide de l’univers harmonique. Et les tenants s’en CONTREFOUTENT.

                  Pourquoi les occidentaux continuent -ils de travailler pour un système qui les étrangle et meurtrit absolument tout ce qui vit ?

                  Voilà un bien grand mystère.

                  Car il n’y a rien d’autre ? Ah bon... et l’univers vivant et infiniment généreux autour d’eux alors... c’est du vent ? Et le lien humain et l’entride ? L’Egoïsme achève-t-il l’occident ?

                  Quand il leur suffit de demander à l’univers bénévolent de couvrir leurs besoins et de s’organiser ensemble ?


                  Leurs frères des punching balls ? Les neuro-toxqiues achèvent-ils les derniersneurones fonctionant encore ? Babylone a-t-elle définitivement détruit la bonté, seule garante de civilisation ? A-t-elle définitivement choisi le néant cette bête systémique ?

                  Voici.

                  Les dinosaures aussi étaient trop voraces.

                  Une ligne claire, une perspective d’évolution existe pourtant bel et bien.


                  Que sont-ils tous à la botte du dollar... est-ce de la nostalgie des films de John Wayne ?
                   
                  Ces films où l’on encensait l’un des plus morbides génocides qui eut lieu en ce monde ?


                  • Gavroche Gavroche 4 mai 2010 17:06

                    J’ai l’impression que dom se fâche. Et il a entièrement raison.

                    On ne négocie pas avec tous ces requins, on les refuse.

                    Fin de partie, L’UE des banksters à la poubelle.

                    Sortons ce cette pieuvre, dévalorisons si il le faut et retrouvons notre souveraineté, notre dignité et la SOLIDARITE.

                    J’ai tout compris, on nous ment.


                  • jymb 4 mai 2010 13:40

                    De manière beaucoup plus simple, un pays en faillite signifie des salaires non payés, des émeutes, des pillages, voire une guerre civile et une exode de population vers les endroits supposés mieux lotis économiquement .Donc un coût final encore plus important que les milliards que l’on essaye de faire circuler ces jous ci. Je ne crois pas qu’il y ait une solution miracle..


                    • lechoux 4 mai 2010 15:22

                      Si ! Augmenter les taux d’intérêts de la BCE de 1 % et vous verrez le dollar s’éfondrer.
                      J’en veux pour preuve la remontée du dollar vis à vis de l’euro actuellment. Combien encore devrons-nous payer pour les frasques des américains ?


                    • dom y loulou dom 4 mai 2010 14:16

                      le problème n’est pas économique, c’est un mensonge grossier puisque une guerre monstrueuse se poursuit sans plus aucun argument pour la soutenir et qui est précisément faite pour ruiner toutes les économies.

                      le problème est politique, il est systémique.

                      quelle confiance pour les autres nations envers l’europe, quel axe européen engageant et enthousiasmant qui ne laisse pas chacun dans son coin dans la compétition marchande inepte qui n’enrichit que 8% de la population terrestre ?

                      jeu auquel l chine est le grnd ggnnt à n’en ps douter, elle n’entretient ps de grndes guerres tous azimuts, elle.

                      le respect trouve quelle base, quel sol sous les pieds pour attirer autre chose que du mépris devant une vassalisation admise sans broncher devant des velléités impériales de domination planétaire du common wealth ? on pourrait l’appeler assez aisément « common hell ».

                      quelle perspective de cohabitation autre que la confrontation tous azimuts à laquelle nous mènent les sionistes ?

                      Une autre voie est attendue depuis des lustres, qui puisse soigner le gouffre entre dirigeants et citoyens... que les lords anglo-saxons n’ont eu de cesse de torpiller pour nous laisser finalement avec l’unique perspective d’une guerre mondiale dont les seuls marchands d’armes seraient les bénéficiaires !!!

                      les nations sont composées de gens, d’êtres humains, pas de petits boulons sans cervelle comme se plaisent à le croire les plus ignares appelés abrutis, fils de Brutus, assassins parissides qui aiment tant saborder le sol-même sur lequel ils vivent et décréter qu’ils savent déjà tout sans avoir jamais rien appri.

                      Les aom ont des attentes, des rêves... et si on tue tous les reves pour ne laisser que du carton pâte et des images sur des écrans en guise de civilisation, le mépris vient avec une force terrible contre des êtres qui ne chercheraient pas autre chose que de se divertir devant l’ignominie qui avance.

                      Europe reprends tes esprits et remets leurs dettes à ceux qui n’ont QUE embarqués tout le monde dans une guerre abjecte, les USA, Israel et la GB !!! QU’ils se démerdent !!! Laissez-les couler !!! Parce que à défaut ils enculent tout le monde !!!

                      STOP A CETTE VASSALISATION HONTEUSE

                      que la raison et la construction politique et sociale retrouve enfin son crédit en europe !!!


                      • Traroth Traroth 4 mai 2010 21:05

                        "La croissance des pays en développement est de toute façon une bonne chose pour l’humanité en général" : Allez dire ça aux enfants qui travaillent 15 heures par jour dans des sweats-shops, à Bangkok ou à Mexico !
                        Leurs grands-parents étaient bergers ou paysans. Croyez-vous vraiment que l’évolution qu’a connu leur mode de vie soit positive ?
                        La croissance économique ne veut pas dire qu’il y a moins de pauvres, c’est même souvent l’inverse !


                      • lechoux 4 mai 2010 15:30

                        Le concept d’émergence découvert par les scientifiques américains dans les années 60 existait déjà dans l’islam écrit au 7ème siècle de notre ère.


                      • lechoux 4 mai 2010 15:09

                        « Voilà donc un acte de solidarité politique exemplaire entre les peuples, (et notre gouvernement s’en félicite) et en plus sous réserve que l’état grec applique des mesures d’austérités seulement supporteront par sa population. Ce sont donc bien des marchands. » Plutôt des usuriers juifs.


                        • sisyphe sisyphe 4 mai 2010 15:25

                          Il est vrai qu’il est tellement plus facile et opportuniste de tirer sur le messager que de remettre en cause les dogmatistes Keynésiens accrochés à leurs certitudes selon lesquelles les ennuis grecs se résument à des problématiques de liquidités qui seront solutionnées par des apports en liquidités..

                          Ah bon !

                          Les responsables de la crise seraient donc les « dogmatistes keynesiens » !!!!!

                          J’avais cru comprendre, à travers les différentes analyses, et surtout, les FAITS de la mise en coupe réglée du monde pr les mafias financières, l’interdiction faite aux états d’emprunter de l’argent autrement qu’aux banques privées, la création d’argent virtuel par ces mêmes banques privées, ayant conduit aux bulles, puis à l’éclatement de l’économie, la spéculation éhontée sur les difficultés mêmes des états, de même qu’à la progressive PRIVATISATION du monde, que c’était la politique friedmanienne qui était de plus en plus appliquée à l’échelle mondiale...

                          L’auteur voudrait bien s’expliquer là-dessus ?


                          • Michel Santi Michel Santi 4 mai 2010 15:54

                            Quand on imagine que l’on pourra résoudre un problème de solvabilité (Grèce) avec de la liquidité ... pour moi on est Keynésien !


                          • sisyphe sisyphe 4 mai 2010 16:03

                            Ce qui s’appelle botter en touche...

                            Et sinon, sur la responsabilité des théories (et surtout des pratiques) de Friedman , et leurs applications, une petite explication, sur leurs ORIGINES dans la crise ?


                          • Michel Santi Michel Santi 4 mai 2010 16:22

                            Je ne vous comprends pas ?
                            Selon moi, Friedman et ses théories ou ses absences de théories sur l’inflation (comme nétant qu’un phénomène monétaire) est totalement exempt de responsabilité dans le crise des années 2007-2009 car l’inflation n’a vraiment pas été la préoccupation de Greenspan et consorts...
                            C’est plutot l’application forcenée des théories Keynésiennes (=stimuler par des taux bas et autres force liquidités) après 2000 qui ont abouti à la débâcle...


                          • sisyphe sisyphe 4 mai 2010 16:39

                            Vous vous foutez de moi ?

                            Je parle de l’application des théories de Friedman sur la mise à l’écart des états de la création de la monnaie, et la privatisation progressive du monde , la prééminence des marchés, mise en place par Reagan, puis Thatcher, et qui s’est maintenant propagée à l’ensemble du système économique et financier international, et vous dites que vous ne comprenez pas ?

                            Que vient faire Keynes dans le système financier, tel qu’il existe actuellement ?


                          • Michel Santi Michel Santi 4 mai 2010 16:45

                            Les théories de Keynes sont, selon moi, entièrement responsables et sont derrière les politiques monétaires ultra expensionnistes de Greenspan...
                            tout comme elles sont derrière la politique de Bernanke avec ses taux 0 + stimuli massifs etc...


                          • sisyphe sisyphe 4 mai 2010 17:38

                            Ben voyons !!

                            Alors que ce sont les théories de Friedman, mises en application dans la finance internationale, qui régissent actuellement le monde de la finance et de l’économie, et ont abouti à la situation ubuesque de la crise et de ses conséquences sur les états, ce serait donc, selon vous, la faute à Keynes !!

                            Franchement, comment oser argumenter avec une telle mauvaise foi, si ce n’est aveuglé par une idéologie, totalement en contradiction avec la réalité ?

                            Vous êtes, ; monsieur Santi, un esprit totalement formaté ; de ceux qui ont conduit à la situation économique, financière, sociale, actuelle ; qui s’exerce entièrement au détriment des états et des citoyens, et au seul profit du monde de la finance et de la spéculation ; vous êtes, objectivement, un allié des mafias financières et des banksters : dont acte.


                          • lechoux 4 mai 2010 15:35

                            Nous sommes victimes de l’extension accélérée de l’Europe vers le Sud-Est, quelles qu’en soient les conséquences. Qu’en serait-il si la Turquie faisait déjà partie de l’Europe ? C’est pour bientôt, ensuite peut-être ? Le Liban ? Va savoir ce qu’ils vont chercher de ce côté là ????


                            • Michel Santi Michel Santi 4 mai 2010 19:36

                              Franchement, le Liban vaut bien la Grèce...
                              pour votre info, sa notation est stable depuis une vingtaine d’années et sa Banque Centrale fort crédible.

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