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Accueil du site > Actualités > Economie > L’Europe prise en flagrant délit

L’Europe prise en flagrant délit

 A cet effet, la vindicte dont semble poursuivi aujourd’hui un établissement comme Goldman Sachs fournit un exutoire commode et assurément bienvenu à des Gouvernements et à des institutions (Européennes) dont l’espoir est de masquer ainsi leurs propres responsabilités et carences. C’est en effet la Grèce qui avait choisi de dissimuler sa situation comptable réelle par l’entremise de ce type d’instruments au demeurant peu complexes et qui font généralement l’objet d’appels d’offre envers plusieurs banques d’investissements. La structuration de ce type de produits étant un processus parfaitement légal, seuls la Grèce et l’institut Européen Eurostat sont ainsi à blâmer, la première pour avoir initié l’opération en toute connaissance de cause, le second pour l’avoir autorisée.

Cet épisode, rendu possible par un manque de coordination et de transparence du système Européen à tous ses niveaux, reflète ainsi une aberrante déficience de gouvernance des comptes publics de la part de responsables qui semblent ignorer les bases même de la macro économie : Il est en effet épatant de constater que les autorités politiques et économiques de certains Etats se sont nettement plus consacrées à l’étude d’instruments financiers "exotiques" qu’à une lecture simple mais indispensable de leurs bilans supposés leur indiquer leurs engagements et leurs avoirs à la lueur d’une analyse de leur propre démographie et du vieillissement de leur population. L’utilisation d’instruments financiers plus ou moins sophistiqués, relevant d’une gestion moderne des liquidités, des engagements et des recettes d’un Etat (comme d’une multinationale) ne devraient même pas faire débat car seule une mauvaise gouvernance et une volonté de dissimulation peuvent transformer ces opérations en catastrophe budgétaire.

La dissimulation délibérée n’est-elle effectivement pas avérée dès lors qu’un Etat contracte une opération en vertu de laquelle il emprunte aujourd’hui par exemple 1 milliard d’Euros qu’il s’engage à rembourser dans deux ans alors même que la charge (taux d’intérêt) de cette dette est subrepticement cachée dans la transaction ? A l’ère de la volonté prétendue des Etats d’une moralisation de la finance, il est inconcevable que certaines nations dites développées se livrent à des artifices consistant à escamoter des yeux du marché et des investisseurs certains de leurs engagements ! La mauvaise gouvernance et l’incompétence politiques ne sont-elles pas évidentes à partir du moment où cet apport en liquidités fraîches - destinées à réduire l’endettement ou les déficits - se réalise au détriment des générations futures qui devront en assumer le remboursement ? Nos économies développées et hautement intégrées étant construite sur un socle de multiples contrats intergénérationnels (retraites, couverture santé), une gestion décente des finances publiques exige forcément une prise en compte du facteur démographique, fondamental à cet égard tout particulièrement s’il s’agit d’acculer nos enfants au remboursement d’une somme nous ayant été versée aujourd’hui (qui plus est dans le seul but d’améliorer nos situations comptables)...

Manipulations qui ne sont du reste pas l’apanage des seuls pays Européens dits du "Club Med" puisque même la sérieuse et rigoriste Allemagne a fait usage de ce type de procédés lui permettant de reporter à une date ultérieure le remboursement d’une quantité de ses engagements. En réalité, régions et municipalités de certains pays Européens ont eux aussi bien inconsidérément profité de l’aubaine consistant à se procurer rapidement force liquidités afin de satisfaire leurs dépenses immédiates quitte à laisser aux générations futures un fardeau ingérable. Le 17 Février dernier, l’agence Bloomberg faisait effectivement état de 519 municipalités Italiennes qui se retrouvaient sous une intense pression du fait d’encours en produits dérivés totalisant 990 milliards d’Euros provoquant ainsi une enquête de la justice italienne et du Procureur Général de Milan, Mario Ristuccia, qui déplorait le manque de structures et d’expertise appropriées d’autorités locales s’étant lancées dans de telles pratiques !

Après la crise Américaine des subprimes et les épisodes invraisemblables consistant à tenter de comptabiliser les créances toxiques détenues par le système bancaire, il convient aujourd’hui de lever le voile sur les engagements et autres dettes masqués par certains Etats Européens. Dans cette attente, il est néanmoins rageant de constater que l’ensemble des plans de relance et stimuli Européens sont de facto rendus caducs du fait même de la nature de ces engagements qui sont par définition sur le long terme et qui, à l’évidence, affecteront et le travail de prévision économique et la croissance à venir. Que reste-t-il de la crédibilité de cette créature institutionnelle fragile connue sous le nom de "Pacte de Stabilité" ?

Un organisme Européen de coordination fiscale et budgétaire supranational et complémentaire à la Banque Centrale Européenne se doit donc d’être crée si l’Union a réellement la volonté politique de sortir de cette crise par le haut. Il ne règlera certes pas les problématiques délicates des perspectives de croissance en regard du vieillissement des populations Européennes mais son souci de la transparence et sa mission centralisatrice éviteront à l’Union la répétition de tels épisodes honteux tout en lui assurant des fondations solides.
 

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19 réactions à cet article    


  • UnGeko 4 mars 2010 12:21

    Bonjour M. Santi,

    Dans les affaires de corruption le plus difficile est de savoir si c’est le corrupteur ou le corrompu qui a initié la démarche.

    Le LEAP  semble moins catégorique que vous partageant les responsabilités :
     
    « C’est Goldman Sachs qui, en 2002, a mis sur pieds un de ces montages financiers astucieux dont elle a le secret (9) et qui, de manière presque systématique désormais, se retournent quelques années plus tard contre le client lui-même..............................La responsabilité des dirigeants grecs de l’époque est bien entendu totalement engagée et ils devraient, selon LEAP/E2020, être soumis à des enquêtes politiques et judiciaires grecques comme européennes pour avoir trompé l’UE et leurs propres citoyens dans le cadre d’un processus historique majeur, la création de la monnaie unique européenne.............Mais, soyons très explicite, la responsabilité de la banque d’affaire new-yorkaise (pour complicité) l’est tout autant, surtout quand on sait que le vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs à l’époque était un certain Mario Draghi (11), actuel président de la Banque Centrale d’Italie et actuel candidat (12) à la succession de Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque Centrale Européenne (13).  »

    Avez des sources pour affirmer votre point de vue ?

    De votre conclusion : Il est évident qu’on ne peut mener une politique monétaire sans avoir de politique budgétaire supranationale. La nécessité d’une fiscalité harmonisée est sur le tapis depuis 20ans !

    Nos gouvernants ont construit l’europe sur le joli modèle anglo-saxon de la croissance perpétuelle ou le pognon coule à flot laissant aux pays le choix de jouer le rôle de la cigale ou de la fourmi !


    • Cro Magnon Cro Magnon 4 mars 2010 13:48

      Quels que soient les rouages et les responsables, un constat sans détour saute à la figure des européens. L’Europe ne protège pas les citoyens qui subissent son rouleau compresseur !
      Des populations plongées dans la misère et des profits colossaux pour une petite poignée de voyous. Ni l’UE, ni les Etats ne sont innocents. Ils savent parfaitement ce qu’ils font et en connaissent les conséquences. Il ne peut s’agir que d’une volonté délibérée de « faire crever » les citoyens d’Europe occidentale.


      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 5 mars 2010 09:52

        la « misere » européenne et grecque, avec des 14eme mois pour les fonctionnaires, correspond à la classe moyenne voire à la petite bourgeoisie mondiale.


      • Céphale Céphale 4 mars 2010 15:00

        L’Europe est très forte pour normaliser le chocolat et pour interdire aux petites gens d’utiliser des lampes d’éclairage à incandescence, mais elle est nulle pour réguler le marché des capitaux.


        • Maldoror Maldoror 4 mars 2010 17:38

          (...)
          La suite des évènements est logique : l’implosion de la bulle des « subprimes » contamine, par le biais de la titrisation, l’ensemble du système financier. Les banques sont de plus en plus réticentes à se prêter mutuellement de l’argent, chacune pariant sur la faillite des autres, et petit à petit, les institutions financières américaines se trouvent, une à une, entraînées dans le krach...
          En mars 2008, Bear Sterns, une des principales banques d’affaire américaine, est au bord de la faillite. La FED organise son sauvetage en catastrophe. La cause de la quasi-faillite de Bear Sterns ? Des provisions énormes pour couvrir les créances irrécouvrables liées aux « subprimes » puis un jeu spéculatif, quand certains acteurs ayant parié que Bear Sterns allait faire faillite, en ont retiré leurs capitaux (prédiction auto-réalisatrice).
          Pendant l’été 2008, le gouvernement américain est obligé de sauver, par une quasi renationalisation, les rehausseurs de crédit Fanny Mae et Freddy Mac (schématiquement, les entités en charge d’assurer en dernier ressort les prêts hypothécaires).
          En septembre 2008, deux autres banques sont au bord de la faillite : Merril Lynch et Lehman Brothers. Les autorités vont encore organiser le sauvetage de Merrill Lynch par Bank of America (dès lors surchargée d’actifs pourris) et peu après, l’État américain sauvera l’assureur AIG pour la coquette somme de 85 milliards de dollars.
          Et pourtant, une banque d’affaires, Lehman Brothers, va être abandonnée à son sort.
          Or ce qui est intéressant à observer, c’est que cette banque aurait pu être sauvée. Ce n’était ni la banque la plus coûteuse à racheter, ni celle présentant la structure de bilan la plus désastreuse (en tout cas tant qu’on ne plonge pas dans le détail des comptes).
          (...)
          Même si, à l’été 2008, les comptables de LB avaient « oublié » de signaler quelques 3 ou 4 milliards supplémentaires (tout le monde peut se tromper !), force est de constater que le sauvetage de cette petite banque n’aurait pas coûté très cher, par rapport à celui de Merril Lynch, ou encore par rapport à celui (qui vint ensuite) de Citigroup. L’exposition de Lehman n’était pas particulièrement forte et il aurait suffi d’injecter quelques milliards de dollars pour sauver cette compagnie. Compte tenu des montants dégagés ensuite par les plans de sauvetage successifs, c’était une goutte d’eau.

          D’où l’inévitable question : pourquoi la FED, qui avait sauvé Bear Sterns et qui, par la suite, sauva le système dans son ensemble, a-t-elle laissé tomber Lehman Brothers ?

          A cette question, la réponse officielle est que Lehman ne pouvait fournir, à côté de ses actifs pourris à reprendre par un sauveteur quelconque, d’actifs sains permettant de garantir la viabilité finale de son bilan. Mouais. Vu ce que nous savons par ailleurs (...), il ne semble pas que les autres banques d’affaires américaines aient pu, de leur côté, présenter des comptes « sains » renvoyant « l’image fidèle » d’une structure de bilan solide.
          Alors pourquoi Lehman Brothers ?
          Je n’ai pas la preuve de ce que je vais avancer ici, mais voici ma thèse : l’oligarchie financière a décidé de créer un choc pour conditionner l’opinion, en vue de débloquer ensuite les "plans de sauvetage" bancaires qui ont permis, en toute simplicité, de reporter les dettes sur les Etats, et donc en dernière analyse vers les contribuables. La faillite de Lehman, en provoquant une énorme onde de choc à travers le système financier mondial, a placé les dirigeants politiques devant un choix cornélien : ou bien laisser tomber les banques, et voir l’ensemble du système de l’argent s’effondrer (et avec lui toute la structure sociale), ou sauver les banques, coûte que coûte. Lehman Brothers, la plus petite des banques d’affaires US, a donc été pour l’oligarchie financière un pion sacrifié. Et l’on remarquera au passage que le Secrétaire au Trésor qui a décidé ce sacrifice, Henri Paulson, est un ancien employé d’une concurrente de Lehman, Goldman Sachs."

          Michel Drac dans « Crise ou coup d’Etat ? »
          http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/interview-de-michel-drac-auteur-de-65625


          • rastapopulo rastapopulo 5 mars 2010 00:22

            Il y a l’inimitié entre le dirigeants de Lehman et Sachs en plus des querelle internes qui sont de notoriété publique.

            Ce qui l’est moins, c’est l’attrait des paradis fiscaux européens aux détriments de ceux anglosaxons pour certain dirigeants de Lehman qui du coup rendait Lehman gênant dans la domination de la fusion USA-Europe.


          • Maldoror Maldoror 4 mars 2010 17:38

            "En 2000, cependant, ces mêmes dirigeants se rendent à l’évidence : l’Asie monte en puissance plus vite qu’ils ne le pensaient, et leur propre économie productive menace d’imploser sous l’effet même de la domination qu’ils exercent.

            A partir de cette date, les dirigeants de l’anglosphère s’organisent donc pour remodeler leur zone d’influence sur de nouveaux schémas, plus inégalitaires (...) et donc plus favorables à la concentration maximale du capital : un ajustement de la structure de classes est en préparation, qui alignera plus ou moins l’Occident sur un modèle comparable à celui de la Chine (main d’oeuvre corvéable, oligarchie unifiée et structurée).
            Ce remodelage de la structure de classe a été préparé par une fausse reprise, orchestrée pour rendre possible, en sortie de crise, un coup d’Etat déguisé".

            (...)

            La première conséquence de la crise , c’est la contamination de la crise aux finances publiques. Depuis septembre 2008, profitant de l’état de choc créé par la faillite de Lehman Brothers, l’oligarchie financière a contrainte les Etats à un soutient financier massif, tel qu’aucune industrie en difficulté n’en a jamais eu."


            • Antoine Diederick 4 mars 2010 19:39

              Hi Sir

              "Richard Fisher, un des dirigeants de la Fed, s’est montré plus radical que M. Volcker et le gouvernement : il a plaidé mercredi pour que les plus grandes banques soient tout simplement « cassées ».

              extrait llb en ligne belgique

              Lorsque j’ai émis l’idée sur Avox de « casser les banques » ou tout du moins de les démanteler , je fus surpris de mon audace !

              Je constate avec plaisir que Fisher entonne...

              Sur le fond votre article , je suis d’accord.

              Maintenant que Sarko saute ds le train de l’industrialisation en Europe....(tant mieux) il faut que les banques suivent aussi....


              • Antoine Diederick 4 mars 2010 19:42

                Deux enquêtes vont être menées aux USA : une concernant Goldman et l’autre concernant les firmes de hedging.....

                Soit dit en passant, j’en collerait bien un ou deux au mur de la fusillade .....


              • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 5 mars 2010 10:00

                Casser les banques, qui se sont constituées en mastodontes suite à l’abandon du Glass Steagall Act sous Clinton, est une idee typiquement liberale. Cest sous Jospin que BNP a racheté Paribas ou que Credit Agricole a finalisé le rachat de la banque Indosuez.

                Abandon du Glass Steagall Act :
                http://www.objectifliberte.fr/2008/10/subprimes-revue.html
                http://www.latribune.fr/opinions/20090420trib000368540/attention-aux-reglementations-toxiques-.html

                Par contre dans le cas Grec, qu’est ce que cela aurait changé ? Goldman Sachs n’a pas d’agences, c’est bien une pure banque d’investissement !


              • Antoine Diederick 4 mars 2010 19:42

                ’collerais’


                • Antoine Diederick 4 mars 2010 19:45

                  sur le vieillissement de la population en Europe, simple, y plein de super women qui aiment les enfants, c’est à nous de leurs faire confiance....


                  • BA 4 mars 2010 21:39

                    L’Allemagne ne proposera aucune aide à la Grèce vendredi.

                     

                    BERLIN, 3 mars (Reuters) - L’Allemagne ne fera aucune offre d’aide à la Grèce vendredi, qui est le jour prévu de la rencontre la chancelière Angela Merkel et le Premier ministre grec George Papandréou à Berlin, a déclaré mercredi Angela Merkel.


                    La chancelière allemande discutera vendredi de la mise en oeuvre de ces mesures avec le Premier ministre grec. « Je précise qu’il ne s’agit pas de proposer des aides pour la Grèce lors de cette entrevue, mais d’entretenir les bonnes relations entre l’Allemagne et la Grèce. » a précisé Angela Merkel, ajoutant que la Grèce n’avait pas d’autre choix que « d’accomplir son propre travai ».


                    Face aux pressions de l’Union Européenne et des marchés, le gouvernement grec a décidé de prendre de nouvelles mesures d’austérité qui devraient générer 4,8 milliards d’euros d’économies, soit 2 % du PIB.


                    Le ministre des finances allemand Wolfgang Schauble a jugé que cette décision allait dans le bon sens. « Les Grecs prennent ainsi leur responsabilité face à l’Europe et à la monnaie unique » a-t-il déclaré. « Il est maintenant décisif que la Grèce mette en place rapidement ces mesures d’austérité. Cela devrait immédiatement renforcer la confiance des marchés et la Grèce pourra se refinancer sur ces marchés » a-t-il assuré.


                    A l’image de leurs dirigeants, la majorité des Allemands sont, à en croire des sondages, hostiles à un renflouement de la Grèce par les contribuables.

                    http://www.lesechos.fr/info/inter/reuters_00234964-l-allemagne-ne-proposera-aucune-aide-a-la-grece-vendredi.htm


                    • BA 4 mars 2010 21:41

                      Mercredi 3 mars 2010 :

                      Eric Woerth : pas de plan de sauvetage franco-allemand pour la Grèce.

                      La Grèce n’a pas demandé à ses partenaires européens de lui apporter une aide financière, et la France et l’Allemagne n’ont pas élaboré de plan de sauvetage pour le pays, a déclaré le ministre du Budget mercredi.

                      « Aujourd’hui, il n’y en a pas », a indiqué Eric Woerth lors d’un entretien sur France Inter.

                      Il a précisé que la Grèce avait uniquement demandé la coopération et un soutien politique de la part de l’Union européenne.

                      http://www.investir.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/woerth-pas-de-plan-de-sauvetage-franco-allemand-pour-la-grece-229801.php


                      • rastapopulo rastapopulo 5 mars 2010 00:28

                        Tout le monde triche...

                        C’est la « magie » du court terme. Quelle intérêt d’être visionnaire aujourd’hui ?

                        Il s’agit soit de sauver ses miches temporairement, soit d’en profiter avant que ça explose.

                        Tout gain pour les élites du moment que personne ne retourne au protectionnisme.

                        Comment est il possible de se féliciter même de ne pas parler de protectionnisme ????

                        L’emprise des mondialistes se mesurent à ça !


                        • sisyphe sisyphe 5 mars 2010 09:32

                           A cet effet, la vindicte dont semble poursuivi aujourd’hui un établissement comme Goldman Sachs fournit un exutoire commode et assurément bienvenu à des Gouvernements et à des institutions (Européennes) dont l’espoir est de masquer ainsi leurs propres responsabilités et carences.

                          Elle est bien bonne, celle là !

                          Le système monétaire, entièrement tenu par les banques, OBLIGE les états à s’endetter.
                          Quand ils sont endettés au delà de leurs capacités de remboursement (par les taux de crédit imposés par les usuriers bancaires, les mêmes banques les aident à dissimuler leur situation comptable, en encaissant des banéfices astronomiques, et, au bout du compte, ce seraient les états seuls responsables, et les banques , totalement dédouanées du fait que « La structuration de ce type de produits étant un processus parfaitement légal »

                          Légal vis de vis de quelles lois ?

                          Il n’y a AUCUNE LOI, pour réglementer les opérations bancaires, comme la crise vient de le montrer !

                          Et, au bout du compte, les pays (donc, ici, la Grèce) se trouvent contraints à de drastiques plans sociaux, dont vont souffrir, évidemment, les grecs déjà les plus démunis, quand les banques, elles, dont Lehman Brothers y auront encaissé de somptueux bénéfices

                          C’est beau de voir Monsieur Santi défendre un système qui le nourrit, et ses mafias, en accusant ceux qui en sont victimes !

                          Réforme monétaire, et vite ; avant que l’ensemble des citoyens du monde soit exsangue, au profit d’une minorité de mafieux qu’ose encore défendre Monsieur Santi.


                          • rastapopulo rastapopulo 5 mars 2010 20:57

                            http://www.huffingtonpost.com/2009/05/11/glass-steagall-act-the-se_n_201557.html

                            Les nains démocratiques ne peuvent pas réguler la finance.

                            Cette crise était prévue.

                            Créer un monstre est la meilleur façon de gagner à tout les coups dans l’établissement d’un empire mondial.

                            Et on ose critiquer le protectionnisme ?

                            Belle aveuglement alors que de sénateurs et des vrais économistes avaient tout comprit depuis le début, voir depuis 200 ans avec la banque national d’Hamilton.


                          • sheeldon 5 mars 2010 09:33

                            bonjour

                            "Un organisme Européen de coordination fiscale et budgétaire supranational et complémentaire à la Banque Centrale Européenne se doit donc d’être crée si l’Union a réellement la volonté politique de sortir de cette crise par le haut.« 

                            ben voila ou on veut en arrivé , un bon gouvernement économique indépendant du parlement et de tout contrôle démocratique !!!

                            de pire en pire !

                            quand au »souci« de »transparence" , il n’engage que ceux qui croient encore au père noel mdr

                            sérieusement c’est d’un gouvernement économique hors de contrôle des peuples dont il s’agit ici rien d’autre !

                            c’est pas très loin du coup d’état et je ne plaisante pas .

                            cordialement

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