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Accueil du site > Actualités > Economie > L’Europe sous hypnose

L’Europe sous hypnose

A l’heure où le pouvoir financier prend les rênes du gouvernement en Grèce et en Italie à la suite de coups d’Etat au chloroforme, à l’heure où il presse les parties politiques, de gauche comme de droite, dont il a financé les campagnes, d’achever le pillage des pays européens, la majorité de la population semble hypnotisée par les médias complices.

L’heure est aux faux débats, sur la manière de répartir les efforts imposés par l’austérité, sur la répartition entre différents postes d’un budget rétréci au point d’escamoter complètement le véritable débat qui consiste à savoir d’une part où nous mène l’austérité et d’autre part si elle est légitime.

Or les politiques et les médias n’ont qu’un objectif : rassurer les marchés financiers dont ils n’ont cessé d’assurer la prospérité contre les intérêts des citoyens. Un objectif indigne, dans la ligne de la trahison entamée quand nos Etats ont transmis à ces financiers leur droit de battre monnaie et ont ainsi obligé les contribuables à payer de lourds intérêts sur les crédits publics.

Nous verrons dans cet article que les sacrifices demandés à la population ne permettront jamais de rembourser la dette, que de nouveaux sacrifices, toujours plus exigeants, seront réclamés périodiquement nous conduisant inexorablement vers la situation des pays du Tiers Monde dont le même système a assassiné les habitants par millions depuis des décennies.

Nous verrons dans cet article que les intérêts bancaires ne sont pas légitimes et qu’il n’y a dès lors aucune raison de les payer. Que seule l’incompétence de nos dirigeants nous rend dépendants des marchés et qu’il existe des moyens très simples de s’en passer définitivement.

Nous verrons enfin qu’il nous est possible de créer une monnaie citoyenne, au service des gens et non des financiers, qui engendrerait un système économique et social beaucoup plus stable et corrigerait au passage de nombreux disfonctionnements de nos sociétés.

La finalité du système est de rendre les remboursements impossibles

Nos concitoyens sont, dans leur très grande majorité, des ignorants qui courent à leur perte pour faire confiance aux grands médias qui appartiennent aux financiers ou à des partis politiques acquis à leur cause.

Aussi, ne s’étonnent-ils même plus du fait que tous les producteurs de richesses, c'est-à-dire les travailleurs, les entreprises et les Etats, soient tous endettés à l’égard de banques qui ne produisent rien et qui, au contraire, ne cessent de dévaloriser la contrevaleur monétaire de leur production.

Beaucoup croient encore, comme les enfants croient au Père Noël, que l’argent du crédit provient des dépôts des épargnants. Rien n’est plus faux ! Quand la banque vous octroie un crédit, par exemple pour construire votre maison, elle ne débite aucun compte d’épargnant, et elle ne le fera pas non plus si vous ne remboursez pas votre crédit comme prévu. En fait, la banque ne débite pas non plus ses propres comptes et encore moins ceux de ses actionnaires.

Elle se contente de créditer votre compte, c'est-à-dire d’inscrire sur celui-ci que vous pouvez disposer de 300.000 € pour payer les entrepreneurs et artisans qui vont construire votre demeure. Personne n’en souffre et si l’argent n’existait que sous forme électronique, la banque n’aurait même jamais rien à débourser.

Le fait qu’un jour où l’autre, l’architecte, le maçon ou le plombier auxquels vous avez versé une partie de ces 300.000 € viendront réclamer du liquide oblige le banquier à disposer d’une réserve de pièces et de billets de banque mais il ne court guère de risque car, au cas où vous ne rembourseriez pas votre crédit, il saisira la maison.

Je ne critique en rien la création de monnaie ex-nihilo. Elle est rendue nécessaire par le volume sans cesse grandissant des échanges qu’un étalon, comme l’or forcément limité, ne pourrait accompagner. Et d’ailleurs, jusqu’ici, il n’y a rien de mal fait. C’est même de l’économie saine puisque 300.000 € sont dans les mains des créateurs d’une maison dont c’est précisément la valeur. Et quand cette maison vous appartiendra pleinement, donc quand vous aurez intégralement remboursé ces 300.000 €, ils seront tout simplement détruits comme ils ont été créés, par un simple jeu d’écriture.

Là où ça devient malhonnête, c’est que vous ne rembourserez pas seulement le principal. Vous devrez payer 750.000 € au total, dont 450.000 € d’intérêts qui ne sont la contre-valeur d’aucune richesse créée et ces intérêts ne sont pas détruits après remboursement, ils restent la propriété de la banque.

Non seulement ils n’ont aucune légitimité puisque personne ne vous a prêté cet argent, même pas la banque qui ne l’avait pas, mais en plus la monnaie nécessaire au paiement de ces intérêts n’existe nulle part dans le monde au moment du crédit. Il faut donc tabler sur la croissance et le plein emploi pour espérer venir à bout de leur paiement ou emprunter davantage pour pouvoir rembourser, ce qui implique une création d’argent sans contrevaleur sous forme de richesses et de nouveaux intérêts à payer.

Le fait qu’on puisse créer de la monnaie sans création de richesse d’une valeur correspondante conduit à l’inflation. La monnaie perd de la valeur et donc les 300.000 € encaissés par les constructeurs de votre maison ne valent plus la même chose. Leur travail est déprécié.

Le comble, c’est qu’en plus de devoir payer des intérêts illégitimes sur vos propres crédits, vous devez en payer aussi sur les crédits de l’Etat et qu’il est mathématiquement impossible que les Etats, les entreprises et les particuliers puissent tous rembourser leurs crédits.

Les particuliers ont besoin du plein emploi, or le chômage est volontairement rendu systémique.

Les entreprises sont sous la pression de la concurrence et sont clairement invitées à « dégraisser leur masse salariale »

Quant aux Etats, dont la dette est presque exclusivement constituée d’intérêts bancaires qu’ils ont choisi de payer aux banques privées plutôt que d’emprunter sans intérêts à leur banque nationale ou à la banque centrale, ils ne peuvent que demander des sacrifices accrus aux entreprises et aux travailleurs qui ont aussi des dettes à rembourser avec intérêts.

Les vieux débats entre gauche et droite, consistant à faire payer les entreprises ou les travailleurs n’ont donc aucun sens. Ce sont de faux débats pour amuser l’ignorant qu’est le citoyen moyen. Les poli-toquards UMP et socialistes savent pertinemment qu’on ne rembourse pas une dette qui dépasse le sommet des montagnes avec une croissance qui évolue à la hauteur des vagues.

Voyez ici l’évolution de la dette publique mondiale (et celle de votre pays) depuis l’an 2000 quand elle dépassait à peine les 18.000 milliards jusqu’en début 2012 quand elle atteindra 47.000 milliards par le jeu des intérêts bancaires qui se multiplient par eux-mêmes et dont l’accélération est provoquée par les spéculateurs au service desquels travaillent les agences de notation.

Dans le même temps, la croissance mondiale est de l’ordre d’un peu moins de 5% par année, grâce aux pays émergents, la zone euro peinant à atteindre 2% dans ses meilleures années. Comment espérer, avec 60% de croissance en 12 ans espérer rattraper une dette qui augmente de 157% dans le même temps ? Et ce qui est vrai au plan mondial l’est encore plus au niveau de la zone euro puisque la croissance promise en 2012 sera de l’ordre de 0,2% dans un contexte où les taux d’intérêts s’échelonnent, selon les pays et au gré des agences de notation, de 1,5 à plus de 20%.

On ne parle encore ici que de la dette publique telle qu’elle est actuellement avec les intérêts qui courent et pas encore des nouveaux crédits que solliciteront les Etats ou le FESF qu’ils seront bien forcés d’alimenter pour renflouer les banques aux fins de maintenir en respiration artificielle un système déjà cliniquement mort.

Les interventions de 2008 en ce sens se sont soldées par la crise de la dette souveraine en 2011 que les spéculateurs n’ont pas manqué de cibler. On oublie trop souvent les CDS, ce produit émis par les banques-assurances pour garantir les banques d’affaires contre les pertes qu’elles pourraient enregistrer et qui, en vente libre et à découvert avec effet de levier, voient leur cours évoluer au gré des intérêts privés. Ceux-ci n’auront aucun scrupule à provoquer la mort d’une banque ou de l’Etat si l’assurance-vie doit leur bénéficier.

Dans ce contexte, il est foncièrement malhonnête de demander à la population le moindre sacrifice, que ce soit aux entreprises, à la classe moyenne ou aux classes défavorisées. Les dirigeants de l’UMP et du parti socialiste en France, ceux du parti populaire et du parti socialiste en Espagne, les libéraux, socialistes et humanistes en Belgique devraient le savoir ou retourner à leur bac à sable et passer la main. Ils ne veulent pas reconnaître non seulement l’erreur mais la trahison qu’ils ont commise en cédant la création monétaire aux financiers qui les ont portés et maintenus au pouvoir pour agir délibérément contre les intérêts de leurs électeurs.

Quand la finalité d’un accord commercial est de mettre l’un des contractants dans l’impossibilité d’honorer sa part de contrat, l’accord est caduc et aucune loi ne peut être invoquée pour le faire respecter. Que ceux qui voudraient s’y essayer s’apprêtent, devant la révolution qui gronde, à goûter au claquement sec de la guillotine.

Il existe des pistes pour améliorer progressivement la situation : révocation des articles 104 du Traité de Maastricht et de l’article 123 du Traité de Lisbonne, nationalisation totale de toutes les banques sans qu’il en coûte un sou au contribuable, une solution qu’avait proposée Arnaud Montebourg et contre laquelle Jean-François Copé s’était élevé en criant à la spoliation des actionnaires. A cette occasion, le patron de l’UMP aurait mieux fait de se taire car son parti, en votant oui à Maastricht et à Lisbonne a cautionné la spoliation des citoyens au profit des actionnaires depuis plus d’une décennie.

Une solution citoyenne

Les indignés d’Espagne avaient invité la population à voter pour les petits partis, non subventionnés par les financiers. Ceux-ci ont effectivement réussi une percée malgré une loi électorale à leur désavantage, une trahison de l’esprit démocratique de plus, comme il en existe en France.

Mais l’ignorance reste majoritaire et elle a porté au pouvoir un parti populaire qui lui a promis l’austérité ! Cette démonstration de l’imbécillité humaine et de la perversion des médias incapables d’informer la population risque fort de se représenter en France où l’opinion publique est hypnotisée par le duel entre Sarkozy et Hollande qui, l’un et l’autre, feront payer très cher aux Français leur confiance aveugle.

L’économie de marchés n’est pas la seule forme possible de système économique. C’est seulement celle dans laquelle nous vivons actuellement et dont nous constatons chaque jour les effets pervers.

Ce n’est pas le moindre des tours de force des medias que de nous persuader depuis des décennies que nos problèmes sont conjoncturels et que les sacrifices demandés conduisent à des lendemains qui chantent alors que le peuple voit bien que les lendemains déchantent. Ce n’est pas le moindre de leurs tours de force que de faire croire aux populations qu’il n’y a pas d’autres choix que les partis traditionnels alors même que les citoyens éprouvent un véritable dégoût, entièrement justifié, pour la classe politique qu’ils réinstallent pourtant régulièrement au pouvoir avec une irréflexion que ne partagent même pas les ânes puisque, dit-on, ils ne butent jamais deux fois sur le même caillou.

Hypnotisée, chloroformée, les populations continuent à faire confiance à l’euro ou au dollar comme si ceux-ci avaient encore une valeur intrinsèque. En réalité, le marché des biens et services, qui constituent les seules vraies richesses dans le monde, ne draine qu’entre 2 et 5% de la totalité de la masse monétaire mondiale. Autrement dit, la monnaie a cessé d’être la contrevaleur de richesses réelles.

C’est comme si, dans une petite communauté vivant en autarcie et s’échangeant les biens à l’aide de coquillages, quelqu’un débarquait soudain avec 100 tonnes de coquillages. Les quelques dizaines de coquillages détenus en moyenne par les habitants ne vaudraient quasi plus rien parce que le nouvel arrivant achèterait tous les biens à un prix qu’aucun habitant ne pourrait concurrencer.

La seule existence de cette masse monétaire énorme qui pourrait demain annihiler la valeur de vos euros et de vos dollars suffit à discréditer complètement ces monnaies. La solution de bon sens est de décréter démocratiquement qu’elles n’ont plus cours et d’en créer une autre qui ne soit que la contrevaleur de richesses réelles.

On l’a vu plus haut, la création monétaire ne coûte strictement rien aussi longtemps que les échanges s’effectuent de manière électronique. On l’a vu également, une économie saine suppose que le montant des crédits accordés représente exactement la valeur de la création de richesses pour laquelle ils sont accordés et donc que la masse monétaire dans un pays soit équivalente à la somme de richesses présentes dans le pays.

Sur la notion de « richesse », on peut s’accorder et couper court à la notion qu’elle représente pour les capitalistes. Nous voulons une monnaie qui serve à la population et non aux financiers et donc nos critères seront différents. Nous pouvons par exemple considérer comme richesse tout ce qui concourt au bonheur et à l’épanouissement des gens comme bon nombre d’activités aujourd’hui bénévoles au service de nos enfants ou de personnes en situation précaire. Nous pouvons aussi considérer comme une richesse ce qui concourt à mettre un terme définitif au fléau de la faim dans le monde ou à restaurer l’environnement sur notre planète.

L’important est de fixer des règles claires, universellement admissibles, parce que cette monnaie citoyenne doit avoir pour vocation d’être utilisée mondialement, auxquelles il serait impossible de déroger.

On pourrait définir un dividende social universel, grâce auquel chaque individu percevrait chaque mois ce qui lui est nécessaire pour avoir un logement, un accès à l’eau, à l’électricité et au chauffage ou à la climatisation ainsi qu’à une alimentation saine, à l’éducation et aux soins de santé.

Grâce à des crédits sans intérêts pour couvrir l’ensemble de leurs besoins, strictement définis pour éviter toute dérive, les Etats n’auraient plus besoin de lever taxes et impôts de même que les entreprises et les commerces n’auraient plus besoin d’inclure des intérêts bancaires dans leurs tarifs.

Certes, la réalité sera un peu plus complexe que je ne la dépeins ici mais très loin de la complexification à outrance de notre système économique actuel conçu pour être opaque au plus grand nombre.

La place me manque pour développer davantage ce que pourrait être une monnaie citoyenne, comment la mettre en route et comment en assurer la propagation mais si vous réagissez positivement à cet article, il pourrait avoir des suites…

Pour approfondir avec vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=mC9rpRa8zlw


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69 réactions à cet article    


  • oncle archibald 23 novembre 2011 11:58

    « Quand la finalité d’un accord commercial est de mettre l’un des contractants dans l’impossibilité d’honorer sa part de contrat, l’accord est caduc et aucune loi ne peut être invoquée pour le faire respecter. »

    C’est là que votre raisonnement déraille ... Les états ont eu le tort d’emprunter non pas pour payer des investissements mais pour gérer le budget ordinaire, les dépenses courantes, les salaires des fonctionnaires, les prestations sociales, etc ...

    Les banques en prêtant à un emprunteur qui a le pouvoir de lever l’impôt savent bien qu’elles ne risquent pas grand chose et c’est leur métier de prêter avec intérêt, pourquoi ne prêteraient elles pas à un « client » on ne peut plus solvable ?

    Et qui parmi les citoyens s’est plaint de vivre au dessus des moyens de l’état ? Ont-ils voté contre tel ou tel parce qu’il leur promettait une distribution de manne céleste ? Les coupables sont bien entendu les hommes politiques qui gèrent le pays depuis 30 ans en alternance mais sans le moindre souci d’avenir. 

    Ce sont eux qui ont accumulé la dette au delà du possible, par simple démagogie et souci électoraliste. Ce sont eux qu’il faut passer sous les bois de justice, car ils ne pouvaient ignorer les conséquences de leur gestion calamiteuse. Le minimum pour quelqu’un qui prétend oeuvrer au bien être de ses concitoyens est de ne pas leur mentir et d’être juste un honnête gestionnaire. Les uns ont trop dépensé, distribué au delà du possible à ceux auxquels ils avaient promis que demain on raserait gratis, les autres n’ont pas cherché à remplir la colonne des recettes, s’abstenant de prélever l’impôt à ceux qui doivent le payer, mais qui les ont fait élire.

    • benevole 23 novembre 2011 14:37

      Bonjour Oncle Archibald,

      Quand j’évoque « l’impossibilité d’honorer sa part de contrat », je fais référence au fait, démontré, qu’il est mathématiquement impossible que les Etats, entreprises et particuliers remboursent tous leurs crédits grevés d’intérêts bancaires.

      Finalement, tous ces intérêts retombent sur le citoyen qui est en même temps consommateur et contribuable. Non seulement il doit payer des intérêts sur ses propres crédits mais aussi suc ceux des entreprises parce qu’elles les répercutent dans leurs tarifs et ceux de l’Etat qui les récupèrent à travers taxes et impôts.

      Vous écrivez à propos des banques « c’est leur métier de prêter avec intérêts ». Oui, comme c’est le métier du soldat que de tuer et de l’usurier de mettre les emprunteurs sur la paille.
      Le problème, c’est que les intérêts ne sont pas justifiés puisque la banque « prête » de l’argent qu’elle n’a pas et qui n’appartient à personne. Seule l’habitude culturelle de payer des intérêts sur les prêts entre particuliers et le silence et le silence sur le mode de création monétaire a fait en sorte que le public accepte de payer des intérêts bancaires.

      Si vous êtes informé du fait qu’on peut créer de l’argent sans frais, accepteriez-vous de payer des intérêts au lieu d’une simple commission de service ? Tout cela repose sur une tromperie .
      Les politiques n’ont pas eu tort d’emprunter pour satisfaire leur opinion publique. C’est leur rôle et c’est pour ça qu’on leur donne mandat. Ils ont eu tort de trahir ce mandat en mettant à charge de leurs citoyens les intérêts bancaires dont ils auraient pu se passer puisque c’est à l’Etat qu’était originellement confié le droit d’émettre de l’argent.


    • oncle archibald 23 novembre 2011 15:45

      « Les politiques n’ont pas eu tort d’emprunter pour satisfaire leur opinion publique. C’est leur rôle et c’est pour ça qu’on leur donne mandat. »

      Pas du tout d’accord avec ça, qui est un simple mensonge. Le rôle du dirigeant d’entreprise n’est pas de faire croire aux actionnaires qu’on va leur offrir une Rolls à chacun s’il n’y a pas d’argent dans les caisses pour les acheter. Le rôle du dirigeant c’est de gérer au mieux, et d’emprunter pour acheter des machines neuves, produire davantage ou mieux, rémunérer correctement les salariés et les actionnaires, pas d’emprunter pour payer les salaires et les charges sociales. 

    • Vipère Vipère 23 novembre 2011 15:48

      Faire un parralèle entre un état et une entreprise est un non sens !!!

      L’entreprise a vocation à faire des bénéfices et l’Etat doit équilibrer un budget entre ses dépenses et ses recettes. 


    • oncle archibald 23 novembre 2011 17:01

      « L’entreprise a vocation à faire des bénéfices et l’Etat doit équilibrer un budget entre ses dépenses et ses recettes. » ... et ça fait trente ans consécutifs qu’il creuse le déficit !


    • Vipère Vipère 23 novembre 2011 17:19

      Archibald, que d’amalgames !!!


    • JL JL1 23 novembre 2011 18:17

      Si l’Etat était géré comme une entreprise, des millions d’individus seraient déclarés inutiles !

      Bons pour l’euthanasie ?


    • JL JL1 23 novembre 2011 18:21

      J’en profite pour dire ici que tous les frontistes tapent sur l’Etat, les fonctionnaires, les services publics à tours de bras, cf alchimie ci-dessus.

      Est-ce qu’ils n’ont pas écouté leur cheftaine ?

      « le FN met en avant la sauvegarde des acquis sociaux, la préservation du service public » (roungalashinga, 23 novembre 15:11)

      A moins que ... à moins que rounga etc dise n’importe quoi ?


    • Antoine Diederick 23 novembre 2011 20:10

      c’est le paradoxe de Keynes.


    • robin 23 novembre 2011 21:16

      Ce que les peuples ont intérêy à comprendre vite c’est que la dette n’est qu’une escroquerie née avec la loi pompidou giscard de 1973, signée dans leur dos, contre leurs intérêts ; ça s’appelle juridiquement une dette odieuse, et les peuples ont le droit (pour ne pas dire le devoir) de refuser de la payer.


    • Croa Croa 23 novembre 2011 21:31

      « L’entreprise a vocation à faire des bénéfices »

      Oui généralement mais ce n’est pas une obligation. Elle doit au moins équilibrer ses comptes.

      La vocation d’une entreprise est de produire des biens ou des services.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 novembre 2011 06:28

      @ benevole


       Oui, bien sur vous avez raison. Sauf sur la datation du phénomene à la loi Pompidou, qui n’a marqué que la conquête de la France ; le système était déjà en place il y 60 ans aux USA et de là contrôlait le monde. J’ai écrit des bouquins pour en parler, il y a 10, 20 30 ans... Vous les trouverez parfois en librairies, et toujours gratuitement ICI  Ils sont aussi en piéces détachées dans les 1 500 articles que vous pouvez trouver sur les sites Nouvelle Société. ICI et

      Vous avez raison, j’avais raison, ça n’a pas d’importance C’est une coquetterie d’en parler pour mes petits enfants et une façon de meuble un. court séjour. Le problème immédiat est qu’une dizaine de familles mènent le monde - et seront sans doute un jour massacrées, car on aime les sacrifices humains - mais le probleme FONDAMENTAL est que, la nature humaine étant ce qu’elle est est, si ce n’eut été ces familles ca aurait été vos voisins.. ou vous, ou peut-etre moi !

       On tente de ne pas en parler, mais il est raisonnable de penser, comme le disait Lobacziewski que ceux qui veulent et obtiennent le pouvoir dans la société ne sont pas les plus doux ni les plus gentils... et le reste découle alors de source.
       
      Y a-t-il un espoir que ça aille mieux ? Oui et un seul : que la compléxite croissante de votre société technologique exige que nous soyons complémentaires, donc de plus en plus indispensables les uns aux autres... et finalement solidaires par nécessité plutôt que par amour.

      Je crois que c"est ce qui est à se produire, mais ce que nous faisons ne ralentit ni n’accélère beaucoup cette évolution. On peut ne rien faire par paresse, ou en faire beaucoup par colère, mais on vit plus heureux quand on a l’humilité d’admettre que les choses évolueront à leur rythme.

      Pierre JC Allard 



    • vince733 24 novembre 2011 08:44

      @benevole @PJA @tous
      Effectivement, le temps des constats est écoulé ; ils sont faits et bien faits. Le temps de l’action est venu.
      L’initiative des Colibris et de Pierre Rabhi est intéressante : « Tous candidats en 2012 ».
      Je vous invite également à lire ce texte écrit en février 2011 : http://olivierclerc.over-blog.com/article-sortons-de-la-marmite-86957867.html


    • JL JL1 24 novembre 2011 09:46

      Alchimie déclare que les fonctionnaires sont inutiles, et pendant ce temps là, tous les menteurs du FN répètent en boucle que le FN est pour la préservation des acquis sociaus et des services publics !

      Un État géré comme une entreprise n’est pas un État : c’est une entreprise !

      Une entreprise appartenant à qui ? Qui seraient les actionnaires d’un État qui serait géré comme une entreprise ? Un tel État serait le contraire d’une république : ce serait un syndic de copropriété.


    • JL JL1 24 novembre 2011 09:51

      Un syndic de copropriété ne permet pas à ceux qui ne sont ni locataires ni propriétaires d’occuper la copropriété.

      Un État qui serai géré comme une entreprise devrait expulser ou euthanasier tous ceux qui n’ont ni patrimoine ni revenu !

      Cela est moralement impossible, les citoyens ne le tolèreraient pas. Donc un État, même minimaliste, ne peut pas être géré comme une entreprise. Et tous ceux qui parlent de gouvernance de l’État sont des scélérats.

      CQFD.


    • miha 24 novembre 2011 11:09

      @Robin :

      « Ce que les peuples ont intérêy à comprendre vite c’est que la dette n’est qu’une escroquerie née avec la loi pompidou giscard de 1973, signée dans leur dos, contre leurs intérêts ; ça s’appelle juridiquement une dette odieuse, et les peuples ont le droit (pour ne pas dire le devoir) de refuser de la payer. »

      Exact !

      Cette loi a été abrogée en 1994, lorsque le traité de Maastricht l’a remplacée qui, lui, a été remplacé par le traité de Lisbonne.

      Concentrons-nous donc, maintenant, sur l’article 123 du traité de Lisbonne qui oblige tous les pays européens l’ayant ratifié à emprunter auprès des banques privées pour exiger sa suppression.... tout en déclarant odieuse la dette qui en découle et qui grossit d’année en année à cause du cumul des intérêts pharaoniques. (dette odieuse = non remboursable)

      Retour à la possibilité pour les états d’emprunter sans intérêt auprès de leur banque nationale !

      La dette dont on nous rebat les oreilles, c’est du racket !


    • Rounga Roungalashinga 24 novembre 2011 16:32

      Mon cher JL,
      En lisant cet échange je suis tombé sur votre commentaire qui me cite. Je constate qu’au lieu de me répondre directement sur le point en question vous préférez esquiver le sujet quand je suis votre interlocuteur et que vous vous servez de mes propos quand j’ai le dos tourné, si je puis dire.

      Quelle est la teneur de votre commentaire ?

      Vous commencez par affirmer que « tous les frontistes tapent sur l’Etat, les fonctionnaires, les services publics », sur la base du commentaire d’un seul internaute, alchimie. Puis, fort de votre brillante démonstration, vous insinuez que je dis n’importe quoi, pour me traiter indirectement de menteur un commentaire plus tard...

      Etant donné que ce que dit un sympathisant isolé ne saurait refléter entièrement et fidèlement le programme d’un parti, la meilleur façon pour vérifier la véracité d’une assertion sur ce programme, c’est de se référer au programme lui-même, et non aux dires d’un anonyme qui ne représente personne !

      Le lien suivant mène aux proposition du FN concernant la fonction publique :
      http://www.frontnational.com/le-projet-de-marine-le-pen/autorite-de-letat/fonction-publique/

      Ony lit certes que le FN compte effectuer une diminution de personnel dans les collectivités territoriales, mais qu’il souhaite remettre du monde dans la police, dans les hôpitaux, qu’il s’oppose au non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux imposé par Sarkozy, et qu’il projette de revaloriser les salaires de ceux qui se trouvent en bas de l’échelle. Ce n’est pas à proprement parler un programme qui tape sur les fonctionnaires !


    • JL JL1 24 novembre 2011 17:14

      rounga,

      ne dites pas que je ne vous affronte pas directement : nous avons échangé plus de 20 post en deux jours sur le même fil ! le fait est que ça tournait en rond et je déteste ça.

      Je ne vais pas faire la liste de tous ceux ici qui déclarent qu’un bon fonctionnaire c’est un fonctionnaire mort ; ou encore, que les fonctionnaires sont tous inutiles et parasites. Je voulais seulement montrer sur un cas parmi tant, que le discours du FN n’est que mensonges au sujet de son attachement aux services publics.

      Et cela, tout le monde le sait, vous comme les autres. Alors, les hypocrites, arrêtez de pleurnicher quand on vous met le nez dans votre caca, svp !

      Au sujet des comparaisons qui vous défrisent et que vous aimez pousser jusqu’à l’extrême pour les qualifier de mensongères : lisez donc l’article de Paul Villach au sujet de l’affiche du FN ! Et ne venez pas me dire que la présence du clochard devant les immeubles qui brûlent est innocente et fortuite !

       smiley


    • Rounga Roungalashinga 24 novembre 2011 22:41

      Je ne vais pas faire la liste de tous ceux ici qui déclarent qu’un bon fonctionnaire c’est un fonctionnaire mort ; ou encore, que les fonctionnaires sont tous inutiles et parasites. Je voulais seulement montrer sur un cas parmi tant, que le discours du FN n’est que mensonges au sujet de son attachement aux services publics.

      Vous pourrez citer trente intervenants d’agoravox insultant les fonctionnaires et se révélant FN vous n’aurez pas prouvé pour autant que le FN veut détruire le service public. Encore une fois, il s’agit d’interventions d’anonymes qui ne représentent qu’eux-mêmes. Mettre sur le compte du FN leurs déclarations personnelles est un procédé malhonnête. Pour trancher la question, la seule chose à faire est d’examiner le programme. Même s’il est certain qu’il y a une distance entre le programme et ce que ferait vraiment Le Pen si elle était au pouvoir (c’est le cas de n’importe quel politicien), ce n’est pas une raison pour recourir au procès d’intention biaisé. Ce que je dis me paraît être l’évidence...

      lisez donc l’article de Paul Villach au sujet de l’affiche du FN !

      Je l’ai lu et il est très mauvais, comme tous les articles de cet auteur qu’il m’est arrivé d’avoir lus.

      Et ne venez pas me dire que la présence du clochard devant les immeubles qui brûlent est innocente et fortuite !

      A votre avis elle signifie quoi, cette présence du clochard ?


    • JL JL1 25 novembre 2011 09:01

      Rounga,

      vous devriez faire un ouvrage : Marine Le Pen expliquée aux bisounours !

      Lire le programme du FN ? La belle affaire ! Elle peut promettre la lune, elle ne pourra jamais diriger le pays : où trouverait-elle une majorité ?

      Son seul but, sa seule mission concédée par l’oligarchie qui dirige vraiment ce pays c’est de contribuer à empêcher la vraie gauche d’accéder au pouvoir.


    • Rounga Roungalashinga 25 novembre 2011 18:58

      Lire le programme du FN ? La belle affaire ! Elle peut promettre la lune, elle ne pourra jamais diriger le pays : où trouverait-elle une majorité ?

      Vous bottez en touche.
      Je vous rappelle que le sujet de la conversation était autre : vous affirmiez que le FN était contre le service public, et cela sur la base de propos tenus par des anonymes. Je vous ai fait remarquer que déduire cela de ceci était abusif, et vous ai fourni une source plus sûr. Mais à présent vous parlez d’autre chose.


    • JL JL1 25 novembre 2011 22:21

      Mais tout le monde sait bien que le FN dont la majorité des fidèles sont d’anciens ou néo-poujadistes est et a toujours été ennemi des services publics et des fonctionnaires, voyons, sauf bien entendu, ceux qui sont nés de la dernière pluie.

      Et vous, pauvre rougalashinga, vous ne le saviez pas ? Vous êtes pitoyable à mentir pour le compte de ce parti menteur !

      Allez, j’ai assez perdu de temps avec vous : dites que je botte en touche, nous économiserons nos peines.


    • Rounga Roungalashinga 25 novembre 2011 23:32

      Je suis ébahi par vos méthodes de démonstration.
      Après que je vous ai montré que votre méthode consistant à prendre des interventions anonymes pour prouver la volonté politique d’un parti tout entier est discutable, vous recourrez à la bonne vieille technique du « tout le monde sait bien ». Sous-entendu « tout le monde sait bien donc si tu sais pas, soit t’es un con, soit tu fais semblant ». C’est vrai qu’on peut pas lutter contre un « tout le monde sait bien ». Car tout le monde sait bien, et tout le monde a forcément raison, hein ? Je n’ai plus qu’à repartir la queue entre les jambes, car si je ne suis pas d’accord avec ce « tout le monde », c’est forcément que j’ai tort.

      Et bien sûr ça ne vous vient même pas à l’esprit qu’un électorat peut changer au cours du temps...


    • JL JL1 26 novembre 2011 07:57

      Allez, rounga,

      la bêtise insiste toujours : ça vaut pour au moins l’un d’entre nous ! Les deux peut-être, hélas, puisque je suis encore là à vous répondre.

      Vous dites : « Et bien sûr ça ne vous vient même pas à l’esprit qu’un électorat peut changer au cours du temps... »

      Mon pauvre monsieur, je sais bien que ça, c’est la stratégie du FN : tromper suffisamment de gens dont l’intérêt objectif est à gauche, afin de les empêcher de voter pour un vrai parti de gauche en même temps que pour avoir des voix.

      Et c’est ainsi que vous êtes là, la gueule enfarinée pour me dire : « l’électorat a changé » ! Cette stratégie du FN est vieille comme notre démocratie : "ratisser large" ! c’est notamment ce qu’a fait Sarkozy, et que lui reproche amèrement aujourd’hui la droite nationale.

      Autrement dit : vous (le FN) vous prévalez de votre turpitude.

      nb. Rounga, je pense que vous n’êtes pas l’idiot que je mets en évidence ici ; que vous ne parlez pas pour moi, mais pour la cible du FN, ce fameux électorat de gauche. A moins que vous ne soyez qu’un idiot utile et qui croit lui aussi aux boniments du FN ?


    • benevole 27 novembre 2011 18:55

      A Pierre JC Allard,

      Merci pour votre résistance, bien antérieure à la mienne, au système qui nous exploite.

      Pour que les choses évoluent à leur rythme, il faut que l’information circule et c’est bien pourquoi je multiplie les articles sur le sujet. Trop de gens ne comprennent pas les raisons profondes de la crise faute de détecter l’arnaque initiale.

      Je ne suis pas sûr que la démocratie fasse mieux que l’oligarchie au pouvoir dans l’ombre mais cette dernière serait bien inspirée de réformer le système monétaire afin de garantir à tout être humain des conditions de vie épanouissantes si elle veut éviter une révolution sanglante.

      La monnaie doit servir l’être humain et non les financiers qui en ont déjà assez profité.


    • Ali 23 novembre 2011 13:20

      Excellent cet article. Cela fait longtemps que je n’attend plus rien de ces politiques qui ont trahi leurs pays.


      Je patiente en attendant la révolution, car c’est certain, il y en aura une et ils ne perdent rien pour attendre ces voleurs.

      • luluberlu luluberlu 24 novembre 2011 12:46

        La révolution sans rêve c’est l’évolution.


      • xray 23 novembre 2011 15:33


        Avant l’Europe, le Grèce n’avait pas besoin d’aide. 

        Le piège européen

        Dès l’instant où l’on a parlé de construire l’Europe, on pouvait observer que les plus acharnés à « construire l’Europe »  étaient les plus incompétents en tous domaines. On aurait dû se méfier. 

        Par sa disparité d’intérêts nationaux,  l’Europe est ingérable. 
        On peut même affirmer inconstructible. 
        Les hauts fonctionnaires le savent très bien mais ils gagnent à se taire. 
        Pour ceux qui détiennent le pouvoir, la seule échappatoire est de pourrir la vie du plus grand nombre
        On peut compter sur les élus européens pour s’y employer. 

        Se sortir de l’Europe ! Et, vite ! 
        http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2010/06/30/se-sortir-de-l-europe-et-vite.html 

        L’énigme du vol AF 447 ? (La disparition de l’Airbus RIO-PARIS) 
        http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2011/10/24/l-enigme-du-vol-af-447-la-disparition-de-l-airbus-rio-paris.html 



        • xray 23 novembre 2011 15:35


          Le capital de la Dette publique des pays européens. 

          Face au gigantisme du capital de la Dette publique de l’ensemble des pays européens, chaque pays ne pèse pas lourd. 

          Le Grand Guignol politique (L’Europe des curés) 
          http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/ 

          Se sortir de l’Europe ! Et, vite ! 
          http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2010/06/30/se-sortir-de-l-europe-et-vite.html 



          • kiouty 23 novembre 2011 15:59

            NON NON NON ET NON !

            Il y en a encore un qui est tombé dans le panneau de la création ex-nihilo.

            C’est FAUX ET ARCHI-FAUX !

            Mais putain, mais arrêtez de croire toutes les aneries qu’on peut lire sur le net, et lisez plutot « l’argent mode d’emploi » de Jorion, qui détaille pourquoi une création ex nihilo n’est pas possible (non respect du principe de conservation des quantités) et que la création monétaire se fait en réalité en contrepartie de l’endettement des particuliers et des états.

            Ce qui n’empêche nullement l’usage d’un effet de levier par ailleurs par rapport aux fonds propres.

            La légende du scandale de la création monétaire ex nihilo est le bras armé des banques, qui préfèrent qu’on croie à cette anerie (l’argent ne manquera jamais, il suffit qu’on en fasse l’écriture pour le créer) plutot que l’on s’aperçoive que le système bancaire repose sur une instabilité majeure et que l’argent qui est à la banque, nous n’en avons plus la possession, car la banque émet une reconnsaissance de dette à notre égard. Hors une reconnaissance de dette et de la monnaie, c’est la même chose en temps de prospérité, mais pas du tout en temps de crise comme aujourd’hui.

            Donc lisez, cultivez-vous et arrêtez de colporter ces légendes à la con qui sont complètement contre-productives pour la cause anti-finance.

            Merde quoi !


            • Philippe MEONI Philippe MEONI 24 novembre 2011 12:01

              Quand la FED achète des obligs US, les QE... Il n’y a pas de création ex-nihilo ?
              http://linkii.net/n7d_philippe-meoni


            • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 23 novembre 2011 16:00

              Le vrai débat fait peur à tout le monde !

              Les idées occidentales ne portent plus, elles ne débouchent sur aucun projet, sur aucun rêve ni même sur aucune utopie humainement acceptable !

              Le leuure démocratique sur l’agora, le même que sur l’ensemble de la géographie occidentale, refuse de valider la publication de mon article « L’OCCIDENT EN FAILLITE » à voir dans la rubrique « international ».

              JE VOUS LE DIS LA CRISE OCCIDNETALE N’EST PAS UNE CRISE FINANCIERE, ELLE EST UNE CRISE EXISTENTIELLE : LES VIEILLES NATIONS OCCIDENTALES N’ONT PLUS AUCUN PROJET, CELUI DE L’HEGEMONIE AYANT LAMENTABLEMENT ECHOUE ...

              -----------

              Le peuple français est assurément sous hypnose , sans doute sous l’influence du Pendule Gauche-Droite qui sévit depuis plusieurs décennies !

              Le jour où le balancement du Pendule cessera, le peuple français ouvrira les yeux et verra la réalité !

              L’occasion est sans doute le rendez-vous électoral de 2012, mais faudrait-il encore que les élécteurs votent pour le Front National !

              Ce sera la dernière chance pour le peuple français qui continue à être travaillé par la propagande et par la désinformation répandues par les politiques et par les médias !

              Mohammed MADJOUR.


              • oncle archibald 23 novembre 2011 17:09

                « Les idées occidentales ne portent plus, elles ne débouchent sur aucun projet, sur aucun rêve ni même sur aucune utopie humainement acceptable ! »

                Les idées occidentales de démocratie et d’aides sociales aux plus faibles font florès sur la terre entière et ceux qui n’en sont pas là nous envient et quand ils le peuvent nous envahissent ..

                Le réglage est à faire entre les recettes et les dépenses point barre.


              • Antoine Diederick 23 novembre 2011 19:57

                Vous avez raison Archibald, en Occident nous n’avons plus de projets....


              • oncle archibald 23 novembre 2011 17:05

                La ceinture a déjà laché, il ne reste plus que la peau et des muscles plutot mous pour retenir les visceres .. faudrait penser à se mettre au régime et à faire un peu de muscu.


              • Richard Schneider Richard Schneider 23 novembre 2011 17:52

                @Bonjour benevole :

                J’avais déjà lu votre article soumis à modération et je suis heureux qu’il soit publié ...

                Bien d’accord avec vous quand vous écrivez qu’il « est mathématiquement impossible que les Etats, entreprises (avec une réserve) et particuliers remboursent tous leurs crédits grevés d’intérêts bancaires. »
                En effet, les sommes paraissent tellement énormes qu’on ne peut que se poser la question :« comment tout ça finira ? ».

                Mais je ferai un distinguo entre les états et les entreprises. Je suis assez de l’avis de Vipère quand il écrit que « l’entreprise a vocation à faire des bénéfices et l’Etat doit équilibrer un budget entre ses dépenses et ses recettes. » En effet, l’État démocratique doit gérer le budget national en tenant compte de toutes les strates économiques, sociales ... des citoyens-électeurs. Or, il y a énormément d’intérêts divergents dans une société. À ceux qui ont été élus de faire en sorte de gouverner en tenant compte « des grands équilibres » d’un pays. C’est une tâche déjà fort complexe au niveau d’un pays, elle paraît insurmontable quand il s’agit d’un conglomérat de pays disparates sur presque tous les plans. Je fais allusion ici à l’Europe - c’est encore pire en ce qui concerne tous les pays du monde. Aussi, les élites européennes (disons plus simplement l’establishment) choisiront entre les diverses solutions pour gérer les budgets celle qui leur semble la plus simple : satisfaire leurs débiteurs, sans trop mécontenter leurs électeurs. Et puisque depuis 73 en France et depuis Maastricht et Lisbonne pour ce qui est de l’Euroland, les états ne peuvent plus créer de la monnaie - les Banques centrales nationales n’ont plus vocation à le faire. On arrive d’ailleurs à cette absurdité : les états ne peuvent rembourser leur dette qu’en empruntant ... En fin de compte, ce système serait à coup sûr la mort d’une entreprise. Ce qui explique que cette dernière se doit de faire des bénéfices - pour éventuellement rembourser des dettes si elle en a, mais aussi « récompenser » ceux qui lui permettent de prospérer : les actionnaires. Or, souvent les gros actionnaires sont les banquiers, qui sont en même temps les prêteurs ... 
                 
                Les états européens, depuis Maastricht et la création de l’Euroland, se sont conduits comme les entreprises. Ils sont entrés de plain-pied dans le « MARCHÉ » ; depuis, l’ARGENT est devenu l’unique valeur des politiques économiques nationales ; il va dominer les peuples qui vont devenir les garants des emprunts contactés par les états aux banques privées ! emprunts permettant de « payer » les citoyens-électeurs, jusqu’au jour où ce circuit se grippe complètement : c’est alors la crise généralisée.

                Tout ce système ne date pas d’hier. Sans remonter aux calendes grecques, les « GRANDS » de ce monde ont toujours eu pour objectif l’asservissement des états et des peuples au grand capital. Cette vaste manipulation mondiale a été imaginée, codifiée par les économistes américains (Hayek - un Autrichien -, Becker, Friedman ...) et a pu s’imposer après la Chute du Mur (« La fin de l’Histoire » de Fukuyama), dans la plupart des pays - y compris en Chine communiste.

                La Crise que nous vivons actuellement a ceci de remarquable, c’est que - vous le décrivez fort bien - on ne voit pas comment en sortir. SI, il y a un moyen : c’est faire accepter « démocratiquement » par les peuples le remboursement des dettes dues aux banques privées. Et ces peuples sont tellement manipulés qu’ils acceptent, craignant le pire (Grèce), de payer les erreurs dont ils ne sont in fine pas responsables ... (cf. les élections espagnoles dimanche dernier)
                Pour remédier à cette formidable escroquerie, vous imaginez ce que vous appelez « solution citoyenne ». Si j’ai bien compris vous reprenez la thèse, énoncée par certains, de prêts sans intérêt - entre autres pistes. J’avoue franchement que je ne sais pas si cela est possible. Depuis les travaux de Legoff sur les banques et les prêts au Moyen Age, les états - qui pouvaient battre monnaie - ont toujours équilibré leurs budgets en spoliant purement et simplement leurs prêteurs. Croyez-vous que, dans un monde aussi complexe que le nôtre, un seul pays pourrait avoir se sentir assez fort pour tenter une telle aventure ?


                • Richard Schneider Richard Schneider 23 novembre 2011 18:07

                  erratum : 

                  au lieu de : « Croyez-vous ...(...), un seul pays pourrait avoir se sentir assez fort pour tenter une telle aventure ? »
                  Lire :
                  « Croyez-vous ... (...), un seul pays pourrait se sentir assez fort etc ... »

                • oncle archibald 23 novembre 2011 18:22

                  « Croyez-vous que, dans un monde aussi complexe que le nôtre, un seul pays pourrait se sentir assez fort pour tenter une telle aventure ? »

                  Vous posez la question par principe mais au fond vous en connaissez la réponse. Vous imaginez un politique qui devrait annoncer à ses administrés que si hier ils. avaient 1000 euros sur leur compte bancaire aujourd’hui il n’en ont plus que 250 ... Qui serait frappé encore une fois ? Ceux qui possèdent le « grand capital » ? Non bien sûr, eux ils auront vu venir le coup, leurs fonds sont déjà ailleurs ... Mais vous, moi, le petit épargnant qui a mis un peu d’argent de coté sur un compte sur livret ou une assurance vie, oui, celui la encore une fois serait la victime de la gabegie de ceux qui nous ont dirigé depuis trente ans.

                • Antoine Diederick 23 novembre 2011 20:01

                  c’est la peur qui empêche la critique, c’est la peur qui bride l’indignation, c’est la peur qui donne des vacances....

                  Le problème de l’impôt, est le problème de la répartition, donc ne payons plus d’impôts puisque ces revenus du travail ne servent plus qu’à rembourser les prêteurs ...


                • benevole 23 novembre 2011 20:04

                  Bonjour Richard,

                  Je ne sais pas pourquoi on a fait ce distinguo entre Etats et entreprises. Je voulais juste souligner que les Etats, les entreprises et les particuliers sont tous soumis aux intérêts bancaires et qu’il est impossible que tous remboursent. La conclusion que je voulais en tirer est que la finalité du système est de mettre mathématiquement l’une des parties dans l’impossibilité d’honorer le contrat et que ce dernier est donc caduc.

                  Remarquez que ceux qui paient la note pour tout le monde, c’est vous, nos lecteurs et moi, car nous payons les intérêts bancaires des entreprises par nos achats (les intérêts sont inclus dans le tarif) et les intérêts bancaires des Etats par nos impôts et nos taxes

                  C’est ce qui, à mes yeux, rend légitime la création d’une monnaie citoyenne. En 2008, j’ai écrit « La monnaie du partage » , un livre numérique, pour en ébaucher les caractéristiques et le mode de propagation (http://www.penserlibrement.com) Ecrivez-moi pour que je vous l’envoie gratuitement. Je la voyais encore à l’époque comme une monnaie complémentaire. Je pense aujourd’hui qu’il faudrait l’adapter pour la substituer à l’euro.

                  Mais il existe aussi des solutions à la portée des gouvernements. Le problème c’est qu’ils ne veulent pas les adopter et préfèrent compter sur la résignation des gens « à accepter démocratiquement » comme vous le dites « le remboursement des sommes dues aux banques privées ». En 2008, la France a payé 55 milliards d’intérêts (plus d’un milliard par semaine)
                  . http://www.societal.org/docs/dette-publique.htm

                  Imaginez les politiques favorables aux citoyens qui auraient pu être mises en oeuvre avvec de tels montants complètement indus.

                  Les solutions actuellement à la portée des gouvernements sont
                  1) l’abrogation de l’article 123 du Traité de Lisbonne pour permettre aux Etats d’emprunter sans intérêts à la banque centrale pour l’avenir mais certainement pas pour payer les dettes publiques actuelles car cela créerait une hyper-inflation que l’Allemagne redoute à juste titre.
                  2) le défaut de paiement pour la partie « intérêts » de la dette publique ou, si on veut être très gentil avec les voleurs, un rééchelonnement sans intérêts supplémentaires sur 50 ans des intérêts dus actuellement.
                  3) comme l’a suggéré Montebourg, la nationalisation des banques privées pour le franc symbolique dès l’instant où elles font faillite avec une reprise momentanée de ses comptes à vue et de dépôt par la banque centrale pendant six mois puis transfert des avoirs sur les comptes de la banque nationalisée ou de toute autre banque au choix du client.

                  Voilà ce que devrait être le débat politique, vous pouvez voir que les Présidentielles n’en prennent pas le chemin. D’où mon appel pour une monnaie citoyenne. On ne va quand même pas se laisser faire par ces incompétents.

                  Dans l’état actuel des choses, l’évasion fiscale est plus un moyen de survie et de contestation qu’une preuve d’incivisme car le véritable civisme serait de mettre hors d’état de nuire les partis politiques qui ont tenu le devant de la scène, dans toute l’Europe, au cours des dernières décennies.

                  Afin qu’enfin, la population puisse respirer.

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