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L’évasion fiscale et les paradis fiscaux

Le scandale de l’évasion fiscale du grand capital qui dissimule ses oripeaux dans les paradis fiscaux refait surface à l’occasion de la guerre des clans que se livrent divers clans capitalistes.

 Le scandale

Le scandale de l’évasion fiscale du grand capital qui dissimule ses oripeaux dans les paradis fiscaux refait surface à l’occasion de la guerre des clans que se livrent le Parti Québécois – derrière son chef milliardaire, premier actionnaire de l’empire Québecor – et la faction libérale – derrière Philippe Couillard, l’homme de main des milliardaires Desmarais-Power Corporation. Veuillez noter que le même stratagème se mène dans tous les États, de la France aux États-Unis.

La faction de « gauche » de la bourgeoisie apprécie particulièrement ces moments d’intense polémique qui lui permette de se présenter en preux chevalier de la morale, de l’éthique, et de l’équité fiscale. Ainsi, l’Institut de Recherche et d’Informations socioéconomiques s’offusque des allégations du journal La Presse contre l’empire Québecor. Alain Denault, chercheur émérite à l’IRIS écrit :

« Il y a des sujets sur lesquels on ne devrait pas gratuitement entretenir la confusion, surtout si on prétend au métier d’informer. Voici une approche pour appréhender le manque à gagner dans le trésor public que les paradis fiscaux occasionnent (…) Toutefois, lorsqu’il s’agit d’en faire un enjeu de société large valant comme modèle explicatif de la crise financière et économique contemporaine, des scribes sont appelés en renfort pour étouffer la question. » [1] 

L’évasion fiscale n’est aucunement un modèle explicatif de la crise financière et économique contemporaine. La gauche bourgeoise gesticule depuis des décennies à propos de l’évasion fiscale des entreprises multinationales, et contre les paradis fiscaux « Offshore ». Les simagrées de l’IRIS, du Réseau Justice fiscale et du Collectif Échec aux paradis fiscaux soulèvent deux questions : A) quels sont les succès enregistrés suites à leurs jérémiades ? B) Pourrait-il en être autrement ? Peut-on imaginer, sous le mode de production capitaliste, un État bourgeois pressurer fiscalement les milliardaires et les entreprises multinationales ?

Poser la question c’est y répondre… Les succès de la montée aux barricades des associatifs de la « justice » par le fisc sont nuls – et ne servent qu’à mystifier la problématique à propos de la fiscalité étatique, ce dont le chercheur accuse justement les comptables du grand capital. Car s’il est une chose certaine c’est que nul État bourgeois n’osera frapper la main qui le gouverne ; la main qui place un clan politique au poste de commande de la gouvernance de l’État des riches. Depuis quand a-t-on vu un serpent se manger la queue ?

Une preuve nous est fournie de ceci par les scribes de l’IRIS quand ils écrivent : « Le Québec est considéré comme étant un véritable paradis fiscal pour les entreprises, compte tenu de la qualité des services que notre État social offre aux sociétés et aux investisseurs, eux qui profitent au premier chef des infrastructures publiques, au vu d’un taux d’imposition bien faible » [2]. Le seul résultat de leurs jérémiades fut d’inciter le gouvernement à transformer le Québec en paradis fiscal pour répondre à la concurrence des autres États de droit bourgeois.

 

Le rôle de la fiscalité dans nos sociétés

Si les idéologues de la go-gauche souhaitent éclairer le débat autour de ce que le droit bourgeois n’appelle même pas de la « fraude », mais de l’« évitement » fiscal, ils doivent commencer par expliquer quelles sont les missions de l’État, et expliciter le rôle de la fiscalité dans le cadre de ces missions. Ceci décrit, nous pourrons ensuite examiner si dans la présente conjoncture économique les États bourgeois remplissent adéquatement leurs missions.

Sous le mode de production capitaliste, l’État joue deux rôles essentiels :

Premièrement, l’État des riches soutient directement le procès d’accumulation du capital. Pour ce faire, l’État assure la construction des infrastructures requises pour le fonctionnement de l’économie (routes, aqueducs, ports, aéroports, oléoducs, électricité, foresterie, pêche, etc.) L’État assure aussi les subventions et soutiens directs aux entreprises. Il fournit les services financiers (monnaies de dépôt et monnaies de crédit, Banque centrale, assurance commerciale), les services consulaires de prospection des marchés, de garantie d’investissement et d’accréditation des clients. Cette mission de soutien de l’État des riches pour la défense des capitaux des multinationales comprend également les services militaires de « maintien de la paix » (sic), habituellement en bombardant et en massacrant les populations civiles dans des pays étrangers. C’est le motif de la présence des troupes à Chypre, en ex-Yougoslavie, en Libye, en Syrie, en Afghanistan, en Irak, etc.

Deuxièmement, l’État assure les conditions de reproduction de la force de travail et des moyens sociaux de production –. L’État organise l’éducation des futurs travailleurs, les services de soins de santé, de culture et de divertissement, et, bien évidemment, de justice et de répression policière en cas de non-respect de la loi, de l’ordre et des institutions bourgeoises. Ainsi, lorsque les syndiqués d’Air France déchirent la chemise d’un cadre de la compagnie, ils écopent de deux années de prison. Quand des policiers assassinent publiquement des citoyens désarmés, ils bénéficient d’un non-lieu. Un prolétaire le moindrement conscient voit et comprend ces éléments d’informations à propos de la justice « à deux vitesses » comme disent ceux de la go-gauche lourdaude. 

 

L’unique source de revenus de l’État bourgeois

Les supputations des réformistes, ces Robins des bois de l’équité fiscale, sont fondées sur l’ignorance d’une loi prescriptive du mode de production capitaliste. Selon la loi impérative de la valeur, l’unique source de la valeur d’échange est le travail salarié – c’est-à-dire, la dépense en force de travail social qui est « investie », ou si vous préférez incorporée, dans le produit semi-fini ou fini. La transformation d’une matière première, ou d’un produit semi-ouvré, accumule (incorpore) la valeur nouvelle à celle déjà incluse dans le produit devenu marchandise par le procès de production et d’appropriation capitaliste. Cette valeur se divise en deux parties, la valeur de la force de travail social – soit le temps de travail nécessaire pour produire la marchandise « force de travail social », requis pour produire cette marchandise commerciale – ainsi que le surtravail – le temps de travail excédentaire – qui est dépensé par le salarié et exproprié par le capitaliste et qui constitue la plus-value. L’État capitaliste ne peut tirer ses revenus que de l’une ou de l’autre portion de la valeur d’échange. Soit du salaire qui rétribue le travail social nécessaire – soit de la plus-value qui valorise le capital. Évidemment, si l’État bourgeois taxe et impose la plus-value et gruge ainsi dans le profit capitaliste celui-ci n’aura d’autres choix – pour maintenir son taux de profit – que de se retourner vers ses employés afin de récupérer son manque à gagner. Le capital procède alors en réduisant les salaires réels des travailleurs, ou encore, le capital exige des hausses de productivité afin de réduire la valeur marchande des marchandises, y compris de la marchandise suprême, la force de travail social. Par cet artifice le capital réduit la valeur du travail social nécessaire augmentant d’autant la portion de surtravail et augmente ainsi la plus-value. La crise – notamment fiscale – s’enlise quand les hausses de productivité ont atteint un palier difficile à surpasser.

Les Don Quichotte de l’équité fiscale invitent les travailleurs à se battre contre des moulins à vent. Ou bien l’État, par ses taxes et ses impôts, ponctionne les salariés et augmente directement leur contribution fiscale ; ou bien l’État augmente indirectement leur contribution fiscale en haussant les taxes et les impôts des corporations et des capitalistes privés qui, en réaction, soient délocaliseront l’emploi vers des paradis fiscaux, soient leurs refileront la facture par des baisses de revenus directs (salaire) ou de revenus indirects (retraites, assurances, bénéfices marginaux et services publics). Dans les deux cas, ce sont les salariés qui vont écoper. 

 

La règle non écrite

Donc, pour assurer cette gamme complète de services essentiels à la reproduction du capital, l’État policier doit collecter des fonds par le moyen des taxes et des impôts. Il peut également émettre de la monnaie. Et enfin, il peut emprunter pour faire tourner l’économie comme on dit. L’emprunt public (la dette souveraine) ne constitue qu’un stratagème pour reporter dans le temps l’effondrement du système. Étant donné que le capital ne parvient plus à se valoriser en produisant davantage de plus-value, le fait d’emprunter sur la plus-value future ne peut que creuser davantage le précipice du manque à gagner en profits non produits que les spéculateurs boursicoteurs prétendent pouvoir engager sur les marchés boursiers. Rendue à cette extrémité il ne reste qu’à parier sur le moment du krach boursier.

Une règle – non écrite – s’applique cependant : la collecte d’argent de la part de l’État des riches doit renforcer la mission fondamentale de L’État bourgeois. Ainsi, en période de croissance économique, au moment où la productivité du travail est en hausse, il est plausible d’augmenter les impôts et les charges sociales des entreprises qui pourront transférer ces ponctions à leurs salariés. Le même prélèvement ne pourra être effectué en période de récession où la compétitivité du capital national n’est plus assurée et où elle est malmenée par des puissances émergentes (où le capital national a délocalisé) qui pénètrent le marché national via les accords de libre-échange. Voilà une règle non écrite que les thuriféraires de la « justice fiscale » se gardent bien d’expliquer.  

C’est dans le contexte de crise économique systémique du capitalisme, qui s’approfondit, qu’il faut examiner les législations fiscales des États capitalistes concurrents. À l’examen de l’ensemble des règles fiscales des différents pays, il apparait que les entreprises canadiennes sont traitées de façon équivalente à leurs concurrentes, ni plus sévèrement, ni plus libéralement, et surtout pas moins « équitablement ». Dans certains pays comme en France et aux États-Unis, les taux d’imposition des entreprises sont supérieurs, mais les programmes de subventions, et les services de soutien aux multinationales sont plus généreux. Prenez par exemple le poste de dépense : « soutien à la défense des investissements à l’étranger » des États-Unis et de la France et vous comprendrez que ces entreprises reçoivent un soutien beaucoup plus conséquent que les multinationales canadiennes.

En examinant la politique fiscale des différents pays, il faut aussi tenir compte du niveau de productivité de la main-d’œuvre. Sous ce rapport, le Canada et le Québec souffrent d’un retard par rapport à leurs concurrents. Un niveau de productivité qui stagne (donc un degré d’exploitation de la force de travail qui régresse) entraine un manque à gagner pour les multinationales canadiennes qui doit être compensé par une plus faible taxation, tenant compte de la loi non écrite qui stipule, nous le rappelons, que la politique fiscale d’un État capitaliste ne doit pas contrevenir à sa mission fondamentale qui est de contribuer au procès d’accumulation du capital.

En aucun cas, l’État des riches n’a l’autorisation de mettre en péril la survie des multinationales installées sur son territoire. D’où nous contestons le sophisme élaboré par la go-gauche à propos de l’enjeu que constituerait la qualité des services publics :

« Quoique le revenu de la plupart des Québécois.e.s stagne, bien qu’ils contribuent de plus en plus à l’assiette fiscale, ceux-ci assistent au démantèlement des services publics. Cette perte d’ordre qualitative représente indéniablement un des couts également d’ordre financier tel que les recours à des services privés en cas de manquement du système public, sans parler de contrecoups éventuels sur le plan de la santé. » [3] 

 

L’évasion fiscale, symptôme de la crise économique systémique

Les services publics ne constituent aucunement un enjeu du mode de production capitaliste, mais plutôt une condition de sa reproduction élargie. Les services publics, c’est-à-dire les services en chargent de la reproduction de la force de travail social, relèvent de la mission secondaire de l’État bourgeois, la mission subordonnée à la principale qui est de soutenir la reproduction élargie et l’accumulation du capital.

C’est cette conjoncture économique régressive qui motive les entreprises multinationales à pratiquer l’évasion fiscale. Si une seule d’entre elles ne pratiquait pas ce type de malversation (légalement admise et encouragée par l’État), elle se retrouverait aussitôt en difficulté et contrainte d’éliminer des milliers d’employés, au grand dam des ouvriers congédiés. Les lois incontournables de l’économie politique capitaliste (en crise) exigent que le fardeau fiscal assurant la valorisation du capital soit désormais entièrement déchargé des épaules des multinationales pour être transféré sur les épaules des salariés.

Que doivent faire les prolétaires du Canada et de la terre tout entière ? Certainement pas de se joindre à la procession des plumitifs qui pleurnichent à propos de l’inévitable iniquité fiscale du monde capitaliste. Les prolétaires savent très bien que de hausser la fiscalité des entreprises ne servira qu’à diminuer les revenus des salariés, ou pires à leur faire perdre leur emploi. Alors que doit faire la classe ouvrière ? Intensifier la guerre de classe notamment par la grève générale illimitée afin d’obtenir des hausses de salaire pour la classe tout entière. Voilà l’unique façon de contrer la fiscalité truquée, jusqu’à ce que la classe prolétarienne décide enfin de se substituer au pouvoir bourgeois. 

 

  

[1] http://www.pressegauche.org/spip.php?article24947

[2] Gino Lambert, Sylvain Charron, Jean-Eddy Péan, Le système fiscal québécois est-il vraiment progressiste ? Chaire d'études socioéconomiques, Université du Québec à Montréal, juin 2000.

[3] http://iris-recherche.qc.ca/blogue/vaille-que-vaille-la-presse-et-les-paradis-fiscaux 


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37 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 6 février 11:28

    Un article intéressant et éclairant. Paradoxalement, autant l’article est solide, autant la conclusion est naïve.

    Même les go-gauches, comme l’écrit l’auteur, savent qu’il n’y aura pas de Grand Soir. L’histoire montre que les prolétaires ne se révoltent pas à moins d’une décennie de famine et que les seules révolutions réussies (jusqu’à le rétablissement d’un nouvel ordre bourgeois tyrannique) sont celles qui ont vu l’armée basculer et se ranger, au moins en partie, au côté des émeutiers.

    Concernant les paradis fiscaux, il est « amusant » de voir les Etats-Unis, le grand prédateur de la planète, neutraliser un à un ses concurrents en cette matière aussi. A la fin, il n’en restera qu’un et ce sera lui. Il est le seul pays de l’OCDE à n’avoir pas ratifié les accords sur les échanges de données fiscales entre pays tout en exigeant qu’il soit appliqué rigoureusement par les autres.


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 février 13:59
      @Daniel Roux

      Merci M. Roux pour votre commentaire que je commenterai

      1) Il est tout à fait EXACT que le Grand Soir - la révolution prolétarienne ne sera pas UN SOIR mais une période historique qui s’étendra sur une ou deux dizaines d’années. 

      2) Il est EXACT que la révolution prolétarienne ne surviendra qu’après la Grande Dépression pire que celle de 1929 bien pire et suite è une guerre mondiale ayant semé ses suites de famines et de désespoir - ALORS et SEULEMENT ALORS -le prolétariat aura atteint le niveau de conscience de classe en soi et pour soi suffisant pour se lancer à la conquête de l’appareil d’État

      3) J’ai bien écrit LA CLASSE PROLÉTARIENNE et non pas le Parti prolétarien qui ne peut être que l’avant-garde au service de la classe

      4) Pour ce qui est des USA vous errez totalement. Les USA sont en faising out - en chute libre - en déclin - et recule sur tous les fronts et comme toute armée (ici une armée de financiers) ils s’adonnent à la prévarication, la fraude, les tactiques de désespoir - la Terre brulée etc. etc.

      5) Tout cela n’est pas la preuve de leur victoire mais de leur désespoir. Il n’y a aucune importance que des pays aient signés et d’autres pas signés quelques conventions internationales que ce soient puisque tous les monopoles de ces pays n’en font qu’a leur tête sitôt l’encre séchée sur ces parchemins qui ne visent qu’a nuire aux puissances émergentes qui veulent prendre la place des décadents occidentaux

      6) C’est une guerre au sein de leur camp que nous observons sans prendre partie pour l’ascendant méchant ou le déclinant hyper-méchant

      Robert Bibeau Directeur. Les7duQuébec.com
       

    • julius 1ER 8 février 08:45
      2) Il est EXACT que la révolution prolétarienne ne surviendra qu’après la Grande Dépression pire que celle de 1929 bien pire et suite è une guerre mondiale ayant semé ses suites de famines et de désespoir - ALORS et SEULEMENT ALORS -le prolétariat aura atteint le niveau de conscience de classe en soi et

      @Robert Bibeau

      parceque actuellement vous trouvez que la « crise » n’est pas du niveau de celle de 1929 ????

      elle est bien pire et ce sont les mêmes solutions qui sont appliquées avec les mêmes résultats aussi désastreux que sous la présidence Hoover !!!

      les effets sont moins ressentis et moins palpables uniquement du fait que ces 50 dernières années des amortisseurs sociaux ont été mis en place genre allocations chômage et RSA qui n’existaient pas dans les années 20/30 .... 

      enlevez cela et vous retrouvez une crise typique du Capitalisme !!!!

      la vraie question en fait est : comment sortir du Capitalisme ????

      et ce ne sont pas les nantis au pouvoir qui apporteront les réponses !!!

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 8 février 17:20
      @julius 1ER

      Vous avez totalement raison en effet les amortisseurs font leur travail de ralentissement des impacts mais pour combien de temps encore ?????

      VOILA  la question.... Ce sont les effets sur le prolétariat auxquels je faisais référence en terme d’approfondissement de la crise. 

      Au Canada par exemple il n’y a plus que 33% des chomeurs qui se qualifient au prestations chômage un jour ce sera 0% et pour les allocations sociales pour les plus pauvres elles disparaissent elles aussi peu à peu voilà arrivé le moment ou les amortisseurs n’amortiront plus et alors on devra répondre à la question COMMENT SORTIR DU CAPITALISME

      Tant que les amortisseurs amortiront je ne prévois pas d’insurrection populaire comme je l’ai mentionné moult fois au grand désespoir des petits-bourgeois anarchistes qui maudissent la classe ouvrière de ne pas se révolter sous leur leadership puéril et factieux

      Ils le feront quand ils le feront me dis-je Mais alors la question sera OU ALLER ? QUE FAIRE ? Réformer ou tout changer ??? Je préfèere la 2e option.

      Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com
       

    • lsga lsga 6 février 12:25

      "Selon la loi impérative de la valeur, l’unique source de la valeur d’échange est le travail salarié – c’est-à-dire, la dépense en force de travail social qui est « investie », ou si vous préférez incorporée, dans le produit semi-fini ou fini. La transformation d’une matière première, ou d’un produit semi-ouvré, accumule (incorpore) la valeur nouvelle à celle déjà incluse dans le produit devenu marchandise par le procès de production et d’appropriation capitaliste. Cette valeur se divise en deux parties, la valeur de la force de travail social – soit le temps de travail nécessaire pour produire la marchandise « force de travail social », requis pour produire cette marchandise commerciale – ainsi que le surtravail – le temps de travail excédentaire – qui est dépensé par le salarié et exproprié par le capitaliste et qui constitue la plus-value."
       
      Et, l’augmentation permanente de l’automatisation de la production provoque donc nécessairement un effondrement du taux de profit. Devinez quoi ?

      https://www.youtube.com/watch?v=7Pq-S557XQU&nbsp ;
       
      L’appareil de production est sur le point de connaître une véritable révolution, que le Capitalisme sera incapable de gérer.


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 février 14:07
        @lsga

        1) Cela est faux ISGA - la loi du profit empêche l’éclosion de cette soi-disant révolution de la production par une automation encore plus poussée du procès de production.

        2) OUI la technologie est disponible et pourrait être poussée encore plus avant plus radicalement et libérer les travailleurs des tâches harassantes et d’un labeur de 8 heures - 10 heures et même 12 heures par jour (La réalité des journées de travail en Amérique)...

        3) Les rapports de production capitaliste - dont la propriété privé, la loi du profit, etc empêche socialement ce qui serait possible industriellement et techniquement.

        4) Voilà pourquoi la Révolution est nécessaire et surviendra. Quand je ne le sais pas mais elle surviendra après que le prolétariat aura essayé -tester - tenter toute les fumisteries - les réformettes - tous les paradis désastreux et que ne restera plus qu’une seule porte de sortie - LA BONNE DEPUIS LE DÉBUT - la révolution sociale qui balaiera les rapports de production capitalistes qui entravent le développement des forces productives sociales.

        Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com

      • lsga lsga 6 février 14:22

        @Robert Bibeau
        1. Vous avez du rater le chapitre sur la dialectique matérialiste et les contradictions internes du Capitalisme. Si une technologie permet de produire à moindre coût, le premier Capitaliste a l’utilisé verra ses profits augmenter. Il n’y a donc aucun doute sur le fait que les outils de l’appareil de production Socialiste seront adoptés par les Capitalistes, provoquant la plus grave crise économique de l’Histoire de l’Humanité, et la première Révolution mondiale.
         
        2. Ces outils de production n’existent pas encore. Les robots humanoïdes sortiront sur le marché dans les 20 ans.
         
        3. Cela a ses limites. Le Féodalisme n’a pas permis d’empêcher l’émergence de la manufacture, même si ce sont les révolutions bourgeoises qui ont permis l’essor de la véritable industrie.
         
        4. Je croyais que vous étiez contre la Révolution violente, et contre la Révolution démocratique. C’est pas très clair : quelle forme est censé prendre cette révolution d’après vous ?

        lsga, agitateur politique.


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 février 14:36
        @lsga
        1) N’imputez pas votre ignorance aux autres ISGA.

        2) OUI il est exact qu’au début du capitalisme cette loi de la plus-value EXTRA par innovation du procès de production a jouer un rôle tel que vous le décrivez.

        3) Le développement de la dialectique des contradictions (L’inverse) aujourd’hui empêche ce développement

        4) Voyez l’Allemagne et le Japon les pays ayant le plus de robots industriels - empêtrés dans la crise économique systémique tout autant que les autres

        5) L’Économie est mondiale et cette robotisation détruira la vie des centaines de millions de prolétaires et les coûts sociaux des révoltes des rejetés emporteront les profits des quelques profiteurs - isolés et stigmatisés par leurs pairs y compris 

        6) Je suis TOTALEMENT ET ENTIÈREMENT EN FAVEUR DE LA RÉVOLUTION VIOLENTE si nécessaire. Mais avant d’en venir là le prolétariat subira pendant des années la violence aveugle du système capitaliste jusqu’à la guerre mondiale apocalyptique 

        7) J’aimerais qu’il en soit autrement et que le prolétariat prenne les affaires ne main bien avant mais mes vœux ne seront pas exaucés - sorry - il faudra boire le calice jusqu’à la lie...

        Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com





      • lsga lsga 6 février 15:00

        @Robert Bibeau
        1. Visiblement, c’est moi qui vous rappelle la base de la dialectique matérialiste. Oui, bien entendu, et contrairement à ce que vous m’avez répondu, dans le cadre du Capitalisme émergent les premières formes de production socialistes. Les Capitalistes n’ont simplement pas le choix : ils vont chercher le profit là où ils peuvent.
         
        2. Merci. Alors ne me traitez pas d’ignorant,et dites : « en effet, je m’étais trompé, merci de le rappeler ». L’oeuvre de Marx est vaste, complexe, et hautement mathématisé. Acceptez qu’un gamin avec un bon niveau en algorithmique puisse vous aider à comprendre le livre 3 du Capital.
         
        3. Charabia qui ne veut rien dire. Je vous le répète, tel que c’est expliqué dans le livre 3 du Capital : L’automatisation de la production permet au premier Capitaliste qui s’en saisit de considérablement augmenter ses profits. Mais, dès que les autres Capitalistes le rejoignent, la guerre des prix les faits retomber sur un niveau de profit privé de la plus-value. La dialectique matérialiste, c’est aussi simple que cela.

        4. C’est exactement ce que je dis : L’AUTOMATISATION EST LA SOURCE DE LA BAISSE TENDANCIELLE DU TAUX DE PROFITS, ET DE TOUTES LES CRISES DU CAPITALISME (livre 3 du Capital, qui place la surproduction comme une simple conséquence)
         
        5. L’exploitation produit l’aliénation. Les prolétaires au travail sont RÉACTIONNAIRES (voir l’exemple de Marx sur les Cannuts Lyonnais). C’est l’activité révolutionnaire qui produit la conscience de classe. Visiblement, vu ce que vous affirmez dans ce point (que les révolutions favorisent l’émergence des populistes), vous êtes passé à coté du coeur de la pensée marxiste, de ce qui différencie Marx de Hegel.
         
        6. Le rôle d’un révolutionnaire en période de paix, c’est de préparer la Révolution. Les révolutions se produisent sans prévenir, elles peuvent se produire beaucoup plus tôt qu’on ne l’imagine, il faut être prêt. Au passage, ceux qui cherchent à retarder les révolutions car « c’est trop tôt » sont ceux qui ont permis la prise de pouvoir des fascistes en Europe au 20ème siècle.
         
        7. À la votre, et comme dise nos camarades italiens quand ils trinquent : « A la Terza  ! » (la troisième guerre mondiale).


      • @Robert Bibeau


        Etant aussi pour une révolution meme VIOLENTE

        JE ME DELECTE DES VOS ARTICLES ET COMMENTAIRES !!!!

        Croyez vous que des organismes comme TRANSPARENCY dans le monde et TRACFIN en France

        puissent y changer quelque chose sachant qu’au haut de la pyramide des élus peuvent gagner ou nous revenir a 360000 EUROS AN  ???? (meme en RETRAITE )

        ils sont des MARIONNETTES DE LA FINANCE INTERNATIONALE !!!!!!!!!!

      • Robert Bibeau Robert Bibeau 7 février 15:45
        @TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE

        Évidemment que non ces organismes sont des paravants chargés de mobiliser les petits-bourgeois pour empester la classe ouvrière avec de fausses solutions - qui sont impossibles comme je l’écris dans mon article. 

        Aucune solution à la peste ne peut venir des dieux de la peste 

        Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com
         

      • Le421 Le421 6 février 18:42

        La gauche bourgeoise gesticule depuis des décennies...

        Et la pluie sèche n’en finit pas de chauffer le sol.

        La gauche bourgeoise.
        Celle des plateaux télés.
        Celle du parti socialiste.
        Celle qui s’attaque aux acquis sociaux et qui ouvre les magasins le Dimanche...

        Sarkozy est théoriquement à gauche de Le Pen.
        Vu comme ça, il y a une gauche pleine de pognon.
        Pas la mienne...


        • elpepe elpepe 6 février 19:02

          la violence ne resout jamais rien, ca defoule c est tout, c est bestial et barbare,
          ca ne veut pas dire que nos gouvernements ne sont pas eux bestiales et barbares, ils le sont, mais justement nous les pauvres sommes les seuls humains, des gens rafines, civilises, d une intelligence extreme, alors ne sombrons pas,
          Dieu reconnaitra les siens, la justice ne sera jamais de ce monde, la vouloir c est detruire ce monde, car il ne pourrait supporter ni la verite et encore moins la justice.
          Assistez a la mort des personnes et vous verrez la panique dans leurs yeux, les justes sourient


          • ENZOLIGARK 8 février 06:31

            @elpepe ... , Bonghjornu , ... « ... on note malheureusement une hausse de 50 % des violences conjugales le soir du grand raout du ....... foot U$ ... » [ Le $uper Bowl pour les blondes - lepoint . fr - du 05/02/2016 ) . ... TANT QUE PARLE L ’ ECONOMIE ( music / video by ... ) . ... АФФ ИСС ...


          • Jean Pierre 7 février 15:49

            D’après cet article aucune amélioration pour les salariés et les classes pauvres ne pourrait exister en dehors du grand soir qui va tout résoudre.

            Cette vision nie totalement toute idée de progrès social et toute l’histoire des mouvements sociaux.
            Le changement ne devrait se faire que entièrement, radicalement et en une seule fois. En pratique, le changement comme cela, c’est jamais.
             C’est sans doute l’inconvénient de ne connaitre le socialisme et le communisme que par une approche théorique et libresque. 
            On connait la définition du spécialiste : celui qui à force de connaitre de plus en plus de chose sur un sujet de plus en plus réduit, finit à la fin, par tout connaitre sur rien. C’est un peu cette impression que me font les grands spécialistes de la doctrine marxiste. L’étude les a éloigné du réel.

            • Robert Bibeau Robert Bibeau 7 février 16:31
              @Jean Pierre

              Le réel il est sous vos yeux fermés monsieur. En effet, il n’y a aucun progrès - amélioration possible sous le mode de production capitaliste qui est rendue au bout de son rouleau

              Prenez note que je ne spécifie pas = aucune amélioration pour les pauvres et les salariés = je dis aucune amélioration pour l’ensemble de la société y compris pour les riches qui se bercent d’illusions avec leur pognon de pacotille accumulé à la bourse ou à la banque et qui demain ne vaudra rien.

              OUI il faudra une grande révolution sociale MAIS PAS DU TOUT UN GRAND SOIR - La révolution sociale prolétarienne sera une longue suite de convulsions (prenez l’exemple de la Tunisie - qui se lève - s’écrase ou est écrasée - se relève - je parle ici du prolétariat tunisien ) est trahie par la bourgeoisie salafiste qui récupère le mouvement puis se reprend et il en sera ainsi  pendant des années car le prolétariat tunisien est internationalement trop petit pour transformer le monde

              Il faudra que les prolétariats américains et chinois et indiens se mettent de la partie = 1 milliards de prolétaires et plus et alors les choses vont changées - mondialement et ce ne sera pas un Grand SOIR ce sera une grande décennie

              Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com
               



            • rocla+ rocla+ 7 février 15:57

              Il est préférable  pour améliorer sa condition de se lever bon matin 

              et d’ aller travailler plutôt que d’ attendre le grand soir où il restent  que les 
              branleurs  qui aiment pas se lever . 

              • EpiqueTête EpiqueTête 7 février 17:48

                Tous les jours des gens se lèvent pour « optimiser fiscalement » le patrimoine des gros, le capitalisme c’est la prime à la ruse ! Pour ainsi dire certains n’attendent pas le paradis.


                  • Robert Bibeau Robert Bibeau 8 février 16:48
                    @Robert GIL

                    Je ne crois pas que HOLLANDE va mettre carte sur table - car Hollande comme tout autre politicien bourgeois (ce qui inclut le héros DE Gaulle) Ne peut faire ce que le mode de production capitaliste ne permet pas... sauver la classe ouvrière par exemple.

                    Ces marionnettes politiques servent le temps requis avant qu’une autre la remplace ce qui inclus De Gaulle qui fut retourné à Colombay les 2 Églises quand il ne servait plus ses maîtres - et remplacé par le banquier Pompidou etc. etc.

                    Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com

                     

                  • julius 1ER 8 février 08:31

                    L’évasion fiscale, symptôme de la crise économique systémique


                    « cacher cette chose que je ne saurais voir »

                    il vaut mieux parler de mettre au boulot gratuitement les gens au RSA et laisser les pauvres et les miséreux se faire la guerre que s’occuper du pourquoi et du comment de l’évasion fiscale !!!


                    • Robert Bibeau Robert Bibeau 8 février 16:52
                      @julius 1ER

                      NON il vaut mieux se rendre compte que ceux qui picolent à propos de l’évasion fiscale ne savent pas de quoi ils parlent

                      Le problème n’est pas cosmétique - superficiel - aussi simple à résoudre que de brailler pour l’ÉQUITÉ....

                      Le problème est systémique et seul la destruction du système pourra y mettre fin Voilà le seul message que je voulais transmettre.

                      Aucune solution à la peste des dieux de la peste voilà tout 

                      Il n’y a que les petits-bourgeois universitaires pour se bercer d’illusions à propos de leurs maîtres chanteurs.

                      Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com



                    • Robert Bibeau Robert Bibeau 8 février 16:53
                      @julius 1ER

                      Méfiez-vous des maitres chanteurs



                    • Trelawney Trelawney 8 février 08:56

                      L’auteur oublie ce que équilibre veut dire. Tout d’abord le système économique mondial n’est pas imposé par une minorité de « possédants », ni même par les hommes. Il fonctionne tout seul sans l’aide de l’homme. Il s’autogère et se modifie à chaque crise.

                      Donc pour le « grand soir » vous passerez !

                      S’il doit y avoir un grand soir il se passera comme cela : Fin du système économique actuel parce qu’il est arrivé au bout du bout. Système anarchique en place avec création par les plus riches de zones sanctuarisées et protégées, le reste de la population occupant le reste du monde avec et comme c’est devenu le peuple qui gouverne le peuple il y aura des joyeusetés comme massacres à tout va, esclavages, cannibalisme. Bref ce que c’est très bien faire l’homme : instaurer la loi du plus fort


                      • BA 8 février 11:21

                        Et la bulle du secteur de l’acier ?


                        Nous pouvons en parler ?


                        Après tout, le secteur de l’acier est aujourd’hui une gigantesque bulle, qui ne demande qu’à éclater.


                        Lundi 8 février 2016 :


                        Acier : attention au "risque d’effondrement" du secteur (ministres européens).


                        Plusieurs ministres européens de l’Economie ont mis en garde lundi dans une lettre commune contre "un risque important et imminent d’effondrement du secteur européen de l’acier« , confronté au »dumping" pratiqué par la Chine et à une situation de surcapacité mondiale.

                        Dans cette missive adressée à la Commission européenne, les ministres de l’Economie allemand Sigmar Gabriel, français Emmanuel Macron, italien Federica Guidi, polonais Mateusz Morawiecki, britannique Sajid Javid, belge Kris Peeters et luxembourgeois Etienne Schneider appellent l’Union Européenne à "utiliser tous les moyens disponibles« et à »agir fortement pour répondre à ce nouveau défi".


                        http://www.romandie.com/news/Acier-attention-au-risque-deffondrement-du-secteur-ministres-europeens/674354.rom



                        • Robert Bibeau Robert Bibeau 8 février 17:06
                          @BA

                          MERCI BA POUR VOTRE RÉFÉRENCE à cet article des ministres et du secteur de l’acier (qui n’est pas une bulle boursière spéculative... ne pas confondre...

                          L’industrie de l’acier est une vraie industrie - réelle avec des usines et des prolétaires et des stocks d’invendus (ce n’est pas l’industrie d l’assurance ou du placement Offshore...)

                          La vous parlez de vrais choses sur le plan économique et vous identifiez de vrais combattants - CONCURRENTS - L’Union Européenne impérialiste dans un coin et l’Immense Chine impérialiste dans l’autre coin... Et L’une surexploitant son prolétariat parvient à ravir les marchés de l’autre qui ne parvient pas à autant exproprier son prolétariat européen (ce n’est pas faute d’essayer mais les capitalistes européens ne peuvent payer leurs ouvriers au même salaire qu’en Chine - ils mourraient de faim au travail)

                          AVANT les capitalistes européens y parvenaient grace à la très haute productivité du travail salarié en Europe mécanisée. MAIS les firmes européennes ont elles-mêmes transférées leurs technologies dans leurs usines chinoises = MEME PRODUCTIVITE QU’EN EUROPE PLUS BAS SALAIRES CHINOIS = PROFITS EXORBITANTS À PARTIR DE LA CHINE POUR LES ENTREPRISES EUROPÉENNES DÉLOCALISÉES

                          Ce qu’il fallait démontrer CQFD

                          Question = Les ministres en questions savent tout cela - alors pourquoi font -ils semblant de s’offusquer et de sonner la sonnette d’alarme ... la sonnette pour qui  ???

                          RÉPONSE : Pour aviser les ouvriers européens restants qu’ils doivent accepter les baisses de salaires et détester les chinois contre qui les capitalistes européens préparent la guerre pour laquelle le prolétariat européen servira de chair à canon

                          Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com

                           

                        • ENZOLIGARK 8 février 13:49

                          # TANT QUE PARLE L ’ ECONOMIE # ( musique / video en VO by Silmarils ) ... , [ ... pipee , mOOdifiee , arrangee , transformee , ... , par le$ ecoute$ de la N$A - U$ - ... ( Привет from Russia * ) ... ] . ... A ФRANCIA ФORA ... ИСС per Corsica * ... .


                          • ENZOLIGARK 8 février 14:41

                            @ENZOLIGARK ... , ... Remaniement  : L ’ Elysee verifie la tran$parence fiScale de ses prochains ministres [ lesechos . fr du jour ) ... AhAhAhAhAhAhAhAhAh ... . ... AFF ISS ...


                          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 8 février 17:29

                            « Le paradis fiscal » est la conséquence de l’échec de toutes les idéologies, de toutes les luttes et de toutes les théories philosophiques du passé ! Quelque chose est bien fini sur terre, tout le monde se rend compte que nous sommes devant un échec et devant un mur infranchissable : Faut-il réinventer le monde ? 


                            La phrase que vous rapportez : «  » 63 personnes possèdent la moitié de la planète«  » pèse le poids de l’idiotie humaine qui est visiblement incapable de comprendre son échec. Parce que quand ce constat ne soulève ni réaction ni indignation et même que cela fait sourire beaucoup de gens, alors tout le reste devient accessoire : QUELQUE CHOSE EST IRRÉMÉDIABLEMENT FINI SUR TERRE !

                            • philouie 8 février 18:38

                              @Mohammed MADJOUR
                              Il y a une ambiance fin de siècle.
                              Hannah Arendt disait de l’état totalitaire qu’il vivait de la mise en mouvement de la masse dans une sorte de fuite en avant le faisant plonger de plus en plus profondément dans l’enfer.
                              Les attentats ont mis en branle les masses : nous entrons dans une spirale infernale que rien ne pourra arrêter. Il faut que le crime aille au bout de lui-même.


                            • gaijin gaijin 8 février 18:42

                              @philouie
                              oui mouvement de masse en folie ......
                              face a l’ impossibilité de vivre le réel l’individu ( ou plutôt le non individu ) aspire a se perdre dans l’inconscient collectif .....retour a la soupe primordiale ....
                              et on recommence
                              ad nauséam


                            • Le chien qui danse 8 février 21:35

                              @gaijin
                              Sauf que le nombre augmente, que les richesses diminuent, que le combat reviens à la survie et que les moyens de destruction de masse sont bien plus « efficace ».
                              Je nous sens plutôt sur la fin d’un mouvement, d’un cycle, au regard de l’évolution. L’ère de la technologisation est bien ouverte, mais ne garantie pas la réussite du passage à une autre condition sur terre.


                            • Claudius Claudius 9 février 05:33

                              Laborieuse analyse dans une perspective qui vous a dépassé semble-t-il, qui vous ignore benoîtement et que vous ignorez


                              La gauche bourgeoise .. quel pléonasme ! Même Marx avait déjà l’intuition


                              « Selon la loi impérative de la valeur, l’unique source de la valeur d’échange est le travail salarié » dites-vous, convaincu, convaincant, citant à la rescousse les tout-premiers versets du Coran Marxiste ….


                              Vous y croyez dur comme fer et vous le faites croire à vos lecteurs émerveillés par la profondeur de votre savoir et la hauteur de votre « Science économique ». Mais les Banksters n’ont absolument plus du tout besoin des « prolétaires » pour s’en faire, de la tune. Elle s’en branle de vos « prolétaires » l’Industrie Financière .


                              Il ne vous apparait pas que les tonnes d’argent - faux - se sont multipliées comme petits pains ? sans la moindre intervention des « nouveaux prolétaires » dont désormais la seule fonction est de consommer ….


                              Faudrait tout un papier pour redresser ce naïf obscurantisme qui vient du périmé Marxisme

                              Je viens de voir le premier commentaire : il anticipe ma quelque peu brutale analyse


                              Quelques outils du vieux Marx pourraient encore servir, à la rigueur, mais faudrait vraiment up-dater isn’it


                              Quant à votre conclusion, elle est heureusement fort rigolote : « jusqu’à ce que la classe prolétarienne décide enfin de se substituer au pouvoir bourgeois. »


                              Elle résiste pas dix secondes à une pincée de jugeote 


                              Bien à vous


                              • Robert Bibeau Robert Bibeau 9 février 13:12
                                @Claudius

                                Le chien de Claudius aboie sans jugeote et la caravane passe indifférente ( smiley

                                Merci d’étaler ainsi vos inepties....de provocateur...

                                Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com 

                              • Claudius Claudius 10 février 05:17

                                @Robert Bibeau


                                Bravo la Propagandastaffel, mais : 

                                Pas d’accent dans les URL Bibeau .... Pas d’accent du tout

                                Vous savez pas ça dans la cocosphère ?

                                Pas d’accent Robert !

                                Pas étonnant qu’vous ayez pu d’adhérent (sans s s’entend) 

                              • Claudius Claudius 10 février 05:44

                                @Robert Bibeau


                                Je voudrais pas remuer le fer dans la plaie Robert, mais ? ....

                                Je lisais votre prose enjouée et m’suis bien régalé

                                Quand vous écrivez : 

                                « Il faudra que les prolétariats américains et chinois et indiens se mettent de la partie = 1 milliards de prolétaires et plus et alors les choses vont changées - mondialement et ce ne sera pas un Grand SOIR ce sera une grande décennie »

                                Quand vous écriviez ça ? Vous étiez bourré ?

                                Au bord de l’épectase ?

                                Ou au déduit à l’Orage ?

                                ( Rue Saint-Hubert, Robert .. là où se forge le moral révolutionnaire des prolétaires )

                                Bien à vous Robert, bien à vous smiley

                              • zygzornifle zygzornifle 9 février 21:08

                                A se demander s’il n’y a pas un paradis fiscal sur la face cachée de la Lune .....

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