Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > L’histoire économique et sociale des vingt prochaines (...)

L’histoire économique et sociale des vingt prochaines années

Ce billet, perfectible, inachevé, inachevable, mais réussi je pense (l’un des meilleurs proposés), parle des événements économiques contemporains, très récents, tout en revenant sur un siècle d’économie et en spéculant à la fin sur l’avenir.

Il fut un temps qu’on appelait la Belle Epoque. La belle vie pour les bourgeois des grandes villes, un certain style, des expositions universelles parsemées de nouveautés pittoresques, bien avant les théories de Barthes. Mais aussi, le déclin de l’aristocratie autrefois dominante dans les anciens régimes. Marcel Proust a consacré sa vie à écrire le roman de ces élites dont seulement une partie rejoindra le train d’une autre noblesse, celle des industriels, des financiers et de cette noblesse d’Etat en voie de constitution. Jamais le monde n’a connu de tels changements. L’époque était belle, mais pas pour tous. Mieux valait être rentier que mineur en Alsace ou dans les forges au Creusot. La modernisation industrielle n’a cessé de croître. Aux Etats-Unis, 75 % d’augmentation entre 1900 et 1910 sur fond d’appauvrissement de la classe ouvrière, notamment à cause de la hausse des prix. En 1914, la guerre déclenche une période d’instabilité autant économique que politique. A noter un événement banal, mais relativement soudain. La frénésie pour la vitesse, l’argent et les affaires a gagné les Etats-Unis en l’espace de quelques années. Le romancier Dos Passos raconte cette époque dans la trilogie USA. Un des héros de son roman revient du front de 1918 et, à son retour, trouve une Amérique complètement changée. Dos Passos a décrit un immense fossé entre les riches et une classe ouvrière appauvrie. En France, la situation fut similaire dans un contexte où le développement industriel avait pris du retard et où la paysannerie était une énorme composante du tissu social.

Pourtant, les innovations techniques sont nombreuses. Electricité, automobile. Cette instabilité va durer jusque vers 1945-1950, avec les tragédies et misères que l’on sait. Le monde occidental trouve enfin sa vitesse de croissance et de croisière. Le capitalisme fordien, doublé de l’interventionnisme étatique, ont favorisé aux States et en Europe un développement qu’on peut juger comme équilibré (rapporté à ceux de 1910 et 2010). Aux States en 1970, un couple d’ouvrier est propriétaire d’un pavillon et possède une ou deux voitures, un téléviseur et tout l’équipement ménager moderne. Rappelons qu’en France, le pouvoir d’achat des ouvriers plus que doublé entre 1949 et 1967 et plus que triplé si on va jusqu’en 1976. Cette date n’étant pas un hasard, marquant l’infléchissement du développement de type fordien dans le sillage d’un choc pétrolier qui a eu bon dos pour justifier cette inflexion. Les années fastes, celles du lestage économique, des ascensions sociales, s’effacent peu à peu. Les années 1960 méritent d’être comparées à la Belle Epoque. Malgré les zones de pauvreté, la misère paysanne encore présente, les bidonvilles aux portes des métropoles, un vent optimiste soufflait (seulement terni par les Cassandre du club de Rome et l’inquiétude suscitée par la tension entre deux blocs ayant sur leur sol dix fois de quoi faire péter la planète) La formule de Françoise Giroud sonne juste. Parenthèse enchantée.

Nous approchons de 2010. L’heure semble plus au bilan qu’aux rêveries et autres inventions de l’esprit dans cette époque en voie d’achèvement. On a assisté à un délestage, ou si on veut le dire autrement, une « défordisation » de l’économie des pays avancés. La voracité des capitaux est sans autres bornes que les possibilités du marché et les contraintes fiscales et réglementaires des Etats. Le principal levier pour faire prospérer le capital a été la bourse. On connaît le krach de 1987. Le Cac 40 (indice créé en 1988) décroche sensiblement en 1990. Comme par enchantement, une énorme bulle immobilière se crée en 1989, à Paris, alors que la province n’est pas touchée. Si ce fut le cas, c’est qu’il n’y avait pas à cette époque une conjoncture nationale se prêtant aux jeux de capitalisation, mais, sur Paris, la demande était bien soutenue, Paris était si désirable, une pute offerte aux investisseurs.

Les œuvres d’art, compte tenu de la distorsion entre une demande importante de riches collectionneurs ou spéculateurs et un nombre limités d’artistes cotés ou d’œuvres disponibles, ont vu leur prix flamber. Avec parfois des valeurs marchandes sans rapport avec la qualité du produit. Nous sommes dans le cas d’un micro-marché artificiellement régulé, avec la participation des notables dans la critique, des galeries, des directeurs d’exposition, des amateurs de toiles, des salles de vente, des antiquaires. Des œuvres dont la valeur esthétique est nulle peuvent s’échanger 100 000 dollars parce qu’une signature est apposée sur la toile. Il faut bien s’amuser un peu, frimer et se la jouer quand on est riche et qu’on ne sait pas quoi faire de son argent. Mais la bourse est quand même restée le champ de capitalisation le plus répandu et du reste, volumineux, avec des actions jouées sur leur valeur spéculative en bourse et d’autres sur leur potentiel de rendement (dividendes). Quand beaucoup d’argent arrive sur les places financières, l’effet pyramide se produit et des entreprises dont le potentiel réel de rendement est limité prennent des hauteurs irrationnelles. C’est ce qui s’est passé lors du « long krach ». Le Cac 40 dévisse pour passer, entre septembre 2000 et mars 2003, de presque 7 000 points à 2 400 points. Les crises de la nouvelle économie et du 11-Septembre ont laissé des traces. Mais tout cet argent n’est pas perdu puisqu’à la fin de l’année 2002, l’immobilier accentue sa courbe de croissance. Entre 2002 et 2007, le prix moyen de l’immobilier a presque doublé et, ce, sur tout le territoire cette fois (pas comme le doublement de 1985 à 1990, limité à la place parisienne) Cette montée déraisonnable de l’immobilier est due à plusieurs facteurs. Notamment au fait que, la bourse étant morose, le jeu de capitalisation s’est porté sur la pierre qui est devenue autant une valeur d’investissement que de rapport, grâce à la location. Par la fiscalité avantageuse, l’Etat français a renforcé les mécanismes de hausse. Les collectivités locales n’ont rien fait pour inverser la pente en jouant sur leurs possibilités légales. Et l’Etat français a laissé la pénurie s’installer sur fond de frénésie marchande, se réveillant avec dix voire vingt ans de retard pour le logement social. Du coup, les classes moyennes entrantes sont économiquement exsangues. Le monde marchand ne connaît pas l’humain ni la morale. Les élites politiques auraient pu, mais elles n’ont pas voulu. Quelque chose s’est cassé semble-t-il. Et, sans doute, le pire est à venir, surtout dans les pays pauvres. Car il se peut bien que la montée des prix de l’alimentation de base ait, comme pour le baril de pétrole, une part spéculative. Qui va aller en grandissant car le champ des matières alimentaires est une source pour le jeu de capitalisation. Après la bourse, l’art, l’immobilier, le pétrole, l’or, les ressources minières, rien ne s’oppose à ce qu’un nouveau théâtre de la bulle financière se dessine. Avec les conséquences que l’on peut anticiper. On voit déjà se dessiner quelques émeutes alimentaires. De quoi alimenter la mauvaise conscience occidentale. Les biocarburants sont accusés, sans doute à tort.

De quel symptôme cette crise économique est-elle le signe ? D’une crise des désirs. D’un déséquilibre entre ceux qui ont le pouvoir financier de capter les désirs insatisfaits et ceux qui sont en manque, avec à la clé les jeux de capitalisation ? Les uns vivent du manque des autres, les autres manquent de quoi vivre.

Les années 2000 ont vu les berlines de luxe, le très haut de gamme sportif, exploser. Alors que les berlines de grand standing, BMW, Mercedes, Audi, sans oublier les hauts de gamme français et japonais, occupent les routes comme jamais auparavant, les SDF, de tous âges, beaucoup de jeunes, occupent la rue comme jamais auparavant.

Ces écrans plats, iPhones, ces belles de luxe, belles berlines, belles demeures de standing sont objets de désirs. Il suffit parfois de quelques arrangements entre amis pour réaliser ses envies. Le journal Le Monde est en crise. Il se débarrasse de 90 journalistes. Mais pas des directeurs de-ci ou de-là qui, sans qu’on sache leur utilité pour le journal, restent en place, bien payés. On les voit rouler en berline. Dans le système marchand, les mieux placés s’offrent une pute de luxe pour 3 000 euros la soirée. En supplément du reste. Eric Fottorino a demandé à ce que son salaire passe de 110 000 à 300 000, pour un alignement sur celui de l’ancien directeur. Une paille, 200 000 euros l’addition. Il suffit de larguer 5 à 10 journalistes pour assurer la paye de ce monsieur qui écrit des billets d’une indigence monumentale. Dans les associations, les hôpitaux, les administrations, les entreprises semi-nationales, le show-biz, on voit des tas de gens de cette espèce, bien payés sans qu’on sache quelle est leur utilité. Les plus sévères diront parasites. Les plus radicaux, mort aux parasites. Mais, pour équilibrer les comptes, on se déleste des agents qui assurent le travail, comme dans l’EN. Mais quand les très hauts directeurs et autres PDG se débarrassent de leurs responsabilités, ils touchent 100 000 euros de dédommagements. Ou dix fois plus.

En 1910, aux Etats-Unis, 15 % des revenus allaient à 1 % des Américains. En 2008, la distribution des revenus ressemble à celle de 1928. Tout est à refaire. A moins que ce ne soit que l’ordre « naturel » en marche. La nature a fait qu’il y a des dominants et des dominés. A l’ère contemporaine, la domination est plus intellectuelle que physique, mais l’armée et la police sont derrière. La distribution des richesses obéit à une répartition « naturelle », même si elle ne suit pas au chiffre près le calcul de Pareto. Je serais même disposé à formuler une transposition. 20 % des individus sont imputables de 80 % des décisions sociales et politiques. Et, bien évidemment, ces décisions servent en général les intérêts de ceux qui les prennent. Pas de chance pour les journalistes largués du Monde, ils ne sont pas dans les 20 % qui décident ! Pas plus que ceux qui doivent en Afrique ou ailleurs supporter les augmentations des céréales.

En fin de compte, le monde moderne a renoué avec ses fondamentaux et retrouvé ses marques de 1920. L’enrichissement de la classe ouvrière dans les années 1950-70 est un phénomène contingent. Il s’est trouvé que le système de la capitalisation avait besoin de cet ajustement fordien alors que les luttes syndicales et ouvrières ont augmenté la mise. Les ouvriers lisaient à cette époque. Maintenant, l’économie des élites a retrouvé son rythme de croisière comme en 1910 et Dieu sait si la croisière s’amuse. Pour l’instant, pas de naufrage du Titanic en vue. Ni de mutinerie. Jamais la police et l’armée n’ont été équipées d’outils si performants. Dans les pays à forte croissance (Brésil, Inde, Chine), les classes moyennes prennent leur essor. Il ne faut pas y voir un effet de la morale économique. S’il en est ainsi, c’est parce que le système a besoin de cette population, pour qu’elle produise, qu’elle soit récompensée, loyale, puisse aussi consommer car le profit là-bas dépend aussi de la consommation intérieure. Les élites qui gèrent l’économie sont soucieuses des classes moyennes et des ouvriers. Tout autant que, par le passé, l’aristocrate déployait force soins pour entretenir son attelage, soignant sa monture lorsqu’il était cavalier. La plus belle conquête de l’homme fut le cheval. Maintenant, la plus belle conquête de l’homme c’est l’homme ! Les élites l’ont compris, quoique, La Boétie le savait déjà en 1550, avec les données de son époque. Actuellement, pour faire fonctionner le système, il faut bien traiter les classes moyennes, aussi bien que le cavalier s’occupe de sa monture ou que le chasseur nourrit ses chiens. L’homme mérite quelques égards et doit être traité aussi bien que l’animal domestique ! Le système dominant maîtrise les communications, les médias, la propagande, les moyens financiers et, surtout, le dispositif politique avec les moyens policiers. Autant dire que plus rien ne peut arrêter cette domination liée à ce qu’on appelle la métaphysique de la téléologie. Ou dirait Heidegger la téléologie de la métaphysique. A la fin, le monde appartient aux dominants. Ainsi se dessinent les vingt prochaines années. Il n’y a rien d’effroyable ni de triste, car les hommes seront aussi bien considérés que les animaux domestiques. Mais il faut l’avouer, la pilule sera difficile à digérer pour ceux qui avaient mis d’autres espérances sur le destin des hommes.

Mais l’homme ayant quelques réflexes de liberté, il est certain que face à ce système intégré des dominants et dominés, quelques failles se présentent. Quand on a du fric, on achète un yacht ou des toiles contemporaines en surévaluant la chose. Quand on n’a pas de fric, on peut aussi jouer sur des valeurs dont on fixe la hauteur, le grand soir, le monde meilleur, la lutte des classes. On y croit. Rien ne se produira dans l’immédiat. Les militants sont tristes. La pute vient d’être élue en Italie. La ligue fasciste et friquée à l’appui. Ces bourgeois picolo picolo ont gagné. L’Italie, un peu le laboratoire de l’Europe. L’Italie qui a inventé le fascisme, mais aussi la Renaissance. Les militants sont tristes. Ils ont perdu le combat. Sarkozy et le fric aux commandes. Les militants sont tristes. Sauf s’ils comprennent qu’à la fin, c’est l’amitié qu’on retrouve au bout du combat perdu. C’est peut-être cela, la révolution dans le système marchand ou, du moins, la dissidence et la résistance. Les gens friqués se jaugent sur les yachts et les merdes d’art contemporain payés à prix d’or, les révolutionnaires de l’amitié échangent des sourires et trinquent au grand soir qui n’aura jamais lieu. Tel est leur triste sort, mais qui sait si un jour les révolutionnaires de l’amitié ne seront pas rejoints par les amis de la révolution. Qu’est-ce qui a le plus de valeur. Une toile d’art contemporain dans une belle demeure ou un sourire échangé avec un ami ? Et ces chères dames, qu’aiment-elles ? Le romantique fauché et si lumineux dans son marasme idéaliste ou ce banquier véreux qui leur offrira un paradis factice et désincarné ?

De la réponse à ces questions découleront le destin des vingt prochaines années.


Moyenne des avis sur cet article :  4.35/5   (111 votes)




Réagissez à l'article

61 réactions à cet article    


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 15 avril 2008 10:17

    Sans oublier d’ omettre de passer sous silence , vers dans 18 ans et demie la naissance de Jules-Edouard Conficius arrière-arrière-arrière petit-fils de son arrière-arrière-arrière grand-père Marcel-Jean-Paul .

     

    En effet un des meilleurs , sinon le (s) plus bel ( beaux ) article (s) sur le sujet 


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 15 avril 2008 10:21

      erreurs typographiques attribuées à une turbulence azertyante

       

      scusa me


    • jltisserand 15 avril 2008 10:47

      Voila pourquoi une entreprise preferera embaucher un (e) candidat (e) endette. Elle sera sure de le voir courrir partout et bosser dur pour payer ses echeances et .... bien sur enrichir l’entreprise et ses patrons.

      Bienvenue dans le monde liberal (et libere de ses regles elementaires).


      • WOMBAT 15 avril 2008 11:30

        Hé, bravo ! cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un article aussi pointu, sensible et intelligent.


        • tvargentine.com lerma 15 avril 2008 11:33

          Maitre DUGUE écrit aujourd’hui "un billet"  ou il est aujourd’hui ASTROLOGUE

          Je constate simplement que son article a fait vite pour être publier alors que le mieux n’apparait pas dans la liste (Etrange !!!)

          Ce qui confirme bien que vous etes pigiste pour AGORAVOX et que vous etes rémunéré

          PS : votre article est à votre image : nul et frustré


          • Zalka Zalka 15 avril 2008 11:44

            Selon vous dugué change chaque jour. De votre côté, vous êtes constant dans la médiocrité et la crétinerie.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 avril 2008 11:47

            Léon, je ne vois pas de mur mais le marché écologique

            Quand la température sera convenable, le développement des rizières en Sibérie sera rentable, ainsi qu’en Alsaka et ça aidera pour produire de l’alimentaire


          • gecko gecko 15 avril 2008 11:59

            Et qu en sera t il des migrations humaines et des nouveaux désirs de conquètes ? vous croyez que nos frontières actuelles sont acquises et que tout ce petit monde s’entraidera dans la joie et la bonne humeur ? j’en doute fort...


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 15 avril 2008 16:43

            @ l’auteur : Vous commnencez où Attali arrête...

             

            PJCA

            P.S. je vous copicole plus loin ma réponse a Icks Pey, dont l’article d’hier est passé aux archives, car je crois que vous etiez partie prenante de ce débat.


          • gecko gecko 15 avril 2008 11:55

            « mais réussi je pense (l’un des meilleurs proposés) » dès ce moment là j’ai failli arréter de lire, j’ai toujours eu un peu de mal avec le manque d’humilité.

            Sinon article qui dépeint une réalitée bien connue de tous(enfin pour ceux qui ne sont pas dupes). La plus grande faille de ce système étant que jusqu’a peu le rève américain semblait accessible a tous et tout le monde pouvait y réver. Aujourd hui il n’y a jamais eu autant de riches et les autres voient de plus en plus le rève américain innateignable.

            Moi ce que je me demande c’est si il va y avoir un point de rupture dans ce système ou si tout est si bien ficelé que le tout tiendra(sous forme de hausses et recessions) encore un bon petit bout de temps. Et si on arrive a ce point de rupture dans notre société a quoi cela sera dû...


            • Roland Verhille Roland Verhille 15 avril 2008 11:59

              On n’est jamais si bien servi que par soi-même, mais il faut aussi savoir soi-même mesurer ses mérites. Alors, le meilleur billet de l’auteur ? Je n’en sais rien, il le sait sans doute mieux que moi. Mais il est clair que pour lui, en lui consentant pleine bonne foi, il reste des marges de perfectionnement, ce qui est source d’espoir et de bonheur.

              L’auteur fustige « les bourgeois », « les puissants » sans trop les définir ni les identifier, les « dominants », « les riches », « la voracité des capitaux », « les élites », « le pouvoir financier », « le système » (lequel ?), « le profit », et d’autres. Il constate, dépité, que la nature reprend bien vite le dessus quand des hommes s’acharnent à en dévier le cours.

              Sa complainte va certainement lui assurer à nouveau un beau succès auprès de nombre de commentateurs sur AV se sentant victimes de ceux fustigés, et passant leur temps à en pleurer, plutôt qu’à s’en affranchir en cessant de clamer l’insuffisance de leurs « générosités » à leur égard. Est-ce cela seul qui l’anime ? N’y a-t-il pas exploitation de son intelligence au détriment ce ceux qui en ont moins ? N’y a-t-il pas balancés une profusion de leurres occultant le véritable coupable des misères qui l’inspirent et dont il se ferait le complice ?

              Certes, il met en cause les « élites politiques », la « noblesse d’état », mais on ne voit pas qu’il aille plus loin que de les citer presque en passant, en s’abstenant de rechercher si elles ne seraient pas les éléments constitutifs du « système » vilipendé. On ne voit pas qu’il recherche qui pille qui.

              Ce n’est pas anormal, un philosophe ne peut pas tout faire, philosopher, conter et compter.

               


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 avril 2008 12:15

                Les élites, à force de leur dire qu’elles sont le pilier du système, on finit par confondre pilier et piller

                I


              • JL JL 15 avril 2008 12:32

                R. Verhille écrit ""On ne voit pas qu’il (l’auteur) recherche qui pille qui."" (voir son post).

                Roland Verhille, je vous ai demandé à plusieurs reprises de nous dire qui selon vous, sont ces oisifs qui s’accaparent, toujours selon vous les deux tiers de la richesse produite par ceux qui travaillent. Et qu’en font-ils. On attend toujours votre réponse. Il me semble que c’est ici une excellente occasion pour le faire. Je suis ne doute pas que l’auteur de l’article que vous dénigrez se ferait un plaisir d’accueillir ici comme il se doit vos révélations.

                Vous m’avez dit que vous ne pouvez pas le dire en bande dessinée. Je ne vous en demande pas tant : cette question que je vous repose en vain depuis plusieurs jours vous ferait-elle perdre votre latin ?


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 15 avril 2008 17:27

                @ JL : Je passais, je me permets de vous répondre... La classe oisive de notre société est celle qui vit des intérêts sur son capital, à ne pas confondre avec les entrepreneurs, même milliardaires, qui vivent de leurs profits. Cette classe parasitique de "capitalistes" devrait simplement disparaître.

                Elle s’est prémunie contre son éventuelle élimination, en se servant comme boucliers humains de la multitude des petits rentiers, dont on a lié à un retour sur leurs maigres économies ce qui est en fait un revenu d’assistanant qu’on leur consent ! Tactique géniale, car on ne peut plus s’en prendre au capital sans brimer Dupont, qui voit son bas de laine suspendu au même clou que celui des Rothschilds...

                Il y a quelques pendules à remettre à l’heure.

                 

                Pierre JC Allard


              • JL JL 15 avril 2008 23:31

                 

                @ PJC Allard, La classe oisive de notre société, celle qui vit des intérêts sur son capital, cette classe parasitique de "capitalistes" devrait, je vous l’accorde, simplement disparaître.

                Mais ce n’est apparemment l’avis de Roland Verhille qui écrit : ""L’auteur fustige " les bourgeois ", " les puissants " sans trop les définir ni les identifier, les " dominants ", " les riches ", " la voracité des capitaux ", " les élites ", " le pouvoir financier ", " le système " (lequel ?), " le profit ", et d’autres … mais on ne voit pas qu’il recherche qui pille qui. ""

                Il faut savoir que selon le nouveau Pierre Poujade, génie de la comptabilité publique, les oisifs s’accapareraient par le biais des prélèvements obligatoires (donc d’autres que ceux auxquels Bernard Dugué, vous même, et mes amis et moi pensons), les deux tiers des fruits du labeur de ceux qui travaillent.

                Les propos de ce monsieur ne mériteraient aucune attention mais il se trouve que ce personnage se répand ici en insultes plus ou moins directes envers tous ceux qui ne disent pas comme lui.

                Bernard Dugué est relativement respecté qui a droit à ""un philosophe ne peut pas tout faire, philosopher, conter et compter"".


              • perlin 20 avril 2008 06:47

                @ Leon

                BIen vu l’artiste !

                En me réveillant ce matin, je me suis aperçu que parmi toutes mes qualités, j’en avais oublié une : la modestie


              • perlin 20 avril 2008 07:10

                @ P. JC Allard

                Peut-on résumer votre propos à la défense de l’entrepreneur contre le spéculateur ou ai-je mal compris ?


              • ZEN ZEN 15 avril 2008 12:10

                "...l’un des meilleurs proposés..."

                Rien que ça !


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 avril 2008 12:13

                  N’ai-je pas le droit, une fois de temps en temps, de donner un avis sur mon propre billet ?

                  Je n’ai quand même pas dit en parlant à la troisième personne que Bernard Dugué est aussi célèbre qu’Alain Delon au Japon, et Indochine au Chili

                   


                • sisyphe sisyphe 15 avril 2008 13:59

                  C’est pourtant pas l’envie qui vous en manque !


                • JL JL 15 avril 2008 12:24

                  Excellent article qui provoque la réflexion.


                  • Forest Ent Forest Ent 15 avril 2008 12:24

                    Vous n’auriez pas un peu changé d’avis depuis deux semaines ?


                    • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 avril 2008 12:28

                      Non, je maintiens, comme Michel Santi du reste, qu’il n’y a pas de 1929 en vue sur le plan économique .

                      Par contre, sur le plan social, il se produit un délestage et un accroissement des profits dans un système où la production augmente (contrairement à l’effondrement entre 1928 et 1940)


                    • wangpi wangpi 15 avril 2008 13:03

                      à la liste des triomphes du système, il aurait fallu ajouter un point négatif pour lui.

                      un état (on peut raisonnablement assimiler le capital à un état) dans la gestion duquel s’installe de façon durable un grand déficit de connaissances historiques ne peut plus être conduit stratégiquement.

                       

                      Thucidyde et Clausewitz sont des lectures d’actualité.

                       


                    • Forest Ent Forest Ent 15 avril 2008 13:46

                      Selon M Santi, avant 1928, la production augmentait ainsi que les revenus des investissements, pendant que les revenus du travail baissaient (selon moi aussi). N’est-ce pas la matière de cet article ?

                       


                    • foufouille foufouille 15 avril 2008 12:53

                      l’avenir aura certainement des centres villes securise avec barbele.. pour les riches et leurs esclaves. le pauvre aura le droit de venir comtempler et netoyer la merde des riches.....le soir le pauvre rentrera ds son bidonville caravane par train ultra rapide.

                      pour se soigner ou ses enfants, le vieux vendra ses organes aux riches qui vivront 200a. en cas de problemes les camions de rationment des ONG seront attaques par des terroristes. le pauvre vivra peut etre meme sous terre pour faciliter le gazage et permettre l’extension des golfs. le pauvre aura bien evidement droit a une education plafond. son langage sera une novlangue. son ecriture composer de symbole et de sms. le pauvre sera evidement puce pour faciliter sa securite

                      bip ! attention 128xcvf est atteint d’une maladie grave non rentable, il est contagieux. veuillez aidez les brigades de securite pour sa transformation en soleil vert


                      • Gugusse 15 avril 2008 12:55

                        Très beau texte, mais dommage qu’on aborde l’économie sans parler des ressources...

                        L’hypothèse la plus vraisemblable n’est même pas effleurée : une difficultés constante à assurer l’approvisionnement, l’impossibilité de faire croître les quantités d’intrants, bref, une crise écologique et économique...

                        Je suppose que vous avez lu l’Avènement de la Démocratie de Marcel Gauchet ?

                        Bien à vous Gug


                        • tvargentine.com lerma 15 avril 2008 13:39

                          @Zalka

                          Tes insultes sont à ton images ,intégristes

                          Je maintiens que cet article n’a pas eu les votes requis mais qu’il bénéficie d’une publication dans un but qui est celui de faire gagner de l’argent par le contenu et l’apport de publicité

                          Même chose pour dénommer morice

                          Mais ,ton esprit étant tellement étroit dans ton intégrisme et ton TSS,que tu ne vois rien

                          Tu devrais consulter l’astrologue DUGUE ou peut etre voir Mr "je sais tout" qui se fait appeler "MOMO"

                           


                          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 15 avril 2008 16:56

                            @ l’auteur. Hors sujet. Lire Lerma me fait penser à l’euthanasie Voici ma réponse aux ajouts de Icks Pey suite à son article sur le procès Debaine http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=38616

                            @ Icks Pey

                            Quelques remarques que me suggèrent vos énoncés.

                            1 « propos démagogue » En quoi mon propos cherche-t-il à « flatter le peuple pour le dominer » ?

                            2 « celui qui est religieux est nécessairement irrationel… » En effet. Mettant la foi au-dessus de la raison, il prive celle-ci de son rôle d’arbitre impartial et devient le seul juge de la véracité de ses assertions. Ëtre religieux est une aberration et la présence de ceux qui le sont et l’expriment est un danger pour la société.

                            3 « la collectivité est régie par certaines règles ». La liberté de chacun est limité par le liberté d’autrui. En ai-je disconvenu ?

                            4 « la société a dans l’idée que, parfois, il faut protéger les individus contre eux-mêmes » Si une société veut imposer à un adulte sain d’esprit, autre chose que le respect des autres, c’est une tyrannie. La définition de santé mentale doit reposer sur un consensus scientifique ET populaire. Autrement, c’est le goulag ou l’Inquisition

                            5 Je conteste justement à la société le droit de prohiber l’usage des drogues aux adultes sains d’esprit. Je vous reconnais celui de choisir votre parfum et votre animal domestique. Si vous étiez plus souple, vous pourriez vous le faire vous-même.
                             
                            6 Si un comportement est « souhaité et assumé par la personne concernée » et ne porte pas atteinte aux droits des autres, la société n’a pas à s’en mêler. 

                            7 Ma notion de dignité humaine est que personne n’a le droit, sauf pour la protection du droit des autres, de venir écarter la liberté individuelle au nom de ce qu’il juge un « intérêt supérieur ». C’est ainsi que débutent les guerres de religions.

                            8 Vous confondez la liberté qui est un droit avec la capacité de l’exercer ; c’est en créant ce genre de confusions que les « religieux » manipulent les gens simples. Ne serait-ce pas de la démagogie ?

                            9 Je n’ai nul besoin de vivre au désert pour poser des « actes souverains de liberté individuelle » ; je le fais. Notre société en permet la plupart et les permettra tous, dès que le temps nous aura délivrés des derniers vestiges de la pensée magique. Il suffit d’être patient et tolérant. ECRILINF

                            Pierre JC Allard


                             

                             


                          • Roland Verhille Roland Verhille 15 avril 2008 18:01

                            Voilà redit ce que dit la déclaration des droits de 1789. Judicieux rappel.


                          • Le péripate Le péripate 15 avril 2008 13:44

                            Crise des désirs.

                            L’homme, comme animal désirant, mais qui ne puise pas son désir dans l’utilité ou la satisfaction, mais dans ce qu’il percoit dans le regard des autres, qui lui désignent ce qu’il faut désirer.

                            Fatalement, dans cette relation triangulaire, l’objet désiré disparaît, n’est plus pensé, et ne reste que le chaos des rivaux.

                            Les sociétés archaïques connaissaient très bien cette situation. Elles avaient trouvé des solutions auquelles il nous est impossible de revenir. Je parle du sacrifice.

                            Pourtant, ce tableau litteralement apocalyptique, qui laisse toujours prédire l’écroulement général, ne se réalise pas.

                            Pour quelle raison ? Grace à l’amour (j’en vois ricaner...). Pas à l’amour comme philia, l’amour réciprocité, pas à l’amour comme eros, l’amour de l’équivalence générale, mais à l’amour comme agapé, l’amour du retrait des équivalences. Les deux premiers réclament en amont un calcul de la réciprocité, pour être en justice, ce qui est encore du domaine de la dispute. L’agapé est indépendante du désir, désir de possession ou désir de transcendance. L’agapé ne dépend pas de la valeur de l’objet, non par un détachement ascétique, mais parce que elle ne sait pas le reconnaitre. L’agapé est un don qui n’attend pas de contre don. Elle est donc hors justice.

                            Pour redescendre sur terre et traduire ça dans le politique, ça signifie que le combat pour un monde meilleur est une lutte entre les classes égoïstes et les classes abandonnées. Ou plutôt que l’agapé doit progresser au sein des classes égoïstes et calculatrices, sous peine d’entrainer l’humanité à l’anéantissement qui clot la crise mimétique.

                            Bon, je disais ça en passant, je suis bien certain que tous vous avez l’idée d’une société qui vous récompenserait selon votre mérite.


                            • Le péripate Le péripate 15 avril 2008 21:58

                              Pas de réaction ? C’était pourtant un de mes meilleurs commentaires...


                            • sisyphe sisyphe 15 avril 2008 13:57

                              "Ce billet, perfectible, inachevé, inachevable, mais réussi je pense (l’un des meilleurs proposés)"

                               

                              Ca va comme ça : je ne lirai pas ce sujet. L’ego démesuré de monsieur Dugué le discrédite tout seul par avance.

                              Le jour où l’on élira le roi des mégalos et des mythos, monsieur Dugué, soyez assuré que je voterai pour vous : d’ici là, le préfère m’intéresser à des gens plus centrés sur leurs sujets que sur eux-mêmes.


                              • freedom2000 freedom2000 15 avril 2008 13:58

                                 

                                Les vieux ont tendance à parler du bon vieux temps ... Mais bénéficiaient ils de tout le confort et liberté de mouvement comme aujourd’hui ? Et au train où vont les choses, que nous réserve l’avenir ?? Le bon vieux temps, c’est pas hier ni demain mais aujourd’hui. A chacun d’essayer de profiter de chaque jour.

                                Alors que 90 ou 95% des êtres humains sur cette terre n’aspirent qu’à avoir un toit sur sa tête, une gentille femme et un travail qu’il puisse aimer pour pourvoir à ses besoins, il reste les 5 ou 10% d’individus qui ont un taux de chromosomes hyperdéveloppés qui en veulent toujours plus : hors -la-loi, chefs d’entreprises, chercheurs, politiciens et autres catégories qui vont façonner le monde à leur manière.

                                 

                                Un politicien, c’est par définition un individu vaniteux (ou idéaliste ) qui se croit en mesure d’apporter quelque chose à la commmunauté par ses compétences et idées particulières. On peut exiger de lui d’être travailleur et compétent mais jamais d’être intègre ou sincère :

                                dans ce métier, les agneaux ont vite fait d ’ être dévorés par les loups autour de lui. Si un politicien était au départ animé d’intentions honnêtes, une fois confronté à la réalité du terrain, il finira par louvoyer, mentir et s’abaisser à des compromissions .

                                Dans un pays africain ou sud-américain, si un idéaliste parvient à arriver au pouvoir ( !!!), c’est son entourage immédiat ( sa femme qui le harcelera quotidiennement " chéri, tes ministres se remplissent les poches et moi ta femme, je n’ai que des veilles robes à porter et qu’une vieille voiture pour me transporter") et l’élite locale qui l’empêchera de mener à bien ses réformes, les intérêts du peuple coincidant rarement avec les intérêts de l’aristocratie.

                                Notre politicien idéaliste finira donc toujours par succomber aux travers de ses prédécesseurs qu’il dénonçait et qui lui ont valu d’être élu ou par être écarté du pouvoir.

                                Les Barack Obama donc ne seront jamais que des beaux parleurs.

                                 

                                Et les peuples ouest-européens, nord-américains et tous ceux qui ont la chance de vivre aujourd’hui dans une démocratie ignorent ou oublient que depuis que l’humanité existe, la classe dirigeante n’a jamais pensé d’abord qu’à elle même, le peuple servant surtout à exécuter son bon vouloir.

                                L’objectif de tout politicien est le pouvoir.

                                Ce sont les horreurs de la seconde guerre mondiale qui ont permis l’émergeance d’une génération (temporaire) de dirigeants intègres, encore écoeurés par les atroces souvenirs. Ces dirigeants d’après-guerre ont donné une impulsion à la construction du monde que nous vivons aujourd’hui et que nous considérons tous pour ...acquis.

                                Hélàs, ces 60 ans d’existence prospère, voire idyllique pour le peuple (occidental) ne sont en réalité qu’un... accident de parcours dans l’histoire de l’humanité.

                                Ce qui a permis aux Etats-unis et à l’Europe une telle prospérité, c’est avant tout l’existence du tryptique pauvres-classe moyenne-riches :

                                Les pauvres, il en faut hélas (et quand il y en a plus chez soi, on fait venir les immigrés) , ce sont eux qui font les boulots indésirables et mal payés.

                                La classe moyenne, c’est son existence qui permet à une économie saine d’exister : par sa consommation, elle contribue à la production de masse qui tire les prix vers le bas.

                                Les riches, peu nombreux, sont là pour investir leur capitaux excédentaires dans les créations d’entreprises permettant la création d’emplois...

                                Hélàs, ces derniers se disent aujourd’hui pourquoi prendre des risques à investir dans des outils de production quand il suffit de placer son argent dans l’immobilier pour doubler régulièrement son capital, contribuant à casser tout le mécanisme bien huilé du capitalisme idéal.

                                Bientôt, il n’y aura plus que des pauvres en Europe et des très riches. La classe moyenne aura disparu progressivement (cherté du niveau de vie, papy boom à financer, sur-taxation...), d’autant que les produits chinois bon marché auront tendance à devenir plus chers, conséquence même de l’amélioration de vie de la population chinoise et de l’essor de la Chine , que les médias s’évertuent à casser et à dénigrer, faut bien trouver un bouc émissaire.

                                Et que le monde occidental en vienne aujourd’hui en même temps à élire des hommes comme Sarkozy, Poutine,Berlusconi, Bush ou voit en Obama le méssie témoigne d’un profond malaise.


                                • foufouille foufouille 15 avril 2008 15:28

                                  faut pas oublier arlette ou l’abbee pierre.

                                  et toi tu fais quoi si tu gagne au loto ?


                                • Roland Verhille Roland Verhille 15 avril 2008 15:42

                                  Votre bienvenu commentaire, comme quelques autres ici ou ailleurs, contribue bien à l’avancement du débat que d’autres s’acharnent à saboter. Merci.

                                   


                                • gecko gecko 15 avril 2008 17:21

                                  très bon commentaire très objectif qui fait avancer ma pensée (ce que je recherche avant tout en lisant AV) mais qui est de plus en plus rare...


                                • SALOMON2345 15 avril 2008 17:27

                                  Cynisme, résignation... ou extralucidité ?

                                  On trouve tout dans TOPAZE, récit très en avance sur son temps ou enrichit par l’Histoire : si aujourd’hui est le produit d’hier et l’énoncé de demain....quel bordel !!!!

                                  Certains puissants craignent "68", il n’est pas exclu qu’ils récoltent "89" car rien n’est jamais gravé dans le marbre ; le fabricant de brioche de "88" se retourne dans sa tombe de n’avoir pas été assez rapide alors....

                                  Merci pour cet article...peu optimiste cependant.


                                • foufouille foufouille 15 avril 2008 17:32

                                  pour avancer sa pensee il suffit de chercher et de lire


                                • foufouille foufouille 15 avril 2008 17:40

                                  quand il n’y aura plus de classes moyennes.......les riches devront s’entourer de barbeles. ceux qui sortiront de leur bunker se feront depecer par les gueux comme au moyen age.....

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès