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Accueil du site > Actualités > Economie > L’hiver s’annonce très cher côté énergie, et pourtant...

L’hiver s’annonce très cher côté énergie, et pourtant...

« A partir d’un prix du baril à 60 dollars, je voudrais poser le principe que tout ce que l’Etat gagnera en plus puisse être reversé aux consommateurs. (...) Nous verrons prochainement les modalités », déclarait Dominique de Villepin le 29 avril dernier...

Depuis hier, le prix du pétrole brut a atteint des sommets historiques aux USA, soit 93 dollars. Le pétrole de Mer du Nord est également à la hausse et dépasse les 90 dollars. Ces prix correspondent aux livraisons de décembre mais la hausse n’attendra pas jusque-là.
Les risques d’intervention militaire de la Turquie en Irak ajoutés à la tempête tropicale qui arrive sur le golfe du Mexique énervent les traders et plus aucun analyste ne rejette l’idée d’un prix du baril à 100 dollars.
Alors Galouzeau, es-tu sûr d’avoir bien transmis le dossier à ton successeur ?

L’hiver s’annonce très cher côté énergie

L’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) réunit 11 pays et est le principal producteur de pétrole mondial (38% du marché). Elle entretient des réserves de capacité de production lui permettant de jouer sur la demande résiduelle de pétrole alors que les autres pays producteurs produisent à un niveau proche de leur maximum. Grâce à l’imposition de quotas de production, l’OPEP influence les prix. Ce qui relève de la plus pure utilisation des lois du marché, une stratégie que Sarkozy et ses ultralibéraux ne peuvent que saluer, et subir...
Cette hausse subite va se répercuter très rapidement à la pompe puisque dès aujourd’hui, les commandes effectuées auprès des pétroliers ont subi des hausses significatives voire même spectaculaires selon certains acheteurs !
Pire que ça, la tendance n’est pas à l’accalmie et la hausse ne fait que commencer.
Apprendre que certains dépôts pétroliers sont d’ores et déjà réquisitionnés pour ne pourvoir que les services d’urgence n’est pas non plus très rassurant. La pénurie est-elle envisagée ?

Bien sûr, chaque Français comprend parfaitement que si le prix du baril augmente, les prix à la pompe vont flamber. Logique... Mais est-ce si simple ?
Nous savons l’influence mécanique du prix des matières premières sur le prix des produits finis. Mais économiquement comment cela se passe-t-il  ?
Ainsi, nous avons eu droit très récemment au coup de la hausse des matières premières comme le blé et le lait qui influaient sur le prix de la baguette et du yaourt, lesquels, ma pauv’dame, devaient nécessairement s’envoler. Sauf que lorsque la part du lait dans le coût du yaourt fini est de 4 %, l’influence d’un doublement du prix du lait ne justifie que 4 % de hausse du produit fini et non les 20 % qu’on nous impose. Fabriquants, distributeurs et détaillants en profitent pour reconstruire des marges avec une superbe excuse bidon : "C’est pas nous, ce sont les prix des matières premières."

Est-on sûr qu’on ne nous refait pas la même arnaque avec l’essence ?
Il est tout de même à noter que la dernière flambée des prix de l’essence, pour répondre à la hausse du baril a conduit le litre d’essence à son record en 2006 : 1,34 € le litre.
C’est également cette année-là que les compagnies pétrolières, qui raffinent et distribuent l’essence ont fait des bénéfices historiques... CQFD !

Considérons donc, pour nous y retrouver, la constitution du prix d’un litre d’essence
L’essence utilisée comme carburant dans les moteurs thermiques ou moteur à explosion à allumage commandé est un mélange d’hydrocarbures, auxquels sont parfois ajoutés d’autres produits combustibles ou adjuvants. On y trouve en moyenne :
* 20 à 30% d’alcanes, hydrocarbures saturés de formule CnH2n+2 ;
* 5% de cycloalcanes, hydrocarbures saturés cycliques ;
* 30 à 45% d’alcènes, hydrocarbures non saturés ;
* 30 à 45% d’hydrocarbures aromatiques, de la famille du benzène.
Ces produits sont, pour l’essentiel, issus de la distillation du pétrole.
Le pétrole se vend sur le marché international sous la forme du fameux baril de brut (non raffiné), lequel correspond à 158,9873 litres.
C’est lui dont on évoque la cotation qui tend à grimper vers les 100 $.
A partir du brut, on raffine puis on distribue.

Essence France

Sur un litre d’essence à 1,28 € les taxes représentent 0,82 € soit 64 % quand le prix du brut (le fameux baril) lui n’entre que pour 0,31 € soit 24 %.

64 % de taxes !!! A titre de comparaison, le diagramme ci-contre représente la constitution du prix de l’essence au Canada : taxes : 34 % !!!

Canada C’est pour cela qu’avec un tel niveau de taxes, le prix de l’essence à la pompe devrait être relativement stable vis-à-vis des variations du prix du baril.

Il est à noter que deux taxes s’ajoutent : la fameuse TIPP et la TVA, qui s’applique sur le prix de l’essence HT plus la TIPP. La TVA se retrouve donc à être, dans ce cas particulier, une taxe sur la taxe...

Le mécanisme de taxation
Les taxes constituent l’un des éléments les plus importants du prix du litre (66 % pour l’essence et 56 % pour le gazole). Le gazole est moins taxé car il est très souvent utilisé par les professionnels.
En raison d’une importante dépendance de nombreux pays occidentaux auprès des pays de l’OPEP, les hydrocarbures sont donc fortement taxés. La politique européenne consiste à taxer l’énergie dans le but de :
* restreindre la consommation énergétique (sauvegarde des ressources planétaires et notamment de l’atmosphère) ;
* assurer une marge de prix qui pourrait absorber et/ou temporiser une augmentation trop brutale du cours du pétrole ;
* réduire la dépendance auprès des pays exportateurs ;
* assurer des revenus considérables à l’Etat.

En France, principal élément de la fiscalité pétrolière, la TIPP a été instaurée en 1948. Cette accise a rapporté 24,6 milliards d’euros l’an dernier (hors TVA), arrivant ainsi au quatrième rang des ressources de l’Etat, derrière la TVA, l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés. Le mode de calcul est le suivant : Prix TTC = (prix HT + TIPP) x TVA à 19,6%.

Constatant que la hausse du pétrole brut faisait le malheur des consommateurs mais augmentait sensiblement les recettes de l’Etat à travers les deux taxes, le gouvernement Jospin avait institué une TIPP flottante.
Dès le 1er octobre 2000, le taux de cette TIPP variait selon les fluctuations du brut : plus le tarif augmentait plus la TIPP diminuait et inversement.
L’objectif est de neutraliser l’accroissement des recettes de TVA en cas de hausse des cours.
Nous venons de le voir, les produits pétroliers sont pour l’essentiel soumis à deux taxes : la TIPP, qui est fixée en fonction des quantités et qui est donc totalement indépendante des prix, et la TVA qui est proportionnelle aux prix : lorsque les prix augmentent, le produit de la TVA augmente mécaniquement.

Ainsi, les montants de la TIPP sur ces produits seront automatiquement abaissés à hauteur du surcroît de TVA consécutif à l’augmentation des prix de ces produits pétroliers, lorsque le cours moyen du pétrole brut de référence Mer du Nord (Brent daté) sur les marchés internationaux augmentera de plus de 10 %.
Ce dispositif régulateur efficace a été supprimé par le gouvernement Raffarin, sous l’influence notable des furieux de l’économie libérale qui trouvaient dangeureux que le gouvernement influe sur les prix. Lequel gouvernement faisait d’une pierre deux coups : satisfaire sa branche libérale et augmenter ses ressources...

Exit donc la TIPP flottante...

Le gouvernement actuel, qui ne veut pas non plus toucher aux taxes, tant il a besoin de ressources pour financer ses excès, bouclier fiscal entre autres, semble relativement démuni face à la hausse inexorable des prix des carburants.
Mardi, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a indiqué qu’elle pourrait "convoquer prochainement" les compagnies pétrolières à Bercy pour limiter les conséquences pour les consommateurs.

En un mot, leur demander de faire moins de bénéfices au passage pour que le gouvernement puisse continuer à se sucrer. Une discussion dont on peut parier qu’il ne sortira que des déclarations de bonnes intentions de la part de compagnies qui ignorent le sens même du mot éthique.


Et l’euro dans tout cela ?

Certes, le baril de brut a augmenté sensiblement. Mais la parité euro/dollar s’est considérablement renforcée. Bien que Sarkozy ait dénoncé sur tous les toits, devant toutes les caméras européennes, sa détestation de la politique économique de la BCE, l’euro vaut aujourd’hui 1,45 dollar !
Or les prix utilisés lors des transactions pétrolières internationales font référence à des cotations exprimées en dollars. Pour les consommateurs français il faut, en plus de la variation du prix du baril en dollars, intégrer les variations de change entre l’euro et le dollar. Ainsi, l’appréciation de l’euro a un effet d’amortisseur sur la hausse du prix hors taxes des produits pétroliers sur le marché national.
A son introduction sur le marché, l’euro était peu ou prou à parité égale avec le dollar : 1 pour 1.
Après avoir plongé jusqu’à 0,80 $ pour 1 €, la monnaie européenne a montré un saine croissance devant les incertitudes sur l’avenir économique des Etats-Unis (crise des subprimes et surendettement des ménages).
Aujourd’hui, malgré les cris d’orfraie du Leader Pequeno, l’euro amorti sensiblement la hauuse des coûts du pétrole : en regard de la parité réelle de l’introduction et sans vouloir considérer les périodes les plus noires de l’euro, nous bénéficions aujourd’hui d’un allègement d’environ 30 % de notre facture pétrolière !!!

Bon, et demain ?

Depuis la hausse des prix des carburants, un nombre croissant de Français a quelque peu modifié ses habitudes de consommation, n’hésitant pas à faire la tournée des stations de distribution à la recherche des carburants les moins chers, à réduire le nombre de ses déplacements ou même à réenvisager des solutions de covoiturage.
Bien sûr, une fois de plus, les Français ne sont pas égaux devant le problème.
D’un côté les habitants des zones urbaines ou suburbaines, bien desservies par des transports en commun. Ceux-là sont confrontés à un choix en évaluant le rapport coût-confort-efficience de leur auto face aux transports en commun. Un choix qui sera de plus en plus orienté vers la limitation des trajets automobiles.
De l’autre côté les habitants des zones rurales où l’utilisation de l’automobile pour aller travailler est inévitable. Où la non-possession du permis ou d’un véhicule est un obstacle à la recherche d’emploi. Pour ceux-là le choix n’existe pas et le covoiturage est une douce illusion tant les lieux d’origine et de destination sont différents.
Et je n’évoque que le cas des particuliers. Le sort des professionnels liés par leur activité au coût du pétrole risque de sérieusement compliquer la tâche du gouvenement. Les pêcheurs engagent un mouvement d’action, mais d’autres professions seront vigilantes sur les avantages fiscaux obtenus pour réclamer leur part...
Alors, madame Lagarde, au-delà de vos raideurs dogmatiques, la TIPP flottante socialiste, ce n’était pas si bête !!!

Alain Renaldini


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21 réactions à cet article    


  • fifilafiloche fifilafiloche 5 novembre 2007 15:31

    Madame Lagarde ne fait que suivre les recommendations du grenelle de l Environnement et de Jacques Attali : taxer les énergies sales pour encourager l investissement et la consommation d énergies propres.

    Comparativement à de nombreux pays, cependant, les energies fossiles restent très abordables en France, sous le double effet de l Euro fort et de notre pouvoir d achat. En Roumanie ou au Maroc, les prix sont similaires alors que les revenus sont 5 à 10 fois moins élevés. C est bien dans nos habitudes de consommation que se trouve le surcoût, avec plus d un véhicule par ménage et l utilisation de la voiture pour de petits trajets.

    Quant aux professionels, ils utilisent de l essence largement détaxée, les charges sociales pèsent bien plus dans leur structure des coûts que l énergie.

    Pollueur payeur, cette logique doit s imposer à tous. L energie pour propulser un scooter ou vélo electrique coûte 1 centime d euro par recharge, soit 50 à 100 km. Pourquoi ces véhicules n ont ils pas encore envahi les centres villes ?


    • seespan 5 novembre 2007 15:39

      @ auteur

      La taxation est la seul metode ayant rencontré le succés pour faire baisser la facture energetique.

      Elle pousse les constructeurs a faire des modeles qui consomme peut. reçamment new york a changé sa flotte de taxis, les ancient modeles consommer jusqu’a 40 l 100 km , les nouvaux modele ( hybride essence ) sont moins gourmand entre 9 et 11l. Je pense que tu aurais du mal a les vendres en france. Elle favorise aussi les transports en commun. Le train saurait peut conpetitif si l’essence n’etait pas aussi taxé. Le reseau ferroviaire us est quasi inhexistant.


      • Patrick Madrolle 5 novembre 2007 16:10

        "Sur un litre d’essence à 1,28 € les taxes représentent 0,82 € soit 64 % quand le prix du brut (le fameux baril) lui n’entre que pour 0,31 € soit 24 %.

        64 % de taxes !!! A titre de comparaison, le diagramme ci-contre représente la constitution du prix de l’essence au Canada : taxes : 34 % !!!"

        Certe, c’est là la façon habituelle de compter pour la TIPP, en « part du prix ».

        Mais si l’on passait à la façon de compter habituelle pour toutes autres les taxes, en « taux ajouté aux prix ».

        essence +178% de taxes !!!!!

        (100*1.28/0.46)-100=178

        Gazole +127% de taxes !!!!!

        (100*1.07/0.47)-100=127

        Ha ! si seulement les français savaient compter, ils en auraient moins des taxes.


        • seespan 5 novembre 2007 16:26

          Si l’essence etait peut taxée on aurait des voitures qui consommerait plus et on les utiliserait plus. La nouvelle 308 a une consommation annoncé sous les 4 L en hybride diesel. Si tu ne taxe pas il n’y a aucune motivation a faire des voitures qui consomme moins.


        • Patrick Madrolle 5 novembre 2007 18:29

          D’une part La demande mondiale de petrole croissant considérablement son prix augmente déjà en conséquence.

          En outre la consommation d’essence est assez insensible au prix, elle dépend largement de votre lieux d’habitation et de l’organisation générale de votre vie. ce qui implique que toute suppression de l`IRPP laisserais le prix de l`essence probablement à mi chemin entre HT et TTC actuels comme le sait tout étudiant en économie ayant bossé l` « incidence fiscal ».

          C’est d’ailleurs pour cela que les taxes sur le pétrole sont fortes, parce que les gens ne peuvent pas facilement en diminuer la consommation pour y échaper (comme la gabelle, le sel aillant été nécessaire à la conservation des aliments).

          Vous pénalisez donc fortement tout un tas de gens comme mon vendeur de fruits et légumes frais, qui, placé entre le marteau et l`enclume au point de se demander s’il va continuer à venir 2 jours par semaine me vend tout cela plus cher, ce qui me prive de choses bonnes pour ma santé smiley.

          Je suppose que vous supposez que rouler à l’essence est un crime grave !

          Ce n’est pas mon cas, je ne crois même pas à une cause humaine du réchauffement climatique mais plutôt à une cause parfaitement naturelle comme ces chercheurs l’expliquent fort bien dans ce documentaire. http://climat.reponse.net


        • seespan 5 novembre 2007 18:47

          C’est marrant j’ai l’impression d’entendre le journal americains, les faibles revenues au us se prennent l’augmentation du barril dans les dents, j’ajoute qu’il souffre a un niveau qui est sans comparaisons avec leur homologue français.

          Si tu penses qu’un systeme sans taxes est aussi merveilleux va voir la situation de l’autre cote de l’atlantique.

          Pour le rechauffement climatique c’est fout il semble que tout les partisans du petrol se soit declarer expert dans un domainn qui ne releve pas de leur competence.

          Dans le meme style je peus aussi te renvoyer vers un reportage qui montre que l’homme n’a jamais marcher sur la lune. Ou a l’exploitation des données des modules apolos qui sont toujours valable cinquante ans apres, ils sont vraiment tres fort les americains ariver a faire un canular qui resistent au scientifique russe et européen aussi longtemps. Mais coté il y a l’argument massu quand un des cosmaunote refuse de jurere sur la bible qu’il est allé sur la lune ;

          ps en fait apres il jure mais en demandant au realisateur si ça va vraiment faire une quelconque difference dans son opinion, apparament ça en a pas fait.


        • Patrick Madrolle 5 novembre 2007 19:24

          Pour ma pour il ne devrait y avoir qu’une seule taxe à taux unique pour tout le monde et rien d’autre.

          Vous pourrez si vous y tenez trouver des films avec pleins de montages montrant Londres ou NY sous les eaux aussi.

          Mais comme là c’est un film de vulgarisation scientifique j’y joint le compte rendu d’une des études qui y est citée. http://www.gac.ca/publications/geoscience/GACV32No1Veizer.pdf

          Au faut je ne suis ni agent d’une compagnie pétrolière, ni de la CIA ou qu’est-ce ! Merci.


        • passe-moi les jumelles 5 novembre 2007 19:33

          Tu es soit un ane soit un escroc ;

          Preuve que ta vidéo est une grosse propagande organisée par les lobby ricains et quelques pseudos scientifiques stipendiés, c’est que l’odornée correspondant à la température n’est pas indiquée sur le premier graphique ( j’ai même pas jugé utile de regarder la suite ). Une hérésie pour un scientifique. Un zéro pointé pour un élève de 6 ème !


        • Patrick Madrolle 6 novembre 2007 10:29

          humm, tu dois confondre avec le film d’Al Gore je pense ? j’ai pleuré à chaud de larme quand il y parlait de la santé de son fils. Ca ma tout de suite convaincu qu’il disait la vérité sur le climat.

          Si tu veux une discussion légérement plus haut niveau que tes propos sectaires tu as l’article de Wikipédia sur le film. http://en.wikipedia.org/wiki/The_Great_Global_Warming_Swindle

          Donc je répète si tu veux des graphes précis tu vas sur le PDF. http://www.gac.ca/publications/geoscience/GACV32No1Veizer.pdf

          Evite d’insulter les autres, conteste plutôt leurs arguments ça aide à progresser.


        • paul 5 novembre 2007 17:10

          il faut baisser les taxes sur les carburants pour avoir des prix en dessous des pays frontaliers de la France et nous aurons ce qui se passe actuellement avec ces pays pour les français qui vont faire le plein chez eux, et ils sont nombreux, ils feront le plein chez nous. en plus la France est un pays très traversé du nord au sud, et les poids lourds, très nombreux ne font pas le plein en France. donc un rentrée de taxes plus importante et une charge plus légère pour le consommateur français.


          • fifilafiloche fifilafiloche 5 novembre 2007 17:47

            une sorte de dumping environnemental en somme smiley La TIPP est une taxe utile, qui, contairement à d autres, n hypothèque pas les générations futures.


          • seespan 5 novembre 2007 18:01

            effet marginal au mieux, on pourrait aussi detaxer le tabac pour que les espagnoles viennent l’acheter en france. Les taxes sur l’essences seront baisser si la hausse fait du tord a l’economie ( ce qu’avait indiquer raffarin lors de la dernieres hausses ), pour les particulier c’est un luxe( deplacer une masse d’une tonne pour une personne est un luxe donc si tu as les moyens tu payes, sinon tu te demerde autrement ). A noter que cette politique n’est pas absurde les français vont moins souffrir de la hausse du barril que leur confrere us, ou une voiture qui consomme 11 litre au cent et econome.


          • Internaute Internaute 5 novembre 2007 18:02

            Avec 2.000 milliards de dettes et un budget en déficit, l’Etat ne sera que trop content de renflouer ses caisses et d’acheter un peu de paix sociale. Il ne baissera jamais les taxes et ne fera que les augmenter. L’impôt ne baissera que le jour où l’on diminuera les dépenses de l’Etat, celui des Conseils Régionaux et celui des Conseils Généraux. C’est un vieux, trés vieux disque... Il faudrait d’abord que les citoyens cessent de se retourner vers l’Etat pour tout et prennent leur responsabilité. Comme tout le monde espère que c’est le voisin qui va payer pour lui, les dépenses ne font qu’augmenter et les impôts avec.


            • Patrick Madrolle 5 novembre 2007 19:23

              Pour ma pour il ne devrait y avoir qu’une seule taxe à taux unique pour tout le monde et rien d’autre.

              Vous pourrez si vous y tenez trouver des films avec pleins de montages montrant Londres ou NY sous les eaux aussi.

              Mais comme là c’est un film de vulgarisation scientifique j’y joint le compte rendu d’une des études qui y est citée. http://www.gac.ca/publications/geoscience/GACV32No1Veizer.pdf

              Au faut je ne suis ni agent d’une compagnie pétrolière, ni de la CIA ou qu’est-ce ! Merci.


              • passe-moi les jumelles 5 novembre 2007 19:40

                Au faut je ne suis ni agent d’une compagnie pétrolière, ni de la CIA ou qu’est-ce ! Merci.

                " Hernando de Soto, Friedrich Hayek, Ludwig von Mises, Frédérique Bastiat, Alexis de Tocqueville, Benjamin Constant "

                Y’a pas d’quoi ...


              • passe-moi les jumelles 5 novembre 2007 19:43

                Tiens moi aussi, j’ai des documentaores scientiques :

                http://fr.youtube.com/watch?v=8WJtsaanyAo

                Me remercie pas non plus, c’est cadeau ...


              • Patrick Madrolle 6 novembre 2007 10:47

                « Y’a pas d’quoi ... »

                un petit peut de culture pour notre ami.

                Hernando de Soto : péruvien

                Friedrich Hayek : autrichien ayant fui le national socialisme aux us

                Ludwig von Mises : autrichien ayant fui le national socialisme aux us

                Frédérique Bastiat : français

                Alexis de Tocqueville : français

                Benjamin Constant : franco-suisse


              • iris 7 novembre 2007 08:35

                concrètemeNT que faut il faire ? Lorque l’on travaille à 50kms de son habitation-lorSque l’on habite en campagne ou l’on est obligé de prendre sa voiture pour aller aux courses au médecin au dentiste- changer de voiture quand ?? les politiques ont privilégié le court terme - voila le résultat- la guerre de l’énergie est déjà bien commencé- beaucoup ont mis la tete dans le sable pour ne pas la voir - que va t il se passer ?? faillites-licenciement-manifestations- révolution- reelection ??


                • Le péripate Le péripate 8 novembre 2007 08:52

                  Bien sûr que l’essence chère va limiter la consommation pour... les fauchés. Et remplir les fouilles des pétroliers, et permettre à l’Etat de limiter son déficit aggravé par ses cadeaux aux riches...

                  Mais, pourquoi ne pas avoir une vraie politique de la ville, avec des logements aux loyers abordables ? Ah oui, le rêve du français est, parait-il, d’être propriétaire. Donc il file à la campagne. Donc on lui construit des autoroutes pour qu’il puisse bruler son essence dans les bouchons. Et il doit chauffer sa petite maison individuelle...

                  On laisse tomber le train pour promouvoir le TGV, avec moins de gares, et qui consomme 64 fois plus. Mais, c’est de l’électricité, donc du nucléaire.

                  Serions nous une dictature si nous disions aux constructeurs« pas de voitures qui consomme plus que tant ? » « Pas de logements insuffisament isolés ? » L’argent de l’Etat ne serait-il pas bien employé à financer ces changements plutôt que d’exonerer à tour de bras les cotisations sociales, d’accorder des aides à des entreprises en pure perte ?

                  L’écologie a bon dos.


                  • Le péripate Le péripate 8 novembre 2007 08:55

                    Et aussi, tiens, au lieu de supprimer sans rimes ni raisons des tribunaux, les rapprocher au contraire, pour faire moins de kilomètres ?


                  • iris 13 novembre 2007 16:23

                    je pense que l’état doit rentrer un maximum de taxes pour assurer son train de vie-si ce n’est pas le pétrole ce sera autre chose que l’on taxera pour assurer des rentrées d’argent- + de taxes sur les logement et sur les nouvelles énergies- mème l’air s’il faut-il faut que l’état dépense moins- mais ce n’est pas lui qui va le faire de lui-mème- il faudra que le peuple le force-je pense-quand ?? Lorsque le pays sera vraiment exangue-et que les classes moyennes ne pourront + faire d’économie- rappelons nous qu’il parait que la France épargne + que les autres pays- alors l’état a encore de la marge pour tondre les français-

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