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Accueil du site > Actualités > Economie > L’homme au service de l’économie, ou l’inverse (...)

L’homme au service de l’économie, ou l’inverse ?

Permis d’émission : cadeaux ou enchères ?

Ça se passe en Allemagne.
Dans ce bulletin, il est fait état d’une divergence de point de vue entre le ministère des finances qui souhaite vendre des permis d’émettre du CO2 aux entreprises polluantes, et le ministère de l’environnement qui souhaite continuer à les distribuer gratuitement... Un comble !

Greenpeace manifeste, arguant du fait que la valeur de ces permis d’émettre (10 milliards d’euros) finiront dans les comptes de grandes entreprises polluantes au lieu d’aller aider des hommes et des femmes.

Certains viendront dire que c’est l’économie et l’entreprise qui permettent aux hommes et aux femmes de vivre. Comment peut-on oublier si facilement que ce qui fait vivre les hommes et les femmes, c’est l’air qu’il respirent, et pas l’argent qu’ils ont dans leur poche ?

Le ministère de l’environnement justifie sa position comme une régulation de la hausse des prix.

Le prix des choses ? Est-ce que le prix des choses doit être calculé en fonction de la capacité de l’économie à les acheter ? Si on s’aligne sur l’économie mondiale qui ne tient aucun compte de l’impact à moyen et long termes sur l’environnement, on déduit le prix des choses d’une conception du monde en complet décalage avec la réalité.

Que vaut un kilowatt d’énergie nucléaire, si je laisse le combustible à l’air libre une fois utilisé ? Certainement moins cher que si je confine mes déchets.

Dans cet ordre d’idée, que vaut un tee-shirt chinois, si l’électricité de l’usine de textile vient d’une centrale thermique bon marché, qui brûle du charbon et qui donc... participe à l’effet de serre ?

On ne doit pas chercher à s’aligner sur des prix qui sont bas, parce ce qu’ils ne tiennent aucun compte de la réalité !

La mondialisation impose aussi de comprendre que le prix des choses dépend de l’image que nous avons de notre monde, de notre capacité à saisir et à anticiper les problèmes du futur. Le prix des choses dépend du prix que nous donnons à nos propres vies, et à notre propre confort.

Le prix des choses, on peut le voir comme si demain n’existait pas, et on peut le voir comme si demain existait...

Cette information est un extrait du BE Allemagne numéro 290 du 14/06/2006 rédigé par l’Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins électroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com


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16 réactions à cet article    


  • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 28 juin 2006 15:05

    pour les biens culturels, dont essentiellement la musique et les films, la réalité, c’est que les coûts de reproduction et de distribution sont désormais nuls !

    Il n’y a donc aucune contradiction dans mon attitude !


  • Adolphos (---.---.59.170) 28 juin 2006 15:25

    « pour les biens culturels, dont essentiellement la musique et les films, la réalité, c’est que les coûts de reproduction et de distribution sont désormais nuls ! »

    Pareil pour le reste, grâce aux chinois, s’ils sont bien exploité dans des conditions optimales.


  • romG romG 28 juin 2006 12:07

    Un bon article de Guillaume que vous seriez aimable de ne pas polluer Demian. Vos petites guerres peuvent continuer ailleurs que sur cette file, merci.

    Des initiatives intéressantes commencent à poindre sur la mise au point de « cartes d’identité » pour tous les biens et services, et qui prendraient en compte leur cycle de vie complet, de leur création à leur démantèlement. Y apparaîtraient les caractéristiques en matière de consommation d’énergie/d’eau, de rejet de CO2, d’impacts environnementaux/sanitaires. Le consommateur pourrait ainsi connaître, à défaut de le payer, le véritable prix (poids) de ce qu’il achète. La difficulté réside dans l’élaboration des indices pertinents.

    Cordialement.


    • Stephane Klein (---.---.101.8) 28 juin 2006 13:33

      Une fois de plus, vous vous attachez au superficiel, rien d’etonnant mon cher.

      Concernant l’article, si la fin est confuse, le debut est interssant et traite de l’approche allemande des permsi d’emission, evolution considerable puisqu’il s’agit de donner un cout a la pollution qui etait jusqu’a present favorisee. Nous n’en somme qu’au debut d’une transition civilisationnelle qui integre definitivement la notion d’impact humain sur l’environnement et la necessite de la reduire.

      Le debat allemand me parait pour le moins incongru puisque le mecanisme de permis d’emission de CO2 sous-entend un quota allouer chaque annee (gratuitement) et les emissions reellement observee. Le differentiel estant soit vendu en bourse (solution liberale, quelle horreur) si on a investi pour reduire ses emissions, soit achete en cas de sur-emission de CO2. Polluer coute donc cher.

      Le princîpe est identique pour les certificats blancs et les certificats verts en vigueur dans d’autres pays.


      • romG romG 28 juin 2006 14:41

        Stéphane,

        Ce système n’est pas propre à l’Allemagne mais est mis en place en Europe (et notamment en France). Le principe est que, pour respecter les engagements pris à Kyoto, chaque pays se voit allouer un certain nombre de quotas, qu’il répartit entre ses entreprises polluantes (les transports ne sont pas concernés [sic]). Chaque entreprise utilise ses « droits à polluer » en fonction de ses rejets ; elle peut vendre sur un marché particulier ses excédents ou acheter ce qui lui manque. Ce système est sensé pousser les entreprises à investir pour réduire leurs rejets, et prévoit de réduire le nombre de quots alloués au cours du temps (pour respecter les fameux critères).

        Dans la pratique, c’est une logique « bottom-up » qui a prévalu et c’est pourquoi il y a eu trop de quotas distribués, ce qui a entraîné une dévaluation du cours. Il n’est pas aberrant que les quotas soient distribués si ceux-ci correspondent réellement à l’objectif fixé et provoque la formation du cycle vertueux attendu. Si l’Etat vend les quotas, cela ne fait qu’ajouter une écotaxe supplémentaire qui ne peut provoquer que le rejet par les entreprises concernées.

        Cordialement.


      • faxtronic (---.---.127.82) 28 juin 2006 15:58

        Ah les bonnes intentions. Je me demande a quelle nouvelle catstrophe va nous mener cette manipulation de marche ? Surement quelque chose de pas joli joli smiley Je me marre d’avance, car si polluer coute moins cher sur le marche que de ne pas polluer (si crack du cours des bulltins d’emission), ca va etre la ruine des entreprises non polluantes, avec la benediction de Kyoto. J’imagine que ces le but des ecologistes.


      • faxtronic (---.---.127.82) 28 juin 2006 15:59

        Le prix d’une chose, c’est la quantite d’argent que tu es pret a donner en echange.


      • fonsdel (---.---.236.206) 28 juin 2006 15:34

        Mais il commence a m’enerver celui là ! ca ne fait pas longtemps que je suis sur agoravox, mais il y a deja des figures qu’on remarque.

        Vos commentaires de trois lignes pour rien dire à la suite de chaque article sur agoravox ca POLLUE le débat. Est c’est vous qui parlez de superficialité ?

        On n’est pas là pour essayer d’afficher sa trombine et se faire de la pub ! Si vous avez des remarques constructives à faire, approfondissez un peu et donnez nous des arguments clairs !

        Vous faites ce que j’appels de la masturbation intellectuelle, dans un style qui se veut élaboré, mais qui s’avère uniquement pompeux.

        Désolé pour les autres lecteurs d’avoir pollué ce fil de discussion, mais les pseudo intellos qui donnent des lecons en permanence ca m’énerve à un point...

        Et ce post n’appel pas de réponse de ta part, inutile de chercher, comme tu le fais toujours, à avoir le dernier mot. (Ou ecris sur mon mail perso. )


      • fonsdel (---.---.236.206) 28 juin 2006 15:36

        p.alfonsi@wanadoo.fr


      • Hikaru (---.---.194.249) 29 juin 2006 15:36

        fondsel, la seule solution avec Demian c’est de faire avec, de le supporter voire de trouver quelque chose de comique à ses commentaires ââââârtistiques.

        Si vous cherchez sur le net, je crois que vous pourrez trouver un plugin Firefox qui fait disparaitre ses commentaires et sa trombine de votre écran.

        Sinon vous pouvez lui envoyer une e-tarte à la crème, dans le genre :

        Et paf le Demian ! Entartage immédiat du clown de service !

        C’était pas mal pratiqué à l’époque des débats DAVDSI par un certain habitué du site. Ca ne change rien mais ça fait du bien.


      • gem (---.---.117.250) 28 juin 2006 14:51

        bon article. Quoique je ne vois pas le rapport avec le titre (ou réciproquement).

        Un détail : si on laisse les permis gratuitement, c’est un cadeau qui rend possible de les reprendre au même prix. C’est à dire pour rien. Inversement, si on les vend, ça va devient dur de jouer avec les quantités sans mettre la main au portefeuille. Or, le plus probable c’est qu’on a été trop généreux sur les quantités, et que donc 1) il faudra reprendre une part de ce qui a été distribué 2) ce qui reste vaudra de plus en plus cher. Au risque donc de devoir payer plus pour reprendre seulement une partie des permis que ce qu’on a obtenu pour le total !


        • Adolphos (---.---.59.170) 28 juin 2006 15:26

          Pourquoi s’en faire ? De toute façon ce n’est pas l’Europe qui polue, c’est la chine, le japon, l’inde..


          • faxtronic (---.---.127.82) 28 juin 2006 15:53

            Le japon ? surement pas, surement pas.


          • romG romG 28 juin 2006 16:36

            Il ne faut pas s’en faire, Adolphos était juste de passage et il a tenu à s’exprimer sur un sujet qu’il ne connaît pas. Et comme d’habitude, il a tapé à côté ...

            En revanche, il y en a certain(s) autre(s) dont on pouvait penser qu’ils n’étaient pas l’objet de telles diarrhées AgoraVoxesques. On se sera trompés ...


          • (---.---.59.170) 29 juin 2006 00:05

            « Le japon ? surement pas, surement pas. »

            Ah ? Ils ont du délocaliser à mort alors !!


          • Forest Ent Forest Ent 28 juin 2006 23:22

            « Le prix des choses, on peut le voir comme si demain n’existait pas, et on peut le voir comme si demain existait... »

            ... ce qui est à peu près la définition d’un taux d’intérêt. C’est pour cela que l’état français a introduit la notion de « taux d’actualisation ». Les taux d’actualisation, et plus généralement les taux de financement des états, étant très inférieurs au retour sur capitaux privés investis, le marché ne devient régulateur de l’intérêt commun que dès lors que toutes les « externalités » sont monétarisées.

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Guillaume AGNELET

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