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Accueil du site > Actualités > Economie > L’idiotie des plans de relance permanents

L’idiotie des plans de relance permanents

 Depuis que George Bush a commencé à distribuer des chèques aux américains début 2008, presque tous les gouvernants dans le monde ont été pris d’une envie irrépressible : puiser plus vite que les autres dans l’argent public pour tenter de diminuer les effets de la crise. Une compétition court-termiste du plus gros déficit (dans laquelle la France part avec une longueur d’avance) semblable à la surenchère de risques pris par les banquiers dans le subprime ! Pourtant, des plans de relance en période de récession seraient nécessaires pour lisser les effets des cycles économiques... si des marges de manœuvre étaient dégagées en temps de forte croissance.

Je ne discuterai pas les plans de sauvetage du système financier : au point où on en était ils étaient inévitables. En revanche les plans de relance immédiats de la machine économique enrayée constituent une négation de la crise. En effet, une crise est une période de rupture entre un équilibre et un autre, de passage d’un monde à un autre. Elle implique des changements nécessaires et elle permet des évolutions souhaitables.

Prenons l’exemple de l’automobile : depuis plusieurs années le nombre de véhicules légers (voitures particulières et utilitaires légers) vendus en France était à peu près stable à 2,5 millions (la production française étant légèrement supérieure). Cette production générait beaucoup de richesses pour le pays, en termes d’emplois (environ 10% de la population active), de profits et de recettes fiscales. Soudainement la production a baissé de 20%, sans perspective de rebond à court ou moyen terme. L’Etat doit-il faire en sorte qu’elle revienne immédiatement à son niveau antérieur, quitte à devoir subventionner toute l’activité automobile du pays ? Ne devrait-il pas dans un premier temps laisser les patrons et leurs actionnaires à leurs responsabilités, eux qui avaient promis une hausse de la production ?

Ne devrait-il pas se demander quels secteurs relancer : ceux en crise ou ceux à potentiel ? La crise nous dit : nous vivrons demain dans un monde avec moins de voitures, un monde qui consomme moins d’acier, moins d’aluminium, peut-être moins de pétrole... Et tant mieux, on commençait à s’en rendre compte, c’est maintenant clair. Plutôt que d’utiliser des milliards d’argent public pour maintenir la production de lagunas, l’Etat devrait affecter ces ressources sur l’accompagnement des ouvriers qui y auront perdu leur emploi (formation ou prime directe) et sur la stimulation des secteurs économiques de demain dans lequel notre pays peut avoir un avantage technologique et qui peuvent être notre prospérité de demain (transports propres, énergie solaire, bio- et nano-technologies, sans oublier la recherche fondamentale...). Enfin, il le pourrait s’il n’était pas déjà en "plan de relance permanent".

En effet, rappelez-vous début 2007 : alors que la croissance mondiale dépassait 5%, l’économie française croissait de 2% par an depuis plusieurs années. Tous les candidats à la présidentielle - et surtout celui qui l’a emportée - estimaient pourtant qu’une fois élus ils l’augmenteraient à 3% ("avec les dents" si nécessaire). L’économie créait un nombre exceptionnel d’emplois (300 000 en 2007) mais nos dirigeants ont fait une erreur fondamentale de diagnostic : penser que la croissance était inférieure à son potentiel et donc la stimuler par defauras éxonérations fiscales. Par exemple la réduction de TVA à 5,5% sur la rénovation dans le bâtiment et les réductions d’impôt sur le revenu (Besson, Robien, etc) pour stimuler la construction de nouveaux logements alors même que les entreprises du secteur manquaient de main-d’oeuvre ! Il aurait mieux fallu remonter la TVA à 19,6% et supprimer ces avantages fiscaux dès que l’activité immobilière a dépassé son potentiel de moyen-terme en 2004-2005 (le déficit de l’Etat aurait été réduit) et utiliser cette marge de manoeuvre en 2009 pour que les entreprises du bâtiment n’aient pas trop à licencier !

Car en réalité, le potentiel de croissance était plutôt de 1,5% (ce que Patrick Artus rappelait souvent dans L’Expansion par exemple) et si nous étions au-dessus, c’est uniquement parce que l’activité était stimulée à court-terme par l’augmentation du crédit (en France comme ailleurs). Nos dirigeants auraient dû mettre des noisettes de côté comme les Allemands, pour pouvoir stimuler une économie en difficulté en 2009. Au lieu de cela, notre déficit restait très proche de 3% du PIB. Avant tout plan de relance, par le seul fait du ralentissement économique, il sera de 4% en 2009 et 5% en 2010, avec une dette nettement supérieure à 70%. Toute dépense additionnelle remettrait en cause - et pour la première fois - la solvabilité à moyen-terme de l’Etat français.

www.NonALaDette.fr


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31 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 4 décembre 2008 13:13

    Il y a des choses vraies dans cet article. Mais pour la conclusion il me semble que la question n’est pas la solvabilité de l’état mais l’existence de prêteurs. C’est bien la BCE qui va devoir s’y coller, et ça ne fera pas l’unanimité.


    • Rage Rage 5 décembre 2008 11:45

      Bonjour,

      Cet article complète parfaitement celui que j’ai publié aujourd’hui, notamment sur un aspect fondamental :
      La durée des mesures

      Quand il y a une incitation sur un secteur d’activité, type TVA à 5,5% dans le BTP, il est intelligent d’utiliser ce levier quand le BTP va mal, et de cesser le levier quand le BTP va très (trop) bien comme lors de la pointe de 2004.

      Cela permet non seulement de disposer d’une marge en cas de "crise", mais en plus de ne pas avoir une situation de perfusion excessive et de marges de manoeuvre 0.

      Je m’explique :
      Si vous jouez avec les taux, comme la BCE, mieux vaut avoir en départ de crise un taux à 5% qu’un taux à 1% : vous aurez des créneaux d’action pour corriger l’économie. A 1%, vous avez déjà agit, sans même le savoir sur les années précédentes. Vous êtes déjà coincés.
      Autrement dit il y a des leviers qui sont déjà actionnés et n’ont pas empêchés la crise, ce qui signifie bel et bien que celle-ci sera profonde et fera de la casse puisqu’elle était déjà rampante depuis des années.

      Pour les plans de "relance", c’est exactement la même chose :
      En période de croissance, mieux vaut être rigoureux budgétairement et se libérer de marges budgétaires.
      Lors des crises, cela permet d’avoir un "bas de laine" qui permet d’amortir le choc et de stimuler les secteurs qui trinquent.

      Actuellement nous faisons "mal " dans les 2 cas : en période de croissance on dilapide les marges, en période de crise on creuse les déficits puisque l’on n’a pas de bas de laine.


    • Lucie Vivien 4 décembre 2008 15:07

      "Ne devrait-il pas se demander quels secteurs relancer : ceux en crise ou ceux à potentiel ? La crise nous dit : nous vivrons demain dans un monde avec moins de voitures, un monde qui consomme moins d’acier, moins d’aluminium, peut-être moins de pétrole..." écrit l’auteur.

      De fait, après nous avoir dit et redit qu’il fallait utiliser les transports en commun, remettre en cause l’implantation de logements trop loin des lieux de travail et limiter l’utilisation des voitures individuelles, on veut maintenant redynamiser le secteur automobile tout en prévoyant de prendre en faire prendre en charge par les employeurs, à partir de janvier 2009, une partie des frais de transport des salariés qui utilisent les transports en commun et de construire de nouvelles lignes SNCF. Cela fait beaucoup ! et la cohérence de la politique en matière de transport n’est pas très claire. Il y a de quoi être dérouté !

      Enfin, avec notre président, on commence à avoir l’habitude de ne rien comprendre à la cohérence de ses actions ! Ce qui est sûr, c’est qu’en ce moment, il ne ménage pas ses efforts pour chercher à plaire à tous les électeurs, les riches et les pauvres, les écologistes et les inconditionnels de la voiture ! Pour ce qui est de la crise, on n’est pas près d’en sortir !

      "une crise est une période de rupture entre un équilibre et un autre, de passage d’un monde à un autre. Elle implique des changements nécessaires et elle permet des évolutions souhaitables."

      Au lieu de cela, nous nous obstinons dans de vieux schémas, voulant sauver ce qui a fini de vivre et refusant de faire naître du nouveau. Une nouvelle société est à créer.


      • Croa Croa 4 décembre 2008 23:16

        Corrections :

        -  « on veut maintenant redynamiser le secteur automobile » à remplacer par « Sarkozi veut maintenant redynamiser le secteur automobile »

        -  
        « nous nous obstinons dans de vieux schémas » à remplacer par « Sarkozi s’obstine dans de vieux schémas »


      • Peretz Peretz 4 décembre 2008 17:26

        Le crédit comme valeur fondamentale de notre système économique, nous a apporté une crise d’une ampleur sans précédent. Réguler le système bancaire, comme le proposent certains comme remède à la déroute actuelle, serait une première solution à condition de nationaliser toutes les banques. En revanche il est utopique de croire que des contrôles étatiques et des taxes sur les mouvements de capitaux puissent suffire à réguler le système si elles restent dans le domaine privé. La spéculation reste naturelle dans un système capitaliste où la propriété privée et le risque d’entreprendre sont indispensables pour faire fonctionner la vie économique de façon dynamique. Mais celle-ci ne devrait être fondée que sur la valeur travail avec ce que cela suppose de retours sur investissements effectués dans la production, modulés selon leur durée et le type d’investissements.

        Quant à relancer l’économie avec des primes à la casse et autres effets d’aubaine, c’est de la part de notre Président vibrillonnaire, un simple effet d’annonce comme d’habitude qui ne trompe que ceux qui le veulent bien. Il faut revenir en partie à la politique de la demande. Insuffler directement et rapidement des liquidités au plus bas niveau en augmentant sensiblement les bas salaires.Rappelons qu’en mai 1968 les entreprise ont supporté des augmentations de 15% des salaires sans conséquences néfastes. Cela aurait l’avantage d’avoir des effets immédiats. On maitriserait ainsi le facteur temps : c’est la volatilité du crédit tous azimuts qui n’a pas suffisamment reposé sur le travail-temps, qui a entrainé la crise. De plus, on allége le déficit de la Sécurité sociale par l’augmentation des cotisations. Le cycle des mouvements de liquidités est inversé à l’avantage des revenus du travail, au détriment de la rente, cercle vertueux depuis longtemps abandonné. On favorise enfin un retour à un partage équitable du PIB en faveur de la société dans son ensemble.

        Quant au risque d’inflation, on peut le considérer comme faible : les stocks et les possibilités de production sont suffisants pour le modérer. Toutes les politiques économiques de ces dernières années ont été pensées seulement au niveau macroéconomique, et dans un esprit ne favorisant que les grandes entreprises, sous prétexte que les fruits de la prospérité se répartiraient automatiquement à tous les niveaux, y compris au niveau social (théorie du ruissellement).

        Le crédit a été conçu comme un moyen de donner du pouvoir d’achat aux particuliers comme aux entreprises, sans être obligé de faire marcher la planche à billets, ce que l’augmentation de la masse salariale ainsi masquée, suppose généralement, bénéficiant par la même occasion aux prêteurs. Entreprises et banques gagnent ainsi sur tous les tableaux, maintien des salaires au plus bas niveau, augmentation des bénéfices et de la rente et expansion facile dans un contexte de relative stabilité de la monnaie, surtout si celle-ci est forte : importation à bas prix et délocalisations avantageuses. Appliquer cette méthode entraînerait certes une décote à la bourse des grandes entreprises, des multinationales et des institutions financières devenues moins rentables : seuls leurs actionnaires en pâtiront. Concernant la fameuse compétitivité des transnationales, les prix ne seraient pas particulièrement affectés dans la mesure où seuls les bénéfices diminueraient.

        Tout le système financier et social serait ainsi remis sur pied. Adopter ce système, pourrait remédier de façon pérenne à la situation actuelle, ce que la soi-disant régulation des marchés financiers ne parviendra pas à faire sur le long terme. Pour parvenir à réaliser un tel programme orienté non pour le tout profit de l’entreprise, mais vers le social il ne faut guère compter sur des classes politiques qui nous gouvernent.Ce qu’un simple postier comprend logiquement, ne semble pas à leur portée.


        • karg se 4 décembre 2008 21:22

          Article débile, va falloir faire de la thérapie de groupe contre ces histoires de dettes. L’état n’est pas un individu, encore moins une entreprise ou une famille, il peut s’endetter et le rester, tant qu’il est capable de payer les intérêts et que l’argent investi rapporte plus que ne coute les intérêts.

          - l’état français n’est pas en risque de faillite, et loin de là, la dette est tenu par des riches français, et avec 65% du PIB contre plus de 200% pour le Japon on est très loin d’être incapable de payer les intérêts.

          - les politiques de baisse de impots des riches, aka les mesures fiscales de Bush, Sarko and co, ne visent pas à relancer la croissance : quand on veut de la croissance, on donne de l’argent aux pauvres pour qu’ils consomment et/où on fait investir l’état dans des projets d’infrastructures et de recherche.

          - Les politiques de relances budgétaires ont un avantage : si elles sont trop forte, il suffit de remonter les taux d’intérêts. Si elles sont trop faible par contre, on ne peut plus baisser les taux d’intérêts : ils sont déjà prêt de zéro.


          • Marc Bruxman 5 décembre 2008 02:01


            				

             
            					Article débile, va falloir faire de la thérapie de groupe contre ces histoires de dettes. L’état n’est pas un individu, encore moins une entreprise ou une famille, il peut s’endetter et le rester, tant qu’il est capable de payer les intérêts et que l’argent investi rapporte plus que ne coute les intérêts.

            Oui enfin quand le fric sert à payer des RMI et autres trucs sociaux, l’argent investi rapporte zéro ! Il vaudrait largement mieux baisser le niveau du SMIC, avoir le plein emploi et encore de l’industrie en France plutot que ne plus rien avoir et être endetté. 

          • Mycroft 5 décembre 2008 11:50

            Quel est donc ce délire, Bruxman ? L’argent du RMI ne rapporte rien ? Et qui va acheter de l’éco+, si il n’y a plus de RMIste ? L’argent des riches ne sert à rien, il est surtout utilisé en spéculation, en économie casino, ou en luxe, luxe qui est un gaspillage de ressource, puisqu’il en utilise beaucoup pour la satisfaction d’une très petite minorité.

            L’argent du RMI, c’est de l’argent qui n’est pas forcément bien utilisé (parce qu’il faudrait plutôt leur trouver un job, à ces gens là, que de leur donner 400 euros pour vivre).

            Baisser le smic, quand il suffit à peine à vivre decement ? Vous plaisantez ? Quitte à faire des concessions avec la morale, autant faire pression de manière musclée sur les entrepreneurs (hors petite entreprise dont la direction est en générale au niveau de vie d’un cadre débutant, donc sans excés) et les actionnaires pour qu’ils embauchent en se serant la ceinture. Le plus part d’entre eux ne font qu’un pseudo-travail (prendre des risques, qui retombent tout autant ou presque sur la figure de leurs employés, qui en plus, eux, ne sont en général jamais responsables de la faillite d’une boite), autant rémunérer le vrai travail, et non ce "management" qui coule alègrement notre société comme la bureaucratie a coulé le modèle soviétique.

            Vous dites assez souvent des choses pertinentes. Mais là, vous nous sortez une monstruosité qui vous décrédibilise. Le travail n’est pas un but en soit, n’est pas une fin en soit, le travail ne doit être accepté que contre une juste rémunération. Il vaut mieux être chomeur à la rue que travailler et être à la rue.



          • karg se 5 décembre 2008 17:23

            Si la consommation ne sert à rien, arrête de bouffer assez vite tu aura des problèmes. La consommation fait tenir l’économie, si les gens consomment, les entreprises ont du fric pour investir. Quand un pays comme la France affiche des taux d’épargne supérieur à 15%, le manque d’épargne n’est pas forcément le problème.
            Tant qu’a donner aux riches pour qu’ils investissent, cette politique essayé par Bush, Aznar, Berlusconie, a part faire gonfler la bulle immobilière les entreprises en ont pas trop vu la couleur.



          • Marc Bruxman 5 décembre 2008 21:10

            Quel est donc ce délire, Bruxman ? L’argent du RMI ne rapporte rien ? Et qui va acheter de l’éco+, si il n’y a plus de RMIste ?

            Je ne suis pas RMiste loin de la et j’achète de l’Eco+ parce que souvent c’est le même produit. Je préfére me payer un billet d’avion supplémentaire avec la thune que ca représente sur l’année ou des spectacles ou tout autre choses. D’ailleurs, les hard discount installés dans certains quartiers friqués de Paris marchent bien. 

            L’argent des riches ne sert à rien, il est surtout utilisé en spéculation, en économie casino, ou en luxe, luxe qui est un gaspillage de ressource, puisqu’il en utilise beaucoup pour la satisfaction d’une très petite minorité.

            Ce n’est pas riche vs pauvres. Vous oubliez que la très grande majorité est la classe moyenne et que c’est elle qui paye le plus lourd tribut. Le riche, votre RMI il s’en tamponne, car le gros de ses avoirs est dans un pays plus accueillant. 

            L’argent du RMI, c’est de l’argent qui n’est pas forcément bien utilisé (parce qu’il faudrait plutôt leur trouver un job, à ces gens là, que de leur donner 400 euros pour vivre).

            Il y a le RMI parce que le SMIC est trop élevé. Sinon ces gens seraient embauchés en dessous du SMIC (selon leur prix du marché) et donc rapporteraient au moins 400 € plutot que d’en couter 400 €. (Et en fait beaucoup plus si on prend la CMU et tous les trucs associés). 

            Baisser le smic, quand il suffit à peine à vivre decement ? Vous plaisantez ? Quitte à faire des concessions avec la morale, autant faire pression de manière musclée sur les entrepreneurs

            Je ne plaisante pas non ! Actuellement tous ceux qui sont infoutus de rapporter plus de 2000 € par mois sont exclus de fait du marché du travail. Il y a beaucoup de gens qui n’en sont pas capables, parce qu’ils sont inadaptés, bêtes ou simplement n’ont pas suivi d’éducation. On n’y peut rien. En attendant, au lieu de rendre ces gens la productifs on les transforme en charge. 

            Le plus part d’entre eux ne font qu’un pseudo-travail (prendre des risques, qui retombent tout autant ou presque sur la figure de leurs employés, qui en plus, eux, ne sont en général jamais responsables de la faillite d’une boite),

            Si c’était si simple, vous le feriez ce boulot. 

            Le travail n’est pas un but en soit, n’est pas une fin en soit, le travail ne doit être accepté que contre une juste rémunération.

            Il ne peut y avoir rémunération que contre une productivité associée. Actuellement si vous ne pouvez produire que 1500 € de chiffre pour votre boss par votre travail vous êtes de fait au RMI (400 €). Alors que vous pourriez gagner 700 € avec un vrai travail. (Je compte les charges sociales volées par l’état pour payer tout ca et le bénéfice que doit faire la boite). Dans ce système, tout le monde se fait enculer. 


          • Axel de Saint Mauxe Nico 5 décembre 2008 23:03

            @ karg se

            Votre commentaire est débile :

            L’impôt sur le revenu sert à payer des intérêts financiers, à quel moment d’après vous ne pourra t-on plus les payer ? Quand les classes moyennes (sur qui repose l’IR) seront dans la rue ?.

            L’Etat s’endette chaque année de 50 milliards hors comptes sociaux, pour payer quoi ? On n’en sait rien justement, le pognon file sans maîtrise...

            Encore il ya aurait une stratégie quelconque.. mais non !

            D’ailleurs avec votre logique, on se demande pourquoi l’état ne s’endette pas encore plus, et pourquoi on paye encore 19,6% de TVA !!!!

            Sans blagues smiley

            La Cigale et la fourmi

            La Cigale, ayant chanté
            Tout l’été,
            Se trouva fort dépourvue
            Quand la bise fut venue.
            Pas un seul petit morceau
            De mouche ou de vermisseau.
            Elle alla crier famine
            Chez la fourmi sa voisine,
            La priant de lui prêter
            Quelque grain pour subsister
            Jusqu’à la saison nouvelle.
            « Je vous paierai, lui dit-elle,
            Avant l’oût, foi d’animal,
            Intérêt et principal. »
            La Fourmi n’est pas prêteuse ;
            C’est là son moindre défaut.
            « Que faisiez-vous au temps chaud ?
            Dit-elle à cette emprunteuse.

            — Nuit et jour à tout venant
            Je chantais, ne vous déplaise.

            — Vous chantiez ? j’en suis fort aise.
            Eh bien ! dansez maintenant. »

            Jean de LA FONTAINE
            Fables, livre I (1668)


          • tanguy 6 décembre 2008 20:16

            Vous dites :
            Ce n’est pas riche vs pauvres. Vous oubliez que la très grande majorité est la classe moyenne et que c’est elle qui paye le plus lourd tribut. Le riche, votre RMI il s’en tamponne, car le gros de ses avoirs est dans un pays plus accueillant.

            La propagande essaie de nous faire croire que la lutte des classes est finie en argumentant que la "classe moyenne" est nombreuse et se porte bien. C’est oublier que la classe moyenne n’a presque aucun moyen d’action sur les décisions qui sont, pour l’essentiel, prises par la classe dominante.

            Comme vous le faites remarquer, cette "classe moyenne paie le prix" et l’on peut remarquer qu’elle disparaît. Au bout de ce prosessus, le roi sera nu et l’on remarquera alors qu’effectivement, il y avait une classe qui dominait et un peuple qui payait.... Et que c’était bien "riches vs pauvres" !!!

            Rappelons cette phrase de W. Buffet : "il y a effectivement une guerre des classes et c’est ma classe, celle des riches, qui est entrain de la gagner".


          • Axel de Saint Mauxe Nico 7 décembre 2008 16:37

            En ce qui me concerne, la "lutte des classes" je m’en bas l’oeil : Tant qu’à lutter, autant lutter pour faire partie des dominants :->


          • karg se 7 décembre 2008 18:05

            Bruxman les marque premier prix des distributeurs sont encore pire que ce qu’on trouve chez les vrais discounter, tu es pas capable d’apprécier la qualité c’est tous.


          • karg se 7 décembre 2008 18:12

            L’IR est extrèmement faible en France, 15% des revenus fiscaux, contre 60% au Danemark. La question n’est pas de savoir quel impôt paye les intérêts, mais de savoir si l’investissement par le déficit rapporte plus que les intérêts. La réponse est bien souvent oui, beaucoup d’entreprise sont fortement endetté, tout en étant rentable : les banques suivent.

            Avec l’endettement actuel, même en le doublant, l’état français pourra payer, ces intérêt ne réprésenterai que 7-8% du PIB (l’état français emprunte a des taux très faible et la dette est en valeur absolu, son poid relatif décroit en même temps que le PIB croit, il suffit que la croissance soit supérieur au déficit). Un plan de relance massif, de 4% du PIB pendant 2 ans, serait bien plus efficace pour relancer la croissance qu’un petit déficit permanent et jamais comblé faute de croissance. L’augmentation de la dette serai faible, et si la croissance repasse au dessus de 2.5% la dette se réduire en proportion, comme sous Jospin.



          • Axel de Saint Mauxe Nico 7 décembre 2008 18:58

            Vous trouvez l’IR trop faible ? Qu’on l’augmente je me barre de ce pays de dingue smiley


          • Croa Croa 4 décembre 2008 23:58

            Non seulement il est débile d’augmenter la charge de la dette, laquelle ne devrait même pas être MAIS cette "relance" est des plus contestable sur la forme aussi !

            Nous savons que l’industrie automobile française fait maintenant tourner l’emploie ailleurs qu’en France, surtout en ce qui concerne les petites voitures, c’est à dire celles qui doivent être favorisées, justement ! (Impact sur l’environnement moindre.)

            De plus, qui achète des voitures NEUVES ? Ceux qui en ont les moyens, bien sûr, et profiteront de l’aubaine. Ceux-là s’abstiendrons plus tard et nous n’auront gagné qu’un peu de temps. Aussi les imbéciles habitués au crédit... Une aubaine pour les banques ! C’EST PEUT-ETRE (en fait certainement) LE VRAI BUT DE LA MANOEUVRE ! (Cadeaux aux banques par double endettement : Celui de l’état et celui des couillons ! Finalement tout ça se règlera grâce à nos sous !)

            Il faudrait au contraire repenser l’automobile. Il faudrait faire durer plus les automobiles au contraire et d’abord en les utilisant beaucoup moins ! Il est tout à fait possible aussi de diminuer la pollution du park existant à l’occasion des changements de moteur : Il suffirait de proposer des kits d’adaptation aux normes, des bridages volontaires, etc... Tout ces trucs qui n’existent pas mais sont tout à fait réalisables. Cela crérait vraiment de l’emploi en France...

             smiley BIEN PLUS !  smiley


            • Marc Bruxman 5 décembre 2008 01:53

              Vous avez tout à fait raison. L’endettement public ou privé conduit toujours au même endroit : A la ruine. Nos gouvernements ne veulent pas l’admettre et ils se comportent tel des parents qui enchainent 50 cofidis pour ne pas montrer à leur enfants qu’ils ne sont pas aussi riches que les gens vues à la télé. Plutot que de réformer l’administration, de la restructurer et de remettre le pays en situation de créer des richesses, on s’endette pour donner une impression virtuelle de richesse. On crée des emplois "aidés" qui ne sont pas de vrais emplois, on paie des gens à rien foutre dans l’administration, on paie, on paie... Avec du fric qui n’existe pas. Et un matin ! Boom ! Y’aura plus de fric ! Et la vous pourrez toujours dire que c’est de la faute des libéraux, c’est les caisses de l’état qui seront vides.


              • Botsu 5 décembre 2008 11:01

                Aaah mais je me disais aussi, en fait l’argent qu’on distribue sous le doux euphémisme de "plan de relance" c’est pas le même que l’argent qui sert à financer le service public. Celui-ci il est spécial, il creuse pas la dette, c’est pour ça.

                Mais attendez voir, il me semble qu’un Etat qui renfloue chaque mec qui frappe à la porte quand d’ordinaire il n’a rien à foutre dans leurs affaires ça correspond pas trop à l’idée que je me fais d’une "économie de marché".

                Ce qu’on appelle pudiquement la "relance" actuellement n’est rien d’autre qu’un transfert d’argent public vers le privé sans contrepartie pour boucher les trous d’un système qui s’effondre, en creusant d’autres trous bien sûr. Certains n’admettent pas que les racines du système sont pourries et que celui-ci se meurt, un peu comme quand on apprend qu’on a le cancer.

                Avant de déclarer le patient en état de mort clinique il faut à tout prix lui injecter tous les remèdes possibles, quand bien même ceux-ci sont a l’origine de sa maladie : augmenter exponentiellement la masse de crédit et de liquidités, baisser les taux, continuer à endetter un maximum tous les acteurs. La bulle menace d’exploser, on la regonfle à grand renfort d’argent public et de dettes, et on gonfle déjà la suivante. Inutile de dire que plus nos Mozart poursuivent leur folie destructrice, plus le choc sera d’une violence inouïe, car le retour à la réalité est inéluctable.


              • Botsu 5 décembre 2008 11:08

                Je tiens à préciser que je suis gloabalement d’accord avec vous au sujet de la dette, mais ressortir à toutes les sauces l’ancienne des fonctionnaires et du service public en une telle période je trouve ça complètement déplacé...


              • karg se 5 décembre 2008 17:24

                Une société sans dette, mon pauvre va mettre ton fric dans une banque islamique, vite.


              • Botsu 5 décembre 2008 18:18

                Je prends bonne note de la pertinence de votre remarque. 


              • Le pirate des caraibes 5 décembre 2008 09:32

                Votre article souleve des points interessants.

                En effet il est ridicule de vouloir soutenir des patrons (et non des industries) qui delocalisent la production pour augmenter les dividendes de leurs actionnaires.

                Par contre, je ne vous suis pas sur les solutions. Vous preconisez le hi-tech (« (transports propres, énergie solaire, bio- et nano-technologies, sans oublier la recherche fondamentale...) »)... Des produits et des technologies ou la france N EST PAS LEADER DU TOUT !

                Vous ne pouvez pas reconvertir un ouvrier d’une chaine d’usine en ingenieur de nano technologie. Vous ne pouvez pas utiliser 60 millions de personnes dans la recherche.

                Un pays a besoin d’industries de production matieres premieres, transformées, et de production de produits finis. C’est le seul moyen pour avoir un tissu economique viable.

                La france doit revenir vers une industrie et des emplois destinés à son marché interne. Et un protectionnisme moderé en est le moyen.

                C’est inévitable. Si la france ne le fait pas, ses voisins le feront.


                • Diogene 5 décembre 2008 10:20

                   Observons simplement.

                  Un vehicule Renault sort des usines de Sandouville. Supposons qu’il ait été entierement fabriqué en france : acier francais, energie francaise,..

                  Supposons que son prix de vente soit de 9000 euros HT

                  Fabriqué 100 pourcent en france, il a donc contribué a 100 pourcent a la solidarité nationale, c’est a dire au financement de la Sécu, des caisses de retraite, des allocs,...Ce sont 9000 euros de salaires.

                  Donc 5000 euros va en paiement des hommes qui ont fait ce boulot et 4000 euros a la solidarité.

                  Maintenant, envisageons le cas d’un vehicule identique fabriqué en roumanie.

                  Il sera vendu 9000 euros mais il n’aura en rien participé a la solidarité. Ceux qui vont s’enrichir vont le vendre un peu moins cher, et ils vont prétendre qu’ils défendent le pouvoir d’achat. Sans payer d’impots grace a la localisation en Hollande de la Holding. Les acheteurs qui vont l’acheter n’ont pas vraiement conscience qu’ils scient la branche sur laquelle ils sont assis, que leurs enfants n’auront plus de boulot, et qu’ils ruinent le pays. 

                  Si un homme politique était responsable, il préconiserait de diminuer le pouvoir d’achat jusqu’a ce que le travail d’un travailleur francais supporte la meme charge de solidarité qu’un travailleur roumain ou chinois.

                  Travailler pour offrir a la clientele un produit avec 80% de taxes en plus que le travailleur chinois, cela décourage profondément les producteurs francais.

                  L’égalité devant la charge solidarité, que ce ne soit pas toujours les memes qui payent.


                • Nono Ladette Nono Ladette 5 décembre 2008 15:11

                  Chers lecteurs et commentateurs,

                  Merci pour vos commentaires et vos votes. Je m’aperçois que conclure avec le spectre de la faillite de l’Etat a plutôt décrédibilisé le reste de l’article. Si vous me permettiez de réécrire ma conclusion, ce serait aujourd’hui : « Toute dépense additionnelle ne ferait qu’augmenter la facture laissée aux générations futures en règlement de notre train de vie d’aujourd’hui ».

                  En tous cas, je me réjouis que le fond de mon article (sur longue période, relance et dégagement de marges de manœuvres doivent se compenser sous peine d’une accumulation d’une dette) ne soulève pas de critiques, il devait donc être pertinent. La nocivité et l’injustice de ces déficits semble aussi être admise par presque tous (sauf ceux qui croient y voir une attaque contre le service public).

                  J’aimerais revenir en quelques mots sur les autres thèmes que vous abordez dans vos commentaires :

                  - Délocalisations et protectionisme (Diogene, Croa). Sujet difficile. Je suis convaincu qu’on a plus a perdre qu’à gagner d’un retour du protectionisme (cf théories économiques du commerce international et du libre échange), surtout si on raisonne à l’échelle mondiale. A l’échelle française, on pourrait peut-être sauver quelques emplois à court-terme, mais souhaite-t-on vraiment accentuer la misère dans les pays pauvres ?

                  - Spécialisation industrielle de la France (Le Pirate des Caraïbes, Arthur Mage) : si la France est un des pays les plus riches de la planète, c’est parce qu’elle a su produire, avant les autres et mieux que les autres, des produits que le monde entier s’arrachait : voitures, trains, avions, infrastructures, médicaments… La liste est longue ! Sauf qu’avec le temps qui passe, et grâce à la mondialisation, de plus en plus d’entrepreneurs des pays en développement (parfois aidés par des entreprises occidentales) sont capables de reproduire les mêmes techniques avec une qualité proche et un prix nettement inférieur, et donc prennent nos parts de marché. Si on veut que notre niveau de vie continue de croître, il faudra être leader dans les marchés futurs, dans la production de biens que le monde entier s’arrachera et que nous seront les seuls à maîtriser. Sinon, si partout dans le monde on produit les mêmes biens et services avec les mêmes techniques, les niveaux de vie dans le monde vont simplement converger. Vers le niveau de vie occidental actuel ? Non car on sait bien qu’il n’y a pas assez de ressources sur terre pour assurer ce niveau de vie à tous, on convergera donc tous vers un niveau de vie moyen inférieur à celui qu’on connaît aujourd’hui en France.

                  - Poids des prélèvements obligatoires => « la redistribution et le service public créent-t-ils des richesses ? » (Bruxman vs Mycroft) : Je me range aux côtés de Bruxman, qui essayait d’expliquer, je pense, que la redistribution (RMI, prime aux titulaires du RSA, allocations chômage, allocations logement) ne crée pas de richesse, elle ne fait que la redistribuer (j’enfonce une porte ouverte). Cela ne veut pas dire que les services publics (santé, éducation, infrastructures, propreté…) ne créent pas de richesse, au contraire.

                  Cependant, certains « services » publics ne créent pas de richesses et sont juste un coût (plus ou moins utile) sur le travail de tous les français (dans le privé comme dans le public) : la collecte des impôts, le traitement de toutes les allocations redistributives, la paperasse excessive en général, les logements de fonction de certains fonctionnaires… je vous laisse le plaisir d’allonger cette liste si cela vous dit. En temps de crise ou pas, ces dépenses improductives sont à éliminer.

                  Et même dans les services publics productifs, des gains de productivité sont toujours possible (dans le privé ils sont de 2% par an en moyenne), ce qui les rendrait encore plus productifs et donc rentables pour nous tous à la fois contribuables et bénéficiaires de ces dépenses publiques.

                  - Relance par la demande et SMIC (Peretz) : le SMIC est générateur de chômage (car nombre d’employés potentiels coûtent alors plus qu’ils ne rapportent). Ce n’est certainement pas en temps de hausse du chômage qu’il faut l’augmenter !


                • Nono Ladette Nono Ladette 7 décembre 2008 11:26

                  Je viens de lire le premier article avec lequel je suis globalement d’accord, sauf sur certains détails qui le remettent en cause entièrement :

                  "Le déficit constitue un moyen de redistribution des riches (les français de demain) vers les pauvres (les français d’aujourd’hui). C’est une forme particulièrement juste de redistribution."

                  Pensez-vous sincèrement, au vu des trends actuels, que les français de demain seront plus riches que ceux d’aujourd’hui ? Pensez-vous que le pouvoir d’achat augmente ? Pensez-vous qu’ils auront du pétrole abordable pour faire rouler leurs voitures ? Qu’ils pourront s’acheter un ou plusieurs logements comme les baby-boomers ? Qu’ils n’auront pas 1 retraité à prendre en charge (retraite + santé ) pour 1,5 actifs, contre 1 pour 3 ou 4 il y a peu ? etc

                  Je réécrirai donc la phrase ainsi : "
                  Le déficit constitue un moyen de redistribution des pauvres (les français de demain) vers les riches (les français d’aujourd’hui). C’est une forme particulièrement INjuste de redistribution."

                  Autre point contestable : "
                  l’endettement public est aussi supposé faire monter les taux d’intérêt. Les études empiriques ne montrent que rarement un effet conséquent de forts déficits publics sur les taux d’intérêt dans un pays."
                  Expliquez-moi alors pourquoi, depuis que l’Allemagne a réduit son déficit à zéro, elle emprunte pour 15% moins cher que la France et 30% moins cher que l’Italie ?

                  Cet argumentaire orienté et contestable ne m’incite pas à lire la suite...


                • Diogene 5 décembre 2008 10:02

                  Ca vaut le coup d’y reflechir,


                  • roOl roOl 5 décembre 2008 15:24

                    http://www.vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304 Je me repete un peu mais je pense que quand on a compris ca, on a compris l’inutilité de ces plans de relance, et surtout la duplicité de nos gouvernants.


                    • Leonidas 5 décembre 2008 18:29

                      Merci pour cet article de bon sens. Les plans de relance n’ont jamais rien rien relancé à part la dette. Le japon, ça fait 15 ans qui font des plans de relance et le seul résultat, c’est presque 200% de PIB de dette.
                      Ceux qui prônent la relance, le font en général parce qu’ils ne se rendent pas compte que quand l’état dépense plus d’argent, il faut bien que cet argent vienne de quelque part. Je vous conseille à ce propos cet excellent article : http://www.objectifliberte.fr/2008/12/plan-de-relance.html
                      Entre les umpistes qui applaudissent le plan de relance de Sarkozy qui n’aura pour effet que d’aggraver et de prolonger la crise et le PS qui demande encore plus de relance, seul alternative libérale défend une autre vision.


                      • Croa Croa 6 décembre 2008 14:52

                        C’est aussi con que ce que fait Sarko ! 
                        Les principales idées reçus et autres mensonges sont toujours là !

                        Comme l’économie de bon ton, votre éconoclastie relève des chapeaux pointus et vos divergeances avec le programme UMP sont seulement théatrales.

                        On évitera de s’y attarder... 

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