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L’impact du vieillissement démographique

L’impact du vieillissement démographique sur le marché du travail, la productivité et la croissance économique.

Au cours de la prochaine décennie, la population en âge de travailler commencera à décliner lorsqu’un grand nombre de baby-boomers prendront leur retraite. Cependant, avec le soutien de politiques de l’emploi adaptées, ce phénomène est susceptible d’être compensé temporairement pendant cette même décennie par des taux d’emploi à la hausse. Des projections récentes montrent que, bien que la population en âge de travailler commence à se réduire à partir de 2010, le nombre total de personnes ayant un emploi dans l’EU-25 continuera à augmenter jusque vers 2017. Plus des deux tiers de ces gains résulteront de taux d’emploi féminins plus élevés, les femmes âgées étant remplacées progressivement par de jeunes femmes plus instruites et davantage impliquées dans la vie active. Le reste est dû à la forte augmentation prévue du taux d’emploi des travailleurs âgés (âgés de 55 à 64 ans). Les évolutions positives attendues en matière d’emploi tendent à créer une « fenêtre d’opportunité » permettant la mise en oeuvre de réformes avant que ne se produisent à plein les effets du vieillissement. Des taux d’emploi plus élevés ne peuvent cependant offrir qu’un répit provisoire et, par la suite, le changement démographique pèsera de tout son poids. Même si l’objectif de taux global d’emploi de 70% selon la stratégie de Lisbonne est atteint, le nombre total de personnes ayant un emploi devrait diminuer de 30 millions entre la fin de la décennie et l’horizon 2050.

Les taux de croissance économique sont censés diminuer avec le vieillissement de la population, en raison principalement de la réduction de la population en âge de travailler. Les projections montrent que, si les tendances et politiques actuelles restent inchangées, le taux de croissance moyen annuel de PIB de l’EU-25 passera mécaniquement de 2,4% sur la période 2004-2010 à seulement 1,2% entre 2030 et 2050. Avec le temps, l’Europe devra s’appuyer de plus en plus sur les gains de productivité comme source majeure de croissance économique.

Les travailleurs âgés constitueront une part croissante des ressources globales en main-d’oeuvre et de la production économique. Cependant, dans beaucoup de pays, les travailleurs âgés sont encore relativement peu employés, en raison d’un recours excessif aux préretraites, d’incitations financières au travail insuffisantes données par les systèmes fiscaux et sociaux, et d’une gestion des âges peu favorable sur le lieu de travail, marquée notamment par un accès insuffisant aux formations, voire par des discriminations vis-à-vis des travailleurs âgés.


Une main-d’oeuvre plus âgée et des vies actives plus longues ne devraient pas impliquer une main-d’oeuvre moins productive. Les éléments disponibles ne suggèrent pas que des travailleurs plus âgés soient nécessairement moins productifs ou moins innovants. Le déclin des capacités physiques et mentales se produit à des âges assez élevés, il est très progressif, sujet à de grandes variations selon les individus, et peut être limité par des politiques préventives en matière de santé. De plus, il peut être compensé par une expérience plus grande, par des adaptations de l’organisation du travail et par l’utilisation plus efficace des technologies de l’information et de la communication (TIC). Les futures cohortes de travailleurs âgés bénéficieront en outre d’un niveau de formation plus élevé, diminuant le risque d’une diffusion moins rapide des nouvelles technologies qui pourrait être associé au vieillissement.
Par ailleurs, on ne peut considérer comme acquis que la réduction du nombre des jeunes facilitera leur accès sur le marché du travail. Une éducation et des qualifications adaptées resteront essentielles pour garantir un emploi stable. Dans le contexte d’une société vieillissante, offrir une formation de qualité aux jeunes, répondant aux besoins du marché du travail et d’une société fondée sur la connaissance, développer la formation tout au long de la vie de sorte que les individus maintiennent leur capital humain, tout cela revêt donc une importance toute particulière.


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8 réactions à cet article    


  • paul (---.---.76.128) 28 novembre 2006 11:53

    faire des projections sur l’emploi jusqu’en 2050 ne repose sur aucun fondement. cela revient à prévoir le temps pour 2050. les gens qui auront trente ans en 2050 ne sont pas encore nés, et leurs parents sont aujourd’hui à la maternelle. aucune prévision humaine ne s’est confirmé au delà de dix ans. même les gouvernements sont incapables de dire la valeur de l’euro ou du dollars dans deux ans, alors dire que ces monnaies existeront en 2050 serait aussi peu crédible.


    • decurion (---.---.226.50) 28 novembre 2006 13:14

      J’ai vu, j’ai lu, c’est QQ !


      • Stef (---.---.20.126) 28 novembre 2006 13:30

        En tout cas au niveau de la France le veillissement devrait nettement ralentir grace au taux de fécondité qui se maintient depuis 2000 à 1,9. Taux que personne n’avait prévu qui se maintient aussi longtemps. Je ne vois pas aujourd’hui d’elements qui pourraient le faire baisser dans les prochaines années.


        • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 28 novembre 2006 14:00

          Pour une fois que l’on ne nous dit pas qu’il faudra « importer » de la main d’oeuvre pour palier le vieillissement de la population européenne. On vieillit, on sera moins nombreux et on continuera à faire tourner la boutique.

          Quand à ceux qui dise que c’est des beaux discours de faire des prévisions à dans 40 ans, je dis que si on ne le faisait pas, on ne serait jamais aller sur la lune, ALbert n’aurait pas trouvé E=MC², etc... Sans perspective on avance pas, ou sinon il y a une solution : les Amishs (et encore les salauds se servent d’outils en fer !).


          • Jean-Pierre An Alré (---.---.201.219) 28 novembre 2006 19:14

            Compare les Amish à des salauds est un peu surprenant et assez malvenu.

            Jean-Pierre


          • Philippe VIGNEAU (---.---.82.131) 28 novembre 2006 15:00

            on vieillit on sera moins nombreux et on continuera a faire tourner la boutique : et bien oui. Et vivement que l’on soit moins nombreux car on commence a etre a l’etroit dans ce pays de plus en plus surpeuple !.


            • loga (---.---.186.131) 28 novembre 2006 17:53

              Il manque plusieurs paramétres :

              la modialisation des entrepriese EU ,(en Chine ,Inde et Brésil)

              la libre circulation profesionnelle des europeéns

              L évolution de l automatisme ou de la robotique qui a couté déja pas mal d emplois.

              Faire une projection si loin est dangereuse il y a la canicule ,la grippe aviaire , une guerre et pourquoi pas l invasion des martiens.

              Le probléme n est pa l’ age mais la possibilité d avoir un emploi à travers l EU .

              Je m inquiéte car des vieux qui partent ne laissent pas un vide mais une possibilité à une grosse entreprise de se délocalier.

              C est un article caduc devant la rapidité de l évolution « industrielle ». et politique.


              • G.Michalas 16 octobre 2010 16:36

                Il est vrai que nous manquons de beaucoup de paramètres pour toutes les projections qui sont faites. Cependant, que nous croyons ou pas à ces projections force est de constater le sous emploi des travailleurs âgés.

                D’autre part nous ne pouvons nier le fait que le taux des naissances vivantes a fortement diminué au cours des dernières décennies. Cette diminution du nombre moyen d’enfants par femme trouve très probablement plus origine dans des considérations de types socio-économiques que spirituelles ou religieuses. C’est pourquoi nous assistons à ce phénomène partout sur notre planète.

                Même si nous n’acceptons pas la théorie parlant du vieillissement de la population malgré l’évolution réelle de la pyramide des âges depuis 1900 à nos jours, les études sur l’intégration des séniors dans la vie professionnelle garde toute son importance. Nous avons énormément à apprendre de leurs expériences et savoirs mais encore faut-il avoir les moyens d’échanger avec eux. Pour ce faire il faudrait que nos entreprises puissent offrir un environnement adéquat.

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