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Accueil du site > Actualités > Economie > L’impossible seconde Révolution Industrielle

L’impossible seconde Révolution Industrielle

Depuis quelque temps, médias, journalistes et économistes constatent que certaines entreprises américaines ferment leurs usines en Europe et les délocalisent vers l’Asie, mais aussi vers les États-Unis. On rapporte que la firme Otis, une multinationale, a fermé son usine en Europe pour en rapatrier la production aux États-Unis (1).

Une puissance impérialiste en voie de désindustrialisation peut-elle inverser ce mouvement et se réindustrialiser progressivement ? Si la réponse est affirmative pour les États-Unis, on peut imaginer qu’il pourrait en être ainsi pour la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Nous croyons que cette réindustrialisation est possible à quatre conditions que nous identifierons par les lettres A, B, C et D.

Ce redéploiement industriel est rendu possible et nécessaire par la combinaison de quatre facteurs concomitants. D’abord, le libre-échange (A), que d’aucuns appellent la « mondialisation des marchés sous le néolibéralisme  ». Le libre-échange permet en effet aux capitalistes de fermer sauvagement telle unité de production en France ou au Canada et de la déplacer vers les États-Unis où la résistance ouvrière est moins intense (B).

Le libre-échange requiert des conditions de droits du travail et des ententes douanières particulières qui sont forgés par les fonctionnaires de Bruxelles, de Washington, d’Ottawa, de Moscou et de Pékin au bénéfice des multinationales actives dans l’espace de Schengen, dans l’aire de l’ALENA, dans la zone Asie-Pacifique (TTP), dans l’espace de l’Alliance de Shanghai et dans l’espace de l’Organisation mondiale du commerce (2). Le Collectif Plateforme contre le transatlantisme sonne l’alarme à propos des négociations en cours entre l’ALENA et l’Union européenne à propos d’une union douanière visant à constituer un marché transatlantique unique afin de faire face au dragon chinois. L’auteur de l’article fait remarquer que « Le marché transatlantique uniformise tout ce qui est nécessaire à la libre circulation marchande (biens, services, investissements, capitaux, cadre légal) d’un côté à l’autre de l’Atlantique, en choisissant de renforcer prioritairement la « libre-concurrence » (sic) et la compétitivité. Cela signifie que les marchés financiers et les firmes multinationales pourront agir de plus en plus librement sur un espace géographique de plus en plus étendu » (3). On peut en dire autant du Traité transpacifique conclu en octobre 2015 afin, lui aussi, d'intensifier la guerre économique contre le dragon chinois « Le TPP (Accord de partenariat transpacifique), qui a été signé le 5 octobre 2015 entre les États-Unis et 11 pays (Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Mexique, Malaisie, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour et Vietnam) (…) n’est autre qu’un pas de plus vers le nouvel ordre économique mondial où les grandes puissances économiques agissent en toute impunité et jouissent d’un pouvoir illimité » estime David Korten (4). Pourtant, ces textes n’expliquent pas les avantages qu’obtiennent les multinationales en redéployant ainsi leurs usines de Gent (Belgique) au Michigan ?

 

Réduire le prix de la marchandise « force de travail »

Depuis plusieurs années la FED américaine maintient le dollar sous la valeur de l’euro, ce qui fournit aux entreprises étatsuniennes un avantage concurrentiel évident. Les biens et les services produits aux États-Unis sont offerts moins chers aux consommateurs européens, canadiens, australiens et japonais. Encore faut-il que les couts de production soient maintenus au plus bas aux États-Unis (C), sinon l’avantage monétaire serait annulé par l’écart salarial qui historiquement était à l’avantage des travailleurs étatsuniens mieux payés, dans la grande industrie à forte productivité du moins. On peut établir le même parallèle entre les États-Unis, la Chine et l’Union européenne.

La dévaluation d’une monnaie, du dollar US par exemple, constitue une diminution de la valeur de toutes les marchandises produites aux États-Unis, y compris de la plus précieuse de toutes les marchandises, la « force de travail » (C). De plus, l’inflation, provoquée par l’injection constante de dollars dans le circuit financier américain, réduit le pouvoir d’achat des travailleurs – et réduis d’autant la valeur de la marchandise « force de travail » (C). Enfin, les capitalistes américains, avec le soutien de leur appareil d’État, ont lancé depuis des années des attaques en règle contre les conditions de travail, contre les salaires, contre les régimes de retraite et contre les conditions de reproduction de la force de travail, en réduisant les services publics notamment (C). Pendant ce temps, l’État des riches a diminué les charges fiscales des entreprises et accru celles des travailleurs, réduisant encore davantage la valeur de la marchandise « force de travail » (C). Sous ce rapport, les capitalistes monopolistes américains ont donc une longueur d’avance sur les capitalistes monopolistes européens, canadiens, japonais, raison pour laquelle on assiste à la délocalisation d’entreprises de l’Europe et du Canada vers les États-Unis. Aucun d’entre eux cependant n’a cet avantage concurrentiel face au dragon chinois qui pressure sa force de travail au maximum.

Mais les capitalistes monopolistes installés aux États-Unis ne peuvent baisser les bras et ils espèrent surmonter ce handicap. Il appert que ces assauts concertés et virulents contre le prolétariat étatsunien, et la faible résistance des prolétaires américains ont porté fruit. Aujourd’hui, non seulement la productivité des salariés (cadence de travail, nombre d’heures de travail, mécanisation-robotisation du travail, etc.), ainsi que le bas cout de reproduction de la main-d’œuvre américaine (bas salaires et avantages sociaux en régression) fournissent deux avantages concurrentiels inégalés aux entrepreneurs étatsuniens face à leurs concurrents européens, canadiens et japonais. De fait, dans certaines parties des États-Unis les salaires et les conditions de travail sont équivalents à ceux en vigueur dans certains pays « émergents » (C). La prochaine entente de libre-échange entre ces deux grandes alliances impérialistes (ALENA et Union européenne) accentuera la concurrence entre les classes ouvrières d’Europe, des États-Unis et du Canada. Quel pays vendra sa marchandise « force de travail » au plus bas prix et aux pires conditions ? Quel pays présentera la plus forte productivité, la plus grande compétitivité et donc offrira le plus fort taux de plus-value et de profits à ses actionnaires ? Voilà l’enjeu de la guerre économique que se livrent les grandes alliances impérialistes. 

Ayant quasi écrasée la résistance ouvrière américaine, ayant ramené le prolétariat étatsunien à des conditions de survie où, individuellement, chaque travailleur se sent menacé par le chômage et le surendettement ; totalement isolé dans sa résistance en raison de la trahison de l’oligarchie syndicale d’affaires, chaque travailleur lutte pour sa survie personnelle et se vend au plus offrant à des conditions ne permettant même pas sa reproduction (B). Voilà l’industrie américaine enfin prête pour un second souffle, pour un « redécollage » – pour une reconquête de ses marchés et de ses zones de surexploitation du travail salarié si ce n’était d’une série de problèmes aggravants qu’il lui faudra résoudre auparavant. Attardons-nous à ces problèmes quelques instants puisque l’Europe, le Canada, le Japon, la Russie et la Chine y sont confrontés.

 

La concurrence interimpérialiste

Le libre-échange, requis par l’industrie, redéfinit les conditions de la concurrence impérialiste. D’une part, la Chine impérialiste maintient sa capacité concurrentielle : 
1) en haussant constamment le niveau de productivité de sa main-d’œuvre salariée (budget croissant de recherche et de développement, robotisation accélérée, cadence effrénée, longue journée de travail, etc.) ;

2) en contrôlant sévèrement la lente et systématique augmentation des salaires de ses ouvriers afin de se constituer un marché intérieur ;

3) en outre, la Chine a commencé à délocaliser certaines de ses entreprises à faible valeur ajoutée et au facteur main-d’œuvre élevé, où la mécanisation-robotisation est généralisée et globalisée (vêtement, chaussure, alimentation, etc.) vers l’Asie du Sud-Est et vers l’Afrique miséreuse (Éthiopie, Nigéria). Ainsi, la Chine, malgré la guerre économique que lui livrent ses concurrents, maintient jusqu’à présent sa capacité concurrentielle face aux capitalistes américains, européens, canadiens, japonais.

 

D’autre part, afin de réduire la valeur de la marchandise « force de travail » l’Union européenne use des mêmes stratagèmes que les Américains soient la dévaluation de l’euro et l’inflation par l’impression de monnaie. Afin d’obtenir des hausses de productivité, les multinationales européennes accroissent la robotisation-informatisation des postes de travail, associée à l’intensification du travail. À cette batterie de mesures s’ajoutent la réduction des salaires couplée à la diminution des services publics et l’augmentation des taxes et des impôts pour les travailleurs. De plus, les États capitalistes européens réduisent les impôts et les charges sociales des entreprises afin de leur permettre de hausser leurs marges bénéficiaires. Enfin, les multinationales européennes procèdent elles aussi à la délocalisation de leurs usines vers les pays émergents afin d’obtenir des avantages concurrentiels. Bref, l’Europe, le Japon et le Canada appliquent chez eux les « solutions » qui ont semblé fonctionner aux États-Unis et en Chine. Ces solutions ont-elles ramené la croissance et la prospérité aux États-Unis, au Canada, en Europe, au Japon, en Russie et en Chine ?

Ces mesures, appliquées dans tous les pays capitalistes, avec plus ou moins d’intensité et d’efficacité, ont rétabli en partie la productivité-compétitivité de la production industrielle. Mais ces solutions ont aussi réduit le pouvoir d’achat des travailleurs dans tous ces pays mis en concurrence sauvage « libre-échangiste ». Partout, la valeur de la marchandise « force de travail » a été réduite souvent en deçà des conditions de sa reproduction élargie (C). Ces mesures déprécient les maigres économies des salariés, font fondre leurs régimes de retraite et augmentent leurs dettes. Devant cette ignominie les ouvriers européens, chinois, sud-américains, sud-africains ont déjà entrepris des grèves féroces pour résister à l’érosion de leur pouvoir d’achat et pour obtenir des augmentations de salariales compensant pour l’inflation et la perte de pouvoir d’achat. Refusant d’être surexploité ces travailleurs mettent en péril la réindustrialisation de l’Europe préviennent les chercheurs du ministère de l’Industrie de France (5). 

Les capitalistes monopolistes européens – quel que soit leur drapeau nationaliste chauvin – font face à cette résistance ouvrière généralisée. Le malstrom médiatique – de concert avec les politiciens et les bureaucrates syndicaux – sont en campagne afin de démontrer, à partir des exemples grec, espagnol, portugais, italien et britannique, que les ouvriers qui ne se soumettront pas et n’accepteront pas de se serrer la ceinture et de revenir aux salaires et aux conditions de travail d’antan, et d’abandonner les « acquis », seront rejetés par le système économique omnipotent et ils seront jetés sur le pavé. Chômage et assistance sociale, soupe populaire, friperies et SDF c'est l’avenir qui leur reste. Le dilemme se résume pour un ouvrier européen : mourir de faim en travaillant ou mourir d’inanition sous l’assistance sociale (C) ? Voilà une condition de réindustrialisation qu’une partie de l’Europe ne rencontre pas encore alors qu’aux États-Unis une partie de la classe ouvrière s’est rendue aux exigences du capital et plusieurs vivent dorénavant dans les parcs, dans leur automobile ou dorment sous la tente. En faillite, près de 30% des jeunes couples travailleurs américains sont retournés vivre chez leurs parents. Aux États-Unis, depuis quelques années, maints salariés ont vu leur revenu réduit de 25 % et ça continue (6).

Puisque les travailleurs américains s’y sont résignés, pourquoi les ouvriers et les employés européens, canadiens, japonais ne s’y résoudraient pas ? Alors, de grâce, scandent les capitalistes français et leurs sous-fifres socialistes, « oubliez les 35 heures ». Aujourd’hui, « enfants de la patrie la plus-value doit être produite en métropole et extorquée patriotiquement avec la complicité des bureaucrates syndicaux  ».

 

La dette souveraine est hors contrôle

La dévaluation du dollar US, de l’euro, du yuan, du yen, du rial, du rouble et du dollar canadien a bien entendu pour conséquence de hausser la valeur de la dette souveraine de chaque État déjà lourdement endetté. Plus un pays européen est dépendant de l’épargne et de la capitalisation extérieure à la zone euro, plus sa dette augmentera au fur et à mesure qu’il empruntera sur les marchés extérieurs. Pour les pays qui se recapitalisent et qui empruntent sur le marché européen, ce qui sera bientôt le lot de tous les pays de l’union, les dettes seront communautarisées « socialisées » (c’est là le « socialisme » que propose la gauche bourgeoise), sans qu’il ne soit nécessaire d’adopter une résolution quelconque au Parlement européen (D). Sous l’impérialisme l’intégration financière, monétaire et fiscale se réalise implicitement ce qui évidemment est déjà en force en Chine, au Japon, en Russie, au Canada et aux États-Unis (D).

Ainsi, aux États-Unis, la FED achète les obligations d’épargne du gouvernement américain et dévalue d’autant la valeur du dollar US. Il semble que la Banque centrale européenne (BCE) ait décidé de recourir au même stratagème suicidaire. En effet, ce système de financement de la dette est suicidaire puisque cette opération de renflouement des budgets gouvernementaux des pays de la zone euro à même de l’argent inflationniste ne fait que reporter la crise de surproduction – de sous-consommation – de chômage aggravé – et d’endettement public et privé – vers d’hypothétiques échéances qui ne sauraient tarder, ni être évitées.

Demain, politiciens, économistes et autres cassandres viendront expliquer qu’il faut davantage de sacrifices de la part des « citoyens-salariés » ; réclamer moins de salaires et plus de productivité-compétitivité ; exiger moins de services publics afin de réduire les déficits publics gigantesques, conséquences de l’endettement croissant. Ils demanderont de cautionner les guerres couteuses et destructrices, et finalement, ils exigeront encore plus de subventions et de dégrèvements fiscaux en faveur des entreprises en crise et des banques en faillites de manière à maintenir la compétitivité et les taux de profit élevés.

 

Profit accru – reproduction élargie

Ne vous méprenez pas cependant, l’objectif du développement du mode de production capitaliste n’est pas d’accumuler des profits et des capitaux. Vous vous m’éprenez sur la finalité de la guerre que se mènent les différentes alliances impérialistes. L’objectif ultime du système capitaliste est, à travers cette accumulation de capitaux, d’assurer sa reproduction élargie. C’est la loi inaltérable du système qui pousse les concurrents monopolistiques intercontinentaux à s’entredéchirer afin d’assurer leur survie, de croitre et de prospérer. La loi générale du MPC va comme suit : « accumule la plus-value (Pv), réinvestis ce capital et assure un nouveau cycle de reproduction élargi de cette matrice. Dans le cas contraire, péris et dépose ton bilan ». Voilà la recette qu'appliquent les capitalistes, peu importe le drapeau national qu’il pavoise.

Les marionnettes politiques, socialistes, libérales, conservatrices, NPD, démocrates, républicaines, lepénistes, « Communistes » chinoises, russes, ne sont là que pour réguler cette transaction économique entre d’une part les investisseurs – les preneurs de risque avec le capital public (caisses de retraite, caisses d’assurance, banques) ; et d’autre part les masses ouvrières et besogneuses dépourvues de pouvoir économique, politique, social et idéologique, sinon celui d’offrir leur marchandise « force de travail » au plus offrant contre un salaire de moins en moins conséquent et des impôts de plus en plus exorbitants.

C’est à prendre ou à laisser clame les capitalistes : nulle échappatoire au sein de ce système, même pas l’espoir de rétablir les frontières nationales de façon à se recréer ce petit milieu d’exploitation capitaliste patriotique à l’abri de la concurrence internationale, où l’exploiteur sanguinaire parle la même langue que le prolétaire.

  

Deux voies s’offrent aux ouvriers :

1) Suivre l’exemple étatsunien et vendre leur marchandise « force de travail » à forte productivité sous le seuil de reproductivité, et donc, mourir à petit feu tout en travaillant durement, assurant ainsi la réindustrialisation compétitive de « l’entité nationale chauvine ».

2) Résister de toutes leurs forces, rejeter tous les traités et mener la grève générale illimitée pour enfin renverser le système capitaliste et construire un nouveau mode de production.

 

(1) http://economieamericaine.blog.lemonde.fr/2012/10/26/pourquoi-lindustrie-americaine-se-desengage-de-leurope/ et http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-le-pdg-de-psa-peugeot-citroen-annonce-la-fermeture-d-usines-en-europe-110604349.html

(2) http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-crise-economique-la-chine-l-110893 

(3) http://www.legrandsoir.info/plateforme-contre-le-transatlantisme.html

http://www.no-transat.be/

(4) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/traite-transpacifique-ou-le-regne-des-multinationales/

(5) La désinsdustrialisation de la France – PME en péril. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-desindustrialisation-de-la-france-pme-en-peril/

(6) Les salaires et les profits aux États-Unis http://www.mondialisation.ca/usa-10-chiffres-qui-disent-tout/5310915. Dans un prochain article nous scruterons cette question de la hausse de la productivité du travail si chère aux employeurs – patrons – capitalistes et financiers. http://alencontre.org/europe/france/france-apres-les-pigeons-voici-les-vautours.html

 

 

À lire Manifeste du Parti Ouvrier (2014) http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 


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35 réactions à cet article    


  • fred.foyn Le p’tit Charles 5 mars 10:26

    C’est la course a la main-d’oeuvre bon marché..et la mafia des patrons creusent sa tombe, juste une question de temps.. !


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 mars 16:53
      @Le p’tit Charles
      Vous avez tout à fait raison Petit Charles - ce n’est qu’une question de temps

      Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com

    • mmbbbb (---.---.51.245) 5 mars 11:14

      la conclusion est un peu hative et irrealisite D’une part les couches sociales sont divisees en France en Europe et cet auteur ne mentionne pas le ventre capitaliste ( essayiste americaine  Silvia Federici )  Les pays du sud ont une croissance exponentielle Le Bangladesh par exemple Un reservoir de main d’oeuvre inepusiable dans l’industrie du textile L’inde demain qui comptera plus de 1,6 milliards d’habitants ect ect L’auteur loue le grand soir, esperance lointaine En France desormais les travailleurs sont en competition et l’alignement du salaire a la baisse ( routier, agriculteure francaise qui souffre de la nouvelle competitivite de l’agriculture allemande qui emploie sans sourciller de la main d’oeuvre de l’est ) . Les capitalistes ont ete fort sur ce point il ont repris la devise de Cesar " diviser pour regner " Les syndicats en france trop nombreux et prechant pour le propre clocher.


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 mars 16:59
        @mmbbbb


        Vous vous trompez monsieur  l’auteur a tenu compte de tout cela et son article ne visait pas à présenter le scénario par lequel le capitalisme va s’effondrer mais simplement de montrer qu’aucun scénario de rescapé n’est possible MÊME ET Y COMPRIS le scénario de l’exploitation du prolétariat du Bengladesh de l’Inde et de l’Afrique par la suite... tous ces prolétariats seront un jour concurrencé par le prolétariat de France et d’Amérique qui tous ensemble finiront par comprendre que ce n’est pas le prolétariat du pays d’en face (et surtout pas le prolétariat Allemand) qui est l’ennemi irréductible mais le patronat DE CHACUN CHEZ-SOI qui est l’antagoniste qu’il faut renverser.
         
        Ne regardez pas dans la cour de votre camarade prolétaire mais dans votre propre cous avec vos propres salauds de capitalistes il sont la les ennemis de classe.

        Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com



      • Gandalf Gandalf 5 mars 16:23

        Et si j’ai une astuce pour tuer tout dumping social, tu nous ferais moins de pipeau, bibeau ?


        • HELIOS HELIOS 6 mars 00:57

          @Gandalf


          ... c’est pourtant simple... 

          on aligne les droits et obligations de l’entreprise française sur le salarié détaché comme si celui-ci était français et...
          à partir de son salaire hors cotisation sociales.... 

          - on calcule les cotisations qu’il devrait payer en France... on retire celles qu’il va payer dans son pays d’origine et on fait payer a l’employeur le reste... en France !

          Lorsque le cout du travail d’un étranger sera identique au cout d’un français et que les regles applicables seront identique, les entreprises auront un vrai choix qualitatif.

        • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 mars 17:04
          @HELIOS

          C’est précisément sur ce point que nous divergeons totalement camarade.

          Je ne cherche pas de coupables (je l’ai déjà trouvé c’est le mode de production capitaliste dans son ensemble) et je ne cherche pas à rendre le prolétariat du Nord mieux exploitatble que le prolétariat du SUD, je ne cherche pas à sauver le capitalisme - je cherches simplement à le démasquer afin que nous fassions consensus pour le renverser -. 

          De toute façon ce système ne peut être réchapper. On ne peut qu’en mourir et jamais en survivre. 

          Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com

           

        • Gandalf Gandalf 6 mars 17:12

          @HELIOS


          @Helios, 

          Ca marchera en terme de dumping social interne, ça ne marchera pas vis à vis de l’extérieur.

        • HELIOS HELIOS 6 mars 17:16

          @Gandalf

          ah, ben évidement !
          Comme a l’extérieur ce n’est pas chez nous, c’est dur d’obliger....
          Alors, commençons par nous-même.



        • HELIOS HELIOS 6 mars 17:33

          @Robert Bibeau


          Le capitalisme, c’est un collectivisme diversifié. Tant que vous vous attaquerez au capitalisme, vous scierez la branche sur laquelle vous êtes assis ! Comprenez bien : la mise en commun de moyens selon ses capacités, c’est le capitalisme. Les uns apportent le capital, d’autre la force de travail. Il faut simplement que le fruit de l’association soit équitablement répartie.

          Lorsqu’un polonais est sous payé ce n’est pas l’apport de travail qui est mal payé c’est le retour sur investissement qui est déséquilibré car le polonais travaille pareil qu’un français.

          Obliger a équilibrer ce cout du travail, c’est simplement ,prélever une part de la richesse produite pour que le dumping social n’existe plus. Pas question de surpayer le polonais, ce qui déséquilibrerait a son tour, le travail en Pologne, juste rendre le cout du travail polonais plus cher (seulement) pour l’entreprise française jusqu’au niveau du cout du travailleur français.

          Cela se fait par l’impôt calculé comme je l’ai indiqué dans mon commentaire précédent. Cet impôt (donc cette richesse) sera normalement redistribué par les mécanisme d’état defini et réparti lors des discussions budgétaires au parlement.



          Donc, revenons au discours général Il faut réglementer. La réglementation, c’est la morale appliquée au comportement économique, homologue à la morale appliquée dans le comportement humain.

          Lorsque la société n’est pas organisée, c’est la loi du plus fort, la regle de celui qui a les moyens de contraindre. rien ne change, sauf qu’on a délégué a l’etat ce moyen de contraindre en supposant qu’il va être impartial.

          Il n’est pas impartial, parce qu’il n’a aucune morale, aucune règle... donc, donnons lui des règles !
          Supprimer le capitalisme est idiot ce serai identique a vouloir supprimer l’homme parce que certains d’entre eux sont impolis, voleurs etc...

        • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 mars 18:51
          @HELIOS

          Il y a une très grand quantité d’erreurs dans la suite de tes énoncés et nous n’avons ni le temps ni l’espace ici pour tout débrouiller. Je vais tout de même poser quelques questions pour pister vers les incohérences de ton raisonnement ?

          1) D’où vient - quelle est l’origine du CAPITAL QUE LES UNS apportent à la collectivité ???
          2) Qui, et comment prélever une part de la richesse produite par le polonais afin d’empêcher le dumping soical comme tu l’appelles ?
          3) Dumping social = qui l’organise et pour le bénéfice de qui ?
          4) Comment empêcher ce (qui)  de le faire sachant qu’il dirige - domine - contrôle toute la société y compris les élections bidon qui serait supposément l’expression des petits (cf Grèce e et Siriza et Podemos)
          5) Qui imposerait l’impot AUGEMENTÉ tel que tu l’as calculé alors que les gouvernements bourgeois ne parviennent même pas à FAIRE payer l’impôt déjà du (à petit taux) par ceux qui le doivent et s’échappent vers les iles Caimans ??
          6) Qui va empêcher la loi du plus fort de prévaloir puisque ces mêmes responsables sont aux ordres des plus forts qu’ils ne sauraient raisonner ?
          7) Pourquoi supprimer le capitalisme serait idiot parce que ce système est fini - déchu -décadent - moribond - destructeur - ce ne sont pas un ou 2 aspects qui sont déchus c’est le système dans sa globalité. 

          Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com 

        • Xenozoid Xenozoid 6 mars 18:57

          @Robert Bibeau

          8)qui decide de ce qu’est le travail ?


        • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 mars 19:25
          @Xenozoid

          C’est le mode de production qui décide de qui est du travail et pire ce qui est du travail rémunéré et ce qui n’est pas du travail ou pire mëme pas du travail méritant salaire.

          Exemple : le travail de la maman qui il y a des années torchait des tas d’enfants sans salaires -sans rémunération - sans reconnaissances.

          Aujourd’hui les misérables féministes pensent faire des progrès sociaux en forçant les femmes à aller vendre leur force de travail sur le marché - Ce qui en société communiste serait une bonne chose pour la femme que de travailler pour elle-même mais qui est une mauvaise chose que de la forcer à subir elle-aussi l’exploitation capitaliste sur un pied d’égalité avec l’homme ouvrier.


          Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com



        • HELIOS HELIOS 6 mars 20:54

          @Robert Bibeau

          … merci pour votre réponse…

          Juste un « court » commentaire : vous ne pouvez pas accuser les autres sur des intentions et justifier votre position également sur des intentions.

          Alors voila :

          Votre point -1-

          … Supposons que tout le monde soit égal, 0 capital, 0 formation… un monde sans parents, sans famille, sans héritage… des nouveaux nés dans un monde nu. A l’adolescence il y aura toujours ceux qui seront plus beaux, ou plus grands, ou plus fort.. . ou plus intelligents peu importe… il y aura donc ceux qui sauront tirer le meilleur parti d’une situation qui va se présenter… puis plus tard, sauront ensuite en conserver le fruits, soit par prudence, économie et autres choix. Personne n’est ni identique ni égal…. C’est pour cela qu’on parle d’équité et non pas d’égalité stricte.

          Ceux qui auront accumulé du savoir faire et du pouvoir économique (le capital) pourront le dépenser ou l’investir dans des structures collectives pour lesquelles ils chercheront la contrepartie « travail » pour que le centre économique soit complet et fonctionnel.

          Ceux qui n’auront « que » leur travail a apporter le feront… et TOUS chercheront a maximiser leur revenu.

          A partir de là, les règles de la concurrence devraient s’appliquer, aussi bien dans la commercialisation des produits et services que dans l’offre de capital et l’offre de travail.

          n  Normalement, l’offre de produit et service est proposée sur un marché concurrentiel et libre (supposons qu’il n’y a ni collusion, ni monopole)

          n  L’offre de capital est très bien gérée a partir des mécanismes bancaires -auxquels tout le monde a accès dans les mêmes conditions- ce qui explique la bourse, les différentes formes juridiques d’entreprises etc.

          n  L’offre de travail, par contre est très mal gérée actuellement car la mise en concurrence du travail écrase la valeur travail, d’autant plus que la productivité engendrée par l’organisation, les machines et les conditions locales tirent toujours plus cette valeur vers le bas… et que le travail ne se stocke pas !

          Mais ce n’est pas parce qu’il y a excès de forces de travail pour laquelle la demande est toujours moins forte, que cela démontre une quelconque culpabilité du capital comme de l’entreprise.

          Votre point -1- complément de réponse

          Par contre, la valeur travail n’est pas une marchandise comme les autres parce que justement, nous avons crée une société intelligente (communiste ou libérale, peu importe) où le libre arbitre et les choix des uns n’est pas dirigé par une entité inhumaine, mais par des volontés individuelles.

          Les uns préfèrent bien manger, d’autres moins travailler, louer plutôt qu’acheter, économiser plutôt que dépenser et/ou les mix de tout ça… etc… tous les choix sont dans la nature et c’est heureux. On ne peut donc obliger personne à respecter une autre volonté que la sienne.

          Donc il a fallu établir des normes pour lesquelles le prix du travail soit capable de satisfaire a un plancher minimum… soit par un « smic » soit par des cotisations sociales qui financent des services d’états rendus a ceux qui ne les choisiraient pas ou parce que la solidarité est le seul moyen de les financer.

          Et la nous rentrons dans le vif du sujet :

          Votre point -2- préalable

          Votre point -3- inclus ici dans le préalable 

          Comme pour la diversité des hommes, les structures locales – ie la société humaines – sont hétérogènes et en fonction des cultures, des choix économiques, sociaux, humains ont été fait. L’exemple de la Pologne (je ne sais pas si c’est vrai ni même si c’est pertinent) et de ne pas « soumettre » a la solidarité, par exemple, le système de santé, alors que la France le fait. Dans ce contexte, la valeur travail est différente puisque chaque polonais doit financer personnellement sa santé… alors qu’en France, c’est la solidarité qui se finance par des cotisations sociales partagées entre l’employeur et le salarié ainsi que tous les autres revenus (CSG = contribution sociale généralisée).

          A partir de là, si le marché est ouvert sans règle, il est évident que : comme vous sur un marché, vous allez choisir vos légumes sur un critère économique (rapport qualité/prix) et les entreprises, pas plus que vous, pas plus que le système le permettant, ne sont a blâmer

          C’est cette absence de règles qui fait qu’il existe une « dumping social… je traduis dumping social c’est se fournir là ou la valeur travail est la moins couteuse justement parce que les règles locales ne sont pas homogènes d’un pays a l’autre)… il n’y a pas de volonté d’organiser un dumping social si ce n’est respecter les choix nationaux des uns et des autres.

          Votre point -2- réponse

          A défaut de pouvoir les rendre plus homogènes, ce qui est ni possible ni souhaitable… ce sont des choix de société des uns et des autres, il faut se servir de ces frontières de choix pour établir des règles d’équilibre dont je vous ai parlé lors de mon premier commentaire.

          Puisque la France a choisi la solidarité il faut que les acheteurs de travail payent le juste prix français et s’ils préfèrent acheter polonais, il faut qu’ils participent néanmoins a la solidarité… ce qui est actuellement impossible.

          En aucun cas il faut payer plus cher le polonais, car cela déstabiliserait le choix polonais… la seule solution c’est de respecter le prix polonais complet salaire plus charges polonaises payée en Pologne et participer a la solidarité français en payant les charges française. Comme on ne va pas les faire payer deux fois, on ne prendra alors que le différentiel qui doit être versé a l’état qui se chargera alors de les repartir selon les règles nationales.

          Ce sont les mêmes mécanismes que ceux qui fonctionnent actuellement pour les cotisations françaises qui collecteront les charges des travailleurs étrangers lorsqu’il y a excédent.

          Votre point -3- (voir ci-dessus)

          Votre point -4-

          Je devrais ne pas répondre a ce point qui n’est pas factuel mais interprétatif. Ce texte sert a répondre a votre point -6-

          Si un choix démocratique (supposons démocratique) est fait, vous ne pouvez au nom de votre interprétation le contester. Il y a élection dans la majorité des pays… les représentants des électeurs se retrouvent au sein d’un parlement et exécutent la volonté des citoyens. On peut supposer qu’un système communiste n’a pas de représentants politiques, mais sociaux, et s’ils sont élus c’est la même configuration !

          Parler ensuite de détournement de démocratie, c’est toujours possible, mais cela n’a rien a voir avec le capitalisme, le travail etc, cela a voir avec les fonctions du pouvoir qui n’est pas soumis a un quelconque contrôle intermédiaire (en cours de mandat) pas plus qu’une sanction citoyenne lors de la faillite d’une gouvernance.

          A ce niveau, les citoyens sont autant responsable que la classe politique, car au final, c’est bien eux qui mettent les bulletins dans l’urne et, pour la France actuellement, c’est bien eux qui depuis 40 ans refusent de choisir en dehors des deux partis dominants.

          suite plus bas...


        • HELIOS HELIOS 6 mars 20:56

          Suite donc ...

          Votre point -5-

          Il ne faut pas faire un amalgame mal venu. Vous mélangez l’impôt des structures économiques et celui des personnes… de plus le mot « bourgeois » est malvenu puisque ceux qui ont crée les regles fiscales sont des élus des citoyens donc les représentent.

          -  Les structures économiques (les sociétés) paient leurs impôts normalement, mais utilisent tous les méandres de la loi pour baisser les taux ou s’affranchir de leurs obligations fiscales. Une société n’est pas une personne, elle n’a pas de réflexion en elle-même… elle a une comptabilité, elle applique les règles qui lui sont imposées. C’est pour cela que je vous ai expliqué que ce sont les règles qu’il faut changer ou adapter.

          Si demain on met en place des règles de compensation des cotisations sociale pour les travailleurs détachées, les sociétés paieront ces compensations.

          -  Les personnes sont intégralement soumise aux règles du fiscales et paient leur impôts. S’il y a des évasions fiscales, c’est aux organismes de contrôle et de répression d’agir. Vous ne pouvez pas accuser la société globalement, si quelques un enfreignent la loi et au passage jeter le bébé avec l’eau du bain. Les fraudeurs sont coupables et sont condamnes lorsqu’ils se font attraper. C’est vrai dans un pays capitaliste comme dans un pays communiste, même si la fraude ne concerne pas directement une dette fiscale.

          Votre point -6- Voir plus haut le point -4-

          Depuis quand n’avez-vous plus voté ?

          Votre point -7-

          Pourquoi, pourquoi…. Tout simplement parce que vous vous trompez de cible.

          Ce n’est en aucun cas le système capitaliste qui est mis en cause, mais la financiarisation du système qui pose problème.

          Cette financiarisation, outre qu’elle oblige toute activité économique a uniformisé (vers le haut) la rentabilité d’une quelconque activité… et en la déconnectant de l’obligation sociale de fournir bien et service a la société (le tissus social)…. Entraine des distorsions qui deviennent insoutenables.

          On ne peut exiger d’un boulanger, par exemple d’avoir des marges équivalentes a celles d’une banque… et pourtant c’est ce qu’il se passe, puisque plus personne n’accepte de voir son travail dévalorisé (par comparaison).

          Un autre effet pervers de cette financiarisation est manifestement la perte de richesse entrainée par le drainage qu’effectuent banques, societe de crédit et bourses au profit de place de marché excentrée.

          Je l’ai expliqué par ailleurs, chaque fois que votre boulanger achète un nouveau four a crédit, les intérêts versés a sa banques sont « remontés » vers les sièges et donc vers les places de marchés… donc ne sont pas réinvestis sur place.

          La libre circulation des capitaux, sans contrôle ni couts est une formidable pompe aspirante a richesse qui induit de la pauvreté, freine le développement et donc participe activement au chômage.

          Ce n’est donc pas d’éliminer le capitalisme qui faut, mais de réglementer au plus vite ces transfert de capitaux, et au passage créer des nouvelles formes juridiques d’entreprises pour favoriser autant que faire se peut l’actionnariat local, pour que les dividendes (donc la richesse) restent et s’investissent sur place.

          Voila, j’ai été court, c’est d’autant plus dur qu’une tablette n’est pas faite pour tant de texte.


        • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 mars 23:07
          @HELIOS
          Vous n’avez pas été court vous avez été long pour exposer votre naiveté de petit bourgeois.

          1) Je ne vote pas depuis des dizaines d’années - preuve que je suis totalement libérer de l’idéologie capitaliste pseudo-démocratique.
          2) Les élus des citoyens rient des citoyens dès le soir de leur élection Le parti Socialiste français vous connaissez ??
          3) Les méandres de la fiscalité sont conçus par les sous-fifres des corporations - sociétés dirigés par des capitalistes bardés de comptables et d’aviseurs légaux parfaitement humains t conscient de leurs malversations dont l’État n’est que l’exécuteur testamentaire
          4) La libre circulation des capitaux est ce que vous en dites effectivement et elle ne peut être autre chose au sein du mode de production capitaliste qui est ainsi conçu.

          On ne peut réformer - remédier - corriger - réparer ce système qui fonctionne normalement selon ses lois profondes et ne peut fonctionner autrement - la preuve il se dirige vers le précipice et personne aux commandes ne peut l’empecher de se fracasser et vous n’y parviendrez pas vous non plus.

          Robert Bibeau. Directeur Les7duQuébec.com


        • HELIOS HELIOS 6 mars 23:47

          @Robert Bibeau


          ... c’est sur que si je ne suis qu’un petit bourgeois , qui respecte les lois et règles de son pays, le choix des autres (exactement comme je vous respecte) alors je ne vois pas ce que nous pourrions échanger de plus...

          sauf votre respect donc, en tant qu’homme, votre marxisme tout autant prédateur que le capitalisme dont vous faites semblant d’ignorer la différence qu’il y a avec le « financiarisme », s’est emplafonné dans le mur bien avant le capitalisme et c’est heureux qu’il ait disparu j’espère définitivement.

        • Robert Bibeau Robert Bibeau 7 mars 02:06
          @HELIOS

          Vous vous trompez totalement et de radoter les bouffonneries des médias à la solde n’y changera rien.

          Il n’y a jamais eu à ce jour un seul pays socialiste ni surtout communiste sur la planète et ceux qui se sont emplafonner ont en fait emplafonner le capitalisme monopoliste d’État - une variante du capitalisme financiarisé libéral auquel vous faites référence 

          Tout est à réécrire et à refaire en ce domaine je l’admets avec vous.

          Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com

           

        • Xenozoid Xenozoid 7 mars 22:14

          @Robert Bibeau

          disons que tu as raisons.on dit quoi a ceux qui font des bombes ?
          que les bombes sont égales pour tous ou qu’elles pas assez sexistes ?
          absurde.bande de .......

        • Robert Bibeau Robert Bibeau 8 mars 01:14
          @Xenozoid

          Je ne comprend absolument pas ta question à propos des bombes ?????

          Je ne préconise pas le terrorisme, le terrorisme est une tactique anarchiste de petit bourgeois frustré et déjanté. 

          La révolution sera un mouvement de masse et populaire ou ne sera pas.

          Il y a deux sortes de poseurs d bombes 1) Des flics ou des agents de flics - conscients ou non 2) des jeunes perdus - désespérés à qui on a coupé tout espoir - toute retraite et qui ne voit que ce chemin que les flics prennent grand soin de leur indiquer .

          Nous sommes collectivement coupable de laisser ces désespérés se diriger vers ce sul de sac contre-révolutionnaire - engluée que nous sommes dans nos luttes sectaires au lieu de leur fournir une direction révolutionnaire.

          Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com



        • Xenozoid Xenozoid 9 mars 18:18

          @Robert Bibeau


          les bombes je voulais juste dire que quelles qu’elles soient les bombes sont toujours faites par et pour des hommes/femmes,c tout
          et a ce niveau beaucoup de « prolo »sont par definition terroristes mais pas seuleument

        • Gandalf Gandalf 6 mars 17:39

          Admettons ceci :


          Puisque le travail créé de la valeur, et que l’on créé la monnaie lors de cette création de valeur, et puisque la consommation détruit la valeur, et que l’on détruit la monnaie lors de cette destruction de valeur :
          - les patrons n’auront plus à payer les salaires mais une institution financière s’en chargerait ;
          - le coût du salaire ne sera pas reporté sur le bien des produits, et permettra de redonner du pouvoir d’achat aux plus nécessiteux ;
          - cette part de rémunération ne concerne que le salaire minimum (SMIC) car le prix est formé hors-marché, le reste du salaire est déterminé par le marché de l’emploi ;

          Dès lors, il n’y a plus de prise pour les dumpings sociaux, robotiques.
          La mondialisation, concurrence libre et non faussée entre esclavage et salariat, n’aurait plus d’intérêt, l’économie ne s’arrêterait pas en cas de crise financière, du bâtiment, etc.
          Cela redonnerait du pouvoir d’achat aux plus nécessiteux : RSA, chomeurs, retraités.

          Cela redonnerait également la possibilité aux PME-PMI de lutter contre la concentration de la grande distribution et des mutinationales.

          Autre façon de voir les choses, mais d’un point de vue macroéconomique :
          - cette part salariale serait variable en fonction de la balance commerciale de chaque pays, elle augmenterait quand les déficits se creusent, baisserait quand le solde commercial est positif.

          Cela permettrait de faire reconverger les économies européennes de l’eurozone par ex.






          • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 mars 19:07
            @Gandalf

            Puisque vous apportez une réflexion utile à la discussion je vais vous répondre.

            Merci de cette dernière intervention

            Quelques questions

            1) Si un tel système pouvait fonctionner pourquoi n’est-il pas appliquer ?
            2) Consommer c’est détruire de la valeur dites vous et donc il faudrait détruire la monnaie correspondante CE QUI EST FAUX. EXEMPLE : Je paie mon épicerie avec ma carte de crédit. Je débourse cette monnaie disons 100 euros que l’épicier encaisse qui s’en sert pour acheter au grossiste qui s’en sert pour paye le producteur qui s’en sert pour payer ses engrais et poursuivez j’usqu’a l’infini ainsi et vous verrez que la monnaie n’est pas détruite mais qu’elle s’accumule
            3) Ce qui explique que les milliardaires accumule de la monnaie alors que nous vivons en récession depuis 2008 
            4) Récession signifie qu’il se produit moins de richesses mais les riches en empochent plus - d’où vient cette richesse qu’ils accumulent alors qu’il y en a toujours moins la consommation étant plus grande que la production en période de récession ???
            5) Un dernier point mais il y en aurait tout plein CETTE PART SALARIAL AUGMENTERAIT DITES-VOUS QUAND LES DÉFICITS SE CREUSENT. Alors que dites-vous au sujet que mis à part la Chine et l’Allemagne les balances commerciales de la plupart des pays y compris et SURTOUT des Etats-Unis sont déficitaires de centaines de milliards par année depuis 40 ans aux USA 
            Votre injection de salaire ne ferait que les amener a davantage consommer à crédit ce qu’il ne pourront jamais rembourser.

            Ca ne marchera pas votre système SORRY

            Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com

             

          • Gandalf Gandalf 6 mars 21:19

            @Robert Bibeau


            Puisqu’ils consomment à crédit du fait de la compétition chinoise, et si leurs salaires redeviennent compétitifs vis à vis de la Chine, ça rééquilibrerait les balances commerciales.

            C’est un système que je pense sous vos yeux, permettant de mettre fin à tout les dumpings qui tirent tout vers le bas. Voilà pourquoi il n’est pas appliqué. Il lui manque du temps, et il faudrait revoir beaucoup de normes bancaires, comptables, etc.



          • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 mars 22:57
            @Gandalf

            Ils ne consomment pas à crédit du fait de la compétition chinoise pas du tout

            La preuve en est que la dite compétition chinoise n’a réellement commencé que depuis le milieu ds années 1990 environ et la consommation à crédit et les immenses déficits commerciaux occidentaux ont débuté vers le milieu des années 1975 soit vingt ans auparavant alors que la Chine maoiste était misérabiliste. 

            Non revoyez vos données et analyses SVP.

            Merci de votre commentaire.

            Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuévec.com

          • Gandalf Gandalf 7 mars 16:40

            @Robert Bibeau

            1975, quand le cabinet Mc Kinsley a fait un deal entre actionnaires et patrons sur le dos des salaires.

          • Robert Bibeau Robert Bibeau 7 mars 16:49
            @Gandalf

            Ok Merci du renseignement je prends note

            Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com



          • hugo BOTOPO 7 mars 19:00

            Bravo à tous les intervenants pour leur masturbation intellectuelle : de la jouissance neuronale et psychédélique !
            Dénoncer un système pourri, inique, injuste et criminel : pourquoi pas ?
            Se plonger dans les mécanismes de destruction de l’homme/objet/esclave quel masochisme. Apparemment les grands profiteurs du régime en place n’ont pas daigné se justifier et participer à ces débats.
            Beaucoup de travail pour chaque intervenant : travail gratuit et valorisant à leurs propres yeux, rentrant difficilement dans les arcanes du forum.

            Rien dans les discussions dans la création de richesses par le travail des hommes, indépendamment de la consommation destructrice.
            Que les banques centrales injectent de la monnaie, soit, mais pas au profit des banques et des spéculateurs. Toute injection devrait être compensée par de la création de richesses au profit de collectivités (mondiale, européenne, nationale) les richesses étant pérennes. Lutter contre les effets du réchauffement climatiques à court et long terme, et pour restaurer la planète défigurée et endommagée par ses exploiteurs, voilà des pistes à explorer.


            • Robert Bibeau Robert Bibeau 7 mars 19:09
              @hugo BOTOPO

              Voici la rose mon ami - alors danser !

              Lutter contre les effets -Pourquoi ne pas commencer le premier quadrille ?

              Robert Bibeau. Directeur Les7duQuébec.com


            • Gandalf Gandalf 7 mars 20:37

              @hugo BOTOPO


              Dommage hugo, tu craches sur le fil, mais tout est dans le fil, du moins d’un point de vue macro-économique. Du moins s’il ne faut pas te faire du tout-prémaché.

              Tu ne vois toujours pas ?

              Je t’explique.

              Comment financer une économie circulaire, de réhabilitation de lieux sacagés, qui favorise les circuits courts ?
              Par la proposition monétaire qui tue tout les dumpings, donc les circuits courts, l’activité non-marchande de réhabilitation écologique.
              Ainsi, tu peux tout financer.
              On pourrait l’appeler monétisation de l’économie du don.

              Mais elle permet également des buts humanitaires, à savoir ne pas faire apparaître le coût du labeur dans le produit.

              J’habite dans l’une des 3 régions les plus fertiles du monde, où les paysans se suicident du fait du surendettement, alors qu’un milliard d’être humains ne se nourrit pas correctement.
              Désolé, mais c’est tout ce que j’ai trouvé pour joindre l’offre et la demande (cf ma proposition).

            • hugo BOTOPO 8 mars 15:31

              A Robert Bibeau et Gandalf :
              Merci pour vos remarques et conseils de « sachants » teintés de condescendance.
              A vos rêves éclairés par la certitude de détenir quelques vérités que devraient partager tout contempteur d’un système de pourriture et qui me laissent indifférent, je vous précise ces quelques faits :
              - 1- L’économie et la puissance américaines ont fait un grand bond en avant avec la seconde guerre mondiale avec la mise en oeuvre de capacités de production de matériels militaires (armes, munitions, moyens de transports) à savoir les aciéries, la métallurgie, les mines, la pétrochimie, les usines de fabrication des avions, bateaux, camions. Tout cela financé par des emprunts (remboursés partiellement par l’inflation) auprès des citoyens en manque de consommation et par la planche à billets de la FeD. Toute cette masse de production était destinée à détruire et à être détruite sans incidence sur la consommation des particuliers. Alors régnait le plein emploi, hommes et femmes dans les armées ou dans le complexe militaro-industriel. Les guerres de Corée puis du Vietnam, sans oublier la guerre froide, ont prolongé l’effet euphorisant.
              - 2- Plus récemment sans les centaines de Md$/an de dépenses militaires pour les conflits d’Afghanistan et d’Irak les budgets américains auraient été équilibrés : Clinton dans une ère de tranquillité a réussi à supprimer les déficits et même dégager des excédents. Si l’on considère que les dépenses générées par les conflits extérieurs sont assimilables à des exportations (pour le Koweit une grande partie des dépenses a été prise en compte par les pétromonarchies) alors la balance commerciale US est plus que présentable dans les périodes de conflits.
              - 3- En France pendant les Trente Glorieuses, avec un plein emploi, l’économie française a réalisé la reconstruction des logements et usines détruits, puis la construction massive de logements pour éradiquer les bidonvilles peuplés de paysans utilisés par les usines, et aussi des grands barrages hydro-électriques, des centrales thermiques, des centres de recherches (CEA, CNRS, INRA,...) des universités, des grandes écoles d’ingénieurs, des collèges et lycées, des gymnases, des stades, des infrastructures de transports et de télécommunications, des usines automobiles, des logements de nouvelle génération, etc... Le financement s’appuyait sur des emprunts auprès des épargnants (les marchés financiers polluant et dominant le monde n’existant pas encore) avec des taux d’intérêts inférieurs à l’inflation (mais les prêteurs pouvaient aussi bénéficier des emprunts de ce type pour l’accession à la propriété) et aussi par la planche à billets. Si l’on compare la valeur actualisée de tous les équipements et réalisations ci-dessus au total des contributions de la Banque de France, non actualisables (et non remboursables) dans un système purement comptable, alors l’opération a été et reste rentable pour la France et les Français ! Maintenant avec la mondialisation, l’absence d’inflation, la quasi récession et les critères de bonne gestion budgétaire, le plein emploi est remplacé par le chômage de masse et la précarité croissantes. C’est dans ce dernier chaudron que les économistes éclairés mijotent les solutions salvatrices !

              Alors préconiser un financement par la BCE de travaux et équipements à très longue durée de vie, principalement axés sur la protection de la planète, de notre milieu de vie et sur la régénération du biotope, plutôt que financer le QE au profit des banques, n’a rien d’idiot et d’imbécile de la part d’un intervenant qualifié d’ignare par les maîtres auto-patentés .


              • Robert Bibeau Robert Bibeau 8 mars 18:18
                @hugo BOTOPO

                Je reprends votre dernier paragraphe qui se lit comme suit « Alors préconiser un financement par la BCE de travaux et équipements à très longue durée de vie, principalement axés sur la protection de la planète, de notre milieu de vie et sur la régénération du biotope, plutôt que financer le QE au profit des banques, n’a rien d’idiot et d’imbécile de la part d’un intervenant qualifié d’ignare par les maîtres auto-patentés. »

                1) Je ne vous ai pas traité d’ignare monsieur. J’ai tout simplement ignoré vos insultes enfantines.

                2) L’ère de prospérité des 30 glorieuses (1945-1975) est exacte - réelle - du moins pour quelques pays occidentaux - Mais ce temps est révolu depuis longtemps. Ont suivi les 30 piteuses et les 30 désastreuses, sans que personne ne puisse empêcher la dégringolade inéluctable après celle de 1929. Le cycle catastrophique se poursuit et recommence sans cesse. Pourquoi devrait-on sacrifier notre vie pour défendre un système incapable d’assurer la prospérité permanente ?

                3) La recette d’investir dans les infrastructure est déjà appliquée à plein régime depuis des années et l’économie politique se dirige tout de même vers la déflation puis la Grande Dépression. La solution que vous proposez est une course vers l’effondrement 

                4) Bien entendu que le QE n’est pas mieux BREF, il n’y a qu’a détruire ce système qui ne fonctionne pas  à l’évidence

                Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com

              • hugo BOTOPO 9 mars 15:55

                @Robert Bibeau
                En ce qui concerne les pseudo insultes ressenties, c’est le sens des mots et le ressenti personnel des phrases qui diffère selon sa propre sensibilité et ses logiciels d’analyse. Nous réagissons tous les deux avec une sensibilité propre : le facteur humain reste présent et c’est une bonne chose. Restons-en là l’ami !

                Vous ne réagissez pas aux effets« bénéfiques » des guerres sur l’économie américaine en particulier et mondiale en général.

                Les grands travaux d’investissements en infrastructure ont eu lieu et ont toujours lieu (à dose inférieure), en CHINE. Ce pays est un grand créateur de monnaie, de yuans, en direct et aussi indirectement en transformant les excédents commerciaux de l’ordre de 500 Md$/an en yuans pour alimenter les comptes des millionnaires et milliardaires.

                « La recette d’investir dans les infrastructures est déjà appliquée à plein régime depuis des années » ne concerne en rien mes propositions, puisque les investissements actuels ne concernent principalement que du « rentable » et sont financés dans le cadre du système financier dominant.
                Je propose que le QE finance directement, « hors système financier » des travaux, équipements et recherches non rentables à court/moyen terme mais utiles à long terme : c’est financer une « guerre constructrice de richesses » , de réhabilitation et « non destructrice » comme pour les guerres classiques.


              • Robert Bibeau Robert Bibeau 9 mars 19:00
                @hugo BOTOPO


                1( Quel pouvoir avez-vous pour faire appliquer vos « propositions » économiques ??

                2) Savez-vous ce qu’est un QE ???

                3) Comment pouvez-vous écrire ceci : "Je propose que le QE finance directement, « hors système financier »  ??? Hors système financier écrivez-vous ? De la monnaie qui ne serait pas de la monnaie ??

                Sorry.
                Robert Bibeau. Directeur LES&DUQUÉBEC.COM 

              • zygzornifle zygzornifle 9 mars 13:12

                la révolution industrielle se fera sans les ouvriers ....

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