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Accueil du site > Actualités > Economie > L’impôt est-il immoral ?

L’impôt est-il immoral ?

Les réformes proposées par le candidat Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle et en préparation par le gouvernement de François Fillon obligent à revenir sur la légitimité, notamment morale, de l’impôt.

Les gouvernements successifs influencés par une certaine conception du libéralisme ont engagé des réformes fiscales touchant à deux piliers de la fiscalité redistributrice que sont l’impôt progressif sur le revenu et l’impôt sur les successions.

Un des arguments avancés par les théoriciens néolibéraux est d’abord un argument d’efficacité : " Trop d’impôt tue l’impôt " selon le célèbre adage. Il découle de la fameuse courbe de Laffer selon laquelle plus vous augmentez la pression fiscale, plus vous découragez les capitalistes de créer des richesses, et moins vous aurez de recettes fiscales. L’effet est donc contre-productif puisque en tuant la poule vous tuez les œufs d’or dans la même logique. La validation empirique de la courbe de Laffer reste encore très discutée parmi les économistes et l’on pourra trouver des exemples confirmant ou infirmant cette thèse.

Mais surtout ici il importe peu les visées égalitaristes recherchées par un mécanisme redistributif. Pour le maître de l’école libérale autrichienne Ludwig von Mises, " il est sans importance que l’objectif des impôts sur les successions et de l’impôt sur le revenu soit comme on le prétend le motif social d’égalisation de la richesse et des revenus, ou que le motif primordial soit de lever des ressources pour l’Etat. Seul compte l’effet résultant ". On ne peut être plus clair.

Au-delà de cette question d’efficacité économique de ce raisonnement, attardons-nous sur sa légitimité morale. Pour cela il convient de se replonger dans les écrits des grands auteurs libéraux et de relire leurs analyses sur le fondement de l’impôt, et plus précisément sur la progressivité de l’impôt.
Pour le célèbre économiste et Prix Nobel d’économie, Friedrich Hayek , la progressivité de l’impôt " n’est rien d’autres qu’une invitation à la discrimination". Pour Ludwig von Mises encore " l’impôt progressif est un mode exagéré d’expropriation ". Enfin John Stuart Mill considère qu’il s’agit là même d’" une forme adoucie du vol ".

La question morale de l’impôt est même hors de propos en économie pour von Mises : " la Science économique ne s’intéresse pas aux doctrines métaphysiques illégitimes que l’on avance à l’appui de l’impôt progressif, mais à ses répercutions sur le fonctionnement de l’économie de marché ". La morale n’a donc rien à voir avec l’économie, seule compte l’efficacité.
L’impôt progressif pour tous ces auteurs est jugé " immoral " selon leurs propres critères, et est perçu comme un degré supplémentaire dans le vol puisqu’il prélève plus que proportionnellement les revenus.

De plus, selon eux, l’idée de redistribuer les richesses n’a pas de sens, car du fait de la théorie subjective de la valeur, l’utilité marginale d’un bien supplémentaire pour un pauvre n’est pas supérieure à celle d’un riche. Dit en des termes plus explicites, donner 10 € de plus à un SDF ne lui offre pas une satisfaction supérieure que de donner ces mêmes 10 € à Bill Gates. On sent bien les limites de ce genre de raisonnement. Si tout est subjectif en économie, alors il ne sert à rien de redistribuer les richesses et l’intervention de l’Etat est illégitime. La non-intervention absolue de l’Etat défendue par les plus libéraux ne repose pas simplement sur une question d’efficacité entre l’Etat et le marché, mais sur l’idée de la subjectivité de la valeur qui rend l’interventionnisme étatique inutile et discriminatoire.

Or, réintroduire de l’éthique en économie suppose que, sans nier les aspects subjectifs des actions individuelles, nous réintroduisions des critères objectifs au nom des valeurs humaines fondamentales.

Quel est le fondement moral de l’impôt ?

La réussite future d’un enfant dépend bien sûr en partie de son travail et de ses facultés intellectuelles, mais elle dépend aussi pour beaucoup de l’environnement social, familial et culturel dans lequel il grandit. Dans la grande loterie de la vie, certains naissent dans des familles aisées, cultivées et dont les parents possèdent un réseau relationnel important. D’autres au contraire naissent dans des familles bien plus modestes avec des atouts au départ bien moindres. Refuser une forme de redistribution, sous la forme de la progressivité de l’impôt ou de l’existence de droits de successions, c’est accepter tel quel cet aléa originel de l’inégalité de naissance parmi les hommes, c’est l’accepter comme un fait de nature qu’il ne revient pas aux hommes de modifier.

Il en est de même pour l’impôt sur les successions. Certains voient dans cet "impôt de la mort" quelque chose de fondamentalement choquant et d’inique. D’autres, comme von Mises, y voient un obstacle au processus d’accumulation du capital nécessaire dans une économie capitaliste. Or une chose est de considérer et de favoriser ceux qui entreprennent et créent de la richesse. Une autre est de croire que cette situation serait héréditaire et qu’il existerait un gêne de l’entreprenariat qui se transmettrait de génération en génération et qui légitimerait ainsi l’accumulation d’un capital dans les seules mains d’une même lignée. Il est à noter que les deux plus grands opposants à la réforme envisagée par le président George W. Bush sur l’impôt sur les successions il y a quelques années, furent Bill Gates et Warren Buffet, les deux plus grandes fortunes aux Etats-Unis, au nom du refus d’une société de rentiers contraire, selon eux, à une société d’entrepreneurs.

L’impôt est une construction humaine, au nom d’une morale qui ne s’appuie pas seulement sur le seul fait du Droit naturel, mais d’une morale qui ne nourrit d’un constat entre un état de nature jugé insatisfaisant et de ce que nous souhaitons pour l’Homme selon une conception élevée que nous nous faisons de l’être humain.

Références :
Ludwig von Mises, L’Action humaine (1985).
Friedrich Hayek, La Constitution de la liberté, (1994)


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46 réactions à cet article    


  • armand armand 5 juin 2007 12:22

    Bravo pour l’exposé clair et bien lisible des théories en question. L’on perçoit qu’entrent en conflit deux visions opposées des conséquences de l’accumulation de richesses. Chez les adversaires de l’impôt progressif on fait confiance aux effets indirects de l’enrichissement de certains (créations d’emplois, consommation, etc. tout le ’supply side’) ; chez les redistributifs, on estime que l’enrichissement sans frein fiscal conduit à une concentration accrue, et en boule de neige, de la richesse. Force est de constater que les hedge funds, qui combinent l’affranchissement par rapport aux normes comptables de tout un chacun (malgré l’importance des sommes investies, on emprunte, on prend des options,mais on n’achète jamais cash) et la domiciliation dans les paradis fiscaux. En somme, un outil qui permet aux riches de devenir beaucoup plus riches. En même temps, le système des stock options, nullement imposés comme un revenu, correspond à une loterie dont on connaît par avance la combinaison gagnante. Je ne suis pas certain que l’écrasante majorité de la population profite indirectement de cet effet d’enrichissement accéléré. Et on rechercherait en vain de grands mécènes comme il y en eut parmi les ’barons-voleurs’ de la fin du XIXe siècle. Bien au contraire, Luc Ferry nous explique dans son dernier livre comment les maîtres du monde ont tendance, dans leurs goûts et leur comportement, à dynamiter les dernières traces de culture traditionnelle.

    Buffet et Gates semblent représenter non pas une nouveauté, mais se posent en héritiers de Théodore Roosevelt. Ce président, tout républicain qu’il fut, considérait que la transmission des fortunes d’une génération à l’autre était aussi inique que les dynasties monarchiques eurpéennes. Il jugeait cela profondément anti-américain. De même, très terre à terre, il estimait que les riches devaient payer plus que les autres, car sans la protection d’un Etat fort ils ne seraient jamais en sécurité !


    • Jimd Jimd 5 juin 2007 12:59

      Bonjour. merci pour cet article.

      deux remarques :
      - je voudrais comprendre une partie de votre argumentaire : ’’l’utilité marginale d’un bien supplémentaire pour un pauvre n’est pas supérieure à celle d’un riche. Dit en des termes plus explicites, donner 10 € de plus à un SDF ne lui offre pas une satisfaction supérieure que de donner ces mêmes 10 € à Bill Gates.’’ Pourquoi ? je ne pense pas que cela soit vrai. on peut tres bien mettre en place un modele d’utilite base sur la richesse relative. dans ce cas 10 euros produisent beaucoup plus d’utilite pour un pauvre. l’utilite marginale d’1 euros diminue avec l’augmentation de la richesse. sur cette base redistribuer trouve une justification.

      - l’ethique, la morale, sont separees de l’economie dans le sens ou l’intervention de l’etat se fait sur des criteres subjectifs de morale pour corriger un etat amoral decoulant des forces de marche. le prealable est une comprehension des mecanismes et ensuite une action sur des criteres subjectifs de morale ou d’equite. ce qu’impliquent les economistes liberaux c’est que toute intervention a un cout (je me suis deja fais cirer en ecrivant ca dans un commentaire, mais bon je suis tetu ;)). la decision morale doit etre faite en connaissance des gains mais aussi des couts. en cela l’economie est en amont, ce ne sont que des outils permettant de comprendre ces gains et ces couts. le politique, ou la morale, l’ethique...interviennent apres


      • xa 5 juin 2007 17:47

        « l’utilité marginale d’un bien supplémentaire pour un pauvre n’est pas supérieure à celle d’un riche. »

        Il ne s’agit pas ici d’un élément d’argumentaire de l’auteur, mais de la « pensée économique de Von Mises ».

        Pour reprendre l’auteur de cet article : « De plus, selon eux, l’idée de redistribuer les richesses n’a pas de sens, car du fait de la théorie subjective de la valeur, l’utilité marginale d’un bien supplémentaire pour un pauvre n’est pas supérieure à celle d’un riche. »

        L’idée défendue par les tenants de ces théories économiques est, en partie, que si vous augmentez les biens d’un pauvre, cela ne modifiera pas plus sa vie que si vous augmentez les biens d’un riche.

        En un sens, c’est vrai. Si vous donnez 10 euros à un RMI sur l’année, cela ne changera pas plus sa vie que si vous donnez 100 000 euros sur l’année à un Bernard Arnault.

        Dans cette théorie, le fait de prélever sur les riches pour donner aux pauvres n’a donc aucune incidence sur l’économie en général puisque « l’utilité des biens » est identique pour les deux classes.

        C’est ici que la théorie s’écarte du réel, à mon sens. Parce qu’évidement, donner 1000 euros à un smicard sur une année (soit 1 mois de salaire supplémentaire) n’a pas le même effet sur sa vie que les mêmes 1000 euros pour un cadre dirigeant d’une grand groupe industriel, et donc sur l’économie en général.

        C’est d’ailleurs la position que défend l’auteur, en fait. Celle que l’impot a une vertue morale : celle de permettre de corriger en partie les écarts dus à la naissance.


      • Jimd Jimd 5 juin 2007 18:31

        je continue a penser que la theorie peut prendr ene compte un effet de richesse sur l’utilite marginale. la question morale arrive apres la question thorique. un economiste peut indiquer les gains et couts d’une politique. ensuite vient la decision de la mettre en place parce que l’on pense que c’est moral ou ethique, necessaire pour une societe basee sur l’entraide. je suis d’accord avec l’auteur. je pinaille un peu sur l’argumentaire. smiley


      • L’ami du laissez-faire 6 juin 2007 10:06

        l’utilité marginal d’un bien est mal exprimée dans l’article.

        Ce que ce pilier de la théorie économique dit est :

        1-si j’ai une orange N supplémentaire, elle tout ce que tu peux en dire comme observateur est qu’elle m’apporte moins de satisfaction supplémentaire que l’orange N-1 obtenue.

        2-tu NE peux par contre comme observateur pretendre qu’elle m’apporte plus ou moins de satisfaction que celle que tu vien toi même d’obtenir.

        Les comparaisons interpersonelles d’utilité ne sont pas possibles que ce soit ou non entre personnes riches ou pauvres, pour les euros ou les oranges.

        Par contre tu peux faire un classement ordinal des gains d’utilites que tu attend pour toi de tel ou tel bien/action.

        C’est ce qui te permet d’effectuer des choix rationels.


      • L’ami du laissez-faire 6 juin 2007 10:10

        « Il est à noter que les deux plus grands opposants à la réforme envisagée par le président George W. Bush sur l’impôt sur les successions il y a quelques années, furent Bill Gates et Warren Buffet, les deux plus grandes fortunes aux Etats-Unis, au nom du refus d’une société de rentiers contraire, selon eux, à une société d’entrepreneurs. »

        Pouvez-vous preciser vos sources ?


      • Christophe Arvis Christophe Arvis 6 juin 2007 11:34

        C’est effectivement comme vous dîtes la comparaison entre N et N-1, c’est le principe de l’utilité marginale décroissante. Pour le reste, impossibilité de comparer les utilités interpersonnelles, agencement ordinal en focntion de notre propre échelle de valeur. Je pourrais même rajouter approche axiomatique normative contre toute forme d’empirisme...tout ce discours emprunté à Mises, Rothard, Any Rand, Hoppe et j’en passe, je pouvais moi-même le tenir à mes propres étudiants en économie lorsque j’étais chargé de cours, tant j’étais très influencé par tous ces auteurs et toutes ces idées. Pour autant toutes ces idées très riches intellectuellement ont une conséquence : déligitimer toute intervention de l’Etat dans l’économie et la société. J’ai adhéré à cela à une époque. Mais j’ai eu un vrai choc en allant aux Etats Unis en surtout en Grande Bretagne, qui ne sont pas des pays de l’idéal libertarien, je vous l’accorde. Pour autant ils ont insuflé des politiques libérales bien plus prononcées que chez nous. En passant du temps en Grande Bretagne et en visitant avec des amis acteurs sociaux dans ce pays, les régions où ne vont jamais les touristes (et même les anglais aux-mêmes), j’ai pu mesurer les conséquences humaines parfois dramatiques d’un libéralisme trop idéologique sur une société désormais profondément fracturée, que même le réinvestissement public depuis les années Blair n’a su corriger. Cela m’a fait sortir le nez de mes bouquins de l’école autrichienne et m’a obligé à reconsidérer toute la logique du raisonnement économique qui a conduit à cette situation. Y compris à réfléchir à nouveau sur les fondements épistémologiques. Tous ces penseurs restent toutefois intéressants sur les effets pervers d’un interventionnisme de l’Etat. J’ai eu aussi grand intérêt à rencontrer Hernando de Soto qui a su aider les plus pauvres à sortir de la pauvreté par son approche originale du capital mort, et qui mériterait sans doute le prix nobel. Toutefois, je suis aujourd’hui un pragmatique et non un idéologue, c’est ce que je reproche beaucoup aux libéraux et libertariens. Pour eux peu importe les conséquences, notamment humaines, seul compte le respect de la logique rationnelle du raisonnement économique qui pour eux est forcément vrai, « apodictiquement vrai » selon l’expression chère aux autrichiens. En tant qu’être humain et en tant que chrétien, il y a des limites que ma conscience ne peut supporter, sauf à chercher à justifier l’injustifiable. Bien cordialement

        Christophe Arvis


      • L’ami du laissez-faire 6 juin 2007 22:21

        « Comment peut-on quantifier une notion sans lui donner la moindre unité observable ni mesurable ? Comment ose-t-on tracer une courbe »d’utilité« qui lie nécessairement deux NOMBRES celui de la variable (les quantités les prix ou les revenus suivant la variable choisie) et de la fonction (l’utilité) qui n’a pas d’unité, (donc pas de nombre) ? »

        C’est exactement ce que nous disons smiley « mais ce n’est peut être pas évident sans habitude », vous faites une sorte d’oxymore dans votre paragraphe. Rassuré ?

        @Christophe Arvis Je suis un peut votre chemin sans les voyages, je suis revenu à Tocqueville, Hayek, et Soto plus satisfaisant dans le monde réel.

        Pour ceux qui veulent découvrir Soto parlant des pays sous développés. C’est passionnant. http://laissez-faire.eu/documents/Hernando_de_Soto.wmv


      • L’ami du laissez-faire 7 juin 2007 01:40

        Si le classement est ordinal c’est précisément que l’utilité n’est pas mesurable elle n’a pas d’unité. Les économistes Autrichiens (ie Mises) cités plus hauts rejètent précisément ce type d’outils très utilisés par les Néoclassiques (ie Becker).

        Vous pouvez néanmoins classer vos préférences...(ie pour choisir).

        Je vous en donne un autre. Les courbes utilisées sont continues pour pouvoir être dérivées, hors nous n’achetons que des biens discrets (1,2..10 voitures) donc des suites de points, impossibles à dériver.


      • Christophe Arvis Christophe Arvis 7 juin 2007 08:39

        Je suis d’accord avec cette remarque. Pour autant les autrichiens ont justement lutté contre cette mathématisation de l’économie que l’on trouve chez les néoclassiques. Pour faire une critique du libéralisme, il ne faut pas faire l’équation trop simpliste libéraux=néoclassiques. J’ai discuté il y a peu avec un économiste membre du conseil scientifique d’Attac et celui-ci ne connaissait même pas Mises et l’école autrichienne. Comment répondre au libéralisme si on le connait mal ?. Alors que les tenants de l’école autrichienne ont trouvé une certaine influence aux Etats Unis via certains think tanks. De même Microsoft a sollicité l’aide de certains lobbystes proches des ces idées, à Bruxelles pour lutter contre les directives anticoncentrations.


      • L’ami du laissez-faire 7 juin 2007 14:33

        Le seul membre d’attac que je connaisse et qui aie lu les Autrichiens dans le but de les combattre à manqué sombrer dans la folie avant d’opter plutôt pour le libéralisme et être candidat d’AL http://www.said-bouaissi.fr

        Cette ignorance n’est pas étonnante outre mesure, si les néoclassiques d’il y à 30 ans (concurrence P&P et autres vieux trucs) sont enseignés en france. Les rares représentants de l’école autrichienne y sont carrément ostracisés (le mot est faible) au point que ça remonte jusqu’a l’assemblée nationale.

        http://www.quebecoislibre.org/04/040306-3.htm

        AGRESSION CONTRE LE « JURY SALIN »

        par Marc Grunert

        Pascal Salin, l’un de nos meilleurs économistes, parmi les plus réputés internationalement, est attaqué en tant que président du jury d’agrégation (lire l’article de Roland Granier pour plus de détails sur cette institution). Dès le départ il était suspecté en tant qu’« ultralibéral » (ceux qui réfléchissent comprendront que cette notion n’a pas de sens rationnel, c’est juste un mot qui sert à désigner l’ennemi).

        L’indigne CNU (Conseil national des universités)

        Le jury a été timidement défendu lors d’une séance de l’Assemblée nationale. La question d’Hervé Novelli (UMP) était incisive et pointait bien le problème : le refus du pluralisme dans une Éducation nationale majoritairement de gauche et keynésienne, le terrorisme intellectuel organisé au plus haut niveau par des universitaires qui jouent à la lutte de classe. [...]


      • moebius 5 juin 2007 16:26

        Il ne viendrai à personne l’idée scabreuse de donner 10 euros à ce cher vieux Bill


        • karg se 5 juin 2007 17:53

          Pourtant le gouvernement Sarkozy vient d’offrir deux fois le RMI avec ces baisses d’impôts sur le revenu et sur les successions.

          Rentiers de tous les pays, gavez-vous

          Au sujet de Bill, je pense qu’il est un vrai libéral au sens anglo-saxon du terme, il est donc partisant du Bring back (je crois même savoir que son ami Buffet à donner la majorité de sa fortune pour la fondation de Bill)


        • Icks PEY Icks PEY 5 juin 2007 18:38

          Bonjour,

          Merci pour votre article.

          Je regrette que vous passiez autant de temps à dire ce que pensent les autres alors que c’est ce que vous pensez vous qui aurait pu être intéressant.

          D’ailleurs, je n’ai pas compris très clairement quelle est votre conviction à vous.

          J’aime user de notions simples. Concernant la progressivité de l’impôt, je pense que rarissimes sont ceux qui, aujourd’hui, s’y opposent. Je ne sais pas quelle différence vous ferez entre un impôt moral et un impôt équitable, mais il apparait tout simplement évident que le taux de prélèvement doit être d’autant plus élevé que les revenus le sont.

          La contribution de chacun aux dépenses publiques doit être proportionnée à ses ressources et il n’apparait pas inéquitable de solliciter davantage des foyers aisés.

          Concernant les droits de succession, c’est un autre raisonnement. Je crains que sous des prétextes de justice sociale, les tenants d’une forte taxation ne cherchent tout simplement à se venger d’un patrimoine qu’ils n’ont pas. Et comme j’ai l’habitude de le dire, celui qui s’estime injustement doté par ses ascendants n’a qu’à donner tout ou partie de ce patrimoine injustement gagné à ses yeux à la Fondation de France ! Ainsi sera-t-il en phase avec ses idées généreuses sans pour autant les imposer à autrui.

          Pour revenir à des propos sérieux, j’estime que le fruit de mon travail m’appartient. Je participe aux dépenses de la collectivités par le biais des impôts divers et variés : TVA, IR, ISF, taxes locales, sans compter les charges sociales salariales qui sont versées en mon nom par mon employeur, la CSG que je paie mais sur laquelle je paie malgré tout de l’IR, etc. Je trouve tout cela normal, sous réserve d’une certaine limite que vise à instaurer, justement, le bouclier fiscal. Le patrimoine que je lèguerai à mes enfants est donc un patrimoine net qui a déjà subi la contribution aux dépenses publiques. Taxer le transfert de mon bien à mes enfants revient à le taxer à nouveau. Cela pose quand même problème, non ?

          Bien cordialement,

          Icks PEY


          • caramico 5 juin 2007 19:00

            J’ai entendu de très proches personnes me dire comme argument en faveur du vote Sarkozy, qu’on va supprimer les impôts sur les successions : Ils n’ont pas d’enfants, et n’en auront jamais.

            Moi j’en ai, des enfants, et je compte bien leur laisser avant ma disparition de quoi les aider avant qu’ils aient soixante ans.

            Deux conceptions différentes de la vie et de la solidarité.


          • JPL 6 juin 2007 03:41

            @ caramico

            Je pense qu’il faut s’entendre sur ce dont on parle.

            1) si l’on veut défendre une logique vraiment capitaliste au nom de l’efficacité économique alors il faut très lourdement taxer les successions. Cela a été longtemps la base aux Etats-Unis. Avantage : chacun doit se faire sa vie et le sait en démarrant, cela créé une mentalité d’ensemble. Les défenseurs du capitalistes qui veulent réduire les droits de successions, comme N Sarkozy, sont avant tout défenseurs de systèmes archaïques, figés, fondés sur la rente. Des systèmes pour les rentiers

            2) Si l’on défend au contraire plus de solidarité dans la société, de la redistribution, alors à partir d’un certain seuil de capital transmis les droits de successions doivent aller croissant, les petits patrimoines n’étant pas taxés. Les patrimoines modestes, qui ont surtout valeur sentimentale, sont ainsi transmis (à des enfants qui ne pourraient pas payer de droits), tandis qu’à l’autre bout de l’échelle la mise en place de générations rentières est évitée au bénéfice d’une redistribution.

            A vous de voir vers quel côté vous voulez pencher.


          • Icks PEY Icks PEY 8 juin 2007 14:19

            @ Leon

            « Faut-il des impôts » : mais tout à fait, il faut des impôts.

            Je crois que notre désaccord provient du fait que vous pensez que les successions sont « antidémocratiques. Je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que vous écrivez : »antidémocratique« . J’avoue ne pas comprendre ce qu’il y a d’antidémocratique dans le fait de léguer un patrimoine à ses enfants. Sans doute vouliez-vous dire »inégalitaire" ?

            Ensuite, vous parlez de la valeur travail et vous mettez en opposition travail et héritage. Mais, cela ne s’oppose pas. Vous voulez absolument vous attacher à l’individu en tant que tel, alors forcément, le fait que certaines individus soient potentiellement millionnaires dès la naissance, cela vous défrise, et honnêtement, je peux concevoir qu’on puisse le penser. Car moi aussi, je l’ai pensé à une époque de ma vie. Mais maintenant que j’ai atteint un certain niveau de patrimoine (raisonnable, rassurez vous, je ne paie pas encore l’ISF, mais j’espère bien que cela changera tôt ou tard !) et bien il me plait de savoir que le fruit de MON travail ira profiter à MES enfants.

            Permettez moi de reprendre vos propres arguments, mais dans mon sens à moi : la notion de patrimoine à transmettre est intimement complémentaire à celle du travail, car le patrimoine est la résultante du travail. Pour mes enfants, leur patrimoine sera sans doute le fruit du travail de leur aïeul, et alors ? Avec votre raisonnement à vous qui consisterait, dans l’absolu, à dire que les droits de successions permettent de niveler les patrimoines, cela signifie, au contraire de ce que vous dites, que le travail perd tout son sens. Car le principe même de la finalité du travail, c’est d’épargner pour constituer un patrimoine. Et quel est l’intérêt de se constituer un patrimoine si ce n’est dans l’objectif de le transmettre à ses enfants qui tenteront d’en faire de même à leur tour ? Si je sais que je ne pourrai rien transmettre ou si peu, à quoi cela sert-il que je travaille autant ? Autant avoir une vie de jouisseur, alors. C’est cela ce que vous proposez comme société ? Une société de jouisseurs qui ne travaillent que pour rejouir encore ? Croyez vous que cela fera une société plus généreuse pour autant ?

            En fait, vous avez une visio individualiste du patrimoine, ce qui, pour un gars de gauche, ne m’étonne pas, mais ce dont vous ne vous rendez pas compte, c’est que la notion même de patrimoine dépasse chaque individu : il concerne une lignée, une ascendance. Autrement dit, vous n’êtes que le maillon d’une chaîne.

            Permettez moi de prendre exemple sur une demeure familiale. Sans pour autant vous convaincre, peut-être cela vous fera-t-il toucher du doigt cette notion de patrimoine « transgénérationnel » sur laquelle je souhaite attirer votre attention.

            Une demeure familiale ne vous appartient jamais : elle vous a été transmise par votre prédécesseur avec cette mission implicite de l’entretenir, de l’améliorer, si possible et de la transmettre à votre tour. La notion de patrimoine est comparable à celle du témoin que les relayeurs du 4 x 100 mètres se passent : vous n’êtes qu’un dépositaire temporaire. Vous ne détenez un bien que parce que d’autres avant vous ont su vous le transmettre. C’est cela la notion de patrimoine et donc d’héritage.

            Et bien, ce qui était valable pour les maisons à une époque de notre histoire, s’est transféré au monde de l’argent, modernité oblige. Un patrimoine n’appartient jamais à celui qui le possède : il n’en est que l’usufruitier et il ne devrait ne se comporter que comme usufruitier et jamais comme propriétaire mais cela, c’est un autre débat.

            Tout cela pour dire que le patrimoine est toujours le fruit du travail de quelqu’un (sauf pour les gagnants du Loto, mais l’expérience prouve que dans beaucou de cas, ces imbéciles heureux brûlent l’essentiel de leur pognon en moins de temps qu’il ne faut pour le dire) et que ce quelqu’un dispose d’un droit naturel et évident de transmettre le fruit de son travail à ceux qui lui sont proches. Autrement dit, la transmission de mon patrimoine est une extension légitime (extension post-mortem, en quelque sorte) de mon droit de propriété.

            Vous comprendrez (mais je vous laisse le soin de ne pas adhérer) que dans cette philosophie là, tout prélèvement obligatoire vient déséquilibrer ce passage de relais dont je parlais à l’instant.

            Icks PEY


          • Marsupilami Marsupilami 8 juin 2007 14:41

            @ Icxs Pey

            C’est une position de droite patrimoniale qui se défend, pourquoi pas, mais elle n’est pas très libérale au sens le plus authentique de ce terme, qui présuppose une égalité des chances absolue de chacun à sa naissance, seuls ensuite ses mérites propres lui permettant de s’enrichir ou non. Dans les années 1980, Gilbert Trigano (co-fondateur du Club-Med), je crois, avait proposé d’abolir totalement les droits de succession (donc les impôts y afférant), proposant qu’ils soient reversés dans une sorte de « pot commun » géré par l’Etat et qui allouerait à chaque jeune se lançant dans la vie une somme forfaitaire et égale pour tous, qui permettrait à chacun de partir sur un pied d’égalité avec les autres, les uns pouvant dilapider cette somme en loisirs idiots, les autres en faire des investissements créatifs et/ou productifs pour s’enrichir en le méritant véritablement selon les critères du pur libéralisme matérialiste (qui ne sont pas les miens).

            Evidemment cette proposition un brin idéaliste (understatement) faisait l’impasse sur les réseaux relationnels hérités, qui comptent autant sinon plus que le pognon hérité.

            Et évidemment Trigano a quand même fait hériter son fiston.

            N’empêche, la proposition est authentiquement libérale. Qu’en penses-tu ?

            Et crois-tu vraiment que le sens de la vie se résume à bosser comme un malade pour refiler le patrimoine acquis à ses enfants seuls ? Ne pourrait-il pas être largement redistribué à la collectivité qui a rendu possible cet enrichissement personnel (je pense au cas de Bill Gates, qui combat les lois anti-droits de succession au nom d’une éthique de la responsabilité individuelle et du bien collectif - sans oublier je pense quelques intéressants et cyniques dons fiscaux à des tax deductible charity organisations à l’étatsunienne) .


          • Icks PEY Icks PEY 8 juin 2007 15:36

            Cher Marsu,

            Je ne suis pas expert en philosophie politique, mais je me demande dans quelle mesure ce que tu appelles libéralisme n’est pas une sorte d’utopie égalitariste que n’aurait pas renié certains révolutionnaires : tous égaux en droit et tous sur la même ligne de départ.

            Le schéma que tu retraces peut être séduisant et je conçois qu’il ait ses adeptes. Cela rejoint des propositions de « revenu minimal d’existence » qui reviennent régulièrement dans les médias. En l’espèce, il s’agirait d’un capital minimal d’existence dont tout un chacun disposerait à la naissance.

            Mais cela repose encore et toujours sur la vision extremement individualiste du citoyen : on parle d’un citoyen lambda sans conjoint et sans enfant dont les intérêts s’arrêteraient avec son existence. Mais ce n’est pas cela la vraie vie. La vraie vie, c’est qu’on a un conjoint, parfois plusieurs, on a un enfants, parfois plusieurs et même parfois de plusieurs lits. Je crois que c’est complètement illusoire de croire que l’attachement charnel qui nous lie à nos conjoints et enfants ne crée par une particularité qui ôté à ta proposition toute pertinence.

            Ton schéma fait fi de cette préférence qui est charnellement inscrite au plus profond de nous. Je ne sais pas si tu as des enfants, mais peut-être seras-tu d’accord avec moi pour dire que si tu disposais de la possibilité de les doter d’atouts dans sa vie, quitte à ce qu’ils en aient plus que d’autres, et bien, tu le ferais, non ?

            Bien sûr, c’est beau et généreux de vouloir égaliser les patrimoines à la naissance de chacun, mais cette proposition a-t-elle un sens ?

            Sache également que ton schéma fait partie depuis bien longtemps d’un certain idéal chrétien. Les premières communautés chrétiennes des Actes des Apôtres fonctionnaient ainsi, avec une mise en commun des biens et une gestion quasi collective d’une groupe d’individu. Aujourd’hui encore, des communautés existent dans lesquelles les membres renoncent à la propriété individuelle au profit d’une collectivité.

            Voilà, d’un côté il y a l’idéal social et/ou religieux (selon les cas), et puis de l’autre le réalisme du quotidien. On veut protéger ses enfants, leur donner le meilleur, faire en sorte qu’ils puissent traverser sans trop d’encombres les difficultés de l’existence ...

            Je crois qu’il y a là deux perceptions qui sont toute aussi respectable l’une que l’autre et qu’il n’est pas opportun de faire prévaloir l’une sur l’autre : à chacun sa conscience.

            Enfin, je finis sur une petite remarque : tu fais allusion à Bill Gates et ses dons. Mais je ne crois pas que cet exemple soit pertinent. Ces niveaux de patrimoine arrivent à de tels extrémités que cela défie toute raison. Je ne crois pas que les dispositions du gouvernement Fillon aille dans ce sens là : 150 k€ au rythme d’une donation tous les 6 ans à partir de 50 ans, cela ne fait jamais que 900 k€ si je meurs à 90 ans. Soit légèrement au dessus de la première tranche de l’ISF : on ne peut pas dire que cela avantage les grosses fortunes comme celle de Bill Gates.

            Icks PEY


          • Icks PEY Icks PEY 8 juin 2007 18:31

            @ Leon

            Merci pour votre réponse.

            En passant, je m’excuse pour la banalité de mes propos. En même temps, si j’étais un garçon génial, j’écrirai des livres plutôt que des commentaires sur AgoraVox.

            Pour vous répondre brièvement, cette fois :

            1. Oui, il faut de l’impôt, je ne suis pas contre des droits de succession, mais je dis que la réforme fiscale proposée m’apparait pas inéquitable même si je suis conscient qu’elle arrange certains plus que d’autres.

            Je note en passant que vous raisonnez de la façon suivante : l’impôt existe, il faut bien trouver où le prélever. Autrement dit vous semblez penser que le prélèvement est juste dès que que la dépense publique qu’il finance l’est. Je ne rejoins pas cela. Pour moi non seulement la dépense publique doit être bonne, mais encore, le mode de prélèvement doit l’être aussi. Autrement dit, la fin ne justifie pas les moyens.

            2. De mon point de vue, sur la notion d’égalité des droits, vous faites une confusion entre l’égalité des droits et l’égalité des situations. C’est vieux comme Hérode, vous allez me dire, mais que voulez-vous, cela nous oppose, semble-t-il. Vous critiquez la notion d’héritage car vous dites que cela créée des inégalités. Certes. Mais des inégalités de situations. De la même façon qu’on peut naître petit, con et moche ou inversement. J’ai la chance d’avoir un job bien payé et j’ai la prétention de croire que mes cellules grises que le hasard de la génétique m’a donné n’y est pas pour rien. Doit-on pour autant donner le même salaire que le mien à un garçon né le même jour que moi, mais avec moins de capacités ? Je dis cela sans prétention, mais je connais également des gens de mon âge qui sont bien plus talentueux que moi (et qui gagnent bcp bcp bcp plus que moi) : puis-je revendiquer leur salaire sous prétexte d’égalité ?

            3. Enfin, sur mon génome, je n’arrive pas à croire ce que vous écrivez. Pourquoi une mère s’attache-t-elle davantage à son enfant qu’à celui de sa voisine de chambre d’hopital ? Vous posez des questions qui sont étonnantes. Pourquoi le fait de perdre ma propre mère devrait me faire plus pleurer que la mère de mon voisin ? Il n’y a pas d’immodestie ni de désir d’immortalité dans le fait de souhaiter privilégier ses enfants. Je ne sais pas quoi répondre tellement cela me semble naturel : vous remettez en cause toute la dimension affective qui peut unir des personnes proches sous prétexte que nous serions tous égaux. Vous focalisez sur le génome, mais j’aurai pu tenir le même discours à l’égard d’enfants adoptés. La nature humaine est ainsi faite qu’on se sent proche des gens qu’on aime et que cela induit la volonté de les dinstinguer par rapport aux autres. Que dire d’autre ?

            Bien cordialement

            Icks PEY


          • Marsupilami Marsupilami 8 juin 2007 19:09

            Icks Pey

            Je prends acte de tes arguments. Je les comprends et je sais que je ne pourrai guère te faire changer d’avis. C’est comme ça. Je te respecte mais je suis absolument opposé à tes positions.

            Amitié malgré tout.


          • Icks PEY Icks PEY 9 juin 2007 15:14

            @ Leon et @ Marsu

            Merci pour vos échanges.

            Bien cordialement,

            Icks PEY


          • JPL 10 juin 2007 05:35

            @ Icks PEY qui prétend qu’imposer les successions c’est conduire vers « une société de jouisseurs », censément au détriment de la valeur travail.

            Aux Etats-Unis la tranche supérieure de l’impôt sur les successions est de 46% contre 40% en France. Et encore, avant 83 (avant le passage de 15 à 40% en France et avant les réductions de taux opérées aux Etats-Unis par Reagan et Bush) l’écart était encore plus fort.

            Pourquoi ? parce qu’aux Etats-Unis, pays capitaliste par excellence et où la mentalité d’ensemble consiste à dire que chacun peut se faire et surtout que chacun doit se faire lui-même (et non profiter d’un héritage)... on choisit logiquement de taxer assez lourdement les successions (après un confortable abbattement de 1,5 millions de dollars qui fait que les revenus faibles et moyens ne sont pas concernés).

            Bref eux sont logiques avec eux-mêmes et vous ne l’êtes pas.
            Et au total vous défendez un système... fait pour les rentiers jouisseurs !


          • JL JL 11 juin 2007 09:59

            @ JPL, je suis d’accors avec ICKS PEY quand il justifie la progressivité de l’IR, mais pas quand il récuse la taxation des successions.

            Remarquons que l’impôt n’est pas attaché à la fortune elle même, mais à l’opération de transfert. Autrement dit un héritage c’est une rentrée d’argent, comme un gain au Loto, en notant que les gains au Loto, comme tous les gains, sont imposés (avant distribution).

            Sur le fond, la question est fondamentale et relève d’un ’choix de société’. En effet, quel intérêt y a-t-il à acquérir une grosse fortune, si ce n’est d’en profiter ? Et quelle meilleure façon d’en profiter, si ce n’est en la transmettant à ses héritiers ? Sans héritiers, un patrimoine n’a guère de sens.

            L’impôt sur les successions est un obstacle à l’accumulation et la pérennisation des grosses fortunes par le fait qu’il constitue par contrecoup un frein à la recherche éhontée de profits ou gains exorbitants et immoraux : dividendes, salaires des dirigeants, parachutes dorés, corruption, etc., bref, tout ce que l’on reproche le plus à l’économie libérale aujourd’hui.

            Rappelons que l’impôt sur les successions a été instauré par la révolution pour éviter un retour à l’ancien régime (de privilèges par l’argent).


          • Argentomaouss Argentomaouss 5 juin 2007 19:15

            Oui, oui, l’impôt est immoral.

            Supprimons-le !!!

            Supprimons la police, la justice, l’armée, l’école et tout ce qui nous coûte si cher en terme d’impôts

            Nul doute qu’en quelques années (mois), les richesses seront enfin redistribuées. Il ne restera aux anciens riches qu’à pleurer sur les cadavres de leurs ancètres qui ne voulaient absolument pas que leurs héritiers paient des droits de succession.

            Laissons le libéralisme, comme le communisme, aller jusqu’au bout du bout de l’absurde. La société qui en sortira n’en sera que plus équitable en ce qui concerne la répartition des richesses.


            • JL JL 5 juin 2007 23:58

              Un dicton populaire dit : « l’argent va à l’argent ».

              le 1er commentaire (Armand) dit : «  »chez les redistributifs, on estime que l’enrichissement sans frein fiscal conduit à une concentration accrue, et en boule de neige, de la richesse«  »

              Notre système économique est congénitalement inégalitaire mêmes les lois. Lire cet article de T. Picketty dans Libé :

              http://www.liberation.fr/rebonds/258129.FR.php.

              Les gens dits de droite traitent les gens de gauche d’égalitaristes prêts à sacrifier la liberté.

              Je crois au contraire que ce sont les gens de droite qui sont viscéralement inégalitaristes. Et l’inégalité asservit les faible, et donc tue la liberté : entre le fort et le faible, ... pots de terre pots de fer, etc.

              La machine économique occidentale se nourrit des inégalités en même temps qu’elle en crée de nouvelles. C’est une machine qui crée plus de profits que de richesse. Par définition, les profits ça ne se partage pas, les richesses oui.

              Tout ceci pour dire que notre système politico économique est en équilibre instable et les inégalités sont en aggravation sans limite s’il n’y a pas de contre réaction : la contre réaction c’est bien entendu un impôt progressif, ce frein à l’exagération des profits, en même temps qu’un processus de reconversion de ceux-ci en en richesses collectives.

              Si quelque chose est immoral c’est bien les profits exhorbitants, le fait de faire de l’argent avec de l’argent. OK pour une rémunération du risque mais il faut quil y ait des limites. OK pour une échelle des rémunérations, évidemment, mais aujourd’hui les écarts sont déments.


              • JL JL 6 juin 2007 11:40

                Blackeagle, vous avez tout à fait raison, mais la France n’est pas seule au monde, sa révolution ne s’est pas imposée universellement. Des nostalgiques de l’ancien régime ; dites-vous ? Non, des activistes, et le premier d’entre eux c’est notre président lui-même.

                La droite reproche aux démocrates d’être d’affreux égalitaristes. En réalité c’est la droite qui est viscéralement anti-égalitariste, élitiste, et ses mots sont dans notre vocabulaire ! Toutes les mesures sociales constituent pour les « élites » un recul de leur objectif, à savoir un retour à une société de classes.

                Le libéralisme économique est une mauvaise extension du libéralisme politique en ce qu’il revendique pour les personnes morales les mêmes droits que pour les personnes physiques (cf. le TCE). Extension pernicieuse parce que s’il est possible de préserver une certaine égalité entre les personnes physiques, il est en revanche impossible de le faire entre les personnes morales : dans ce domaine, des géants côtoient les lilliputiens que nous sommes, ne nous laissant aucune chance d’autonomie et par conséquent de liberté.

                Le libéralisme économique et son avatar le plus abouti, le capitalisme financier international est une machine à créer de l’inégalité dans le but, à terme, d’instaurer de fait et de droit, une aristocratie planétaire et son corollaire, la barbarie généralisée.

                Jacques Attali disait ce matin qu’il y a trois sortes de bulles financières :

                "La bulle légale, qui connaît des taux de rémunération de l’ordre de 3%.

                "La bulle a-morale, avec des taux de 20 à 25%.

                "Enfin la bulle illégale, criminelle, en très forte expansion.

                Ces trois bulles sont interdépendantes ; R. Van Ruymbecke a bien raison de dire que « remettre en cause l’argent sale c’est remettre en cause le capitalisme. » Et Mme Eva Joly poursuit : « la corruption est la cause d’exodes massifs de populations affamées qui se préparent à envahir les pays avancés ».


              • JL JL 6 juin 2007 14:23

                «  »Le libéralisme économique est une mauvaise extension du libéralisme politique en ce qu’il revendique pour les personnes morales les mêmes droits que pour les personnes physiques (cf. le TCE).«  »

                Pour s’en convaincre, relire la partie « Droits fondamentaux » du TCE.

                D. Cohn Bendit disait hier que cette partie était à conserver au motif que ils interdisent la peine de mort, empêchant ainsi un état européen à la rétablir. Quelle piètre argumentation.

                Cohn Bendit de droite ? Oui, de la droite qui défend et promeut le TCE, un traité on ne peut plus antisocial.


              • Christophe Arvis Christophe Arvis 6 juin 2007 17:09

                Dommage le lien avec Libé ne marche pas


              • L’ami du laissez-faire 6 juin 2007 23:30

                Franchement piketty affiche une fois de plus sa malhonnêteté partisane en faisant semblant de confondre subventions et déductions fiscales, comme si tout ce qui appartient au français était un cadeau de l’état, se décrédibilise tout seul.

                « Pourquoi la puissance publique devrait-elle dépenser SES maigres deniers... »

                Ben voyons smiley

                « ...pour favoriser ceux qui achètent leur voiture par rapport à ceux qui pratiquent la location ? »

                Je ne le lui fait pas dire, pourquoi d’ailleurs l’état devrait intervenir dans les choix de vie des gens, c’est pourtant ce qu’il passe son temps à faire.

                « Pour prendre un cas extrême, toute subvention fiscale à l’achat ou la location de terre (bien en quantité fixe) se transmet à 100 % aux propriétaires initiaux. »

                Là 100% d’accord, on pourrait reparler de la PAC (des subventions cette foi).

                Ce type est compétent, mais d’une mauvaise foi sans borne, à chaque fois que je l’écoute je suis atterré par sa malhonnêteté. La dernière foi c’était sur l’histoire dès retraite.

                Il est insuportable !


              • L’ami du laissez-faire 7 juin 2007 01:11

                « La différence svp entre une subvention et une déduction fiscale ? Entre de l’argent que l’Etat donne ou de l’argent dont il se prive ? »

                la différence tient à ce que avec la subvention, j’obtient l’argent des autres, avec la deducion fiscale, je garde celui que j’ai gagné. Comptablement ça ne change rien, en termes d’incitations ça change tout.

                "Qu’avez-vous à donner comme argument pour lui répondre sur [...] elles avaient profité à 80 % aux propriétaires ?"

                Absolument rien contre c’est très juste, j’ai passé mon temps à me faire injurier sur des forum en l’expliquant.

                il n’y a même pas besoin de regarder l’historique pour ce genre de chose.

                La nouvelle mesure de Sarko devrait faire monter l’immobilier (toutes choses pas trop dif par ailleurs) mais moins que la déduction fiscale, en clair, acheteur et vendeurs vont se la partager. Comme par ailleurs de nombreuses réglementations collectivistes réduisent l’élasticité prix de l’offre, le gain devrait être assez faible pour l’acheteur au bénéfice du vendeur.

                Le seul espoir des acheteurs à moyen terme est la hausse des taux de la banque centrale qui fera baisser les prix... mais grimper les crédits, c’est la tendance malgré les pressions de la France pour ne pas voir augmenter les intérêts de la dette.... Vous me suivez.

                Le rapport avec la PAC est que le montant des subventions tend à augmenter le prix du facteur de production le moins mobile, ici le foncier agricole.

                Dans le même ordre d’idée un collectiviste de gauche ou de droite qui veut emmerder les pauvres sans comprendre pourquoi, peut subventionner plus les transports en commun en banlieue pour faire augmenter l’immobilier par exemple.

                Effet garanti.


              • L’ami du laissez-faire 8 juin 2007 01:37

                Vous m’avez posé une question, j’y réponds avec le langage de la discipline que j’ai étudié, et qui me passionne toujours.

                L’économie

                C’est une discipline magique où tout « le monde est expert » et à son avis à donner alors un de plus.

                Sinon, je suis libéral en tout. Ma formation initiale est celle de l’école « Autrichienne », Mais j’apprécie des auteurs de tous les courants ou époques. http://ami.du.laissez-faire.eu/geneseliberale.htm

                A paris I j’ai du me farcir 2 fois 3 mois de Marx, Rosa Luxemburg et Lénine alors je connais aussi les idées des autres, ça à peut être déteint...


              • Emile Red Emile Red 8 juin 2007 16:53

                Une discipline qui discipline ses disciples... :

                « Sinon, je suis libéral en tout. Ma formation initiale est celle de l’école »Autrichienne«  ».

                Y’a-t-il espoir un jour de voir un « économiste » dire « MERDE » à sa formation initiale ?


              • JPL 10 juin 2007 05:51

                @ L’ami du laissez-faire
                Vous écrivez : « Franchement piketty affiche une fois de plus sa malhonnêteté partisane en faisant semblant de confondre subventions et déductions fiscales »
                La déduction fiscale conditionnée à une forme d’investissement est une forme de subvention, comme le crédit d’impôt recherche pour les entreprises par exemple. Cela se met sur des lignes budgétaires différentes que des subventions qui sont des décaissements mais la finalité est bien la même.
                Vous êtes donc soit très mal informé soit vous même malhonnête.

                « , comme si tout ce qui appartient au français était un cadeau de l’état, se décrédibilise tout seul »
                Qu’est-ce qui appartient au français là-dedans ? On crée une inégalité d’imposition par la loi en prenant en compte des dépenses (les intérêts d’emprunts) qui se manifestent par des paiements de droit privé d’individus vers leurs prêteurs (banques etc.).
                S’il y en a un qui se décrédibilise, c’est bien vous avec ces commentaires !

                Vous écrivez, en le citant au début :
                « ...pour favoriser ceux qui achètent leur voiture par rapport à ceux qui pratiquent la location ? »

                Je ne le lui fait pas dire, pourquoi d’ailleurs l’état devrait intervenir dans les choix de vie des gens, c’est pourtant ce qu’il passe son temps à faire.

                Donc en somme, vous êtes d’accord quand il écrit qu’il n’y a pas plus de raison d’accorder une déduction fiscale à ceux qui achètent leur logement qu’à ceux qui achètent leur voiture ? (et j’ajouterai, qu’à ceux qui louent leur logement ou à ceux qui louent leur voiture).
                Parce que sinon, choisir le logement déductible plutôt que la voiture déductible c’est bien se mêler de la vie des gens !
                Bilan : il n’y a bien aucune justification à ces déductions, sinon politique et pour gagner des élections et copinarde, pour aider Bouygues et consorts à faire un peu plus d’affaires (mais le marché immobilier pourrait malgré tout bientôt subir la correction qui arrivera forcément un de ces jours).


              • Bof 6 juin 2007 09:38

                C’ est la société actuelle qui est immorale. Il faut que l’on se remette des mensonges proférés par un certain parti politique. Tout ce qui a été nationalisé a disparu . La conclusion est que ce n’était pas le temps de le faire et qu’il faudra y réfléchir plus longtemps avant de refaire une telle connerie .Il est normal qu’en retour de baton ,on remette vite le taux d’imposition à moins de 35% maximum tout compris. Nous sommes sans le sous comme l’a encore répété Monsieur Holland alors,laissons ceux qui savent en gagner au travail ,car de nombreux Français travaillent encore de deux à trois fois trente cinq heures par semaine ,et pour leur vacances ,elles seront prises plus tard (le fainéants les envieront alors) .Alors, des politiciens astucieux viendront reprendre les excédents ...éternel recommencement... mais, il faut être patient quand-même car les rues à SDF en Belgiques sont bien longues , AH , les salopards ? NON , ah les cons qui ont faits ces impots si importants qu’ils nous privent nous Français des miettes de tous ces riches.

                NB : pour mes « amis » Belges SDF= Sans Désirs Financier


                • Blackeagle 6 juin 2007 10:49

                  Excellent article, un commentaire dit que cet article ne donne pas un avis suffisament personnel. Mais c’est justement pour celà que c’est un bon article, il y est trés peu affaire de gout et de couleur mais beaucoup plus de raison.

                  Sinon, quelque petites précisions pour ceux qui sont favorables à la suppression des droits de succéssion. Les droit de succession ont été mis en place à la révolution française dans le but d’empécher qu’une noblesse puisse un jour se reconstituer. C’est un fondement de notre république qui est prés à tomber, destiner à valoriser l’effort personnel par rapport à l’aquis à la naissance, qui permet aussi d’équilibrer l’égalité des chances (il me semble que la droite se réclame aussi de l’égalité des chance en parole ! ce serai bien que ses actes ne soient pas en contradiction avec cet objectif).

                  Aprés tout, peu être existe il des personnes nostalgiques de l’époque où il existait une noblesse et un tier état. Ou l’accession à la noblesse était possible mais rare et extrement difficile, alors que la conservation d’un titre noble et des priviléges associé ne necessitait aucun effort pour les générations suivantes.

                  Jusqu’à présent, la droite, même si elle était conservatrice et ne voyait pas les même moyen que la gauche pour atteindre les objectifs républicain n’avait jamais remis en cause les fondements de notre république nés de la revolution française et inspirés des lumiére. Notre devise republicaine les resume extrement bien : 2 buts liberté et égalité et un moyen la fraternité.

                  Il est tout à fait normale que chaque personne veuille transmettre son patrimoine à ses enfant, c’est quelquechose de naturelle. Mais la grandeur de la politique, ce n’est pas de régler les soucis personnels des personnes. C’est de regler les problémes collectifs, c’est d’expliquer au gens quels conséquences ces actes tout à fait normale d’un point de vue personnel ont sur l’ensemble de la collectivité. Aprés, au peuple de choisir dans quel monde il souhaite vivre. Mais sarkozy est un fourbe car il masque totalement les conséquences globales de son projet politique et le type de société qu’il va créer derriére des motivations personelles qui pourraient justifier le vote des electeurs. Les motivations personnelles que sarkozy met en exergue sont de surcroit le plus souvent basés sur la haine et la jalousie (de l’immigré, du chommeur-assisté, du 68ard). En celà c’est un demaguogue qui cache les enjeux collectif de l’election par le recours au sentiment les plus bas de l’être humain.

                  La France se meurt, elle se convertit au modéle et à la culture anglosaxonne.


                  • Gilles Gilles 6 juin 2007 11:34

                    Quel est le fondement moral de l’impôt ?

                    Bonne question. Mais il n’existe aucune réponse universelle. La réponse fluctue en fonction de la société de laquelle on parle. Des arguments qui touchent en France choqueraient aux USA, et inversement.

                    Exemple, vous affirmez :

                    « La réussite future d’un enfant dépend bien sûr en partie de son travail et de ses facultés intellectuelles, mais elle dépend aussi pour beaucoup de l’environnement social, familial et culturel dans lequel il grandit. »

                    Cet argument nous parait tellement évident chez nous, mais de l’autre coté de l’Atlantique il est beaucoup moins pertinent.

                    Pour la France, un fils d’ouvrier a toute les chances de le rester tout comme un fils de cadre sup fera surement de longues études. Nous concevons que le parcours dans la vie dépend surtout du milieu social dans lequel on nait, d’où la nécessité de subventionner les classes sociales défavorisées afin de promouvoir la mobilité sociale.

                    Aux USA, les schémas de représentation sont différents. C’est l’individu qui est avant tout responsable de son propre destin, et ce, quelque soit son origine. La société américaine est censé donner tous les outils à n’importe qui pour s’extraire de son milieu et réussir. Un pauvre doit surtout à lui même sa triste condition. Un riche l’est ou le devient par son action positive sur son environnement (d’où la légende populaire du self made man ne devant sa réussite qu’à lui)

                    Du coup, la politique fiscale n’est pas justifiée de la même façon. En France la redistribution est plus importante pour équilibrer la balance en faveur des classes populaires ; même la droite traditionnelle adhère à ce schéma. Autre exemple, on donne des bourses à tous les étudiants, bons ou nuls, qui on très peu de moyen pour que chacun ait sa chance, et à la charge du boursier de saisir l’opportunité pour réussir.

                    Au USA, où le concept de classe sociale n’existe pas, il apparait spoliateur de confisquer le fruit du labeur d’une personne qui a réussi pour le donner à un pauvre qui est le premier responsable de sa condition ; c’est du vol ! (on reconnait la le crédo néolibéral) Pour les bourses, elles sont en priorité distribuées vers les élèves a fort potentiel ; ce n’est pas une aide, mais un investissement vers quelqu’un qui le mérite et ce n’est surtout pas un droit.

                    Je passe aussi sur la croyance que la réussite est pour certains d’ordre divin. Bush et sa clique justifie leur dynastie et leur fortune par le fait que dieu récompense les méritant (véridique, il l’a dit lui même)

                    Bien entendu, je parle de schéma représentatifs, de comment les sociétés se considèrent globalement. Pas de réalité objectives et la réalité fiscale ne colle pas à 100% à ces schémas (heureusement)

                    La réalité sociale non plus. En dépit de leurs croyances, Les américains ont une faible mobilité sociale, plus faible qu’en France au moins. Un pauvre a plus de chance de sortir de sa condition en France qu’aux USA. Le mythe du Self Made man est....vraiment un mythe !

                    Actuellement, les politiques, la droite décomplexée surtout, essaient de nous faire avaler une politique collant à ses schémas représentatifs hyper subjectif. Sarko veut nous vendre le modèle américain mais à chaque fois qu’il ouvre la bouche pour vanter ce pays, il dit une conneries que n’importe quel sociologue, français ou américains, peut démonter en deux temps trois mouvements). Ex quand il vante la mobilité sociale US..... alors que c’est l’inverse !


                    • Christophe Arvis Christophe Arvis 6 juin 2007 17:48

                      Merci. Je partage totalement votre point de vue

                      Christophe Arvis


                    • Christoff_M Christoff_M 7 juin 2007 04:29

                      le seul impôt progressif et moral qui existait était la vignette auto ; cet impôt fut supprimé alors qu’il pouvait profiter à la région ; maintenant on met des radars pour flasher les banlieusards qui viennent travailler à Paris...

                      Ou est la morale la dedans !!

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