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L’indemnisation pondérée, pour encourager à retrouver un emploi

Une méthode simple pour encourager le retour à l’emploi : ne pas déduire la totalité du salaire d’un chômeur du montant de ses allocations.

Les allocations chômage actuelles n’encouragent pas à travailler. En effet, le montant des indemnités de chômage est réduit de 100 % du salaire gagné. Donc, ceci encourage à soit :

  • travailler au noir, alors que la LME, et notamment le statut d’auto-entrepreneur, indiquent plutôt une volonté de l’État de lutter contre le travail dissimulé  ;
  • ne pas travailler et vivre en «  assisté  ».

On pourra rétorquer que les chômeurs sont des fainéants, mais qui souhaitent travailler sans être payés  ? Car c’est bien de ceci qu’il s’agit. À ceux des libéraux qui argueront un devoir moral de gagner sa pitance, je répondrai par cette phrase de la plus importante figure du libéralisme économique, à savoir Adam Smith lui-même : Mais l’homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c’est en vain qu’il l’attendrait de leur seule bienveillance. En l’occurrence, ne comptez pas sur la gentillesse des gens pour travailler gratuitement sous prétexte que c’est bon pour l’État. Peu de personnes ont un tel sens de l’intérêt général (j’en ai fait partie et je m’en suis mordu les doigts - j’en reparlerais dans un billet sur les entreprises de soutien scolaire, un danger pour la république).

Alors, comment inciter au retour à l’emploi  ? Très simple : réduire le montant des allocations chômage d’un montant strictement inférieur à 100 % du salaire perçu par le chômeur. J’appelle ce système l’indemnisation pondérée.

Exemple : je touche 800 euros d’indemnités chômage. Je trouve un emploi à temps partiel payé 500 euros. Dans le système actuel, je n’ai aucun intérêt immédiat à accepter, car les 500 euros que je gagne seront déduits de mes allocations chômage. Ainsi, au lieu d’être payé 800 euros de chômage, je serai payé 500 euros de salaire et 300 euros de chômage. Dans les faits, je travaille gratuitement. À moins que je sois en fin de droits et que l’on me propose un CDI, mieux vaut refuser et agrandir le déficit de l’État, puisque celui-ci vous y incite  !

En revanche, avec un système d’indemnisation pondérée fixé à, par exemple, 25 %, j’ai intérêt à travailler. Car mes indemnités de chômage ne sont plus réduites de 100 % de mon salaire, mais de 75 % (100 % − 25 %). Du coup, je passe de 800 euros par mois à 925 euros (25 % de 500 euros = 125 euros).

Alors bien sûr, on pourra (on devra) discuter sur le pourcentage de cette pondération. Et, à court voire moyen terme, cette pondération augmentera le budget de l’État. Mais elle baissera aussi les statistiques du chômage (même si c’est un jeu de dupes, car, comme le faisait remarquer il y a quelques années un statisticien de l’INSEE, le chômage n’est pas de 8 % en France, mais plutôt de 50 % si on inclut toutes les personnes en situation précaire). Ceci devrait plaire aux gouvernants davantage que cette ponction financière supplémentaire qui, rappelons-le, n’est que temporaire puisqu’elle accompagne le retour à l’emploi. Au final, l’État aurait même moins d’indemnités à verser.

Je terminerai par une interrogation. Il ne m’a fallu que trente minutes pour rédiger cet article. Pire, l’idée elle-même ne m’a pris qu’entre sept et dix secondes pour être formalisée. Et je ne suis pas un haut fonctionnaire. Alors pourquoi, alors que c’est d’une simplicité enfantine, l’idée n’a-t-elle toujours pas été implémentée  ?


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53 réactions à cet article    


  • M.Junior Junior M 30 décembre 2009 13:31

    J’ai du mal à comprendre

    • 1 français sur 2 est dans une association en qualité de bénévole.Ils y travaillent avec bonheur et fierté gratuitement
    • Le RSA a déjà été inventé et personne ne sait encore s’il s’agit d’une trappe à bas salaire ou d’un outil efficace d’insertion
    Les chômeurs eux demandent simplement que l’argent donné aux opérateurs privés pour les placer leur soit directement versé, ils se placeront eux-mêmes dans un marché qui propose peu d’emplois.

    La cour des comptes démontre l’efficience de l’opérateur public face aux opérateurs privés.

    Le budget de la formation qui permet d’adapter les compétences actuelles des demandeurs d’emploi aux exigences des entreprises est en chute libre.

    + d’infos


    • Neris 30 décembre 2009 15:04

      Le bénévolat n’est pas un travail, c’est un loisir. Et si les bénévoles ne sont pas rémunérés, ne vous en faites, ils ont d’autres avantages.

      Le RSA, on le sait, est une trappe à bas salaire.


    • M.Junior Junior M 30 décembre 2009 15:30

      Neris

      Va dire aux bénévoles d’associations comme les Resto du Coeur ou de Aids qu’ils ont une activité de loisirs


    • Gorg Gorg 30 décembre 2009 15:42

      @ Ah bon, les bénévoles ont des avantages ... ? J’aimerais bien savoir .... En tant que bénévole (depuis de nombreuses années) dans un club sportif totalement amateur il me serait agréable d’en prendre connaissance... Informez moi que diable...


    • Neris 30 décembre 2009 18:18

      Cher Junior,

      Ah la belle confusion !

      Loisir ne veut pas dire divertissement !

      Reprenez donc votre dictionnaire.

      Avoir du temps libre pour faire ce que l’on veut, par opposition au travail, voilà ce que veut dire « loisir ».

      La dernière bénévole qui s’est trompée de porte m’a dit texto : j’ai trop de loisirs depuis que je suis à la retraite, alors je viens donner un coup de main !
      L’asso où je travaille partage ses locaux avec les Restos du Cœur et les gens se trompent souvent de porte. Je ne pense pas qu’elle ait voulu dire qu’elle trouvait divertissant de s’occuper des pauvres.


    • Neris 30 décembre 2009 18:21

      Gorg

      Changez de club.


    • Gorg Gorg 30 décembre 2009 20:20

      Neris
      Votre réponse est au raz des pâquerettes, mais sans doute n’avez vous rien de mieux à dire ...... Andouille .....


    • Neris 30 décembre 2009 21:34

      Gorg,

      Les insultes volent encore moins haut que les pâquerettes.

      C’est cool de dialoguer avec vous. Au moins maintenant on sait à quoi s’attendre si la réponse ne vous convient pas... une insulte.


    • M.Junior Junior M 30 décembre 2009 22:32

      Neris

      Quand vous aurez loisir de lire quelques livres sur le monde du travail et de ses conséquences, vous découvrirez qu’en Allemagne par exemple suite à la mise en place des salaires à 1 euro de l’heure, les personnes concernées préfèrent aujourd’hui travailler dans des associations bénévolement et participent différemment à la société.

      Vous pouvez vous contenter d’attendre les mises à jour des dictionnaires pour maintenir votre niveau culturel vous pouvez aussi ouvrir d’autres livres.

      Votre condescendance est-elle inversement proportionnelle à votre intelligence ?

      Il ne faudrait pas faire de faux amis avec l’anglais leisure.


    • David Latapie 30 décembre 2009 22:39

      Gorg et Junior M, la forme de vos propos ne vous grandit pas. Ce que vous dites sur l’Allemagne, Junior M, est très intéressant et de plus, je ne suis pas du tout d’accord avec Neris sur les associatifs qui ont des avantages (je suis dans l’associatif moi aussi, et en ce moment, c’est plutôt des inconvénients que j’aurais !).

      Mais dégainer le mauvais verbe n’améliore en rien la situation. Gorg, vous devriez vous excuser d’avoir écris le mot andouille, franchement.

      (normalement, c’est là qu’on me dit « de quoi tu te mêles » ou « regardez-le, lui, à faire la morale » :))


    • Gorg Gorg 30 décembre 2009 23:44

      @ David Latapie

      Je conçois fort bien que le qualificatif employé vous choque (et je pourrais m’en excuser de l’avoir fait sur votre article), néanmoins je le maintiens car je ne peux accepter des propos calomnieux sur les bénévoles (j’attend toujours que l’on me cite les avantages qu’ont ceux-ci). Ces derniers, en dehors de leur vie professionnelle, consacrent une bonne part de leurs loisirs à essayer de faire vivre des associations qui sont, je pense, utiles à la société. Le mépris de la réponse ne méritait pas mieux. Cette personne doit bien mal connaître le milieu associatif et fait peut-être partie des parents qui déposent leurs enfants dans des clubs sportifs comme ils le feraient dans une garderie sans jamais s’occuper de rien et prenant sans doute les animateurs pour leurs boys. Je pourrais poursuivre longuement mais ce n’est pas le sujet de votre article.


    • David Latapie 30 décembre 2009 23:47

      Gorg,

      Je vous comprends tout à fait. Votre passage sur les parents qui laissent les enfants au club sportif comme à la garderie me marque particulièrement : ça doit être effectivement très (trop) fréquent.


    • Gorg Gorg 30 décembre 2009 23:58

      @David Latapie
      J’ajouterais, concernant la réponse qui m’a été faite, que les bénévoles ne sont pas des mercenaires et en plus du temps que nous y consacrons, le bénévolat nous coûte plutot de l’argent.


    • David Latapie 31 décembre 2009 00:41

      Sans compter l’investissement émotionnel qui peut être très fort (c’est mon cas en ce moment).


    • Neris 31 décembre 2009 14:23

      Merci, mais je suis au courant de ce qui se passe en Allemagne.

      Les Hartzies qu’ils appellent leurs chômeurs et le travail à 1 Euro qui a foutu des milliers de personnes dans la misère.


    • Neris 31 décembre 2009 14:34

      Propos calomnieux, non, mais ce qu’il ne faut pas lire. Vous êtes vraiment au ras des pâquerettes.

      Ben oui, même si ça vous choque, y’a des bénévoles qui ont de petits avantages (des tee shirts pour les mômes, des places gratuites aux matches, aux spectacles...). Des petits trucs pour remercier le temps et l’énergie des bénévoles.

      J’ai suffisamment traîné et j’y bosse encore dans les associations.

      Et j’ai retrouvé un jour l’un de mes pulls sur le dos d’une bénévole d’une grosse asso ayant pignon sur rue. Ben, oui, les bénévoles ont droit à deux ou trois vêtements par mois.

      J’ai bossé dans des associations chantier d’insertion, dans le textile aussi, et nous avions pareil droit à choisir des vêtements.

      J’ai rien contre les bénévoles que je respecte mais si j’affirme c’est que je l’ai vécu.

      C’est le mot qui vous a choqué ? j’aurais dû dire « cadeaux ».


    • Gorg Gorg 31 décembre 2009 19:08

      @Neris
      C’est cela, enfoncez vous encore un peu plus ....


    • Neris 1er janvier 2010 21:32

      Gorg

      Vous vouliez des réponses, vous les avez eues.

      ça vous déplaît, tant pis.

      Si vous n’aimez pas les réponses, fallait pas chercher à les provoquer.

      Désolée, mais vous ne détenez pas la vérité absolue.


    • David Latapie 30 décembre 2009 13:38

      Attention, je ne suis pas spécialiste, mais voici ce que j’ai compris  :
      - RMI . Vous touchiez 500 euros, vous trouvez un emploi à 200 euros, vous perdez 300 euros par mois. Et après, on s’étonne que les gens ne veuillent pas bouger !
      - RSA et chômage. Vous touchez 500 euros, vous trouvez un emploi à 200 euros, vous continuez à toucher 500 euros, mais de deux sources différentes. Si vous acceptez de travailler, vous êtes payé en travaillant. Si vous refusez, vous êtes payé sans travailler. Et après, on s’étonne (encore) que les gens ne veuillent pas bouger !
      - Ma proposition d’indemisation pondérée. Vous touchez 500 euros, vous trouvez un emploi à 200 euros, vous touchez 550 euros par mois, donc vous travaillez plus pour gagner plus.


      • foufouille foufouille 30 décembre 2009 13:43

        500 est pas rmi, sauf si tu es sdf
        le cumul se faisait sur 3 mois
        tu devrait essayer de vivre avec tes 550

        http://www.actuchomage.org/


      • M.Junior Junior M 30 décembre 2009 13:51

        David

        J’ADORE « je ne suis pas spécialiste mais voila ce que j’ai compris ». En même temps toutes les bonnes volontés sont bonnes à prendre. Tu peux aussi t’informer, te former, en parler avec des personnes qui ont vécu ces situations. Bref mettre tes idées à l’épreuve du réel avant de nous les offrir en pâture.

        « Travailler plus pour être licencié plus vite » OUI on a bien appris la leçon.


      • Neris 30 décembre 2009 15:00

        Pas spécialiste et rien compris.

        Déjà, il faut savoir que tout ça change selon le type de contrat de travail qui est repris et ça va encore changer au 1er janvier 2010.

        Donc, de dont vous parlez n’est plus d’actualité.

        RMI c’est fini !!

        RSA pas pareil selon que l’on est dans le dispositif CAF ou ASSEDIC, certaines choses n’existent plus pour les ex-RMIstes mais existent toujours pour les ex-ASS.

        Cumul pendant trois mois, prime de 1000 Euros et primes de 150 Euros n’existent plus pour les ex-RMIstes mais continuent d’exister pour les ex-ASS, qui retrouvent du travail, mais attention pas n’importe quoi (les contrats aidés tous remplacés au 1er janvier par le CUI n’y donnent pas droit) et à temps plein.

        RSA activité augmente le salaire à la hauteur d’un SMIC à temps plein, mais fait disparaître les droits connexes attachés au RMI et à l’ASS (ce qu’on vous donne on vous le reprend ).

        Le temps partiel vient en déduction des indemnités chômage, évidemment, on va pas vous les cumuler ! le but étant de vous en verser le moins possible, avec une petite gentillesse, que vos revenus ne baissent pas en-deça de vos indemnités.

        Pour vous encourager à retrouver un emploi, maintenant, il y a le RSA qui vous hausse au niveau d’un Smicard et dans un souci d’égalité, vous fait payer les mêmes charges que le Smicard (perte de la CMU et des abonnements sociaux, taxe habitation, mutuelle...).

        Et le RSA, ça change tous les mois et s’est supprimé du jour au lendemain quand il manque une donnée (suivant le principe de précaution pour éviter les fraudes, on coupe au lieu de continuer à verser le temps de recalculer) et cerise sur le gâteau, quand le RSA est coupé, c’est tout qui saute y compris l’APL (toujours dans le doute de trop verser).


      • David Latapie 30 décembre 2009 22:28

        > Le temps partiel vient en déduction des indemnités chômage, évidemment, on va pas vous les cumuler ! le but étant de vous en verser le moins possible, avec une petite gentillesse, que vos revenus ne baissent pas en-deça de vos indemnités.

        C’est exactement ce que je disais : le RSA, ça vous assure que vous ne gagnerez pas moins en travaillant que sans travailler, mais ça ne suffit pas puisque, à tout prendre, on a le choix entre être payé pour travailler et être payé autant pour ne pas travailler. Ce pourquoi je disais que le RSA c’est bien, mais peu mieux faire.

        Accessoirement, je trouve le ton des commentateurs sur AgoraVox bien peu engageant. J’en avais de meilleurs souvenirs. Mais c’est peut-être parce que d’habitude, je vais sur des thématiques européisme ou science… Mais bon, les interventions sont quand même intéressantes, c’est le plus important.


      • David Latapie 30 décembre 2009 14:40

        Foufouille,

        Les chiffres n’étaient là que pour illustrer un propos, je ne devrai même pas avoir à le préciser. Vous esquivez ce faisant la vrai question en vous concentrant sur un sujet tout à fait périphérique. Avez-vous quelque chose à dire à propos de la gestion des indemnités lors de la poursuite d’un emploi rémunéré ? Car c’est CA, la question

        Junior M,

        Je ne sais trop comment prendre votre réponse. Je ne suis pas un professionnel du droit, ce pourquoi je dis que ce je ne suis pas un spécialiste - c’est une précaution oratoire de base qui ne mérite pas tant de remarque.
        Par ailleurs, vous êtes la personne qui a approuvé mon article. Vous me paraissez donc mal placé pour me parler d’« offrir en pâture ». A moins de dénigrer votre propre travail en avouant que vous n’avez pas réfléchi avant de publier. Enfin, j’aimerai bien que vous me disiez ce qui dans mon texte vous parait incohérent.
        Quant à votre dernière phrase, je cherche toujours le rapport avec mon texte.


        • foufouille foufouille 30 décembre 2009 16:54

          les chomeurs veulent un vrai boulot
          pas une enieme aide umps
          en plus y a pas de boulot pour 4600000 chomeur


        • M.Junior Junior M 30 décembre 2009 15:35

          J’aurais approuvé quoi ?

          La liberté d’expression : Toujours
          Le combats des idées : Plus que jamais
          Les échanges constructifs et critiques : Une habitude professionnelle

          A ton Travailler plus pour gagner plus, je réponds Travailler plus pour être licencié plus vite. Il suffit de lire la presse économique.


          • David Latapie 30 décembre 2009 22:05

            Mille excuses, j’avais mal interprété un message dans ma boite mail. Je vous avais pris pour un des membres du comité de lecture.


          • denis84 30 décembre 2009 15:36

            a mon avis :
            J’avais un boulot,je l’ai perdu:la collectivité me verse une indemnité pour m’aider à tenir jusqu’à ce que j’en retrouve un
            Je retrouve un boulot:je le prends et je soulage d’autant la collectivité (du montant de mon salaire) afin qu’elle puisse aider avec ce fric des moins bien lotis
            Votre version,c’est:je retrouve un boulot,mais je ne le prends pas si je gagne pas plus qu’au chomage « complet »
            Si la collectivité veut pas me donner plus,je reste à la maison
            Au mieux,ça s’appelle tirer au flanc,au pire,du chantage
            Le problème,c’est que tout le monde raisonne comme ça !!

            Il existe une autre incitation à reprendre le boulot :
            Si on retrouve un boulot (compatible avec la formation,peu éloigné et payé dans la norme) et qu’on le refuse,la collectivité coupe son assistance et la transfère sur d’autres plus nécessiteux
            C’est plus radical,mais plus équitable


            • Neris 30 décembre 2009 18:30

              J’adore votre dernier paragraphe.

              Eh oui, si, si, si...

              Seulement, ce n’est pas le boulot tel que vous le décrivez qui est proposé.

              C’est du boulot à moins de 35 h mais toujours au Smic horaire et qui peut descendre carrément au-dessous du RSA socle (ex-RMI) à savoir 400 Euros.
              J’ai vu des emplois à 300 Euros par mois.

              Sans rire, vous prendriez un boulot au-dessous de vos indemnités et qui descendrait vers les 400 Euros mensuels, sans rien d’autre avec ??

              Et puis, si ça peut vous réconforter, « l’’équitable », ça se pratique déjà.


            • denis84 30 décembre 2009 19:03

              Ce que je veux dire ,c’est que si on peut avoir un revenu identique à l’indemnité complète,mais composé d’une part d’indemnité et d’une part de salaire,on ne doit pas imposer à la collectivité le versement de l’indemnité complète et refuser ce boulot.
              Sinon on profite du systeme,au détriment des autres
              Question de dignité aussi,car on reste dans le monde actif
              Apres,la qualité et la rémunération des boulots actuels,c’est un autre probleme,pour ne pas dire que c’est LE probleme
              Car,comme vous le dites tres justement SI on trouve un boulot « normal » (35 h en cdi) ,on reste dans la plupart des cas un travailleur pauvre
              De toute façons,les « vrais » chomeurs (c’est à dire 99% des chomeurs) préfèreraient un « vrai » travail à une situation d’assisté précaire,encore la « dignité »


            • David Latapie 30 décembre 2009 22:23

              > Le problème,c’est que tout le monde raisonne comme ça !!

              C’est exactement ce que je disais et que disais déjà Admas il y a 300 ans : si vous comptez sur la grandeur d’âme des gens (bienveillance, soucis de l’intérêt général plutôt que de l’intérêt particulier), vous pouvez attendre longtemps !

              Dès lors, deux alternatives : on vocifère sans rien faire ou on intègre la contrainte. Moi, je considère qu’il faut intégrer la contrainte. Les gens sont égoïstes, comment utiliser cet égoïsme pour améliorer le sort de tous ?

              Le bâton que vous signalez est effectivement plus équitable (quoique, ça dépend des conditions bien sûr), mais si on peut d’abord faire avancer les choses avec une carotte, ça me semble mieux. Ne serais-ce que parce que les gens ne prennent le bâton que contraints et forcé (lire : beaucoup de gens s’accrochent à leur chômage), alors que les gens seront bien plus prêts à courir après la carotte (lire : succès plus immédiat et bien sûr plus populaire).


            • M.Junior Junior M 30 décembre 2009 22:52

              Neris

              Il y a même des boulots à 9€ par mois c’est quand on a fait une heure d’intérim dans le mois.

              Latapie

              Après l’insertion, c’est l’intérim, ensuite le Pole Emploi qui te renvoit en intérim mais en payant l’agence cette fois pour être sur qu’elle fasse vraiment le travail qu’elle affiche sur ses plaquettes commerciales. Ensuite plus de crédits pour les dépenses publiques et là les pieds dans le tapis : Et si on proposait une indemnisation pondérée à ces assistés ?

              C’est à mourir de rire.

              J’oubliais la précaution oratoire propre à l’écrit, ni spécialiste du droit, ni spécialiste de l’emploi, mais j’ai une idée et Internet me permet de l’exprimer mais j’aime pas lire d’autres réponses ou des commentaires.

              Bienvenue dans le monde de la liberté d’expression.


            • David Latapie 30 décembre 2009 23:44

              Dire ça alors que je garde un ton posé et que je répond à tous les commentaires qui s’adressent à moi, ce n’est plus du culot, c’est de la malhonnêteté intellectuelle. Présumer que l’interlocuteur parle sans savoir, c’est carrément rédhibitoire pour la crédibilité.

              Mais peut-être serais-je plus convaincant si je parlais comme le web avec des !!! et pui des truc comme ca ?

              Lol, tiens.


            • M.Junior Junior M 31 décembre 2009 10:47

              La malhonnêteté intellectuelle consiste-t-elle à mettre en place une argumentation qui oublie différents paramètres amenant le lecteur à la conclusion de l’auteur ?

              Communiquer, influencer, manipuler sont les mêmes mots qui nous amènent à expliquer notre cheminement en fonction de nos préférences, notre intime conviction.

              Tu peux voir ce qui divise, ce qui rassemble, ce qui s’entrechoque, tout dépend de la posture, du souhait, de la volonté.

              Ta démonstration tente ,pour ma part, (Cette précision au cas ou tu penserais qu’un lecteur s’exprime au nom de tous les tiens), de nous re expliquer que le RSA est une bonne chose avec son système de pondération.

              Or, dans un contexte plus globale, il devient un instrument à bas salaire, ce qui va à l’encontre des motivations personnelles. A défaut d’améliorer un système ou d’en reconnaitre les limites, il faut en créer d’autres ou accepter son échec.

              Ensuite, le coté « les lecteurs sont peu engageants » tout dépend comment tu décides de lire ces écrits, c’est ta grille de lecture et non la mienne.

              Si tu préfère vivre chez Candy donc acte.

              Derrière chaque situation de chômeur, ne pas omettre un marché de l’emploi qui n’est pas en mesure d’offrir du travail à tous sinon la croissance des profits serait à revoir (Plein Emploi et profits sont par nature incompatibles). Que proposes-tu pour ceux qui seront structurellement exclus de l’emploi ?

              De les stigmatiser encore davantage en mettant en place une mesure pour les inciter encore plus à chercher un emploi qu’ils ne pourront pas trouver. Une mesure simple écris-tu.

              Quand la naïveté indépendamment de la volonté de bien faire est à ce point, certains parlent de bêtise et non d’honnêteté ou de malhonnêteté.


            • Neris 31 décembre 2009 14:44

              Junior,

              L’intérim est revenu au bon vieux temps du travail journalier. Mais au lieu de faire la queue à l’agence de placement, les intérimaires attendent auprès du téléphone dont ils ne doivent jamais se séparer.

              Dans mon association, nous louons des scooters pour permettre aux gens d’accéder aux lieux de travail toujours plus éloignés de la ville. Je vois défiler un large panel d’intérimaires, de demandeurs d’emploi, de jeunes, de moins jeunes.

              Un jour quelqu’un m’a demandé une location pour un travail de 2 h par jour pendant une semaine. Le pauvre, il me laissait quasiment la moitié de son salaire.

              Sans compter qu’avant les compétences, le tri s’effectue sur la mobilité. Pas voiture, pas de scooter, pas de boulot. Le vélo est interdit par beaucoup d’employeurs selon une circulaire de la Sécu, à cause des trop nombreux accidents de trajets.

              Et Pôle Emploi qui radie à la moindre heure travaillée.

              Plus belle la vie !!!!


            • M.Junior Junior M 31 décembre 2009 19:01

              Neris

              Plus je te lis et plus je constate de points communs dont nos personnalités affirmées.

              Pour le téléphone a portée de mains faudrait-il que le demandeur d’emploi puisse avoir un mobile ou à défaut il est condamné à rester cloitré chez lui devant le manque de proactivité des agences d’intérim qui se contentent d’être bêtement réactive.

              Pour la mobilité, toi qui semble être professionnel(le) de l’emploi ou de l’insertion, tu pourrais préciser qu’il existe des aides pour le permis à 1 euros ou une location de voiture à 10 € par jour (hors frais de carburant) sans parler de la garde enfant à 1 € de l’heure dans la limite de 100 heures.

              A défaut, j’invite les lecteurs à lire les différents articles du blog Crok Interim.

              L’intérim c’est une moyenne de mission de 1,7 semaine et une durée moyenne annuelle de mission par intérimaire qui n’excède pas 2 mois créant ainsi un véritable marché aux esclaves quand les agences ’d’emplois" ne font pas travailler des sans-papiers.


            • Neris 1er janvier 2010 21:37

              Junior

              Vous voulez parler du FASTT pour les intérimaires.

              Je connais pour la mobilité puisque nous avons intégré le réseau.

              Mais encore faut-il que l’intérimaire ait travaillé un certain nombre d’heures dans la même agence. Sinon c’est effectivement un progrès mais pas toujours connu.


            • M.Junior Junior M 2 janvier 2010 15:08

              Néris

              Les avantages de l’ancienneté en intérim ne dépend pas de l’agence mais du nombre d’heures travaillées.
              Exemples
              35 heures avec l’agence Manpower, 70 avec Adecco, 105 avec Randstad, 200 avec enthalpia =
              410 heures d’ancienneté à faire valoir dans l’agence dans laquelle l’intérimaire est en mission même pour une heure.

              Neris, je ne donnerai qu’un conseil, forme-toi davantage pour mieux accompagner les intérimaires sinon on pourrait croire que tu ne t’intéresse qu’au profit à réaliser sur eux. Or les agences d’intérim ont pris le nom d’agence d’emploi. Qu’elles soient donc de vraies professionnelles de l’emploi : DROITS & Devoirs !

              Quand la liberté de l’emploi n’est plus, la sécurité rime avec exclus. Tout dépend quel instrument tu veux être !
              CROK INTERIM


            • David Latapie 2 janvier 2010 17:04
              > Vous voulez parler du FASTT pour les intérimaires.

              > Mais encore faut-il que l’intérimaire ait travaillé un certain nombre d’heures dans la même agence. Sinon c’est effectivement un progrès mais pas toujours connu.

              Que diriez-vous de rédiger un article sur AgoraVox à propos de cette initiative ? Par ailleurs, l’existence même de ce réseau est à mon sens une preuve que l’intérim devient une acteur sociétal majeur (bonne ou mauvaise nouvelle, je préfère ne pas répondre).


            • M.Junior Junior M 2 janvier 2010 19:28

              Intérim Ancienneté & Avantage

              Je le répète, le nombre d’heures ne dépend pas de l’agence d’intérim. Les permanents du travail mettent des prospectus à disposition des intérimaires dans leur agence persuadés que cela est suffisant. Ils ont l’obligation, non seulement de le faire mais l’exigence professionnelle de le promouvoir. L’intérimaire ne pensant pas qu’il a des droits dès la première heure de mission ne pense pas toujours à lire tous les prospectus des tourniquets.
              Trop rares sont les professionnels de l’emploi qui accompagnent vraiment les intérimaires ou les candidats.
              Heureusement dans sa grande bonté , le gouvernement va leur permettre de recevoir entre 1200 et 1500 euros en plus du prix de vente pour faire leur travail grâce au lobbying intensif du PRISME, la fédération patronale de l’intérim mais sans augmenter les primes des dits permanents !

              Plus de 1000 billets sur le sujet ont déjà été publié sur Crok Intérim. La fonction écrire un commentaire permet d’avoir une réponse rapidement.

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David Latapie


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