• mardi 9 février 2010
  • Agoravox France Agoravox.com Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Actualités > Economie > L’inexorable ascension de la population sans emploi aux (...)
Non 8%
Article intéressant?
 
Oui 92%
(26 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Ecrire un commentaire
  • Marquer et partager

L’inexorable ascension de la population sans emploi aux USA

En ces temps de crise la question se pose de savoir si cet épisode est pire que les précédents et certains utilisent les chiffres du chômage pour cela, or on peut être sans emploi mais pas chômeur, c’est-à-dire un inactif, et faire partie de ceux qui n’ont pas d’emploi mais qui - d’après l’administration - n’en cherchent pas.

Un homme agé entre 25 et 54 ans a en pratique peu d’excuses pour ne pas travailler : trop vieux pour les études, trop jeune pour la retraite. Et cela quelle que soit l’époque ou le pays, un avantage de cette mesure. De plus ce groupe est le plus important numériquement dans les statistiques détaillées.

Un petit graphe pour illustrer la situation de cette population aux USA :

USA men aged 25 to 54

La courbe rose montre les sans emplois tout compris et se décompose en la courbe jaune qui est le pourcentage considéré comme chomeur par l’administration (attention ce n’est pas exactement le taux de chômage officiel car le dénominateur est la population complète et pas la population dite active) plus la courbe bleue qui est le pourcentage d’inactif.

On ne peut que constater que le nombre d’inactif augmente inexorablement passant d’autour de 3% en 1948 à plus de 9% apres 2003. La part de chômeur elle oscille autour de sa moyenne sur la période a 4%. Le total des sans emploi se maintient en dessous des 8% jusqu’en 1974 et puis s’envole avec trois pics a 14% en 1982, 2003 et 2008 sans jamais redescendre en dessous des 8%.

Quelle est la situation de ces hommes de 25 a 54 ans qui en 2008 n’ont pas d’emploi et n’en cherchent pas, soit 8.7 millions de personnes ?

Le moins qu’on puisse dire c’est que ces chiffres, pourtant disponibles, n’intéressent absolument pas les économistes : après de multiples requêtes auprés d’économistes blogueurs je suis rentré bredouille avec exactement zéro papier étudiant ce phénomène massif qui est pourtant probablement une clé de la compréhension du monde du travail après la deuxième guerre mondiale. Sachant qu’on ne manque pas d’articles et papiers sur les chomeurs, en particulier pour nous rabacher que la France est sclérosée et qu’il faut faire comme aux USA et UK pour "avoir moins de chomage".

La question reste ouverte, et l’expertise de mes lecteurs est bienvenue.

Un détail technique : la population de référence (le dénominateur) pour les chiffres que je cite est la Civilian Noninstitutionalized Population (62.2 millions d’hommes de 25 a 54 ans en 2008) qui en particulier ne compte pas les personnes en prison or 2.3 millions de personnes sont en prison aux USA en 2007 et les hommes représent plus de 90% de la population carcérale USA en 2005, il est donc probable qu’il faille ajouter 2 a 3% au chiffre des sans emploi et des inactifs pour arriver autour de 10 millions de personnes, avec là aussi une croissance historique forte.

Pour finir, si on ajoute le temps partiel, un quart de cette population n’a pas d’emploi a plein temps en 2008.

Billets précédents sur ce thème :


Mots-clés

Chômage

2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Obtenez votre badge pendant 6 mois.

Achat immédiat par SMS ou TEL
1
2
Envoyez CODE par SMS au 81038 3.00 € / SMS Appelez le 08 99 78 46 66 1.91 € / appel
3

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • 0 vote deja vote forum
    Par John Lloyds (xxx.xxx.xxx.7) 26 janvier 2009 12:02
    John Lloyds

    La très niaise population américaine finira peut-être par comprendre qu’elle ne vivait qu’aux dépens d’un système qui se nourrissait autant d’elle que de l’esclavagisme moderne qu’il a développé dans les pays émergeants. Elle n’aura bossé que pour renforcer ce système qui va l’écraser au premier signe de mécontentement. Que la non moins niaise population française médite là-dessus, car elle est exactement dans le même cas. L’art de l’autoflagellation restera un des grands mystères de l’humanité.

  • 0 vote deja vote forum
    Par LE CHAT (xxx.xxx.xxx.148) 26 janvier 2009 11:44
    LE CHAT

    sarko , admirateur de tout ce qui se fait aux US , va t il développer l’univers carcéral pour faire baisser le chômage ? smiley de quoi faire plaisir à son ami Bouyghes .....

  • 0 vote deja vote forum
    Par ZEN (xxx.xxx.xxx.146) 26 janvier 2009 11:27
    ZEN

    Bonjour,
    On peut parler d’un véritable séisme social

    "...Durant l’année budgétaire débutée en octobre, 28 millions de personnes aux États-Unis utiliseront les coupons distribués par le gouvernement pour pouvoir acheter l’essentiel dans les commerces d’alimentation. C’est là le plus haut chiffre enregistré depuis que ce programme d’assistance alimentaire a été introduit dans les années 1960... Les saisies immobilières, l’augmentation des destructions d’emplois et la hausse rapide des prix ajoutent aux difficultés. Jusqu’à présent, le retournement de tendance s’est manifesté par une kyrielle de saisies à travers tout le pays, avec de nombreuses familles perdant leur domicile. Mais désormais, la crise commence à frapper le pays au coeur. Garnir la table de nourriture devient un défi que de nombreux Américains ont du mal à relever..."(D Usborne)
    "Je ne crois pas qu’il soit trop tard pour changer de cap, mais cela le sera si nous ne prenons pas des mesures cruciales le plus vite possible. Si rien n’est fait, cette récession pourrait perdurer des années...Le taux de chômage pourrait atteindre un niveau à deux chiffres (...). En résumé, une mauvaise conjoncture pourrait devenir bien pire" M. Obama.

    Barack Obama doit faire face à un véritable séisme social | Mediapart

    "Avis de sinistrose générale au Salon automobile de Detroit, ouvert au public à partir de mardi 13 janvier. Les professionnels ne se sont toujours pas remis des chiffres de ventes de voitures, catastrophiques, aux Etats-Unis (-18% en 2008). Et rien ne laisse penser que la tendance va évoluer cette année.Rassemblés dimanche devant les portes du Salon, des ouvriers de Chrysler et General Motors ont rappelé, à leur manière, les dégâts sociaux de la crise. Ils dénonçaient en particulier les « concessions », en matière de salaire, imposées par l’administration Bush, en échange de l’aide financière accordée par les pouvoirs publics aux constructeurs. Une mobilisation parmi d’autres, au cœur d’une Amérique dévastée par la crise.

    Preuve de l’intensité du séisme social, les derniers chiffres de l’emploi aux Etats-Unis : 2,6 millions de postes ont été détruits aux Etats-Unis en 2008. Dont 524.000 rien qu’en décembre, pour un taux de chômage à 7,2%. Les secteurs de la construction et des services sont les plus touchés. Si l’on intègre les personnes qui ne recherchent pas « activement » un travail, le taux de chômage grimpe à 13,5%. Floyd Norris, qui a fait les comptes sur son blog du New York Times, établit que le dernier trimestre 2008 accuse la pire performance depuis 1945 en la matière (1.531.000 postes supprimés, en chiffres bruts !).Certains Etats, comme le Michigan ou l’Ohio, sont plus touchés que d’autres. « Dans le Michigan, au moins 90 entreprises ont annoncé des licenciements au cours des deux derniers mois », s’inquiète The Economist, qui insiste sur la délicate réinsertion des chômeurs en temps de crise. Ces données noircissent encore un peu plus le bilan économique consternant de la présidence Bush, récemment dressé par les journalistes du Washington Post. Pour ne rien arranger, le rythme des licenciements ne devrait pas ralentir en 2009 – on attend les sombres annonces de Boeing, Macy’s ou Microsoft dans les mois à venir...

    Qui sont les plus touchés ? Peut-être faut-il, pour répondre à la question, plonger dans l’inventaire dressé par le New York Times des Américains pris au piège de l’endettement. La série, lancée depuis l’été 2008, s’appelle The debt trap. Très simple et incontournable : elle met des visages sur ces 3,3 millions de foyers américains qui ont vu, depuis 2006, ou verront, d’ici la fin 2009, leur maison saisie, faute de pouvoir rembourser leurs emprunts dans les temps...-A défaut de faire les grands titres des journaux, les étudiants subissent la crise de plein fouet. Beaucoup ont emprunté des sommes considérables pour s’acquitter, chaque année, de leurs droits d’inscription à l’université. Au total, cette dette s’est élevée à 87 milliards de dollars en 2008, contractée en partie auprès de fonds publics. Mais aussi auprès d’un grand nombre d’entités privées, dont certaines ont fait faillite l’an dernier.-Résumé poli de The Economist : « Les étudiants sont confrontés à un malheureux concours de circonstances financières. » Le New York Times, de son côté, présente Stephen Heise, étudiant new-yorkais de 34 ans, endetté à hauteur de 80.000 dollars pour avoir payé son éducation avec plusieurs cartes de crédit depuis des années...-La « grande pauvreté », elle, a indéniablement augmenté aux Etats-Unis. D’après les travaux implacables de Rebecca Blank, une augmentation de deux points du taux de chômage conduira à une hausse de 0,9 point du taux de pauvreté. Soit 2,7 millions de pauvres supplémentaires dans le pays. Et ce sont les plus fragilisés, comme les mères isolées, qui sont les plus exposés. « En perdant leur travail, les plus démunis vont perdre l’essentiel de leurs ressources issues des programmes sociaux, puisque ceux-ci sont conditionnés à l’obtention d’un emploi », prévenait Hélène Périvier, de l’OFCE, dans une note d’octobre dernier...

    Paul Krugman encore lui, qui doute de l’efficacité du plan de relance en matière de création d’emplois. « Comment M. Obama pourrait-il faire davantage ? En augmentant beaucoup plus la part d’investissement public – un scénario possible à condition d’adopter une vision à plus long terme... », écrivait, dimanche 11 janvier sur son blog, le prix Nobel d’économie 2008.En gros, Krugman reproche à Romer et Bernstein de s’être trop concentrés sur la première année de mandat – alors qu’une crise d’une telle ampleur exige un « programme étalé sur plusieurs années ». Et il préconise, une nouvelle fois, ce qui s’annonce comme l’un des épineux dossiers de Barack Obama lors de ses premiers mois à la Maison Blanche : une réforme de fond en comble de la fiscalité américaine.

    -La soupe populaire de plus en plus sollicitée

  • 0 vote deja vote forum
    Par Abgeschiedenheit (xxx.xxx.xxx.170) 26 janvier 2009 12:14
    Abgeschiedenheit

    La crise aura eu au moins un effet positif, c’est que les Politiques cessent de parler de plein emploi.

    Le chômage de masse est irréversible, mettez-vous bien ça dans la tête, il faudra accepter des pans entiers de population sans travail.

    De deux choses l’une, ou on légalise le suicide pour les exclus définitifs, ou on trouve un moyen de les faire survivre en attendant des jours meilleurs.

    Mais en tout cas, je suis ravi de ne plus entendre ce terme complètement délirant de plein emploi.

    Ceci avait déjà été dit il y a deux ans bien avant la crise financière.



    Bien à vous.


Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login /mot de passe

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.

Faites un don

Réclame

Réclame

sondage

Souhaitez-vous que les auteurs des articles puissent replier sans les supprimer les commentaires qu’ils jugent abusifs dans leur fil de discussion ? (Lire l’article)


Voter

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site optimisé pour le navigateur Firefox. - Un site Infovox Network