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Accueil du site > Actualités > Economie > L’inexorable ascension de la population sans emploi aux (...)

L’inexorable ascension de la population sans emploi aux USA

En ces temps de crise la question se pose de savoir si cet épisode est pire que les précédents et certains utilisent les chiffres du chômage pour cela, or on peut être sans emploi mais pas chômeur, c’est-à-dire un inactif, et faire partie de ceux qui n’ont pas d’emploi mais qui - d’après l’administration - n’en cherchent pas.

Un homme agé entre 25 et 54 ans a en pratique peu d’excuses pour ne pas travailler : trop vieux pour les études, trop jeune pour la retraite. Et cela quelle que soit l’époque ou le pays, un avantage de cette mesure. De plus ce groupe est le plus important numériquement dans les statistiques détaillées.

Un petit graphe pour illustrer la situation de cette population aux USA :

USA men aged 25 to 54

La courbe rose montre les sans emplois tout compris et se décompose en la courbe jaune qui est le pourcentage considéré comme chomeur par l’administration (attention ce n’est pas exactement le taux de chômage officiel car le dénominateur est la population complète et pas la population dite active) plus la courbe bleue qui est le pourcentage d’inactif.

On ne peut que constater que le nombre d’inactif augmente inexorablement passant d’autour de 3% en 1948 à plus de 9% apres 2003. La part de chômeur elle oscille autour de sa moyenne sur la période a 4%. Le total des sans emploi se maintient en dessous des 8% jusqu’en 1974 et puis s’envole avec trois pics a 14% en 1982, 2003 et 2008 sans jamais redescendre en dessous des 8%.

Quelle est la situation de ces hommes de 25 a 54 ans qui en 2008 n’ont pas d’emploi et n’en cherchent pas, soit 8.7 millions de personnes ?

Le moins qu’on puisse dire c’est que ces chiffres, pourtant disponibles, n’intéressent absolument pas les économistes : après de multiples requêtes auprés d’économistes blogueurs je suis rentré bredouille avec exactement zéro papier étudiant ce phénomène massif qui est pourtant probablement une clé de la compréhension du monde du travail après la deuxième guerre mondiale. Sachant qu’on ne manque pas d’articles et papiers sur les chomeurs, en particulier pour nous rabacher que la France est sclérosée et qu’il faut faire comme aux USA et UK pour "avoir moins de chomage".

La question reste ouverte, et l’expertise de mes lecteurs est bienvenue.

Un détail technique : la population de référence (le dénominateur) pour les chiffres que je cite est la Civilian Noninstitutionalized Population (62.2 millions d’hommes de 25 a 54 ans en 2008) qui en particulier ne compte pas les personnes en prison or 2.3 millions de personnes sont en prison aux USA en 2007 et les hommes représent plus de 90% de la population carcérale USA en 2005, il est donc probable qu’il faille ajouter 2 a 3% au chiffre des sans emploi et des inactifs pour arriver autour de 10 millions de personnes, avec là aussi une croissance historique forte.

Pour finir, si on ajoute le temps partiel, un quart de cette population n’a pas d’emploi a plein temps en 2008.

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34 réactions à cet article    


  • Fergus fergus 26 janvier 2009 11:06

    Outre les SDF désocialisés, les "non chômeurs qui ne cherchent pas de travail" ne sont-ils pas les prisonniers et les malades mentaux ?


    • Laurent GUERBY 26 janvier 2009 12:12

      Les prisonniers comme indiqué en bas de l’article ne sont pas comptés, pour les hommes de 25 a 54 ans cela doit être proche de 2 millions de personnes, et indirectement un emploi pour les attraper, juger et garder en prison (et construire les prisons et les facilités pour visiteurs comme le montre Michael Moore dans ces documentaires).

      Pour ce qui est des handicapés il y a des statistiques officielles ici :

      www.census.gov/hhes/www/disability/disability.html

      On pourrait arriver a 4 millions sur les hommes de 25 a 54 ans, mais cela n’explique pas la montée continue des sans emplois, apres tout ils travaillaient en 1948 donc pourquoi pas en 2008 ?


    • ZEN ZEN 26 janvier 2009 11:27

      Bonjour,
      On peut parler d’un véritable séisme social

      "...Durant l’année budgétaire débutée en octobre, 28 millions de personnes aux États-Unis utiliseront les coupons distribués par le gouvernement pour pouvoir acheter l’essentiel dans les commerces d’alimentation. C’est là le plus haut chiffre enregistré depuis que ce programme d’assistance alimentaire a été introduit dans les années 1960... Les saisies immobilières, l’augmentation des destructions d’emplois et la hausse rapide des prix ajoutent aux difficultés. Jusqu’à présent, le retournement de tendance s’est manifesté par une kyrielle de saisies à travers tout le pays, avec de nombreuses familles perdant leur domicile. Mais désormais, la crise commence à frapper le pays au coeur. Garnir la table de nourriture devient un défi que de nombreux Américains ont du mal à relever..."(D Usborne)
      "Je ne crois pas qu’il soit trop tard pour changer de cap, mais cela le sera si nous ne prenons pas des mesures cruciales le plus vite possible. Si rien n’est fait, cette récession pourrait perdurer des années...Le taux de chômage pourrait atteindre un niveau à deux chiffres (...). En résumé, une mauvaise conjoncture pourrait devenir bien pire" M. Obama.

      Barack Obama doit faire face à un véritable séisme social | Mediapart

      "Avis de sinistrose générale au Salon automobile de Detroit, ouvert au public à partir de mardi 13 janvier. Les professionnels ne se sont toujours pas remis des chiffres de ventes de voitures, catastrophiques, aux Etats-Unis (-18% en 2008). Et rien ne laisse penser que la tendance va évoluer cette année.Rassemblés dimanche devant les portes du Salon, des ouvriers de Chrysler et General Motors ont rappelé, à leur manière, les dégâts sociaux de la crise. Ils dénonçaient en particulier les « concessions », en matière de salaire, imposées par l’administration Bush, en échange de l’aide financière accordée par les pouvoirs publics aux constructeurs. Une mobilisation parmi d’autres, au cœur d’une Amérique dévastée par la crise.

      Preuve de l’intensité du séisme social, les derniers chiffres de l’emploi aux Etats-Unis : 2,6 millions de postes ont été détruits aux Etats-Unis en 2008. Dont 524.000 rien qu’en décembre, pour un taux de chômage à 7,2%. Les secteurs de la construction et des services sont les plus touchés. Si l’on intègre les personnes qui ne recherchent pas « activement » un travail, le taux de chômage grimpe à 13,5%. Floyd Norris, qui a fait les comptes sur son blog du New York Times, établit que le dernier trimestre 2008 accuse la pire performance depuis 1945 en la matière (1.531.000 postes supprimés, en chiffres bruts !).Certains Etats, comme le Michigan ou l’Ohio, sont plus touchés que d’autres. « Dans le Michigan, au moins 90 entreprises ont annoncé des licenciements au cours des deux derniers mois », s’inquiète The Economist, qui insiste sur la délicate réinsertion des chômeurs en temps de crise. Ces données noircissent encore un peu plus le bilan économique consternant de la présidence Bush, récemment dressé par les journalistes du Washington Post. Pour ne rien arranger, le rythme des licenciements ne devrait pas ralentir en 2009 – on attend les sombres annonces de Boeing, Macy’s ou Microsoft dans les mois à venir...

      Qui sont les plus touchés ? Peut-être faut-il, pour répondre à la question, plonger dans l’inventaire dressé par le New York Times des Américains pris au piège de l’endettement. La série, lancée depuis l’été 2008, s’appelle The debt trap. Très simple et incontournable : elle met des visages sur ces 3,3 millions de foyers américains qui ont vu, depuis 2006, ou verront, d’ici la fin 2009, leur maison saisie, faute de pouvoir rembourser leurs emprunts dans les temps...-A défaut de faire les grands titres des journaux, les étudiants subissent la crise de plein fouet. Beaucoup ont emprunté des sommes considérables pour s’acquitter, chaque année, de leurs droits d’inscription à l’université. Au total, cette dette s’est élevée à 87 milliards de dollars en 2008, contractée en partie auprès de fonds publics. Mais aussi auprès d’un grand nombre d’entités privées, dont certaines ont fait faillite l’an dernier.-Résumé poli de The Economist : « Les étudiants sont confrontés à un malheureux concours de circonstances financières. » Le New York Times, de son côté, présente Stephen Heise, étudiant new-yorkais de 34 ans, endetté à hauteur de 80.000 dollars pour avoir payé son éducation avec plusieurs cartes de crédit depuis des années...-La « grande pauvreté », elle, a indéniablement augmenté aux Etats-Unis. D’après les travaux implacables de Rebecca Blank, une augmentation de deux points du taux de chômage conduira à une hausse de 0,9 point du taux de pauvreté. Soit 2,7 millions de pauvres supplémentaires dans le pays. Et ce sont les plus fragilisés, comme les mères isolées, qui sont les plus exposés. « En perdant leur travail, les plus démunis vont perdre l’essentiel de leurs ressources issues des programmes sociaux, puisque ceux-ci sont conditionnés à l’obtention d’un emploi », prévenait Hélène Périvier, de l’OFCE, dans une note d’octobre dernier...

      Paul Krugman encore lui, qui doute de l’efficacité du plan de relance en matière de création d’emplois. « Comment M. Obama pourrait-il faire davantage ? En augmentant beaucoup plus la part d’investissement public – un scénario possible à condition d’adopter une vision à plus long terme... », écrivait, dimanche 11 janvier sur son blog, le prix Nobel d’économie 2008.En gros, Krugman reproche à Romer et Bernstein de s’être trop concentrés sur la première année de mandat – alors qu’une crise d’une telle ampleur exige un « programme étalé sur plusieurs années ». Et il préconise, une nouvelle fois, ce qui s’annonce comme l’un des épineux dossiers de Barack Obama lors de ses premiers mois à la Maison Blanche : une réforme de fond en comble de la fiscalité américaine.

      -La soupe populaire de plus en plus sollicitée


      • appoline appoline 26 janvier 2009 14:24

        @ Zen,
        Vous croyez qu’en France les chefs d’entreprises vont créer des emplois au fur et à mesure que nos lapines mettent bas. Quand on entend que les médias félicitent les françaises pour le taux de natalité, alors que personne n est capable de dire ce que demain sera fait. Quelle mascarade. Regardons bien ce qu’il se passe chez les autres, pour nous habituer à ce qu’il va nous tomber sur la tête.


      • LE CHAT LE CHAT 26 janvier 2009 11:44

        sarko , admirateur de tout ce qui se fait aux US , va t il développer l’univers carcéral pour faire baisser le chômage ? smiley de quoi faire plaisir à son ami Bouyghes .....


        • foufouille foufouille 26 janvier 2009 12:04

          deja prevu
          3 prisons privee sont en cours de construction
          avec une rentablite des esclavec equivalente a l’inde


        • Gilles Gilles 26 janvier 2009 11:59

          Idem en Grande Bretagne

          Quand j’y habitais, j’avais lu dans la presse locale que malgré le faible taux de chomage, c’était le pays européen (UE à 15) comprenant le plus de couples parmi lequel un conjoint ne travaillait pas sans chercher de job, la plupart du temps découragé par les salaires/conditions et devant s’occuper des gosses et autres tâches du foyer.

          Et en France, quels sont les chiffres ?


          • Laurent GUERBY 26 janvier 2009 12:18

            guerby.org/blog/index.php/2006/02/19/9-chomage-et-econometrie

            D’apres Vonric avec plus 2.2 millions d’handicapés fabriqués sur 1981-2005 pour un total de 2.8 millions le UK fait tres fort sur les statistiques d’handicapés indemnisés et pas chomeur.En France avec l’AAH on en est encore qu’a 800 000 et une progression en dessous de 2% par an sur la derniere decennie.

            www.sante.gouv.fr/drees/minima-sociaux/sommaire.htm


            Pour les couples, c’est pour cela que j’ai pris les hommes, la situation des femmes sur le marché du travail connait des évolutions très diverses dans le temps et dans les pays différent donc il faudrait des analyses bien plus fines pour en tenir compte. Mais c’est vrai que si en plus les femmes desertent le marché du travail cela ne fait qu’amplifier les chiffres que je montre.



          • Laurent GUERBY 26 janvier 2009 12:33

            Pour la France je ne sais pas trouver des chiffres équivalents sur les sites officiels. Si quelqu’un sait les trouver ça serait super.

            Un point de comparaison cependant, comme je l’ai rajouté dans wikipedia :

            Au quatrième trimestre 2004 selon l’OCDE le taux de chômage normalisé pour les hommes de 25 a 54 ans était de 4.6% aux USA et de 7.4% en France. À la même période et pour le même groupe, le taux d’emploi était de 86.3% aux USA et de 86.7% en France.

            On constate donc sur ce groupe un taux de chômage 60% plus élevé en France qu’aux USA alors que plus de personnes travaillent dans le groupe choisi, ce qui est contre-intuitif si on s’attends à ce que le niveau de chômage reflète la situation du marché du travail.

            Il faut donc bien se garder d’interpréter sans précaution les chiffres du chômage. En effet la définition du chômage repose sur la distinction fragile entre non-emploi d’un actif potentiel et l’inactivité, malgré les effort de définition et de normalisation cette mesure reste extrêmement subjective et donc influençable facilement par différentes politiques n’améliorant sans-doute pas véritablement la situation du marché du travail.



          • appoline appoline 26 janvier 2009 14:28

            @ l’auteur,
            "Handicapés fabriqués". On n’aurait pas dû instaurer le port de la ceinture obligatoire : baisse du chômage pour faire grimper les bénéfiaciaires d’ AAH.
            On trouve les solutions là où peut.


          • foufouille foufouille 26 janvier 2009 23:28

            @ auteur
            en france c’est plus difficile car l’AAh permet de bouffer........
            et pas de mendier


          • John Lloyds John Lloyds 26 janvier 2009 12:02

            La très niaise population américaine finira peut-être par comprendre qu’elle ne vivait qu’aux dépens d’un système qui se nourrissait autant d’elle que de l’esclavagisme moderne qu’il a développé dans les pays émergeants. Elle n’aura bossé que pour renforcer ce système qui va l’écraser au premier signe de mécontentement. Que la non moins niaise population française médite là-dessus, car elle est exactement dans le même cas. L’art de l’autoflagellation restera un des grands mystères de l’humanité.


            • Laurent GUERBY 26 janvier 2009 12:26

              Il faudrait d’abord qu’au moins un économiste montre cette courbe, or je ne suis pas arrivé a faire citer même auprès des dits progressistes.

              Le "taux de chomage" reste l’unique chiffre cité, ce qui est une grosse erreur (ou une manipulation).


            • Internaute Internaute 26 janvier 2009 12:28

              Je suis particulièrement étonné par la population de référence. 62 millions d’hommes de 25 à 54 ans. A quoi correspond cette population ? En effet, s’il s’agit des hommes en état de travailler, on est proche de la quantité d’hommes. Il y aurait donc autant de femmes ce qui nous mène à 124 millions. Pour atteindre les 300 millions d’américains il y aurait donc 276 millions d’enfants de moins de 25 ans et de vieux de plus de 54. Cela paraît à peine croyable.


              • Laurent GUERBY 26 janvier 2009 13:04

                Tu as le détail ici pour 2000 :

                www.census.gov/population/www/cen2000/briefs/tablist.html

                www.census.gov/population/www/cen2000/briefs/phc-t8/index.html

                www.census.gov/population/www/cen2000/briefs/phc-t8/tables/tab01.xls

                Et oui il y a bien 61 millions d’hommes (en 2000) de 25 a 54 ans, pareil de femmes, le reste de la population etant les moins de 25 ans a 99 millions et les plus de 55 ans a 59 millions pour un total de 281 millions en 2000.


              • Laurent GUERBY 26 janvier 2009 13:06

                Et au passage cela discrédite aussi la campagne de peur sur les retraites basée sur les retraités vs les travailleurs, ce chiffre oublie bien sur que les travailleurs financent aussi les jeunes, quand on les compte les chiffres evoluent bien moins fortement. Plus de détails ici :

                guerby.org/blog/index.php/2006/07/25/99-l-insee-et-les-divisions


              • nortydal 26 janvier 2009 12:28

                Bonjour, quelques chiffres pour essayer d’avancer.

                On peut faire une correlation avec cette courbe sur l’immigration pour l’augmentation des années 90.
                Puis l’augmentation de la population qui va de paire avec l’augmentation du nombre d’inactif.
                Et enfin Les baby boomer qui partent à la retraite.

                Je n’ai pas de chiffre sur le % de la population qui poursuit des etudes. Pas de chiffre non plus sur la durée des etudes.
                Pas de chiffre non plus sur le travail au noir.


                • Laurent GUERBY 26 janvier 2009 13:22

                  Pour l’augmentation de la population elle est prise en compte car je divise par la population de référence 25-54 chaque année. Même raisonnement pour les baby boomers.

                  Pour l’immigration aux USA je dirai qu’a priori pour les hommes elle augmente le nombre d’actif car les "illégaux" n’ont d’autre choix que de travailler.


                • faxtronic faxtronic 26 janvier 2009 13:22

                  Laurent Guerby.... J etais en mathsup avec toi a Fermat, Assis juste derriere toi, en 92


                  • Laurent GUERBY 26 janvier 2009 13:31

                    Le monde est petit avec le web :). Je suis pas loin de Toulouse et je passe (sauf imprévu) en Belgique a Bruxelles début février, contactes moi a laurent at guerby point net si tu es dans le secteur.


                  • faxtronic faxtronic 26 janvier 2009 14:22

                    ben d accord, Je saute sur ton blog et te file mon email


                  • faxtronic faxtronic 26 janvier 2009 14:29

                    Pour en revenir sur ta notion de chomage, le but de nombreux "economistes" pseudo-liberaux (je suis liberal, mais eux me font gerber) qui montre les chiffre US et UK en exemple en disant :" Hou les vilains francais socialistes qui ont plein de chomeurs", ce n est pas de faire diminuer le chomage, ils s en balancent en general. Leur but est de faire diminuer le cout et l image du chomage. Alors on peut dans ce cas la cacher la realite en modifiant la definition de cette realite.

                    Il est vrai qu il est plus tentant pour un investisseur d investir dans un economie a 4% de chomeur que celle qui en a 8%, car la premier semble plus saine. L economie, c’ est aussi beaucoup de psychologie et les spin doctors ont une infleunce plus forte qu un plan de relance.


                  • Laurent GUERBY 26 janvier 2009 16:00

                    Je ne me fait pas trop de soucis pour les investisseurs, ils choisissent d’ailleurs massivement la France pour s’implanter et les classement des cabinets d’étude comme KPMG la place régulièrement au sommet

                    www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3234,55-759022,0.html

                    Donc il y a bien un détournement de la réalité et/ou déclinisme basé sur des chiffres très contestables.


                  • Gilles Gilles 26 janvier 2009 17:32

                    Oui et on pourrait aussi causer du temps partiel

                    Je crois, vieux chiffres de 2004, qu’au UK, le temps partiel touche plus de travailleurs (25%) qu’en France (17%) et qu’en moyenne le travailleur à temps partiel bosse 15 heures au UK contre 23 en France par semaine

                    On comprend pourquoi les activités génératrices de temps partiel subis (ex : services à la personne) permettraient de créer 500 000 emplois et de "normaliser" le taux de cômage

                    Bref il faudrait donner à chaque fois le taux d’emploi par catégorie d’âge et donner les rapports temps complets/partiel, nombre d’heures annualisés... etc etc de quoi gonfler le téléspectateur devant sont jités et carmer les politiques....c’est pas demain la veille


                    • Laurent GUERBY 26 janvier 2009 17:37

                      Oui la suite de l’analyse doit être les heures travaillées et la rémunération. Sur les heures travaillées si la France a invité les 35 heures, aux UK ils ont inventé les 17 heures ! Détails ici :

                      guerby.org/blog/index.php/2007/02/27/151-heures-travaillees

                      Pour ce qui est de la communication au public, il est facile de faire une présentation de "que font 100 personnes" en France, UK, ... C’est très graphique et parlant, et surtout ce n’est plus un mensonge statistique comme l’est le chomage dont aucun téléspectateur ne sait qu’il ne compte pas les inactifs ...


                    • Jean-paul 26 janvier 2009 19:06

                      Vous oubliez de dire que les Americains ont 2 a 3 jobs .


                      • Laurent GUERBY 27 janvier 2009 00:11

                        Les statistiques sur les "multi jobs" sont disponibles mais elles ne changent pas les données que j’ai utilisé, chaque personne est comptée une seule fois si elle travaille sur un ou plusieurs jobs.


                      • Frabri 26 janvier 2009 20:03

                        L’inexorable ascension de la population sans emploi existe aussi en France et dans tous les pays riches et cela donne la Fracture sociale qui s’élargie, entre les hauts salaires et les hauts revenus d’un côté et les bas salaires et les bas revenus d’un autre côté. Jusqu’a présent c’était supportable car entre il y a les classes moyennes (salaires moyens revenus moyens) qui étaient majoritaires.

                        Avec la crise les classes moyennes vont en partie être déclassées, nous ne sommes qu’au début le la crise sociale

                        Une des raisons pour lesquelles les sans empois augmentent c’est que l’appareil productif produit de plus en plus de marchandise avec de moins en moins de travail grace a l’automatisation, l’informatisation et la robotisation. A l’ère industrielle la majorité des travailleur-se-s dans les mines et les usines étaient peu ou pas qualifiès , tous ceux qui cherchaient du travail en trouvaient. De nos jours les entreprises ont besoin de travailleurs diplomés , compétents, compétitifs...etc. Ceux qui ne sont pas suffisammant formés ont du mal a trouver un emploi ou en retrouver un s’ils sont au chômage d’ou l’augmentation des sans emplois qui sont majoritairement des gens peu ou pas qualifiés.



                        • Laurent GUERBY 27 janvier 2009 00:13

                          Je pense que c’est effectivement le cas, je n’arrive simplement pas a obtenir ces chiffres pour la France (ou les autres pays européens). J’ai demandé a l’INSEE qui ne m’a pas vraiment aidé dans sa réponse (contrairement au BLS - INSEE aux USA - qui m’a directement indiqué les bons fichiers). Toute aide bienvenue.


                        • Forest Ent Forest Ent 27 janvier 2009 04:03

                          En premier abord, j’aurais tendance à penser que ces chiffres sont tout simplement pipeau, comme Sarko aime ceux de l’INSEE. En effet, quand on regarde la définition des "gens qui ne travaillent pas", on voit

                          http://www.bls.gov/cps/cpsaat35.pdf

                          Do not want a job now (1)

                          et


                          (1) Includes some persons who are not asked if they want a job.

                           smiley

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