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Accueil du site > Actualités > Economie > L’inflation, dernier refuge des incapables

L’inflation, dernier refuge des incapables

L’inflation amoindrit-elle l’endettement des Etats ? Les épisodes d’hyper inflation appartenant au passé ont clairement démontré que cette solution était fallacieuse car, tandis que les dettes d’un Etat ont tendance à gonfler dans un contexte inflationniste, la seule manière saine et durable de les réduire consiste à oeuvrer pour un environnement où l’inflation est strictement contrôlée.

Et pourtant, un certain nombre de dirigeants économiques et de Banquiers Centraux vivent toujours avec cette idée préconçue selon laquelle l’inflation parviendra à leur sauver la mise à l’image de ces dirigeants d’entreprise en difficultés qui procèdent à l’augmentation de leur capital ! Toutefois, si cette formule peut fonctionner dans ces entreprises qui procèdent ainsi à une dilution de leur actionnariat, la création de nouvelle monnaie ex nihilo par les Etats ne fait que retarder l’échéance du règlement de la dette dans une conjoncture où le marché réagit de manière bien compréhensible en forçant les taux d’intérêts à la hausse...

Néanmoins, si ce mythe de soustraire un Etat à ses obligations en matière d’endettement perdure dans les mentalités et souvent dans les actes de nos responsables, c’est tout simplement parce qu’il est nettement plus facile d’insuffler une bonne dose d’inflation dans l’économie - et de retarder l’inéluctable - que d’adopter des mesures payantes à long terme mais hautement impopulaires, à savoir augmentations d’impôts et réductions des dépenses Gouvernementales.

C’est pourtant à cette croisée de chemins que se retrouvent aujourd’hui les Etats-Unis qui, chargés voire submergés comme on le sait de dettes, seraient tentés d’échapper à leurs responsabilités en faisant opportunément appel à l’inflation, dissuadés toutefois par le risque d’effondrement subséquent d’un dollar qui cèderait carrément sous le poids d’une fuite de capitaux hors d’un pays qui verrait du coup s’effondrer tous ses espoirs de domination financière et géopolitique. Les Etats-Unis, ayant décidé de sauver Wall Street et le secteur privé en ingérant toutes leurs dettes et en les intégrant au bilan de l’Etat, se rendent aujourd’hui comptent que l’inflation pourrait être un moyen bien pratique et rapide de sortie de crise qui permettra aux ménages et aux entreprises endettés de mieux supporter le fardeau de leurs dettes.

Le scénario idéal étant, selon eux, un contexte inflationniste s’étalant sur deux ou trois ans qui autoriserait l’allègement de cet endettement de l’ordre de 10 à 15% ... si ce n’est que tous les avantages découlant de cet allègement seront compensés, voire surpassés, par des taux d’intérêts plus élevés à payer sur ces dettes, par un nombre plus important de débiteurs en faillite qui aura à son tour pour effet d’augmenter la masse de l’endettement global...Par ailleurs, l’inflation étant fondamentalement un phénomène de transfert de richesse du créancier vers le débiteur, une telle politique précipiterait une débâcle du marché obligataire US avec, à la clé, un effondrement du billet vert ... qui, à leur tour, ne feraient qu’exacerber les pressions inflationnistes !

Néanmoins, la planche à billet semble aujourd’hui être la seule solution à portée des responsables économiques et politiques Américains qui espèrent ainsi redonner à leur économie un semblant de prospérité tout en y créant une autre bulle.

Alors pourquoi ne pas retirer à la Réserve Fédérale ce pouvoir thaumaturgique de création de monnaie et de pourvoyeuse de crédit pour le confier à une instance qui ferait de la lutte contre l’inflation sa priorité absolue ? A tout le moins, c’est la modification en profondeur de la double mission de la Fed – la lutte contre l’inflation et la promotion de la croissance – qui s’impose car la réalisation de ces deux objectifs par une même entité aboutit bien souvent à des politiques et à des mesures antinomiques, voire schizophrènes ! Une révolution de palais semble indispensable pour lutter contre l’endettement monumental des Etats-Unis.


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41 réactions à cet article    


  • Le péripate Le péripate 7 septembre 2009 16:00

    Keynes avait assez cyniquement préconisé l’inflation (pas celle des prix mais celle de la masse monétaire) pour faire baisser les salaires réels, baisser les taux d’intérêts et ainsi augmenter l’investissement. Malgré de nombreux effets pervers vite réperés, ce fut jusqu’à la « révolution monétariste » le paradigme économique dominant. Il semblait malgré tout qu’il y avait une corrélation inflation/chômage, la dite courbe de Philips. Constatation purement empirique, cette courbe a nourri le débat chez les tenants d’une économie « mathématisée » ou macroéconomie, keynesiens et monétaristes.
    La touche de Friedman sera de proposer seulement de lier l’augmentation de la masse monétaire en fonction de la croissance de la production.
    Ce bref rappel pour dire qu’à la base, partagé par tous les tenants de la macroéconomie, il y a la croyance que la monnaie crée va dans la production, et seulement en cas d’excès d’offre de monnaie dans l’inflation monétaire, la hausse des prix.
    Ce point de vue est très critiqué chez les liberaux, par exemple ici. Mais ce n’est pas tout : l’inflation des prix est maintenu basse par les effets des produits pas chers entre autres chinois, qui eux aussi manipule leur monnaie. Le signal par lequel la banque centrale est censée être avertie qu’elle a trop injecté de monnaie est faussé, comme par un aimant près d’une boussole. Et la monnaie se dirige bien vers la production, en apparence, mais il s’agit de malinvestissements. Une bulle.

    La seule politique raisonnable qui consisterait à continuer à payer encore de longues années de lourds impôts et simultanément à réduire les dépenses de l’État à un maximum de 30% du PIB est bien sûr politiquement suicidaire pour n’importe quel gouvernement.
    Et il faudrait, de surcroît, interdire aux banques centrales toutes création de monnaie supplémentaires. Autant dire les dissoudre. Et rendre la monnaie aux gens, monnaies basées sur l’or.

    L’inflation sera bien sûr la solution choisie, tout en trompant autant que possible les acteurs économiques, pour déjouer les anticipations. Ca peut marcher, à très court terme.


    • Michel Santi Michel Santi 7 septembre 2009 16:19

      A court terme oui ça peut et ça va marcher : du reste les marchés plébiscitent cette posture = voir l’Or et l’Argent...
      mais plus dure sera la chute sauf si la croissance repart de manière exemplaire mais pourquoi le ferait-elle alors que, structurellement et fondamentalement, rien n’a changé ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 septembre 2009 14:32

      @ Michel Santi : On a dit de Mirabeau qu’il allait mourir pour ne pas avoir à payer ses dettes... On peut en dire autant aujourd’hui des États et du capitalisme financier au complet. Je crois qu’il est académique de se demander si on utilisera l’inflation. Il ’y a pas d’autre choix quand la dette notionnelle représente 4 fois la valeur totale des « assets » de la planéte.


      La question est comment déguiser cette inflation pour éviter une panique et comment cibler les « petits riches » , les grands riches ayant le pouvoir et les pauvres... étant aussi appauvris qu’on peut se le permettre si on ne veut pas faire fondre la consommation et ruiner tout le monde, y compris les investisseurs en production de biens de consommation !

      Je crois qu’on va créer incessamment une monnaie crédible - qui sera « chassée » (gardée) par la mauvaise là où elle sera utile, selon le vieux principe de Say ... et un (des) gouvernement(s) autoritaire(s) qui vont redistribuer les jetons pour que le jeu continue. Redistribuer le moins possible, bien sûr, mais redistribuer.




      Pierre JC Allard



    • pmxr pmxr 7 septembre 2009 16:39

      Les hommes politiques sont falacieux de nature ... donc la suite est aisée à prévoir !
       C’est un peu comme les medias ... faire de l’audience ou de l’information ....le choix est fait !
      ....les dés sont jetés !
       ;o)


      • Le péripate Le péripate 7 septembre 2009 16:44

        Trouvé sur le site du Mises Institute, ce texte parle de l’inflation et de la croissance de l’État comme cause de la chute de Rome.

        Anecdote amusante, les décurions qui avaient la responsabilité de faire rentrer les impôts garantis sur leurs propres biens fuyaient. On aurait même proposé a des chrétiens condamnés d’être absous s’ils acceptaient la charge !

        On peut rêver de voir un jour nos politiques courir se cacher pour fuir leurs responsabilités.


        • xbrossard 7 septembre 2009 16:51

          de toutes façon les gouvernements n’auront pas tellement le choix : ou bien ce sera l’inflation pour masquer les conneries fait par les banques, où bien le peuple, écrasé par les impôts, ira chercher les banquiers pour les pendre.

          Car en fait, quel argument peut sortir l’état pour justifier des nouveaux impôts ? il ne pourra jamais avouer que c’est pour remplir le trou laissé par les banques, il faut donc bien trouver d’autres excuses (taxe carbone détourné pour payer les déficits par exemple).

          Mais concrètement, ce qui a le plus de chance d’arriver, c’est de laisser pourrir la situation : on ne rembourse pas tout de suite, les évènements étant encore trop « frais » dans la tête des gens. Mais dans quelques années, quand les gens auront « oubliés » qui sont les responsables, des doctes personnes nous diront « il faut payer nos dettes, c’est intolérable d’être aussi endettés ».

          C’est incroyable le nombre de personnes (dont l’auteur de l’article apparemment)
          qui applique la politique du fait accompli : je laisse le bordel se faire, puis je viens dire au gens qu’il faut payer maintenant...

          Tant que les responsables n’auront pas payé (dans tout les sens du terme) les injustices continueront et le peuple continuera à gronder...


          • manusan 7 septembre 2009 17:00

            La dernière fois que la France a eu cette mesure courageuse d’augmenter les impôts plutôt que de créer de l’inflation, c’était juste avant 1789, si je ne m’abuse.


            • Michel Santi Michel Santi 7 septembre 2009 17:10

              Amusant ce que vous dites : je viens de terminer un article du Monde Diplo qui rapportait que la toute première décisions du Tiers Etat exclu des Etats Généraux - je crois en Juin 89 - avait été de s’adjuger l’exclusivité en matière de collecte d’impôts...comme quoi on avait beau être du tiers mais on avait quand même conscience aigue du nerf de la guerre.


            • finael finael 7 septembre 2009 17:14

              Il se trouve que je ne connais aucune « théorie économique » qui fonctionne.

              Tout juste quelques explications - après coup - mieux vaudrait parler de « rationalisations » à postériori.

              Par contre il est des faits.

              Et l’un d’entre eux est que les « trente glorieuses », comme avant et après l’ensemble des périodes de croissance ont toutes été aussi des périodes d’inflation.

              Etrange non ?

              Remarque : je ne parle évidemment pas des périodes d’hyper-inflation, à 2, 3 voire 4 chiffres.


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 septembre 2009 14:42

                @ Finael : les glorieuses l’on été parce qu’on a redistribué la richesse. L’inflation CONTRÔLÉE est la meilleure façon de la redistribuer. J’en parle beaucoup ailleurs... mais c’est un peu long. Dans un livre, aussi.



              • pmxr pmxr 7 septembre 2009 17:25

                La france « nicolas » à mis en place une base areienne en Arabiie .. pas pour vendre les rafales ... mais pour les destructions des installations nucléaires iraniennes, par israel en octobre 2009... je ne sais pas trop quand en fait ... bien entendu le pétrole va couter cher quelques semaines ... sous les emois de C.Lagarde qui dira bien entrendu qu’elle ne savait pas .... comme les «  FRANCAIS » bien entendu ... l’inflation va pointer son nez !... ca va permettre de prendre des mesures qui seront à propos urgentes beinsur !


                • nortydal 7 septembre 2009 17:26

                  L’inflation est une solution pour un Etat de diluer sa dette. Mais si cette option est choisit, si le dollars baisse en même temps que le dow alors le scénario de l’automne dernier ne se reproduira pas, l’or dépassera les 1000 dollars et l’inflation démarrera.
                  J’ai vécu quelques mois dans un pays en afrique, et l’inflation était de plus de 20% dans ce pays. Concrètement pour les étrangers (touriste), c’est le paradis... l’échange de l’euro contre la monnaie locale augmente mécaniquement à court terme la richesse.

                  Pour un investisseur, c’est l’enfer les produits sont achetés en devises étrangères et les produits vendu en devise locale. Tout doit partir très vite et au mieux il faut vendre dans des devises étrangères pour éviter les soucis. Les plus avides achetent aux importateurs en devise locale gardent en stock les matières premières indispensables pour la population sans la vendre en attendant la prochaine hausse des prix... On manipule le marché sans etat d’ame.
                  Plusieurs comptes en devises étrangères sont nécessaires pour annuler les possibles pertes sur les fluctuations monnaitaires. Il est très difficile de faire des plans sur le long terme, voir impossible.
                  Les biens chers type maison sont vendu en devise étrangère, souvent le dollars mais de plus en plus l’euro...

                  Pour l’habitant, les salaires ne suivent pas l’inflation des prix (corruption pour avoir un vrai salaire), entre temps le lundi le kilo d’une denrée alimentaire d’une semaine à l’autre peut augmenter de plus de 10%(les prix ne changent pas forcément mais la quantité de produit acheté pour le meme prix est moindre). Le secteur des transports reste le détonnateur d’une nouvelle vague d’inflation, les plus pauvres souffrent le plus, ils ont les salaires les plus bas, essayent d’économiser tout ce qu’il peuvent mais mécaniquement leur épargne diminue à chaque monté des prix... Cette situation est vécu comme une fatalité, L’épargne est découragé (les comptes en devises etrangères sont bien trop cher, plusieurs mois de salaires bloqués automatiquement juste pour l’ouverture). Les seuls emplois qui sont vraiment recherchés le sont dans la fonction publique, les salaires y sont garantis, prêt bancaire plus facile a obetenir et la corruption institutionnalisé.

                  Les investisseurs attendent, le chômage reste élevé, les salariés vivent mal, l’instabilité sociale augmente, devenir propriétaire d’une maison ou d’un bien de production s’éloigne de mois en mois...
                  L’inflation peut être une solution de facilité pour diluer sa dette, on augmente pas les impôts mais la perte sèche pour tout le tissu économique du pays est massive(impôt déguisé ?).

                  Le dollars est une monnaie de réserve, il est utilisé dans 65% des échanges mondiaux. La monnaie est un outil, si cet outil dans lequel tout le monde a confiance ne fonctionne plus alors la confiance disparaitra et il faudra changer d’outil. Le commerce a besoin de stabilité monnaitaire, et ce à tout les echelons, du petit vendeur de nourriture au fin fond de l’afrique au pays exportateur de pétrole.

                  On verra si les USSA vont laisser leur devise dégringoler, mais les conséquences pour un pays qui a besoin d’attirer des capitaux pour financer sa dette risque d’être dramatique. La politique monnaitaire de la fed doit être remise en question, mais quand ?


                  • Marc Bruxman 7 septembre 2009 18:54

                    @Finael :
                    Il faut arrêter à nous bassiner avec les 30 glorieuses. Les 30 glorieuses sont avant tout une période ou deux blocs, le bloc occidental et le bloc communiste ont dépensés leur richesse pour se faire une guerre « froide ». Dès les années 70, les « têtes » des deux blocs étaient ruinées. Les américains ont du suspendre la convertissabilité en or de leur monnaie et les russes se sont enfermés dans une crise terrible qui allait aboutir à leur éclatement en 1989.

                    On a gagné parce qu’on a été ruinés moins vite qu’eux. Le système capitaliste a été plus résistant à la folie des états et il a pu tenter de se normaliser dès les années 80 avec Tatcher et Reagan dès qu’il était évident que l’adversaire était ruiné. Mais démanteler cette folie a prouvé être une tache difficile, on a toujours du mal à se libérer de ce carcan.

                    La politique des 30 glorieuses a avant tout constitué à acheter le peuple en lui offrant des sucettes (des trucs sociaux et syndicalistes) et à malinvestir le capital vers l’armement. Je ne suis pas sur que l’histoire juge si positivement que cela cette période. Elle correspond à la folie de l’age industriel porté à l’extrême. Je ne dis pas que l’age de l’information ne va pas créer ses propres horreurs, mais le paroxisme des 30 glorieuses avec le tout béton, tout bagnole l’usine, l’état, l’armée et le syndicat, on a vu ce que cela a donné.

                    Concernant l’inflation et la crise, il est clair que des conneries ont été faite et que ces conneries vont être supportées par des gens vivants et existant. Il est clair aussi que la gabegie et la mauvaise allocation de capital ont dépassé de très loin le simple stade des banques. Et donc que la punition va être globale. A partir de la, inflation ou pas, des gens vont payer. Et il ne va pas y avoir grand monde pour y échapper.

                    L’inflation était autrefois une bonne solution lorsque les prestations sociales et autres ne se réevaluaient pas automatiquement. Cela permettait de revenir sur des promesses trop généreuses genre accord de grenelle. Super-bolche manifestait, on lui filait un susucre et hop, inflation, on reprend le susucre à super-bolchos. Malin ! Comme ca, super-bolche peut remanifester, ca l’occupe !

                    Aujourd’hui, avoir une forte inflation est moins la panacée car beaucoup de dépenses sont indexées dessus. La solution va être avant tout de réduire la dépense publique, diminuer le nombre de fonctionnaire et privatiser le maximum de choses. En un mot, augmenter la productivité dans le secteur public pour « payer » la crise en faisant le moins de dégats possibles sur l’économie réelle.

                    Quand à la productivité du secteur privé, elle augmente déja à un rythme jamais vu depuis la fin des années 90. L’age de l’information entre dans son paroxysme.


                    • finael finael 7 septembre 2009 19:41

                      Votre discours n’est point basé sur des faits, mais sur une idéologie !

                      « gabegie », « mauvaise allocation », « conneries » voilà des adjectifs - péjoratifs - mais pas des faits ni des argumentations.

                      Il ne semble pas vous venir à l’idée que l’économie (pardon, avec un grand E !) est la science (je préfèrerais le mot « savoir ») des interactions entre les hommes et leur environnement, y compris les autres hommes par le biais des échanges.

                      L’Economie, les finances, la monnaie sont des outils au service des hommes et non l’inverse : des hommes soumis au dieu Economie.

                      Et vouloir décider de la vie des hommes en fonction de l’inflation ou autre paramêtre zéconomique est aussi un totalitarisme !


                    • Le péripate Le péripate 7 septembre 2009 19:39

                      C’est oublier que le Franc a perdu entre 49 et 69 plus de 50% de sa valeur par rapport au Deutchmark. Mais malgré ça, effectivement le budget de l’État était en quasi équilibre, pour un montant des dépenses et des recettes de 150 milliards de Francs.
                      Entre 69 et 89, c’est encore les deux tiers qui seront perdus.

                      Aujourd’hui, le déficit est probablement de 420 milliards d’Euros. A comparer avec les recettes de la situation à l’équilibre de 69 de 150 milliards de Francs. Bien sur, faire une comparaison en terme de pouvoir d’achat est illusoire, tant la différence est énorme, et montre sans conteste une croissance incontrôlée de l’État.

                      Croissance de l’État qui a bien sûr un rapport très direct avec les « limites de la production ». Réglementations, interventions pour secourir les canards boiteux de l’économie, politiques d’assistance, etc... Sans commentaires.


                    • Le péripate Le péripate 7 septembre 2009 21:42

                      Ah, pour des « raisons culturelles ».... Pouf. Alors il faut croire qu’il y a des dispositions culturelles à l’intelligence économique. C’est théoriser pour les Allemands ce que Sombart à théorisé pour les (censuré) (lol...).
                      Océan de déficit, Himalaya de dettes, et parler d’obsession ?!
                      Le XXeme siècle, siècle de l’État. C’est le fait majeur, historique de ce siècle, le passage d’états qui au maximum vivaient avec 20% du PIB, à plus de 50% !

                      Et les développements récents promettent une croissance encore accrue. Il y a un maximum théorique de 100% (lol), au marché noir près....

                      J’ai l’impression que on a déjà connu ça.


                    • Le péripate Le péripate 8 septembre 2009 00:15

                      Mais oui, bien sûr, et la petite maison douillette sera achevée quand elle monopolisera 99,99% du PIB. Peut-être avec quelques dérogations pour les koulaks qui pourront vendre le surplus au marché, ce qui donnera quelques informations de prix aux planificateurs, autrement perdus.

                      Je n’appelle pas ça de la construction. Mais du parasitage.


                    • Le péripate Le péripate 8 septembre 2009 09:16

                      C’est tout ce que vous avez trouvé ? Balayer l’échiquier d’un revers de main plutôt que de coucher son roi. Ce n’est pas sportif.


                    • Le péripate Le péripate 8 septembre 2009 11:50

                      Une fois le procédé, c’est encore une boutade. Deux fois, trois fois, quatre fois, c’est psychiatrisation du dissident, déhumanisation. N’insistez pas. Pour votre dignité.


                    • Le péripate Le péripate 8 septembre 2009 13:03

                      Rognages des monnaies, assignats, non convertibilité en or, monopole direct ou déléguée (pour désamorcer les anticipations sur le taux d’inflation en un mauvais équilibre de Nash), il est impossible de parler de l’inflation, donc de la création monétaire, sans parler de l’intervention majeure de l’État. Retournez la question dans tous les sens, vous y trouverez monopoles, planification, réglementations, décisions politiques.

                      Etudier l’inflation, c’est étudier l’État.


                    • Le péripate Le péripate 8 septembre 2009 14:00

                      La monnaie est cette marchandise qui rend le service de faciliter les échanges, présents et futurs.
                      Le fait que la production de ce bien ait été confisqué par l’État relève de l’économie de la spoliation, autrement dit du vol.


                    • Le péripate Le péripate 8 septembre 2009 15:04

                      La redistribution est un transfert de richesses de certains aux profit d’autres, et a un rendement très mauvais (couts directs) et est destruction de richesses (couts indirects).
                      La redistribution ne résout aucun problème sociétal et en crée sans cesse de nouveaux.

                      Bastiat a très tôt dénoncé la privatisation de l’État au profit de la droite orléaniste, il avait compris que cette spoliation allait entraîner les demandes symétriques des petits. L’État est le lieu de l’affrontement de la lutte des classes, classes constituées par l’existence de l’État, État qui clive la société.

                      Le mot redistribution est le mot qui voile la lutte des uns pour vivre aux dépends des autres.


                    • Le péripate Le péripate 8 septembre 2009 15:06

                      Je passe sur le mot « perroquet libéral ». Je suis trop bon.


                    • Freebird 8 septembre 2009 18:00

                      Ha ! Parce que sans l’Etat, il n’y a pas de classes sociales, peut-être ?

                      La réponse est loin d’être aussi évidente que vous semblez le penser ; a-t-on un seul exemple (même historique) de société sans Etat mais avec des classes sociales ?


                    • tylhdar tylhdar 7 septembre 2009 21:06

                      L’inflation a été remplacer par une augmentation des taxes, et l’arriver de la dette nationale, du coup on pourrait aussi bien dire que l’emprunt nationale est le dernier refuge des incapable.

                      On peut aussi dire que cet article est un article de propagande.


                      • sisyphe sisyphe 8 septembre 2009 14:51

                        Parfaitement d’accord avec l’analyse de Chantecler ; les petits agents gavés du libéralisme continuent leur petite propagande, pour ne surtout pas perdre le filon : tous les mensonges, contre-vérités, désinformations sont bons pour leur seul objectif ; continuer à sa gaver sur le dos des autres...


                      • zelectron zelectron 8 septembre 2009 12:18

                        Il est curieux de constater qu’en mathématiques, physique et autres sciences les définitions sont extrêmement précises et stables et universellement reconnues et incontestées.
                        En revanche pour la (les) monnaie(s ) c’est du n’importe quoi, n’importe comment, n’importe où. On ne peut imaginer un désaccord aussi indescriptible et si bien camouflé avec cynisme et hypocrisie.

                        Eh bien, à quand une unité monétaire incontestable et incontestée ?
                        (avec une base universelle que personne ne puisse « tripoter » à la hausse ou à la baisse)


                        • wawa wawa 8 septembre 2009 13:10

                          tiens m Santi vous changez d’avis (il n’y a que les imbéciles qui n’en change pas)

                          Dans un de vos précédents articles( que je lis toujours avec interêt) , il me semble que vous estimiez que la BCE ne devait pas s’occuper que de l’inflantion mais aussi de croissance économique, à l’image de de la Fed.

                          aujourd’hui voit enjoignez la fed à s’occuper de l’inflation en priorité et à laisser léconomie se débrouiller toute seule, selon le mandat de la BCE !!!!

                          Auriez vous la pétoche pour les prochains mois ?


                          • Michel Santi Michel Santi 8 septembre 2009 14:08

                            J’en ai marre qu’on prenne les mêmes et qu’on recommence... 


                          • sisyphe sisyphe 8 septembre 2009 14:58

                            Par Michel Santi (xxx.xxx.xxx.170) 8 septembre 14:08

                            J’en ai marre qu’on prenne les mêmes et qu’on recommence...

                            Et nous donc !!

                            Se débarrasser, donc, des banquiers et des spéculateurs, qui ont foutu le monde entier dans une merde noire, annuler les dettes , redonner le pouvoir de création de l’argent aux états, avec une vraie banque centrale sous contrôle démocratique, et foutre tous les spéculateurs en taule, et hors d’état de nuire.


                          • sisyphe sisyphe 8 septembre 2009 15:00

                            Entre autres, ce genre de nuisible :

                            Michel Santi
                            De nationalité Suisse et Française, né en 1963 à Beyrouth, j’ai habité au Liban, en Arabie Séoudite, à Bahrein, en Turquie, en France et en Suisse. J’ai été Cambiste puis Chef Cambiste dans différents établissements bancaires en Suisse puis Associé / Gérant de Fortune auprès de sociétés de Gestion basées à Genève. Depuis 2005, je suis Economiste et Analyste Financier indépendante et régulièment appelé en consulation auprès de Banques Centrales. Je suis membre du World Economic Forum ou Forum de Davos.

                          • sisyphe sisyphe 8 septembre 2009 14:47

                            la création de nouvelle monnaie ex nihilo par les Etats ne fait que retarder l’échéance du règlement de la dette dans une conjoncture où le marché réagit de manière bien compréhensible en forçant les taux d’intérêts à la hausse...

                            Trop fort !!

                            Ainsi, ce seraient donc les états qui ont retrouvé le pouvoir de création de la monnaie ???
                            Sacré scoop, monsieur Santi !
                            Moi, comme tout bon couillon, je pensais que ce pouvoir leur avait été retiré au profit des banques et organismes de crédit : on nous aurait menti ?

                            Du coup, évidemment, le marché, le sacro-saint marché, le gentil marché, l’humaniste marché « réagit de manière bien compréhensible », en foutant le couteau sous la gorge des états (donc, évidemment, des citoyens les plus défavorisés desdits états), pour bien gaver ses petits agents : compréhensible, n’est-ce pas, monsieur Santi  ?

                            Décidément, les petits profiteurs propagandistes du rouleau compresseur libéral, comme monsieur Santi, ne cachent même plus leur cynisme ; si, quand même,en enveloppant le tout dans d’énormes mensonges et contre-vérités (la création de la nouvelle monnaie ex nihilo par les états : lol ), pour mieux masquer la réalité, et essayer de faire avaler la pilule aux gogos...

                            Monsieur Santi est une crapule libérale.


                            • Triodus Triodus 8 septembre 2009 15:31

                              Vous visez bien bas, Sisyphe..


                            • sisyphe sisyphe 8 septembre 2009 15:53

                              Bien obligé de viser au niveau de la désinformation propagée...

                              De plus, moi, je ne fais de mal à personne : je n’oppose que des contre-arguments, par écrit ; quand certains jouissent d’un réel pouvoir, lui beaucoup plus néfaste, et osent venir ici s’en faire les propagandistes mensongers.

                              Qu’est-ce qui est le plus bas ?


                            • sisyphe sisyphe 8 septembre 2009 15:56

                              Pour tout dire, je me trouve encore bien clément... par rapport aux préjudices provoqués, aux mensonges, et au cynisme revendiqué...


                            • Triodus Triodus 8 septembre 2009 15:58

                              il commence à y avoir un ton général d’invectives (de toutes parts), qui rend le climat moins adapté aux débats intéressants que par le passé.

                              Signe des temps ?

                              J’espère qu’il n’en sera pas autant à la ville d’ici peu..

                              Cordialement,
                              T.


                            • sisyphe sisyphe 8 septembre 2009 16:36

                              Je vous concède que, n’étant pas un spécialiste en économie et en finances (mais pas totalement ignorant sur le sujet), je n’ai pu opposer une démonstration technique aux mensonges et aux désinformations proférés par monsieur Santi.

                              Je n’ai pu que relever les mensonges proférés par un des responsables directs de la crise : mensonges qui, vu les dégâts engendrés par les abus opérés par monsieur Santi et ses semblables, s’apparente fortement à une provocation (avec, dans le titre, fort de café, la référence aux « incapables », qui ne partagent pas l’espoir de dépecer la planète, comme monsieur Santi et ses nuisibles congénères).

                              J’ai donc approuvé la démonstration de Chantecler, avant de mettre le nez de monsieur Santi dans son cynisme provocateur.

                              Mais « crapule libérale » ne me semble pas une invective particulièrement violente ; tout juste une description objective de la nature de ceux qui procèdent à toutes les crapuleries, dont la plupart des citoyens du monde sont victimes.

                              Alors, certes, un débat courtois et argumenté est préférable, mais il est, aussi, dans certaines situations, des provocations qui appellent des réponses aussi radicales que les nuisances qu’elles se permettent de justifier, et de prôner.
                              Il me semble que la véritable violence est là, beaucoup plus que dans une réponse un peu vive, et largement méritée.

                              Que la violence intervienne dans le débat public me semble inévitable, dès lors qu’elle est le fait quotidien d’une réalité imposée par les responsables de situations d’une extrème violence.
                              je le regrette tout comme vous, mais n’en suis en rien responsable.

                              Cordialement aussi.


                              • Triodus Triodus 8 septembre 2009 17:03

                                Je comprends bien votre point de vue, partageant également parfois ces sentiments en lisant certains articles et/ou commentaires.

                                Ce qui me fait plus souci, c’est à quel point nous nous polarisons et nous cramponnons à nos positions.

                                Peur de se tromper ?, peur de perdre nos illusions ? Envie d’adhérer plutôt que de penser ?

                                Mais celà doit avoir été soigneusement pensé et organisé en hauts lieux, histoire qu’on leur foute la paix en s’étripant joyeusement entre nous  :)


                              • nortydal 8 septembre 2009 21:06

                                @Triodus, je suis bien d’accord avec toi... il y a personne à convaincre ici, on prend l’information parmis des dizaines d’autres et on donne un avis. La gueguerre libéraux, socialo, gocho, capitaliste n’a aucun sens, insulter l’auteur encore moins.
                                On sent tous que ça se passe mal, que les mauvaises décisions sont prises... malheureusement il n’y a aucune alternative, aucune solution ne peut être mise sur la table sans être dénigré ou ridiculisé. Ca se passe régulièrement dans les merdias, et maintenant depuis quelques temps encore plus sur ce genre de blog. Dommage.

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