• mercredi 23 mai 2012
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Actualités > Economie > "L’inflation n’est pas le problème, c’est la (...)
13%
D'accord avec l'article ?
 
87%
(33 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

"L’inflation n’est pas le problème, c’est la solution"

Le Monde publie sous ce titre merveilleux une interview de Paul Krugman, expert économiste et « gourou » des marchés. 

Je vous l’ai annoncé il y a quelques semaines (Une seule revendication : L’ANNULATION de la dette) : le monde politique et financier divisé dans ses intérêts, incapable de s’accorder sur une annulation des Dettes souveraines dont le poids est devenu intolérable pour l’économie mondiale, ce monde politique et financier va se trouver bientôt d’accord sur une solution « neutre » préservant les intérêts des uns et des autres, à savoir les Banquiers prêteurs et les États emprunteurs, et axant la « solution » de la crise sur l’inflation. Une inflation qu’ils voudront « modérée » et qui va GALOPER ! Le principe en est simple : le jour où la baguette vaudra 10€, une dette de quelques dizaines de milliers de milliards d’euros sera dégonflée au 1/10 de son importance relative et par lors parfaitement « supportable ».

Les financiers voyaient bien sûr il y a quelques mois encore cette prétendue solution comme inacceptable dans la mesure où elle réduit leurs avoirs antérieurs eu 1/10 de leur « valeur », mais à tout prendre puisqu’ils ont à choisir entre des pertes et le cataclysme, autant assumer des pertes que de risquer le cataclysme. C’est le consensus qui se dégage depuis que, la veille de Noël (21 décembre 2011) la Banque Centrale européenne s’est mise comme ses consœurs, à faire fonctionner la planche à billets. Décision qui a marqué la « fin » de la Crise de l’Euro.

Quel est le problème alors ? Quelle différence entre une solution monétaire comme l’inflation et une solution financière ? C’est simple : dans une solution monétaire, – celle sur s’accordent politiques et financiers – tout le monde prend la même part sur les pertes, les financiers comme les États ET SURTOUT COMME TOUT UN CHACUN ! Dans cette solution monétaire, la première victime, ce sera toi, la deuxième, ce sera moi… alors que dans une solution financière d’une part les prêteurs (banques) ne retrouvent pas leurs investissements – ce qui est logique : quand on a prêté sans y regarder, on fait des pertes, c’est le propre de tout investissement – d’autre part les États gardent sauve toute leur capacité de créer des Dettes – alors qu’une reconnaissance de faillite les rendrait INCAPABLES de continuer à emprunter et donc à dilapider le patrimoine commun comme ils l’ont fait depuis un siècle dans les Guerres et la stupide Consommation (dont nous n’avons que faire).

Bref, on continue comme par-devant, on efface tout sur le dos de l’économie réelle et on continue notre SOCIETE DE M… comme si rien n’était. Au programme, trente douloureuses, braves gens. Vous allez en baver, avec la face angélique de Hollande comme avec la tronche d’enterrement de Sarkozy. Vous avez eux trente glorieuses de 1950 à 1980, trente dispendieuses de 1980 à 2010, allons-y pour trente douloureuses  ! Reste à vous apprendre les vertus d’économie, de « civisme », et de restriction… voire celle de solidarité... dans le Malheur !

Il n’y a pas d’autre solution que l’Inflation ! (monétisation), c’est le message politico-financier qui deviendra de plus en plus au fil des mois le message unique. Avec ses modulations, comme il se doit en « démocratie », l’inflation-austérité (Droite) et l’inflation-relance ou rêve (Gauche). Pure et simple différence de Discours. 

NON, il est une autre solution : l’annulation des Dettes : reconnaître explicitement les pertes des financiers, réduire les États à la seule capacité de financer leurs besoins !!!

MAIS pour cela il faut reconnaître nos DEUX ennemis : la Finance et l’État, pas l’une plus que l’autre, car ils sont une seule et même réalité. L’impact de la Phynance sur notre économie est l’impact de l’État sur notre VIE  ! La Crise de la dette est bien une Crise de Civilisation !

MALTAGLIATI

par maltagliati (son site) mardi 31 janvier 2012 - 66 réactions
13%
D'accord avec l'article ?
 
87%
(33 votes) Votez cet article

2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • Par Kuota (xxx.xxx.xxx.120) 31 janvier 18:43
    Kuota

    Oui il faut annuler les dettes, lever le secret bancaires pour se rendre compte que derrière ses dettes il n’y a rien que du vent, et que l’argent prêté ne sort pas des coffres des banques, mais du néant et que les dettes retourne dans le néant.


    Je crois qu’il est important que chacun se rendent compte que l’argent qui est prété est de l’argent qui est créer et qu’un emprunt c’est une activation de la planche à billet.
    La masse monétaire à augmenter de 800 % en 30 ans en Europe, elle augmente de 10 % par ans. La relation planche à billet et inflation est très faible en définitive, il faut y intégrer la composante rareté, la composante intérêts.

    Il faut aussi interdire les prêts avec intérêt qui sont un cause structurelle majeur de l’inflation. Vous interdisez le pret avec intérêt et l’inflation baisse, voir s’éteint pour tout ce qui n’est pas touché par la rareté.


    Le pauvres ne craint pas l’inflation si on indexe son salaire sur l’inflation.... mais le riche rentier lui craint l’inflation, d’ou le role cynique de la BCE de protéger ses amis rentiers en luttant contre l’inflation...

  • Par JL1 (xxx.xxx.xxx.183) 31 janvier 16:06
    JL1

    @ maltagliati,

    vous permettez que je m’adresse à vous ainsi ?

    vous écrivez : "nos deux ennemis" ! Qui est ce nous envers qui je serais obligé ?

    Oui, avec ce "nous" incongru dans ce texte, vous avancez masqué, et je le redis.

  • Par perlseb (xxx.xxx.xxx.129) 31 janvier 18:00

    On peut très bien faire marcher la planche à billets et ... rentrer en déflation. Si l’argent créé est distribué aux riches, alors il n’y a aucune inflation : les riches ne vont pas se précipiter dans les magasins pour acheter plus puisqu’ils ont déjà tout ce qu’ils veulent.

    Et c’est bien ce que nous allons avoir et c’est la seule solution pour permettre aux riches de s’enrichir comme avant vu qu’à part la planche à billets, il n’y a absolument plus rien qui rapporte de nos jours (intérêts bas, actions en berne, immobilier sur une bulle, or trop spéculatif sur un marché de dupes, ...).

    Donc les salaires vont diminuer, mais l’inflation restera, en apparence (chiffres INSEE) basse. Mais il est vrai que si on parle en produit constant (à qualité égale) l’inflation est vertigineuse et totalement masquée à la population (puisque tout un tas d’incides sont indexés dessus). Par exemple, un œuf de la qualité d’avant (c’est-à-dire pondu par des poules non en cages et non nourries à la farine de poisson), c’est ajourd’hui un produit de luxe que l’on ne trouve pas toujours dans les supermarchés. On observe aujourd’hui la même chose avec le beurre. Le beurre allégé est entrain de remplacer le beurre standard. Demain, le beurre à 82% de matière grasse sera un produit de luxe que l’on ne trouvera plus (ou alors très cher).

    Par contre vous vous trompez de cible avec l’état. Dans un régime démocratique, l’état c’est nous. Sans état, c’est la féodalité : seuls les riches font des études, ils payent directement leurs mercenaires (pas d’armée ou de police), les autres ont les membres coupés s’ils se rebellent. Donc ce n’est pas contre l’état qu’il faut lutter mais contre l’oligarchie actuelle et plus généralement contre toutes les pyramides (système pyramidal = exploitation de l’homme par l’homme). Il faut distinguer expertise (et la communication non biaisée qui doit l’accompagner) et prise de décision. Si une personne (créateur d’entreprise) a besoin d’un collaborateur (salarié actuellement) pour avancer, alors il divise son pouvoir de décision (égalité avec le collaborateur). Et si ça ne lui plaît pas, il continue tout seul (interdire l’exploitation). Tant qu’il n’y a pas d’égalité sur toutes les prises de décisions, alors la masse sera toujours rendue esclave et l’égalité n’est qu’un vain mot.

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don
Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox