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Accueil du site > Actualités > Economie > L’innovation est-elle bonne en soi ?

L’innovation est-elle bonne en soi ?

Quelques mythes à déboulonner, autour du thème de l’innovation...

Parmi les mots et concepts qui ont le plus la cote, tant dans le monde de l’entreprise qu’auprès des pouvoirs publics, l’ innovation figure en bonne place. L’innovation est jugée bonne par essence ; elle serait l’une des pièces maîtresses dont découle la richesse des nations ou des entreprises qui s’en font les chantres. A contrario, quiconque ne consacrerait pas l’énergie et les moyens nécessaires à sa défense et à son entretien se trouverait irrémédiablement condamné à terme. Témoins les propos de David White, directeur de la politique d’innovation à la direction générale Entreprises et industrie de la Commission européenne recueillis par Laurance N’Kaoua dans l’article des Échos du 25 janvier courant. Le titre donné à l’article est sans équivoque : "L’Europe risque de ne plus faire partie des pays riches". L’analyse est sans appel. En soulignant la stagnation de l’Europe en termes d’effort R&D, David White prédit un décrochage de notre continent par rapport aux États-Unis et au Japon, voire une marginalisation au fur et à mesure que la Chine et l’Inde se font une place dans le groupe des pays innovateurs.

Pourtant, l’idée selon laquelle l’innovation est une bonne chose en soi ne constitue-t-elle pas déjà l’un de ces nombreux mythes qui obscurcissent le débat, à force de vouloir moraliser le terme ? En voici trois majeurs, que je souhaite partager avec vous.

Mythe : l’innovation est bonne en soi

Réalité : c’est l’utilisation de l’innovation qui peut être porteuse de valeur - et donc, être passée au crible du jugement moral - pas l’innovation.

Comme dans beaucoup d’autres domaines, l’innovation pour l’innovation n’apporte pas grand-chose. En revanche, dès que l’innovation est mise au service d’un usage, lui-même porteur de valeur, alors elle prend tout son sens. Je me souviens avoir été familiarisé avec le concept du tableur en 1984. A l’époque, l’idée qu’on ait pu concevoir un outil de cette nature me paraissait relever de la plus grande incongruité. Je trouvais l’utilité de tableur fort discutable. Eh quoi ? Une bonne calculette ne ferait-elle pas l’affaire ? Quant au fait de pouvoir faire des tableaux, bon, on n’allait pas en faire un plat, non plus ? Pour des raisons qui me paraissent encore étranges aujourd’hui, je voyais beaucoup plus de valeur au concept de tableur inversé, conçu quelques années plus tard dans les laboratoires de Bull spécialisés en intelligence artificielle (CEDIAG). Le tableur inversé permettait, par exemple, à un contrôleur budgétaire en charge de l’établissement du plan de déduire, à partir de l’exposé de la contrainte finale (ex : un niveau de rentabilité attendue par l’actionnaire) et d’un jeu d’hypothèses de construction (ex : prévision de croissance du marché pour l’année à venir, structure de coût permettant de générer 1 € de chiffre), un plan cohérent. Le marché a tranché : à travers ses millions d’utilisateurs quotidiens, le tableur a fait le succès de Microsoft. A côté, même si les rares contrôleurs budgétaires qui ont utilisé le tableur inversé de Bull ont apprécié la puissance de son moteur d’optimisation sous contraintes, le produit a été abandonné, faute de trouver son marché.

Mythe : encourager l’innovation veut dire investir en recherche & développement

Réalité : dans un marché atone, l’innovation peut partir de n’importe où

Durant les cinq dernières années, HP a investi près de 15% de son chiffre d’affaires en dépenses de R&D. Pendant la même période, Dell n’investissait que 5% de son CA en R&D, et ravissait haut la main la place de 1er fournisseur de matériel micro-informatique à son rival californien HP. Comment cela est-il possible ? Tout simplement parce que Dell a choisi de porter son effort d’innovation sur les processus, là où HP privilégiait le volet technologique. L’innovation peut partir de n’importe où ; elle n’est pas l’exclusive d’un département particulier. Pour paraphraser une formule désormais célèbre mettant en scène le rapport entre la guerre et les militaires, l’innovation est un sujet trop sérieux pour la laisser aux mains des seuls départements de recherche, de développement ou d’ingénierie.

Mythe : quand une innovation ne trouve pas son marché, c’est parce qu’elle était trop en avance par rapport à son temps

Réalité : comment pouvez-vous en être si sûr ?

Le destin d’une innovation se joue toujours sur la place publique - et non dans les bureaux de votre organisation. Voilà en résumé et en vitesse accélérée comment les choses se passent. En votre qualité de manager, votre tendance naturelle sera de vous adosser sur les ressources de votre organisation (clients beta-testeurs, départements marketing, plan média, force de vente, etc.) pour lancer l’innovation sur le marché. Pourtant, dans 90% des cas, cette démarche - tout aussi logique qu’elle puisse paraître en apparence - conduit à l’échec. Clayton M. Christensen a montré dans son ouvrage fameux The Innovator’s Dilemma quelles mécaniques se trouvaient au cœur de ce phénomène d’échec programmé, quand vous faites tout selon les règles. Le hiatus provient du fait qu’au nom de synergies hypothétiques, vous vous adossez sur des tissus relationnels archétypaux nés de la conjonction de l’ancienne offre avec la demande qui l’a achetée pour promouvoir une nouvelle offre dont - dans bien des cas - vous ignorez encore le public cible. Lorsqu’elle vous voit lancer votre innovation radicale avec force tambours et trompettes, votre ancienne base de clients peut même se sentir menacée dans le modus laborandi établi avec vous au fil des années. Elle s’en ouvrira sous le sceau de la confidence à votre force de vente, qui - trop heureuse de trouver une justification à ne pas changer de comportement - abondera dans le sens du maintien du statu quo. In fine, c’est dans le juste sentiment d’avoir fait le maximum que les clients de l’offre traditionnelle et les commerciaux de l’offre nouvelle opèreront en tout bien tout honneur le sabotage de l’innovation. Tel a été le destin de la base de données relationnelle chez IBM, avant que la petite équipe conduite par Larry Ellison ne quitte Big Blue par dépit, crée Oracle, et avec elle, les conditions de rencontre de l’innovation avec son marché.

En résumé, l’innovation n’est pas bonne en soi. C’est de sa confrontation avec le marché que naîtra - le cas échéant - l’usage qui déterminera son destin. L’usage induit la valeur d’usage, et la valeur d’usage précède, elle, le jugement de valeur, grâce auquel il sera possible de savoir si l’innovation était bonne ou mauvaise.

L’idée d’encourager l’innovation à travers le seul financement des pratiques de R&D procède d’une certaine forme de myopie. L’innovation ne rime pas obligatoirement avec encore plus de technologie ou d’ingénierie. Voire, dans notre économie atone, l’innovation par le « + produit » a toutes les chances de passer inaperçue.

Enfin, si vous continuez de considérer que votre croissance dans les années à venir passe par l’innovation produit, restez vigilant sur la façon dont vous orchestrez sa promotion sur le marché. Ceux que vous pensez être vos meilleurs alliés dans la promotion de l’innovation - à savoir votre base de clients et votre force de vente actuelles - ont de très bonnes raisons d’en saboter l’introduction, au profit du maintien du statu quo.


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13 réactions à cet article    


  • Florap (---.---.144.8) 13 février 2006 14:14

    Très intéressant !


    • Montbron 72 (---.---.246.189) 13 février 2006 16:09

      Encore une fois, des idées très simples sur Agoravox, qui ont le mérite de susciter le doute par rapport à cette nouvelle croisade vers l’innvovation demandée aux pays occidentaux dans le but quasi désespéré de contrer le péril jaune.

      En vous lisant je me demande surtout, qui, à la commission européenne, a fixé 3% du PIB comme objectif de dépenses en RD aux pays membres de l’UE, et surtout à partir de quelle enquête ?


      • prosper (---.---.172.236) 13 février 2006 16:34

        Merci pour cet article. Mais ne peut on pas tout simplement par ailleurs considérer que l’offre est toujours supérieure à la demande en ce sens que ces offreurs inondant le marché de leur « nouvelle technologie » obligent ledit marché à les suivre. Exemple : le remplacement des cassettes video par les dvd, le développement exponentiel des téléphones portables, etc.


        • MIGOUL (---.---.118.226) 13 février 2006 21:20

          L’aspect le plus fondamental de la problématique contemporaine soulevée par la manière dont est géré le potentiel d’innovation fabuleux qui caractérise notre époque c’est dans la plupart des pays industrialisés et singlièrement en France cette éouventable capacité des pouvoirs en place à ralentir voire bloquer tout ce qui peu ou prou pourrait simplement menacer leurs prérogatives.

          Sur la base de ce constat je vais me contenter de citer deux exemples :

          l’utilisation de l’hydrogène pour vectorialiser les énergies naturelles notamment solaire bien sûr mais plus encore des mouvements de l’eau en mer (sachant que sur une section du gulf stream c’est entre huit et douze cent millions de mètres cubes d’eau qui se déplacent à la seconde).

          En effet, sauf en Allemagne, aucun mouvement écologiste à ma connaissance n’a daigné mettre cette question au programme de ses préoccupations.

          Sachant qu’il est notoire dans les milieux scientifiques que le mythe de la dangerosité irréductible de l’hydrogène ne repose sur rien, et que la mise au point il est vrai récente des pastilles amoniac chlorure de magnésium par les danois ne semble interesser personne dans la grande presse française.

          Pour aller directement à l’essentiel : le vrai problème c’est que toutes les véritables innovations vont dans le même sens la réduction de la masse nécéssaire d’activité de l’homme en commençant massivement par les plus triviales ce qui a pour conséquence la nécéssité de plancher sur le modes de rétribution alternatifs au travail sur des critères de récompense de l’effort en matière de droiture et de moralité de comportement.

          Mais de la gigantesque remise en cause de lui même que cela représente, le monde occidental industrialisé à histoire chrétienne est-il aujourd’hui capable ? Là est la grande question ! Il est urgentissime de l’aborder si toutefois il n’est pas trop tard pour avoter un caraclysme multiforme !


          • gilles (---.---.59.73) 13 février 2006 21:44

            ce qui est embêtant avec votre exemple du tableur est que de très nombreuses personnes ont tout de suite perçu que Visical était une vraie innovation... à tel point que beaucoup achetaient alors un Apple II pour cette seule et unique raison, pour utiliser Visicalc je me souviens de mon premier contact avec Visicalc comme de mon premier contact avec le navigateur Netscape, il était évident que c’étaient des innovations vous êtes passé à côté du tableur... ce qui explique peut-être les fausses pistes de votre article... évidemment que ce sont les utilisateurs et le marché qui tranchent... encore faut-il qu’ils aient eu une innovation à s’emparer et à transformer si je vous en crois en innovation la réalité est bien que l’innovation est nécessaire en amont des usages qui vont ou non la valider innovons donc et encourageons l’innovation, particulièrement en croisant en France recherche et industrie


            • SamT (---.---.124.107) 16 février 2006 10:46

              I - être bon, c’est rencontrer un marché

              L’innovation est-elle bonne en soi ? Dans la tonalité de cet article, est « bon en soi » ce qui permet de « rencontrer un marché ». On pourrait déjà discuter de cette perception de l’utile : une innovation peut être utile sans être pour autant immédiatement transposable à un marché. C’est par exemple le problème éthique discuté régulièrement dans l’industrie pharmaceutique à propos des maladies rares. Une innovation qui permet de soigner une pathologie qui atteind seulement une centaine de personnes ne rencontre à l’évidence aucun marché ; je défend pourtant l’idée que la recherche doit être financée pour la traiter - au nom du seul respect humain. Sortis de cet exemple extrême, on retiendra que l’on peut développer des innovations qui ne présentent pas de rentabilité immédiate pour le créateur mais qui permettent un meilleur confort de vie pour de nombreux êtres humains.

              II - on peut faire de l’innovation sans recherche

              On confronte classiquement deux visions de la découverte. D’un côté, une recherche théorique, souvent universitaire, qui explore des voies qui lui semblent pertinentes sans s’intéresser à leur rentabilité immédiate. De l’autre, une recherche pilotée par le résultat. Tout d’abord, peut-on planifier l’innovation ? Peut-on imaginer des nouveautés à partir de ce que l’on connait de l’existant ? Dans ce cas, on est capable de produire de l’évolution, pas de révolution ; le terme « innovation » est un fourre-tout qui mêle ces deux concepts.

              Je pense donc qu’on ne peut pas piloter totalement l’innovation. Il doit exister une recherche (donc des financements) qui explore pour trouver des voies intéressantes. Et un processus de transformation qui soit capable de détecter les idées porteuses et de les transformer en offres. Prenons l’exemple très actuel de Google : il y a eu une recherche universitaire de fond, puis processus de transformation. Leur force actuelle est de continuer à faire germer des idées (concours lancés en direction des étudiants, foisonnement de services lancés en interne) sans nécessairement rechercher une rentabilité immédiate, puis de développer les services viabilisables.


              • David (---.---.5.117) 16 février 2006 12:25

                Vaste débat... même s’il est ici un peu réduit à l’aspect « commercial » d’un produit innovant. Serait-ce un travers HECien ? L’innovation c’est l’avenir ! L’avenir entre autre de l’Homme et de ses comportements. L’invention du caméscope, de la télé et du tourisme de masse a permis de mobiliser une planète entière pour les engloutis du tsunami. S’il y avait eu des stations de ski dans les montagnes afghanes avec quelques vidéastes en RTT, rebelote. Pas de chance...

                Mais l’innovation la plus flagrante, la plus utile, celle qui va petit à petit nous faire avancer et forcément dans le bon sens, nous sommes en ce moment même entrain d’en user : la capacité qu’ont aujourd’hui les hommes (une partie, certes) de communiquer entre eux. Là c’est une innovation, une vraie. Une innovation qui va avoir un impact sur nos vies. Savoir si tel où tel produit va « trouver son marché », s’il sera rentable... quelle importance ? C’est le jeu ou le risque économique. Certains gagnent, d’autres perdent mais tous les participants sont d’accord pour jouer.

                Quant à la recherche médicale, et pour interroger Sam T qui a donné une des réponses précédentes, quelle est donc cet étrange sentiment de culpabilité face à la maladie ? Je ne comprends pas bien cette idée de médicaments ou de soins « gratuits » ou accessibles à tous dans un monde où la nourriture et l’eau s’achète.

                Avant de financer la guérison d’une maladie ne serait-il pas plus logique, « au nom du seul respect humain » comme tu le dis si bien, de financer déjà la simple survie d’un homme ? Utopiste ? Bien sûr que non, c’est un des mythes très bien expliqué par Jean Marc : « quand une innovation ne trouve pas son marché, c’est parce qu’elle était trop en avance par rapport à son temps ». Le passage à la réalité est d’ailleurs très bien expliqué aussi : « Le destin d’une innovation se joue toujours sur la place publique ». Comme tu as raison Jean Marc...

                Revenons alors à notre réalité, avant d’en construire un nouveau pour un avenir radieux, notre innovateur à nous, celui choisi par la place publique, nous ramène notre petit bateau... Bon vent...


                • marie (---.---.88.173) 19 février 2006 21:43

                  Débat intéressant, mais qui limite la notion d’utilité à la rentabilité (rencontre d’un produit et de son marché). Quelle est la finalité : répondre à des besoins (après les avoir suscités). Quels besoins : l’humanité après quelques millénaires d’innovation n’est toujours pas capable de répondre aux besoins les plus primaires : faim, soif, froid, chaud, sécurité, reconnaissance, amour, ... L’innovation qui permet de compliquer des actes simples mais de les rentabiliser n’est pas bonne et fait régresser l’humanité même si elle augmente la richesse à court terme.


                  • Scipion (---.---.26.180) 19 février 2006 22:30

                    Vous écrivez, Marie : « ...l’humanité après quelques millénaires d’innovation n’est toujours pas capable de répondre aux besoins les plus primaires : faim, soif, froid, chaud... »

                    Personnellement, j’habite en Suisse - et je sais que beaucoup de gens m’envient pour ça -, et bien je n’ai jamais eu faim, soif, froid ou chaud, qu’à la suite d’un concours de circonstances, très momentané - et provisoire. Je pense donc que sous nos latitudes, nos grands-pères et nos pères ont fait ce qu’il fallait pour que nous n’ayons ni faim, ni soif, ni froid ni chaud de façon régulière et durable.

                    « ...sécurité, reconnaissance, amour... »

                    Pour ce qui est de la sécurité, nos ancêtres ne sont pas responsables de la contemporaine prolifération des racailles : c’est nous qui nous y prenons mal à leur égard. Quant à la reconnaissance et à l’amour, c’est à chacun de se démerder avec les atouts qu’il a, ou qu’il n’a pas, la société n’y est pour rien du tout...


                    • marie (---.---.88.173) 19 février 2006 23:11

                      à scipion, je ne limite pas l’humanité aux habitants de la Suisse, et je ne pense pas que commercialement elle représente un marché suffisament porteur pour susciter de nombreuses innovations. Mon propos portait au premier degré sur la réalité de la grande majorité de l’humanité (nous, qui avons eu la chance de naître ici plutôt qu’ailleurs, constituons des exceptions)et au second degré sur les arguments de base de toutes les publicités toujours basées sur les besoins vitaux.


                      • Scipion (---.---.56.107) 20 février 2006 19:57

                        Marie, Comme je vous l’ai déjà dit : « Je pense donc que sous nos latitudes, nos grands-pères et nos pères ont fait ce qu’il fallait pour que nous n’ayons ni faim, ni soif, ni froid ni chaud de façon régulière et durable. », par conséquent, ce sont les pères et les grands-pères de ceux qui ont faim, soif, froid ou chaud, qui n’ont pas fait ce qu’il fallait au moment où il l’aurait fallu.

                        Nous n’en portons, nous, aucune responsabilité.


                      • Saint Cochon (---.---.164.51) 19 février 2006 23:34

                        Komen vas, Ka ??? Ben oui, je me suis fait un copain ici. Un musulman, même !Incroyable, hein....


                        • marie (---.---.39.14) 21 février 2006 23:28

                          à Scipion - aucune situation économique n’est immuable ou éternelle. Pour exemples, l’Argentine qui avait un niveau de vie et de développement comparable au notre, il y a peu, a sombré en quelques mois ou le chateau de Versailles vers la mi juillet 1789.

                          L’équilibre géopolitique en 2006 n’est plus le même qu’en 1906. 100 ans, ça fait 3 générations : nous, nos pères et nos grand pères. Si vous faites référence aux pères et grands pères (mères et grand mères) en tant qu’individus, nous entrons dans un débat sur l’héritage individuel et dans ce cas vos propos peuvent être tenus par n’importe quel individu aisé de la planète que la famille a mis à l’abri du besoin.

                          Même par égoïsme, l’économie mondialisée oblige à se préoccuper des problèmes des pays et des populations dont les niveaux de vie ne sont pas comparables aux notres.

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