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L’Institut de l’Entreprise lorgne sur le patrimoine des particuliers et sur les ressources des personnes âgées

L'Institut de l'entreprise est un "think tank" créé en 1975 et dont la liste des adhérents regroupe la totalité ou presque les grandes entreprises. Il fait partie d'un réseau international de clubs de réflexion du même ordre (liste) appelé l’International Network of Private Business Organizations. Il est écouté de nos gouvernants (prochain rendez-vous : déjeuner avec Roselyne Bachelot le 6 octobre 2011).

L'institut de l'entreprise, en association avec un autre think-tank, l'Institut français des relations internationales (IFRI) organise, avec le soutien de Standards and Poors, les déjeuners du Cercle des décideurs (source).

Son programme : faire en sorte que la totalité des ressources de la société soit dirigée vers les entreprises. Il souhaite une réduction drastique de la dépense publique, tout en augmentant la fiscalité des retraités et celle assise sur le patrimoine des particuliers.

Il propose pour ce faire un "Grenelle de la Finance publique".

Les quatre priorités exposées dans l'article du Figaro

Le 3 octobre 2011, en page 20, le Figaro, édition papier, faisait paraitre une tribune libre signée Frédéric Montlouis-Félicité (délégué général de l'Institut de l'entreprise) et intitulée : Pour un Grenelle des finances publiques. Il développe quatre priorités qu'il soumet aux candidats à la présidentielle :

1 assainir les finances publiques par une réduction drastique des dépenses et une réforme fiscaled'ampleur

2 créer un choc de compétitivité par une politique de l'offre qui restaure les marges des entreprises

3 accélérer l'intégration économique de la zone euro par la convergence budgétaire et fiscale

4 rééquilibrer l'ensemble des politiques publiques en faveur des jeunes.

 L'article apporte quelques précisions, notamment sur ce qui est souhaité en matière fiscale : l'Institut de l'entreprise recherche :

  • la suppression des niches "non génératrices d'emplois et de croissance" (je crois comprendre qu'il s'agit de supprimer les niches en faveur des particuliers tout en conservant celles en faveur des entreprises) ;
  • la hausse de l'imposition sur le capital improductif (je comprends : sur l'épargne et le patrimoine des particuliers)
  • la réduction des avantages fiscaux concédés aux retraités

Le lecteur aura sans doute observé que des mesures inspirées de ces "priorités" sont déjà à l'oeuvre.

En particulier, le "rééquilibrage en faveur des jeunes" se manifeste non seulement par une réforme des retraites déjà sévère, mais par des ballons d'essai pour voir si on peut l'aggraver encore (les 67 ans pour converger avec l'Allemagne) ; s'y ajoutent les augmentations d'impôts sur le patrimoine des particuliers, immobilier notamment, comme s'il était abusif d'avoir quelques économies après une vie de travail.

Dépouiller les personnes âgées, inutiles aux entreprises : tel est bien le projet. De le connaître donne une lisibilité plus grande aux campagnes de propagande que l'on devinait déjà sous la récurrence de certains thèmes, en particulier l'accusation mille fois répêtée de vivre à notre aise au détriment des générations futures.

Au fil des pages du site web

Après avoir lu l'article du Figaro que je viens de vous résumer, j'ai voulu en savoir plus sur l'Institut de l'entreprise. En particulier, voici quelques informations rencontrées au fil des pages de son site web :

Au cours des déjeuners du Cercle des décideurs organisés avec Standards and Poors, on examina :

  • le 24 mai 2011, un "scénario de rupture" prévoyant un euro à deux dollars (merci pour nos entreprises exportatrices ! il est vrai que, tout en les dépouillant de leurs marchés, on prévoit -voir plus haut- de les renflouer aux dépens du budget de l'Etat et des économies des particuliers)
  • le 11 mars 2011, les possibilités d'éclatement de la zone euro
  • le 7 octobre 2010, la question d'une inflation à deux chiffres

 


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9 réactions à cet article    


    • iris 4 octobre 2011 12:13

      il vveulent Taxer nos salaires + nos économies !! des cinglés !!

      qu’ils mettent déjà la retraite pouir ceux qui on travaillé leurs trimestres et ils auront le temps de dépenser leur argent-


      • C ’encore un nouveau un nouveau club d influence international qui veut nous taxer encore plus...nous les « ptitsvieux »...

        SI BACHELOT-MEDIATOR EST DANS LE COUP....C’ EST UN COUP FOIREUX
        -HIPPOCRATE (crite) 101 senateurs y sont mouillés et toujours en place BACHELOT..
         AUSSI
        - AXA ( le ministre bertrand ) contre MEDERIC.MALAKOFF-CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS (guillaume sarkozy) quel beau marché la sécu...la rertraite...la dépendance....CES GREDINS VONT S ARRANGER POUR COUPER LA POIRE(nous) en DEUX....
        BACHELOT AUSSI
        - n’oublions pas que nos sénateurs sont aussi compromis dans 7 CLUBS DITS D INFLUENCE ET AID2S PAR 1000 LOBBYSTES DE LA CHAMBRE DES D2PUTE2S A BRUXELLES dans un article on voit nos pids nickelés...BAROSD...VAN RAMPUY ET LA BARONNE ASH TON...
        BACHELOT AUSSI


      • Jason Jason 4 octobre 2011 12:17


        Un ensemble d’idées générales et foireuses de ce réservoir pensant (think tank) dont on ne voit pas réellement l’intérêt.

        Reprenons : 1) Assainir les finances publiques, au profit des entreprises. C’est connu.

        2) Pratiquer une politique de l’offre pour restaurer les marges des entreprises ? Ca reste à démontrer.

        3) Harmonisation fiscale et convergence budgétaire en Europe. Pas dans la situation de concurrence entre pays qui règne.

        4) Rééquilibrer l’ensemble des politiques publiques en faveur des jeunes. la même rengaine, quand on sait que les entreprises ne paient pas un centime pour leur formation. Encore une fois : gains privés, et pertes publiques.

        Rien de très faramineux dans tout cela.


          • dogon dogon 4 octobre 2011 22:37

            C’est LA conséquence logique de l’idéologie ultralibérale = éliminer les Etats-Nation au profit des intérêts de quelques gangs de particuliers.

            Ils ont déjà privatisé/monopolisé la propagande (les mass-merdias), la sécurité, les guerres (Blackwater et consorts), la santé (H1N1, Médiator, sang contaminé, ...) et l’éducation.

            Ils ne leur manquent qu’une chose : privatiser les împots... Mais ils sont sur la bonne voie puisque des Bush, Obama, Sarko, Merkel, Berlusconi, ... leur doivent le pouvoir.

            On ne mord pas la main qui vous donne à manger.


            • BA 4 octobre 2011 23:46
              Mardi 4 octobre 2011, vers 23 heures : 

              Un événement d’une importance historique :

              Italie : Moody’s abaisse la note souveraine de la dette italienne.

              L’agence d’évaluation financière américaine Moody’s a annoncé mardi qu’elle abaissait à A2 la note souveraine de l’Italie, contre Aa2 auparavant, en raison des risques pour le financement sur les marchés de la dette à long terme, de l’atonie de l’économie et des incertitudes politiques.

              Moody’s a assorti sa décision d’une perspective négative, ce qui signifie qu’elle pourrait encore abaisser la note des obligations d’Etat italiennes à l’avenir.

              Pour les émissions d’obligations publiques à court terme, l’agence a maintenu sa note de Prime-1.

              Moody’s a donné comme premier motif au déclassement italien l’accroissement des risques pour le financement des dettes publiques élevées dans la zone euro pour des pays comme l’Italie en raison de l’érosion soutenue et non cyclique de la confiance des investisseurs.

              Deuxième raison : les risques négatifs croissants pour la croissance économique liés à des lacunes structurelles et à un affaiblissement des perspectives de croissance au niveau mondial.

              Selon Moody’s, une troisième raison pour déclasser l’Italie réside dans les risques et le temps dont aura besoin le gouvernement pour atteindre ses objectifs de réduction du déficit et pour inverser la tendance à l’accroissement de la dette publique en raison des incertitudes économiques et politiques.

              L’agence avait annoncé le 16 septembre qu’elle prolongeait la période d’examen de la note souveraine de l’Italie entamée à la mi-juin, pour prendre le temps d’examiner des mesures budgétaires adoptées à la mi-septembre. 

              Une autre agence de notation, Standard and Poor’s, a abaissé la note italienne (à A contre A+) le 19 septembre en raison de perspectives de croissance jugées trop faibles.


              • Stoïque 5 octobre 2011 00:09

                A quand la mise sous silence des ces agences de notation anglo-saxonnes qui s’acharnent sur l’Europe alors que leurs pays US et GB sont dans un pire état ?

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