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Accueil du site > Actualités > Economie > L’intox de Libé sur les emprunts toxiques de Dexia

L’intox de Libé sur les emprunts toxiques de Dexia

Une récente enquête parue dans Libération consacrée aux emprunts toxiques contractés par des collectivités locales françaises a eu un fort retentissement. Le journal de gauche a, il est vrai, mis tout les atouts de son côté pour en faire un scoop explosif ; fichier confidentiel, s'il vous plait, de la banque Dexia et carte de France interactive avec plein de petits boutons désignant "les Baisés" de l’histoire.

L'info a été reprise en bonne page par toute la presse française. L’occasion est trop belle pour les journaux de gauche de taper sur les méchants banquiers cupides et le capitalisme "fou" et pour ceux de droite de souligner avec malice que la grande majorité des départements et des communes citées sont dirigées par les socialistes et quelques communistes.

Malheureusement pléthore d'information ne rime pas avec information claire et il m'a parue que les journalistes dans leur ensemble avaient évacué une peu vite une question basique ; Qu'est-ce qu'un emprunt toxique et pourquoi l'avoir proposé ou contracté ? 

Cette "oubli" s'explique, malheureusement, par la simple volonté de tromper le lecteur car comme je vais essayer de vous le démontrer, lorsqu’on répond à ces deux questions, on se rend vite compte que les banquiers ne sont pas les salauds qu'on veut bien nous présenter et que les politiques à la tête des villes ou des départements ne sont pas aussi innocents et naïfs qu'ils le clament.

Qu'est-ce qu'un emprunt toxique ?

Le terme emprunt toxique est apparu lors de la crise des subprimes pour désigner un produit financier qui pouvait tuer financièrement celui qui en possède dans ses comptes.

Contrairement à ce qu'affirme libération, de manière péremptoire, tous les emprunts structurés ne sont pas des emprunts toxiques. Et tous les emprunts toxiques ne sont pas des emprunts structurés non plus. Le journal partant d'un postulat erroné, c'est tout le raisonnement du journaliste qui devient faux ou induit en erreur le lecteur. Un emprunt structuré est un produit financier dont le remboursement, intérêts ou capital, est calculé selon au moins deux paramètres inconnus. Exemple d'emprunt structuré : Une commune emprunts 10 millions d'euros avec des intérêts calculés selon la moyenne arithmétique des emprunts d'état 10 ans du Japon et du Mexique plus 10 points de base. Si les intérêts étaient seulement calculés avec comme référence les taux mexicains, on parlerait de prêt classique à taux variable.

Un emprunt structuré mal maitrisé - ainsi qu'un emprunt classique - peut se transformer en un emprunt toxique. Évidemment le calcul des intérêts d'un emprunt structuré étant plus difficile à prévoir - plus il y a d'inconnus dans une équation plus son calcul est difficile - mais cela n'a rien de systématique. Combien de ménages français se sont-ils retrouvés piégés avec des prêts simples à taux variable dans les années 90 ? 

Les taux sont-ils calculés en fonction de formules abscondes ?

Encore une erreur de libé. Le calcul des taux d'intérêt n'a rien de compliqué (sauf pour un citoyen lambda ou un journaliste de gauche), ce qui l'est en revanche c'est la prédiction de l'évolution des paramètres qui la compose. Il ne faut pas perdre de vu que les banques ont comme interlocuteurs financiers, dans les communes ou les départements, des professionnels de la finance avec une formation solide qui ont en charge entre autre de vérifier que la banque a bien calculé les intérêts qu'elle réclame. C'est même eux qui ont tiré la sonnette d'alarme face aux danger de faillites des collectivités locales.

Pourquoi proposer ou accepter des produits structurés ?

Pour la banque c'est simple, plus un produit est structuré plus elle peut faire de la marge. Par ailleurs il est apparu que ce sont les collectivités locales qui en étaient demandeuse, le client est roi.

Pour la collectivité locale c'est un peu plus compliqué. Les emprunts structurés ayant souvent comme particularité d'afficher des taux d'intérêt très bas voir nuls les premières années mais se rattrapant dans les suivantes et les hommes politiques ayant souvent une vision à très court terme de la gestion publique, il est évident que les banquiers n'ont pas besoin d'utiliser beaucoup d'arguments pour réussir une vente. Non seulement l'homme politique s'assure un financement bon marché et plus large pendant qu'il est au pouvoir mais en plus cela lui permet de scier la branche sur laquelle sont successeur voir s'assoir quand il passera la main. Après moi le déluge.

Si il est vrai que la responsabilité morale et politique des dirigeants des collectivités locales qui ont contractés ces emprunts est engagée, il ne faut pas que cela élude le problème plus général de désengagement de l'Etat dans la vie locale. La décentralisation se traduit trop souvent par des transferts de charges et de responsabilités aux départements et aux communes en particuliers mais sans transfert de ressources.

Existe-t- un antidote ?

A moins d'avoir prévu un garde-fou lors de la signature du contrat, il n'existe aucun antidote aux emprunts toxiques. Un particulier pourrait porter l'affaire devant un tribunal et gagner en faisant valoir qu'il ne comprenait pas ce qu'il signait et que la banque a ainsi abusé de lui. J'imagine mal un département dirigé par un inspecteur des finances ou avec à la tête de ses services financiers un énarque presenter la même ligne de défense. Coïncidence du calendrier, le 93 qui est à la pointe du combat vient de recevoir le Prix 2011 de l’innovation financière !

La seul solution est que l'Etat vol au secours des impécunieux. Mais en a-t-il encore les moyens et surtout la volonté politique ? Pourquoi un gouvernement de droite ferait-il une fleur à des dirigeants politiques de gauche.

Pourquoi ne pas obliger les banques à renégocier les prêts ?

Il y a d'abord un obstacle de droit, une renégociation forcée sans compensation serait de la spoliation et comme nous vivons encore dans un état de droit, je ne vois pas comment cette option est possible.

Même si les banques mettaient de la bonne volonté, elles ne pourraient pas renégocier les contrats à l'avantages des collectivités pour la simple raison que les banques internationales, avec qui elles ont adossées ces prêts, ne modifieront par les contrats d'origine. Les banques prêteuses (françaises pour la plupart) se retrouveraient à assumer seules de grosses pertes et vu leurs états de santé ce serait le coup de grâce porté au malade. Bien sure l'Etat serait appelé et en fin de compte c'est le contribuable qui réglerait la note finale. Un serpent qui se mort la queue.


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42 réactions à cet article    


  • bo bo 4 octobre 2011 11:23

    Vous avez raison
    La responsabilité incombe à 100% aux collectivités locales et à leur « mentor »le conseil général du département.
    Il serait bon, en effet, de rappeler que les conseils généraux ont embauchés des directeurs (ou conseillers) chargés d’aider les maires des communes à « gérer leur finances ».
    Et il suffit de lire les qualités des CV demandés ..et des larges rémunérations offertes ( plus de 10.000 euros par mois dans certains cas).....pour comprendre que les collectivités locales ont suivis les conseils des « agents » des conseils généraux.
    Un travail journalistique sérieux ne pouvait pas passer à travers cette évidence.
    Quand à l’explication du choix de ces « experts » ....il est fortement probable qu’il ait été fait avec « grande légèreté »..et la très forte influence d’intérêt électoraux à très très court terme.....ce qui est la caractéristique essentielle des tous nos élus ! smiley


    • jeanpaul01fr 4 octobre 2011 11:45

      Hummmm !!! Cet article fleure bon le libéralisme réactionnaire. Et idem pour son premier commentaire...

      On observera que tous deux montrent du doigt les coupables... Ils oublient juste de préciser que les conseillers bancaires et les directeurs financiers des collectivités locales sont issus des mêmes moules, ces grandes écoles qui forment les cadres de notre économie, de notre politique et de notre système médiatique... La pensée unique n’est pas loin !

      Et si le noeud du problème était là ?


    • Le taulier Le taulier 4 octobre 2011 12:31

      Le nœud du problème était là ?

      Non, le problème vient des politiques qui refusent d’assumer les choix qu’ils ont pris.

      Les conseillers proposent et le politique arbitre. Celui qui n’est pas capable d’arbitrer devrait avoir la sagesse de ne pas se présenter à une élection et de laisser des plus compétents face aux électeurs.


    • barbapapa barbapapa 4 octobre 2011 14:04

      Un peu trop simpliste de ne pointer en accusation que les banques.

      Les contacteurs de prêts, Enarques et inspecteurs des finances, intouchables ? Irresponsables ? Non poursuivables ? 



    • Valparaiso Valparaiso 4 octobre 2011 11:52

      Un article interessant. Dommage pour les fautes. « Cette oubli », « Bien sure »...


      • Le taulier Le taulier 4 octobre 2011 12:25

        Merci. C’est vrai que l’orthographe c’est pas mon fort. Je vais faire un effort et surtout me faire relire.


      • paul 4 octobre 2011 12:45

        Par rapport au titre de l’article, je dirais plutôt intox du Taulier sur les emprunts toxiques .

        Au sujet du «  contribuable qui réglerait la note finale », il faut rappeler au Taulier que Dexia n’a dû sa survie en 2008, qu’à l’intervention publique massive avec l’injection de 6,4 milliards d’E .
        Donc toujours les mêmes recettes : sociabiliser les pertes, privatiser les bénéfices .

        Le président de l’association des maires de France , devant la situation suivante : 25 milliards d’emprunts toxiques contractés par 5500 collectivités locales et entreprises publiques ( sans doute tous des imprudents ! ), les banques ont parfois failli à leur rôle de conseil . Les prêts peuvent être renégociés, comme pour tout emprunteur, mais une procédure judiciaire est aussi envisageable comme l’a fait la ville de St Étienne qui a assigné la Deutsche Bank .

        Cette affaire Dexia montre en outre le conflit d’intérêt ,quand l’un de ses dirigeants principaux a ,à la fois un pied dans une banque privée et un autre dans un gouvernement qui conseille des collectivités locales pour leurs emprunts .

         Les emprunts toxiques des collectivités, conséquences de la privatisation et du parcours d’un homme 


        • Le taulier Le taulier 4 octobre 2011 14:31

          "25 milliards d’emprunts toxiques contractés par 5500 collectivités locales et entreprises publiques ( sans doute tous des imprudents ! ),"

          Faut pas exagérer ils ne sont pas tous imprudents, il y a aussi des incompétents et d’autre qui ne voient la vie qu’à court terme.


        • Antoine Diederick 4 octobre 2011 20:18

          en effet possible d’écrire que P. Richard ( qui porte un patronyme qui à mon avis a du orienter ses choix de carrière) a été un de fossoyeur de Dexia et bien sûr une part des politiques ne sont pas à absoudre....quel gâchis....


        • Antoine Diederick 4 octobre 2011 20:23

          Dexia c’est l’échec des politiques néo-libérales.....les dirigeants politiques et leurs affidés ont joué , ils ont perdu....la folie des grandeurs....

          ils se sont tous fait « baiser » mais ils se demandent par qui .....par eux-mêmes , pardi.....


        • Nanar M Nanar M 4 octobre 2011 13:09

          Libé journal de gauche, elle est bien bonne celle-la !


          • Fouls 4 octobre 2011 13:36

            Comme DEXIA est mouru (1€ l’action qui n’en veut !!!) et va être démantelé dans les jours qui viennent, on va vite savoir ce qu’est un emprunt toxique et quels seront les dommages collatéraux  :->


            • Hermes Hermes 4 octobre 2011 14:26

              Bonjour,

              Article sérieux et bien argumenté, rien que pour ça, il mérireait un plus, mais plus on explique, et plus on justifie la logique globale du système, c’est inévitable. Quand on voit ses effets pervers au niveau mondial, sur le plan humain, on na pas envie de se laisser enfermer dans ces explications. Aussi pour une fois, je ne jetterai pas la pierre aux journalistes qui font des raccourcis smiley , voyez-vous ?

              Bonne fin de journée.


              • Le taulier Le taulier 4 octobre 2011 14:34

                Non je ne vois pas.

                A moins de penser que le lecteur de Libé est un gros con qui ne mérite ni respect ni explication.


              • Hermes Hermes 4 octobre 2011 22:41

                Bonsoir,

                chacun est libre de ses lectures, je ne me permettrai d’insulter personne. Ce trait journalistique de libé que vous relevez a sans doute pour plaire à ses lecteurs : un journal est un produit, il a une clientèle. Si tous les journalistes produisaient idéalement une analyse objective, à supposer qu’il en existe une, il n’y aurait qu’une seule opinion (There Is No Alternative). Chaque analyse est subjective dans les éléments qu’elle considèrent et qui reflètent ce que la personne choisit de voir ou peut tout simplement voir.

                Choisir de ne pas suivre votre analyse, en considération d’autres éléments (implicites et oeu argumentés j’en conviens, comme le bien fondé global de ce système) est un choix possible. Par bonheur on est dans un pays de relative liberté d’expression, et vos avez heureusement le droit d’être d’un autre avis. Bien que non concordant avec la vision que j’ai des choses, car je vois ce système basé sur la peur de l’autre et le conflit (le doux euphémisme de concurrence), semer la douleur et la souffrance à travers le monde, j’ apprécie la qualité de votre argumentaire.

                Bien à vous.


              • Le taulier Le taulier 5 octobre 2011 06:02

                Salut,

                « Chacun est libre de ses lectures, je ne me permettrai d’insulter personne. »

                Sauf que tu te permet et c’est ton droit. En disant que les journalistes de Libé peuvent mentir à leur lecteurs c’est ce que tu fais.


              • Hermes Hermes 7 octobre 2011 11:53

                Le raccourci, c’est une quasi nécessité du travail de journaliste, non ?

                L’approximation est inévitable. Les scientifiques, eux, le savent quand ils énoncent une théorie ou quand ils font une mesure. Dans l’interprétation que l’on fait du monde au qiotidien, on préfère l’oublier, car chacun de nous est identifié à ses opinions. Et le travail de journaliste est relatif aux opinions qu’ils ont.

                Je n’insulte personne en disant celà, celà est essentiellemnt lié à la difficulté de se désidentifier de l’interprétation que l’on fait des choses, qui est nécessairement séparée de leur réalité.


              • Le taulier Le taulier 8 octobre 2011 08:37

                Le raccourci doit avoir comme objectif de ..raccourcir pas de tromper.


              • alberto alberto 4 octobre 2011 14:28

                Question au défenseur du « moins mauvais des systèmes économiques » : les dessous de tables et autres pots de vins sont-ils solubles dans le capitalisme ?

                Bien à vous.


                • Le taulier Le taulier 4 octobre 2011 14:35

                  Pot de vins et dessous de table sont solubles dans tous les systèmes économique. Cela en a même tué un le soviétisme.


                • vieux grincheux 5 octobre 2011 08:25

                  Désolé, ce n’ est pas le Soviétisme qui a été tué par des pots de vin, mais le Bolchevisme AUTORITAIRE qui a tué les élans de libération contenus dans le Soviétisme, qui comprenait en URSS, aussi bien des mouvements féministes, artistiques, et productivistes organisés suivant l’ idée du phalanstère de Charles Fourier, que l’ on retrouve également à la création d’ Israël sous la forme de Kibboutzim. (Je ne prétends pas ici défendre la création de l’ Etat d’ Israël, c’ est un autre sujet).

                  A partir de 1905 (première révolution russe qui échoua) la tension pour la prise de pouvoir entre les Autoritaires et les partisans de l’ Auto-gestion n’ a cessé de croître et la lutte fratricide s’ est poursuivi aprés la Révolution d’ Octobre, les Bolcheviques tentant de justifier leur Autoritarisme jacobiniste par la nécessité de « sortir du Moyen Age tsariste » pour édifier la sidérurgie qui leur faisait cruellement défaut, c’ est pour se donner le temps de construire les outils industriels que fut signé le pacte germano-soviétique.
                  Selon Hannah Arendt : « Le régime bolchevique a dépouillé les conseils (les soviets, selon leur appellation russe) de leur pouvoir alors qu’il était encore dirigé par Lénine, et a volé leur nom pour s’en affubler alors qu’il était un régime anti-soviétique »3. source wikipédia.

                  Méfions-nous des Autoritaires, de droite comme de gauche, 

                  la Sociale, vite !!!

                  Votre dévoué Vieux Grincheux , né souchien par hasard, citerrien par choix, libre penseur itou.


                • Le taulier Le taulier 5 octobre 2011 08:55

                  Avec vous les cocos c’est toujours le même baratin : Le communisme n’a pas échoué car c’était pas du vrai communisme. 


                • zadig 4 octobre 2011 16:12

                  Bonjour,

                  Malheureusement je trouve votre article totalement conforme
                  à la réalité des faits.

                  Pour les dégats et bien tout ceux qui ont signés ( sans les lire ? )
                  sont gravement responsables.

                  Il faut savoir assumer ses conneries

                  Cordialement


                  • Antoine Diederick 4 octobre 2011 20:14

                    eh ben....


                    • Antoine Diederick 4 octobre 2011 20:30

                      Dexia qui ruine aussi les communes belges .....

                      et donc, il fallait que les banques soient libres des tutelles de l’Etat, comme l’annonçait le credo des nouveaux libéraux et maintenant résultat, quasi tutelle des Etats....

                      comme c’est rigolo (dérision).


                    • titi 5 octobre 2011 09:00

                      Turlututu..

                      Dexia n’a jamais été libre de la tutelle des états.

                      Ses actionnaires étaient bien avant la crise l’Etat francais, la Caisse des dépots et consignation (donc encore l’Etat francais), les communes belges.

                      Son objet était le financement des collectivités locales : emprunter n’importe comment, pour prêter n’importe comment aux collectivités pour qu’elles puissent continuer à faire n’importe quoi.

                      Et on s’étonne du résultat ?


                      • Antoine Diederick 4 octobre 2011 20:35

                        dites cher auteur, vous nous signalez que dans les collectivités locales il y a des gens très compétents et que leurs compétences a été prise en défaut ?

                        c’est une blague, les dirigeants de Dexia sont aussi, enfin étaient des gens très, très compétents....et pourtant....

                        parfois la compétence cela sert juste à se ramasser...la preuve.....

                        bref même compétent, personne n’est à l’abri d’une connerie je présume ? smiley


                        • Le taulier Le taulier 4 octobre 2011 20:44

                          Cher Antoine, je n’ai jamais parlé de « gens compétents » mais d’Enarques qui normalement devraient avoir une compétence certaine pour la chose financière.


                        • Antoine Diederick 4 octobre 2011 21:15

                          au Taulier,

                          Bonsoir,

                          Le titre de l’article est provocateur et je suis resté dans le même ton.

                          A bien vous lire, j’avais compris votre propos....

                          Nous sommes en train de vivre comme spectateur une faillite impensable il y a dix ans. Et là, plouf....et malgré, comme vous l’écrivez, les compétences, l’aval du personnel politique, la tentative de créer une grande banque transnationale de services aux collectivités....c’est un échec patent (c’est le moins à dire).

                          Pourtant, le Petit Crédit communale belge, cela ne marchait pas trop mal avant....et les institutions françaises de même vocation, pareil.

                          Que s’est-il passé, comment nos élites ont montré les limites de leurs compétences... ?

                          C’est la vraie question. Comment élucider ce cas , cet aveuglement des gens compétents qui ont construit une illusion, un artefact ?

                          C’est retour à la case départ, les dégâts en plus.

                          Bien à vous.


                        • Antoine Diederick 4 octobre 2011 20:39

                          a mon avis c’est une histoire de gens compétents qui n’avaient pas de compétences....

                          qui a menti à qui ?


                          • Marc Bruxman 4 octobre 2011 22:20

                            Les élus ont beau geuler, ils savaient, ou ils sont incompétents. Ils ont accès à un service juridique et des avocats. Ils n’ont pas à signer n’importe quoi. La formule des taux est imbittable, qu’ils la refusent !

                            Maintenant ils viennent geuler, mais si la banque mérite sa punition pour avoir mis des produits dangereux sur le marché sans avertir correctement du risque, celui qui a signé mérite également la porte.


                            • BA 4 octobre 2011 23:46
                              Mardi 4 octobre 2011, vers 23 heures : 

                              Un événement d’une importance historique :

                              Italie : Moody’s abaisse la note souveraine de la dette italienne.

                              L’agence d’évaluation financière américaine Moody’s a annoncé mardi qu’elle abaissait à A2 la note souveraine de l’Italie, contre Aa2 auparavant, en raison des risques pour le financement sur les marchés de la dette à long terme, de l’atonie de l’économie et des incertitudes politiques.

                              Moody’s a assorti sa décision d’une perspective négative, ce qui signifie qu’elle pourrait encore abaisser la note des obligations d’Etat italiennes à l’avenir.

                              Pour les émissions d’obligations publiques à court terme, l’agence a maintenu sa note de Prime-1.

                              Moody’s a donné comme premier motif au déclassement italien l’accroissement des risques pour le financement des dettes publiques élevées dans la zone euro pour des pays comme l’Italie en raison de l’érosion soutenue et non cyclique de la confiance des investisseurs.

                              Deuxième raison : les risques négatifs croissants pour la croissance économique liés à des lacunes structurelles et à un affaiblissement des perspectives de croissance au niveau mondial.

                              Selon Moody’s, une troisième raison pour déclasser l’Italie réside dans les risques et le temps dont aura besoin le gouvernement pour atteindre ses objectifs de réduction du déficit et pour inverser la tendance à l’accroissement de la dette publique en raison des incertitudes économiques et politiques.

                              L’agence avait annoncé le 16 septembre qu’elle prolongeait la période d’examen de la note souveraine de l’Italie entamée à la mi-juin, pour prendre le temps d’examiner des mesures budgétaires adoptées à la mi-septembre. 

                              Une autre agence de notation, Standard and Poor’s, a abaissé la note italienne (à A contre A+) le 19 septembre en raison de perspectives de croissance jugées trop faibles.


                              • Thucydide Thucydide 5 octobre 2011 08:02

                                Et allez donc !
                                La faute aux collectivités territoriales, la faute aux conseillers financiers mal recrutés.

                                Nulle part on ne trouve un index posé sur la faute de la banque, qui fait miroiter des poubelles pour les vendre aussi chères que des écrins et se mettent en faillité dès qu’il s’agit de respecter ses engagements.

                                Ce genre de discours ne passe plus


                                • vieux grincheux 5 octobre 2011 08:04

                                  « Encore une erreur de libé. Le calcul des taux d’intérêt n’a rien de compliqué (sauf pour un citoyen lambda ou un journaliste de gauche), ce qui l’est en revanche c’est la prédiction de l’évolution des paramètres qui la compose » (art cit).


                                  Salut citoyen à tou(te)s
                                  Je ne cherche pas à défendre Libé, mais comme pourrait le dire Me Eolas, il semblerait que tu pipotes Citoyen Le Taulier. Je ne saurais trop te conseiller de lire « la logique sans peine » du Révérend Dodgson alias Lewis Caroll, mathématicien et philologue qui a écrit ce précis à l’ attention de ses étudiants déroutés par les règles de la logique.
                                  Dans le § ci-dessus que tu as écrit, nous sommes en présence d’ une belle escroquerie intellectuelle. En effet, s’ il est impossible de « prédire » les agissements de la « main occulte du marché » qui déterminent « l’ évolution des paramètres qui composent (la ?) le calcul des taux d’ intérêt », chacun de nous comprend que nous sommes en fonction d’ onde comme on dit en physique quantique, c a d dans l’ incertitude de savoir précisémment quel va être le montant EXACT de ce µ*%ù£$£+0àà de taux d’ intérêt. La relation de cause à effet, binaire, simple du taux d’ intérêt invariable ne peut plus s’ appliquer dans ce cas ce qui rend la prédiction COMPLIQUéE et surtout stressante car elle oblige à garder un oeil sur les agissements de la « main occulte du Marché », ce qui n’ est pas une activité vraiment enthousiasmante, il y a qd m^ autre chose ds la vie que jouer « au petit trader », alors qu’ on n’ a aucun pouvoir sur les agissements de la « M.O.D.M. » (main occulte du M)
                                  Donc il ne nous reste plus qu’ à imaginer une fourchette (Miam disent les banquiers, gourmands avec Mon argent) pour prévenir les lascivités possibles de la « M.O.D.M. », en espérant qu’ elle ne descende pas trop bas dans les fondements.

                                  Atteindre l’ Emancipation/Autonomie/Liberté /Harmonie de l’ individu dans le collectif passe par ETRE :Ni exploiteurs
                                  Ni exploités
                                  Consom’acteurs
                                  Et Associés au sens de Charles Fourier. Avant la GRATUITÉ (Lire « la seconde chance » d’ Anne Vernet-Edition Sulliver, je précise que je n’ ai aucun intérêt sinon intellectuel pour cette auteure et son éditeur)

                                  Ne me remerciez pas, je ne suis qu’ un passeur, sometimes happy, sometimes blue, I’ m just passing through.....
                                   

                                  Votre dévoué Vieux Grincheux , né souchien par hasard, citerrien par choix, libre penseur itou.



                                  • al.terre.natif 6 octobre 2011 11:34

                                    « Un serpent qui se mort la queue. » .. belle conclusion pour cet article ...
                                    Chercher le ou les responsables à ce jour n’est pas l’activité primordiale :
                                    le constat est plus large sur les problèmes qui nous portent à ce genre de situations ... et l’urgence est de trouver, de construire un autre système. De modifier celui ci si vous le voulez, mais aussi d’imaginer autre chose, autrement. La recherche de qui est responsable est utile, mais pensez vous sincèrement que d’identifier les responsables (mais pas coupables ...) nous ferais avancer ? nous éviterais de retomber dans une situation similaire ?
                                    Je ne crois pas.
                                    Je vous souhaite bonne chasse si vous vous lancez dans cette course aux coupables, car ils seront nombreux, et peut être même que vous en ferez parti, pour ne pas vous être impliqué assez dans les décisions de vos représentants locaux et nationaux ?


                                    • Le taulier Le taulier 6 octobre 2011 11:41

                                      Si tu cherches un autre système tu peux toujours aller vivre à Cuba ou en Corée du Nord.


                                    • bert bert 19 octobre 2011 22:28

                                      la question est de savoir pourquoi Dexia a investi dans des trucs pourris aux usa..... ??????

                                      sûrement un coup de la mafia de l’Oncle Sam et des copains des copains aux postes
                                       :->

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