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Accueil du site > Actualités > Economie > L’irrésistible ascension de la dette française

L’irrésistible ascension de la dette française

Les nouveaux prélèvements prévus pour financer le Revenu de solidarité actif (RSA) relance le vieux débat de la pression fiscale en France, notamment sur les entreprises et le bénéfice, dans un pays qui peine à obtenir une compétitivité suffisante pour avoir la croissance nécessaire pour financer son modèle social.
 
De nombreuses voix, dont celles des entrepreneurs, demandent à l’Etat de baisser les impôts sur le travail afin de relancer la croissance. Cette proposition est battue en brèche par des opposants à cette méthode qui voient en la diminution une baisse de recette, ce qui pénaliserait le système social. Et les uns comme les autres apportent des arguments qui paraissent cohérents et réalistes.
 
Le dilemme qui se pose alors est de savoir s’il faut baisser les impôts afin de relancer la croissance ou sacrifier la croissance pour notre modèle social ?
Où trouver la croissance ?
 
Commençons par effectuer une répartition du taux de croissance en fonction du taux de prélèvements pour les pays de l’OCDE.
Sur 1960-1996, nous avons les chiffres (Sources OCDE) suivants :
 
Taux de prélèvement (%)
Croissance (%)
<25
6,6
25-29
4,7
30-39
3,8
40-49
2,8
50-59
2,0
>59
1,6
 
Nous observons que plus le taux de prélèvement est bas, plus la croissance est élevée. Et si c’était l’inverse me direz-vous ? Si les taux étaient bas grâce à une croissance dynamique ?
Si nous prenons un pays comme l’Irlande, classé 22e des pays les plus prospères de l’OCDE, stable de 1970 à 1985 et qui, après avoir commencé à baisser ses impôts, a vu sa prospérité augmenter, notamment entre 1995 et 2002, puisqu’il est passé du 19e au 4 ; ou encore tout autre pays ayant réalisé des allègements d’impôts – Etats-Unis dans les années Reagan, Canada sous Brian Mulroney… -, nous voyons que c’est la baisse du taux de prélèvements qui influence la croissance et non l’inverse.
 
Situation de la France
 
D’après les données officielles (http://www.performance-publique.gouv.fr/fileadmin/medias/documents/ressources/PLF2008/RPO2008.pdf), en 2006, les prélèvements obligatoires s’élevaient à 44,6 % du PIB, dont la moitié de ces prélèvements pour les administrations de la Sécurité sociale (soit 22 % du PIB).
Ce taux de prélèvements est à 44,0 % en 2007 et 43,7 % en 2008.
Il faut comprendre que ce n’est pas parce que le taux de prélèvement diminue que le montant des recettes va diminuer. En effet, entre 2006 et 2007, l’assiette des prélèvements permet (à législation constante) une augmentation de 5,3 % des recettes. On voit donc ici que le simple fait de diminuer les prélèvements ne diminue pas forcément les recettes.
 
Répartition des prélèvements
 
En France, les prélèvements sont majoritairement portés sur le bénéfice (55,9 %), le travail (40,5 %) et 15,1 % seulement pour la consommation - TVA, etc. - (source : OCDE, période 1990-2000) alors que d’autres pays ont préféré répartir de façon plus homogène (Irlande avec la ‘fair flat tax’, Suisse…) ce qui permet de libérer la pression fiscale sur le travail et le bénéfice (nécessaire pour l’investissement) et de reporter cette charge de façon homogène sur la population.
Nous voyons donc que le problème de la France est à la fois son niveau élevé de prélèvements obligatoires, mais aussi un problème de répartition puisque le bénéfice et le travail sont fortement taxés ce qui implique une désincitation massive des investissements et une diminution de la compétitivité. Même si nous cherchions à mieux répartir les prélèvements en transférant une partie sur la TVA, il n’en demeure pas moins que le taux de prélèvement est 10 points plus élevé que l’optimal.
 
Quel est le taux de prélèvements optimal ?
 
La courbe de Armey indique la prospérité d’un pays en fonction des dépenses publiques. Le maximum de prospérité est obtenu pour 30-34 %.
La courbe de Laffer indique les recettes fiscales en fonction de la charge fiscale. Le maximum est obtenu à 45 %, au-delà de cette limite, la charge fiscale est telle que les recettes diminuent au lieu d’augmenter. 45 % c’est justement le pourcentage utilisé par la France dans sa politique fiscale. Les politiques successives ont donc préféré maximiser les recettes fiscales, quitte à perdre en prospérité (pour laquelle le maximum obtenu est aux alentours de 35 %).
 
En combinant les courbes d’Armey et de Laffer, l’on obtient un taux optimal de prélèvements de 34-35 %.
 
Tout est-il perdu ?
 
Si la France a moins de croissance que ses voisins, elle résiste aussi mieux dans les moments difficiles. C’est à la fois bon et mauvais signe. Mauvais signe car cela montre qu’il existe une force qui est retenue, bridée et brimée et qui, lorsque les choses vont mal, est toutefois capable d’encaisser la baisse de croissance. Il existe une formidable et insoupçonnée réserve de potentiel de croissance qui est actuellement bridée par une fiscalité trop lourde, notamment sur le bénéfice et le travail. Ces impôts doublent le coût de production qui (en plus de l’euro fort) vont grever les exportations et la compétitivité. Mais ce problème n’est pas seulement français, mais aussi européen.
 
 
Comprendre la politique actuelle
 
La situation est donc la suivante :
- nous avons atteint les limites du pacte de stabilité, nous ne pouvons donc pas continuer de creuser la dette ;
- les prélèvements sont trop lourds, ce qui pénalise notre croissance ;
- le système social généreux nécessite toujours plus d’argent.
 
Dans l’idéal, il faudrait diminuer le 10 points les prélèvements obligatoires. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire car il faut que l’Etat maintienne ses engagements. Pour l’instant, nous avons trouvé le moyen de reporter une partie des recettes sur le système de santé de façon à soulager la dette et le fonctionnement, mais en grevant le budget d’autres postes.
 
Car, ne nous leurrons pas, la part réellement consommée par l’Etat est en baisse. Ces dernières années, le taux de prélèvements obligatoires est globalement resté stable, aux alentours de 43-44 % (ce qui correspond, comme par hasard, au maximum de la courbe de Laffer), l’affectation au poste de la Sécurité sociale (actuellement 50 %) ne cesse d’augmenter, la pression budgétaire sur le fonctionnement de l’Etat ne cesse d’augmenter également car, conscient que les prélèvements peuvent difficilement augmenter sans créer de nouvelles catastrophes, il faut trouver des moyens pour financer notre système de santé, sachant que nous vivons de plus en plus vieux.
 
Nous l’avons vu, à prélèvements constants, c’est la croissance qui permet d’augmenter les recettes et donc de donner un peu d’air au budget de l’Etat.
Nous avons donc un pays piégé par son modèle social. D’un côté, il faut tenir les engagements, de l’autre trouver de l’argent pour l’entretenir. Pour trouver plus d’argent, il faut soit augmenter les prélèvements ce qui aurait un impact négatif sur la croissance et la prospérité car nous sommes au maximum de la courbe de Laffer, ce qui signifie que quelques points de plus et nous sommes en phase descendante, soit trouver de la croissance pour avoir plus de recette. Or, en cette période de croissance ralentie, il faut trouver de l’argent ailleurs.
Il reste une troisième voie : dépenser moins pour gagner plus ! malheureusement, les administrations françaises sont peu performantes par rapport à des pays de même niveau de vie que le nôtre. C’est-à-dire que nous dépensons plus d’argent pour un résultat inférieur que cela soit pour l’éducation (62 % des élèves d’une tranche d’âge arriveront au baccalauréat en France, c’est le plus mauvais chiffre de l’UE), la santé (à niveau de prise en charge égal, nous dépensons 22 % de notre PIB, seulement 10 % en Suisse, sourire inclus), et le fonctionnement administratif (impôts, etc.).
C’est de là que nous pouvons obtenir quelques gains, en réformant le système.
 
Toutefois, les marges de manœuvre étant très faibles, le moindre investissement étant un casse-tête pour l’Etat, il sera difficile de réformer sans soit augmenter les prélèvements d’un point ou deux par-ci par-là, soit mettre en place un plan de rigueur. Cependant, si la baisse des prélèvements obligatoire diminue temporairement les recettes, elle va provoquer un « choc de croissance », libérant alors les forces bridées et la croissance supplémentaire résultante va permettre à l’Etat d’augmenter durablement ses recettes. Mais cela ne sert à rien si, de l’autre côté, on ne réforme pas la structure même et le fonctionnement de l’administration. Dans le cas contraire, le nouvel air ne sera que temporaire et bien vite nous retomberons dans la même situation.
 
Dans cette réforme, peut-être faut-il aussi réfléchir aux limites de l’intervention de l’Etat car, à force de vouloir intervenir trop souvent sur tout et mettre en place une administration pour chaque chose, tout cela ne fait que coûter cher et alourdir les dépenses de façon souvent peu performante. Nous devrions aussi prendre exemple sur les pays nordiques pour lesquels chaque euro de dépense doit être justifié, sous peine de graves conséquences. Ainsi, il n’est pas rare de voir chez eux un député démissionner pour avoir utilisé l’argent public à des fins personnelles, ne serait-ce que s’acheter une barre chocolatée.
 
Le gouvernement actuel n’est pourtant pas à blâmer. Car il est l’héritier de décennies de politiques faciles (augmentations des prélèvements) alors que nous sommes arrivés au pied du mur (les limites du pacte de stabilité) et que pour réformer en profondeur le pays il faut des marges de manœuvre qui sont actuellement épuisées. L’Etat a été obligé de vendre des actifs pour financer certaines réformes. Il lui reste encore un certain nombre de réformes à mener alors que malheureusement les caisses sont vides. Et malgré toutes les réductions tant pour les salariés (12 milliards sur les heures supplémentaires, les droits de succession, la déductibilité des intérêts d’emprunt) que pour les entreprises (3 milliards triplement du crédit d’impôt recherche) et bientôt la suppression de l’impôt forfaitaire annuel (1,5 milliard d’euro), il ne s’agit malheureusement que de petites sommes vis-à-vis du poids total des prélèvements sur le bénéfice et le travail.
Si les plus riches se sont vu apposer un boulier fiscal à 50 %, ce qui est une bonne chose, c’est au tour des classes moyennes de souffrir des réformes. Elles profitent moins de réformes actuelles et cela leur donne l’impression qu’elles ont été oubliées. Et là, on leur apprend une nouvelle fois qu’un rare poste sur lequel elles pouvaient espérer gagner un peu plus (les dividendes) va être taxé un peu plus, augmentant encore les prélèvements sur le bénéfice qui est déjà trop lourdement taxé en France (55,9 % ; source OCDE) et ne va donc pas dans le bon sens.
Or, le Français est considéré à tort comme un râleur. Car, vraisemblablement, il reste une majorité silencieuse qui, pour l’instant, encaisse plutôt bien. Cependant, ne nous leurrons pas, en 1789, écrasés par le poids des impôts, la classe moyenne s’est révoltée, provoquant la Révolution que nous connaissons bien qui, rappelons-le, était une révolution libérale.
Pour l’instant, la force bridée ne s’est pas encore déchaînée. Mais combien de temps encore cela va-t-il durer ? Jusqu’à présent, notre système social fondé sur la solidarité semble ne tenir ses promesses qu’en échange d’un coût si exorbitant que nous n’avons pas d’autres possibilités que d’avoir une croissance forte pour y parvenir.
Malheureusement, la croissance n’étant pas au rendez-vous à cause, notamment, d’un taux de prélèvements obligatoires qui empêche de libérer la croissance, notre système social se fissure petit à petit. Certes, notre système solidaire refuse encore de sacrifier les plus faibles, les moins nantis, mais pour combien de temps encore ? Combien de temps faudra-t-il pour que les classes moyennes sur lesquelles tout le poids de la dette se reporte petit à petit va-t-elle encore accepter de se sacrifier pour les autres ? Combien de temps va-t-elle accepter de payer non seulement la construction des piscines municipales et de devoir, en plus, pour tout remerciement à sa participation, payer aussi le plein tarif pour y tremper les orteils ? Combien de temps va-t-elle accepter de voir nos voisins s’en sortir grâce à une politique économique audacieuse et rigoureuse, comme cela a été le cas au Canada (en excédent budgétaire depuis un certain nombre d’années) ou en Irlande alors que, nous, nous nous contentons de nous complaire dans notre « modèle social » si cher à nos yeux ? A partir de quand doit-on accepter de sacrifier les plus faibles plutôt que de voir tout le monde sombrer dans la misère ou la médiocrité. Vaut-il mieux écraser de charges les plus (et les moyennement) riches quitte à abaisser la prospérité du pays entier – et donc de tous - pour aider les plus pauvres ou maintenir un taux de prélèvements raisonnable afin que tout le monde en profite. Ne serait-ce pas plutôt cela une vraie politique sociale ? Faire en sorte que chacun puisse prendre sa part de prospérité !
 


Moyenne des avis sur cet article :  3.94/5   (83 votes)




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88 réactions à cet article    


  • Krokodilo Krokodilo 4 septembre 2008 12:00

    Pendant une trentaine d’années, une cinquantaine de patrons pêcheurs de Sète (gros chalutiers) ont été exonérés de charges sociales et d’impôts... On ne voit plus d’articles dessus, mais ça m’étonnerait qu’ils aient vendu leurs villas pour régler leurs arriérés ! Par contre, les petits voient arriver les recommandés au moindre retard...


    • eugène wermelinger eugène wermelinger 4 septembre 2008 17:50

      Rezulto : ne plu restas fiŝoj en la mar’

      Kaj vi, krokodilo, kion vi manĝos ? Kaj viaj infanoj, kaj nepoj ? 
      Sed ĉu vi havas idojn ? 

      Pardonu, mi decidis iom amuziĝi.

      Sen "krokodilado"


    • ccomp 5 septembre 2008 13:10

      Et lorsqu’on lit vos articles, on voit aussi votre côté !
      Et alors ? les gens de droite sont ils moins méritants que ceux de gauche ? faut-il être de gauche pour avoir raison ? faut-il être de gauche pour apprécier Bach, Mozart ou L van B ?
      Je suis né pauvre, certes ! mais de toute mon existence, je n’ai jamais insulté ceux qui avaient plus d’argent que moi -ce qui, au départ, devait bien représenter la totalité de la population -. Non ! Parce qu’au-delà de la seule position pseudo-partisanne, j’ai vraiment autre chose à faire de juger les autres, de critiquer leur point de vue et de les maudires. Ceux qui sont plus riches que moi sont des modèles. plutôt que de les critiquer ou les haïr, je les observe, je les copie et, fort de mon travail, j’essaie de faire comme eux. Et si l’argent me manque, je travaille encore plus. L’argent n’est pas un but ou une force dotée d’une conscience, mais juste un outil. je suis nullement jaloux des riches, surtout pas de ceux qu’on peut voir à la télévision et qui gaspille bêtement leur argent en vanités. je suis comme vous, cela me répugne.


    • logan 5 septembre 2008 23:47

      celui qui pense avoir raison, pense forcément que les autres ont tord ...
      elles sont stupides vos questions


    • logan 6 septembre 2008 00:01
      Afin de prouver le niveau zero de l’argumentation de l’auteur, je vous propose une réflexion analogue mais un tout petit peu variée :

      Commençons par effectuer une répartition du taux de croissance en fonction du taux de vente de petits canards de bain dans la vente totale de sex toys pour les pays de l’OCDE.
      Sur 1960-1996, nous avons les chiffres (Sources OCDE) suivants :
       
      Taux de vente de canards de bain ( % )
      Croissance (%)
      <5
      6,6
      5-10
      4,7
      10-15
      3,8
      15-20
      2,8
      20-25
      2,0
      >25
      1,6
       
      Nous observons que plus le taux de vente de canards de bain dans la vente totale de sex toys est bas, plus la croissance est élevée. Et si c’était l’inverse me direz-vous ? Si les taux étaient bas grâce à une croissance dynamique ?
      Si nous prenons un pays comme l’Irlande, classé 22e des pays les plus prospères de l’OCDE, stable de 1970 à 1985 et qui, après avoir baissé sa production de canards de bains, a vu sa prospérité augmenter, notamment entre 1995 et 2002, puisqu’il est passé du 19e au 4e  ; ou encore tout autre pays ayant réalisé ce type de modification dans sa production de sex toys – Etats-Unis dans les années Reagan, Canada sous Brian Mulroney… -, nous voyons que c’est bien le taux de production de canards de bains dans la production de sex toys qui influence la croissance et non l’inverse.

      Merci, merci !


       

    • logan 6 septembre 2008 00:15

      Nous avons déjà abordé de nombreuses fois le sujet sur agoravox.

      La dette est le fruit du système monétaire néo libéral, mis en place depuis le changement de statut de la banque de france en 1973, et dont l’aboutissement fut le traité de Maastricht en 1993 ...

      La dette n’est pas une conséquence malheureuse de ce système. La dette est un moyen, pensé, mis en oeuvre,et entretenu ( notamment par des politiques de réductions des recettes : exonérations / baisses des impots ), dans un but très précis, celui de justifier des politiques de regressions sociales, la privatisation des services publiques ou la réduction de l’état.
      Sans la mise en place de ce système nous n’aurions aucune dette aujourd’hui et la majorité des gouvernements auraient eu un budget excédentaire.

      En réalité, remettre en cause ce système nous permettrait de rembourser la totalité de la dette en seulement 23 ans sans avoir à privatiser ou à réduire quoi que ce soit.


    • donino30 donino30 7 septembre 2008 19:58

      ça y est ça recommence là aussi avec le système monétaire. Rendons la monnaie à mos politiques totalement irresponsables et tout ira mieux vous verrez. Et c’est vraiment très intéressant cette histoire de canards, n’y voyez aucune pointe d’ironie.


    • zelectron zelectron 4 septembre 2008 12:32

      Est-ce à dire par hasard que l’état Français pratique assidûment pour lui-même le système "SUBPRIME" à son insu de son plein gré ?


      • donino30 donino30 4 septembre 2008 13:05

        Excellent article, vraiment. Très bien argumenté, clair et sans concession. La conclusion est à mon avis trop crue, mais il est vrai que si personne ne se pose la question, elle se posera d’elle même à un moment où à un autre et ce sera bien pire. En France, que ce soit chez les politiques, les médias et apparemment l’opinion générale, c’est l’égalitarisme à n’importe quel prix qui prévaut. Donc du point de vue électoral, le politique n’a strictement aucun intérêt à aller à contre courant.

        A tel point que le mot "rigueur" est devenue en France un vrai tabou. En période de croissance, on nous dit qu’il ne faut surtout pas de rigueur pour profiter de l’aubaine et doper la croissance, en période de semi-crise on nous dit qu’il ne faut surtout pas de rigueur pour ne pas empirer les choses. Sans compter tous les petits sachants en herbe qui racontent à qui veut l’entendre (et même aux autres) que la dépense publique, en toute circonstance est quelquechose de formidable pour l’économie...


        Le taux optimal de prélèvement d’un pays se situe en effet probablement entre 30-35%. Au delà les initiatives commencent à prendre du plomb dans l’aile. Encore une fois il faudrait que les gens essayent de se mettre dans la tête que l’économie, ce n’est pas que le CAC 40... Les personnes qui n’ont jamais travaillé à leur compte ne peuvent pas comprendre le découragement que peuvent ’entrainer les prélèvements dans ce pays. Tant de personnes pensent qu’à un niveau de 35% d’imposition, il n’y aura plus d’écoles, d’hopitaux, que la France sombrera dans un univers à la mad max. A croire qu’ils n’ont pas beaucoup voyagé, ne serait-ce que par internet...


        • ash ash 4 septembre 2008 13:56

          L’"égalitarisme" lisse l’effet des malhonnêtetés de chacun : dans un monde ’bon’ (apuré par son libéralisme ? ;), les comportements méritoires seraient tous récompensés à leur *juste* valeur, et nous n’aurions pas cette discussion. Pratiquement, force est de constater que ces comportements sont souvent soumis à bien des doutes : la redistribution est alors un garde-fou interessant à la barbarie (sens sale).

          Les critères ’méritoires’ vaudraient bien toute une discussion à eux-seuls :)


        • JPC45 4 septembre 2008 14:50

          Ash : pourquoi pas mais malheuresement une grande partie de l’argent prélevé ne va pas à la redistribution et ce qui va vers la redistribution est ineffcace à mon avis


        • foufouille foufouille 4 septembre 2008 13:30

          ou est la partie de l’article qui devrait parler des emplois et du chomage ?


          • le mave 4 septembre 2008 13:45

            ccomp (Paris)

            Issu d’une famille plus que modeste mais avec pour principale valeur le travail ; parti de rien, j’ai dû économiser pour être pauvre et travailler pour remonter la pente de l’ascension sociale. Aujourd’hui, tellement habitué à travailler que les vacances m’ennuient au plus haut point. De toutes façons, j’aurai largement le temps de me reposer lorsque je serai mort.

            Si c’est de l’humour ,bravo !!!!!
            Et bravo aussi pour votre article ,dans la même veine ,mais un peu long


            • ccomp 5 septembre 2008 11:13

              Non, ce n’est ni de l’humour, ni une plaisanterie. je suis réellement issu d’une famille monoparentale pauvre et l’on m’a toujours dit que le seul moyen de s’en sortir est de bien travailler à l’école. Et comme j’étais bien discipliné, j’ai écouté ces sages conseils.


            • Internaute Internaute 4 septembre 2008 13:48

              Il y a toujours quelque chose que je trouve incohérent avec la croissance. Lorsqu’un pays est sous-développé, la croissance signifie que plus de personnes vont pouvoir se loger, que plus de personnes vont avoir une automobile et ainsi de suite. Quand on prend un pays développé depuis longtemps comme le nôtre, je vois mal les gens ayant deux appartements au lieu d’un ni trois voitures au lieu de deux. La croissance sert donc à financer l’immigration c’est à dire qu’elle est destructrice de la société. On le voit bien en France qui a vu sa population augmenter de 50% en même pas trente ans (43 millions sous Pompidou et 65 sous Sarkozy).

              Finalement, on s’apperçoit que le taux de croissance est comparable à celui du déficit budgétaire. On découvre alors le pot aux roses. C’est l’Etat qui passe son temps à acheter la paix sociale en vendant la peau de l’ours avant de l’avoir tué et qui a besoin d’un surplus de rentrées pour financer son déficit. Quand la croissance n’est pas au rendez-vous les recettes fiscales diminuent et nos politiques se retrouvent à sec. On a alors recours à plus d’endettement.

              La croissance n’est donc pas une fin en soi, ni un bien. Sous nos contrées elle est au contraire un facteur déstabilisant et appauvrissant. Une bonne décroissance remettrait les pendules à l’heure, provequerait une hausse impopulaire des impôts qui permettrait la mise en oeuvres d’autres politiques et renverraient chez eux beaucoup de visiteurs qui ne trouveraient plus ici l’Eldorado dont ils ont rêvé.


              • Demi-lune Demi-lune 4 septembre 2008 13:48

                Il y a un article sur la dette dans le diplo :

                http://www.monde-diplomatique.fr/2008/07/TINEL/16109


                • sisyphe sisyphe 4 septembre 2008 15:43

                  Excellent article, dont on retiendra la conclusion :

                  Ce qu’autrefois l’Etat obtenait de la part des ménages aisés sous la forme d’un prélèvement fiscal, il ne peut désormais l’escompter qu’en échange d’un taux d’intérêt payé par l’ensemble des contribuables. Ainsi, les concessions fiscales accordées aux riches ont créé d’un seul coup un surcroît de dette publique et de rente privée. Elles ont mis en place un flux de redistribution à l’envers (17). Les riches bénéficient alors d’une double récompense : le cadeau fiscal d’un côté, et le paiement d’intérêts de l’autre. Le premier leur permet de dégager l’épargne qui financera la dette. Laquelle a été créée par le cadeau fiscal lui-même. Une telle mécanique, que l’on prétend contredire par d’éternels « plans de rigueur », trouverait un meilleur remède dans un retour à l’impôt progressif. Qui le propose ?

                   smiley


                • ccomp 5 septembre 2008 11:37

                  L’article est intéressant, en effet. malheureusement, tenir compte de l’actif est une solution comptable pour se rassurer. Les Français ne disposent pas de la possibilité de vendre leurs routes, les hôptaux ou leurs écoles puisque, par défaut, tout ce qui est solidaire n’est pas exportable -même si nous construisons des écoles et des centrales huccléaires à l’étranger -. Une école n’est pas un simple bien immobilier comme pour un bien privé qui peut être vendu. il faudrait pour cela être assuré que nous aurons toujours des acheteurs pour récupérer les biens à vendre. Or, vu les montants en jeu, je vois plutôt les étarngers capables de les acheter comme ils le font déjà pour les châteaux en ruines.
                  Mais dans ce cas, il y auarit une levée de boucliers pour ne pas brader la France. Cela dit, vu les piètres performances de l’Education Nationale, nous pourrions déjà réfléchir à vendre certains bâtiments... lol


                • sisyphe sisyphe 4 septembre 2008 13:48

                  Je relève quelque chose de tout à fait bizarre :

                  Répartition des prélèvements
                   
                  En France, les prélèvements sont majoritairement portés sur le bénéfice (55,9 % ), le travail (40,5%) et 15,1% seulement pour la consommation -TVA, etc.-

                  De quoi l’auteur parle-t-il ? 
                  Quand on sait que la TVA représente plus de 50% de l’ensemble des impôts perçus par l’état, j’aimerais bien avoir une explication....

                  • ronchonaire 4 septembre 2008 14:17

                    Ce sont des taux effectifs d’imposition ; cela veut simplement dire que les bénéfices sont taxés à hauteur de 55,9%, le travail à hauteur de 40,5%, et la consommation à hauteur de 15,1%.


                  • sisyphe sisyphe 4 septembre 2008 15:10

                    Ok !
                    Merci.

                    Mais la formulation entretient la confusion. 
                    Le plus gros des prélèvements provient bien de la TVA, qui représente plus de 50% de l’ensemble de la somme.


                  • ccomp 5 septembre 2008 11:40

                    En effet, c’est la TVA qui rapporte le plus (un peu plus de la moitié des recettes). Mais les pourcentages indiqués ne mélangent pas les choux et les carottes. Ainsi, le taux de prélèvement du travail, par exemple, représente ce qu’on prélève "au travail" parmi les bénéfices du "travail seul". C’est n’est donc pas à rapprocher de la somme totale.


                  • delpierrofr 4 septembre 2008 14:07

                    bah, il suffit de ne plus rembourser la dette


                    • foufouille foufouille 4 septembre 2008 14:25

                      tous les pays ont des dettes enormes plus ou moins bien camoufle.
                      la notre est variable de 1000 a 2000 milliards. plus si on comptes les conneries liberalistes, les banques, la destruction des centrales........
                      le probleme est que ca date de 1914 et qu’on rembourse juste une partie des interet


                    • sisyphe sisyphe 4 septembre 2008 14:54

                      Il aurait surtout ne pas fallu donner la création de la monnaie aux organismes privés, ce qui aurait évité la dette ; et, surtout, les intérêts de la dette....


                    • Adrian Adrian 4 septembre 2008 15:54

                      Et les créditeurs ne nous donnerons plus d’argent banqueroute en quelques jours.


                    • karg se 4 septembre 2008 18:42

                      Léon je suis d’accord cet article n’est que de la propagande de bas étage.
                      L’auteur encense la politique de réduction d’impôts de Reagan, poursuivit par Bush. Cette politique a eu deux effets :

                      - enrichir les riches

                      - détruire la classe moyenne qui s’endettent pour maintenir son niveau de consommation
                      C’est une politique suicidaire dont les effets commence à se sentir, Paul Krugman, économiste américain qui a "prophétisé" la crise asiatique de 1997 viens de publier un livre qui dénonce cette politique de réduction fiscal qui a fini par ruiner le peuple américain
                      http://www.lesechos.fr/info/analyses/4767590-le-grand-virage-de-l-amerique-.htm

                      Pour le reste, je vais faire un article pour prouver que :
                      1- les prélèvements obligatoires n’ont pas d’effet sur la croissance
                      2- que l’investissement publique est plus que jamais nécessaire pour l’acquisition de capital humain


                    • karg se 4 septembre 2008 19:15

                      Pour les chiffres brutes qui prouvent que croissance et prélèvement ne sont lié voir cette article

                      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17556

                       


                    • donino30 donino30 5 septembre 2008 15:28

                      ça y est, les bons vieux pays nordiques sont ressortis de leur boîte, ça faisait longtemps. Profitez en bien, car la France est dorénavant le deuxième pays au monde en terme de dépenses publiques, en ayant largué pour de bon avec 53,30% les pauvres Belges, Danois et Norvègiens. Même le leader incontesté, la Suède, en pleine politique drastique de réduction des coûts, n’a plus que 2,3% d’avance sur son dauphin français. (contre 9,4% il y a 4 ans...) !

                      Allez encore un ou deux ans et il y en a qui seront bien malheureux de ne plus pouvoir rabacher avec leur "modèle nordique", ils se sentiront bien seuls, dommage ça me fait toujours rire.



                    • décurion 4 septembre 2008 15:52

                      L’économie est fondée sur des théories.Les seuls automatismes, sont ceux qui sont humainement créées.
                      La dette est une connerie qui n’engage que ceux qui y croient, et une simple gomme suffit pour l’effacer, car sa seule réalité, est l’escroquerie qu’elle autorise.
                      La politique économique, préconisée par l’article : "sacrifier les plus faibles, pour que chacun prenne sa part de prospérité" est d’une absurdité incommensurable, car dans toute société pyramidale, il y a une base qui est inamovible dans sa fonction.On peut la supprimer, elle est aussitôt remplacée par la suivante, qu’il faudra également supprimer, et ainsi de suite.
                      La Croissance est un leurre, même si dans les faits, beaucoup de besoins n’ont pas été satisfaits,
                      Il y a également une chose à savoir, c’est que les "sacrifiables" auront certainement un avis à donner, et peut être pas seulement avec leur "gueule" ou avec des "patates".


                      • Crazy Horse Crazy Horse 5 septembre 2008 09:58

                        Voilà quelqu’un de sensé ! Je me joins donc à vous Decurion.

                        La croissance sert uniquement à financer la dette à l’heure actuelle. Bottez le cul des financiers internationnaux et des tenants de l’économie libérale, réformez le système économique afin qu’il remplisse plus justement ses fonctions (comme la répartition des richesses), créez un nouveaux système monétaire, empêchez que des gens fassent de l’argent sans rien faire (que ce soit beaucoup - rentier - ou pas - RMIstes), et on aura à la fois la meilleure économie du monde et le meilleur système de protection sociale.

                        @ l’auteur

                        Vous parlez de la médiocrité, mais c’est loin d’être l’apanache des pauvres...

                        Je suis né dans une famille de bourgeois. Mon grand père (Dieu le garde) était pharmacien, et surtout homme d’affaire. Il a connu personnellement un certain nombre de grands entrepreneurs et financiers au Lions Club. C’était un homme foncièrement bon je crois, mais il était tout de même bien pourri par le fric. Savez-vous qu’il me faisait croire quand j’étais enfant que lorsqu’il mettait une petite pièce dans l’un de ses vieux bocaux de pharmacie, il en sortait une liasse de billets quelques jours plus tard ?
                        Cette petite anecdote illustre bien le type de rapport qu’on peut développer avec l’argent.

                        Je suis bien placé pour dire que l’argent noircit facilement l’âme. On peut être un monstre d’intelligence et de culture. Beaucoup sont seulement des monstres déguisés en youpie...

                        J’ai connu dans ma courte vie un plus grand nombre d’hommes bons parmi les gens de peu que parmi les nantis. L’individualisme pourri tout. Le matérialisme est la gangrenne de cette pauvre Terre.
                        Bien sûr qu’il est injuste que certains aillent travailler pendant que d’autre se tournent les pouces en attendant de toucher leur pécule. Mais il est surtout injuste qu’en travaillant 10 ou 12 heures par jour dans des conditions aliénantes on ne puisse même pas entretenir décemment sa famille, tandis que certains en passant quelques coup de fil et en faisant marcher un minimum leurs neurones (pas leur coeur malheureusement pour l’humanité) parviennent à dégager des revenus colossaux.

                        Les bourgeois nous ont libéré du joug de la monarchie d’Etat et de l’Eglise. Ca commence à se savoir, c’est une bonne chose. Les libéraux se sont battus bec et ongles pour que leur façon de voir la vie devienne le nouvel Evangile (petite illustration du côté religieux de l’affaire - conférence de Serge Schweitzer - un grand gourou).

                        Aujourd’hui, quoi qu’ils puissent en dire ("la France est un pays socialiste", "les français sont fainéant", "l’Etat nous vole") ils contrôlent aujourd’hui ce pays et bien d’autres, tout comme l’Eglise et les aristocrates avant eux. C’est toujours la même histoire depuis la première civilisation, et ce n’est pas prêt de changer.

                        A quand l’exécution de Nantis XVI et sa clique ?
                        A quand la prise du CAC 40 ?
                        A quand la proclamation du droit de vivre ?
                        A quand l’abolition du pouvoir de s’accaparer ?
                        A quand l’instauration du devoir d’Aimer ?

                        On peut rêver... mais comme le dit Zarina Khan :

                        "A quoi bon les rêves si vous n’en faites pas réalité ?"

                        Pour ceux qui ont besoin d’un exemple d’humanité : intervention d’Eduardo Galeano.

                        Fraternellement vôtre.


                      • ronchonaire 4 septembre 2008 16:06

                        Pour rebondir sur le commentaire de Léon (source : OCDE) :

                        Solde budgétaire 2007 (en % du PIB) : Danemark : +4,6 ; Finlande : +3,3 ; Suède : +3,0 ; Belgique : -0,3 ; France : -3,0.

                        Dette publique 2007 (en % du PIB) : Danemark : 30,10 ; Finlande : 38,90 ; Suède : 47,80 ; Belgique : 86,6 ; France : 65,0.

                        Le niveau des prélèvements est une chose, la qualité de la gestion de l’argent public par nos dirigeants en est une autre. Et je suis prêt à parier que le jour où nous aurons des indicateurs comparables à ceux du Danemark, il y aura déjà beaucoup moins de monde pour se plaindre qu’on paie trop d’impôts, même à 50% de prélèvements obligatoires !


                        • Marsupilami Marsupilami 4 septembre 2008 16:53

                           @ Léon

                          Je dis pas mieux que toi. Article de pure propagande libérale, comme s’il y en avait encore besoin. Du coup je suis allé sur le site de l’auteur et j’y ai découvert... le vide !


                        • xa 4 septembre 2008 17:19

                          "il y a une quasi-certitude que cet impôt sera répercuté sur le locataire."

                          C’est un peu plus compliqué que cela. L’augmentation du loyer est encadrée par la loi, du coup l’impact dépend du comportement habituel du proprio.

                          Si le proprio applique traditionnellement l’augmentation maximale (classiquement le cas des proprios parisiens et des sociétés immobilières), ca ne vous changera pas la vie puisque le taux qu’il retiendrait, avec ou sans la taxe, sera le même.

                          Par contre, s’il était plus modéré dans ses augmentations, il pourra être tenté de pousser plus loin pour compenser la taxe.


                        • karg se 4 septembre 2008 19:24

                          Merci Léon d’avoir bien expliqué l’importance de la bonne utilisation de l’argent publique dans l’acceptabilité des impôts et le phénomène de transfert de charge conditionné par les rapports de force. Arrêté sinon mon article sera inutile...

                          Dans le cas du RSA je suis septique : l’immobilier est lancé à pleine vitesse vers une crise énorme, les loyers ont déjà commencés a baisser en Angleterre et au USA, ça devrait suivre.


                        • ccomp 5 septembre 2008 11:50

                          Le lien vers mon site est correct. Simplement, il ne contient pas d’articles sur l’économie ou la politique. Ceux qui s’attendaient donc à trouver d’autres chiffres et d’autres explications seront déçus.


                        • bo bo 4 septembre 2008 16:34

                          Il n’y a pas de taux optimal de prélevement, mais il existe bien un taux maximum de prélevement. Ce taux maximum de prélévement psychologiquement accepté est d’ailleurs différent pour chaque acteur économique. selon, ses propres perceptions et analyses : chaque acteur économique "optimise" son degré de satisfaction.
                          Depuis plus de 30 ans, le contexte international lui permet de "localiser" ses gains et d’optimiser ses recettes. Pour la France, c’est fait pour toutes les grandes sociétés qui ont toutes utilisées notamment le marché des futures pour localiser en toute légalité dans un pays "accueillant" leurs recettes. Les moyennes sociétés et les gros "contribuables" sont se sont, eux-aussi, progressivement protégès.
                          Tout celà pour dire, qu’une énorme partie de la richesse créée en France ne rentre pas dans les comptes de la nation. et que chaque année c’est un peu plus de richesse qui s’en va..et ne viendra pas "aider" à résorber le poids de la dette. La responsabilité en incombe bien à la fiscalité française et , autre volet peut-être à analyser, à la "perception" que les acteurs économiques ont de l’UTILISATION des fonds de cette fiscalité.... Alors, sauf à changer complétement de politique et tant que "consensus social perdurera", l’ascencion du poids de la dette dans les comptes de la nation continuera... ou au mieux se stabilisera.


                          • Forest Ent Forest Ent 4 septembre 2008 16:41

                            Tiens ! Un article sur la dette publique française ! Un seul ? On perd le rythme sur AV. Normalement, c’est trois par jour. Ca me fait toujours rigoler au moment où l’excessive dette privée anglo-saxonne crée la plus grande crise économique depuis 70 ans. Et si vous voulez rapprocher croissance et dette, il faut ôter du taux de croissance la variation de l’épargne. C’est amusant parce que ça fait disparaitre la croissance US depuis 5 ans.

                            Le "gouvernement actuel n’est pas responsable" ? Ben si, comme les autres, et même plus, car il se présente comme un des plus gros contributeurs à l’augmentation de la dette publique. C’est souvent le cas à droite.

                            Si vous aimez les corrélations, je vous propose de rapprocher la dette créée par un chef de gouvernement français du nombre de fois qu’il a répété qu’il fallait la diminuer avant d’être nommé ou élu. smiley


                            • bo bo 4 septembre 2008 16:57

                              N’oubliez pas la colossalle dette des collectivités publiques américaines refinancées par les ARS (dettes à plus de 50/70 ans financées sur le court terme par adjudication et non sur le long terme .......qui est aujourd’hui insolvable avec un refinancement avec un taux normal long terme).........ce n’est pas à priori du "privé"

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