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Accueil du site > Actualités > Economie > L’ISO 26000, enfin un changement de comportement économique (...)

L’ISO 26000, enfin un changement de comportement économique !

Cela se passe sans bruits. De quoi s’agit-il ? D’une vraie révolution ou plutôt selon la ligne de pensée développée par Philippe CAHEN, une foison de signaux faibles qui va obliger les hommes et les entreprises à « vivre ensemble » autrement. Depuis le 1er novembre 2010, une norme à portée mondiale, puisque classée ISO (International Standard Organisation) est en application. 

Vous voulez le croire ou pas mais nous sommes à l’aube d’un nouveau monde dans lequel nos relations seront autres. Avouez-le, vous le percevez déjà un petit peu…Le train est heureusement en marche à travers quelques histoires. Le premier exemple, datant de quelques jours, concerne les grandes sociétés comme PUMA, NIKE,ADIDAS….qui viennent de prendre la décision de cesser de produire des objets textiles en polluant lourdement l’eau. Elles se donnent 10 ans pour atteindre ce but. La Chine est le terrain de production comme nous le savons tous. Mais, il va s’agir de contribuer autrement à améliorer l’état de notre planète tout en offrant aux clients du monde entier les produits qu’ils désirent. Sacré challenge vu ce que l’ONG, GREEENPEACE vient de nous révéler : la fabrication des jolis tee-shirt génère deux pollutions de l’eau…… L’une au moment du cycle de création, l’autre lors du cycle de vie de ce produit lorsque le tee-shirt entre dans le programme de lavage de la fameuse « ménagère » d’Australie, d’Europe, des Etats-Unis. Drôle d’impression textile dans de multiples écosystèmes à partir d’un un simple tee-shirt.

QUAND CARREFOUR, NESTLE, KRAFT disent « non » aux fournisseurs destructeurs

Le deuxième exemple nous vient de l’Indonésie, ou plutôt des îles indonésiennes. Deux ONG, le WWF et GREENPEACE portent leur éclairage sur un fait simple aux conséquences mondiales une fois de plus : la production de papier toilette vendue à toutes les multinationales de la planète contribue fortement à la disparition des tigres. C’est une longue enquête (huit mois) qui a permis de tracer l’origine du papier toilette de la marque Cottonsoft, commercialisée en Nouvelle-Zélande. Derrière cette marque, on retrouve un grand groupe connu pour son irresponsabilité environnementale, Asian Pulp and Paper : il fabrique le papier toilette en détruisant à tout va la forêt primaire indonésienne menacée de déforestation et il distribue ce produit sous la marque Cottonsoft. L’enquête a pris tout ce temps afin d’être assuré de la véracité des analyses du papier en laboratoire. Résultats : les fibres comportent des essences tropicales. Les distributeurs néo-zélandais ont décidé de cesser leurs approvisionnements auprès de ce groupe. Premier gain important et un commencement en même temps. En effet, certaines estimations sérieuses nous donnent comme information qu’un rouleau de papier toilette sur quatre vendu en Nouvelle-Zélande serait issu de la forêt indonésienne. Mais Asian Pulp and Paper va avoir un peu plus de soucis car, à la suite de cette révélation, il enregistre le refus d’achat de groupes majeurs comme CARREFOUR, NESTLE, KRAFT, UNILEVER, TESCO, etc. Deuxième gain qui illustre une prise de conscience des acteurs économiques nettement plus profonde mais aussi combien les consommateurs

jouent un rôle efficace. Imaginez une publicité de Carrefour pour un papier toilette avec un axe de séduction coloré à « du encore plus …. » et que les internautes –des consommateurs, des associations de défense de la nature, etc- révèlent que ce produit contribue à la disparition de tigres dans les îles indonésiennes puisque leur lieu de vie, la forêt disparaît. D’un côté, il y aurait atteinte au chiffre d’affaires mais surtout, d’un autre côté, l’image de Carrefour, qui est pas mal chahutée depuis plusieurs mois, sortirait dans un drôle d’état !

Que se passe-t-il donc ? Avec Adidas, Nike, etc., nous sommes face à des entreprises

qui ont bien déterminé que leur futur est impossible en continuant de polluer si elles veulent être pérennes. Avec Asian Pulp and Paper, nous assistons ; grandeur nature, à un comportement irresponsable avec des acteurs qui refusent le dialogue. La conséquence est de taille avec le refus d’achat des multinationales.

A travers ces deux histoires, nous comprenons que les ONG gagnent un rôle grandissant dans l’illustration des responsabilités de chacun, au quotidien, aussi bien dans sa vie privée que dans sa vie professionnelle. Mais ce qui va monter en puissance ces prochaines années, ce sera d’abord la réflexion grandissante des entreprises sur leur rôle d’actrices économiques, environnementales et sociétales « RESPONSABLES ». Autrement dit, sur le sens de leurs actes avec leurs acteurs internes, les salariés, les clients, les fournisseurs, les financeurs, etc. et les acteurs externes comme les associations professionnelles, de consommateurs, les pouvoirs publics qui inter-agissent avec elles. Ces acteurs se nomment les « PARTIES PRENANTES » parce qu’elles ont des intérêts dans les activités des entreprises au sens de la norme ISO 26000, norme dite de comportement et de dialogue. Une fois cette prise de conscience de la responsabilité déclenchée, les acteurs s’apercevront qu’il est plus profitable de parler axes d’évolution plutôt que d’entretenir des conflits.

Et que de là, découleront à la fois des comportements responsables, ensuite des sources d’affaires nouvelles. Même plus que cela : les entreprises entreront dans

la « recevabilité », c’est-à-dire l’envie de dire ouvertement les choses, de « rendre-compte ». De vouloir décrire un fait : la provenance d’un composant d’un produit et la manière dont il est créé comme par exemple le coton de tel pull vient de tel pays d’Afrique, tissu par des adultes. Ainsi, ces entreprises vont se distinguer et gagner de la plus-value en premier lieu sur le plan de l’image et en second lieu par ricochet sur le plan financier. Car la confiance de l’acheteur sera d’autant plus grande qu’il sera informé et qu’il comprendra que son achat correspond à un acte de responsabilité dite R.S.E, (Responsabilité Sociétale et Environnementale).

ISO 26000, rien que sa naissance reflète un changement

Venons-en à cette norme ISO 26000 si méconnue ! D’où vient–elle ? Sa naissance est une très forte illustration des changements d’esprit partout dans le monde. Deux points forts à souligner dans le cursus de création : la puissance des consommateurs et la participation marquée des pays en développement. Premièrement focus sur les consommateurs. Au sein du Comité pour la politique en matière de consommation de l’ISO, le COPOLCO, ont dressé le constat de l’absence d’harmonisation entre les pratiques de reporting. Cette hétérogénéité de situations ne permettait pas aux consommateurs ou autres observateurs du comportement des entreprises, d’être en mesure d’apprécier le caractère bien fondé et légitime des actions et déclarations de ces dernières. Car les effets du green-washing vont être comptés. Alors, le COPOLCO a saisi l’ISO d’une demande de mise en chantier d’une norme internationale sur la R.S. (Responsabilité Sociétale ) en 2001. A partir de là, l’ISO a souhaité accueillir l’avis et les recommandations d’un collectif de parties concernées : consommateurs, industriels, représentants de gouvernement, ONG, syndicats de salariés, représentants de pays en développement de toutes les régions du monde. En 2003, un groupe consultatif se réunit pour déterminer si une norme internationale était souhaitable, faisable et si oui, à quelles conditions. En 2004 STOCKHOLM accueille la conférence sur la R.S. Sont présentées les conclusions de ce groupe à 66 pays, 355 participants.

L’ISO a voulu que les travaux soient menés de manière innovante avec mise au point d’un mode de gouvernance exceptionnel et a aménagé certaines règles de fonctionnement. L’ISO a renforcé la participation des pays en développement à 3 niveaux :

° attribution des responsabilités pour la rédaction de la norme avec un équilibre entre pays développés et en développement. Ex : groupe chargé de la rédaction présidé par le Brésil, appuyé par un vice-président Suédois.

° sensibilisation avec plusieurs dizaines d’ateliers organisés dans les pays en développement.

° mise en place de 5 groupes linguistiques : anglais, espagnol, arabe, russe et allemand.

En juin 2004 : décision d’élaborer une norme contenant des lignes directrices de R.S. avec l’intention de valoriser, et non pas de remplacer, les accords internationaux intergouvernementaux existants ayant trait à la R.S., comme la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies et ceux adoptés par l’Organisation internationale de travail (O.I.T.) et autres conventions. En outre, elle a reconnu la nécessité d’élaborer un accord avec l’O.I.T. sur la coopération entre les deux organisations dans le domaine de la R.S.

A partir de cette date, le travail de réelle coopération, a commencé dans différentes parties du monde avec une impulsion et une couleur nouvelles. Ceci a conduit à la sortie de la norme ISO 26000 et à sa mise en application le 1er novembre 2010.

LES 9 POINTS CLES DE LA NORME

1 – Elle est issue d’un consensus international. Plus de 100 pays l’ont mise au point.

2 – Les pays en développement ont gagné une place jamais vue à ce jour.

3 – C’est une norme de comportement. Olivier PEYRAT, Directeur Général du groupe AFNOR qualifie l’ISO 26000 de « norme d’écosystème » dans le sens où elle permet d’appréhender l’organisation dans ses relations avec ses parties prenantes, avec son territoire avec la société dans son ensemble. Elle est donc basée sur l’analyse systémique.

4 – Elle est d’application volontaire.

5 – Elle complète la R.S. : c’est un élément de solution. En identifiant sa R.S. et en identifiant les parties prenantes puis en dialoguant avec elles, cela aide les organisations à déterminer les domaines d’actions pertinents sur lesquels agir pour assumer leur responsabilité.

6 – Elle repose sur un dialogue avec un esprit collaboratif entre entreprise et parties prenantes. Une partie prenante étant un « individu ou un groupe qui a intérêt dans les activités ou décisions d’une organisation ».

7 – Elle concerne les organisations publiques et privées. C’est extrêmement nouveau pour une norme ! Non seulement, une administration va devenir partie prenante d’une entreprise donc devra informer dans un esprit plus ouvert mais elle devra expliquer par exemple que tel texte est difficile à comprendre…. Donc, elle pourra reconnaître plus facilement qu’une entreprise a fait des efforts même si tous les résultats ne sont pas encore là.

8 – Elle est une aide au processus de gouvernance. Décider devient complexe. Les solutions apportées par l’ISO 26000 comme la sphère d’influence, les limites de responsabilité aident à décider dans un monde en devenir.

9 – Elle s’applique dans la vie quotidienne. A toute heure, le citoyen est concerné ; il est salarié, il est consommateur, il est actif dans son environnement ( parfois militant) et a envie de moins polluer, de manger plus sain, de parler d’actions concrètes dans son milieu de travail…

Il n’est pas coupé en deux !

COMMENT CETTE NORME VA S’ARTICULER AVEC LA REALITE DES ENTREPRISES ?

En clair, l’ISO 26000 nécessite une réflexion stratégique de fond. Par le fait qu’elle est fondée sur l’analyse systémique, le dirigeant va vite se trouver partie prenante d’un système comme par exemple le transporteur ou bien une association de consommateurs ou encore une association de parents d’élèves. Par là, il s’agit de comprendre l’ouverture vertigineuse que cela engendre ou même provoque. Vous pouvez aussi vous retrouver dans une sphère d’influence c’est-à-dire dans une série ou étendue de relations politiques, économiques ou d’autre nature sur lesquelles votre organisation a la capacité d’affecter les décisions ou activités d’individus ou d’organisation. Les réseaux sociaux ont sont une illustration. Les multinationales le savent tellement aujourd’hui qu’elles ont constitué des équipes pour surveiller les jeux d’influence qui se créent selon l’actualité. Car, soyons réalistes, un produit qui a demandé des mois de mise au point, de travail avec vos équipes de marketing, commerciale, financière, etc. pourra être « descendu » en quelques jours sur le web.

Pas parce que le design déplaît…. mais parce qu’une information négative circule sur les conditions de travail de votre production. Votre communication « séduisante » ne suffira plus à convaincre le consommateur que vous êtes bien dans une démarche R.S.E. Vous devrez approcher la transparence et avoir une posture de « redevable » pour être, au moins, crédible sur le marché. Cela passera par l’explication de vos décisions pour contribuer à un meilleur environnement, par votre gouvernance le respect des droits de l’homme, la loyauté de vos pratiques, votre qualité d’information destinée aux consommateurs, votre démarche comportemental au niveau local.

En conclusion, cette norme ISO 26000 dite norme de 3ème génération tellement elle est innovante, même si elle ne requière pas de certification est un levier puissant en devenir. Elle vient apporter des solutions à la R.S.E. mais elle constitue un vrai projet d’entreprise qui va être construit avec ses étapes, ses jalons, son équipe, les responsabilités associées, etc. Une sacrée ouverture pour impulser des dizaines d’actions attractives avec les acteurs de votre entreprise et pour attirer les forces vives qui vous observent de l’extérieur….. dans la lumière et dans l’ombre à l’aid du web.

Liende SATELIT - http://www.satelit-network.fr


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9 réactions à cet article    


  • ARMINIUS ARMINIUS 13 septembre 2011 08:30

    Bienvenu à cette norme écolo, espérons que les bonnes fées des multi-nationales penchées sur son berceau feront preuve de toute la transparence nécessaire et rétribueront aussi enfin la main d’œuvre de ces pays un peu plus justement. A part ça si vous lisez bien les étiquettes des chaussures et tee-shirt des grandes marques sportives vous y trouverez de plus en plus souvent : Bangladesh, Vietnam, inde etc...il n’y a donc pas que la Chine. D’autre part les ONG ont aussi besoin de financement, comment assurer une strict indépendance à sa louable action lorsqu’on est financé par Monsanto (entre autres)...merci à l’auteur pour cet article fort intéressant... à suivre !


    • Jean Eymard-Descons 13 septembre 2011 09:20

      Après pipeau 9000 (qualité), pipeau 14000 (environnement), voici donc pipeau 26000 (sociétal) !

      J’attends avec espoir pipeau 186000, pipeau 6540000 et surtout, pipeau 999999000...

      On le voit, le business des normes est infini !

      Je ne sais pas si cela change radicalement notre monde, mais reconnaissons que cela créer des richesses et des emplois, c’est déjà pas mal.


      • Philippe Philippe 13 septembre 2011 10:59

        Bravo Pipeau ! Moi aussi j’en ai marre des cons ...  smiley


      • Philippe Philippe 13 septembre 2011 10:57

        Très juste.
        On peut même dire que l’accident de marcoule, hier, http://www.batiactu.com/edito/accident-de-marcoule---pas-de-fuite-radioactive-as-29910.php, entre dans cette optique.
        Il n’est en effet plus possible que seuls les industriels discutent avec l’Etat et leurs clients, et réciproquement.
        Les consommateurs sont les premiers concernés par ce qu’ils consomment par leur porte monnaie et par leur environnement.


        • alberto alberto 13 septembre 2011 13:42

          Ouais ! Pour avoir dans une autre vie pratiqué ces « machins » je me méfie un peu de leur efficacité : mais ne dénigrons pas les bonnes intentions...

          Dans le genre, il y a aussi CMMI sous houlette étasunienne contrairement à ISO 26000 qui a été rejeté par les USA, mais aussi par l’Inde et...Cuba ! (la China attend...)

          Un petit bémol aussi quand on sait que les entreprises se réclamant de ISO 26000 n’auront pas de certification : ?

          On attend une bonne charte de bonne gouvernance avec des vraies obligations et des pénalités en cas de manquement, car, effectivement, un peu comme dans le cas l’agriculture dite « raisonnée » : ça semble un peu pipeau...

          Bien à vous.


          • LE CHAT LE CHAT 13 septembre 2011 15:40

            encore une norme à la con jaillie de la tête d’un technocrate ; complétement floue et permettant de brasser de l’air .....


            • dup 13 septembre 2011 17:36

              franchement un monde meilleur grâce ISO. voilà encore un attrape-couillon .un monde meilleur releve pas de la mecanique .. encore moins du droit ou des normes. Cela releve par la prise de conscience des dirigeants et des actionnaires. Pour cela il faut aussi les aider en donnant des condition où ils ont un minimum de protectionisme afin qu’il aie pas à poursuivre cette course suiciaire de faire du pas cher, de l’innutile et de l’obsolescence pour survivre. Comme dit mon predecesseur :

              encore une norme à la con jaillie de la tête d’un technocrate ; complétement floue et permettant de brasser de l’air .....

              parcontre être homologué ISO machin coûte aux environ de 100 000 euros par an. Vous voyez le truc ? mensonge et tromperie à chaque ézage


                • Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon 13 septembre 2011 22:14

                  Les normes ISO... Je connais bien, je suis Auditeur.

                  Je peux vous garantir que ces normes ne sont JAMAIS respectées... Même dans l’industrie médicale ou militaire (qui sont pourtant les plus pointilleuses).

                  Tout simplement parce que les entreprises sont suffisamment malines pour s’acheter une formation et tout le tralala par les organismes qui les certifient (quand il y a certification).

                  Vous connaissez une entreprise qui forme un client moyennant finances et qui ensuite refuse de lui accorder son blanc seing ? Ce serait se tirer une balle dans le pied.

                  Tant qu’il n’y aura pas une séparation stricte entre les organismes de formation et les organismes de certification (qui devraient être publics et internationaux, avec une surveillance efficace contre la corruption) les normes ne voudront strictement rien dire.

                  Juste de la paperasse en plus pour des prunes, de beaux diplômes qu’on présente aux gogos qui ne cherchent pas à vérifier la véracité du respect de ces normes.

                  Seuls problèmes :
                  - Une journée d’auditeur coûte très cher, alors on « gratte » sur la durée des audits pour faire des économies de bout de chandelle.
                  - Un audit bien conduit se traduit toujours par des demandes de mesures correctives souvent coûteuses, ce qui diminue les marges bénéficiaires COLOSSALES quand ces produits sont fabriqués dans des pays « low cost »...

                  Alors on demande à l’auditeur de « fermer sa gueule », ou s’il refuse on s’assoit sur ses recommandations.

                  Ensuite, quand il y a un gros clash, l’auditeur s’en prend plein la gueule parce qu’il n’a pas vu les problèmes, ou qu’il n’a pas assez insisté pour les faire remonter...

                  Mon opinion sur les normes et qu’elles sont dictées au nom de bons prétextes sous la houlette des organismes de formation/certification qui s’en mettent plein les poches, mais qu’elles sont si faciles à ne pas appliquer ou à contourner.

                  Pour le PQ indonésien, il suffira de créer une filiale dans un pays « propre », puis d’exporter les produits au nom de cette filiale et le business continuera, et la déforestation aussi.
                  Chaque fois qu’il y a du fric à gagner, on trouve toujours les moyens de contourner le système pour faire encore plus de profits.

                  Ce n’est pas des normes qu’il faut créer, c’est la cupidité qu’il faut combattre et éradiquer. Mais là on est très mal barrés.

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