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Accueil du site > Actualités > Economie > L’Occident brûle-t-il ?

L’Occident brûle-t-il ?

Nos économies, nos marchés financiers et nos sociétés révèlent une dangereuse addiction à l’argent facile. Le second round des baisses de taux quantitatives (terminé au 30 Juin dernier) n’avait-il pas été applaudi par une appréciation constante des bourses avec, par exemple, l’indice S&P 500 qui avait tout bonnement doublé de valeur entre le point le plus bas de son cycle enregistré en Mars 2009 et son sommet de fin Avril 2011 survenu en pleine période de création (virtuelle) de monnaie ? Las, ces bourses – qui donnaient déjà de sérieux signes d’essoufflement en ce début d’été 2011 – n’auront eu à se mettre sous la dent qu’un engagement de la part de la Réserve Fédérale selon lequel les taux d’intérêts américains ne seraient pas remontés avant deux ans, ce qui constitue en creux une reconnaissance sans équivoque de la fragilité économique ambiante.

Habitués à l’euphorisant des injections de liquidités permettant de gonfler leurs valorisations, les marchés financiers durent ainsi se contenter d’une drogue autrement moins spectaculaire avec, à la clé, une volatilité extrême susceptible – si elle devait perdurer – d’avoir des effets ravageurs sur l’ » économie réelle ». Laquelle activité économique ne semble pas être la préoccupation majeure des politiciens américains ayant allègrement joué (chacun dans le sens lui étant favorable) avec le spectre du défaut de paiement de leur pays pour finir par conclure un accord ayant une portée nulle tout à la fois sur l’amélioration de leurs finances publiques que sur leur économie sinistrée… La montagne ayant accouché d’une souris, l’étripage politique a fini par totalement éclipser les priorités fondamentales relatives aux déficits … jusqu’à ce que la perte de leur AAA ne sonne comme un camouflet cinglant pour toute une caste déconnectée des réalités.

Laquelle réalité semble enfin avoir été révélée aux dirigeants européens jusque là en plein déni quant au sérieux de la crise sévissant sur leur continent pour n’avoir entrepris durant 18 mois que des opérations de colmatage. En réalité, nos dirigeants Occidentaux (américains et européens) se sont bornés à transférer les gigantesques endettements privés dans le giron de leurs Etats respectifs en priant pour que les retombées soient bénéfiques sur la croissance. Seulement voilà : pourquoi ces déficits seraient-ils mieux tolérés sur les comptes publics qu’au bilan des entreprises, des banques et au budget des privés ? La situation a donc échappé à tout contrôle.

Et encore pire que ça : un peu à la façon du « Terminator », c’est les ordinateurs et les machines qui semblent régner aujourd’hui sur les fluctuations boursières et donc sur les capitalisations de nos entreprises ! Comment expliquer qu’un titre comme la Société Générale ou celui de la banque italienne Intesa Sanpaolo (et bien d’autres établissements de renom) cèdent 15% en une séance ? Qui est derrière l’effondrement de l’action de Bank Of America de 20% en une seule journée (le 8 Août) ? Ou derrière l’indice Dow Jones qui, la semaine dernière, fluctue de plus de 400 points à la hausse puis à la baisse et ainsi de suite pendant plusieurs jours et ce alors que les volumes échangés en bourse sont très importants pour un mois d’été… C’est en réalité les robots qui, à l’aide de leurs algorithmes, émettent les signaux d’achat et de vente car 53% des volumes traités aujourd’hui (contre 21% en 2005) sur la totalité des marchés financiers US sont du seul ressort des machines ! Partout, la matière grise semble avoir abdiqué car tout le monde – banques, fonds spéculatifs et jusqu’aux fonds de pension – est aujourd’hui accroc à ce « trading algorithmique » qui fait perdre au Dow Jones 1’000 points en l’espace de quelques minutes (le 6 Mai 2010).

De l’instabilité malsaine qui s’empare des marchés financiers aux responsables de l’Union Européenne toujours incapables de décisions de fond au déboulonnage – à la faveur de la perte de son AAA – de la statue du commandeur américain… voilà que l’on évoque à nouveau l’automne 2008 si ce n’est que la situation actuelle est nettement plus catastrophique. C’est en effet toute la panoplie des instruments financiers, comme des mesures financières et comptables ayant consisté pour les Etats à prendre à leur compte les dettes contractées par le secteur privé, qui se transforment aujourd’hui en armes de destruction massive. Et les émeutes en Grande Bretagne – après les violences survenues en Grèce – comme la montée en puissance des droites extrêmes (aux Etats-Unis et sur notre continent) ne font que refléter la perte totale de repères de sociétés bien conscientes qu’elles ont été sacrifiées à l’autel de l’insatiable finance et de l’ambition désordonnée de leurs politiques.

La corrélation entre l’injustice fiscale flagrante, entre les restrictions budgétaires des Etats et l’agitation – voire les bouleversements sociaux – est pourtant indéniable. Tous ces sujets sont trop sérieux et nous touchent de trop près pour espérer que l’Histoire recommence, cette fois-ci, comme une farce.


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26 réactions à cet article    


  • Cug Cug 17 août 2011 17:21

     Quoi qu’il se passe l’ Occident survivra, par contre il est plus que temps que le ménage dans ses finances soit fait.
    Il est inutile de gagner du temps en ajoutant un étage à la tour de Babel financière avec les euro-bonds en espérant que le mur dollar finisse par s’effondrer, ce qu’il ne manquera pas de faire d’ailleurs.
    La priorité devrait être de mettre les institutions financières sous contrôle public pour les auditer et les restructurer. L’économie réelle doit être séparée du casino financier.
    De voter immédiatement des budgets équilibrés afin d’en finir avec les dettes.
    A force de suivre les USA nous pourrions être entrainés dans leurs ultimes turpitudes.


    • thepouet 18 août 2011 05:17

      « Quoi qu’il se passe l’ Occident survivra »
      Wouiiiii ? Mais dans quelles conditions ?

      A crise systémique, remède systémique.
       « L’économie réelle doit être séparée du casino financier. »
      Ben oui, ben oui, ben oui, et dire que tout cela a été pensé depuis bien longtemps.
      Oui m’sr ’dam !
      L’urgent remède s’appelle évidemment « Glass-Steagall » ( loi née en 1933, dont l’assassinat a été achevé y’a 12 petites années et quelques guerres )
      Regardez la vidéo en bas de l’article, http://www.solidariteetprogres.org/Plus-chere-la-vie-Merci-la-BCE_08012
      « face au massacre financier, dégainons le Glass-Steagall »
      .
      Puissions nous enfin comprendre qu’il s’agit ni plus ni moins de choisir entre sauver l’économie physique, l’humanité, nous quoi, ou crever en sauvant un système bancaire en faillite ?
      Puissions nous MÊME concevoir que ce choix est possible ?  smiley 
      Accepterons nous, rapidement et en masse, de réaliser enfin que l’émission d’argent, par les banques privées, est une escroquerie contre les peuples, contre le développement et encore plus, contre nos enfants, ça c’est le petit un,
      et petit deux, que le système de crédit, qui a fait ses preuves, à quelques trop rares et courts moments de l’histoire, soit remis en place de toute urgence :
      Puissions nous enfin accepter de comprendre ce qui oppose un système monétaire
      (
      oligarchique par essence, « l’usure », vous connaissez  smiley ) à un système de crédit,
      (
      Roosevelt new deal, par ex )
      Question de vie ou de mort, oh pas tout de suite, tout de suite, patience ...disons en deux générations !  smiley
      Quels sont les germes de vie, d’avenir, et quels sont les germes de mort, portés par chacun de ces systèmes ???????????????? Qui, comment abordons nous cette question ?
      Qui se penche, dans les médias, Agora Vox et ailleurs, sur les CONDITIONS SYSTEMIQUES ( et sur les PARADIGMES ) qui font qu’une génération est heureuse de léguer à ses enfants un mieux vivre ????
      l’UMPS ? Olivier ou Marine ? Dupont et Gnan ? Daniel, Eva ou Cécile ? Mélenchou ?
      Allons restons sérieux !  smiley
      .
      Depuis 40 ans, inlassablement, un type, 88 ans aujourd’hui, nous met en garde.
      Lyndon LaRouche
      On l’a empêché de parler
      Maintenant, « ça » arrive.
      Et nous, nous continuons à fonctionner avec les paradigmes, comme si ceux-ci étaient de vulgaires produits de supermarché. smiley  smiley  smiley
      Et on achète de la daube.
      Paradigme « vu à la télé » 

      et faut-il dire merci à la vendeuse ?  smiley

      « et j’ai envie de vous dire : vous avez été trop paresseux »
      ça, c’est Jacques Cheminade à 11 minutes 30 dans la vidéo. 
      Ben oui...
      C’est l’histoire de la grenouille aux cuisses rouges, vous connaissez ?
      Si rougies par cette eau insidieusement chauffée, qu’au moment où elle se dit :
      « oh ! danger, sortons d’ici » c’est pour constater avec effroi que ses muscles n’ont plus la force de la porter ... smiley  smiley  smiley

      Pour les curieux, sur le site de S et P, tapez « Angelides », « Pecora », « flux de densité énergétique », « néguentropie », « Vernadsky », « triple courbe »,
      Un peu de matière intellectuelle, pour juger cette crise, que diable ! :->
      Pour essayer d’aller au principe actif des choses et ne pas en rester à leur manifestation.  smiley

       


    • platon613 18 août 2011 12:33

      Une vidéo à voir !

      La troisième guerre mondiale est celle de la finance

      Max Kaiser, analyste financier américain, ne mâche pas ses mots : "Nous sommes en guerre. Nous vivons la troisième guerre mondiale qui est celle de la Finance... Les terroristes financiers sont JP Morgan, Goldman Sachs, HSBC, Barclays, les banques centrales, les agences de notation, les hedge-funds ! Nous sommes en guerre !"...

      http://www.news-26.com/econmie/941-la-troisieme-guerre-mondiale-est-celle-de-la-finance-video.html


    • bernard29 bernard29 17 août 2011 18:14

      Mais quoi ! la crise ?
      Tous les deux ans , la bourse baisse beaucoup et il y a des articles sur la peur d’un krach. L’explosion des bulles n’est qu’un moyen pour les financiers de purger les petits porteurs de leurs actions et de les racheter à un bas niveau. Ensuite ça remonte. pas de soucis. Vous verrez les primes aux traders auront encore augmenté cette année. C’est une trés bonne année.
      D’autant que la peur a été transmise aux Etats et aux citoyens qui vont aussi accepter de perdre un peu leurs économies. D’ailleurs l’épargne était trop forte. Il fallait que cette épargne serve au moins à la finance internationale et il allait la pomper un peu.
      D’ici, trois mois, tout sera rentré dans l’ordre. La bourse aura retrouvé des couleurs. Mais les petits porteurs auront perdu leur rente, les petits épargnants leur épargne, les contribuables un peu de leurs revenus par les impôts, et les citoyens seront un peu plus contraints par nos économistes en chef qui leur expliqueront qu’on a été obligé d’en passer par là. C’était une question de survie. Vous comprenez. C’est ça ou la crise de 29 ; vous vous rendez compte !!
      Surtout pas ça. Ah non quand même !!!

      En passant la Société Générale c’était un coup « d’initiés » qui ont voulu se payer cette banque à moindre frais.


      • bernard29 bernard29 18 août 2011 12:38

        rien n’a changé ? si ! les riches sont plus riches et défendent leurs acquis.


      • bernard29 bernard29 18 août 2011 23:25

        « il faut que tout change pour que rien ne change... »


      • bigglop bigglop 17 août 2011 20:07

        Votre article est intéressant,
        En proposant, en imposant des plans d’austérité à la Grèce, l"Italie, l’Espagne...et en les mettant quasiment sous tutelle européenne, on ne fait que soigner les effets (comme les barbiers qui saignaient les malades pour évacuer les humeurs) et non pas la cause.
        Aujourd’hui, une reconfiguration de la construction européenne avec à la clé l’abandon de la souveraineté de tous les états européens (1)
        La priorité est dans la mise en place d’un nouveau Bretoon-Woods et d’un Glass-Steagall Act.
        Parmi les politiques qui donc en parle ?

        (1)http://www.mecanopolis.org/?p=24040


        • lloyd henreid lloyd henreid 17 août 2011 20:34

          OSEF

          Un article tellement près du réel que je n’y comprends rien.

          Je suis probablement trop stupide, désolé...


          • francois 17 août 2011 20:41

            Quand on voit que ces abrutis de dirigeants occidentaux qui louaient le printemps arabe et qui encensaient les réseaux sociaux, maintenant que le révolte gronde chez eux, les réseaux sociaux c’est mal :)

            L’occident ne brule pas encore, mais ça va pas tarder , c’est pas de la rigueur dont on a besoin, juste de bon sens.


            • Antoine Diederick 17 août 2011 21:16

              eh oui.....qu’ajouter de plus....


              • Antoine Diederick 17 août 2011 22:03

                "En réalité, nos dirigeants Occidentaux (américains et européens) se sont bornés à transférer les gigantesques endettements privés dans le giron de leurs Etats respectifs en priant pour que les retombées soient bénéfiques sur la croissance. Seulement voilà : pourquoi ces déficits seraient-ils mieux tolérés sur les comptes publics qu’au bilan des entreprises, des banques et au budget des privés ?"

                c’est en partie cela et pas tout à fait cela...

                c’est tellement technique qu’il va falloir dégoter un spécialiste sur Avox

                sur le fond je suis d’accord....

                les fondamentaux des entreprises ne semblent pas mauvais , mais sans croissance ... ?

                Je viens de suivre en morceaux et épisodes une émission du service public belge sur le sujet ,( sujet qui occupe tous les esprits). La mutualisation des dettes, l’impossibilité des politiques de relance quand on n’a plus de sous et les grandes phrases sont lâchées : réformes structurelles, marché du travail et assurances sociales, nous y sommes....

                Et puis bien sûr le fédéralisme....

                Et les pays du nord qui vont douiller....mais jusqu’à quand et surtout qu’y-a-t-il à gagner ?

                Les sujets ont été déjà évoqués sur Avox....

                Sur la montée de la droite populiste....là personne n’en parle encore ....


                • Antoine Diederick 17 août 2011 22:09

                  Comment nomme-t-on un effondrement général....« a multilateral state collapse »


                  • vinvin 18 août 2011 03:11

                    L’ Occident va brûler tout comme l’ EX Yougoslavie a brûlée, avec tous les actes de violence que cela impliques et toutes les victimes innocentes.


                    J’ espère simplement pouvoir quitter l’ UE avant que cela se produise !

                    Mais je pense que je dois me bouger, car a mon avis il ne me reste que très peu de temps.


                    Bon courage a ceux qui resterons...................


                    Soyez armés.




                    VINVIN.

                    • goc goc 18 août 2011 05:34

                      Plus ça va, et plus il apparait que le seule solution pour nos pays, est de faire comme on l’a fait pour les pays en voie de développement, c’est à dire, effacer la dette.

                      Bien sur c’est l’extrême, mais on doit envisager d’annuler le règlement des intérêts et de geler le remboursement du capital pendant au moins 5 ans, le temps que nos économies se restructurent

                      A cela il faut également ajouter une augmentation significative des salaires afin de rattraper le gap avec les loyers (on bloque les prix de l’immobilier). L’inflation générée n’est pas un mal en soi. Il faut uniquement bien la maitriser

                      Et enfin, sur un plan politique, interdire purement et simplement aux états d’emprunter, ils devront avoir des budgets équilibrés et s’en tenir, quitte à ne rien dépenser à la fin de l’année, par manque d’argent. D’ailleurs je suis sur qu’une telle mesure obligerait nos gouvernants à mieux gérer notre pays, car c’était trop facile : on manque d’argent, allez hop on emprunte et on ne cherche pas à arranger les choses

                      Je préconiserais même une autre mesure, c’est l’interdiction des crédits aux particuliers (hors immobilier), et la mise en place de compte d’attente : Si on veut acheter une voiture, on verse tous les mois et quand on a réuni la somme, on obtient la voiture. Cet argent est versé à l’entreprise, et si on s’arrête avant , elle rembourse les sommes versées. donc pas d’intérêt, et une trésorerie garantie pour l’entreprise. Bref une espèce de revolving à l’envers. On ne dispose que de l’argent qu’on a versé et en plus on peux toucher des intérêts.
                      Il faut arrêter de vivre au dessus de ses moyens. que ce soit le particulier ou l’État, cette pratique ne peut que mener à la faillite. On le voit bien aujourd’hui.

                      Si nos économies partent à la cata, c’est d’une part, parce que nous en sommes arrivé à emprunter pour rembourser nos emprunts précédents (le tiers du budget 2011 sert a rembourser les intérêts des emprunts en cours et le capital des emprunts échus, soit bien plus que ce que les 50M€ qu’on a besoin d’économiser), mais aussi et surtout parce qu’on a appauvri nos classes moyennes qui sont celle qui font tourner nos industries.

                      Enfin dernière mesure, c’est la reforme de la fiscalité : elle doit être unique et très simple avec comme principe, la retenue à la source.
                      A l’air de l’informatique, il est très facile de gérer des comptes bancaires individuels avec comme base un éclatement des fonds encaissés et des fonds décaissés entre compte courant et comptes « fiscaux d’attente ». Ainsi l’individu et l’entreprise savent que l’argent qu’ils ont est 100% utilisable. Psychologiquement c’est un grand changement, mais après tout il ne faut pas oublier que c’est comme ça que fonctionnait l’économie mondiales il y a quelque siècles. Bref c’est la voie intermédiaire entre capitalisme et collectivisme. Car il faut se faire une raison, la capitalisme est bel et bien mort.


                      • xbrossard 18 août 2011 09:47

                        @goc


                        « Je préconiserais même une autre mesure, c’est l’interdiction des crédits aux particuliers (hors immobilier), et la mise en place de compte d’attente »

                        ha ouais génial comme truc, pour m’achetez mon appart, je met de coté et pendant 20 ans je vis sous la tente, génial...

                      • LE CHAT LE CHAT 18 août 2011 10:01

                        @goc

                        ça ressemble à l’allemagne de l’est à l époque des cocos où il fallait attendre 15 ans pour acheter sa bagnole , avec une telle mesure PSA et Renault vont crever vite fait


                      • goc goc 18 août 2011 18:48

                        @xbrossard
                        comme on dit : « il faut toujours relire 7 fois un post avant de répondre »

                        cela vous aurait permis de « lire » que j’avais exclus l’immobilier qui lui reste autorisé au crédit
                        extrait :
                        Je préconiserais même une autre mesure, c’est l’interdiction des crédits aux particuliers (hors immobilier)


                      • goc goc 18 août 2011 19:07

                        @Lechat

                        vous aussi vous devriez relire le post calmement avant de répondre
                        j’ai précisé que l’argent sera versé aux entreprises. Il vaut mieux que ce soit le client qui avance l’argent a l’entreprise plutôt que la banque qui se sucre au passage 2 fois (1 fois chez le client et 1 fois chez l’entreprise)

                        Et puis surtout vous n’avez pas bien compris le fond du post, à savoir qu’il faut arrêter la consommation à outrance, méthode dont le capitalisme s’est fait le champion à coup de crédit, de revolving et autres escroqueries « permettant » aux gens de vivre bien au dessus de leurs moyens, mais qui au final, les renvoi vers le sur-endettement (dont je rappelle que le seul but est de récupérer le max de pognon et non d’aider le sur-endetté)

                        De plus, on s’aperçoit aujourd’hui que la sur-consommation ne profite qu’a la mondialisation, alors qu’une consommation réfléchie (et financée par les avances) profitera à l’industrie locale et donc aux emplois locaux.

                        maintenant si vous n’avez toujours pas compris qu’après l’effondrement du mur de Berlin coté « Est » avec la fin du communisme, aujourd’hui c’est le coté « ouest » qui vient de s’écrouler avec la fin du capitalisme. Et donc il faut repenser complétement son mode de vie, ce qui ne peut se faire qu’au prix de certains sacrifices, comme par exemple la facilité d’acheter tout et n’importe quoi même quand on n’a pas l’argent.


                      • Antoine Diederick 18 août 2011 10:30

                        mon avis.....cela tient la route.

                        Troubles au Kosovo pour l’instant....aucun communiqués européen sur cela ( pas à ma connaissance) et seuls les ’étatsuniens ’ s’en préoccupent....


                      • Antoine Diederick 18 août 2011 10:32

                        le danger, c’est la bête blessée qui donne encore des coup de griffes sanglant dans un sursaut


                      • Antoine Diederick 18 août 2011 10:34

                        mettre les banques sous tutelle pendant 20 ans afin de résorber la dette....nationaliser.


                        • platon613 18 août 2011 12:35

                          Une vidéo à voir !

                          La troisième guerre mondiale est celle de la finance

                          Max Kaiser, analyste financier américain, ne mâche pas ses mots : "Nous sommes en guerre. Nous vivons la troisième guerre mondiale qui est celle de la Finance...

                          http://www.news-26.com/econmie/941-...


                          • Ecométa Ecométa 18 août 2011 13:22

                            « Nos économies, nos marchés financiers et nos sociétés révèlent une dangereuse addiction à l’argent facile. »

                            Pire que relevant d’une simple addiction, cette époque est surtout culturellement cupide et hypocrite !

                            Ici, beaucoup réclament de rétablir le « Glass-Steagall »… ou encore un « nouveau Bretton-woods » ; tout ça est révolu, c’est du passé, et il nous faut, non pas refaire de l’ancien, ni faire du neuf avec de l’ancien, mais être inventif et faire réellement du neuf !

                            « Le monde que nous avons créé est le résultat de notre niveau de réflexion et de conscience, et les problèmes qu’il engendre ne sauraient être résolus à ce même niveau ».
                            Albert Einstein

                            A crise systémique, remède systémique…
                            nous dit @thepouet, mais c’est là un véritable cercle vicieux.

                            A crise « systémique » solution, non pas systémique mais « écosystémique » ; autrement dit : faisons réellement de l’économie, de la logique d’ensemble, au lieu d’insister sur des pratiques spécialisées au spécieux, même au  fallacieux : dogmatique en réalité !

                            Les difficultés économiques et sociales, même celle environnementales, auxquelles nous sommes confrontées sont de nature bien plus « fondamentales » que ce que pensent la plupart des gens, et surtout que ce que pensent ceux qui, en tout genre, entendent nous diriger : diriger nos Etats !

                            Nous nous enlisons en plein scientisme économique : le « comment sans le pourquoi » ! La cause est largement entendue car la science a tout compris : le monde sera scientiste ou il ne sera pas ! C’est simple, même légèrement simpliste, scientisme oblige… philosophie hypothétique… déjà rejetée, mais   à laquelle nous sommes revenus depuis une bonne trentaine d’années …les trente piteuses ; il n’y aurait plus de causes, et surtout pas fondamentales, il n’y aurait plus que des conséquences sur lesquelles il nous suffit d’agir…. c’est la raison pour laquelle nous ne faisons qu’ajouter des conséquences à des conséquences et forcément des problèmes à des problèmes ! Quant au fond, d’un point de vue paradigmatique, et c’est définitif : nous ne résoudrons plus jamais rien !

                            Il y a belle lurette, faute d’une interrogation sur le fond, que nous ne faisons qu’ajouter des conséquences à des conséquences et forcément des problèmes à des problèmes ! Il n’y a, en économie, que des pratiques systémiques, qui, quand elles ne se combattent pas s’ignorent les une les autres ; cela suffit : faisons de l’économie écosystémique !  Raisonnons l’économie en termes de complémentarités systémiques au lieu de la raisonner en termes d’individualisme méthodologique et de dichotomie !

                            Qu’est-ce qui transcende toute chose : leur opposition ou leur complémentarité ? Certains pensent que c’est leur opposition, qui, pourtant, en réalité, avec le temps ne fait qu’abuser les choses, le porte à leur paroxysme ; c’est la complémentarité, l’entendement entre les choses, ceci qui les transcende !

                            Le problème de l’économie c’est qu’il n’y pas d’ingénieur système, qu’ils n’y a que des spécialistes tirant la couverture économique à eux !

                            L’économie, comme actuellement et même depuis pas mal de temps, et véritable cercle vicieux du moyen pour le moyen, ne doit pas être un système de satisfaction des moyens mis en œuvre… de leurs seuls tenants et aboutissants, en réalité de leurs seuls propriétaires ; l’économie doit être un système de satisfaction des besoins, de tous les besoins humains, ceux individuels comme ceux collectifs, ceux essentiels, voire même moins essentiels, pourvu qu’ils génèrent de l’activité économique et qu’ils relèvent d’une certaine éthique sociétale.

                            Il faut cesser de raisonner l’économie en termes d’individualisme méthodologique, ou encore de seuls moyens, il faut la raisonner en termes histologiques : en termes de tissus économique ! L’économie est sociétale par nature car sans société il n’y a pas d’économie possible !

                            Cessons de faire de l’économie systémique, spécieuse et fallacieuse, et faisons de l’économie « écosystémique » : faisons en sorte que les différents systèmes qui composent l’économie soient complémentaires : sociétalement complémentaires et non en constante opposition !


                            • BA 18 août 2011 14:10
                              Jeudi 18 août 2011 :

                              Le mini-sommet franco-allemand de mardi n’a pas réussi à apaiser les esprits. Pire encore, l’annonce par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel d’un projet de taxe sur les transactions financières en Europe, aux contours encore flous, a précipité les valeurs financières dans une nouvelle tempête.

                              A 11H00 GMT, les banques Société Générale (- 5,26 %), Crédit Agricole (- 4,14 %) et BNP Paribas (- 3,27 %) s’affichaient en net recul. La tendance était identique à Londres avec la banque Barclays (- 4,71 %), ainsi qu’à Francfort avec Deutsche Börse (- 2,96 %).

                              Plusieurs responsables européens ont donné des signaux négatifs jeudi, de nature à renforcer les doutes des investisseurs.

                              L’Autrichien Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a jugé « improbable » un retour de la récession, mais il a admis s’attendre à un ralentissement de l’économie mondiale.

                              L’ancien président de la Commission européenne, le Français Jacques Delors, a estimé que la zone euro et l’Union européenne étaient « au bord du gouffre ».

                              « Depuis le début de la crise, les dirigeants européens sont passés à côté des réalités. Comment peuvent-ils penser que les marchés vont croire aux promesses du sommet de la zone euro, le 21 juillet, s’il faut attendre la fin septembre pour les transformer en actes ? », a-t-il lancé.

                              Le ministre luxembourgeois des Finances, Luc Frieden, a taclé la France, qui a un « grand besoin de rattrapage » avec son déficit public « beaucoup trop élevé » et « une Constitution qui n’inclut pas de seuil plafond de dette ».


                              • ak47 18 août 2011 17:57

                                ces pour sa qu’ils font chier les libyens et les siryens, pendant la guerre les gens sont oublie ce qui ce passe chez eux et s’occupe de regarder la guerre, emfumage !! 


                                • platon613 18 août 2011 20:59

                                  A lire !!

                                  Krach bancaire et record de l’or !

                                  De nouvelles rumeurs de faillites bancaires en cascade font le tour du monde. Dans le viseur, les banques de l’Europe du Sud. Un krach boursier sur les titres bancaires se propage dans le monde entier. L’or est à son record. - Sommes-nous à la veille de la nationalisation des banques ?...

                                  http://www.news-26.com/econmie/944-krach-bancairevers-une-nationalisation-des-banques.html

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