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Accueil du site > Actualités > Economie > L’odieux « Choc de Compétitivité »

L’odieux « Choc de Compétitivité »

Cela ne vous a certes pas échappé cette semaine, au cas où : voilà un article des échos. Il est expliqué que nous, vilains petits travailleurs , gagnons trop d'argent et que c'est cela qui nuit à la grandeur compétitive de la France. Il est dit que nous devons nous serrer la ceinture si nous voulons regagner du terrain en Europe et dans le Monde.

Non Di Diou ! C'est pourtant simple ! Il suffit d'écouter nos grands décideurs et tout redeviendra magique et beau. L'Etat hésite un peu à avaliser aussi frontalement un tel projet, ça ferait désordre dans une économie socialiste... heu pardon, d'économie de marché socialiste...

Alors qu'est-ce à dire ? Et bien je m'en vais vous le conter :

L'INDUSTRIE FRANCAISE EN BERNE

D'où la délicieuse marinière de notre ami Montebourg, un magnifique foutage de gueule grandeur nature de la défense du Made In France. Si le gouvernement veut vraiment faire quelque chose, qu'il empêche la fermeture de l'usine d'Aulnay sous bois , PSA-Citroën.

Notre industrie a en effet perdue 450 000 emplois entre 2000 et 2008 et 270 000 entre 2008 et 2012. Avec de telles suppressions de postes, comment rester maitre de notre économie ? Comment ne pas sacrifier au tout mondialisé que nous propose l'économie de marché ? Ces emplois ont été délocalisé dans des pays ou la main d'oeuvre est à bas coût, pour conserver la fameuse compétitivité de ces entreprises "Françaises". En ont elles encore le nom, alors que leur fortune s'est bâtie grâce au travail des ouvriers de France ?


Pourtant nous sommes parmi les plus productifs de la planète : en 2012 nous aurons produit 75 000 euros de richesse contre 63 000 pour un Allemand et 65 000 en moyenne dans la zone Euro. Alors quid de cette manne ? Pourquoi tourner la page à l'excellence de notre pays ? Pour faire du profit en toute simplicité. Il s'agit simplement que nous, travailleurs, ne coûtions plus aussi cher à ces gentilles entreprises nationales ou multinationales.

LE RAPPORT GALLOIS

Est justement censé expliquer comment réaliser des économies. Mais évidemment ces économies sont à aller chercher dans la poche des tout-venant et certes non des plus aisés.

M. Gallois devrait d'ailleurs demander un allégement du coût du travail de l'ordre de 30 Milliards d'euros. Comment ? En l'abaissant pour les entreprises : diminuer purement et simplement les charges patronales ; autrement dit il suffit d'amputer radicalement le revenu des salariés et de leur famille. Comment ? Par le truchement de nouvelles taxes grèvant notre salaire, et magie il y'aurait ainsi plus de travail pour tout le monde, puisque le salarié coûterait moins cher.

Recette miracle non ? Si on lorgnait un peu du côté des revenus du capital, ne pourrait on trouver ces fameux 30 milliards ? Et l'évasion fiscale combien coûte-t-elle ? Pourquoi aucunes politiques coercitive n'est-elle mise en place afin de confondre ces abjectes délits d'initiés et autre arnaques capitalistiques ? De même que le coût des élus, à combien est-il estimé chaque année pour l'ensemble de la collectivité ?

Sachant qu'un député émarge à 20 000 euros par mois...un rapport qui coûte finalement bien cher non ?

SOLUTIONS ? 

10 % des emplois créés en 2011 sont au smic, et à cause de cette politique la France est un des pays d'Europe qui a le plus de bas salaire. Il convient donc de trouver une autre échelle de valeur dans la redistribution des richesses produite.

Une question simple se pose, à partir de combien estime-t-on que l'on "gagne trop" ? C'est une vraie question qui doit avoir le mérite d'être posée : où commence et où s'arrête l'indécence financière ? Avoir de quoi se loger, manger correctement, et se divertir (loisirs, vacances, etc...) Voilà les piliers fondamentaux de chaque être humain sur cette planète.

Alors comment accepter que certains se divertissent plus que d'autres en produisant beaucoup moins d'efforts ? Est-ce que l'on doit accepter que dans une société certains travaillent littéralement pour enrichir d'autres ? Sur la masse d'argent produite en une année en France par le fruit du travail, qui gagne quoi, et ce dans chaque strates de la société ?

Comme on vient de le voir, ce fameux "choc de compétitivité" n'a finalement qu'un seul but, toujours le même, enrichir les plus riches en demandant aux plus pauvres de travailler d'avantage.

C'est du servage moderne. Les moyens de se distraire ont augmenté, les drogues aussi sont plus nombreuses. Combien de temps les Français accepteront-ils cette domination sans rien en dire ? Toujours et encore tant que la majorité ne souffrira pas des problèmes des plus humbles. Mais dépêchez vous, nous sommes déjà près de 10 millions...

Révolutionnairement Vôtre,

Boris Rannou.

(Source chiffres : Alternatives Economiques novembre 2012)

L'odieu "Choc de Compétitivité"


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57 réactions à cet article

  • foufouille (---.---.---.124) 30 octobre 2012 18:19
    foufouille

    encore un peut et on va rigoler
    plus personne ne pourra rien acheter, comme les voitures neuves
    tous les crassus libertaryen feront faillite
    ca, ca va etre drole

    • Romain Desbois (---.---.---.55) 30 octobre 2012 18:32

      La crise de l’automobile est directement liée à la prime à la casse de Sarkozy/Fillon !

      En plus ça a mis sur la paille un paquet de petits garagistes tout en nous coutant un max de fric !!!

      C’est ça la gestion façon UMP.

    • foufouille (---.---.---.124) 30 octobre 2012 20:28
      foufouille

      les socialos font pareil
      en fait ca bloque au niveau de la revente d’occase
      un pauvre, ca changes de voiture quand elle est foutue
      pas pour se faire plaisir

    • Gasty (---.---.---.127) 31 octobre 2012 09:15
      Gasty

      Et les garages reprennent les anciennes automobiles à des prix plus compétitif qu’une vente à particulier pour la sortir du circuit. Une automobile bien entretenu qui pourrait encore servir et revendu à particulier pour la somme de 1000 euros est reprise par le concessionnaire 4000 euros. Offre d’appel soumise à reprises.

    • taktak (---.---.---.179) 31 octobre 2012 11:49

      Sur l’automobile, j’ai soumis le 13 octobre un article à modération sur les résultats économique sde PSA... ou l’on voit que Peugeot gagne de l’argent, et marge confortablement sur ses bagnoles...

      Dommage qu’il ne soit toujours pas publié

  • ROBERT GIL (---.---.---.205) 30 octobre 2012 18:27
    Robert GIL

    voici un texte d’après un article de Bob Herbert du « New York Times » ecrit le 19/10/2009 qui souleve le vrai probleme...

    http://2ccr.unblog.fr/2010/10/20/les-riches-nous-coutent-trop-cher/

  • Romain Desbois (---.---.---.55) 30 octobre 2012 18:37

    Ce n’est pas le coût du travail qui pèse sur le chômage, c’est le chômage qui pèse sur le coût du travail.

    Moins il ya de cotisants et plus les cotisations sont importatantes.

    • Romain Desbois (---.---.---.55) 30 octobre 2012 18:38

      AAAARG IMPORTANTES

    • devphil30 (---.---.---.62) 31 octobre 2012 10:53
      devphil30

      Je n’aime pas entendre coût du travail mais montant des cotisations sociales.


      Nous avons un système de justice et de répartition basé sur les cotisations sociales tant pour la famille ,le chômage , la retraite ces acquis date de 1945 avec le CNR.

      Et ces acquis le patronat ne les supporte pas donc on entend parler de cout du travail , de charge etc ...tout ce qu’ils veulent c’est un système privé pour les retraites qu’ils pourront contrôler comme ils contrôlent la maigre pitance que l’on nous alloues en fin de mois.

      Quelle est la différence avec les mines par exemple , ou les ouvriers avaient droit à un petit jardin , quelques kilos de charbon et un logement avec un salaire de misère.

      Aujourd’hui , c’est l’argent qui nous entrave , ne pas en avoir conduit à la misère , toucher de l’argent conduit à l’esclavage moderne

      Philippe 

  • Romain Desbois (---.---.---.55) 30 octobre 2012 18:54

    Une mesure toute simple : imposer l’affichage du prix d’achat producteur à côté du prix de vente

    Ca ne coute rien et qui peut rapporter gros !!!!

  • jef88 (---.---.---.54) 30 octobre 2012 19:01
    jef88

    le choc de compétitivité ?

    On se réveille !
    C’est depuis la création de l’OMC

    Le peuple l’a senti !
    mais les planqués, dans leurs tours d’ivoire y voient rien ! ! ! !

  • exocet (---.---.---.119) 30 octobre 2012 20:34

    Curieux, j’ai du mal à imaginer l’auteur comme un travailleur, avec sa belle tête de fonctionnaire....
    Celà dit, odieux, ça prend un « x » à la fin....

  • walden (---.---.---.126) 31 octobre 2012 09:38
    walden

    le salaire n’est pas un coût, c’est - du point de vue économique - un bénéfice : il lubrifie l’économie, nourrit la consommation et permet de réaliser la production. Supprimez-le et la production n’aura plus de sens : il n’y aura plus de client, ce sera une crise de production (cf : les temps modernes de chaplin, très bonne illustration de la chose). Quant au chômage, aux retraites, aux pensions d’invalidités, ce sont des salaires socialisés - les plus intéressant du point de vue des travailleurs puisqu’ils leur permettent de s’extraire du marché de l’emploi - marché de dupes, d’esclaves, etc.
    cordialement

    • L’immigré (---.---.---.235) 2 novembre 2012 16:19

      @Walden :
      Please allow me to correct you, dear friend.
      Le mot
      « salaire », à ce que je sais, n’est pas un bénéfice, du point de vue économique. De plus, il est utile de différencier « salaire brut » de « salaire net » : le coefficient est de 1,3 entre les deux, ce qui est assez conséquent, me semble-t-il. Pour que le mot « salaire » caractérise un bénéfice, il faudrait d’abord retrancher de ce salaire les frais suivants :
      1- Frais de logistique (transport [vers son lieu de travail, par exemple], manutention)
      2- Frais de consommation courante (eau, électricité, nourriture)
      3- Frais administratifs (impôts, taxes, social)
      4- Frais bancaires (remboursements d’emprunts, découverts, intérêts, agios)
      5- Amortissement de votre formation (scolarité, administration, association, thèse)
      etc.
      Lorsque vous avez déduit tout cela dans des proportions équivalentes, le reliquat est ce « bénéfice ». Certes, parfois, il ne reste quasiment rien...

      Après, comme vous dites, le salaire « lubrifie l’économie ». Je dirais plutôt que c’est un moteur de l’économie (par opposition à lubrifiant) puisque, vous l’aviez mentionné, le salarié est aussi un client potentiel qui, comme chacun le sait, fait vivre l’entreprise.

      Supprimer le salaire n’implique pas, comme vous le sous-entendiez, inéluctablement l’inexistence de clients : une entreprise de vente en gros exclusivement tournée vers l’exportation n’a théoriquement pas de clients parmi ses salariés sur le territoire national. En revanche, une entreprise qui décide de supprimer le salaire devra le remplacer par une autre forme de rémunération : intéressement, participation à des bénéfices, etc. voire, pire, remplacer ses salariés par des robots (production de masse à caractère répétitif et facile) si ceux-ci sont plus rentables.

      Bien entendu, il se peut que mon raisonnement soit discutable. Corrigez-moi.

      Par ailleurs, veuillez m’expliquer cette portion de phrase : « ils leur permettent de s’extraire du marché de l’emploi - marché de dupes, d’esclaves, etc. » De quoi parlez-vous et où voulez-vous en venir exactement ?

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