L’université d’Harvard démontre que le P2P serait bénéfique à la création artistique
L’Harvard Business School a publié un essai qui démontrerait que le P2P est largement bénéfique à la création artistique dans le monde et que le piratage a globalement un impact positif sur la variété et le nombre d’albums vendus. Cette étude produite par une des plus prestigieuses universités au monde vient largement écorner le mythe du P2P qui porte préjudice. Notons que les maisons de disque n’ont, elles, réussies à produire aucune étude démontrant le lien de causalité entre téléchargements et pertes supposées de revenus. Au contraire l’université de Rennes [1] en France avait sorti une étude cette année démontrant que les "p2peurs" étaient les plus gros acheteurs de bien culturels.
C’est encore la Ligue ODEBI [2] qui vient de dénicher cette étude confidentielle au sein de la prestigieuse université américaine. L’étude est librement accessible sur le site de Harvard à cette adresse : Etude sur le P2P de Harvard.
Elle a été dirigée par deux professeurs de l’université de Harvard et l’université du Kansas aux Etats-Unis.
Ce n’est pour l’instant qu’un "working paper" c’est à dire un essai avant une étude plus approfondie.
Le nombre d’albums commerciaux et de films a explosé entre 2002 et 2007
" Since 2000, the annual release of new music albums has more than doubled, and worldwide feature film production is up by more than 30% ".
Les deux professeurs scannent l’argumentaire des majors qui prétendent que les années P2P ont contribué à un appauvrissement des artistes et surtout à une baisse du nombre d’albums produits.
Malheureusement pour eux, depuis 2000, le nombre d’albums sortis dans le monde a doublé et la production de film a progressé, elle, de plus de 30 %.
En d’autre terme, les années 2002-2007 qui correspondent aux années de progression du P2P, ont vu une augmentation substantielle du nombre d’albums ou de films produits donc de la variété offerte au public.
S’il y a crise dans le secteur c’est due certainement à une mauvaise gestion et de mauvais choix manageriaux ; les internautes ont bon dos.....
Les chansons payées ne sont pas écoutées dans la majorité des cas.
L’étude s’attarde aussi sur les comportements des utilisateurs et la logique rétributive derrière liée.
... To appreciate the impact of file sharing, we first need to know whether the technology did in fact reduce the profitability of creating, marketing, and distributing new works...."
Pour apprécier l’impact des échanges P2P, il faut déterminer comment les technologies ont un impact négatif sur la capacité à créer et à distribuer de nouveaux travaux.
Nous savons que des millions d’internautes téléchargent...en regardant ce qu’ils ont téléchargé, nous pourrons peut-être en déduire le préjudice subit.
Or sur un panel de 5600 consommateurs de Itunes "payant" disposés à partager leur listing Ipod, nous notons qu’ils ont en moyenne 3500 chansons téléchargées et parmi celle-ci seules 36% ont été écouté au moins une fois ce qui veut dire qu’ils ont payé "trop" pour 64 % des musiques achetées.
Hardard en conclut qu’il serait simpliste de vouloir lier la demande en titre sur les réseaux P2P au préjudice éventuelle, et non prouvée, subit par l’industrie du disque
".. , there is no doubt that trade groups such as the Business Software Alliance vastly exaggerate the impact of file sharing on industry profitability when they treat every pirated copy as a lost sale
(Economist, 2005). The demand for titles is not completely price inelastic......"
Ce qui signifie que lors des procès actuellement intenté en France, le fait de dire "j’ai téléchargé 10.000 morceaux donc j’ai évité de payer 10.000 morceaux" n’est pas tenable intellectuellement. Sur ces 10.000 morceaux peut-être que 36 % auraient été, selon l’étude d’Harvard, réellement payés....et encore.
J’achète un album car un morceau téléchargé en p2p me plait....
."... An even larger group (80%) claimed they bought at least one album because they sampled it first on a file-sharing network....."
Une autre piste intéressante de l’étude qui rejoint complètement les études menées à l’université de Rennes montre que 80 % des internautes adeptes des réseaux P2P achètent un album parce qu’ils ont écouté gratuitement un morceau qui leur plaisait....morceau téléchargé par les réseaux P2P.
En d’autre terme les réseaux P2P sont un nouveau canal de promotion des artistes et leur sont donc bénéfiques.....vu qu’ils augmentent leur nombre de clients potentiels. En effet la même étude montre que 65 % des gens n’achètent pas d’albums après avoir téléchargé les morceaux présents dessus. Il y a donc un différentiel de 15 % de clients "en plus".
L’étude est à lire et à relire en attendant les conclusions définitives.
Je vous laisse avec la conclusion de la Working Copy :
" As this essay has made clear, we do not yet have a full understanding of the mechanisms by which file sharing may have altered the incentives to produce entertainment. However, in the industry with the largest purported impact – music – consumer access to recordings has vastly improved since the advent of file haring. Since 2000, the number of recordings produced has more than doubled. In our view, this makes it difficult to argue that weaker copyright protection has had a negative impact on artists’ incentives to be creative. "
Cette essai rend évident que nous n’avons pas une compréhension compléte des mécanismes par lesquelles les réseaux de partage de fichiers viendraient à altérer négativement la production artistique. Bien que les consommateurs aient un accès de plus en plus facilité à des moyens d’enregistrement ou de diffusion, le nombre d’albums produit a plus que doublé. Dans ces conditions et à notre point de vue, il est compliqué de conclure que l’affaiblissement de la protection des droits d’auteur a un impact négatif sur la capacité des artistes à créer.
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"donnant / donnant"...le partage ne réside pas dans cet adage.
Quand tu partages avec ton entourage , je ne parle pas des considérations psychologiques mais matérielles, tu n’attends en théorie rien en retour.
Je suis désolé mais dans ma vie j’ai déja fait un nombre incalculable de choses gratuites sur Internet alors que je travaille avec et gagne de l’argent avec.
Typiquement une partie de la production open source est réellement "gratuite" (il y a toujours quelqu un qui peut un peu ou quelque chose mais il ne le demande pas à la personne qui télécharge).
Donc l’absence de "donnant / donnant" marche aussi sur le long terme....ce site tourne sur un applicatif open source qui tourne sur une distribution open source où il n’y a pas eu "ce donnant / donnant" qui témoigne d’une vision beaucoup trop "utilitariste" à mon gout des rapports sociaux ou qui mélange rapport sociaux et rapport commerciaux.
Quant à l’étude elle montre que l’idée selon laquelle le piratage réduit la création artistique sur les aspects "musique" et "film" est fausse vu que ce sont des années qui ont connu une belle augmentation du nombre d’artistes vendus....
Quoi ? Une vie intégralement gratuite s’apparente à la mort et au néant ? Drôle de conception de la vie... Comment faisait les sociétés traditionnelles qui ne connaissaient pas l’argent ? A quelle tradition fais-tu référence, Arthur Mage ?
La généralisation du réseau monétaire n’est que le résultat de la violence d’une classe sociale (à travers le développement du pouvoir central) envers le reste de la société, et ce dès le moyen âge. L’argent a désorganisé les communautés d’alors et les a appauvrit, en même temps que le pouvoir central détruisait progressivement les libertés d’avant (pour arriver à la situation actuelle où nous sommes malheureusement proche du contrôle total).
Jamais la culture n’a été payante sauf à l’époque moderne (en gros, ça commence sérieusement à la Renaissance). L’art ne peut pas se développer dans un système d’accumulation de capital tel que l’industrie culturelle qui standardise tout à outrance. Les travaux d’Adorno et Horkheimer sur la production industrielle de biens culturels sont inégalés et indispensables pour comprendre le devenir de la culture à l’époque moderne et aussi le développement du fascisme, y compris et surtout à notre époque bien sûr. Aucune critique digne de, ce nom n’a été produite sur ces travaux mais, du fait qu’ils sont radicalement critiques (ce que les individus, et surtout les intellectuels, de notre époque détestent), ils ne sont tout simplement pas discutés.
En résumé, les entreprises et le pouvoir central veulent détruire la gratuité pour continuer à nous asservir, et donc à détruire la liberté et la vie.
Mince, grillé par Totof... Je me disais comment avais fait la planète jusqu’à l’invention du pognon.
Enfin, pourquoi dévié de l’argumentaire tout tracé par les majors et qui ne demande aucun effort intellectuel tellement il est évident : 1 téléchargement illégal = autant d’argent en moins. Donc autant de perte pour les artistes/major et tout ceux qui vivent de l’Entertainement (pas de la culture, hein, de l’Entertainement).
Quand au donnant/donnant il s’applique, oui, mais pas forcement (ou uniquement) par un rapport de : Je produit/Tu payes. Enfin, encore faut-il avoir autre chose qu’une vision comptable de la vie (ou pas que).
Oh Pendragon, vous qui êtes le prophète de notre Dieu Sarkozy, je vous en supplie, éclairez nos lanternes et expliquez aux pauvres brebis égarées que nous sommes ce qui ressort de cette étude de Harvard !
Par Arthur Mage(xxx.xxx.xxx.194)22 juin 2009 12:32
La musique est une portion congrue de la production artistique, dont et notamment sur internet, le cinéma représente une part beaucoup plus lourde.
Cette étude n’obéit de plus à rien qui soit significatif sur le long terme. Nous n’y échapperons jamais : dans la vie, c’est donnant donnant. Tu veux de la musique ou quoi que ce soit d’autre ? Je te le donne, mais en échange de quelque chose qui fait de nous des bons amis, car les bons comptes qui font les bons amis, il n’y a que ça de vrai sur le long terme.
La vie n’est pas gratuite : elle est une participation aux échanges qui fondent le monde. Une vie sans échanges, une vie intégralement gratuite ne s’apparente qu’à une seule chose : la mort, le néant.
"donnant / donnant"...le partage ne réside pas dans cet adage.
Quand tu partages avec ton entourage , je ne parle pas des considérations psychologiques mais matérielles, tu n’attends en théorie rien en retour.
Je suis désolé mais dans ma vie j’ai déja fait un nombre incalculable de choses gratuites sur Internet alors que je travaille avec et gagne de l’argent avec.
Typiquement une partie de la production open source est réellement "gratuite" (il y a toujours quelqu un qui peut un peu ou quelque chose mais il ne le demande pas à la personne qui télécharge).
Donc l’absence de "donnant / donnant" marche aussi sur le long terme....ce site tourne sur un applicatif open source qui tourne sur une distribution open source où il n’y a pas eu "ce donnant / donnant" qui témoigne d’une vision beaucoup trop "utilitariste" à mon gout des rapports sociaux ou qui mélange rapport sociaux et rapport commerciaux.
Quant à l’étude elle montre que l’idée selon laquelle le piratage réduit la création artistique sur les aspects "musique" et "film" est fausse vu que ce sont des années qui ont connu une belle augmentation du nombre d’artistes vendus....
Quoi ? Une vie intégralement gratuite s’apparente à la mort et au néant ? Drôle de conception de la vie... Comment faisait les sociétés traditionnelles qui ne connaissaient pas l’argent ? A quelle tradition fais-tu référence, Arthur Mage ?
La généralisation du réseau monétaire n’est que le résultat de la violence d’une classe sociale (à travers le développement du pouvoir central) envers le reste de la société, et ce dès le moyen âge. L’argent a désorganisé les communautés d’alors et les a appauvrit, en même temps que le pouvoir central détruisait progressivement les libertés d’avant (pour arriver à la situation actuelle où nous sommes malheureusement proche du contrôle total).
Jamais la culture n’a été payante sauf à l’époque moderne (en gros, ça commence sérieusement à la Renaissance). L’art ne peut pas se développer dans un système d’accumulation de capital tel que l’industrie culturelle qui standardise tout à outrance. Les travaux d’Adorno et Horkheimer sur la production industrielle de biens culturels sont inégalés et indispensables pour comprendre le devenir de la culture à l’époque moderne et aussi le développement du fascisme, y compris et surtout à notre époque bien sûr. Aucune critique digne de, ce nom n’a été produite sur ces travaux mais, du fait qu’ils sont radicalement critiques (ce que les individus, et surtout les intellectuels, de notre époque détestent), ils ne sont tout simplement pas discutés.
En résumé, les entreprises et le pouvoir central veulent détruire la gratuité pour continuer à nous asservir, et donc à détruire la liberté et la vie.
Mince, grillé par Totof... Je me disais comment avais fait la planète jusqu’à l’invention du pognon.
Enfin, pourquoi dévié de l’argumentaire tout tracé par les majors et qui ne demande aucun effort intellectuel tellement il est évident : 1 téléchargement illégal = autant d’argent en moins. Donc autant de perte pour les artistes/major et tout ceux qui vivent de l’Entertainement (pas de la culture, hein, de l’Entertainement).
Quand au donnant/donnant il s’applique, oui, mais pas forcement (ou uniquement) par un rapport de : Je produit/Tu payes. Enfin, encore faut-il avoir autre chose qu’une vision comptable de la vie (ou pas que).
Nous avons déjà eu cette discussion ailleurs. Vous vous obstinez dans votre vision purement financière. L’argent n’est pas la valeur.
La vie, comme la culture, n’a pas de prix. Tout échange n’a pas besoin de passer par une transaction monétaire.
Quand on écoute ou qu’on regarde l’oeuvre d’un artiste, il y a échange. Pas échange de monnaie, bien sur, mais échange humain, tout simplement. Et c’est l’échange humain qui importe et qui aide la société à progresser. Contrairement à ce que pensent les libéraux, l’économie n’est qu’une petite partie de la psychologie des foules et des peuples. Si on suit une vision qui se limite au rapport monétaires, on va droit dans le mur.
La société n’a rien à gagner si les oeuvres ne circulent pas. A quoi sert une oeuvre d’art que personne ne voit ? Une chose est sure : si le p2p se fait tuer, les gens écouteront moins de musique, regarderont moins de film, bref, les oeuvres auront un publique plus réduit.
Il faut certes que les artistes puissent vivre, mais c’est un autre problème. La licence globale est la réponse à ce problème. Les seuls à s’opposer à cette solution sont les rares artistes qui gagnent plus que ce qu’ils méritent grâce au battage médiatique fait en leur faveur et les majors, véritables parasites de l’art à l’heure actuelle. Les artistes, dans leur grande majorité, ont tout à gagner avec ce système.
Par Arthur Mage(xxx.xxx.xxx.194)22 juin 2009 19:05
Vous ne m’avez pas compris : je m’en fous de l’argent. Lorque je dis que tout a un prix, ce n’est pas au dollar, à l’euro, au yen que je pense. Mais à l’intérêt. Je ne crois pas à l’existence sans intérêt. L’intérêt, qu’il soit sexuel, affectif, intellectuel, etc. est le moteur de l’existence. C’est pourquoi imaginer qu’on peut vivre sans s’inscrire dans l’échange, dans le partage, en invitant autrui, en l’occurrence ceux qui travaillent dans le cinéma, les logiciels, la musique ou tout autre production qui permet un échange sur internet en dehors de tout support matériel, à être dans le don, à produire et travailler en échange de rien, imaginer qu’on peut vivre sans s’inscrire dans le partage en invitant les internautes à se servir, à consommer et jouir de toutes ces productions et créations sans rien avoir à donner en échange, je n’y croirai jamais. Ce n’est pas viable car pouvoir ad vitam eternam recevoir sans rien donner, c’est à mes yeux la négation même de l’existence. C’est l’avènement d’un monde qui va forcément s’écrouler sur lui-même. La loi Hadopi n’a pour but que de permettre à l’échange, au partage, à l’enrichissement mutuel qui fonde l’humanité de se perpétuer.
Avez-vous lu l’article cité ? et en particulier posez un oeil dans la page 26 et sur la table 6 p 39 et comparez les revenus de concert et les autres revenus. Vous pourriez comprendre que votre diatribe sur le don est ici sans objet (ou très peu, si ce n’est pour les majors). Vous pourriez en déduire, comme les auteurs cités, que l’accès à une musique enregistrée par téléchargement p2p joue le rôle de promotion pour les concerts qui sont la principale source de revenus de la très grande majorité des artistes.
À ce sujet on peut lire page 26 "An interesting example is concerts. As Table 6 shows, concerts and merchandising have become an important source of income for major artists (Connolly and Krueger, 2006). Concerts and new recordings are complements. A recording becomes more enjoyable if one can reminisce about the time at the concert, and knowing the songs in advance might make the concert more enjoyable. In the presence of complementary goods, file sharing will have two opposing effects". Si vous avez du mal à comprendre ça, demandez on va vous le traduire.
(incidemment un working paper peut être plus qu’ "un essai avant une
étude plus approfondie" mais un dépôt local d’un article avant
publication, ce qui est souvent le cas pour un travail sérieusement documenté comme celui-là)
Par Arthur Mage(xxx.xxx.xxx.194)23 juin 2009 11:30
Deneb, le voyage autour du soleil est compris, avec tout ce qu’il donne et tout ce qu’il prend. Cela impose une vigilance. Pareillement, jouir des arts sans rendre aucun compte à ceux qui les produisent ne sera jamais possible. C’est comme avec toute chose : un équilibre est nécessaire qui passe par l’échange, c’est à dire une adaptation, c’est à dire le fait de ne pas pouvoir en faire qu’à sa tête sous peine de déséquilibre fatal, fatal à la vie pour ce qui est du soleil, fatal aux échanges culturels pour ce qui est des arts et donc, fatal à l’humanité.
Est-ce un baroud d’honneur ? Les majors aux US ont obtenu gain de cause contre Jammie Thomas. Cette Internaute a été condamnée à payer 1,92 millions de dollars pour 24 chansons téléchargées.
J’avais remarqué que le film "Bienvenu chez les ch’tis" avait battu tous les records français parce qu’il était sur le p2p très tôt, ce fut un facteur enclencheur et très positif (et dire que certains ont affirmé le contraire !).
Et je pense que la loi Hadopi sera néfaste à la chanson et au cinéma français...
Le téléchargement "pirate" c’est l’équivalent des radios "pirates" il y a 30 ans Aujourd’hui nous avons les radios libres et bientôt le téléchargement libre.
Le P2P c’est masse produits culturels, dont une flopée de merde, rendus accessibles à tous par tous, le must de la démocratie consumériste, une évolution très positive.
Ceux qui crient aux loups sont les rentiers de l’industrie (sic) culturelle et leur crédo c’est la mort de la création car "encore plus de profits" ne passerait pas ... Sauf que la création n’a que très peu de choses à voir avec l’industrie, la création à plus à voir avec des laboratoires.
Par syntax_error(xxx.xxx.xxx.15)22 juin 2009 15:32
Ce qui chagrine les majors, c’est que leurs produits phares (Johnny et al.) ne font pas partie de la vraie création artistique qui elle augmente. Le marché leur échappe.
vous avez peut être raison , mais le problème n’est pas la.
la musique est un business , un marché. une entreprise dans un marché doit pouvoir contrôler le circuit de distribution des produits qu’il vend.
Ce n’est bien sur pas le cas avec le téléchargement illégal.
Ce qui est bon pour la création artistique n’est pas forcement bon pour le business de la musique.
Que certains défendent leur pain est tout à fait normal. Ce sont des intérêts contre d’autres intérêts (privés). Le vrai débat n’est pas internautes contre majors , mais plutôt créateurs de contenus contre ceux qui posent les tuyaux ( F.A.I).
Bref , votre démonstration est bonne mais vous ne répondez à la bonne question ( le gvt non plus d’ailleurs ).
une entreprise dans un
marché doit pouvoir contrôler le circuit de distribution des produits
qu’il vend.
Ce qui est gênant, c’est que cette entreprise contrôle toute la chaîne de diffusion et de promotion. Ce qui fait que l’industrie de la musique décide ce qu’elle produit, ce qu’elle vend et ce que nous achetons. Ajoutez à cela que seule 2 majors se partagent le butin et vous avez un marché complètement faussé car sans concurrence. L’équilibrage se fera peut-être par les moyens qu’offre Internet.
Ce qui est bon pour la création artistique n’est pas forcement bon pour le business de la musique.
Et inversement, ce qui est bon pour le business de la musique n’est pas forcément bon pour la création artistique. Maintenant on choisit soit on garde la perfusion au sacro-saint modèle économique et on continue de se payer de la merde en pagaille, soit on fout un gros coup de pied dans la fourmilière pour assainir tout ça et améliorer la qualité des créations.
jusqu’au 20e siècle , époque de la musique industrielle , les artistes ont toujours travaillés sur commande , ou dans la perspective de vendre leurs œuvres à une clientelle bourgeoise.
Les artistes de rues , saltimbanques vivent de leur art grace à la mandicité après une représentation , etc...
Bref l’art n’est jamais un don désinteressé. L’art n’est devenu populaire qu’avec son industrialisation.
Et c’est ce qu’on fait les majors , ils ont rendu l’art accessible au peuple. Sauf que maintenant le peuple ne veut plus payé. On va donc revenir à un art de privilégiés.
"Et inversement, ce qui est bon pour le business de la musique n’est pas
forcément bon pour la création artistique. Maintenant on choisit soit
on garde la perfusion au sacro-saint modèle économique et on continue
de se payer de la merde en pagaille, soit on fout un gros coup de pied
dans la fourmilière pour assainir tout ça et améliorer la qualité des
créations."
ce que tu oublies , c’est que les labels sont avant tout des banques , mais spécialisées dans le marché de la musique.
Va faire un emprunt auprès d’une banque de détail pour te payer des sessions studio , tu vas voir ce que ton banquier va te répondre
Tu peux toujours enregistrer tes titres chez toi , mais je ne donne pas cher du produit final, il ne suffit pas d’avoir un pc et cubase pour maitriser la production sonore.
Bref en plus d’avoir de la merde , sans l’industrie musicale on aura de la merde mal produite.
A ce stade effectivement c’est un scandale de payer pour du mal produit mal enregistré je suis d’accords.
Bon, j’avais écrit un truc bien ficelé mais ce put#@ !n de portable avec ce clavier de m#3rde m’a zappé la page et j’ai perdu mon texte... Alors je ferai plus court.
En effet, les artistes ont toujours produit pour gagner leur vie. Mais la donne a été complètement faussée depuis que les business men ont pris les rênes du décisionnel, tant au niveau de la production, de la diffusion ou de la promotion. Un artiste qui n’est pas validé par les logiciels d’aide au décisionnel doit soit se reconvertir, soit s’auto-produire. Et c’est là que réside le paradoxe. Car on a besoin de moyens financiers pour produire, mais ces mêmes moyens sont accompagnés de limites trop mercantiles qui foutent en l’air tout l’aspect artistique.
J’ai plusieurs amis qui jouent dans un groupe. Ceux-ci ont la chance de pouvoir compenser leurs dépenses musicales par leur salaire. Certains se sont même fait un petit studio chez eux. Un peu à la manière des rugbyman qui travaillent comme ingénieurs ou médecins à côté du sport. Je pense que c’est dans cette voix qu’on pourra retrouver des bases saines : moyens personnels ou de petites assos d’entraide.
Article fort intéressant. Un détail toutefois : on dit (et donc on écrit) "L’université Harvard" et non pas "L’université d’Harvard"...idem pour Yale, Columbia etc...
Amusant que Havard ait songé que l’internaute puisse avoir envie d’acheter un album après l’avoir téléchargé illégalement mais pas qu’il puisse avoir envie d’en profiter gratuitement.
Sur la diversité musicale, le problème est moins la diversité que d’y avoir accès. J’ai parfois l’impression la musique en vogue dans les grands médias est de plus en plus commerciale, c’est-à-dire archi nulle et portée par la pub, de sorte qu’il faut être son propre découvreur de talent et fouiner sur le net pour trouver des pépites. Comme si les majors se recentraient sur la musique d’ascenseur.
Un fan de jauni al hidé, lui serait incapable "vu le niveau" de pouvoir paramétrer un log de P2P..... Alors que veulent’ils.....Contrôler la toile, là et la cible...... D’HADOPI.
A 16 ans on crée ses premières oeuvres, par la même occasion, son premier groupe.
A 20 ans et après 4 ans de travail on est heureux de voir son premier bébé sortir. Ca première vrais tournée, la tranche de ces premiers fans. On touche deux sou pas grave, on est jeune on vie d’amour et d’eau fraîche.
Là on fait tout pour enregistrer son deuxième album. On veut que le sons de la batterie , que la basse groove et que les guitares hurlent. On veut que sa voix soit clair quelle porte loin ses paroles. On a grandit, nos rêves aussi. Ainsi que nos projets.
Mais comment faire ? On vie encore d’amour et d’eau fraîche.
On frappe à toutes les portes des maisons de disque. Biensur, puisqu’on veut un clip voir deux. C’est beaux des images qui donnent vie, une sorte de renaissance, ou de mutation de ses oeuvres. Mais comment faire puisqu’elles ne veulent plus produire puisqu’elles ne peuvent plus rentabiliser ??
On s’en fou !! On poursuit son petit chemin. On continue à faire de la muisque.
A faire de la muisque pour des gens qui s’en foute. Puisqu’ils préfèrent s’acheter un paquet de cigarette, une nouvelle per de godasse, un nouvel Ipod, un nouvel ordi, un soda, un paquet de préservatif, un verre dans un bar, une chemise, se payer un voyage, ............. que d’acheter notre Album.
Pourquoi ? parce qu’ils trouvent que l’Art n’a pas de PRIX !!
Oué2 !! l’art n’a pas de prix. Puisque nous les artistes on est des extrats terrestres, On n’a pas des besoins. Nous !! on s’en fou de ses vieilles godasses pourrit. On n’a pas d’envie.
C’est marrant, avec du Chostakovitch en fond, on aurait pu croire à une pub pour une certaine banque...
Mais je comprend votre désarroi. En cela, les gens ont finalement la musique qu’ils méritent puisqu’ils ne veulent (ou ne peuvent) plus mettre d’argent dedans (salauds de pauvres). Alors on nous offre de la musique de merde à bas prix de revient, avec des marges de malade, plein d’intermédiaires, et les miettes restent pour les artistes. Dommage que finalement son prix d’achat reste exorbitant... pour de la merde.
vous voulez dire la votre est amateur. Pas besoin de payer de musiciens , financer une tournée , être crédible auprès des promoteurs... mon petit cousin fait comme vous , il tape du bambou à 5 ans sans se soucier de la rentabilité de son œuvre , c’est aussi un artiste... Bref l’art ne se décrète pas.