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Accueil du site > Actualités > Economie > L’usine de mon village, le jeu de cartes et ma TVA

L’usine de mon village, le jeu de cartes et ma TVA

Je préfère l’avouer d’emblée, même au risque de me déconsidérer : l’économie ne m’a jamais intéressé. à la lecture de la presse, j’ai toujours ignoré les pages, saumon ou blanches, qui lui sont consacrées. De plus, c’est tout juste si j’ouvre le bilan annuel de mon entreprise ! Comme j’ai l’esprit plutôt littéraire, cette science, basée en partie sur les mathématiques, me parait obscure. Malheureusement, qu’on le veuille ou non, l’économie nous rattrape et je m’efforce de comprendre. Et pour ce faire, les économistes pontifiants des journaux télévisés ou les politiciens désorientés ne sont que d’un bien piètre secours. Dans des laps de temps très courts, ils se contredisent eux-mêmes, ou entre eux, laissant ainsi à penser que s’il s’agit d’une science, elle est bien opportuniste, si ce n’est dévoyée. Il me parait plus pertinent de faire appel à mon bon sens, si j’en ai une once et à celui de mes semblables, paysans, charcutiers ou piliers de bistrot.

Dans mon village il y avait une usine, installée la, il y a plus d’un siécle par un ingénieur de génie pour profiter de l’énergie hydraulique que nécessitais la mise en fabrication de ses nombreux brevets . Pour le moins paternaliste, si ce n’est réactionnaire, avec son millier d’ouvriers, il a vécu de nombreux conflits sociaux rythmant la vie de son entreprise. Mais un arrangement finissait toujours par se trouver, car il était très attaché à ce qu’il considérait comme sa chose et la productivité augmentait de pair avec le progrès social. L’héritage familial n’est pas toujours le plus pertinent moyen de transmission, et ses descendants, nettement moins inspirés, ont connu quelques revers ; à la première occasion du capitalisme, devenu mondialisé, ils ont vendu l’usine et tout ce qui allait avec. Les nouveaux patrons sont venus une fois l’an, de Paris ou de Zurich, au gré des transactions boursières. Le dernier en date, depuis Boston n’a pas trouvé sur son globe le petit bourg français, et comme il avait déjà ses habitudes à Shanghai, il a rayé d’un trait de plume ce qui faisait le revenu de centaines de familles. Le maire, le conseiller général et le député ont eu beau gesticuler, la messe était dite.

D’ailleurs ne nous disait-on pas que la mondialisation était inéluctable et plutôt que de geindre, il fallait s’y préparer, se former aux métiers du futur : la haute technologie, les services à la personne…. Mais comment, comment a-t-on pu nous faire gober tout cela ?

Tout naïf et inexpérimenté en économie que je suis, j’ai bien compris que la raison de faire fabriquer à moindre coût dans des pays sous-développés – de préférence tenus par des dictatures, voire communistes, le maximum de produit manufacturés, a pour unique objet de faire sans vergogne un maximum de profit. Comment pourrait-on croire que cela puisse durer alors que la population de nos pays se paupérise avec l’augmentation du chômage ? Grâce au crédit, évidemment, afin que le consommateur tienne son rôle le plus longtemps possible !

Je jouais à la bataille, quand j’étais enfant, avec un grand père un peu gâteux : si je n’avais plus de cartes, il m’en donnait, ainsi nos parties duraient des heures. Par malheur, les jeux d’argent n’ont pas la même candeur, et surtout, la première crise a éclaté… Les gouvernements unanimes ont dépensé sans compter pour sauver leurs banques, alors que les budgets étaient déjà dans le rouge. En effet, il faut nécessairement que l’état investisse dans le pays car les infrastructures en ont besoin, et cela crée des emplois. Sinon qui le ferait, puisque les ingénieurs de génie sont partis en Chine ? Les collectivités locales s’évertuent tant bien que mal à juguler la misère grandissante, il faut construire des logements sociaux neufs même si des milliers de bureaux sont vides. Et après le RMI arrive le RSA, afin que mot « fraternité » aie encore un sens. Tout cela n’a pas empêché, jusqu’à maintenant, nos élus de transformer chaque rond-point de circulation en petit hameau de Marie-Antoinette, et de daller de marbre les halls des Hôtels de ville ou de région. Les déficits explosent. Les impôts des seules classes moyennes n’y suffisent plus, les pauvres laissent tout leurs revenus aux caisses des supermarchés low-costs alors que les riches ont vu leur imposition baissée. On sait que les très riches, – de plus en plus nombreux, financiers spéculateurs et délocaliseurs ont depuis longtemps quitté fiscalement le pays. Ils ne reviennent que pour encombrer nos plus beaux ports avec leurs yachts ostentatoirement vulgaires ou pour dîner avec le Président de la République.

« Les marchés », c’est le nom de cette espèce de nébuleuse quasi-divine qui a poussé à la Mondialisation, et qui a bien compris que sa rapacité galopante et à très court terme ne pourra plus être assouvie dans l’immédiat par la croissance de la Consommation. Elle s’est alors mise en tête de faire rendre gorge aux états qui lui doivent des milliards, action dont elle est pourtant à l’origine ! L’énormité est que ce sont en fait également les banques que ces mêmes états ont sauvées. On trouve ainsi la même absurdité que le jeu de carte de mon enfance, mais avec à la clef, la mise en semi-esclavage des populations productrices de richesses, et cela, au bénéfice d’une minorité. Car qui peut sérieusement croire que les plans dits « de rigueur » puissent avoir un effet positif et retourner la situation ? Le must étant celui imposé à la Grèce ! Imaginez ce qui se passerait dans notre pays si l’on baissait, même d’un pourcentage minime les salaires, et qu’on augmente la TVA de deux ou trois points, – sans parler de l’allongement de la vie au travail ! Les ménages se restreindraient, essaieraient d’économiser, avec pour conséquence finale la chute immédiate de la consommation entraînant faillites et chômage, misère et déficits abyssaux. Autant bombarder de suite toutes nos villes (c’était d’ailleurs la solution que l’on appliquait autrefois pour mettre fin aux crises). La classe politique quasi-unanime, tels des honteux Papandreou, semble résignée. Alors qu’il y une urgence absolue, les seuls qui proposent de partager la dette avec les créanciers sont les souverainistes, de droite comme de gauche, exemples Dupont-Aignan ou Mélenchon. Dur constat pour l’Européen que je suis…

Et ma petite entreprise dans tout ce marasme ? La TVA à 5,5 % qui n’est pas, je l’ai déjà dit et je le répéterai une niche fiscale, mais le juste taux pour ce secteur, l’a sauvée l’année passée. C’est par ailleurs la seule branche qui a créé des emplois pendant la crise, à savoir plus de 20700 en moins d’un an. Les objectifs étaient de 20 000 en trois ans ! Selon François Bayrou, c’est du « pipeau », et je suis en colère.Savez-vous ce qui pourrait arriver d’ici quelques mois ? Prenons date : devant l’incapacité de nos gouvernants à réduire les déficits, les agences de notation qui sont au service des prêteurs vont déclasser la France. En un tour de main, le taux d’intérêt de la dette va augmenter d’un petit point. C’est trente milliards d’euros qui vont partir dans la poche des financiers. Chapeau pour le hold-up ! Du « pipeau » ou de la grosse caisse ?

Combien d’emplois à la clef ? Même mon petit établissement de modèle artisanal, – qui n’a pas besoin, lui, de croissance exponentielle pour survivre risque de disparaître. Alors quand j’entends des politiciens, que ce soit la première secrétaire du Parti Socialiste ou le Président du Modem designer encore et toujours les restaurateurs comme bouc émissaire, je m’inquiète. Leur connaissance de l’économie devrait être mille fois supérieure à celle d’un débutant tel que moi, et pourtant j’ai l’intuition funeste qu’ils n’ont pas encore tout compris.


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30 réactions à cet article    


    • archestratos 18 mai 2011 17:40

      peut etre etes vous economiste ? j’ai placé mon billet d(humeur dans la rubrique economie apres moultes hésitations. est ce indigne ?


    • geronimo87 geronimo87 18 mai 2011 22:22

      Autant bombarder de suite toutes nos villes (c’était d’ailleurs la solution que l’on appliquait autrefois pour mettre fin aux crises)
      Non. On se faisait la guerre (par exemple avec l’Allemagne). C’était le plus facile.
      Ça diminuait la population (ouvriers et paysans) et on repartait de plus belle.

      Ce sont les pauvres qui font la guerre, mais ce sont les riches qui en héritent la gloire.
      Malcolm de Montcalm.


      • geronimo87 geronimo87 18 mai 2011 22:29

        Ah, j’oubliais.
        La solution à notre crise aurait été l’équilibre de la balance commerciale.
        Je ne peux acheter à l’étranger ce que je peux produire et exporter.
        L’augmentation de ma production pouvait accroitre mes exportations et du même coup ma possibilité d’importation.
        QUESTION : Pourquoi aucun de nos brillants économistes n’en parle ?


        • kiouty 19 mai 2011 11:00

          Mais mon bon monsieur personne n’en parle parce que la situation est dramatique, et qu’ils sont incapables d’y remédier (en plus avec un euro fort vous savez...), regardez le classement de la France dans ce tableau (indice, c’est vers le bas) :

          https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/rankorder/2187rank.html


        • titi 19 mai 2011 07:26

          « Les gouvernements unanimes ont dépensé sans compter pour sauver leurs banques, alors que les budgets étaient déjà dans le rouge »

          Encore une fois, cela est faux et archi faux...

          Le « sauvetage » des banques s’est fait en leur accordant des prêts.
          Prêts qu’elles ont remboursés.

          Je vous propose que l’accord suivant...
          Lorsque j’aurai besoin de 1000 euros vous me les donnerez, comme si vous m’aidiez socialement...
          Lorsque vous aurez besoin de 1000 euros je vous les prêterai comme si je sauvais votre compte en banque...

          Je pense que vous aurez tôt fait de faire la différence...


          • archestratos 19 mai 2011 07:37

            si c’est la seule chose de fausse dans mon article, je suis assez satisfait.


          • titi 19 mai 2011 09:36

            Ce n’est donc plus du « journalisme » mais du « café du commerce ».


          • archestratos 19 mai 2011 09:48

            Je ne suis pas journaliste. c’est un point de vue et je ne suis pas non plus economiste. Je suis un citoyen qui s’exprime. vous semblez plus féru d’économie que moi et vous ne me reprenez que sur un point de détail. c’est cela qui me fait dire que je suis satisfait.


          • kiouty 19 mai 2011 10:30

            Ce n’est pas l’argent qui a été prêté aux banques qui pose problème (encore que, je ne sais pas dans quelle mesure le fameux discours de « la crise n’a pas couté un centime au contribuable » n’est pas un de ces slogans de comm’ absolument imbéciles), c’est :

            - la récession qui s’en est ensuivie, provoquant le chomage massif que l’on sait, le blocage du financement de l’économie réelle avec la chute de nombreuses PME dans le besoin, une explosion des indemnisations chomage par la secu.

            - le repoussement de l’age de la retraite pour renflouer les organismes servant à gérer les retraites qui avaient massivement investis dans des actifs financiers qui de toute façon étaient tous de prêts ou de loin contaminés par les CDS.

            - ce sont les liquidités monstrueuses déversées par les banques centrales qui ont servi à renflouer messieurs les financiers et les investisseurs.

            - les impots locaux qui ont augmenté monstrueusement pour combler les déficits des comunes qui étaient plombées par la chaine mondiale de dettes des CDS qui ont repoussé le risque pris par les banques sur tout le monde sauf elles.

            - l’inflation qui s’annonce et va permettre de raser encore plus le pouvoir d’achat des gueux a qui on ne laissera pas beaucoup de solutions pour assouvir les besoins fondamentaux.

            Dire que la crise n’a pas couté un centime aux contribuables, c’est du foutage de gueule complet.


          • kiouty 19 mai 2011 10:36

            De plus le « sauvetage des banques » paraît totalement illégitime de la part de ceux qui se réclament du « libéralisme économique financier » et de « l’autorégulation par la main invisible du marché ».
            Ils auraient dû crever, être nationalisés entièrement, et les responsables (aussi bien politiques que les lobbyistes) traduits devant des tribunaux internationaux pour crime contre l’humanité.


          • kiouty 19 mai 2011 10:39

            Et titi fait encore cet amalgame imbécile entre dette d’un particulier et dette d’un état, en oubliant pourquoi il se trouve qu’un état aujourd’hui est redevable à des créanciers privés, pourquoi la France paye aujourd’hui l’équivalent du déficit en charges de la dette : la fameuse loi de 1973.


          • Login Login 19 mai 2011 12:36

              L’état à prête aux banques et les banques remboursent. Ah bon.. et avec quel argent ?
              

          • titi 19 mai 2011 13:05

            « L’état à prête aux banques et les banques remboursent. Ah bon.. et avec quel argent »

            Je ne peux pas vous donner une réponse exhaustive.

            Il n’empêche qu’en 2008 certains banques ont émis des emprunts obligataires rémunérés à 6,1 %. Ce qui est énorme.
            Celles ci ont donc emprunté dans le privé et donc l’épargne pour remboursé l’argent que l’etat avait prêté.


          • titi 19 mai 2011 13:24

            @kiouty

            « Et titi fait encore cet amalgame imbécile entre dette d’un particulier et dette d’un état... loi 1973 »

            Et moi je pense que kiouty véhicule le fantasme imbécile selon lequel un état pourrait se dispensé de payer ce qu’il doit parce qu’il est souverain.

            Ce serait peut être vrai si notre pays fonctionnait encore avec des chevaux et des diligences sans échanges manufacturés avec l’extérieur.
            Que ce soit par l’intérêt de l’emprunt, ou l’érosion monétaire, celui qui paie la différence entre recette et dépense de l’état c’est le citoyen.

            Il n’y a pas plus de miracle en économie qu’ailleurs.




          • Login Login 19 mai 2011 13:34

             Celles ci ont donc emprunté dans le privé et donc l’épargne pour remboursé l’argent que l’etat avait prêté.

             O la la

            Non, les banques ont crée un argent avec un risque faible, l’ont intégré dans leurs ressources, l’ont employé avec un effet de levier et avec le produit ont payé le différentiel d’intérêts et engrangé des bénéfices, essentiellement en spéculant c’est à dire en vous faisant au final payer plus cher les mêmes choses (ce n’est pas un investissement productif). La banque gagne de l’argent en capturant la richesse créée ou qui sera créée et en augmentant la valeur des biens sur lesquelles elle capture une partie de la valeur. 


             

          • Login Login 19 mai 2011 13:50

              Et moi je pense que kiouty véhicule le fantasme imbécile selon lequel un état pourrait se dispensé de payer ce qu’il doit parce qu’il est souverain.

             Faisons simple, Par exemple : l’état c ’est vous (enfin théoriquement et en prenant un grand raccourci). Donc Si vous prêtez à l’état et que l’état vous rembourse avec un intérêt qui finance la différence ? une solution, l’inflation. 
            Ah oui, mais ça n’arrange pas ceux qui ont de l’argent. alors, on va le donner tout ça aux banques qui.... font exactement la même chose sauf qu’en plus elles contribuent globalement à limiter l’inflation. ah bon ! 
            Donc d’ou vient la différence ? De votre argent.... et comment ?
            Avec la dette qui permet d’équilibrer les comptes.... Tant que vous pouvez financez la dette ça roule (pour la banque et ses actionnaires). Mais pour la financer faut des garanties. Ah bon ? ben oui, l’état c’est cool, en fait vous, vous êtes donné en garantie !

          • titi 19 mai 2011 19:22

            « Ah oui, mais ça n’arrange pas ceux qui ont de l’argent »

            Turlututu...

            Parce que vous pensez que si « votre panier de la ménagère » prend 7 ou 8% l’année prochaine, votre salaire augmentera d’autant ?

            D’autant plus que dans le « panier de la ménagère » il y a de plus en plus d’articles qui proviennent d’horizons lointains qui eux ne dévaluent pas leur monnaie.



          • Login Login 19 mai 2011 19:31

             Inconsistant. Sans plus de commentaire.

          • titi 19 mai 2011 19:50

            « Inconsistant. Sans plus de commentaire. »

            Idem


          • titi 19 mai 2011 07:34

            « pourtant j’ai l’intuition funeste qu’ils n’ont pas encore tout compris. »

            Non au contraire ils ont tout compris.

            Ils véhiculent le message c’est la faute aux banquiers, aux riches, aux restaurateurs qui n’ont pas joué le jeux de la TVA 5,5, des bénéficiaires de niches....
            Mais en aucun cas dans cette liste de coupables ils ne s’incluent eux mêmes.

            Or la dette, ce n’est pas qu’un problème de recettes : c’est aussi un problème de dépenses.
            Lorsque l’on se rappelle de l’épisode de la « Cagnotte fiscale » sous Jospin on ne peut être que sidéré devant ce que sont capables de faire les politiques pour « acheter » des voix.
            Car c’était bien de cela dont il s’agissait et de rien d’autre.
            Et aujourd’hui aucun de ces messieurs ne remettra en cause ni la prime à l’emploi, ni la suppression de la vignette, car dans ce cas il s’agirait d’un suicide politique.


            • kiouty 19 mai 2011 10:46

              Le problème, c’est aussi qu’on empruinte à des créanciers privés à cause de la loi de 1973 au lieu de la Banque de France, et qu’on se retrouve à payer des intérêts bien trop élevés.

              La « mauvaise » dette (celle qui ne sert pas à investir dans la croissance future) est illégitime sous tous ses aspects :

              - dépenses trop élevées de l’état, mais démultipliées par les charges trop élevées
              - impact de la crise et de la contamination de l’économie mondiale par les CDS qui ont repoussé les risques pris par les banques sur les populations qui n’avaient rien demandé.

              C’est bien beau d’accabler les états, mais ces états n’ont rien fait d’autre que de suivre la doxa ultra-libérale. Ils se sont endettés auprès de créanciers privés, ils ont dérégulé la finance comme ces messieurs le souhaitaient. Mais messieurs les banquiers trouvent quand meme le besoin de se plaindre quand ces états, qui font pourtant à peu près ce qu’ils veulent, à cause des échéances électorales, donnent quand même quelques sous aux plus démunis pour compenser l’accaparement des richesses par les plus favorisés.

              C’est vraiment du foutage de gueule.


            • kiouty 19 mai 2011 10:50

              Il est trop drole ce titi, les banquiers roulent sur des tas d’or en ce moment (alors meme que les avoirs du public sont en grand danger par manque de liquidité), il y a des allègements d’impots monstrueux pour les plus riches (c’est vrai que c’est urgent de ne pas taxer les riches en ce moment), des niches fiscales et des exonérations qui se chiffrent à près de 175 milliards, mais c’est toujours trop pour ces pauvres hères.

              Alors que ces veinards qui se tapent le RSA ou la prime pour l’emploi, ce sont des privilégiés, aucun doute la dessus, ils se gavent, ils se gavent...


            • Bovinus Bovinus 19 mai 2011 12:50

              Titi, vous êtes payé au mensonge et à la désinformation, ou bien vous touchez un fixe ?

              Ceux qui vous payent, ainsi que vous mêmes, sont des menteurs dangereux et des imbéciles. Sans même aborder les différents points de détail fallacieux et faux que vous mettez en avant, vous vous méprenez dès le départ de votre indigente argumentation sur un point fondamental : vous prétendez que l’État dépense.

              Or, l’État, par le seul fait qu’il est garant des intérêts de tous, ne peut dépenser. Il ne peut qu’investir, réquisitionner, gérer, favoriser une forme d’activité économique par rapport à une autre. L’État n’est pas un acteur économique comme une banque ou une entreprise, il est la condition qui permet à la banque ou à l’entreprise d’exister et de fonctionner dans de bonnes conditions. Dire que l’État « dépense » c’est à peu près aussi idiot que de dire que votre organisme « dépense » de l’énergie pour fonctionner.

              Pour vous en convaincre, je vous invite à vous soumettre à l’expérience suivante : cessez de « dépenser » vos ressources financières en achetant de la nourriture et de l’eau. Vous devriez clamser assez rapidement, mais au moins, vous mourrez un peu moins imbécile que vous ne l’êtes en ce moment.


            • titi 19 mai 2011 13:19

              @Bovinus

              Donc pour vous, Air Sarko One, par exemple, est donc un investissement et pas une dépense ?

              Le fonctionnement des chambres de commerces et d’industries, et leurs innombrables vins d’honneur c’est donc un investissement et pas une dépense.

              Vous être très drole Bovinus.


            • Bovinus Bovinus 19 mai 2011 15:28

              @Bovinus

              Donc pour vous, Air Sarko One, par exemple, est donc un investissement et pas une dépense ?

              Le fonctionnement des chambres de commerces et d’industries, et leurs innombrables vins d’honneur c’est donc un investissement et pas une dépense.

              Vous être très drole Bovinus.

              Non, en français on appelle cela de la mauvaise gestion ou du gaspillage. Cela dit, le train de vie de l’État n’est en rien comparable à ce que représente le service de la dette, par exemple. C’est combien, déjà ? 60% du budget, non ?

              La conclusion de tout ceci, et que vous ignorez par mauvaise foi, c’est que si on peut (doit) faire des économies quelque part, c’est pas sur « Air Sarko » ou « Air Fillon », mais plutôt sur les 1500 milliards d’euros et les intérêts qu’ils représentent. Oh, et pourquoi pas, sur le coût de la devise, vous savez, la simple capacité de la produire (qui se trouve aux mains des banques et de la BCE et qui pour cette raison nous coûte fort cher) ? Et, également, sur les frais des guerres inutiles que nous faisons pour le compte de quelques multinationales apatrides, en Lybie, en Afghanistan, en Côte d’Ivoire...

              Le train de vie de l’État que vous dénoncez si violemment n’est que le cadet de nos soucis. En réalité, nos problèmes proviennent de ce que la puissance publique a été accaparée par / mises au service de certains intérêts qui ne sont pas les nôtres, et qui ne relèvent en rien de l’intérêt général. Pointer des excès finalement assez mineurs et oublier les vrais problèmes, c’est nous jeter de la poudre aux yeux, et tenter de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.


            • titi 19 mai 2011 19:59

              « La conclusion de tout ceci, et que vous ignorez par mauvaise foi, c’est que si on peut (doit) faire des économies quelque part, c’est pas sur »Air Sarko« ou »Air Fillon« , mais plutôt sur les 1500 milliards d’euros et les intérêts qu’ils représentent. »

              Pour une raison toute simple. C’est que le 1er octobre il faudra retourner voir ceux qu’on a envoyé promené pour payer les salaires de la fonction publique. Et je pense qu’ils auront plus de mémoire qu’un poisson rouge.

              « Oh, et pourquoi pas, sur le coût de la devise, »
              Même remarque que pour Login.
              Pensez vous que votre salaire sera indexé sur l’inflation ?
              Ca m’étonnerait.
              Donc de toute façon vous payerez : soit en ramant pour gagner votre vie de plus en plus chère pour cause d’inflation, soit en impot pour payer les « investissements » qui dépassent les recettes.


            • Bovinus Bovinus 20 mai 2011 14:39

              titi :
              Donc de toute façon vous payerez : soit en ramant pour gagner votre vie de plus en plus chère pour cause d’inflation, soit en impot pour payer les « investissements » qui dépassent les recettes.

              Cela est une affirmation fallacieuse, et voici pourquoi : quand on crée de la masse monétaire, il se produit en effet un phénomène d’inflation, ce qu’apparemment, vous n’ignorez pas. Cependant, dans le cas où c’est une puissance privée qui crée cette masse monétaire, non seulement il se produit de l’inflation, mais de plus, cette masse monétaire est investie dans des projets privés, qui servent rarement l’intérêt général, et toujours en premier ceux des investisseurs. Dans ce cas précis, on paye deux fois : une fois en inflation, et une autre fois en subissant les conséquences de leurs investissements (souvent, de la spéculation ou simplement de l’accaparement).

              Tandis que quand c’est l’État qui crée la monnaie, nous sommes en droit d’attendre des retombées, bénéficiant au plus grand nombre, puisque par nature, comme je le disais plus haut, l’État représente l’intérêt général. Il est indéniable que le train de vie de l’État pourrait être réduit, mais on gagnerait bien davantage à :
              - récupérer le contrôle public sur la monnaie
              - renégocier la dette, ou bien à renoncer carrément au service de celle-ci
              - cesser de gaspiller de l’argent en opérations militaires illégitimes

              Mentionnons en outre un aspect essentiel du mécanisme de création monétaire : le bénéfice direct à être celui qui l’émet, qui équivaut, lors de la mise en circulation de la monnaie créée, à prélever une quantité de richesse équivalente à la valeur monétaire mise en circulation. En finance, on appelle cela le droit de seigneuriage. Tant que cette quantité de monnaie nouvellement créée n’est pas mise en circulation, aucune inflation ne se produit. Quand elle est mise en circulation, l’émetteur prélève la quantité équivalente de richesse à la collectivité, ce qui se traduit par l’inflation (la valeur de la richesse détenue par chacun diminue du fait de la diminution de la valeur de la monnaie). Tant qu’à faire, vaut mieux que le bénéficiaire du seigneuriage soit l’État.

              Résumons : quand une banque privée émet de la monnaie, on paye en fait trois fois.
              - par l’inflation
              - par le manque à gagner du seigneuriage
              - par le manque à gagner du détournement de ces moyens au bénéfice d’intérêts privés (dont l’une des formes est notamment la corruption, qu’elle soit exercée chez nous ou à l’étranger)

              Ça représente déjà énormément de fric en soi. Lorsque la banque émet de la monnaie pour la prêter à l’État, on paye une quatrième fois, cette fois par les intérêts. Ce système de vol organisé de la collectivité est scandaleux et absurde, et par ailleurs, tout à fait indéfendable. Il n’est guère étonnant dans ces conditions qu’on soit en déficit, qui à son tour est évoqué comme prétexte au démantèlement programmé de services publics pourtant indispensables, comme la santé, l’éducation ou la police.

              Vous essayez, assez grossièrement, de faire diversion et de nous mettre sur de fausses pistes. Changez de disque.


            • titi 19 mai 2011 13:12

              @kiouty

              Vous mélanger tout.

              Les banques ne font que prêter à ceux qui leur demande. Elles ne sont pas responsables de l’état délabré des finances des etats : pour ne pas être étranglé par la dette, il suffit de ne pas emprunté, de vivre selon ses moyens. C’est simple.

              « De plus le »sauvetage des banques« paraît totalement illégitime de la part de ceux qui se réclament du »libéralisme économique financier« et de »l’autorégulation par la main invisible du marché« . »
              « Ils auraient dû crever »

              Je vous rejoints totalement.
              Mais pourquoi cela n’est pas envisageable ?
              Parcque a partir du 1er octobre toutes les paies des fonctionnaires viennent de l’emprunt.
              En cas de disparition des banques, le gouvernement aurait du affronter le non paiement des fonctionnaires, et des engagements des collectivités.

              D’ailleurs il est à noter que la banque la plus chahuter pendant cette crise est Dexia : la banque des collectivités locales. Car si les collectivités vivent au dessus de leurs moyens, la banque des collectivités également : c’est donc contagieux.
              La caste dirigeante n’a pas sauvé les banques : elle a sauvé sa banque pour continuer à fonctionner comme si de rien n’était.


              • Login Login 19 mai 2011 13:14

                 Du bon sens smiley

                 

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